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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 11 novembre 2016 49 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseSolidarités & famille

L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis

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Bonsoir, M. Asselineau. Quelle est votre analyse des élections américaines qui viennent de se tenir ?

Eh bien bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 9 novembre 2016, en fin de journée. Les élections américaines se sont déroulées pendant la journée d'hier.

Quand on dit les élections américaines, c'est à dessein, puisqu'il y a donc plusieurs élections. Il y a à la fois l'élection présidentielle, qui attire tous les regards dans le monde entier, pour choisir le président des États-Unis, mais il y a également les élections notamment à la Chambre des représentants et au Sénat. Donc ce sont des élections très très importantes, qui renouvellent l'ensemble du personnel politique américain.

Alors s'agissant de l'élection présidentielle, c'est évidemment le gros du morceau, c'est ce qui intéresse tout le monde. Je ne vais pas vous apprendre que c'est Donald Trump qui, finalement, a été élu. Au moment où je parle, on sait qu'il a obtenu 306 grands électeurs.

Il en faut 270 pour pouvoir être élu. Mme Clinton en a eu (NDLR : 232). La victoire de Donald Trump est une victoire confortable.

C'est pas un raz-de-marée, mais c'est une victoire confortable, puisqu'il a dépassé les 300 grands électeurs. Je signale quand même que s'agissant de ce qu'on appelle aux États-Unis le vote populaire, c'est-à-dire le nombre brut de suffrages obtenus, Mme Clinton en a obtenu (NDLR : 2,9 millions de plus que lui). Mais elle n'est pas élue, bien qu'ayant obtenu plus de suffrages que Donald Trump.

C'est une des particularités du suffrage américain, puisqu'en fait, c'est un suffrage État par État, et non pas à l'échelle de la nation. Alors évidemment, cette élection semble prendre de court et stupéfier énormément de gens, et notamment de journalistes. Pourquoi ?

Parce que pendant des mois et des mois, on nous a expliqué en gros que Donald Trump, au moment des primaires des Républicains...

On a dit que c'était un ahuri, que c'était un abruti, que c'était quelqu'un de fantasque, de vulgaire, de misogyne, de ci et de ça. Donc il ne franchirait jamais les primaires. Et puis il a franchi les primaires.

Et il a triomphé des primaires. Et puis ensuite, face à Mme Clinton, toute la presse française, toute la grande presse, les grandes télévisions, les grandes radios, tous les journaux et tous les magazines ont présenté Mme Clinton comme devant être élue fatalement, comme c'était elle qui devait nécessairement être élue, et que c'était très bien ainsi, puisque son opposition était l'abomination de la désolation. C'est à peu près comme ça que les choses se sont présentées.

J'avais eu l'occasion de dire notamment dans un entretien d'actualité enregistré le 1er novembre qu'à mon avis, l'élection présidentielle n'était pas du tout jouée. Et j'avais même dit le 1er novembre, j'avais même dit que Donald Trump avait de sérieuses chances d'être élu président des États-Unis, ce qui est le cas. Le 28 septembre dernier, j'avais également publié un article suite au premier débat qui avait opposé Donald Trump à Mme Clinton pour montrer la façon totalement biaisée avec laquelle le journal Le Monde avait rendu compte de ce débat, en prenant effrontément parti pour Mme Clinton.

Et j'avais montré que ça ne correspondait pas du tout aux sondages tels qu'ils apparaissaient dans les journaux. Notamment le magazine Time avait fait un sondage sur ce débat, d'où il ressortait que selon les Américains qui avaient voté – il y avait quand même eu 2 millions d'internautes –, 55% des Américains avaient voté pour Trump. Dans les jours précédant le scrutin du 8 novembre, moi, j'avais fait remarquer à quelques amis que si on allait tout simplement sur la page Facebook de Mme Clinton, on voyait qu'elle avait à peu près 8 300 000 personnes qui avaient cliqué « J'aime ».

Et Donald Trump, lui, en avait 12 200 000. Donc tout ceci, ça faisait partie de ces signaux d'alerte qui montraient que M. Trump avait de fortes probabilités d'être élu, d'autant plus que lorsqu'il se rendait sur le terrain – il a beaucoup circulé à travers les États-Unis d'Amérique –, eh bien il drainait des foules considérables, alors que Mme Clinton était obligée, souvent, d'annuler ses rendez-vous.

Alors tout ceci, qu'est-ce qu'il faut en tirer comme conclusions ? Il faut en tirer comme conclusions des conclusions en matière de politique intérieure américaine et en matière de fonctionnement des médias dans le monde en général, et en Europe et en France en particulier. S'agissant de la scène américaine, Mme Clinton a eu les voix traditionnelles des démocrates.

Ça a été très marqué chez elle. Donc elle a eu en gros le grand quart nord-est des États-Unis, les États de la Nouvelle-Angleterre, les États avec des gens éduqués, des professions libérales mais aussi des États avec un certain communautarisme, avec par exemple les Africains-Américains, comme on dit aux États-Unis, c'est-à-dire les Noirs américains, les communautés religieuses ou bien les communautés comme les LGBT, la communauté gay. Donc Mme Clinton remporte un certain nombre d'États dans le nord-est, plus l'Illinois qui est un bastion démocrate.

Et puis elle remporte également sur la côte ouest, notamment le grand État de Californie, mais aussi le Washington et l'Oregon. Donc elle a en gros la côte ouest et puis le nord de la côte est. Et puis eh bien Donald Trump, lui, remporte tout le reste.

C'est-à-dire lui, il fait ses scores chez les Blancs, les agriculteurs, parce qu'il en reste quand même dans les grandes plaines du Middle West, chez les Blancs qui sont la classe moyenne, des cols blancs ou des cols bleus, comme on dit, c'est-à-dire des ouvriers, chez des délaissés et chez les perdants, en fait, de la mondialisation. Alors voilà, ça, c'est quelque chose d'important. C'est qu'on assiste en fait à l'apparition d'un véritable clivage au sein des sociétés occidentales entre d'une part les bénéficiaires de la politique dite de mondialisation inévitable, c'est-à-dire du capitalisme financier...

