François-Xavier Bellamy invité de BFM Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction aux premières paroles du pape Léon XIV appelant à la paix en Ukraine et à Gaza ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que le pape est un homme politique selon vous ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Faut-il envoyer des troupes européennes pour sécuriser un cessez-le-feu en Ukraine ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau a parlé de "fabrique de barbares" après le rodéo d'Évian. Vous partagez cette analyse ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Un référendum à plusieurs questions est-il constitutionnel ?
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Bruno Retailleau est-il indépendant de Macron selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01François-Xavier BellamyFait
« Il appelle à un cesser le feu à Gaza, à une paix en Ukraine. Il s'adresse directement aux grandes semondees et il dit plus jamais la guerre, plus jamais. »
- 4:01François-Xavier BellamyChiffre
« L'an dernier, les Européens ont acheté 79 % de tout leur matériel militaire à l'extérieur de l'Europe, dont 63 % aux États-Unis. »
- 6:01François-Xavier BellamyFait
« Faire l'exact inverse de ce qu'on fait aujourd'hui en France. Aujourd'hui, pour aller en prison, il faut avoir déjà récidivé plusieurs fois. »
- 8:01François-Xavier BellamyFait
« La droite a proposé les parlementaires, les républicains depuis des années maintenant, nous avons mis sur la table la proposition d'un référendum sur l'immigration. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, on a découvert effectivement le pape Léon XIV pour sa première prière dominicale. Vous avez entendu, on se demandait si ça allait être un pape politique. On a déjà la réponse.
Il appelle à un cesser le feu à Gaza, à une paix en Ukraine. Il s'adresse directement aux grandes semondees et il dit plus jamais la guerre, plus jamais. Qu'est-ce que vous pensez de ces premières paroles qu'on a entendu cette semaine et encore ce matin de ce nouveau pape Léon XIV ?
Au fond, il y a une grande cohérence avec le premier message qu'il a porté dans ses premiers mots il y a quelques jours, il avait commencé par cet appel à la paix et je crois que c'est vraiment le message que le monde a besoin d'entendre aujourd'hui. Un un un intellectuel a publié récemment un livre qui s'appelle l'âge des prédateurs, Julianoda Empoli. Et c'est vrai qu'on a le sentiment de vivre dans un monde où les prédateurs font leur retour, où la force pourrait primer sur le droit, où le souci de la justice et de la conscience disparaîtrait derrière la le pouvoir de la violence.
Je crois qu'on a on a on a besoin et ça fait du bien je pense à tous ceux qui regardent ce pape qu'il soit chrétien ou non, ça fait du bien de voir qu'il y a une voix pour appeler à la paix, appeler à la justice et pour refuser l'expression de cette violence décomplexée qui semble caractériser le monde qui se dessine sous nos yeux. Qu'est-ce qui vous a marqué justement dans les premiers jours de ce pape ? On dit c'est un pape américain.
On dit c'est un pape anti Trump. Est-ce que ce sera le cas ? Vous savez, je crois qu'il il y a toujours une grande tentation qui est de vouloir faire rentrer l'église dans les catégories de la politique.
Euh l'église, elle a son rôle à jouer. C'est une institution qui est extérieure à l'exercice politique et partisan. Et donc il faut il faut à mon avis se garder de vouloir mettre dans des cases les les pap entre la présidence Trump et ce choix d'un pape américain néanmoins.
Je pense pas que l'intention du pape soit de rentrer dans le débat politique américain. Il dira ce qu'il a à dire avec la force de sa parole parfois à contre-courant, c'est certain. Mais encore une fois, ce serait vraiment je on est dans dans une émission politique ce matin et la politique a son lieu.
