Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationRADIO RCJ· 5 mai 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Rene Trabelsi et Elodie Haddad - L’impertinente 101

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Comment se passe le pèlerinage de la Griba cette année ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Concrètement, qu'est-ce qui est prévu ? Vous dites en petit comité, il y a combien de personnes ?

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Ce pèlerinage, vous dites, il est important pour la communauté juive sur place et ailleurs en diaspora. Depuis combien de temps il existe ?

  • 6:02OuverteRéponse directe

    La communauté juive de Jerba justement aujourd'hui combien ils sont ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Cette communauté justement vous dites vivante. Comment elle vit depuis l'attentat terroriste antisémite de la Griba le 9 mai 2023 ?

  • 17:45OuverteRéponse directe

    Ce que vous ressentez, ça va faire bientôt 3 ans. C'est un long chemin pour vous depuis pour obtenir justice notamment.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:02Rene TrabelsiChiffre
    « on estime qu'il y a environ entre Jerba etis 1700, on dit 1500 personnes dans le quartier de la Harakbira de de de Jarba et le quartier de Zarzis on estime il y a à peu près 200 personnes »
  • 19:12Elodie HaddadFait
    « tous les éléments ont été baclés »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

et à tous et bienvenue dans la pertinente l'émission l'UEGF sur RCJ94.8 8 en direct sur YouTube et que vous pourrez ensuite retrouver en podcast sur l'application et sur toutes les plateformes d'écoute.

13h05 sur RJ et on sera en direct de l'Agriba avec notre invité René Travels PDG d'un tour opérateur spécialiste sur la Tunisie ancien ministre du tourisme en Tunisie entre 2018 et 2020 puis notre seconde invité Elodie Hadad sœur de Benjamin Hadad et cousine Daviel Hadad tous deux assassinés lors de l'attentat de la griba le 9 mai 2023 puis on retrouvera l'actu de lieu JF avec Gabriel Flori puis la chronique d'Élise Hirche et enfin l'édito de Joseph Merciano, présidente de l'UEJF, l'impertinente, c'est parti pour 1 heure

0:55
Non speech

[musique]

0:59
Locuteur

et tout de suite en direct de la Griba avec vous René Trabelsi. Bonjour. Oui, bonjour. Vous êtes PDG d'un tour opérateur spécialiste sur la Tunisie, ancien ministre du tourisme en Tunisie de 2018 à 2020 et figure incontournable de ce pèlerinage de l'Agriba. D'ailleurs, ça y est, c'est la première réouverture dans des conditions quasi normales depuis 2023. Comment ça se passe ?

Ben, écoutez, c'est vrai que cette année euh exceptionnellement euh euh il y a un retour vers le l'organisation de ce pèlerinage qui est voulu par les autorités tunisiennes eux-mêmes qui nous ont demandé à travers mon père de de renouer avec ce pèlerinage et et qui souhaite que les pèlerins reviennent pour pèleriner comme d'habitude. Euh c'est vrai qu'il y a plus la guerre de Gaza qui était très très compliquée et aussi je pense qu'ils ont remarqué que l'absence de ce pèlerinage aussi c'est quelque chose qui tellement importante à l'île de Jerba euh que ça devrait revenir petit à petit.

Euh nous comprenons que euh la situation encore internationale, surtout au Moyen-Orient est toujours compliquée, mais euh avec la communauté euh juive tunisienne et il y a une aussi une demande de la part de des juifs de France surtout de de de pèleriner même pour 24 heures la griba. Et c'est pour ça on a euh on a organisé en petit comité euh d'ici un 6 jours cacher, limité à 4 5 jours pour la période de de pèlerinage. La Baomer, c'est ce soir et demain. Concrètement, qu'est-ce qui est prévu ? Vous dites en petit comité, il y a combien de personnes ? Ils viennent de de quel pays ?

Il y a donc des juifs de France et est-ce que tout ça se déroule dans une ambiance quand même marquée par les enjeux sécuritaires ? Bien sûr que le l'île du Germain, elle est vraiment une forteresse comme on dit aujourd'hui. Elle est elle est vraiment très contrôlée au niveau le bac puisque c'est une île ici et à l'aéroport dans autour de hôtels. Il y a deux hôtels qu'ils ont organisé le le cacher mais nous avons remarqué d'après les la police locale que il y a pas mal de des juifs qui sont individuellement dans les hôtels. Différents hôtels. Peut-être ils évitent aussi d'être dans le dans les groupes, mais euh la sécurité, elle est très renforcée.

Euh la la la on a il y a l'armée qui est présent l'île de JBA pour le sécuriser le pèlerinage des de la protection rapprochée aussi qui est là qui accompagne les bus ou les les voitures qui font de l'aéroport jusqu'au hôtel et jusqu'à l'Agriba aussi. La griba elle est complètement euh saturée et la sécurité renforcée et euh espérons que tout se passe dans les les bonnes conditions. Ce pèlerinage, vous dites, il est important pour la communauté juive sur place et ailleurs en en diaspora. Depuis combien de temps il existe ? Comment vous le vous le définiriez ?

Ben écoutez, moi j'ai toujours connu ce pèlerinage, mais euh quand on lit les les l'histoire, c'est un pèlerinage qui qui date minimum depuis euh 200 ans euh d'après les les les notes qu'on a retrouvé. H c'était réservé au à la communauté tunisienne avant euh aussi à la à la commité juif libyenne puisque euh on a on sait que les les tripolitains surtout les les les juifs de Libye venaient pèleriner le lac Baomer Aljarba euh qui date de très très ancien et aussi on sait que il y a une partie de bâtiment à la griba, ce qu'on appelle la ukala qui qui est un peu l'hôtel de la griba euh a été construit par la les juifs de Liby.