Donc on va voir comme ça que les gens qui travaillent sur les marchés financiers...

L'archétype, c'est dans les grandes banques, par exemple. Les gens sont favorables à ça. Et puis à l'autre bout de l'échelle sociale, eh bien on voit des personnes qui sont des laissés pour compte, qui perdent leur emploi, qui voient que la mondialisation se traduit par l'effondrement tout simplement de l'agriculture et de l'industrie.

Parce que ce qui se passe aux États-Unis n'est pas sans rappeler ce qui se passe en Europe et en France sur cet aspect-là des choses, puisque les États-Unis perdent à peu près autant d'industrie que ne le fait la France. C'est normal, d'ailleurs, puisque les mêmes causes, en gros, produisent les mêmes effets. Il s'agit à une toute petite classe de gens qui détiennent énormément d'argent, qui détiennent des capitaux très importants...

Ça permet à toute cette petite classe d'aller maximiser son profit à court terme en allant délocaliser les usines dans des pays à très bas coût de salaire ou avec de très très faibles charges sociales ou environnementales. Pour maximiser leur profit à court terme, mais au détriment du niveau de vie des populations dans lesquelles ils vivent. Voilà.

Donc ce qui est intéressant de noter, c'est que le phénomène d'annexion de Trump repose un peu sur les mêmes bases socio-économiques que celui qui a mené au vote du Brexit au Royaume-Uni. Je rappelle par exemple qu'au Royaume-Uni, on avait présenté : les jeunes allaient voter (NDLR : contre) le Brexit, et puis les gens intelligents, tandis qu'en gros, c'était les abrutis qui votaient pour le Brexit. Les jeunes voteraient contre.

En fait, c'est pas du tout ce qui s'était passé. Les jeunes s'étaient très massivement abstenus. C'est ceux qui ont le moins voté, donc le moins voté notamment contre le Brexit.

Mais on avait noté au Royaume-Uni un très fort taux pour les gens voulant sortir de l'UE dans les classes populaires, chez les ouvriers, chez les laissés pour compte de la mondialisation. En revanche, c'est à la City de Londres et dans les milieux les plus favorisés qu'on avait voté le plus massivement en faveur de ce que le Royaume-Uni reste dans l'UE. Alors voilà un petit peu le panorama.

Signalons aussi au passage que le taux de participation n'a pas été extrêmement élevé, contrairement à une rumeur qui a circulé. En fait, il y a eu moins de votants à l'élection présidentielle américaine qu'il n'y en avait eu pour l'élection d'Obama. Donc en réalité, il semble qu'une des raisons pour lesquelles Mme Clinton n'a pas été élue, c'est qu'elle ne semble pas avoir réussi à mobiliser à son profit toutes les communautés, notamment la communauté des Noirs américains, qui a voté – semble-t-il – assez sensiblement moins pour elle qu'elle n'avait voté pour Obama.

Il faut ajouter qu'il y avait les autres élections. Et ça n'est pas un détail, parce que pour les mois qui viennent et les années qui viennent, ça sera important. C'est qu'il y a eu un succès massif des Républicains à la fois au Sénat et à la Chambre des représentants, de telle sorte que le président Trump va commencer son mandat le 20 janvier prochain, donc, selon les règles constitutionnelles des États-Unis d'Amérique.

Donc il ne prendra ses fonctions – je le rappelle – que le 20 janvier. Le président Trump va commencer son mandat avec réellement tous les pouvoirs. En tout cas, il n'aura pas ce handicap massif qu'ont souvent les présidents des États-Unis, ce qui d'ailleurs était le cas du président Obama.

C'est d'avoir une Chambre des représentants ou un Sénat dont la majorité lui soit hostile. Alors ça, c'est un peu pour la scène intérieure américaine. Alors maintenant, pour nous, l'enseignement immédiat que l'on peut en tirer de cette élection, c'est le désastre...

C'est même plus que le désastre. C'est le mensonge éhonté qui apparaît en plein jour de la classe politique et médiatique française. Voilà.

Moi, j'ai posté un message sur Twitter aujourd'hui pour demander : mais pourquoi 100% des médias français soutenaient-ils effrontément Mme Clinton ? Voilà. C'est quand même un mystère.

Normalement, si nous étions dans une démocratie, normalement, il devrait y avoir des journaux, des radios, des télés, des magazines qui soutiennent Mme Clinton, ou qui fassent des analyses allant dans son sens, et puis il devrait y avoir des journaux, des radios, des télés, des magazines qui soutiennent M. Trump. Mais pas du tout.

Il y avait 100% qui soutenaient Mme Clinton. Donc ça prouve une anomalie profonde. Cette anomalie, d'ailleurs, était le reflet de celle que l'on constatait aux États-Unis même, puisque des experts se sont intéressés à mesurer les 200 plus grands médias aux États-Unis.

Ils ont découvert que sur les 200 plus grands médias aux États-Unis, il y en avait 194 – c'est-à-dire la quasi totalité – qui soutenaient Mme Clinton, de telle sorte qu'il est permis d'affirmer que Mme Clinton était la candidate choisie par l'oligarchie, qui était donc cette oligarchie euro-atlantiste qui veut nous imposer le traité transatlantique, le démembrement des nations, la fin des nations, le melting-pot généralisé, les délocalisations, l'ubérisation de la société, la précarisation de tout le monde. Voilà, ça, c'est cette petite oligarchie qui veut en fait imposer un pouvoir sans partage sur le monde. Et on voit bien que cette oligarchie avait des relais et a des relais dans toute la grande presse française.

Alors ça pose évidemment aujourd'hui un problème. C'est que cette grande presse apparaît aux yeux du public comme complètement déconsidérée. Déjà, elle avait pris exactement le même parti pris pour le Brexit, puisque je rappelle que c'était la même chose.