Mais je crois que ce serait dommage d'une certaine façon de vouloir appauvrir la parole que peut avoir un pape en la faisant rentrer dans les catégories de la politique partisane. Mais c'est un homme politique le pape ? Non, c'est quelqu'un qui a pour euh je crois que Jean-Mie Guois le disait très bien à votre antenne il y a un instant, il a une mission fondamentale d'abord vis-à-vis des des catholique euh mais aussi vis-à-vis du monde qui est de réveiller la voix de la conscience.
Cette exigence de la conscience, c'est moi je le dis comme professeur de philosophie aussi un très grand héritage de la civilisation européenne. Le sentiment que notre action, que nos engagements, que nos choix doivent être conduits par la préoccupation pour le bien, pour le juste, pour le sens de la dignité humaine. Et je ne doute pas qu'il va rappeler cette exigence là.
Il l'a fait ce matin sur la question de l'Ukraine, sur la question de Gaza, sur le sujet des otages. Je ne doute pas qu'il portera ce message-là. C'est un message qui doit éclairer, parfois réveiller les politiques, mais c'est un message qui ne rentre pas dans la controverse politique.
Alors, quand il parle de l'Ukraine, quand il parle de Gaza, il dit plus jamais la guerre, est-ce que ça veut dire la paix à tout prix ? Ça veut dire que nous avons euh bien sûr le devoir de faire la paix. Il parle de de de l'Ukraine en espérant une paix juste et durable.
Donc pas n'importe quelle paix, une paix qui soit capable de durer, qui ne soit pas seulement une sorte d'intermittence entre deux agressions et puis une paix qui soit juste et qui permette de garantir le droit des peuples à déterminer leur avenir. Je pense que c'est cela que les que les que les Ukrainiens espèrent. C'est cela que l'Europe doit défendre.
Et le pape peut peser là-dessus. Et le pape, j'espère, peut peser là-dessus. On on sait que le pape François avait déjà déployé beaucoup de de d'efforts de diplomatie, même si sa position sur l'Ukraine était contestée, on a jugé qu'il était qu'il n'avait pas suffisamment condamné l'invasion russe.
La difficulté de la position dans laquelle se trouve un pape, c'est que c'est qu' il doit justement réussir à faire en sorte que les deux parties qui sont en conflit se parlent. C'est toujours, j'imagine, un exercice infiniment délicat. Mais mais aujourd'hui, en tous les cas, le le je crois qu'il n'y a aucune ambiguïté dans les propos du pape Léon XIV euh qui qui l'a reconnu clairement même quand il était encore simple évêque et qui le dit aujourd'hui, ce qui compte et je crois que c'est cela qui est en jeu au fond, c'est pas seulement la question de la Russie, c'est demain la tentation de la Chine à l'égard de Taiïwan.
C'est finalement les tentations qui ressurgissent dans le monde dont nous héritons. Après la Seconde Guerre mondiale, nos aînés ont construit un monde dont le principe était qu'il devait être régi par des règles. Et la première de ces règles, c'est qu'on ne déplace pas des frontières avec la violence.
Et je crois que le le principal défi que nous avons à relever aujourd'hui, y compris en Europe, c'est de garantir que la violence ne puisse pas faire le droit. Et ça ça suppose qu'on soit capable de s'en donner les moyens nous en France en Europe de se donner les moyens de protéger nos principes et de les protéger d'une manière très déterminé. Alors justement le président ukrainien Volodimir Zelenski a rassemblé autour de lui hier à Kief les principaux leaders européens.
Il y avait bien sûr le président Emmanuel Macron, le premier ministre britannique, le nouveau chancelier amant Frederich Schmers. Ils ont posé un ultimatum à Vladimir Poutine. Ils disaient "C'est le feu de 30 jours dès demain ou alors il y aura de nouvelles sanctions." Vladimir Poutine a répondu lui avec une contreoffre euh pour dire qu'il était d'accord pour des discussions directes entre l'Ukraine et la Russie.
Mais pas question d'un cesser le feu. Épilogue ce matin avec justement le président Zelenski et le président Macron qui disent "Non, il n'y aura pas de discussion sans cesser le feu. Est-ce que les Européens n'en demandent pas trop ?" C'est une évidence Guillaume d'Ar, c'est une évidence.