Euh maintenant le l'histoire de la griba elle-même, la synagogue, on peut dire qu'elle date depuis 2600 ans. Euh et on estime que la la communauté juive de Jerba où les juifs de Jerba sont pratiquement les premiers juifs euh qui sont partis de Jérusalem après la destruction de de temple de Salomon. et euh ils sont restés là-bas. Euh c'est un climat qui ressemble beaucoup peut-être à à la au climat de Jérusalem et tout le monde sait que l'île de JBA, elle était quand même pleine des coanimes et on raconte que tous les coanimes sont venus de de Jérusalem. La communauté juive de Jerba justement aujourd'hui combien ils sont ?

combien vous êtes, dans quelles circonstances vous vivez au quotidien, au-delà en dehors aussi de cette période de pèlerinage, elle elle a pas bougé depuis des années, mais euh je dis même, elle a elle a gmenté en nombre puisqu'il y a euh Dieu merci, il y a beaucoup de mariage, il y a beaucoup de naissance, il y a très peu de de lycées, des gens assez vieux euh qui partent mais euh on estime qu'il y a environ entre Jerba etis 1700, on dit 1500 personnes dans le quartier de la Harakbira de de de Jarba et le quartier de Zarzis on estime il y a à peu près 200 personnes. On dit aussi qu'il y a environ euh 300 personnes qui vivent à Tunis euh et les environs de Tunis euh hors Gerba.

cette officiellement ça fait à peu près 2000 personnes qui vivent aujourd'hui en Tunisie et la majorité bien sûr elle est à Gerba c'est une communauté qui très vivante. Ils ont deschivotes, il y a un séminaire pour fille euh exceptionnel à Jarba.

Il y a deux gan, il y a il y a une communauté qui est très très active et aujourd'hui pour les gens qui connaissent un peu la la la l'économie Algera, beaucoup travaille avec les les hôtels, il travaillent dans les bijouteries, il travaille dans le promotion immobilière euh et euh plutôt ça fonctionne bien et on a des jeunes aujourd'hui qui sont euh des des short team des des professionnels qui partent au Brésil, au Panama et en Argentine pour l'abattage de de Cacher et ils sont très demandés puisque comme vous le savez à Jerba la la la les règles de l'abattage, elle est très stricte. [grognement] cette communauté justement vous dites vivante.

Comment elle vit depuis donc ces deux dates à la fois l'attentat terroriste antisémite de la Griba le 9 mai 2023 et puis vous avez dit ça s'est calmé avec la fin de la guerre à Gaza mais donc depuis le 7 octobre et jusqu'au cess c'est le feu. Comment ça ça s'est passé pour les juifs en Tunisie ? On a beaucoup entendu parler d'antisémitisme. Au concret pour vous dans la communauté. Qu'est-ce qui a à traverser les juifs durant cette période ? Vous savez, moi je je vis en France et l'antisémitisme, j'ai des enfants qui fréquent les écoles juives. L'antisémitisme l'on voit tous les jours et on vit avec malheureusement aujourd'hui, on est obligé de vivre avec.

Euh en Tunisie en il y a il y a pas d'acte, la vérité depuis le 7 octobre, il y a pas d'acte antisémite en Tunisie. Il y a pas les gens, ils sont pas embêtés dans la rue, vous savez àjar les gens portent la kipa naturellement et les enfants quand ils sont dans le quartier euh ils sont avec lesit la kipa, il y a il y a pas de problème particulier. L'attentat qu'on a eu malheureusement euh le 9 mai 2023 nous a nous a fait un choc un choc terrible parce que on n'est pas habitué à ce genre de d'événement. C'est un c'est un policier qui a rien à faire sur place et qui gardait pas la griba mais appartient à la la à la la police maritime qui a euh qui a été radicalisé, hein.

un un Jean Mohamed Mera 2 qui euh voilà, il a il a voulu en découdre avec la la les juifs qui viennent de monde entier pratiquement et et malheureusement on a perdu deux juifs de chez nous de d'origine de Jarba et la même famille que je connais personnellement très bien puisque je les ai rencontré juste je les ai salué juste un quart d'heure avant qu' qu'il partent. Et euh et c'est qu'est-ce que vous voulez que je dise ? C'est le c'est le risque aussi. Aujourd'hui, il y a toute manifestation que ça soit Hanoka ou un pèlerinage ou une ilula quelque part, il y a ce risque de de de de d'actes terroriste ou d'acte d'agression.

Et euh malheureusement c'est c'est c'est terrible pour nous que autant que juif c'est partout dans le monde aujourd'hui. C'est pas que Adjerba, c'est vrai que la Gribba c'est une cible aussi. C'est c'est un c'est c'est un endroit où aussi il y a des messages qui partent de de de cet endroit-là. C'est le vivre ensemble, c'est la tolérance puisque tout le monde sait que Adjerba c'était toujours comme ça. C'est les Juifs et les et les Arabes vivaient toujours ensemble, travailler ensemble et malheureusement avec tout ce qui se passe dans le monde c'est c'est mélangé et c'est devenu des fois des actes de vengeance ou des actes de antisémite ou ou de racisme carrément.

On sera tout à l'heure en ligne justement avec Elodie Hadad, la sœur de Benjamin Hadad et la cousine d'Aviel Hadad. Peut-être René Trabel pour pour finir, est-ce que vous vous avez un message ou une forme d'espoir après ces périodes vraiment très compliquées pour la communauté juive en Tunisie pour la la capacité à maintenir cette présence juive et vivante en Tunisie ? Vous savez, moi personnellement, je suis né à Jarba et j'ai grandi à Jarba et j'ai une attache particulière puisque mes parents euh ma sœur habite à Jarba et j'ai beaucoup d'amis à Jarba. Moi, je viens pratiquement tous les 10 jours ici.

Euh c'est tant qu'il y a des juifs àjarba ou en Tunisie, mais surtout à Jarba, on doit être à leur côté. Euh la Griba, c'est quelque chose, une fierté hein pour la communauté juive de Jarba. C'est quelque chose de très important. Euh ça aussi ça fait animer euh l'économie euh je puisque les les les magasins, les restaurants, les vendeurs de briques, de grillades, des gâteaux, àjarba travaillent, les bouchers travaillent puisque il y a des organisations dans les hôtels cacher et tout, tout le monde travaille et tout le monde et on essaie aussi d'aider les chivotes, les les les écoles là-bas sur place quand les juifs viennent à JBA et les juifs viennent toute l'année ici.

