Accusations contre Eric Coquerel : Sylvain Maillard, député Renaissance, dénonce "cette vie politique basée sur la rumeur"
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Le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Bonjour Saveria Rogec. Bonjour Astine, bonjour à tous. Notre invité ce matin, Sylvain Maillard. Bonjour à vous. Bonjour à vous. Député Renaissance de Paris, porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée. Elisabeth Borne, la première ministre, a donc passé la semaine à consulter des formations, les partis politiques. Et au final, pas de coalition, personne ne veut travailler avec vous. Comment le comprenez-vous ?
Non, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Dans la constitution du gouvernement, d'ailleurs qui devrait avoir lieu dans les tout prochains jours, il y a évidemment discussion sur la ligne politique à apporter, mais il y a discussion surtout à l'Assemblée nationale entre les députés, nouveaux députés, députés réélus, pour constituer évidemment des majorités de projets. C'est ce à quoi je m'emploie autour de notre nouvelle présidente Aurore Berger, faire en sorte qu'on puisse faire émerger des majorités de projets, un par un. C'est ça l'objectif.
Mais tout de même, on va en parler dans le détail sur les accords et les partis avec lesquels vous pourriez effectivement trouver des accords texte à texte, puisque visiblement c'est ce sur quoi on se dirige. Mais tout de même, ça va faire 70 jours, Sylvain Maillard, qu'Emmanuel Macron a été réélu. La France n'a toujours pas un gouvernement en état de marche, pas de conseil de ministre depuis plus de deux semaines. Notre pays peut-il se permettre d'attendre autant ?
Il ne vous a pas échappé qu'il y avait une période électorale qui vient de se terminer. Ça fait à peine deux semaines que les nouveaux députés ont été élus, et donc il est normal qu'il y ait un gouvernement qui s'adapte. Ça a toujours été le cas, et c'est ainsi. On a une première ministre qui est au travail, j'ai pu le constater de moi-même, qui travaille et qui fait avancer les textes, parce qu'on a un texte extrêmement important qui est attendu par les Français sur le pouvoir d'achat.
Ce n'est pas un texte facile à construire, c'est un texte qui va demander évidemment beaucoup d'argent, mais aussi une organisation, comment dire, parfaitement lisible pour les Français de faire en sorte que ça puisse changer leur quotidien. Et donc ça demande du travail, elle a une équipe tout autour d'elle, elle a des ministres qui travaillent, évidemment c'est moins visible qu'en temps normal, et puis il y a aussi la réserve des ministres qui ne pouvaient pas parler lors de la campagne électorale.
Et c'est vrai qu'on a tellement l'habitude d'entendre l'ensemble des acteurs politiques tout le temps, qu'une fois qu'ils s'arrêtent de parler, c'est vrai que parfois on peut avoir ce sentiment qu'ils ne sont pas au travail, mais ce n'est pas vrai.
Mais là c'est plus que s'arrêter de parler, c'est qu'il faut, on attend un remaniement, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne préparent ce remaniement qui devra être annoncé demain ou mardi. Qui selon vous doit entrer dans cette nouvelle équipe gouvernementale ? Où est-ce que vous allez les chercher justement, les bonnes volontés ? Est-ce que c'est à droite, c'est les républicains, c'est à gauche, les socialistes, les écologistes ?
D'abord dire que tous ceux qui ont vocation à vouloir travailler avec nous et qui veulent apporter leur pierre à l'édifice sont les bienvenus dans cette construction gouvernementale, et y compris dans cette majorité qui a vocation à s'élargir. Mais ce n'est pas moi de vous répondre, c'est au président de la République et à la Première Ministre de faire leur équipe.
Dans leur équipe, il faut évidemment les meilleurs à chaque poste, je crois que ça c'est très important, c'est aussi ce que nous avons porté depuis 2017, de faire en sorte que nous ayons des ministres qui soient pleinement dans l'action, mais aussi d'avoir un collectif et qui se sentent bien au sein d'un projet que nous devons porter collectivement. Donc c'est vraiment à la Première Ministre, moi je suis député, je suis aussi chef d'entreprise, je sais à quel point c'est compliqué de construire une équipe, une équipe ce n'est pas une somme d'individualité, c'est aussi un collectif qui a envie de vivre ensemble et qui a envie de porter un projet ensemble.