Déjà en France, il n'y avait pas un seul grand journal, une seule grande radio qui militait pour le Brexit. Ils étaient tous contre le Brexit. Ben là, c'est la même chose.

Ils étaient tous pour Mme Clinton et contre l'élection de Trump. On a donc un véritable problème en France. C'est un problème de démocratie et de mainmise de l'oligarchie sur les grands médias du pays.

Voilà. Ça n'est pas normal. C'est une situation profondément anormale qui existe.

Alors ce qui est intéressant, c'est que c'est en train en fait de se retourner contre les initiateurs de ce genre de manipulations. Aux États-Unis, le fait que 194 des 200 plus grands médias (aient été pour Mme Clinton) n'ait pas permis à Mme Clinton de gagner, mais a permis à Trump de gagner, c'est que Trump a été élu envers et contre tous. Trump a été élu contre tout le monde.

Voilà. Et à la limite, le fait qu'il soit agoni d'insultes et d'injures par l'ensemble des médias l'a servi. Eh bien je constate que la même chose se produit en France avec notre UPR, puisque maintenant, depuis plusieurs semaines, et depuis maintenant quelques jours, eh bien nous avons des taux de croissance vraiment vertigineux du nombre de nos adhérents.

Aujourd'hui même, 9 novembre, on a battu le record historique du nombre d'adhésions quotidiennes à l'UPR. À l'heure même où je parle, on en est à 59 adhésions, alors que le record précédent était de 48. Et la journée n'est pas terminée.

On va peut-être dépasser les 60. Ça prouve donc que le verrouillage médiatique qui nous est impitoyable qui nous est opposé, en fait, ne dissuade pas les Français de nous rallier. Et je conclurai là-dessus.

C'est qu'en fait, on a le sentiment profond que quelque chose de stratégique vient de casser dans le monde occidental. La présidence des États-Unis, ça n'est pas rien. C'est quand même le premier pays du monde du point de vue de la puissance militaire, le deuxième du point de vue de la puissance économique.

Ils ont été dépassés par la Chine – je le rappelle –. Mais enfin c'est quand même une puissance considérable, bien entendu. Et les États-Unis d'Amérique, eh bien viennent de faire un choix totalement inattendu pour les élites.

Ça veut donc dire que tous les procédés manipulatoires des élites...

Enfin des élites...

De l'oligarchie euro-atlantiste...

Eh bien tous ces procédés manipulatoires, c'est comme si c'était des manettes qui ne répondaient plus exactement aux instructions qu'on leur donne. Il en reste encore. Si vous parlez autour de vous, vous verrez qu'il y a des Français qui poussent des cris d'orfraie quand on leur dit le nom de Trump.

Ils savent même pas pourquoi. Ils ne sont pas allés regarder minutieusement ce qu'a dit Trump et ses dossiers. Ils font que répéter comme des perroquets.

Ça s'appelle le psittacisme. C'est un mot qui veut dire « parler comme un perroquet ». Et ils répètent comme des perroquets ce qu'ils ont entendu sur BFM TV, sur TF1, dans Le Monde, etc.

Mais ils ne sont pas allés au fond des choses. Mais ça, cette proportion de la population qui répétait comme des perroquets, elle était très très très très très majoritaire il y a encore 20 ans. Chaque année, elle décroît.

On peut considérer donc que là, ce qui vient de se passer au Brexit en juin, à l'élection de Trump en novembre montre que le grand réveil des peuples a commencé. Un réveil des peuples qui, décidément, se rendent compte que les armes de...

Comment dirais-je ? Pas de destruction massive, mais les armes de manipulation massive sont en fait les grands mass médias. Ils n'en tiennent pas compte, ils n'en tiennent plus compte : ni des journaux, ni des télés, ni des radios, ni des sondages, qui sont également bidouillés.

Que va-t-il se passer à votre avis dans les mois qui viennent ? Alors le programme de M. Trump, il y a plusieurs choses à dire là-dessus.

Il y a la personnalité de Donald Trump. Il y a son programme. Moi, personnellement, je me réjouis de l'élection de Donald Trump, parce que je pense que rien n'eût été pire que l'élection de Mme Clinton, qui était...

Tout le monde sait qu'elle avait des problèmes psychiatriques et médicaux, et surtout que c'est une personne qui est corrompue jusqu'à la moelle. D'ailleurs, il est possible qu'elle termine en prison. C'est une femme qui, par ailleurs, a du sang sur les mains.

Je sais bien...

Je ne suis pas là du tout pour prendre le parti de Donald Trump. Je vais en parler dans un instant. Mais enfin, il y a quelque chose qu'il faut quand même préciser.

C'est que jusqu'à preuve du contraire, Donald Trump, il n'a pour l'instant tué personne. Alors que Mme Clinton, c'est des centaines de milliers de personnes dont elle a le sang plein les mains. C'est quand même pas moi qui ai inventé cette fameuse vidéo où elle parle de Kadhafi où elle dit : « We came.

We saw. He died » : « Nous sommes arrivés. On a regardé.

Et puis il est mort ». Et elle parle d'un éclat de rire sardonique. Mme Clinton a été à la manœuvre dans la déstabilisation de la Libye, dans la déstabilisation de la Syrie, dans la déstabilisation de l'Ukraine.

Elle est à l'origine de désastres et de tragédies humaines considérables. N'oublions pas que le problème des migrants en France – ce qu'on appelle les migrants, c'est-à-dire des réfugiés de guerre –, c'est le sous-produit dérivé des politiques mises en œuvre par Mme Clinton. Je rappelle aussi que Mme Clinton...

Ce qui est extraordinaire dans la société française, c'est que les grands médias ont passé leur temps à vitupérer sur Donald Trump, en disant qu'il était raciste, xénophobe, misogyne, islamophobe. C'est possible. C'est même probable.