Moi je pense que aujourd'hui quand on voit ce qui se passe de le monde, c'est très important, c'est très important de garder cette attache et surtout quand on a une communauté sur place. Maintenant, quand il y a plus rien, c'est autre chose. Mais maintenant, tant qu'on a une communauté, on doit leur montrer qu'on est là. On doit leur montrer qu'on les soutient et que on les a pas laissé tomber. Après, vous savez, on sait pas dans 50 ans, dans 20 ans, 30 ans ce qui va se passer. Mais aujourd'hui où nous sommes les juifs que ça soit au Maroc, aujourd'hui en Algérie, il y a plus personne.

Mais au Maroc vous avez vu qu'il y a des et le l'ot qui reviennent, il y a des événements qui reviennent, il y a des des visites à des anciens synagogues. Aujourd'hui, en Syrie aussi, il y a des juifs de Syrie qui veulent revenir dans leur village ou dans leur synagogue très ancienne qu'ils ont déserté parce qu'il y avait la guerre et tout. Est-ce que aujourd'hui la question qu'on se pose, est-ce qu'on doit quitter partout ? Il y a des gens qui quittent la France aussi à cause de l'antisémitisme. Aujourd'hui, on a vu la la l'attentat qu'il y a eu à Londres, tentative de meurtre. Et à Land, c'est pas la première fois.

Moi, j'ai des amis qui sont à Londres où ils peuvent pas le shabbat porter la kipa. Aujourd'hui, je pense qu'il faudrait être réaliste et être vrai. Nous les juifs, on doit parler vrai. Il faut pas se cacher. Aujourd'hui, l'antisémitisme, il est partout. Il est plus dangereux en Europe quand elle est payé arabe. Et je peux vous le certifier. Alors, il faut faire très attention. Il faut euh moi je je fais partie des gens que soutien ma communauté à Gerba et je suis à côté d'eux et s'ils ont besoin de moi, je serai toujours là pour eux.

Et c'est pour tient au c'est pour ça on tient à ce à ce pilinage qui nous donne une valeur rajoutée euh à cette communauté qui qui qui vit là depuis très très ancien. Quand je vous dis depuis 2600 ans, elle existe cette communauté qui a euh une une un judaïsme extraordinaire et aujourd'hui la communauté dubbas c'est le vraiment la mémoire de juifs de Tunisie. On est nombreux René Travels et c'est ce qu'on entend dans ce que vous dites à avoir connu dans nos familles l'exil des juifs des pays arabes. Aujourd'hui, ce que vous dites c'est qu'il y a un possible retour des juifs dans certains pays arabes.

Écoutez, moi je veux vous dire quelque chose et je suis très content d'être avec vous aujourd'hui à la radio. Moi, j'ai beaucoup de j'ai des amis en Israël qui sont très bien placés et personne m'a dit qu'il faut quitter la Tunisie. au contraire, il me dit "Essayez de conserver votre existence euh en Tunisie. Euh et je pense que aussi l'avenir d'Israël euh au niveau relation euh commerciales et relations euh diplomatique et des pays, on a vu qu'aujourd'hui c'est l'Europe qui lâche Israël et c'est pas les pays arabes et il y a quand même beaucoup de pays arabes surtout de golf qui soutiennent aujourd'hui Israël. Je pense qu'on doit prendre des leçons de ça.

Il y a un apaisement envisageable pour vous sur le plan diplomatique entre Israël et la Tunisie. Ça pourrait regarder aujourd'hui, il y a des il y a des des des relations avec la la les pays de golf qu'on a jamais pensé. On parle de l'Arabie Saoudite, on parle de Liban, on parle de la Syrie. Mais euh aujourd'hui, je suis pas euh de la politique, mais je pense que aujourd'hui euh Israël euh euh tout a gagné à à faire des relations avec des pays arabes et des pays africains plus que les Européens. parce que les Européens aujourd'hui ils voient en Israël comme un concurrent aussi important de la technologie dans d'autres choses.

Et peut-être c'est pour cela pour cela que ils veulent pas qu'Israël renoue des des des relations avec les pays arabes. Peut-être ils ont peur économiquement aussi. Mais comme vous le savez aujourd'hui le le monde c'est les intérêts économiques plus qu'autre chose. Euh les guerres sont là pour pour euh pour l'économie et pas pour prendre des terres ou des ou des ou des terrains, mais euh c'est les l'intérêt économique qui règne aujourd'hui. Merci beaucoup René Trabelsti d'avoir été notre invité dans l'impertinente. On rappelle, vous êtes PDG d'un tour opérateur spécialiste sur la Tunisie, ancien ministre du tourisme en Tunisie de 2018 à 2020.

Et ce pèlerinage de la Gribin, on le redit qui se déroule en ce moment dans des conditions restreintes mais qui en tout cas a été rouvert cette année. Après 3 ans plus compliqués évidemment depuis l'attentat antisémite et c'était en 2023 13h21 sur RCG. Reste avec nous. On se retrouve dans un instant pour l'impertinente l'émission LGF. De retour dans l'impertinente l'émission de l'Iejf sur RCJ 94.8. On le disait l'attentat de la gribas, c'était le 9 mai 2023.

Un attentat perpétré par un gendarme tunisien qui a fait cinq morts, deux pèlerins, Benjamin Hadad français et son cousin Vialad Israélien et trois membres des forces de sécurité tunisienne, Kerine Lafi, Abdel Majid Atig et Maer Elarby et notre seconde invité ce midi dans l'impertinente Elodie Adad, la sœur de Benjamin et cousine d'Avial. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous sur RCJ. On va le rappeler, on est particulièrement touché à chaque fois qu'on qu'on évoque cet attentat avec Joseph. On avait couvert le pèlerinage de la griba pour l'impertinente en 2023.