Donc c'est au Premier Ministre et à la Première Ministre, pardon, et au Président de la République de faire cette liste. La porte est ouverte donc aux individus qui souhaiteraient travailler avec vous, est-ce qu'elle est ouverte à leurs idées ? Vous savez quand les Français nous ont envoyé le message d'il y a 15 jours, en nous donnant une majorité, majorité importante, je rappelle qu'ensemble, donc Renaissance, le Modem et Horizon ont largement la majorité, il ne peut pas se construire de majorité autre qu'autour de la nôtre. Mais ils ont envoyé ici le message qu'ils voulaient qu'Emmanuel Macron ne gouverne pas seul.
Et donc on a, tout simplement, on doit construire dans la raison, les uns et les autres, nous, mais aussi les oppositions, construire une majorité de projets. Et donc chacun d'entre nous est amené à être raisonnable. Moi je vois l'évolution déjà, il y a 15 jours, au moment du lundi, le lendemain de l'élection et maintenant, je crois que si chacun est retourné devant ses électeurs, et leurs électeurs, pour beaucoup d'entre eux, l'ont dit, il faut gouverner.
Mais précisément, Sylvain Maillard, avec qui gouverner, avec qui amender les textes, les projets de loi ? Est-ce que vous pensez, comme Emmanuel Macron, que le Rassemblement National et la France Insoumise ne sont pas des partis de gouvernement ? C'est ce qu'a déclaré à l'AFP le chef de l'État il y a une semaine. Elisabeth Borne, la première ministre, dit qu'ils ne font pas partie de l'arc républicain.
Et vous ? C'est une ligne claire, une ligne rouge. Nous ne ferons pas de majorité avec le Rassemblement National ou la France Insoumise. Qui n'est pas un parti de gouvernement ? Qui n'ont pas vocation à être des partis qui travaillent avec...
Vous les mettez sur le même plan, à nouveau ?
C'est toujours compliqué, en tout cas, de dire l'un équivaut l'autre. En tout cas, nous ne voulons pas travailler ni avec l'un, ni avec l'autre. Donc c'est très clair.
Mais si le Rassemblement National, si j'entends bien, n'est pas un parti de gouvernement, pourquoi, vous député, avez-vous facilité l'accession de deux de ses membres à la vice-présidence de l'Assemblée Nationale cette semaine ? Est-ce que ce n'est pas précisément participer à la normalisation, à l'institutionnalisation du Rassemblement National ?
Vous avez voté pour eux ? Oui, oui, non mais j'ai participé au fonctionnement. Vous savez, à l'Assemblée Nationale, l'ensemble des forces politiques doivent être représentées, doivent avoir des points, avec un système de points, des représentants à chaque poste, ou en tout cas dans chaque grande fonction. Vous savez, en fait, c'est très simple, si on ne voulait pas, on prendrait tous les postes pour nous, puisque nous sommes majoritaires. On a, il y a une pluralité, une expression de pluralité, qui c'est d'ailleurs avec le président de la commission des finances, qui est l'incarnation.
Vous savez, si on le souhaitait vraiment profondément, on aurait voté plutôt pour l'un des nôtres, c'est comme ça, il faut que l'expression puisse être représentée à chaque poste à l'Assemblée Nationale.
Reconnaissez que c'est quand même troublant, des députés qui votent pour des élus Rassemblement National, pour que ces élus accèdent à des postes, à de très hauts postes au sein de la République, et dans le même temps, vous nous dites, ce ne sont pas des partis de gouvernement, ils ne font pas partie de l'arc républicain. C'est un peu troublant pour les Français.
Je vais prendre un exemple, dans la commission des affaires étrangères dans laquelle je siège. Il y a huit postes à responsabilité, il y a neuf groupes. Eh bien, l'expression de l'ensemble des groupes, c'est de dire, il faut qu'il y ait au maximum, au moins un représentant de chaque groupe. Vous savez, les expressions qu'on peut avoir sur les plateaux de télévision ou ailleurs. En réalité, les mêmes qui vous disent, non, non, c'est insupportable, disent, il faut qu'il y ait une représentation la plus large possible aux postes de responsabilité. L'Assemblée nationale, c'est l'endroit où chacun a sa place. Chaque député vaut la même chose qu'un autre député.
