Naïma Moutchou était l'invité de l'émission politique du pôle Outre-mer de France Télévisions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55RelanceRéponse partielle
Pourquoi le projet de loi sur la vie chère n'est-il pas encore adopté après un an ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Quels sont les leviers concrets pour réduire la vie chère dans les outre-mer ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Que sera le grand rendez-vous économique du 1er octobre à la Banque de France ?
- 4:37RelanceRéponse partielle
Pourquoi le texte sur la vie chère n'a-t-il pas été adopté plus tôt ?
- 5:54OuverteRéponse partielle
Partagez-vous le diagnostic de Manuel Valls sur les pratiques économiques coloniales ?
- 7:05RelanceRéponse directe
La reconstruction de Mayotte est-elle un échec de l'État français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Promesse
« 2026 ne sera pas une année d'inaction pour votre ministère demandant être jugé sur vos actes. »
- 1:05Fait
« Un projet de loi concernant la vie chère est prêt. Il ne faut pas attendre. »
- 7:45Chiffre
« 11 % simplement des crédits prévus pour 2026 qui ont réellement été dépensés. »
- 8:20Chiffre
« Les crédits sont là et seulement 12 % ont été engagés pour la reconstruction. »
- 10:04Fait
« Le budget a mis très longtemps à être voté compte tenu de la situation politique. »
- 13:42Fait
« Mayotte ne peut pas supporter le niveau d'immigration qui est si aujourd'hui. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue face aux outresem ces 30 minutes d'entretien avec une personnalité politique nationale pour la confronter aux réalités concrètes des outremères. Le tout sans langue de bois. Bonjour Naïam Moutchu. Bonjour. Vous êtes ministre des outresemes, la 11e en 9 ans depuis l'accession d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Modeste ou réaliste dans le contexte budgétaire actuel, vous ne promettez pas le grand soir mais plutôt une succession de petit matin. Lors de votre cérémonie des vœux, c'était en début d'année. Vous avez promis de vous battre pour les outre mères avec vos tripes. Je vais me battre et je vais me battre un peu plus fort. Je vais me battre peut-être avec davantage de tri prédécesseurs. Là-dessus, vous pouvez compter sur moi. Naï
Amchou vous avez promis également que 2026 ne sera pas une année d'inaction pour votre ministère demandant être jugé sur vos actes. Alors pour revenir sur vos paroles et sur vos actes depuis 11 mois que vous dirigez ce ministère, vous voilà face aux outemères. Commençons par la préoccupation numéro 1 des outremères La vie chère. Bien sûr, vous-même vous avez dit en faire votre priorité et lors de son discours de politique générale en octobre de l'année dernière, le Premier ministre Sébastien Lecornu disait ceci : "Un projet de loi concernant la vie chère est prêt. Il ne faut pas attendre." Alors, ce projet de loi, vous l'annoncez désormais pour le mois de janvier, on va en parler. Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que publiquement, en tout cas rien ne se passe depuis un an sur cette
urgence de la vie chère ? Naimamoutu ? Alors, d'abord, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas parce que j'ai remis j'ai remis l'économie au centre justement de mon action. Quand je suis arrivée au ministère, il y a quelque chose qui m'a d'abord tout de suite frappé, c'est que le sujet économique était relativement désinvesti. Alors moi j'ai une conviction très profonde, c'est que la meilleure politique sociale, en tout cas le début de la politique sociale passe par l'économie. Si on veut sortir les outremèes de leur dépendance à la dépense publique, il faut qu'on parle d'économie. Et alors ça c'est très concret. La politique économique, c'est pas que des lignes budgétaires, c'est pas qu'un texte. Euh c'est le ticket de caisse, c'est le prix du logement, c'est
aussi la qualité de l'emploi, c'est tous ces sujets à la fois. Ça, on va en reparler le le 1er octobre. C'est ça pour avec choose outreem, ce sera la Banque de France. Oui, absolument. On va avoir un grand événement national, un grand rendez-vous économique très bientôt qui est un événement d'ailleurs inédit le 1er octobre à la Banque de France, choose outreem. Concrètement, à quoi ça va ressembler ? quoi ça va aboutir pour les autres mères pour ces économies qui sont très dégradées. C'est alors ça n'est pas qu'une journée, c'est vraiment le début d'une stratégie parce que moi je veux développer une feuille de route économique mais ce grand rendez-vous il va être l'occasion de rassembler de rassembler les investisseurs, de rassembler les entreprises quel que soit leur taille,
de rassembler les décideurs publics, que ce soit Business France, la BPI, banque des territoires, tous ceux qui interviennent dans les dans les outresem. L'État bien évidemment sera au rendez-vous. les entreprises, je je dis entreprise mais entreprises privées aussi hein, pour qu'on puisse organiser un moment de rencontre, pour qu'on puisse aussi mettre des investisseurs face à des projets. J'auraiis l'occasion aussi d'annoncer la création d'un fond à Impact qui sera doté de plusieurs millions d'euros qui sera dédié aux outresemes pour financer pour financer des projets dans les territoires à la place de l'État parce que l'État n'a plus d'argent. Mais parce que alors ma conviction là aussi elle je ne dévirai pas de ça. Il faut que l'État soit stratège. L'État ne peut