On peut pas discuter et notamment on peut pas avoir une discussion directe avec quelqu'un qui est en train de vous bombarder et qui bombarde des populations civiles, qui bombarde des villes, des quartiers d'habitation. On peut pas avoir une discussion de paix avec quelqu'un qui continue de faire la guerre. Parce que vous savez, j'avais entendu y compris autour de la nouvelle administration américaine des voix qui disaient finalement est-ce que les Ukrainiens veulent vraiment la paix ?
Est-ce que ça n'est pas eux qui sont les vates en guerre ? Aujourd'hui, on le voit très bien, c'est Vladimir Poutine qui a voulu cette guerre et c'est lui qui veut qu'elle se poursuive. Les Ukrainiens sont prêts à se cesser le feu.
Il l'appelle, il le demande et on comprend bien pourquoi. Le jour de pâqu, encore une fois, il y a eu des des victimes civiles causées par des bombardements russes. Il y a quelque chose d'intolérable dans l'idée qu'on puisse ouvrir une discussion de paix sérieuse et solide dans un tel contexte.
Amandide. Et si on parvient à un accord de paix, c'est c'est le feu qui se prolongerait. Est-ce qu'il faut envoyer des troupes européennes pour sécuriser des forces européennes pour sécuriser cet accord de cesser le feu ?
Emmanuel Macron dit que c'est la clé euh dans le Parisien et il précise qu'il faut le faire comme une réassurance dans les heures ou sur des points stratégiques éloignés de la ligne de front. L'Europe doit prendre sa part dans cette garantie parce que c'est la sécurité de notre continent qui est en jeu. Il ne s'agit pas d'envoyer que tout le monde soit bien clair là-dessus.
Il ne s'agit en aucun cas d'envoyer des soldats combattre la Russie sur un front ouvert, mais de garantir la sécurité retrouvée en Ukraine après un accord de paix en déployant des forces militaires. Maintenant, la vraie question qui se pose pour nous en réalité, c'est vous le disiez à l'instant, est-ce que les Européens ne vont pas trop loin ? Est-ce que les Européens ont les moyens de ce travail de dissuasion ?
Et notre devoir aujourd'hui, c'est de reconstruire notre capacité militaire parce que depuis trop longtemps, les pays européens avait accepté de vivre dans une forme de dépendance à l'égard de leur alliés américain. Ça réveille Vladimir Poutine en tout cas, ça le fait réagir. Mais ce qui compte, c'est que ça nous réveille surtout.
Ce qui compte, c'est que les Européens aujourd'hui se réveillent et comprennent qu'ils ne peuvent plus rester dans cette dépendance. Ouais. Si les Américains disent "Nous, on ne participe pas à sécuriser un cesser le feu, est-ce qu'on peut le faire seul nous les Européens Clairement, je pense qu'aujourd'hui nous avons besoin de la garantie américaine.
C'est indispensable et nous devons nous donner les moyens de pouvoir demain, mais ça va prendre du temps, de pouvoir demain décider de notre destin sans leur demander leur avis. Mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à l'expérience de cette dépendance. L'an dernier, les Européens ont acheté 79 % de tout leur matériel militaire à l'extérieur de l'Europe, dont 63 % aux États-Unis. et je me suis battu au Parlement européen en portant un texte très important qui s'appelle EDIP, un texte sur l'industrie de défense en Europe pour renverser cette dépendance.
Et on a gagné ce combat. C'était il y a quelques jours au Parlement européen. On a fait voter un texte qui dit que maintenant l'Europe investira dans les moyens de notre défense si seulement ces armements sont composés à 70 % de composants européens conçus en Europe et entièrement souverain dans leur utilisation.
