Conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée nationale - 20/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« Emmanuel Macron a été incapable d'entendre les attentes et les aspirations du pays auquel il n'a répondu que par du mépris et de la brutalité. »
- 1:27Fait
« Le gouvernement n'a apporté aucune réponse au mouvement des gilets jaunes. Pire, il a enterré les cahiers de doléances alors que le pouvoir d'achat était durement impacté. »
- 2:52Fait
« La procureure de la République hier a déclaré sur TF1 qu'elle ne pouvait absolument pas confirmer que les auteurs des violences du 17 octobre étaient liés à l'ultra-gauche. »
- 4:53Promesse
« Il faut avoir une politique de maintien de l'ordre qui répond sur la logique du dialogue, de la transparence, des interdictions des armes de guerre et des armes intermédiaires. »
- 9:04Fait
« On a quand même actuellement, depuis le début des mobilisations, des mutilations de mineurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et à tous. Merci euh d'être là euh pour ce point presse qui est matinal pour le le rythme le rythme parisien. Euh après une journée de mobilisation dont nous saluons l'ampleur et la démultiplication d'actes inacceptables de pillage, Emmanuel Macron a pris la parole dimanche pour n'apporter aucune réponse aux revendications des Français. Cette prise de parole est l'illustration d'un président de la République relégué à un rôle de commentateur du désordre qu'il a lui-même engendré. En bientôt 10 ans, Emmanuel Macron a été incapable d'entendre les attentes et les aspirations du pays auquel il n'a répondu que par du mépris et de la brutalité. L'impréparation du gouvernement à une telle journée de mobilisation et une doctrine de maintien de l'ordre
archaïque ont pour résultat des manifestants mineurs qui ont été mutilés, des policiers, des gendarmes, des pompiers blessés, une police débordée, des bâtiments publics incendiés, des commerces pillés, des manifestants gazés, nassés et insultés. L'échec du gouvernement est épuisant. La seule conclusion logique est que le président de la République doit accepter la démission du ministre de l'Intérieur qui est aujourd'hui délégitimé dans ses fonctions. Le gouvernement est responsable de la situation. Le gouvernement n'a ouvert aucun dialogue avec les lycéens et n'a répondu à aucune de leurs revendications. Rappelons-nous quand même l'intervention télévisuelle de Sébastien Lecornu le 7 octobre qui a évacué en à peine quelques minutes les
revendications lycéennes. Le gouvernement n'a apporté aucune réponse au mouvement des gilets jaunes. Pire, il a enterré les cahiers de doléances alors que le pouvoir d'achat était durement impacté, le gouvernement continue une politique qui enrichit celles et ceux qui sont déjà déjà riches et qui appauvrit tous les autres. Le gouvernement s'est entêté dans une politique de maintien de l'ordre qui met en danger les manifestants comme les policiers. Des témoignages en de nombreuses brises font état de gaz lacrymogènes envoyés en quantité dès le point de départ des manifestations autorisées parfois pendant plus d'une heure empêchant les personnes de pouvoir se rendre à la manifestation mais scindant aussi les cortèges. La liberté de manifester est un droit
fondamental est une est une liberté fondamentale et un droit constitutionnel. Le gouvernement a sous-estimé l'ampleur de la mobilisation, la question se pose sur ce qui relève du dysfonctionnement des renseignements territoriaux et ce qui relève d'un gouvernement qui s'est auto-persuadé que le mouvement est en train de s'essouffler. Ils l'ont répété sans cesse sur tous les les plateaux télé, la réalité en est tout autre. Le gouvernement a abandonné les élus locaux et les commerçants. Nous condamnons les pillages et espérons que les élus locaux seront soutenus pour la réparation de ce qui a été cassé et que les commerçants seront rapidement indemnisés. Enfin, le gouvernement refuse de reconnaître ses responsabilités dans la crise. Plutôt que d'analyser son échec et tenter d'y remédier
qui serait finalement la seule voie de sortie de crise, le gouvernement s'enferme dans une rhétorique du bouc émissaire. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, le gouvernement pointe l'ultra-gauche et la France insoumise. La procureure de la République hier a déclaré sur TF1 qu'elle ne pouvait absolument pas confirmer que les auteurs des violences du 17 octobre étaient liés à l'ultra-gauche. Au contraire, elle précise que les personnes gardées à vue ne donnent pas de revendications politiques. Dans Mediapart, un commissaire du renseignement territorial explique avoir reçu l'ordre d'écrire que les filles étaient derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux. Ces déclarations démontrent une volonté de la part du gouvernement de créer des