pas tout. L'État ne peut pas tout, y compris dans les territoires ultramarins et l'État ne doit pas tout. Il doit pas se mettre à la place des acteurs économiques. Notamment quand je rencontre un un entrepreneur, il me dit pas il faut que vous fassiez à ma place. Il me dit on a besoin de soutien, on a besoin d'encement, d'accompagnement et de cadre. C'est ce que je veux pour les territoires ultramarins, un état qui redevienne stratège et c'est aussi ça de choses outreemè c'est l'État qui organise mais après sont les acteurs qui voient ensemble. Donc je le fais là avec chutre mer, je le fais avec la feuille de route économique que je suis en train de développer pour dire on va vous accompagner sur un certain nombre de sujets sur la question des délais de
paiement sur la vie chère avec le texte que vous avez évoqué sur lequel je continue à travailler qui va revenir effectivement dans les débats au mois de janvier au mois à partir du mois de janvier c'est la volonté du premier ministre mois après que le premier ministre a dit c'est une urgence il ne faut pas attendre parce qu'il a fallu du temps aussi il nous a fallu du temps pour adopter un budget d'abord pour le pays et pour les outresemes il nous a fallu du temps aussi pour construire un texte sérieux parce que on peut avoir un texte qui fait le titre pendant 48 hein. Moi ce que je veux c'est un texte qui produit faisait personne en première électro qui produise des résultats. Alors il fallait un peu de courage pour le dire. J'aurais pu me contenter effectivement de faire
adopter un texte il y a quelques mois. Non moi ce que je veux c'est des résultats concrets pour un sujet qui était très concret qui est un fléo dans la vie quotidienne des compatriotes ultramarins. C'est ce travail qu'on est en train de mener. Je le fais avec les députés. Je vais le poursuivre pour pouvoir présenter effectivement une feuille de route très précise, un texte plus abouti qu'on pourra effectivement soumettre au débat au mois de janvier. Et on peut vraiment croire que ce texte sur le contre la vie chère sera adopté définitivement avant la présidentielle. Le les délais sont courts pour tout ce que ce qui vous reste à faire. Mais c'est bien sûr ce que nous projetons. Il a été adopté au Sénat. Il reste l'étape assemblée nationale. On peut imaginer ensuite ce qu'on appelle
une commission une commission mixte paritaire qui réunissent députés et sénateurs pour un vote définitif. J'espère que les parlementaires seront engagés à mes côtés dans ce combat. Il y a une urgence, on peut y répondre. Alors, malgré la bataille présidentielle qui euh oui, parce que Oui, parce que c'est un sujet transpartisan. Je crois que on on est tous d'accord pour le dire. Ce sera euh presque un essai aussi pour ceux qui voudront passer la barre présidentielle. Est-ce qu'ils seront en capacité de montrer que ils ont un intérêt pour les outresemes ou pas ? Ce sera un test. Votre prédécesseur Manuel Vals avait évoqué à propos de ce sujet de la vie chère des pratiques économiques au reliant de colonialisme qui jouent un rôle d'étouffement de l'économie et du
pouvoir d'achat. Il visait notamment le groupe Bernard Aotte qui a un rôle très important notamment dans la grande distribution aux Antilles ou à la Réunion. Vous vous avez remplacé Manuel Vals. Est-ce que vous feriez le même diagnostic ? Je ne me réapproprie pas les termes de Manuel Vals. Ce que je veux c'est faire la transp la transparence sur la mécanique des prix. Ça oui. Hm hm. C'est fondamental. On sait que on paye plus cher, parfois beaucoup plus cher hein. Dans les Antilles, on peut avoir 40 % du prix du cadit plus cher. Il y a euh une partie du prix qui est composé par le fait que les territoires sont éloignés, donc il y a des prix de transport, mais il y a pas que ça, on le sait. Il y a un sujet de concurrence, il y a un sujet de de mécanique d'approvisionnement
et il faut s'attaquer à des lobbyes, à des grands groupes. En tout cas, alors il faut qu'on fasse attention parce qu'on a on a non mais on a besoin de tout le monde. Les grands groupes, ce sont aussi des emplois derrière. Donc je veux pas stigmatiser les grands groupes. En revanche, les appeler à faire des efforts. Oui, c'est des discussions qu'on a assez régulièrement, il y compris avec le groupe que vous avez mentionné tout à l'heure. Mais je veux faire participer tout le monde à ces efforts là. Si vous les si vous stigmatisez l'un ou l'autre, vous n'aurez personne autour de la table. Vous ferez pas avancer justement la cause et la lutte contre la vie chère. On passe à un autre dossier où les engagements du gouvernement tardent à se concrétiser. C'est en tout cas Mayotte.