Donc, il faut qu'ils aient accès aussi aux responsabilités. Sinon, si c'est uniquement un vote majoritaire à chaque fois, tous les postes seraient revenus à la renaissance. Donc, la même chose pour la France insoumise, en l'occurrence. Écoutez, Éric Coquerel est devenu président de la commission des finances. Vous voyez bien que c'est évidemment, nous n'avons pas participé au vote.
Peut-être pas grâce à vous, en l'occurrence.
Mais si, parce que si, en fait, nous participions au vote, nous aurions pu décider quel était notre opposant. Nous choisissions. Et donc, nous avons décidé de ne pas participer au vote. Donc, au contraire, on a une attitude...
C'est la tradition depuis toujours...
Mais oui, mais on ne peut pas nous reprocher de la tradition.
La majorité ne participe pas à l'élection du président de la commission des finances.
Vous ne pouvez pas nous reprocher le fait, pour le Rassemblement national, de dire, pourquoi vous les aidez à... On ne vous reproche rien à la question. Mais non, mais il faut être très clair. C'est pareil pour tout le monde. Et pour les LR, et pour le PS, chacun doit avoir une représentation à l'Assemblée nationale.
Sylvain Maillard, député Renaissance de Paris, invité du 8.30 France Info, ce matin, on reprend sa discussion. Après le fil-info, Diane Ferschit, 9h moins 20.
Des rumeurs infondées, c'est ce que dénonce Eric Coquerel. Dans le journal du dimanche, le président France Insoumise de la commission des finances de l'Assemblée nationale se dit obligé de prendre la parole pour la première fois au sujet de son comportement avec les femmes. Cette semaine, la militante féministe Rocaïa Dialou a évoqué des sources au sein de la France Insoumise qui mettent en cause le comportement d'Eric Coquerel. Elle parle de deux témoignages anonymes. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko accuse l'Ukraine d'avoir tiré des missiles sur son territoire. Missiles qui ont pu être interceptés, selon lui, il y a trois jours.
Allié de Moscou, Alexandre Loukachenko, affirme que son pays répondrait si une frappe était lancée par Kiev sur son sol. Sur le Tour de France, c'est un miraculé qui a remporté l'étape d'hier. Au sprint, le néerlandais Fabio Jacobsen, victime d'une terrible chute il y a deux ans en Pologne. Et c'est le Belge, Wout Van Aert, qui endosse le maillot jaune. Troisième étape ce dimanche, la dernière au Danemark. 182 kilomètres à parcourir au total. La belle performance des Françaises dans le tournoi de tennis de Wimbledon. Alizé Cornet sort la numéro un mondiale. La polonaise Igaz-Viatek qui restait sur 37 victoires de rang. Alizé Cornet qualifié donc pour les huitièmes de finale.
Tout comme Harmonie Tan, Caroline Garcia de son côté, affronte ce dimanche la tchèque Marie Bouskova pour espérer se qualifier pour l'écart.
Le député Renaissance de Paris, Sylvain Maillard, est l'invité du 8.30 France Info ce matin, s'avère Yarogec.
Sylvain Maillard, vous êtes au sein de la majorité de ceux, avec Edouard Philippe, Gérald Darmanin ou encore Bruno Le Maire, pour ne pas de l'ennemain, un de ceux qui appellent les députés, notamment de droite, les républicains, pour vous assurer de leur soutien dans les discussions autour des futurs projets de loi. Où en êtes-vous précisément dans vos décomptes ? Combien espérez-vous débaucher, j'allais dire, de députés ou d'alliances ? Et puis surtout, on parle de noms, de figures qui pourraient entrer au gouvernement. On parle à gauche, par exemple, de Yannick Jadot. On parle à droite de l'ancien candidat à la primaire LR, Philippe Bugevin.
Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin ?
D'abord, je n'ai aucun nom à vous donner, parce que je ne connais pas, c'est vraiment la prérogative de la première ministre et du président de la République d'établir leur liste, et on le saura dans quelques jours. Après, le travail des députés dont je fais partie, c'est aussi de prendre contact avec l'ensemble des députés LR ou PS, et de voir qui a envie de travailler sur des projets et quel type de projet. Ça fait partie de mon travail à l'heure actuelle. Il n'y a pas de liste, comme vous l'avez pu le dire, ce n'est pas comme ça que ça se passe.
Il y a des décomptes, en tout cas.