C'est un renversement complet de cette logique. C'est déjà un immense travail, un immense combat qui a été euh gagné au cours de ces derniers mois. Je suis très fier de ça.
Mais encore une fois, maintenant la clé c'est de le déployer concrètement et on a d'ailleurs nous Français une très grande carte à jouer là-dedans, y compris d'un point de vue industriel. Ça peut être une grande chance pour nous parce que la France a été depuis longtemps pour son industrie, pour son armée, le pays d'Europe qui incarnait le plus cette capacité. François Xavier Béami, dans un instant, vous nous direz si vous êtes bien sûr BFM politique, notre invité François Xavier Bellami.
Merci d'être avec nous, député européen, vice-président des républicains. Ce drame qui s'est déroulé effectivement hier à Évian les bains, un rodéo urbain avec un pompier qui a été fauché délibérément par un jeune de 19 ans multirécédiviste qui est même allé jusqu'à lui cracher dessus après l'avoir fauché, cracher sur les personnes qui lui venaient en secours et lui prodiguait des soins. Bruno Rotaillot a immédiatement réagi. s'est rendu sur place.
Il évoque, je cite, une société qui a engendré une fabrique de barbare. Un barbare, on a regardé la définition, c'est précisément, je cite, celui qui n'est pas encore ou qui n'est plus civilisé. Est-ce que Bruno Rotaillot va trop loin quand il emploie ses mots après ce drame ?
Parce que vous trouvez que c'est l'expression de la civilisation de cracher sur la personne qu'on vient de faucher volontairement, il a parfaitement raison. Et moi je le dis depuis je je partage le sentiment de Bruno Rota. Je le dis depuis des années.
J'ai publié en 2014 un livre sur la crise de l'école et dans ce livre je parlais déjà de cette réalité de l'ensauvagement auquel nous sommes confrontés de cette sauvagerie qui fait qu'aujourd'hui la vie ne vaut plus rien dans cette situation terrible. Sauvages qui ont fait ça c'est le résultat d'unauvagement. Et cet ensauvagement, c'est bien sûr le crime de cet individu qui doit être sévèrement puni, mais c'est aussi la faillite d'un état.
C'est une faillite collective et c'est une faillite très profonde parce que cet enauvagement ne vient pas de rien. Il ne vient pas de cause qu'il serait impossible d'identifier. La faute à qui ?
Il y a, je crois deux grands problèmes qui se rejoignent dans cette histoire. Deux problèmes majeurs parce que ça n'est pas un fait isolé. Si c'était un fait isolé, on pourrait se dire bon, c'est un c'est d'une certaine manière le la situation d'une personne isolée, un individu particulier au marge de la société.
Non, le même soir dans un rodéo urbain également un jeune de 23 ans a été délibérément tué. La semaine dernière, c'est un élu qui a été agressé parce qu'il avait tenté de mettre fin à un rodéo. Il y a 48 he à Bordeaux.
La police a essayé de dissiper un rodéo de 1000 personnes. La faute au fait que pendant des années, d'abord, nous avons assisté à l'impunité progressive de ceux qui se rendent coupables de crimes ou de délit et notamment chez les plus jeunes. La droite pouvoir pendant une bonne partie de ces dernières années, mais c'est une faillite collective.
Je n'ai aucun problème pour assumer que c'est d'une certaine manière très loin qu'il faut trouver les causes de ce qui se produit aujourd'hui. Ça n'enlève rien au fait que malheureusement l'impuissance de notre chaîne pénale a été très considérablement aggravée depuis la présidence de François Hollande jusqu'à aujourd'hui. La vérité c'est que qui a défait les peines planchées ?
Qui a Oui mais là sur les rodéos François Xavier Bellami il y a une loi qui est déjà très sévère qui a été votée en 2018. Donc concrètement on fait quoi ? C'est pas c'est pas seulement les rodéos l'individ pardon l'individu l'individu parce que c'est quand même important l'individu qui a attaqué ce pompier volontairement rappelons-le et qui lui crache dessus alors qu'il est à terre cet individu a été déjà condamné à plusieurs reprises.