On avait quitté Jerba quelques heures avant l'attentaille et en rentrant l'UEJF avait organisé un rassemblement à Belleville en hommage aux victimes. Elodie datad peut-être dans un premier temps. Ce que vous ressentez, ça va faire bientôt 3 ans. C'est un long chemin pour vous depuis pour obtenir justice notamment. Oui, c'est un combat de chaque instinct puisque c'est très compliqué. Les relations avec la Tunisie sont très compliquées. Le l'accès à la justice pour moi n'a pas été simple d'être d'être accompagné dans ce dans ce ce chemin justement. Et non, en effet, j'ai dû me rendre à plusieurs reprises en Tunie.

Euh j'ai pas obtenu gain de cause étant donné la mascarade qui a été le procès justement et euh et la manière dont l'enquête a été totalement baclée puisque j'ai finalement eu accès à certains éléments de cette enquête. Euh et donc je peux je peux clairement m'être rendu compte que les juridictions présentes n'ont pas mené l'enquête comme il se devait tout comme la sécurité n'a pas du tout été à la hauteur de la grandeur de l'événement en 2023. Voilà le procès qui a été retardé décalé à de nombreuses reprises puis qui a fini par se tenir il y a quelques semaines. Qu'est-ce qui en est ressorti ? Justement, vous dites certains éléments ont été baclés. De quoi il s'agit concrètement ?

Et bien tous les éléments ont été baclés. Je peux vous dire que moi j'ai pu mener l'enquête. Moi j'ai pu interroger beaucoup de témoins oculairirees euh et que cette démarche là n'a même pas été ne serait-ce que enclenchée par le juge d'instruction de qui s'occupe de ça ni même le gouvernement. Enfin, clairement, des barrages ont été euh ont été mis à tous les niveaux, notamment les commissions rogatoires entre la France et la Tunisie ont été intercepté par le ministère de de l'extérieur tunisien pour que justement la France donc puisse fasse mêler et surtout aider à l'enquête puisque beaucoup d'éléments n'ont pas été exploités soi-disant par manque de de matériel et de professionnels.

Donc la France évidemment aurait pu mettre les bouchées doubles pour avancer dans ce Mais je pense sincèrement que la volonté de la Tunisie n'est pas de mettre à jour le kissu de terroriste qui qui pulent dans ce pays aux alentours en fait. Et pouvoir assurer la sécurité des pèlerins juifs, ça n'est absolument pas de leur dans dans leur prérogative et leur volonté en fait. Donc je pense sincèrement que c'est très dangereux pour les juifs en dans le monde entier depuis le 7 octobre, mais les prémis sont commencer ce fameux 9 mai 2023 parce que je pense que tout est un peu lié.

Voilà, justement, on était en ligne avec René Trabelsi qui nous disait qui nous mettait une forme de Sénégal où en tout cas c'est une dynamique globale selon lui dans le monde. L'antisémitisme qui nous concerne nous ici en France, celui qui concerne également les Tunisies. Est-ce que c'est votre sentiment ? Justement, vous avez l'impression qu'il y a une spécificité de partit qui a été euh réservé notamment judiciaire et j'estime et je suppose aussi politique euh à cette affaire entre guillemets au fait de résoudre de condamner les responsables de cet attentat de la Griba.

Alors justement, je ne savais pas que monsieur Travels avait pris la parole juste avant moi et je suis absolument pas d'accord avec sa démarche justement qui est souvent politique et pécunière. Donc je pense en effet que la griba est un lieu très dangereux. On en est à trois assassinats, enfin trois trois acte terroriste d'affilé sur une trentaine d'années. Je pense que c'est le seul lieu où où il est si dangereux d'être juif en fait. Et puis dans la rara où vivent encore mes ma famille, des actes ont succédé à la mort de mon frère, des attaques à la à la à la machette, enfin dans des bijouteries.

Enfin, donc je pense vraiment que ce lieu est très dangereux et je j'exhorte les juifs du monde à ne plus assister à ce pèlerinage euh et surtout à fouler le sol de la griba où euh où mon frère et mon cousin ont été assassinés juste parce que parce que juif. Donc voilà, voilà mon avis sur la question. Et euh quant à monsieur Trabels, lui a des accointances avec l'État tunisien. Donc sa position est différente de la mienne. Moi, je parle en tant que sœur de victime et cousine de victime. Et euh le gouvernement tunisien ne nous a pas aidé. le gouvernement tunisien a des positions antijuives très claires. Je vous dis, je me suis rendue sur place et j'ai pu me me confronter à tout ça.

Et euh donc je pense sincèrement que la griva, le pèlerinage devrait être annulé parce que être juste, ça veut pas dire se mettre en danger pour aller faire un pèlerinage. Notre sang ne doit pas couler en vin. et et je voilà, j'alerte j'alerte les pèlerins de ne plus s'y rendre de cette manière, voilà, faire quelque chose, un pèlerinage festif, ce n'est plus à mon sens le d'actualité depuis l'attentat, ce dernier attentat et je veillerai.

Alors, j'ai pas beaucoup peut-être de pouvoir, mais j'éveillerai à ce qu'on n'oublie pas mon frère et mon cousin qu'on sache bien ce qui s'est passé, ce que voyez-vous, monsieur Trabelsier devrait plutôt mettre une plaque à l'entrée de la gripe justement, c'est ce que c'est ce que j'allais vous vous demander. Est-ce que il y a un travail de mémoire à la limite qui est donc qui a cette position du gouvernement et de la justice mais de la part de la communauté sur place ? Voilà. Est-ce qu'il y a quelque chose ? C'est bien ça qui est problématique également parce que alors il faut savoir que la communauté de la Griba de pardon de Jerba est totalement contre le renouvellement du pèlerinage.

Les rabins ont préposition interdit à leur à leur communauté de se rendre à la griba. Donc comme je vous l'exprime, des communiqués ont été envoyés à tous les gens qui vivent à Gerba et dans la Tunisie précisément. Et euh pour éviter justement de se mettre en danger de de à nouveau se rendre là-bas pour LaBaomer, c'est bien trop dangereux et euh les euh comment dire les les la sécurité n'est pas à la hauteur. Euh d'autre part, pardon, vous me disiez pour votre deuxième question, c'était de savoir la la commémoration. Bien, j'ai eu des membres de la communauté de la Tunisie justement, des représentants. Je sais. Alors moi, je refuse de m'y rendre donc je n'ai vu que des vidéos et des photos.