C'est même certain, si on croit quelques déclarations à l'emporte-pièce qu'il a faites. Mais Mme Clinton, elle, c'était des choses d'une gravité bien supérieure encore, puisque Trump, on peut dire à la limite que ça ne reste que des mots. Aussi, ça peut être des propos bravaches de quelqu'un d'un petit peu haut en couleur et qui tient...

Je suis pas là pour essayer de le dévoiler, mais Mme Clinton ! Mme Clinton, on sait maintenant dans ses fameux courriels dont il n'a jamais été question que la fondation Clinton, qui servait à l'enrichissement de la famille Clinton, qui a servi notamment à financer le mariage de Chelsea la fille, cette fondation recevait chaque année des fonds considérables du style 20 millions de dollars de l'Arabie saoudite, 5 millions de dollars du Qatar, etc. Donc Mme Clinton et son mari sont des gens corrompus jusqu'à l'os.

Encore une fois, elle vendait son activité de secrétaire d'État moyennant finance. Il n'y a pas plus grave, quand même, que...

Je ne précise pas non plus, mais il y a eu aussi au cours des derniers mois et encore des derniers jours un certain nombre de morts suspectes de toutes les personnes qui s'occupaient de ces fameux e-mails de la citoyenne Clinton. Je ne parle même pas des rebondissements au FBI. Alors Donald Trump...

Donald Trump, eh bien son programme, moi, de ce que j'ai regardé...

Moi, ça n'est pas ma tasse de thé dans tous les domaines. Par exemple, quand il tient des propos islamophobes, quand il fait des propos totalement déplacés sur les femmes, quand il tient des propos qui sont à la limite du racisme pur et simple, quand il dit tout ça, ça n'a rien à voir avec l'UPR. Je voudrais dire aussi que moi, je ne connais pas ce M.

Trump. Bon. J'imagine assez volontiers que si c'est quelqu'un qui a fait fortune et qui est devenu milliardaire dans le monde de l'immobilier, ce n'est pas quelqu'un qui doit être...

Voilà, c'est pas Sainte-Nitouche. Bon. Donc moi, je ne sais pas ce que va donner M.

Trump au pouvoir. Finalement, regardez ce qu'a donné quelqu'un comme Hollande au pouvoir. Donc peut-être que Trump, on va déchanter dans 6 mois.

Puis finalement, le poids des structures, le poids des politiques étant tellement lourd, il est tout à fait envisageable que sur un certain nombre de choses, finalement, sa présidence se démarque moins de la précédente qu'on ne pourrait le croire. Voilà. Il y a des procès qui lui sont faits...

J'avoue que je ne les comprends pas toujours très bien. On lui a fait le procès de vouloir construire un mur sur la frontière avec le Mexique. Mais j'avoue que je ne comprends pas très très bien, parce que ce mur, il existe déjà.

Il y a déjà une frontière qui va sauf erreur de ma part à peu près de la frontière occidentale du Texas ou dans le Nouveau-Mexique jusqu'à l'océan Pacifique. C'est pas seulement un mur, d'ailleurs. C'est une frontière avec des fils de fer barbelés, avec un no man's land, avec des patrouilles, et puis des patrouilles qui tirent à vue sur les chicanos qui veulent entrer illégalement aux États-Unis soit par la voie des airs, soit par des tunnels.

Je n'ai pas rêvé. Je crois qu'il y a déjà eu plus de 200 ou 300 morts. Alors là aussi, je suis un peu éberlué que...

Encore une fois, je ne suis pas là du tout pour le défendre. Mais enfin quand je vois des gens qui prennent là et se pincent le nez en disant : « Regardez, il veut construire un mur », et qui voulaient que Mme Clinton...

Mais Mme Clinton, elle était dans un gouvernement qui, justement, a augmenté cette barrière vis-à-vis du Mexique, et tire à vue dessus. Alors le programme de M. Trump, je crois savoir qu'en matière médicale, il veut remettre en cause Obamacare.

Donc il y a des gens qui sont inquiets sur l'aspect de la couverture santé en interne de M. Trump. Mais si j'ai bien compris, quand même...

J'ai regardé d'un petit peu près. Si j'ai bien compris, il veut créer un congé maternité qui n'existe pas dans tous les États. Donc il veut créer un congé maternité pour l'ensemble des Américaines.

Ça me paraît pas si mal. Mais c'est surtout en matière internationale, bien entendu, que les étrangers – c'est normal – s'intéressent au programme de Donald Trump. Je rappelle quand même qu'il a dit que l'OTAN était une machine obsolète.

C'est quand même extraordinaire. Je rappelle quand même que moi, le mouvement politique que j'ai créé, et où il y a bientôt 13 000 Français qui ont adhéré...

Et nous avons fait près de 200 000 suffrages. Et aux prochaines élections, ça sera bien bien bien davantage. Je rappelle qu'un des objectifs cardinaux de notre programme, c'est de sortir de l'OTAN.

Quand je vois que M. Trump critique l'OTAN au point de dire « C'est obsolète » et quasiment qu'il faut fermer l'OTAN, je ne peux que m'en réjouir. Quand M.

Trump dit qu'il veut nouer un dialogue avec Vladimir Poutine et la Russie, je ne peux que m'en réjouir. Et il y a énormément de gens qui sont comme moi et qui savaient que Mme Clinton risquait de nous emmener vers une Troisième Guerre mondiale. Lorsque M.

Trump dit que c'est Obama et Mme Clinton qui avaient financé l'État islamique et Daesh et qu'il dénonce ça, je ne peux que me réjouir du fait qu'il le dénonce. Lorsqu'il dit qu'il va rapatrier des soldats américains qui sont au Moyen-Orient, je ne peux que m'en réjouir. Tout ça va vers le sens de la détente et de la paix.

Et je suis interloqué qu'il n'y ait eu aucun média français qui ait eu ce minimum d'honnêteté intellectuelle que d'essayer de faire la part des choses et d'instruire – comme on dit – un procès à charge et à décharge. Et aussi bien ils auraient pu insister sur des propos scabreux ou scandaleux que M. Trump a tenus, mais ils auraient pu aussi insister sur ses aspects qui – eux – vont dans le sens de la paix mondiale.