Il était en train d'être soumis à une procédure judiciaire et devait être présenté pour consommation et trafic de stupéfiant à des juges dans quelques jours seulement. Il s'était vu retirer son permis de conduire pour conduite sous stupéfiant. On voit très bien qu'en réalité le fait d'avoir été plusieurs fois condamné sans que cela ne conduise réellement à une sanction effective, cette situation là est la cause de cette euh accélération dans la délinquence.
Faire l'exact inverse de ce qu'on fait aujourd'hui en France. Aujourd'hui, pour aller en prison, il faut avoir déjà récidivé plusieurs fois. Il faut des peines de prison même courtes mais très rapides immédiatement après le premier déligave immédiatement.
Et c'est comme ça qu'on sortira de cette période Alors après ce drame, Laurent Vokier a demandé la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre pour qu'elle n'ait plus peur de rétablir l'ordre et protéger les Français quoi qu'il en coûte. Quoi qu'il en coûte, c'est pas une expression qui ouvre la porte à tous les dérapages, à tous les excès. Non, mais le coût il est payé aujourd'hui par la société française tout entière et le coût il est exorbitant.
Ce qui coûte aujourd'hui à la France, c'est ce qui est payé, ce sont les larmes de tous ceux qui entourent ce pompier. ses proches, sa famille, de tous ceux qui sont en train de perdre un frère, un enfant, un camarade qui est en train de de lutter sur son sur son sur son sur son lit d'hôpital pour tenter de de survivre. Le coup, c'est la souffrance que vivent aujourd'hui tous les Français qui subissent cette spirale de violence que rien ne peut endiguer.
Quand un ancien ministre de l'intérieur vient nous expliquer maintenant qu'il n'y a plus un endroit sûr en France, je dis que le prix maintenant, c'est les Français qui le payent. Et donc oui, il faut d'accord avec Gérald Arman en l'occurrence qui avait dit cela. Le le vrai problème c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant pour sortir de ça ?
Et et la et la deuxième cause profonde de cette situation-là, la première c'est l'impunité qui vient de l'incapacité de notre chaîne pénale à assurer une réponse efficace en terme de sanction. Le deuxième problème majeur, essentiel vital, c'est celui de l'éducation, c'est l'école. Et et je le redis, on n'arrive pas à cette situation là sans qu'on ait laissé faire en effet la barbarie.
La barbarie, elle ressurgit partout où la culture n'est plus transmise. Ça fait des années que notre système scolaire est en train de s'effondrer sur lui-même et ça fait des années qu'on s'étonne de voir ressurgir partout où on n'a pas su enseigner, partout où l'autorité du professeur n'a pas été respectée. Cette question de l'éducation, ça pourrait peut-être être l'une des questions qu'Emmanuel Macron posera dans le référendum qu'il semble vouloir proposer aux Français à l'automne.
C'est ce que vous écrivez Ludovic Vigogne ce matin dans les colonnes de la tribune dimanche, il va s'exprimer mardi soir. On va venir dans un instant au thème mais d'abord sur la forme, ça pourrait être un seul bulletin avec trois questions. Est-ce que c'est une bonne idée, une bonne formule ?
Écoutez, un référendum, c'est un outil constitutionnel déterminant. Je crois qu'il faut retrouver l'usage du référendum. Il faut le retrouver plus fréquemment.
Si on a plusieurs questions à poser aux français, on organise plusieurs référendums. C'est pas plus compliqué que ça. Mais ce qui me frappe, c'est que ceux qui aujourd'hui nous parlent d'organiser des référendums, sont ceux qui nous ont empêché de les proposer aux Français sur les sujets sur lesquels pourtant ils attendent. désespérément de pouvoir enfin s'exprimer.