contre-vérités. Au-delà d'une manœuvre politicienne inacceptable dans un dans un état démocratique, cela est dangereux à deux titres. Premièrement, ça empêche le gouvernement de prendre la mesure de ce qui se passe dans le pays. Il sous-estime la colère et donc incapable d'y répondre. Et donc oui, si vous dictez aux renseignements ce qu'ils doivent écrire, vous n'êtes plus en a d'entendre ce qu'ils vous disent. Et deuxièmement, cela ouvre la voie à d'autres personnes qui veulent réécrire la vérité, qui veulent apporter des contre-vérités. C'est l'extrême droite et c'est Bruno Retailleau qui se sont répondus sur toutes les chaînes pour pointer la question de l'immigration, pour demander la déchéance de nationalité. La logique du bouc émissaire, elle entraîne dans un
mouvement qui est extrêmement dangereux et qui ont continué de fracturer et laisse la place à l'extrême droite. Nous avons pu le voir hier soir à Lyon où alors qu'il y avait un couvre-feu, nous avions effectivement un défilé d'extrême droite au centre-ville. La logique de cette conférence de presse est de dire ce qui pour le groupe écologiste et social devrait être la réponse d'un gouvernement responsable. La première, c'est tout d'abord de présenter ses excuses aux personnes qui ont été mutilées, qui ont été blessées. La deuxième, c'est de revoir la politique de maintien de l'ordre. Aujourd'hui, nous avons une politique de maintien de l'ordre qui met en qui ne répond plus à son objectif. Il faut avoir une politique de maintien de l'ordre qui répond sur la logique du
dialogue, de la transparence, des interdictions des armes de guerre et des armes intermédiaires et d'actions ciblées contre les personnes les plus violentes. Et enfin, il faut répondre à la colère sociale. Le Le maintien de l'ordre n'est pas une réponse aux demandes politiques. C'est au gouvernement d'assumer les réponses politiques à la colère sociale, à la fois à la demande des lycéens sur leurs revendications, aux demandes en terme de pouvoir d'achat des Français. Et nous, c'est l'ensemble des mesures qu'on vous présentera. Et enfin, dans quelques minutes, il y aura la conférence des présidents. Le groupe écologiste et social, tout comme le groupe écologiste au Sénat, a demandé une commission d'enquête. La présidente de l'Assemblée l'a également fait. Nous
serons amenés à nous prononcer. Bien évidemment, nous soutiendrons cette commission d'enquête et nous pensons qu'elle doit faire effectivement la lumière sur l'ensemble des dysfonctionnements et nous appellerons à des témoignages. Il faut que ce qu'ont vécu l'ensemble des personnes qui manifestaient soit pris en compte lors de cette commission d'enquête. Ce qu'on vous propose, il y a un certain nombre de propositions que vous pouvez voir dans le dossier de presse et de faire des questions-réponses et de pouvoir approfondir chacune des propositions tant en terme de maintien de l'ordre qu'en terme de revendications. Il ne faut jamais oublier que les 800000 personnes qui étaient dans la rue avaient des demandes précises et donc il faut y répondre, c'est la priorité pour
sortir de la la situation de crise.
Oui.
Merci, bonjour à toutes et tous. Euh ce qu'on est en train de vivre et Cyrielle vient de le dire, c'est une bascule démocratique potentielle où le droit de manifester est remis en question. Euh hier, moi j'entendais certains dire peut-être qu'il faut interdire les manifestations pour préserver des commerces, mais c'est un échec démocratique cuisant. Et donc il y a des solutions pour que les manifestations elles se passent bien, on sait le faire. Il y a plein de manifestations qui se déroulent très bien où les manifestants sont pas mutilés, gazés et nassés, où les commerces sont préservés où celles et ceux qui veulent commettre des violences sont appréhendés avant les faits, euh où l'espace public est sécurisé tant par la police municipale que la police nationale par un travail
conjoint. Donc il est tout à fait possible de le faire. Et moi j'appelle à ce que aucune manifestation ne puisse être interdite sur des motifs qui sont illégitimes parce que la légitimité du gouvernement est remise en question dans sa capacité à à euh déployer un schéma de maintien de l'ordre qui répond à ces deux enjeux, protéger les biens et les personnes et protéger la liberté de manifester. Donc c'est possible. Donc il y a aucune crainte de notre part à ce que les manifestations se déroulent mal tant si le gouvernement prend en considération le fait que l'ensemble de sa politique a échoué et qu'il convient de revenir à un schéma de maintien de l'ordre. Il suffit de regarder dans le d'autres pays, ça se passe bien aussi ou regarder dans l'histoire, ça s'est bien
passé et peut-être de s'en pouvoir s'en inspirer.