Voilà. Donc M. Trump, lorsqu'il dit ça, je pense que c'est une bonne chose.

Alors il est vrai qu'il a dit qu'il comptait remettre en cause l'accord nucléaire avec l'Iran et puis qu'il comptait également remettre en cause le traité de la COP21 donc sur le réchauffement climatique. On va voir. On va voir ce qui va se passer.

Ça n'est pas exclu que sur ces sujets, peut-être la realpolitik, comme on dit...

C'est-à-dire confronté aux contraintes innombrables sur ces grands dossiers internationaux, peut-être qu'il sera obligé de jouer un profil un peu plus bas que ce qu'il a dit pour se faire élire. Nous le verrons. En attendant, moi, je me réjouis en tout cas d'apprendre qu'il veut mettre un terme à la déréglementation généralisée des mouvements de capitaux et notamment aux grands accords de libre-échange qu'est notamment le TAFTA, le TTIP.

Nous ne demandons que ça, nous. On va quand même pas se plaindre de voir que M. Trump, le nouveau président des États-Unis, eh bien a décidé d'arrêter ces affaires de libre-échange, de la même façon qu'on ne va pas se plaindre du fait qu'il avait milité pour le Brexit.

En réalité, on va voir ce qui va se passer. Moi, je suis pas un devin. On va voir ce qui va se passer au cours des mois qui viennent.

Mais il y a deux choses, si je veux tirer l'enseignement juste après ces élections, deux choses qui me paraissent vraiment tout à fait importantes. La première, c'est que l'élection de Trump est en train de, comme on pourrait dire un petit peu de façon familière, de changer l'eau du bocal. Voilà.

C'est un vrai bouleversement politique. Je ne suis pas d'accord avec...

Il y a des gens qui disent : « Ah, mais tout ça était prévu de longue date ! En fait, c'est l'oligarchie ». Non, ça va.

Il y a des théories comme ça fumeuses. Moi, il y a des gens qui me disaient : « Ah, mais il n'y aura jamais le Brexit ». Et puis comme il y a eu le Brexit qui a été voté : « Ah !

Oui, mais c'était la City qui était derrière le Brexit ! ». Alors là, Trump, tout était fait pour...

Il y avait des machines à voter qui trichaient. Il y avait tous les médias qui soutenaient ouvertement Mme Clinton, etc. Bon, c'est Trump qui a... « Ah mais non, c'est en fait l'oligarchie qui est derrière ».

Ça, faut arrêter, parce que ça, ça va pas. Ça, ça veut dire qu'il y a des gens qui considèrent que l'oligarchie euro-atlantiste serait une espèce de démiurge invincible et que quoi qu'il se passe, c'est eux qui sont derrière et qui sont bénéficiaires. C'est faux !

C'est faux ! Ce que viennent de nous révéler ces élections...

Et c'est ça, l'élément peut-être le plus décisif. C'est que – je le disais tout à l'heure, je le répète – les peuples ont le pouvoir. Les peuples ont le pouvoir.

Si un peuple décide de dire non, eh ben c'est non. Voilà. Et c'est un formidable encouragement à tous ceux qui veulent changer les choses.

Voilà. À partir du moment où un peuple décide que les écailles lui tombent des yeux, il n'écoute plus ces poisons que constituent les télévisions, les grands magazines tenus par une poignée de milliardaires et qui instillent constamment aux peuples le contraire de la réalité pour leur faire accepter une politique qui est contraire à leurs intérêts. Eh bien si les peuples commencent à mettre ça de côté, à se tourner massivement vers Internet et la recherche d'informations différentes – c'est ça qui s'est passé –, eh bien c'est une excellente chose.

Et je pense que c'est un nouveau monde qui est en train d'arriver. En fait, ce à quoi on est en train d'assister, c'est la fin du prétendu nouvel ordre mondial, qui – paraît-il – était inéluctable, inévitable. Ça, c'est ce que disait M.

Sarkozy. Ça veut donc dire que sur la scène politique française – mais j'y reviendrai peut-être dans un instant –, il y aura des conséquences très importantes. Mais avant de parler de la scène politique française, je voudrais dire un mot de ce qui se passe, de cet impact sur l'Europe.

Parce que depuis bientôt 10 ans que j'ai créé l'UPR, j'ai quand même expliqué que la construction européenne était portée à bout de bras par les États-Unis d'Amérique. Elle avait été poussée, influencée, continuellement forcée par Washington, qui encore récemment a fait entrer...

Du temps de George W. Bush a fait entrer tous les nouveaux pays de l'Est d'abord dans l'OTAN, puis dans l'UE. Faut-il rappeler les interventions constantes du secrétaire au Trésor américain M.

Timothy Geithner, qui était intervenu au moment de la crise en Grèce pour forcer les pays de l'UE de la zone euro à conserver l'euro, donc cette ingérence constante qui était derrière ? Voilà que le président des États-Unis est en faveur du Brexit, est en faveur de la fin de l'OTAN. On croit rêver.

C'est-à-dire c'est un bouleversement majeur. Alors ça me fait penser à deux choses. C'est que d'un seul coup, tous ces journalistes qui n'avaient des États-Unis...

Ils en avaient plein la bouche. D'un seul coup, les États-Unis sont quasiment devenus bons à jeter aux chiens. Alors moi, je leur retourne un compliment que j'ai entendu souvent.

Moi, je suis sidéré par l'anti-américanisme primaire de tous ces journalistes qui, d'un seul coup, se mettent à vociférer, à prêter à M. Trump les pires propos. On a vu récemment que l'ambassadeur de France à l'ONU, M.

Gérard Araud, avait décrit Donald Trump comme étant un complotiste. Enfin voilà. C'est-à-dire que dès que vous n'êtes pas dans la ligne exacte de l'oligarchie relayée par Wikipédia, vous êtes un complotiste.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Bah c'est ça qui est en train de disparaître. Et c'est tout à fait heureux.