En décembre 2024, le cyclone chido dévasté l'île. Emmanuel Macron était vivement interpellé par les habitants et il promettait de reconstruire Mayotte aussi bien que la cathédrale Notredame de Paris. On a été capable de rebâtir notre cathédrale en 5 ans. J'ai vu ça. Ce serait quand même un drame. On narrive pas à rebâtir Mayotte avec les Vous perdrez beaucoup si vous lâchez Mayotte. Résultat, vous étiez à Mayotte avec le premier ministre et d'autres ministres. Le mois dernier, la cathédrale Notredame à Paris est plus belle qu'avant l'incendie et Mayotte porte encore les stigmates du cyclonchido. Naimam Mouchou, est-ce qu'on peut parler d'échec de l'État français pour la reconstruction de Mayotte ? Ce que vous dites est vrai, la reconstruction a pris du retard, c'est trop long.
Quand on sait les besoins des Maoris en terme d'accès à l'eau, d'accès au logement, on peut pas se contenter de dire les financements sont là, les projets sont là, même si c'est vrai hein, ça ne suffit pas. Voilà, on raisonne pas par ligne budgétaire, ça n'a aucun sens. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? En effet, il y a deux lois qui ont été votées pour pour mettre en place cette reconstruction et finalement, on a un chiffre incroyable qui est sorti, c'est 11 % simplement des crédits prévus pour 2026 qui ont réellement été dépensés. Absolument. Les crédits sont là et seulement 12 % ont été engagés pour la reconstruction. C'est pour ça que avec le premier ministre, nous avons souhaité nous déplacer non pas pour faire les diagnostics, on sait la situation de
Mayotte, mais pour voir projet par projet, commune par commune quasiment où est-ce que ça bloque. Est-ce que c'est un sujet de foncier ? Est-ce que c'est un sujet d'ingénierie ? Est-ce qu'il y a des moyens qui manquent ? Est-ce qu'on a pas assez avancé aux maires aux communes qui fait qu'il y a des projets qui sont retardés et cetera et cetera. En fait, les communes, les ma disent beaucoup, c'est les retards de paiement de l'État qui qui retardent les chantiers. Alors, pour partie, les maires nous ont expliqué que les avances étaient pas suffisamment importantes, qu'ils avaient besoin de davantage effectivement de crédit pour engager les projets, sinon ils attendaient des mois et des mois. Premier ministre a dit très bien activement financier de l'État, on ne versera plus
30 % d'avance mais au moins 60 %. Donc vous voyez, on tire à partir à partir de là un engagement qui a pris le premier ministre. Donc on tire aussi les conséquences de ce qu'on a vu, de ce qu'on a entendu. C'est c'est le cas vraiment qu'on a fixé à l'occasion de ce déplacement, c'est de rentrer dans la maille, vraiment de rentrer dans le concret. On est plus dans les discours, on est plus dans les diagnostics. On essaie de voir dans le détail où sont les freins, où sont les leviers, qui est responsable. Ce qui nous permet nous une fois qu'on est rentré à Paris d'être dans l'exécution parce que c'est ça qui va compter les résultats. Il va y avoir un comité interministériel qui s'est réuni chaque mois pour mettre en tension un peu tout le monde sous sous l'autorité du premier ministre.
C'est le premier ministre qui reprend ce dossier en main. C'est c'est le premier ministre qui chapote parce que Mayotte c'est un sujet national he je vais vous dire président de la République premier ministre on est tous impliqués. C'est un sujet en plus très interministériel. Donc on va se réunir régulièrement une fois par main pour faire le point avec mes collègues ministres sur ce qui n'avance pas. tel projet, on a parlé d'accès à l'eau qui est un sujet fondamental. On surveille de très près la construction d'une usine de dessement qui va permettre d'augmenter les capacité d'accès à l'eau et cetera et cetera. Donc il y aura un suivi rigoureux, il y aura des comptes à rendre bien évidemment et puis on se on se on se redéplacera avec le premier ministre à Mayotte là aussi pour rendre
compte au Mauré. Et il a fallu un an pour se rendre compte que ça ne fonctionnait pas. En tout cas, c'est plus difficile que ça, si je peux me permettre, parce que d'abord euh le budget a mis très longtemps à être voté compte tenu de la situation politique. Il a des groupes qui n'ont pas voulu voter le budget. On les avait prévenu. Moi, je leur avais dit attention Mayotte est une nouvelle qu'elle est donnée en pérant les frais. Bon bah, la loi spéciale a fait que on a mis le pardon le vote du budget qui a mis très longtemps a fait que bah les crédits ont mis du temps aussi à arriver entre les mains du préfet pour qu'il puisse il puisse être déployé. Vous avez eu ensuite des élections municipales. Le temps que les maires se réinstallent, se réapproprient les sujets, il y a eu