Oui, il y a des discussions. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il n'y a qu'un jour, les députés, par exemple LR, ont été élus, mais PS c'est pareil, ont été élus, contre Emmanuel Macron. C'est-à-dire que leurs électeurs ont fait le choix en disant, je veux une opposition à Emmanuel Macron. Et donc, ils se retrouvent dans une situation un peu compliquée, c'est-à-dire qu'ils se rendent compte qu'il faut participer au gouvernement, parce que quand vous êtes un responsable politique, vous voulez participer à l'action publique, et puis les temps ont changé. Il faut participer.
Et par rapport à un mandat qu'ils ont reçu il y a moins de 15 jours, qui leur dit, non, il faut être dans l'opposition. Donc, ils ont eu besoin aussi de temps de retourner dans leur circonscription à la rencontre de leurs électeurs, qui leur ont dit, et on a pu le voir d'une semaine sur l'autre, qui leur ont dit, non, il faut participer. Les temps ont changé. Il faut pouvoir amender les textes. Il faut pouvoir co-construire ensemble.
Vous voulez dire que vous sentez, pardon, un discours différent chez les Républicains ?
Tout le monde a mis de l'eau dans son vin. Nous, les premiers. Et on sent bien qu'il y a une envie de pouvoir travailler ensemble. Donc, il faut trouver les clés, comment on travaille. Parce que nous, on a l'habitude de travailler très en amont sur les textes avec les ministres, de dire, voilà, tel ou tel point, nous, nous, va bien, on pourra le pousser à l'Assemblée. Mais ça, c'est une ligne rouge pour nous. Ça, c'est quelque chose qu'on a l'habitude de pratiquer depuis 5 ans. Il faut que nous puissions associer nos oppositions qui veulent construire avec nous. Parce que l'idée, évidemment, c'est de voter les textes à la fin.
Mais justement, vous, Sylvain Maillard, député, qui travaillez chaque jour, vous nous le dites, à trouver une coalition, à trouver des accords au sein de cette nouvelle Assemblée. Le discours de politique générale d'Elisabeth Borne aura lieu mercredi, s'est annoncé. Pourquoi la Première Ministre hésite-t-elle à se soumettre à un vote de confiance de l'Assemblée Nationale ?
D'abord, c'est important qu'elle puisse exprimer devant la représentation nationale ce qu'elle souhaite pour les prochaines années. Oui, mais pourquoi pas un vote, justement ? D'abord, c'est un usage. S'il y avait un vote, quelle serait l'issue du vote ? C'est-à-dire, où on mettrait des députés qui sont inscrits dans l'opposition, quelque part, dans une situation inconfortable de voter contre quelque chose auquel ils veulent peut-être participer dans les semaines qui viennent ? Et puis, si elle n'obtenait pas la majorité, évidemment, ça nous mettrait en difficulté. Donc, quel est l'intérêt, au fond, dans un processus qui ne fait que commencer, dans une ligne qui va être établie mercredi ?
De partir en bloquant le système, en disant, voilà, les lignes sont figées. Les lignes ne sont pas figées, et pour aucun d'entre nous. Et donc, il faut d'abord tracer un cap, et ensuite, au fur et à mesure des mois, on va pouvoir construire des majorités de progrès.
L'intérêt, dans ces cas-là, c'est de s'assurer de la solidité
de la Première Ministre et de ce qui va suivre. Oui, mais l'habitude n'est plus ce que nous sommes en train de vivre. Nous avons une majorité relative à l'Assemblée nationale, donc nous n'avons pas une majorité absolue. Ce que nous voulons, c'est justement amener d'autres députés à venir amender nos textes. Et donc, il faut tout simplement ouvrir. Mais il faut un cap. Et le cap, c'est mercredi, et c'est la Première Ministre qui va l'établir.
Mais là, on parlait effectivement de donner un nouvel élan à cette équipe. Edouard Philippe, en se réunis, se dit justement, c'est justement parce que c'est difficile qu'il faut le faire. Un mot encore, Sylvain Maillard, sur le remaniement. Damien Abad, peut-il rester au gouvernement, malgré l'enquête ouverte après la plainte pour viol déposée par une troisième femme ?