Ça a comme conséquence qu'un certain nombre de pays d'Europe et de dirigeants européens...

On a l'impression qu'ils se retrouvent un peu orphelins. Voilà. On a l'impression que ce qui les sidère le plus, c'est qu'ils ont eu...

Mentalement, le locataire de la Maison-Blanche, c'était le chef d'orchestre. Donc ils étaient tous dans la mentalité que c'était le chef d'orchestre. Tout était prévu.

Ça allait être une cheftaine d'orchestre. Même M. Hollande avait dit : « Il y aura bientôt une présidente des États-Unis ».

Enfin M. Hollande a enfilé les bourdes les unes après les autres comme des perles sur un collier, sur tous les sujets internationaux, mais en particulier sur celui-là. Je rappelle que M.

Hollande avait dit de Donald Trump qu'il lui donnait des haut-le-cœur, il lui provoquait un sentiment de haut-le-cœur. Bon. Maintenant, vous imaginez comment il va pouvoir porter la parole de la France face à quelqu'un qu'il a insulté en public.

Bref. Mais on a l'impression que d'un seul coup, tous ces chefs d'État et de gouvernement européens qui étaient habitués à obéir au maître de la Maison-Blanche, d'un seul coup...

D'un seul coup, le maître de la Maison-Blanche, c'est le populiste, c'est-à-dire le contraire. C'est le mauvais. C'est le méchant.

Voilà. Ça rappelle un petit peu ce qui a pu se passer lorsque Gorbatchev, en URSS, a laissé la Hongrie couper les fils du rideau de fer du côté de Sopron. Il y avait les autres dirigeants des pays de l'Est : Erich Honecker en Allemagne de l'Est, les dirigeants de la République tchécoslovaque de l'époque, etc. qui se sont précipités au Kremlin, parce qu'ils ne reconnaissaient plus le maître du Kremlin.

D'un seul coup, ils ne pouvaient plus avoir confiance dans celui qui était leur chef d'orchestre. Là, on a l'impression que c'est ça. Ça va être tout à fait intéressant de voir quelles seront les relations qui vont être nouées entre les pays d'Europe et Donald Trump, parce que si Donald Trump...

On n'en est pas là. Mais si Donald Trump poursuit dans ce qu'il a dit, c'est-à-dire par exemple le retrait de ses troupes du Moyen-Orient, un dialogue avec la Russie et même quasiment la fin de l'OTAN, et même peut-être il ne va peut-être plus vouloir soutenir la construction européenne, puisqu'il était en faveur du Brexit, eh bien tout ceci a de fortes chances de s'effriter et de tomber comme château de cartes. Voilà.

Si les États-Unis sont plus derrière pour les sanctions avec la Russie, eh bien les sanctions avec la Russie vont s'effondrer. Tout le monde va reconnaître très très vite que la Russie, à juste titre, a rattaché la Crimée. Et puis voilà.

Et donc en fait, on aura perdu de nombreuses années tout simplement parce qu'on était à la remorque de l'ancienne administration américaine. Bref, vous l'avez compris, un nouveau monde arrive. Le nouvel ordre mondial, la mondialisation inévitable, la mondialisation heureuse chère à M.

Alain Minc et consorts, eh bien – c'est fini – est en train de s'effondrer. Et on va avoir des répliques et des surprises de plus en plus. Pas besoin de le dire, mais je le dis quand même : c'est que tout ceci va avoir des conséquences très importantes en matière de politique intérieure française.

Quel est l'impact sur la scène politique française ? Bien l'impact sur la scène politique française, c'est qu'on a l'impression d'un ouragan qui vient de se produire. Tous les médias...

Il suffisait de voir la tête...

C'était assez réjouissant de voir la tête des journalistes dans les grands médias nationaux, qui faisaient des têtes d'enterrement. Et on a même l'impression que certains essuyaient une larme furtivement, parce que la criminelle de guerre Mme Clinton n'accédait pas à la Maison-Blanche. Bon.

J'ai l'impression que c'est Waterloo morne plaine au PS. Je crois que M. Bayrou n'a pas dit un mot.

Je crois que M. Juppé est resté coi. Enfin voilà.

Alors on a vu se manifester des gens, et tout particulièrement le FN. D'ailleurs, quand je dis « On l'a vu se manifester », c'est même pas vrai. On a vu surtout les médias, les grands médias servir sur un plateau d'argent une promotion du FN.

Voilà. C'est exactement comme ça que les choses se sont passées. J'ai d'ailleurs le journal Le Monde d'aujourd'hui.

Voilà. « Donald Trump président des États-Unis ». Eh bien en première page s'il vous plaît, juste en dessous, il y a marqué « Marine Le Pen espère profiter de la vague populiste ».

Voilà. On pourrait pas faire mieux la promotion du FN que ne le font Le Monde, mais également tous les journaux, les magazines, les radios. Alors c'est important de voir ça, parce que je voudrais m'adresser à l'intelligence des gens qui me regardent.

Les médias français nous ont menti sur tout ! Sur cette affaire américaine, comme sur le reste, d'ailleurs. Mais vraiment, là, on a atteint des sommets de désinformation.

Ils ont fait silence absolu sur des quantités d'éléments concernant M. Trump. Et ils ont mis en valeur d'une façon extraordinaire Mme Clinton.

Bien. Eh bien ce sont ces mêmes médias qui, maintenant, magnifient Mme Le Pen. Vous comprenez ce qui se passe ?

Et ils font un silence absolu, toujours toujours plus que tout, sur François Asselineau et sur l'UPR. Est-ce que vous comprenez ce qui se passe ? Mme Le Pen n'est pas l'équivalent de M.

Trump, parce que M. Trump, il avait 96% des médias qui étaient contre lui et qui lui crachaient dessus. Mme Le Pen, tous les médias aujourd'hui...

J'entendais France Inter, France Culture : Mme Le Pen ci, Mme Le Pen ça, le FN...