Mais il y a bien une stelle à l'intérieur de la griba qui qui commémore la disparition de mon frère et et d'aviel, mais en revanche, elle est uniquement en hébreu et donc elle ne parle pas à beaucoup de gens parce que parce que la plupart des touristes souvent comprennent mieux l'anglais ou le français en tout cas que l'hébreux surtout sans sans les enfin sans les points qui a en dessous, voyez.

Euh moralité, je réclame depuis quelques temps et j'espère que je vais avoir gain de cause pour avoir une plaque digne de ce nom en plusieurs langles langue pardon et à l'entrée de la griba pas dans l'agriba à l'entrée dans avant même de rentrer dans l'enceinte et éventuellement même au lieu précis où mon frère et mon cousin ont été abattus. Est-ce que Mais pour l'instant autour et euh et donc je profite de cet espace que vous me laissez pour peut-être que certains m'entendent. Est-ce que Elodie Aded le rapport que vous vous aviez que Benjamin Hadad avait que Caviel avait à ce pèlerinage à la Tunisie, quel était-il avant avant ce drame ? Est-ce que ils y allaient pour la première fois ?

Est-ce qu'ils étaient déjà allés ? Est-ce qu'il y avait une crainte de leur part à ce moment-là ? juste avant de d'y aller. Alors pour c'est très simple, Aviel est originaire de l'île. Donc en fait il venait de revenir sur son allia, c'est-à-dire qu'il a passé quelques années en Israël et son île lui manquait et l'ambiance qui régnait lui manquait. Donc il est revenu récupérer la maison de ses parents et refaire des travaux pour pouvoir s'y réinstaller. Il m'avait même dit pour pouvoir me trouver une femme. Donc il est arrivé la semaine d'avant l'attentat. Voilà, il a il a malheureusement couru après son destin qui se qui s'est terminé sur l'île.

Donc l'affection qu'il avait pour cet endroit, c'était son c'était son fièvre. c'était chez lui, c'était important d'y retourner et et je sais qu'il se sentait bien là-bas et qu'il a comme je vous dis laissé laisser Bercheva et Néivot où il habitait et il a laissé sa famille là-bas pour revenir s'établir à Jerba à nouveau. Quant à mon frère, alors donc nous nous sommes bien du côté de mon père uniquement mais en revanche Ben a toujours été hyper attachée à à cette ambiance qui règne là-bas. Il faut savoir que le village est est un endroit très festif. On y mange toujours très bien. Mais tante le recevait à toute heure avec un repas toujours sur la table.

Euh voilà, il y a il y avait un une ambiance qui qu'il a connu quand il était petit et qu'il a toujours recherché en grandissant. Et donc il était nécessaire pour lui de toujours retourner voir la famille qui est restait là-bas euh alors que ce soit au moment du pèlerinage ce qu'il faisait souvent. Mais s'il n'avait pas eu l'occasion d'y aller en mai, alors il y allait à un autre moment dans l'année ou pour un événement familial, il faisait le le déplacement sans sans problème.

Et c'est marrant ce que vous dites parce qu' je parlais avec mon oncle et c'est ça qui est d'autant plus dur à encaisser, c'est que c'est un lieu que que Ben et Aviel adorent, la griba et et c'est le lieu où ils ont perdu leur vie. Donc c'est très violente ce mélange de de cette cette aura qui régnait et et ce que ça représentait pour les deux. Justement, faut savoir que que Ben il écrivait des vœux. Enfin, vous savez, il y a une une sorte de de petite superstition qui fait qu'on écrit sur des œufs le vœux qu'on veut et on va le remettre le plus proche de la pierre du bête amig.

Donc voilà, c'est c'est ce petit folclore que Ben adorait et puis la fête qui s'en suivait, les grillades, l'ambiance. Malheureusement, c'est c'est quelque chose qui adorait et qui lui a porté malheur. Vous aujourd'hui, votre rapport justement à cette identité juive, tunisienne, au pays, à la communauté juive qui peut y avoir là-bas, tout a été, je suppose, et le comprend évidemment bouleversé euh totalement. Oui, éradiqué même en fait dans ma alors déjà moi j'ai moins de de comment dire de lien avec cette île et ces origine là, j'avoue.

Néanmoins, j'y suis allée moi aussi à plusieurs reprises enfant et un peu plus grand enfin à l'âge adulte également mais j'avais pas cette passion que Ben avait. Euh et en revanche pour répondre à votre question, ne serait-ce que d'aller au procès, ça me tenait énormément à cœur, mais de refouler le sol de la Tunisie m'a m'a demandé beaucoup de d'effort, de courage et de résilience. Mais c'était important pour moi d'aller sur place pensant que j'y verrai un vrai procès et non une mascarade. Donc je vous dis ça ça vous vous donne l'étendue de ma déception lorsque j'ai assisté à tout cela.

Mais en revanche, non, retourné à Jerba et le lien que j'ai avec cette communauté et euh et ce pays, non, il est il est totalement euh euh à présent inexistant. Enfin, je je j'ai un un vrai problème avec euh avec ce qui se passe là-bas, avec je vous dirais même que je m'interroge sur justement les les gerbiens qui vivent. Je pense qu'ils sont peut-être pas conscients réellement du danger qu'ils encourent et qu'ils vivent dans une bulle parce qu'il faut savoir que les village juifs sont comme des comme comme il y avait une époque en fait sorte de bunker en fait. C'est assez fermé, c'est assez à part en fait malgré tout. Vous voyez ?