beaucoup de changements de maire. Ça aussi ça un peu retardé. Cherche pas des excuses vraiment, je vous dis ce qui s'est passé objectivement. Puis on s'est retrouvé au mois de de mars, avril, mai, une fois que les conseils municipaux étaient en action. Bah voilà, à partir du mois de mai, on a déployé un certain nombre de crédits et puis on s'est rendu sur place avec le premier ministre pour faire en sorte que les choses s'accélèrent. Ce qui nous compte, ce qui compte pour nous maintenant, c'est vraiment l'avenir. Et vous avez vu l'association des maires de Mayotte, je crois, qui ont écrit euh un manifeste en 14 points pour euh adresser au candidats à l'élection présidentielle sur l'eau, notamment sur les sur l'éducation. Euh qu'est-ce que vous leur répondez à ces maires ? Euh
n'attendez pas la présidentielle, on va agir avant la présidentielle. Oui, mais on peut marcher sur de gens, vous le savez. Il faut qu'on soit dans l'action. Enfin, c'est mon rôle. Moi, je suis ministre des outresemèes. Je suis dans l'action. Je suis dans l'action pour Mayotte, pour m'assurer que la reconstruction prenne fort. Bien évidemment, il y a plusieurs mois utiles devant nous. Plusieurs mois utiles. C'est le sens du déplacement qui a été le notre Mayotte. C'est ce qu'on va faire, ce qu'on va décliner dans les prochaines semaines. Des résultats, des résultats et des résultats. Et puis les maires bien évidemment dans le rôle challenge aussi les candidats à la présidentielle. C'est normal. Il faut aussi que Mayotte se rappelle au bon souvenir des candidats à l'élection
présidentielle. Et puis il y avait déjà des problèmes avant le cycle de Chido à Mayotte, notamment les écoles. En tout cas, depuis la rentrée scolaire au mois d'août, il y a des manifestations de parents d'élèves, d'enseignants pour dénoncer la lenteur des réparations de certains établissements. On a toujours 70 % des écoles qui fonctionnent avec un système de rotation, les élèves qui vont soit à l'école le matin, soit l'après-midi. L'égalité, l'accès à l'éducation, le la promesse républicaine d'émancipation, on en est loin. Mayotte, c'est plus difficile pour un enfant Maoré de de s'élever. C'est c'est une situation difficile, elle est pas acceptable. C'est vrai. Absolument. Euh forcément, je m'identifie à ce qui se passe à Mayotte pour les petits enfants. Maoré,
ça existait déjà avant, c'est vrai, le cyclone Shido, le système de rotation. Shido a effectivement aggravé, amplifié encore euh cette difficulté. Il il faut qu'on en sorte. C'est bien l'objectif. Pour ça, il faut reconstruire des écoles. L'État est compétent pour les collèges et ça se passe bien. On a suffisamment de collèges pour les collégiens Maoré. On a une difficulté avec la construction d'école qui est du de la compétence des maires des communes. Et moi je dis je dis au maire, j'ai redit d'ailleurs au maire à l'occasion de mon déplacement, nous sommes en soutien. Si vous avez des difficultés, nous sommes là. Quand je me suis déplacé moi-même il y a quelques mois de cela Mayotte, j'ai signé une convention avec plusieurs communes pour justement que l'État vienne en renfort. Question
d'ingénierie, question d'expertise, on est là pour aider à la reconstruction des écoles. Donc nous sommes ouverts à toutes les solutions possibles pour sortir des rotations scolaires dans l'intérêt effectivement des élèves maoris et en soutien des élus locaux parce que la tâche est pas simple pour eux. On voit bien qu'il y a plein plein plein de problèmes à Mayotte, que ce soit l'eau que ce soit l'éducation. Est-ce que la solution pour Mayotte c'est de fermer totalement les vanes de l'immigration et de suspendre le droit du sol ? Vous vous aurez compris que je parle de la proposition de votre candidat Édouard Philippe. Vous savez à Mayotte, la pression démographique, elle est unique, elle est inédite. Aucun territoire de la République ne subit ce que subit Mayotte. Donc il faut des
réponses. Il faut des réponses très formes, très fortes et très fermes. Il faut qu'on ait la capacité, c'est ce qu'on a dit d'ailleurs en se déplaçant qui rejoint ce qu'a dit Édouard Philippe, donner les moyens au territoire, les moyens matériels, les moyens humains. Donc il faut plus de radar, plus de drone. C'est ce qu'on a annoncé. Il faut aussi qu'avec les pays, les pays transit, les pays d'où partent euh les migrants, on est une discussion nature diplomatique. Je crois qu'il faut agir sur tous les leviers. Mayotte ne peut pas supporter le niveau d'immigration qui est si aujourd'hui. Euh immigration commorienne mais aussi maintenant immigration des grands lacs qui vient s'ajouter ce parce que on voit la reconstruction elle n'avance pas. Les services publics fonctionnent pas aussi