La droite a proposé les parlementaires, les républicains depuis des années maintenant, nous avons mis sur la table la proposition d'un référendum sur l'immigration. Ce référendum a suscité l'opposition de tous les groupes macronistes et ensuite pour terminer la censure du Conseil constitutionnel. Je crois que les Français ne comprendraient pas un seul instant aujourd'hui qu'on leur demande leur avis par référendum sur les rythmes scolaires alors qu'on leur refuse de s'exprimer sur la question migratoire.
Le référendum sur l'immigration, c'est une clé pour déverrouiller tous les blocages jurisprudentiels qui sont aussi en cause. Trois questions, c'est pas la bonne méthode, hein. Vous dites une question, un référendum.
Mais la vérité c'est que ce serait même légalement, je lisais dans la tribune dimanche ce matin, un article qui nous explique que pour faire un référendum à plusieurs questions, il faut en réalité sortir du cadre légal prévu par la Constitution. Je crois que si on accepte de sortir du cas légal prévu par la constitution pour faire un référendum, alors faisons un référendum sur l'immigration puisque c'est exactement ça qu'on nous avait. Mais interroger les Français sur leur quotidien comme peut le faire le chef de l'État, pour vous, ça vous paraît un gadget he parmi les sujets sur lesquels ils pourraient leur demander leur avis, il y a l'accès aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, les moments solo, la fin de vie, le le travail et son financement.
Pour vous, il y a aucun des ces sujets là qui mérite qu'on consulte les Français. Mais tous sont des sujets très importants. La question par exemple de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux pour moi c'est un sujet majeur.
Et au Parlement européen, je porte et je l'ai dit cette semaine dans l'hémicycle à Strasbourg, un travail indispensable pour imposer aux réseaux sociaux pour commencer de vérifier l'âge de ceux qui euh créent un compte sur leur plateforme. Je pense à TikTok. Aujourd'hui, on est supposé ne pas pouvoir créer un compte TikTok en dessous de 13 ans.
En réalité, on sait que déjà à 7 8 ans, une grande partie des jeunes ont déjà un compte sur TikTok. Donc, sortons de cette hypocrisie, commençons par là et ensuite, je pense qu'il faudra aller plus loin et conditionner l'accès aux réseaux sociaux à une véritable minorité qui soit définie par la loi. Mais ça c'est un sujet dont les parlements peuvent se saisir.
François Xavier Bam, la vérité c'est pourquoi pardon pourquoi est-ce qu'on a besoin d'un référendum sur l'immigration ? Parce que on est devant tellement de blocag jurisprudentiel que demander au français de trancher ce débat, c'est rendre au peuple souverain le dernier mot sur cet enjeu. On n pas besoin d'un référendum pour que les parlementaires se saisissent de ce qui est de leur responsabilité.
Sur la fin de vie, par exemple François Xavier Bellami, on sait que ça divise profondément la société française, les politiques. Est-ce que le référendum c'est une bonne méthode pour trancher ce sujet et ce débat ? Moi, je crois que le Parlement est un lieu naturel parce qu'il est l'expression de la volonté des Français.
C'est un lieu naturel pour trancher des décisions comme celle-là. Encore une fois, le référendum, vous avez peur d'un référendum sur la fin de vie ? Mais pas du tout.
Je je euh Quelle est la valeur ajoutée d'un référendum ? Le but d'un référendum, c'est quand on touche à des blocages politiques majeurs de venir devant le peuple français souverain pour qu'il puisse avoir le dernier mot. C'est évidemment le cas sur la question de l'immigration.