Encore une fois, ce n'est pas à moi d'établir la liste des ministres. Moi, je suis à l'Assemblée, j'ai déjà beaucoup de travail auprès des équipes, donc ce n'est pas à moi d'établir. Moi, je crois que la parole des femmes doit être écoutée, doit être entendue et doit être respectée. S'il y a un calendrier judiciaire qui s'inscrit à l'intérieur, ça rend difficile l'action d'un ministre parce qu'il n'est plus audible, parce qu'il est fragilisé et dans les temps difficiles politiques que nous vivons, nous avons besoin de ministres solides.
Éric Coquerel, nouveau président de la France Insomnière de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, est lui aussi mis en cause pour son comportement avec les femmes. Il se défend ce matin dans une tribune au journal du dimanche. Il parle de rumeurs infondées. Le parquet, je précise, n'a reçu aucun signalement. Votre réaction, Sylvain Maillard ?
C'est très dur de vivre dans une société des rumeurs. extrêmement difficile. Mais on est percuté par deux choses. La parole des femmes, on vient d'en parler, et donc qu'il faut écouter, qu'il faut entendre. Et la rumeur. Moi, je le dis toujours, j'ai toujours la même ligne. D'ailleurs, c'est pour ça que la France Insoumise est autant en difficulté. C'est qu'ils n'ont pas toujours la même ligne. C'est-à-dire que c'est les premiers à attaquer sur des rumeurs leurs opposants politiques sur ces mêmes sujets. Par contre, dès que c'est les leurs, plutôt protéger et dire, attendez, c'est très grave d'attaquer sur une rumeur. C'est ça qui les met profondément en difficulté.
Moi, je dis toujours, et je sais à quel point ça peut être difficile pour une femme, pour des femmes, d'aller devant des policiers pour dire ce qu'elles ont vécu. Le temps n'est pas toujours venu. Le processus d'écoute n'est pas toujours venu. Et puis surtout, la peur des conséquences de ce qui se passera. Mais dans notre pays, il faut que ce soit la justice qui passe. Ça ne peut être que la justice qui peut dire la vérité. Et donc, on ne peut faire que ça, d'inviter, celles ou ceux qui disent qu'il aurait eu des comportements au minimum déplacés, au minimum déplacés, d'aller porter plainte. Je ne peux faire que ça.
Par contre, cette vie politique, cette vie en général, basée sur la rumeur, c'est quelque chose qu'on ne peut pas accepter.
Alors, le quinquennat qui commence les réformes à venir, quelle politique le gouvernement doit-il mener, selon vous, une fois que ce gouvernement sera en place, finalement, on a du mal à cerner le projet d'Emmanuel Macron ?
Je crois que le projet, d'abord, il a été... On connaît bien déjà Emmanuel Macron, mais il a été validé largement. On doit porter un projet de continuité de transformation de notre pays. On a à remettre, d'ailleurs, immédiatement, dès le mois de juillet, plus de pouvoir d'achat pour nos concitoyens. concitoyens. On a un projet aussi sur la retraite, de pouvoir financer l'ensemble des personnes. Parce qu'on parle souvent des retraites d'une façon, au fond, purement financière. Mais au-delà de ça, on a des nouveaux besoins, entre autres, l'autonomie et la grande dépendance qu'il va falloir financer. C'est aussi pour ça qu'on veut réformer nos retraites.
Ce n'est pas uniquement pour le financement classique. C'est aussi, nous avons des nouveaux besoins et ces besoins-là, il va falloir faire en sorte de travailler plus longtemps, plus longtemps, en tout cas, dans le temps de travail de chacun d'entre nous, il faudra travailler plus. C'est aussi ça que nous portons. Et donc, autour de ces valeurs-là qui nous semblent importantes, de cohésion, on va essayer de trouver des majorités tout au long du quinquennat pour pouvoir, tout simplement, faire en sorte que notre modèle social puisse perdurer.
Parce que nous sommes quand même dans une situation financière compliquée, mais nous sommes tous attachés à notre modèle social et au contraire, on demande toujours de nouveaux droits, des nouveaux droits qui coûtent de l'argent. Ces nouveaux droits, il faudra les financer et pour les financer, il faut travailler plus.
Bien, on va continuer là-dessus, Sylvain Maillard, juste après le fil-info avec Diane Ferschit, il est 9h moins 10.
Près de trois ans après la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn du Japon au Liban, deux magistrats et un enquêteur français sont à Tokyo pour les investigations sur l'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan. Carlos Ghosn soupçonné d'avoir mis au point un système de blanchiment au bord d'organiser et de corruption avec un distributeur automobile du Sultanat d'Oman. Éric Coquerel se défend dans le journal du dimanche. Le député insoumis, élu cette semaine président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, dénonce des rumeurs infondées concernant son comportement avec les femmes.