Oui, donc on pas à Gerba peut-être de manière aussi libre qu'en France et mais voilà les gerbiens, les juifs gerbien sont contente et et ils ont cette joie de vivre qui fait que je pense qu' voilà il tire le meilleur de la situation mais dans dans les faits euh vous savez on en est au troisème attentat, le premier attentat qui avait été aussi commis par un gendarme à cette époque et qui a coûté la vie à cin ou six personnes, notamment un enfant de 5 ans, il y avait pas eu de de répercussion. Personne n'en avait parlé.

moi-même qui suis d'origine gerbienne et ben également, on n pas on n pas été comment dire euh euh alerté en fait que ça pouvait être un endroit dangereux et qu'en tout cas il y avait eu antérieurement des événements dramatiques qui s'étaient déroulés et des vies qui avaient été brisées. Est-ce que du côté entre guillemets français, vous avez pu au moins bénéficier d'un accompagnement juridique, financier, psychologique qui est dû quelque part au aux familles des victimes de de terrorisme ? Est-ce que vous avez eu ça de la part de la France ? Alors, pas naturellement.

Il a fallu que je me manifeste, que je fasse un justement parce qu'on avait besoin de soutien psychologique et euh j'ai dû au bout de quelques semaines moi-même me manifester auprès à la base j'ai juste contacté un hôpital et c'est au fur et à mesure et puis j'ai été aussi interrogée enfin j'ai été reçu par la procureur à Paris euh euh 5 semaines après la mort de mon frère et c'est là que je lui ai fait remonter que on avait omis quand même de nous contacter, de nous mettre peut-être des personnes à disposition pour euh parler du trauma justement.

Puis sachant que je reviens sur les faits, on a été alerté, on a cherché mon frère toute la nuit, on a su qu'à 2h30 du matin qu'il avait été assassiné et on l'a su que par un poste Facebook. Donc imaginez la douleur, le choc et et surtout voilà, c'est cette manière d'apprendre. Les autorités n'avaient pas pris la la niorités tunisiennes, ni le consulat français n'avait pris la peine puisque mon frère avait son passeport tout de même sur lui. Euh, il aurait été quand même bienvenu un peu avant les 7 heures qui s'étaient écoulé avant qu'on finisse en fait par savoir ce qui s'était passé. Et on a entendu on a entendu beaucoup de rumeurs. On nous a dit qu'ils étaient que blessés.

On nous a dit qu'ils étaient qu'à l'hôpital. On pensait qu'il avait pas de batterie. Enfin bref, ça a été une nuit une nuit d'horreur et euh et une manière de la prendre de la de la plus grande violence en fait. Donc donc l'État français, je je peux pas vous dire qu'il a été soutenant. Au niveau juridique, c'est compliqué. Il a pas pu m'aider sur les démarches les démarches en Tunisie puisque justement c'est très limité à ce qui se passe sur le territoire. Alors il a beau être français, ça leur permet pas non justement par exemple d'avoir une aide juridictionnelle pour m'aider à payer les frais là-bas.

Donc voilà, c'est psychologiquement il a fallu que je réclame euh et puis j'ai dû après me faire suivre parallèlement parce que ça manquait de régularité. Et quand vous vous parliez voilà d'argent, d'accompagnement de du côté juridique que je découvrais malheureusement dans les pires circonstances, je peux pas dire que j'ai été des mieux accompagné malheureusement. Elodiad pour pour finir si vous aviez quelques mots pour justement et vous l'avez fait tout au long de cet entretien mais rendre hommage à votre frère, à votre cousin. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous diriez aux auditeurs auditrices qui vous écoutent ?

On dit souvent ça, je crois maintenant depuis le 7 octobre où j'entends beaucoup de familles vivre des tragédies comme les nôtres et à chaque fois on on dit que ces gens qui disparaissent sont toujours les meilleurs, qu'ils avaient une lumière, qu'ils avaient un sourire, qu'ils avaient voilà, on en parle toujours de de la meilleure des façons évidemment, mais voilà, je je vais juste rajouter qu'en effet mon frère avait une nu, avait une bonté d'âme sans incommensuraable puisque puisque je découvre depuis 3 ans chacun une année anecdote, toujours une histoire. Enfin, je je me demande comment il pouvait être aussi aussi omniprésent.

Enfin, voilà, j'ai j'ai eu des tonnes de gens qui viennent me raconter des anecdotes merveilleuses sur lui et ça le fait ça le fait encore un peu vivre parce que je vous avoue que c'est toujours difficile de se dire qu'il a vraiment disparu. Je je vous savez voilà, ça fait partie du trauma. Onadmet jamais le l'horreur quand elle est face à soi. Et à Vielle, c'était c'était mon cousin. Alors, on parlait pas la même langue pour tout vous dire euh mais on a toujours été très proche et on avait un mot d'hébreux, un mot a de mots de français. En fait, ça a toujours été très drôle de communiquer avec lui. Mais c'était une personne extraordinaire aussi et et une joie de vivre.

Voilà, c'est ce qui les unissait tous les deux alors qu'ils étaient pas tout à fait de la même génération, mais c'était Laurel et Hardy, ils étaient toujours toujours ensemble et et il me manque comme vous pouvez imaginer. Voilà. Merci beaucoup Elodie Adad et on continuera à faire vivre bien sûr la mémoire de votre frère et de votre cousin et à rappeler cet attentat. Dites-moi. Voilà, c'est c'est très très important ce que vous faites. Vraiment, c'est ça me touche énormément parce qu'en effet, c'est terrible de se dire une personne disparaît et on l'oublie et grâce à vous et à d'autres, on l'oubliera pas et ça c'est vital pour moi et je me vertu à à tout faire pour aller dans ce sens-là.

Merci pour vos mots et de nous avoir accordé cet entretien sur RCG 13h43. On se retrouve dans un instant pour la suite de cette émission RCJ9.8 et Gabriel, tu vas nous faire le panorama de l'actu de lieu JF. Salut. Salut Elsa. Passé la frénésie des municipales, le mois d'avril était bien évidemment tout autant chargé. Après de jours arrangé des affiches, pancartes, tracte et souvenirs de notre beau Tour de France dans une ambiance digne des plus intenses nettoyages de Pessard, on était déjà reparti car comme vous le savez tous, la lutte ne s'arrête jamais. Et alors, qu'est-ce qu'il y a de beau de notable ? le mois d'avril qui s'est écoulé.