Pourquoi est-ce qu'on ref sur la question de la fin de vie ? sur considérer sur la fin c'est comme c'est un choix en conscience comme vous dites enfin un choix extrêmement personnel et intime ça peut peut-être être un b intéressant le référendum précisément sur la fin de vie je dis pas que la question n'est pas intéressante qu'elle n'est pas important qu'elle n'engage pas le le le la conscience de tous les Français on peut imaginer un référendum pourquoi pas mais le sujet qui me paraît le plus urgent à trancher par référendum c'est le sujet qui est prisonnier d'un bloc politique manifeste et moi, j'observe que ceux qui se montrent tellement à pour proposer un référendum sur la fin de vie alors qu'on a une discussion parlementaire en cours en ce moment même exactement sur ce sujet sont ceux qui refusent de donner la parole au français sur la question que pourtant ils pourraient parvenir à débloquer par leur vote souverain dans les urnes. Et si le chef de l'État choisit d'autres thèmes que celui que vous vous pour lequel vous vous plaidez qui qui l'immigration s'il choisit des thèmes de la société, il faudra boycotter ce référendum.
Non, on participera évidemment à un débat référendaire, quel qu'il soit, quel que soit le choix que le chef de l'État voudra faire. Mais mais je le redis, je crois et d'ailleurs euh une majorité de Français aujourd'hui certainement est de cet avis, je crois que le grand danger ce serait qu'à pas après avoir privé les Français de référendum depuis si longtemps, parce que ça fait très longtemps maintenant qu'on n pas vécu de référendum et que notre démocratie vit toujours sous d'une certaine manière l'ombre portée de la blessure de confiance qu'a constitué le référendum de 2005. Après avoir oublié le référendum pendant si longtemps, on ne l'utilise plus que comme un gadget pour occuper l'opinion au lieu d'en faire vraiment ce qu'il doit être l'occasion de trancher des débats de fond.
François Xavier Béami, dans une semaine, les sur la fin de vie, parlons-en, c'est un sujet majeur. Les adhérents des républicains seront en train de voter pour leur nouveaux présidents. Vous soutenez Bruno Rotaillot.
C'est donc un duel entre Bruno Rotaillot et Laurent Voquet. Laurent Voquet qui juge ce matin dans les colones de nos confrères du Parisien que Bruno Rotaillot est l'otage d'Emmanuel Macron et de François Bairou. Avoir dit-il.
Un président des Républicains qui en même temps membre d'un gouvernement macroniste conduit évidemment à la dilution dans le macronisme et à la fin de la droite. Qu'est-ce qui nous garantit ? Qu'est-ce qui garantit aux adhérents des républicains que Bruno Rotaillot sera indépendant ?
Mais parce que je pense qu'il voit tous qu'il l'est. Tous les Français voi bien que Bruno Rota ne se laisse dicter ni sa parole ni son action par aucune espèce de d'illusion dans le macronisme quel qu'il soit. Vous le disiez à l'instant en évoquant cette euh tragédie de ce ce rodéo que nous avons tous vu avec euh avec effroi.
Bruno Rotaillot a-t-il modéré sa parole ? A-t-il euh tu quelque chose qu'il pensait ? Non, vous l'avez dit, il va très loin.
Il parle de ce risque de barbarie qui traverse la société et même si ça doit choquer et bien je crois que c'est ce qui fait qu'aujourd'hui il rencontre un vrai écho dans l'opinion, c'est que Bruno Retaillot ne fait pas comme si tout était normal. aujourd'hui comme ministre de l'intérieur, il n'a pas tous les moyens d'agir parce que nous n'avons pas encore une majorité politique pour changer la loi comme il le faudrait sur les sujet essentiel pour la sécurité des Français. Mais au moins, il ne fait pas comme si il ne laisse passer, il ne sombre pas dans le déniis de réalité et c'est cette indépendance qui fait que les Français ont reconnu sa sa valeur dans ce gouvernement.
Est-ce que pour l'élection présidentielle qui suivra pour 2027, vous souhaitez que le plus fort à droite et au centre soit celui qui a auquel cas pour l'instant c'est Édouard Philippe dans les sondages et est-ce que vous le suivriez si c'était si c'était toujours le cas à l'approche de l'élection ? Moi je crois qu'on a 2 ans devant nous. Si vous considérez parenthèse que Dor Philippe est à droite et de votre famille politique et ben c'est une c'est une vraie question quand on regarde le bilan.