parce que Mayot est pas en capacité d'encaisser parce que mais l'immigration n'est pas forcément le seul problème, vous l'avez dit également, il y a les des retards de paiement avec l'État et cetera. Ce c'est multifactoriel en tout cas. Oui, mais je vais pas me cacher derrière mon petit doigt, c'est aussi un énorme problème. C'est un sujet qui en plus avec le temps c'est aggravé. Vous pouvez pas avoir enfin on peut pas se contenter la situation où la moitié de la population est étrangère est étrangère en plus sans détenir de droits de séjour. Donc il y a il y a effectivement une difficulté, il faut la régler, faut le faire de manière intelligente. Il y a des dispositifs aujourd'hui qui existent moyen matériel, moyen humain, voie diplomatique. J'étais député, j'ai voté
la suspension du droit du sol à l'époque. Je continue de dire que c'est un des moyens. Le droit d'asile est également un sujet et donc il faut Mais Sébastien Lecnuier, Macron, en un mot ne sont pas d'accord sur cette disposition. sur alors on a avancé sur le sur la suspension du droit du sol le gouvernement a avancé, on a mis en place un certain nombre de choses qui sont en train de se décliner, mais on est conscient qu'il faut probablement aller plus loin. On en parlera certainement dans la campagne présidentielle. Parlons du budget 2027. Le premier ministre Sébastien Lecnu a fait la liste des ministères qui verront leur budget préservé augmenté dans une interview au Parisiens, les armées, l'intérieur, l'éducation et quelques autres. et il répond oui, tous les autres vont devoir
se serrer la ceinture. Donc même les outremères Naïam Mouchou, c'est le premier ministre qui fera les annonces évidemment sur le projet de lutte de finance. Ce que je peux vous dire c'est que les outresemes seront préservés. Nous serons au rendez-vous des grands défis des territoires égal par rapport à l'année dernière. Je je peux pas je ne peux pas faire d'annonce. Ce que je peux vous dire c'est que on fait bien la différence entre ce qui est une économie budgétaire et ce qui est une coup rabo pour les territoires ultramarins. Premier ministre a été ministre des autres MA. Il sait très bien que ce sont des territoires qui sont fragiles. Il a pas cité les outemes dans les ministères préservés. En tout cas, il y aura pas de rabo sur les outresemes. Typiquement sur la Lodéum
qui est un dispositif fondamental qui pèse 1,5 milliards d'euros. Il n'y aura pas d'économie de coup de rabo sur la LOD. Vous l'avez dit cet été, vous le confirmez, c'est préservé. C'était c'était d'un des grands enjeux. La ligne budgétaire unique, le logement social. Deuxè grand enjeux, nous serons au même niveau que l'année dernière. Il n'y aura pas de coupe budgétaire. La Nouvelle Calédonie Mayotte préservé voyez sur vraiment sur les grands enjeux Mayot sera au rendez-vous sur quoi vous pourriez faire au rendez-vous ? On on c'est pas on raisonne pas en terme d'économie pour aller chercher quelques euros. Ce qu'on ce qu'on a regardé en fait, la ligne qui a été la mienne, c'est de préserver tous les leviers qui permettent de créer de l'emploi, de créer de l'investissement, de faire que
les territoires soient attractifs. Ça, on a réussi à le maintenir et et donc si on touche pas au logement, on ne touche pas aux aides économiques, on ne touche pas à la Nouvelle-Calédonie ni Mayotte. Est-ce que voilà, est-ce qu'il y a d'autres secteurs où il faudra renier dans votre ministère ? Je je pourrais revenir pour vous en parler dans le détail parce qu'il y a la copie, il y a la première copie et puis après tout le travail parlementaire, toute la discussion, il y aura des marges de manœuvre aussi avec les parlementaires pour voir ce qu'on peut essayer de retravailler ensemble. Donc moi, je ferme pas la porte vraiment, je travaille je ferme pas la porte. Je pense que c'est un travail important qu'on peut mener ensemble. Mais vraiment ce qu'il faut retenir,
c'est que s'il y a des ministères qui seront sacrifiés, ce sera pas le cas pour les pour les autres mères. vraiment on essaie de se projeter sur l'avenir et pour ça on sait qu'il faut préserver un certain nombre de moyens financiers. Et bien c'est bien entendu. Vous avez parlé tout à l'heure, on a parlé tout à l'heure de de Choose Outre qui aurait donc lu le le 1er octobre à la Banque de France à Paris. Dans une interview à Challenge, vous avez également évoqué, vous avez dit que vous travaillez sur une loi d'orientation de économique pour les outresemes pour une stratégie sur le long terme, mais il y a de fortes chances pour que vous ne soyez plus à votre poste dans 7 mois après l'élection présidentielle. Au fond, est-ce que c'est bien utile de travailler sur une
loi qui risque de ne pas être appliquée ? Je comprends ce que vous voulez dire parce que personne n'est dupe de la situation politique et de la suite. Mais ma responsabilité comme ministre des outresemes, c'est aussi de préparer l'avenir. Gouverner, c'est prévoir parce que on est on est beaucoup le né dans le guidon dans la gestion des urgences mais ce que demandent les territoires, c'est de la visibilité, c'est de la projection, ils ont besoin de stabilité. Donc je travaille, c'est vrai, à un projet de loi d'orientation et de programmation. On va essayer territoire par territoire de donner de la perspective, de dire voilà le modèle pour la Guyane dans les 5, dans les 10 ans c'est ça sur telle filière, sur telle activité économique, voilà la programmation qu'on peut y mettre et on