Alors, d'abord l'urgence de reprendre des forces et quoi de mieux pour ça que nos amis marocains et leur plus belle invention, la mimouna. Encore traumatisé de l'overdose de gufil fich de mon céder, me voilà embarqué dans une palpitante enquête pour trouver les meilleurs moufflets de Paris. Ce fut un grand succès, une centaine de personnes, un magnifique couscous au beurre confectionné par notre vice-présidente Léa et un régime bien sûr s'imposant pour la quasi totalité de nos militants présents sur place. Ça a aussi été une période marquée par les commémorations.

Bien sûr, le mois d'avril, c'est un mois au combien important dans le travail de mémoire qu' accomplit le JF, Yomas Choa, Yom Zikaron, l'anniversaire du soulèvement du Quéau de Varsovie. Dans ce mois chargé d'histoire, il était nécessaire pour nous non seulement de s'allier aux commémorations, mais aussi d'être proactif dans la nécessaire transmission de la mémoire. On a ainsi eu le plaisir d'accueillir la réalisatrice Margo Shuraki pour la projection du film Le projet qui raconte la rencontre entre ISO Rosenman, rescapé de HOA et une classe de 3e d'un quartier populaire.

Pour les étudiants qui nous écoutent, on organise aujourd'hui à 19h la rencontre avec Eveline Ascolovic, rescapé de la choix et co-autrice du livre Ce souvenir ensemble qui aborde sa reconquête de la mémoire. Il est encore possible de s'inscrire en nous contactant sur nos réseaux sociaux. On perpétue aussi ce travail de mémoire en organisant un voyage de la mémoire en Pologne avec l'association Espoir 18 qui réunit des jeunes du 18e arrondissement. Ce voyage de 5 jours qui aura lieu dans 2 semaines sera l'occasion d'emmener des jeunes de l'UJF et d'espoir 18 pour mêler médiation interculturelle et travail de mémoire. Il y avait aussi bien sûr la commémoration du génocide des auond.

Tout à fait. et l'UEGF met un point d'honneur à faire vivre les différentes mémoires et à cette occasion nous avons eu l'honneur d'accueillir Isabelle Karine Ragua rescapé du génocide qui a livré son précieux témoignage dans le cadre d'un partenariat avec nos amis d'buka France. Ce témoignage s'inscrivait en plus dans un contexte particulier. Une stelle installée en hommage aux victimes du génocide a été vandalisée à Rouan et de nombreux riscapés subissent des intimidations et menaces. L'UJF le rapporte tout le son soutien. Et enfin, une période compliquée pour la communauté juive avec les manifestations contre la loi Yad.

Malheureusement, qui dit loi contre l'antisémitisme dit instrumentalisation au profit de la haine antisémite. L'UJF était ainsi présent lors des blocus à Sciencepo et Parisien. Éternel optimiste, j'avais préparé mes meilleurs arguments pour un débat d'idée qualitatif, mais lorsqu'on est accueilli au son de vive la résistance armée, on comprend vite que la loyadant n'a jamais été le problème. Pas de quoi nous freiner.

Tout de suite, nous avons installé une table du dialogue et c'était parti pour des heures de débat et de discussion, non pas avec la minorité de bloqueurs antisémites, mais avec une majorité majorité d'étudiants perdus au milieu des slogans et ne cherchant qu'à en comprendre plus. Bref, la lutte continue. Merci beaucoup Gabriel et Elise. Apparemment, hier soir, tu as regardé le bolé de Maurice Ravel chorégraphié par Maurice Béjard avec Nicolas le riche. De har et concert. Le boléo, on le connaît tous. Il a été composé en 1928 par Maurice Ravel, alors âgé de 53 ans et au sommet de sa carrière.

L'œuvre née d'une commande de Ida Rubinstein, ancienne star des balets russes, qui souhaite un balai de caractère espagnol pour l'opéra de Paris. Ravel adopte immédiatement cette cette orientation inspirée aussi par ses origines familiales. Sa mère étant née près de la frontière espagnole. Le boleros, c'est une musique qui ne bouge presque pas, même rythme du début à la fin. L'ostinato de la caisse claire qui tape tout le temps sans s'arrêter. Une seule mélodie répétée encore et encore. Et malgré la mélodie qui se répète, on ne s'ennuie pas une seconde au contraire. Oui, tout est une question de couleur. Je m'explique. Ravel remplace complètement ce qu'on appelle d'habitude le développement.

Ne fait pas évoluer la musique, la flude, puis la clarinette, puis le bois, puis les cuivres. C'est la même phrase mais jamais avec la même voix. C'est un thème et variation mais pratiquement sans sans variation, juste des variations de timbres, c'est-à-dire faire énormément avec presque rien. La richesse dans la pauvreté. Ce n'est pas de moi mais de Vladimir Yankelevic qui soulligne que Ravel a rendu l'uniformité supportable par le seul jeu de la couleur instrumentale. Et d'ailleurs, la répétition au bout d'un moment, elle est plus confortable. Elle devient physique, voire obsessionnelle et voire dérangeante. Et ça Maurice Maurice Béjard l'a bien compris.

Oui, sur scène, il ne raconte pas grand-chose si ce n'est montré un corps qui entre dans cette logique là. À l'origine, le boléro de Maurice Ravel est bien emballé avec une vraie scène et une histoire dans une taverne espagnole. La version de Maurice Béjard est une réinvention totale, plus de récits, juste un corps et une montée presque hypnotique et que Nicolas le riche, c'est tellement clair. Il suit la musique comme si c'était une matière mais aussi un son. Chaque geste correspond à la fameuse couleur musicale dont parle très bien Yankelevic. Un déché c'est un instrument, un saut, c'est une montée d'orchestre. Les bras, les pieds, tout est en mouvement permanent.

Nicolas le riche danse de manière très pure, très maîtrisée l'école française et en même temps la tension monte de manière presque animale. Et en parlant de tension animale, apparemment il y a une aparté chien dans ta chronique. Oui, apparté apparté chien car je ne peux pas m'en empêcher. Mes parents en ce moment veulent adopter un chien. Ils ont lu dans un livre de gens qui veulent un chien que le chien ce qu'il retient en premier, ce n'est pas les mots, c'est le geste. Tu peux dire ce que tu veux. Si ton geste dit autre chose, le chien suit le geste. Comme un chef d'orchestre, c'est pareil. Et oui, mon aparté avait un rapport et surtout Nicolas le riche, c'est exactement ça.