« Je n'ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport », écrit-il. Éric Coquerel, défendu par le comité contre les violences sexuelles de la France insoumise, celui-ci assure n'avoir jamais reçu de signalement au sujet du député de Seine-Saint-Denis. La crèche de Lyon dans laquelle un bébé de 11 mois a trouvé la mort la semaine dernière est fermé pour 3 mois. Fermeture administrative décidée par la préfecture du Rhône. La métropole de Lyon entend vérifier les conditions de fonctionnement de l'établissement. Une employée de la crèche est mise en examen pour homicide volontaire. Elle a reconnu avoir fait boire à l'enfant un produit caustique.
Le belge Vaud van Aert partira avec le maillot jaune sur la troisième étape du Tour de France. Dernière étape au Danemark avec 182 kilomètres à parcourir au total. Le départ sera donné à 13h15. FranceInfo.
On est avec Sylvain Maillard député Renaissance de Paris ce matin Saveria Rojek.
Et on évoque avec vous les premières mesures les premiers textes qui seront examinés par cette nouvelle Assemblée Nationale notamment le paquet pouvoir d'achat. Pensez-vous pouvoir trouver une majorité sur ce projet de loi et puis surtout quelles mesures de l'opposition pensez-vous réellement pouvoir reprendre ? On parle par exemple de la baisse de la TVA sur l'énergie comme propose le Rassemblement National le blocage des prix ou le SMIC à 1500 euros comme le veut la NUP qu'est-ce que vous majorité pourriez-vous reprendre dans ce futur projet de loi ?
D'abord moi je suis certain qu'on va trouver une majorité parce que je n'imagine pas un député capable de retourner devant ses électeurs en disant écoutez j'étais contre le fait de vous aider d'aider à baisser vos notes d'essence baisser votre chauffage baisser en tout cas la facture du chauffage donc je suis certain qu'on va trouver un équilibre avec l'ensemble des députés la difficulté vous l'avez parfaitement dit c'est quelles sont les mesures parce que chacun a un mode d'emploi sur ce qu'il faudrait faire quelles sont les mesures qui sont parfaitement efficaces et surtout qui n'arrosent pas un peu tout le monde sans être sans transformer l'avis de ceux qui sont vraiment en difficulté donc pour être plus factuel on a eu la tendance pendant le Covid à faire un peu ce qu'on appelle l'hélicoptère monnaie c'est-à-dire donner le plus largement possible à l'ensemble des français il va falloir que nous soyons plus ciblés dans l'ensemble des mesures pourquoi ?
parce que d'abord il y a moins d'argent et qu'il faut que cet argent puisse aller directement à ceux qui sont très très en difficulté par rapport à Mais quelles idées
pourraient être reprises ? Le SMIC à 1500 euros au hasard ?
Oui ça c'est pareil ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'il y a une conséquence c'est-à-dire que déclarer pour un député finalement le SMIC à 1500 euros ça coûte pas d'argent à l'Etat ça coûte pas de l'argent à l'Etat ça coûte aux entreprises et puis les entreprises de l'autre côté nous disent bah non nous on n'a pas les moyens en tout cas certaines d'entre elles n'ont pas les moyens je note qu'il y a eu des discussions salariales assez fortes avec une augmentation importante en moyenne dans l'ensemble des entreprises parce qu'il ne nous a pas échappé qu'il y a une pénurie de personnes de personnel à l'heure actuelle partout
mais le SMIC à 1500 euros ça ne vous paraît pas
et donc vous savez pour garder je pense que pour garder vos salariés s'ils ne peuvent pas vivre de leur travail ils partiront pour travailler ailleurs la pénurie qui est en train de s'installer dans l'ensemble de notre économie et y compris pénurie de personnel va faire que de toute façon les entreprises n'auront pas le choix si elles n'augmentent pas pas que pour le SMIC vous savez l'immense majorité des salariés pour le SMIC c'est pas inutile c'est que l'impact est beaucoup plus puissant à l'heure actuelle de la concurrence pour garder vos salariés d'être obligés d'augmenter les salaires c'est ça qui est en train de bouger profondément il faut payer plus il faut que le travail paie plus en France ça c'est très clair
Sylvain Maillard il y a moins d'argent nous dites vous il y a surtout une inflation qui impacte douloureusement beaucoup de Français la France insoumise souhaite la mise en place à l'Assemblée nationale d'une commission d'enquête sur les origines de cette inflation pensez-vous comme eux qu'il y ait matière à enquêter le chef de l'État Emmanuel Macron lui-même s'est exprimé dessus il a parlé des profiteurs de guerre est-ce qu'il faut enquêter là-dessus ?