le décline pour tous les territoires ultramarins. Mais c'est ça en fait qui devrait être le cœur du réacteur des territoires ultramarins mais que la situation politique ne nous permet pas de faire. Mais moi je veux laisser ça sur la table. Quel dommage que ce que ce soit fait uniquement maintenant si ça avait été fait en 2017 au début du premier quinquena d'Emmanuel Macron d'avoir une vision pour les outremèes et des investissements avec choses outremè. Aï d'autres choses ont été faites. Alors on peut déplorer que ça n'a pas été fait. Je le propose là maintenant que je suis moi au manette et je et je veux le proposer au parlementaires. S'ils me disent mancau bien sûr qu'on ira dans le cadre de ce mandatsi. Ce sera sur la tête de mon successeur ou dans le tiroir pour mon successeur pour
dire il faut absolument qu'on projette les territoires ultramarins sur la suite. C'est une nécessité absolue. Direction la Nouvelle-Calédonie. Avec la semaine dernière donc cette délégation transpartisane d'élouvelle-Calédonie qui était à Paris pour obtenir le soutien financier de l'État, ils l'ont obtenu en partie une question du député anti-indépendantiste et membre du glob du bloc central Nicolas Medzdorf. Bonsoir Naima, j'espère que tu vas bien. Naima, c'est quand que tu désendettes la Nouvelle-Calédonie ? Voilà, une question directe. Cette dette accumulée, certains pour être la responsabilité de l'État, que ce soit sur le Covid ou sur les les 2024. Réponse directe. Naima, c'est une très bonne question du député Nicole Amzdorf que je salue.
Alors, on va le faire d'abord pour répondre à la question très directement. On va le faire. L'État a été au rendez-vous. C'est vrai qu'après les émeutes, la situation du territoire s'est fortement dégradée. On a été au rendez-vous du soutien, c'est normal. Il fallait redresser le territoire avec des prêts. Les les le gouvernement local voulait plutôt des subventions puisque ça le ça leur serrait un peu plus la gorge. Oui, effectivement. Néanmoins, le soutien financier a été d'ampleur mais beaucoup d'argent hein pour que le tissu économique ne s'effondre pas, pour que le tissu social lui-même ne soit pas enfin qu'on essaie de préserver au maximum. Et puis il y a la question budgétaire qui se pose chaque année, hein. On sait que la situation du gouvernement
Calédonien n'est pas bonne donc il y aura un soutien. Là aussi on va répondre présent des sommes conséquentes. On va pouvoir assurer la fin de 2026, le début de 27 et puis toute l'année 2027. Mais je suis d'accord avec ce que dit Nicole Mdorf etc la délégation. Il faut qu'on sorte du court termisme. C'est pas juste combler le déficit, c'est sortir du déficit maintenant. Donc on va ouvrir des discussions avec le gouvernement Calédonia, avec le Congrès pour négocier un contrat de désendettement et un contrat de redressement. C'est un contrat plus annuel de financement en fait. On va se projeter sur 5 ans. L'État va dire là là je peux mettre euh quelques millions supplémentaires dans le calendrier suivant pour venir en soutien. En contrepartie, le
gouvernement caléonien va dire "Moi, je peux faire les transformations et les réformes suivantes pour aussi arriver à l'équilibre. Grâce au soutien de l'État. Ce contrat, on veut le signer dans les prochains mois avant la fin de l'année si possible pour vraiment engager la Nouvelle-Calédonie dans une trajectoire durable de désendettement et donc répondre directement à la question du député. Et donc avant l'élection présidentielle avant l'élection présidentielle bien évidemment parce que c'est l'occasion et parce que on ne sait pas ce qui se passera et donc ce sera quelque chose d'acquis pour le territoire. Autour de l'autre député caléonien de vous interroger l'indépendantiste Emmanuel Gibaou cette fois-ci sur les relations institutionnelles entre la France et ses autres mères. Bonsoir
Naima Mou. Est-ce que aujourd'hui le travail qui est engagé au niveau de la Nouvelle-Calédonie ne révèle pas finalement la nécessité de redéfinir des rapports entre les départements et territoires d'outre mer quant au lien avec la France ? Alors découpons cette question en deux. Tout d'abord pour rester sur la Nouvelle-Calédonie. Est-ce qu'il est encore temps d'avancer sur l'après accord de NMA avant l'élection présidentielle ou alors est-ce que ça fera partie du débat ? Est-ce que c'est un débat qui sera tranché par l'élection présidentielle ? Tout simplement dans la délégation transpartisane avec qui j'ai travaillé pendant plusieurs jours, vous avez des des gens qui sont profondément en désaccord sur la réponse institutionnelle. Personne ne veut mener cette grande