Donc en fait, Mme Le Pen, elle est dans la peau de Mme Clinton. C'est un agent du système. D'ailleurs, si c'était pas le cas, si Mme Le Pen inquiétait le système, ils n'en parleraient pas, ces journaux.

Jamais ! Et puis ils me mettraient en avant. Il y a des gens à l'extrême-droite qui disent que je suis, de temps en temps...

Je suis un sous-marin de je sais pas quoi : des Républicains, je sais pas quoi. Ou j'étais là pour nuire à Mme Le Pen ou au FN. Mais si tel était le cas, toute l'oligarchie qui tient le système me donnerait la parole, me mettrait en avant pour nuire justement au FN.

C'est le contraire qui est vrai. J'ai pas rêvé que Mme Le Pen a été reçue en grande pompe par le magazine Time, qui en avait fait une des 100 personnes les plus influentes du monde. C'était à New York il y a 2 ans.

Donc on voit bien ce qu'il y a à la manœuvre derrière. C'est qu'il s'agit de faire la part du feu. Voilà.

Et l'oligarchie qui tire les ficelles se dit que si d'aventure les choses en France dégénéraient, il faut absolument qu'ils aient un opposant de pacotille. Voilà. À gauche, il faut un Tsipras de gauche.

Celui qui est bien parti pour remplir ce rôle, c'est Montebourg. Et à droite, il faut Le Pen, c'est-à-dire quelqu'un qui est là, qui vocifère. Mais je rappelle que Mme Le Pen n'a jamais proposé la sortie de l'UE, ni de l'euro, et encore moins de l'OTAN.

Et encore moins de l'OTAN, voilà. Voilà la raison du système. Alors effectivement qu'il n'y en a que pour Mme Le Pen.

Mais là, je fais référence vraiment à l'intelligence des gens qui m'écoutent, et tout spécialement aux électeurs qui sont tentés de voter pour le FN parce qu'ils se disent : « Oui, mais bon, elle a tellement d'avance ». Elle a pas d'avance. Mme Le Pen fera son score.

Mais comme vous le savez, tous les gens qui veulent voter pour le FN votent pour le FN au premier tour. En revanche, au deuxième tour, le nombre de gens qui vont voter pour le FN au deuxième tour alors qu'ils n'ont pas voté au premier est infinitésimal. Mme Le Pen, elle fait le maximum de ses voix au premier tour.

Tout ça est archi-archi-archi-connu. Tout ça, c'est un processus que j'ai déjà décrit 50 fois. On le voit de nouveau à l'œuvre.

Et on voit bien quand même que nous avons affaire à rude partie, puisque encore une fois, ces médias qui sont parfaitement bien calculés pour essayer de faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes, pour avoir présenté aux Français Mme Clinton comme une grande démocrate, femme de paix et j'en passe, alors qu'en fait, c'est une mafieuse et une criminelle, eh bien maintenant, les mêmes médias – les mêmes médias – promeuvent Mme Le Pen et font silence sur l'UPR. Je vous laisse méditer ceci. En conclusion ?

Eh bien en conclusion, je dirai 3 choses. La première chose, c'est que ce qui vient de se passer montre qu'il y a en fait une espèce de formidable lutte d'influence aux États-Unis, mais au Royaume-Uni, mais en France, et dans la plupart des pays du monde entre deux catégories de population. Il y a – j'allais dire – la population qui a pris l'habitude de s'informer sur les grands médias, voilà, les grandes télévisions, les grandes radios.

Cette population, c'est une population vieillissante. On a eu des statistiques récentes qui montrent que l'âge moyen des personnes qui regardent par exemple France Télévisions est constamment croissant. Je crois que l'âge moyen, maintenant, est supérieur à 60 ans.

C'est quand même très très étonnant. Donc cette population est vieillissante et déclinante. Et puis il y a une autre partie de la population qui – elle – est en forte croissance et dont l'âge moyen est très bas, qui – elle – ne veut plus aller regarder les grands médias, parce qu'elle a compris que ces grands médias sont un poison qui passe son temps non pas à faire le métier de journaliste, mais un métier de propagandiste.

Moi, je le vois bien. J'ai fait des conférences et des réunions publiques récemment. J'ai fait une réunion publique dans la Somme, dans un tout petit village où il y avait 1 200 habitants, qui était à 25 km d'Abbeville, qui était une ville moyenne de 10 000 habitants, et à 65 km d'Amiens.

Donc c'était vraiment au milieu de la campagne. Il y a eu 42 personnes qui sont venues, ce qui est un tour de force pour un petit village comme celui-ci. Il y a une journaliste du journal Le Monde qui a choisi...

Ça veut donc dire que le journal Le Monde regarde à la loupe tout ce que je fais. Ils sont pas venus à l'université d'automne, où on a eu 3 fois plus de monde qu'à l'université d'été du PS. Ils sont pas venus à Brest, où j'ai fait 130 personnes, à Auch dans le Gers, où j'en ai fait 120.

Non, non. Elle est venue dans ce tout petit village en espérant probablement qu'il y aurait 5 à 10 personnes. Il y en a eu 42.

Et elle a fait un article en disant « une vingtaine ». Et ce ne sont pas des journalistes, puisque ça ne va jamais sur le fond, ou de façon très très superficielle. Mais on a l'impression qu'ils sont commandés pour aller flinguer telle et telle personne ou au contraire pour aller magnifier telle autre.

La façon, par exemple, dont M. Macron...

Les journalistes reprennent à qui mieux mieux qu'il a – je sais plus combien – 95 000 adhérents dans son parti. Enfin n'importe quoi ! Et ça, c'est fait sans une ombre d'un sens critique.

Voilà. Alors heureusement, il y a de plus en plus de gens dans le monde entier...

On vient de le voir aux États-Unis. On l'a vu au Royaume-Uni. Et on le voit en France, où il y a de plus en plus de gens qui ont décidé une bonne fois pour toutes d'arrêter d'être manipulés et d'aller chercher l'information qu'ils souhaitent par eux-mêmes, en allant voir des sites, en se faisant leur propre opinion sur la fiabilité de ces sites et en recoupant l'information.