oui d'abord l'inflation d'une façon générale il va falloir regarder comment elle s'est construite c'est pas si simple il n'y a pas qu'une prenne de profiteurs
donc vous êtes pardonnez-moi donc vous êtes favorable à cette commission d'enquête demandée par la France insoumise
je ne suis ni favorable ni inquiet d'une commission d'enquête moi je pense que que les députés se saisissent de sujets aussi importants pour aller pour comprendre ce qui se passe et pouvoir contrôler l'action du gouvernement me semble toujours une bonne idée donc vous êtes favorable alors vous pouvez le dire oui mais est-ce que la commission en tout cas s'il y a une commission d'enquête moi je participerai mon groupe évidemment participera la seule chose c'est est-ce que une commission d'enquête c'est 6 mois donc 6 mois plus ensuite le temps de mettre en place et en mesure je pense que c'est trop tard en réalité il faut aller plus vite on a un observatoire qui a été mis en place il y a quelques mois qui vient de rendre un rapport le 27 juin regardez déjà ce qu'il y a dans ce rapport il y a beaucoup déjà de pistes qui ont été parfaitement élaborées vous savez la pénurie qui est en train de s'installer un peu partout fait que mécaniquement l'inflation arrive et va nous impacter durablement ça va changer il faut être très clair avec nos auditeurs ça va changer notre vie certains produits qu'on avait l'habitude d'acheter ou trouver à profusion ça va être plus compliqué de les avoir dans les années qui viennent ce ne sera pas uniquement conjoncturel ce sera plus long d'ailleurs cette transformation écologique au fond que nous appelons tous elle va peut-être se faire aussi grâce à ça c'est à dire qu'à un moment on va donner plus de valeur à des choses il y aura moins accès aussi facilement à des produits que nous avions auparavant je prends juste un exemple vous savez un conteneur qui partait de Hong Kong pour aller jusqu'au Havre ça a coûté 2000 euros un conteneur de produits ça coûte 10 000 euros il ne reviendra jamais à 2000 euros et donc tout sera beaucoup plus cher dans les années qui viennent c'est pour ça qu'on veut avoir des mesures de pouvoir d'achat pour aider nos compatriotes à passer ce cap mais aussi à s'installer dans le long terme parce que les prix vont changer
un dernier mot sur la situation sanitaire Sylvain Maillard le Covid repart à la hausse avec une explosion des contaminations est-ce que le premier texte présenté justement à l'Assemblée nationale ne devrait pas être plutôt que le pouvoir d'achat mais la prolongation de l'état d'urgence pour permettre au gouvernement de nouveau d'obliger le port du masque dans les transports d'exiger le pass vaccinal est-ce que ce n'est pas ça le premier texte qu'il va falloir examiner l'Assemblée ?
Il le sera en parallèle puisque nous allons l'étudier au mois de juillet on sait que les mesures que nous avions votées s'arrêtent au 31 juillet donc il nous faut un nouveau texte donc on va faire les textes en même temps ça c'est l'avantage d'être député c'est qu'on peut travailler plusieurs textes en même temps donc il y aura et le pouvoir d'achat et évidemment des nouvelles mesures sanitaires car le Covid repart et j'invite tout le monde à bien appliquer les mesures barrières c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace et la quatrième dose pour les personnes qui y sont éligibles ça aussi ne pas oublier d'aller se faire vacciner Mesures barrières recommandées par le gouvernement mais aucune obligation pour l'instant
on est bien d'accord ?
Pour le moment aucune obligation mais chacun maintenant a pris la mesure et c'est par exemple dans les transports moi qui suis un député parisien dans le métro je pense que c'est de bonne alloi quand on sent qu'il y a beaucoup de monde de remettre le masque Merci beaucoup Sylvain Maillard député Renaissance de Paris invité du 830 France Info ce matin
Sylvain Maillard