Euh moi je ne crois pas que l'avenir de la France ce soit de fermer des centrales nucléaires, d'augmenter la dette publique et euh de créer des tensions sociales majeures en en punissant les automobilistes avec une écologie euh parfaitement idéologique. Euh donc la vraie question c'est qu'est-ce qu'on veut maintenant pour l'avenir ? Je ne suis pas jamais euh tombé dans le macronisme.
Je n'y ai jamais cru parce que je n'ai jamais cru au en même temps et notre devoir aujourd'hui c'est de sortir du en même temps qui a fait tant de mal à la France. à droite les Macronist sont bannis de la droite pour toujours. Non, la question c'est comment si certains veulent rejoindre demain soutenir le projet d'une droite qui assume de défendre de nouveau la clarté d'une ligne nécessaire au pays, je crois qu'il faudra que les électeurs qui qui soutiendront ce projet reviennent de partout.
Qu'ils reviennent de de ceux qui ont peut-être voté pour Emmanuel Macron dans le passé, ceux qui ont peut-être voté pour Marine Le Pen ou pour Éric Zemour. Il faudra que des électeurs de droite retrouvent la formation politique qui pourra les représenter pour rendre à la France la majorité dont elle a besoin pour sortir de la crise qu'elle traverse. Et ça ça suppose que pendant les 2 ans qui viennent, nous consacrions tout notre effort à reconstruire une famille politique qui soit claire dans ses convictions, qui soit déterminée dans l'action et je crois que c'est ce que nous ferons autour de Bruno Rotaillot en attendant le rendez-vous décisif de 2027.
Ce matin dans les colones du Parisien, Laurent Voquier appelle à un grand rassemblement de la droite de Gérald Arrmanin à Sarah Knafo. Ça vous irait de duquel des deux vous vous sentez le plus proche, de Gérald Armanin ou de Sarah Knafo ? Et je je viens de vous le dire exactement dans ces termes-là, je peux le répéter.
Je crois qu'il faudra que les électeurs reviennent vers la formation politique qui sera de nouveau capable de les représenter. Les électeurs de droite, vous savez, il faut le reconnaître avec lucidité, avec humilité. Pendant les dernières années, ils ont pu avoir le sentiment que la formation politique qui avait pour mission de les défendre ne leur ressemblait plus, ne les représentait plus.
À nous de faire le travail nécessaire, à nous de nous retrousser les manches pour qu'ils aient de nouveau confiance et que nous puissions les réunir et les rassembler. Si vous êtes d'accord avec ce que dit Laurent Vier, finalement, quelle est la différence entre Laurent Vouquier et Bruno Rota ? Ben, c'est une chance d'avoir une diversité de talent et au fond, je crois que c'est une chance aussi de constater dans cette élection.
Alors plus, pourquoi plutôt Bruno Rotaillot que le renvoqué ? de constater dans cette élection qu'il y a pas de droite irréconciliable. Oui, c'est vrai, il y a pas de fracture insurmontable, il y a pas de ligne qui sera totalement incohérente mais c'est vous savez je crois si on regarde maintenant cette campagne qui est en train de se terminer avec un regard rétrospectif, il y a 3 mois tout le monde nous disait "Ça va être la guerre des chefs, vous vous en souvenez certainement.
Il va y avoir du sang sur les murs, la droite va se déchirer comme elle en est la spécialiste qui a pas été trendre." Enfin honnêtement aujourd'hui ce que je vois c'est que chacun a pu faire valoir ses arguments d'une manière exigeante mais paisible et que demain et c'est ça qui compte le 18 mai, nous serons tous un derrière celui qui vous retrouvez affaire suivante avec Dominique Ris et Ronald G. Merci Amandine, merci Ludovic.
François-Xavier Bellamy