bataille dans les mois qui arrivent. Tout le monde est vraiment concentré sur le redressement économique, le redressement social du territoire et nous on est en confiance avec les partenaires qui allent deir donc on va les accompagner. Donc on ne remettra pas ce sujet institutionnel sur la table. En revanche, on a identifié, disons des secteurs où on pouvait agir qui sont niveau plutôt législatif, qui sont des blocages, des freins et qui sont d'ailleurs en lien avec la question économique. Il y a peut-être la question de la réorganisation des pouvoirs, peut-être euh l'idée par exemple d'un guichet unique pour les entreprises qui permettrait là aussi de donner un peu plus de dynamique, savoir du coup qui est plutôt compétent, est-ce que c'est la province, est-ce que ce sont
les communes ? Il y a à mon avis des constats partagés et des points plus consensuels sur lesquels on peut avancer mais c'est d'une toute autre nature que la suite finalement des accord de Matignon, Dino Numéa ou des trois référendums. Ça c'est un débat qui sera renvoyé effectivement euh à la présidentielle ou à l'après-présidentielle même si vous le savez nous ne fermons pas la porte à un dialogue politique si les partenaires le souhaitent. Mais effectivement, ça dépend de Oui, en effet, ça semble compliqué de d'aller sur un sur un accord global d'ici à la présidentielle. Et la la deuxième partie de la question de d'Emmanuel Dibaou était plus large. Le président de la République, vous avez confié Naimam Mouchou la conduite de groupes de travail sur la Guadeloupe, la
Martinique, la Guyane pour avancer sur leur demande d'évolution statutaire. Là aussi, est-ce que c'est trop tard ? Est-ce que ça ne bougera pas avant la présidentielle ? Il reste 6 mois 7 mois. Là-dessus, l'État ne se dérobe pas. Euh une une des choses qui m'importe moi, c'est la c'est la parole tenue. Il faut que l'État tienne sa parole. Quel que soit le sujet, c'est une question de crédibilité, de légitimité pour nous, pour moi en tout cas. Donc la parole sera tenue d'avancer sur ces sujets. J'ai ouvert des groupes de travail institutionnels avec les territoires qui le souhaitaient. Certains certains ne veulent pas hein euh préfèrent le statut. Je p hâte depuis un certain temps. Effectivement la Réunion Mayotte par exemple ne veulent pas s'inscrire dans c
dans cette conversation. la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe aussi, Saint-Martin veulent effectivement engager cette discussion avec l'État. Je le fais, je le fais, je l'ai fait régulièrement jusqu'à cet été. Je vais reprendre ces discussions. Je vais avoir d'ailleurs un un entretien, un point avec chaque président de conseil exécutif pour refaire poids de situation et puis pour avancer. Donc on verra on verra où ça nous mène. On n pas discuter ça va mais modifier la constitution, faire une loi, ça prend un peu plus de temps. Oui, mais ça je renvoie effectivement la responsabilité du parlement. Ça ne dépend pas de nous, mais on l'a suffisamment dit, je l'ai suffisamment dit effectivement aux différents territoires, c'est queon fera notre part de travail, travailler sur les
compétences pour voir effectivement sur le fond ce qu'on peut faire mais ensuite si c'est niveau organique voire constitutionnel, la balle est dans le camp des parlementaires. Il nous reste quelques minutes. J'ai encore plein plein de questions à vous poser. C'est normal. C'est votre première expérience qu' en tant que que ministre. Le dossier de la Nouvelle-Calédonie est désormais géré par Matignon. La reconstruction de Mayotte est copiloté, vous l'avez dit, par le Premier ministre. Est-ce que vous vous sentez encore utile à ce poste ? Alors, vous vous trompez. Euh je j'ai choisi d'être ministre des autres Mères et j'ai la confiance du président de la République et du premier ministre qui me connaissent. Ils savent que je suis tenace, que je suis une femme de terrain, que je suis
une femme politique engagée. Sur la Nouvelle-Calédonie, je travaille directement avec le président de la République. C'est pas juste une reprise en main, je dire c'est un travail d'équipe. De même que sur Mayotte, j'ai fait un certain nombre de propositions, elles ont été reprises notamment par le par le premier ministre ministre d'État comme votre prédécesseur pour faire des choses. C'est une question de tempérament, c'est une question de personnalité. Je dire les titres importe peu. Enfin, ils peuvent faire plaisir. Ils ont fait plaisir à une partie de la communauté dans les outresem. Je comprends mais et les élus me connaissent, les parlementaires me connaissent, ils savent que je suis tenace, ils savent que je suis quelqu'un qui monte au créneau. J'ai pas peur de ça.