Vous savez, les gens sont pas bêtes. Les gens ne sont pas bêtes. Donc je lance un appel à tous les gens qui m'écoutent.

Fuyez les télévisions et les grandes radios. Ils ne veulent pas me donner la parole. On a saisi le CSA.

On a saisi le défenseur des droits. Vous avez vu, je viens de mettre sur le site internet les deux lettres que nous avons reçues. Ce sont encore des fins de non-recevoir.

Ils considèrent que les 200 000 Français qui ont voté pour l'UPR sont rien ! Eh bien fuyez-les. Faites comme les Américains ou comme les Anglais.

Fuyez-les. Ne vous occupez plus de ces grands médias. Voilà.

Ça, c'est la première chose que je voulais dire. La deuxième chose que je voulais dire, c'est que la preuve vient d'être faite au Royaume-Uni et aux États-Unis que voter, ça sert. Voilà.

Je le dis parce qu'il y a des campagnes d'opinion qui sont lancées souvent un peu avant les élections...

On sait pas d'ailleurs qui les lance, quelles sont les officines qui les lancent. Je me rappelle qu'au moment des régionales, il y avait quelqu'un...

Ça s'était répandu comme traînée de poudre. Le fin du fin, c'était de brûler sa carte d'électeur. Ça vous fait une belle jambe.

Si vous n'allez pas voter, si vous brûlez votre carte d'électeur, l'oligarchie se frotte les mains. Ils s'en fichent éperdument qu'il y ait 90% d'abstention. C'est arrivé (NDLR : aux européennes de 2014 en Slovaquie.

Il y avait 87% d'abstention). Ils s'en fichent. L'élection est toujours valable.

Donc s'abstenir, c'est voter pour le système. Donc il faut absolument ne plus écouter ces prophètes de malheur ou ces sirènes qui vous disent : « De toute façon, tout est fichu. Ce pauvre Asselineau qui croit qu'il va réussir...

Tout ça est verrouillé », parce que par ailleurs, on présente l'oligarchie comme une espèce de démiurge qui tient tout et son contraire. Et la seule possibilité, en fait, ce serait le grand soir, c'est une grande révolution. Mais en fait, il n'y a pas de grande révolution.

Voilà. Les gens, ils ne sont pas...

Ils n'en sont pas encore, en tout cas, à aller se faire trouer la peau avec des kalachnikovs pour la politique. Ça n'est pas vrai. Donc n'écoutez pas non plus ces prophètes-là qui vous disent qu'il faut rien faire et que les gens vont être très embêtés si vous n'allez pas voter.

Au contraire, ils se féliciteraient que vous n'ayez pas voté. Je vous lance donc, je vous conjure de me faire confiance et d'aller – pour ceux d'entre vous qui ne le sont pas encore – vous faire inscrire sur les listes électorales. C'est assez simple.

Vous devez aller à la mairie de votre domicile, consulter sur Internet les formalités. Il faut avoir – je crois – deux justifications de domicile. Ça se fait très rapidement.

Faites-vous inscrire. Vous avez jusqu'au 31 décembre de cette année. Faites-vous inscrire en masse.

Pas seulement vous. Mais vérifiez que vos frères, vos sœurs, vos neveux, vos nièces sont inscrits. Et allez voter, à partir du moment – bien entendu – où vous aurez l'UPR qui sera présente aux élections.

Je suis d'accord que si c'est pour choisir entre Juppé, Sarkozy, Valls ou Hollande, là, je suis d'accord qu'il vaut mieux s'abstenir. Je l'ai d'ailleurs déjà fait. Mais lorsque vous avez un vrai choix, un vrai choix de société, une vraie capacité d'envoyer un coup de pied au derrière à l'oligarchie en lui disant : « Maintenant, c'est moi le patron.

Et je reprends le pouvoir », eh bien il faut l'exercer. C'est la raison pour laquelle il faut absolument prévoir ce qui va se passer l'année prochaine en allant vous inscrire sur les listes électorales. Et puis le troisième élément que je voudrais dire, et je pèse mes mots, c'est que je suis particulièrement confiant pour la suite des événements pour ce qui concerne l'UPR.

Réfléchissez-y bien. Nous sommes sur un boulevard. Tout ce que j'ai dit depuis bientôt 10 ans se révèle de façon – j'allais dire – presque miraculeuse.

Tous les obstacles insurmontables que l'on m'avait évoqués s'effondrent comme des murailles, comme les murailles de Géricault s'effondrent quasiment spontanément. Qui aurait pu penser il y a encore 6 mois ou 1 an qu'il y aurait à la Maison-Blanche quelqu'un qui veut et qui dit que l'OTAN est une structure obsolète et qui aurait été en faveur du Brexit ? Comme disent les Britanniques, une semaine, c'est très long, en politique.

Les choses vont vite. Et en ce moment, les choses vont très très vite. Ce à quoi on est en train d'assister, c'est à l'effondrement de la structure de la géopolitique issue de la Seconde Guerre mondiale côté américain.

C'est ça qui est en train d'arriver. Et face à ça, eh bien toutes les structures politiques anciennes vont être balayées. Voilà.

C'est-à-dire que bientôt...

Déjà, la scène politique française n'est plus qu'un champ de ruines. Et bientôt, eh bien il n'y aura plus que quoi ? On va nous mettre en avant Mme Le Pen ?

Ça sera Mme Le Pen ou M. Asselineau. C'est ça, la réalité de la situation.

Eh ben votre choix est rapidement fait. Croyez-moi, nous avons devons nous des évolutions extrêmement favorables pour notre mouvement politique et pour le plus grand bien de la France, je dirais même des évolutions assez prodigieuses. D'une façon ou d'une autre, en 2017, l'avenir nous appartiendra.

Vive la République et vive la France.