Tu peux connaître la musique par cœur, tu peux savoir ce qui va arriver mais c'est le geste qui te fait réaliser en tâche chair que ça arrive vraiment. Oui, c'est transcendant. Et peut-être que c'est ça la réussite du bolero. L'œuvre n'est pas surprenante. Tu peux fedonner la musique de A à Z pendant les 15 minutes de la pièce parce que c'est la même. Et c'est une qui t'embarque juste parce qu'elle est tenue du début à la fin sans jamais lâcher. Merci beaucoup Elise. Et pour finir cette émission 13h50 sur RCG et c'est l'heure de l'édito du président de l'UEJF Joseph Murciano. Les images de l'attentat antisémite de Londres tournent en boucle qu'on le veuille ou non.

image de gestes main de fois répété au long de l'histoire juive. Le premier geste est celui que nous faisons tous plus ou moins consciemment, plus ou moins régulièrement quand on passe les portes d'une synagogue, saisir sa kipa et la mettre sur sa tête. Le deuxième geste est celui de l'ennemi, le geste de la haine. Celui qui consiste à se jeter couteau à la main sur un juif visible, choisi au hasard pour en finir avec cette vision tout en débarrassant le monde des juifs. Le troisème geste, c'est celui de l'hésitation. L'hésitation qui saisira tout juif de Golders Green, tout juif anglais, tout juif du monde en fait.

La prochaine fois qu' un arrêt de bus, l'option sera sur la table ou non s'acquipa. Ce cercle infernal nécessite une rupture. Juif et non juifs en sont conscients. C'est ce que dit le premier ministre anglais quand il débarque jeudi devant les ambulances juives de Golders Green promettant la protection aux citoyens juifs. C'est également la volonté du gouvernement australien. Ce lundi débutait un vaste travail d'introspection d'une commission d'enquête sur le traitement de l'antisémitisme en Australie. Cette enquête australienne et les visites et annonces des membres du gouvernement britannique sont sûrement des actes de bonne foi. Pourtant, ils laissent dans la bouche un goût amer.

Il surviennent trop tard. Il est toujours plus facile de s'insurger pour les morts, de condamner l'antisémitisme quand il a eu lieu plutôt que de prévenir, d'éduquer, de faire ce qu'il y a à faire pour empêcher sa progression dans la société. En France, nous paraissons parfois un peu mieux lottis que nos voisins proches ou lointains. Il y a quelques jours débuté le travail de consultation de la ministre Aurore Berger sur une nouvelle loi contre l'antisémitisme après l'abandon de celle de Carolinead. Si ce vaste travail législatif intervient aujourd'hui, c'est qu'il est lui aussi une réaction à l'explosion de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre.

La réaction de certains députés est profondément dévante. À l'extrême gauche et parfois même au PS, on minimise la gravité de l'antisémitisme. On tente de faire passer la lutte contre l'antisémitisme comme des tentatives de couper les libertés. On parle d'instrumentalisation de l'antisémitisme et ce n'est pas qu'en France. En Suisse, des articles de journalistes tentent de faire passer la cicade, le CRIF Suisse et principal association de lutte contre l'antisémitisme comme étant des menteurs qui tenteent de gonfler les chiffres de la haine antisémite. En Suisse, en Angleterre, en France, en Australie, les Juifs du monde entier sont attaqués de la même manière.

Ne crit-il pas partout Globalize Intifada ? que les pays encore épargnés par des tueries ne se remettent pas en question après un attentat dans un autre pays. C'est une profonde mécompréhension de l'international antisémite. La France doit prendre la leçon la leçon de l'attentat de bondit, la leçon de l'attaque en règle de la cicade, de l'agression terroriste de Golders Green, la leçon de l'attentat de la griba en 2023. À l'heure d'une globalisation de la haine, les attaques antisémites sont internationales. Les réponses, elles aussi, doivent l'être. 13h54 sur RCG. On se retrouve, écoutez, on a toujours des choses euh à vous dire.

Yo je suis j'ai été très touché par cette interview qu'on a eu en début de en début de de d'émission. Euh voilà, la sœur d'une victime d'un attentat antisémite, c'est toujours très touchant là avec une telle conscience politique, une telle conscience de ce qui se passe dans le monde. Moi, je me suis toujours dit que cet attentat de cet attentat là compliqué de de la griba a était vite oublié à cause de l'arrivée quelques semaines, quelques mois après du 7 octobre.

Euh je pense que c'est une mission que l'UGF se donne et je pense que c'est une mission qu'on doit tous se donner en France où la communauté juive tunisienne est est présente de se souvenir de de faire perpétrer cette mémoire là de de l'attentat de la griba du 9 mai 2023. Je pense que c'était important aussi parce qu'on peut se dire en écoutant les deux interviews de René Trabel d'un côté d'Elodie à dat de l'autre il y a une forme voilà de version de ce qui se passe.

Il y a pas de versions, je pense il y a le témoignage d'une victime qui a une conscience de ce qui s'est passé et aussi elle le disait elle-même, une nécessité peut-être pour certains juifs sur place de mettre un voile, de nier, de vivre dans un quotidien qui leur permet de tenir justement pour continuer à vivre ce judaïsme dans les pays arabes qui est évidemment pas évident. Et en tout cas euh ce qu'on a dit à Elodie est évidemment vrai qu'on continuera à faire vivre la mémoire de cet attentat, de ces victimes juives, françaises, en tout cas pas toutes mais de dire c'est un attentat terroriste antisémite qui a concerné des membres de notre communauté.

On a souvent parlé du fait que cet attentat n'était pas assez tout simplement disité dans toutes les listes qu'on peut faire des attentats antisémites. Donc voilà, c'était important de de pouvoir continuer à en parler. C'est la fin. Ça y est, c'est vraiment la fin de cette émission sur RCJ, l'impertinente émission de l'UJF.