Et donc, j'obtiens des résultats sur le volet économique. Il y aura des résultats sur le volet plus mémoriel qui est important aussi pour les territoires ultrem, il y a des résultats. On a adopté définement définitivement un texte sur les enfants de la Creuse, bientôt sur le code noir. Oui, on s'est engagé sur le clorecon qui est pas un sujet mémorial mais qui touche aussi à cette sensibilité à ce rapport qu'on a avec Paris. Donc vous voyez, il y a des avancées. Il y aura un mémorial qui sera construit. L'engagement sera tenu en hommage aux victimes de l'esclavage avant la présidentielle aussi. Avant la présidentielle au début de l'année 2027. C'est un engagement financé en plus par mon ministère. Donc vous voyez, il y a des choses qui sont faites. Alors ministère des autres
mères, pas un ministère de communication où on va, c'est un ministère de résultats. Je m'y suis engagé et donc jusqu'au bout, jusqu'au dernier quart d'heure, je serai au service des ultramarins. Il nous il nous reste 3 minutes, j'en aurai pas plus. Euh une question un peu taquine, vous avez parlé du code noir, donc qui est l'abrogation formelle du code noir adoptée par les députés. Vous avez appelé à cette occasion à des actes concrets à mener la statue de Colbert devant l'Assemblée nationale. Est-ce qu'on la déboulonne ? Alors moi je je ne suis pas pour déboulonner parce que déboulonner pour moi c'est effacé et un des pires dangers pour les pour la mémoire et notamment pour la mémoire qu'on doit transmettre aux jeunes, c'est de faire fil l'histoire. Il faut des preuves de ce
qui s'est passé hier pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Donc je place pas, vous voyez, le débat tout à fait sur le même niveau. Il faut connaître l'histoire, il faut la comprendre pour avancer. Typiquement par exemple sur le code noir, je veux dire il faut qu'on il en quelques mots, il faut abroger le code noir mais il faut pas comme certains parlementaires le demandaient l'effacer de l'histoire. On aurait pu avoir une disparition rétroactive se dire ça n'a jamais existé. Non ça a existé nous devons assumer qu'il existe pour assumer notre responsabilité et avancer avec nos compatriotes. La France, est-ce que la France a parfois du mal à regarder son histoire en face ? Je pense à la colonisation et les propos qui ont parfois qui ont pu être mal compris venant de votre
candidat Édouard Philippe sur la colonisation lorsqu'il était à la réunion. Mal compris en effet mais c'est un exercice difficile. C'est toujours un exercice difficile. Il a eu l'occasion de le dire. Il y a eu des crimes pendant la colonisation et des crimes très graves. Voir des crimes crimes contre l'humanité c'est plus c'est plus difficile à dire. Crime contre l'humanité, c'est une qualification juridique et donc on peut parler de crime contre l'humanité quand ça existe. C'est le cas de l'esclavage, c'est c'est le cas de la traite et puis le reste, ce sont des crimes, il faut l'assumer. Ça a été une période très difficile. C'est c'est difficile pour réparer. Oui, c'est difficile effectivement parfois encore au sein de l'opinion publique, moi je le vois, de se regarder
dans le miroir en fait parce que c'est ça que ça renvoie. C'est toujours difficile. Effectivement, ce qu'il faut dire c'est que on n'est pas coupable de ce qui s'est passé hier. C'était pas nous. En revanche, on est responsable face notamment à la jeunesse, aux générations qui arrivent et ça, on doit on doit l'assumer parce que il y a quelque chose à construire avec eux. Il y a des souffrances et elles sont encore terribles et donc on peut pas faire f de ça. Il nous reste une minute et deux questions. En un mot, euh Édouard Philippe président de la République, ce serait une rupture ou une continuité de la politique menée dans les outremères depuis 10 ans ? Bah Édouard Philippe, c'est d'abord une vision globale pour les outremères. C'est une vision. C'est c'est pas là-dessus que ça joue
parce que sinon la continuité vous allez me dire Emmanuel Macron et puis la rupture qu'est-ce que ça veut dire ? Non, il y a des choses qu'on a faites et qui sont intéressantes qu'il faut poursuivre. J'espère que ce que je fais pourra être poursuivi. La vision économique notamment et il y a d'autres choses à faire encore effectivement parce que il faut que chaque territoire soit une chance pour les territoires d'abord avant d'être une chance pour la France. Une toute dernière question, vous l'avez certainement vu cette carte publiée par Donald Trump avec le drapeau des États-Unis qui déborde largement sur les territoires alentour notamment Saint-Pierre et Mclon. D'ailleurs, je crois que le prochain déplacement d'Emmanuel Macron dans les outemers, ce sera à Saint-Pierre et MClon d'ici à la
fin du mois de septembre. Est-ce que ce sera pour y réaffirmer la présence de la France face à Donald Trump ? Ce sera l'occasion de le faire. Absolument, ce sera l'occasion de le faire. J'ai vu cette carte extravagante de Donald Trump. C'est pas à moi de dire, c'est pas mon rôle. Quel quelles sont les véléités derrière ? S'il y en a, ce qui est sûr, c'est l'occasion de lever toute ambiguïté. la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Bartelémi, Saint-Martin et Saint-Pierre sont françaises et leurs habitants sont donc patriotes français. Merci beaucoup Naimam d'être passé nous voir. Vous étiez face aux autres mères. À très bientôt. À bientôt.
Naïma Moutchou