Oui, ce qu'il faut comprendre parce que j'y étais aussi samedi hein, c'est que quand on est arrivé à moi je suis arrivé vers 14h avec un groupe de jeunes qui souhaitaient manifester, c'est que la place de la République était déjà bloquée et que lorsque nous sommes arrivés, j'étais on était au milieu d'une foule calme qui a pris les gaz lacrymogènes immédiatement sans sommation. Conséquence, les manifestants les manifestants sont éparpillés dans des manifestations sauvages. Euh pour avoir fait les mobilisations 2019-2020, lorsque l'on souhaite canaliser une manifestation, on est totalement en capacité de mettre des murs anti-émeutes sur les intersections et de canaliser cette mobilisation. On a su le faire, on a su le faire en 2020. On doit être capable de le faire en 2026
pour avoir des manifestants qui puissent manifester dans des conditions de sécurité. On a quand même actuellement, depuis le début des mobilisations, des mutilations de mineurs. Dans ces mobilisations, il y a énormément de mineurs. Nous sommes au niveau de l'Assemblée nationale en train de travailler au long cours pour diminuer les violences du quotidien sur les mineurs. Les dans les familles, on a posé l'interdiction des violences physiques sur les mineurs. Je vois pas en quoi les forces de de de seraient autorisées à violenter les mineurs de manière indiscriminée. C'est ça la problématique en fait. C'est que les violences là, elles sont indiscriminées et que ça va toucher et impacter l'ensemble des manifestants qui ne sont
là que pour des revendications qui sont totalement légitimes. Euh, j'enchaîne. D'ailleurs, nous sommes en train de euh de réfléchir à l'opportunité de d'une plainte contre le ministre de l'Intérieur. Nous sommes en train d'y travailler, que ce soit sur nos instances nationales, les instances européennes ou les instances internationales. On a une tribune samedi matin qui est sortie de d'une centaine de soignants concernant ces mutilations. À un moment donné, les les propos du ministre de l'Intérieur étaient suffisamment clairs pour dire que il n'y avait pas de limite à ce que pouvaient mettre en œuvre les forces de l'ordre. Eh bien, nous
questionnons cela. Il est inacceptable que des mineurs qui manifestent puissent avoir des mutilations excessivement graves.
Alors, nous sommes en train d'y travailler, hein, parce que euh on on on nous voit pour structurer, évidemment, on va pas faire n'importe quoi non plus. Euh, nous avons des déclarations préalables du ministre Nunez et donc il y a une intentionnalité qu'on qu'on voit derrière qu'il y a euh des mutilations excessivement graves, hein, je rappelle, il y a eu deux deux bras arrachés, un un jeune qui s'est pris une grenade à 2 m de distance en plein visage et un une jeune fille qui a encore perdu son œil. Euh, c'était samedi, le 17. Bon, voilà, hein. Euh, peut-être d'autres choses, on ne sait pas. Pour autant, les les [grognement]
les euh, les blessures qui sont recensées sur les manifestants, elles ne sont pas dans l'intégralité. Quand j'entends qu'il y a 200 jeunes, 200 personnes qui sont blessées lors de ces manifestations, quand vous pouvez voir aussi bien que moi, j'espère les images où on voit des forces de l'ordre de manière indiscriminée qui donnent des coups de matraque, je suis désolé, c'est totalement inacceptable d'entendre qu'il y a eu 200 personnes seulement qui ont été affectées par ces violences.
La preuve, c'est encore une fois, et je pense que Léa Balagel Marikhi l'a très bien dit, un échec cuisant de la part du gouvernement d'en arriver à avoir des hélicoptères qui tournent autour de Paris et de restreindre les droits pour finalement arriver à endiguer une situation euh qui a été euh non anticipée euh et en partie générée par la posture du gouvernement. Donc pour nous, c'est un signe d'aveu d'échec cuisant et ça ne répond en rien à la profondeur de la crise sociale que connaît le pays. Et donc, moi l'alerte que je fais, c'est
penser que le couvre-feu et le fait qu'il n'y a rien eu hier soir, cela signifie un apaisement, il me semble que c'est faux. La colère qui s'est exprimée est toujours là et est toujours profonde. C'est pour ça que il nous faut des réponses en terme de proposition de contenu. Il est au vu des des images et de la brutalité de ce qui s'est passé le samedi, c'est normal d'avoir de nombreuses questions sur le maintien de l'ordre, mais tant qu'on répondra pas euh finalement aux revendications, euh il n'y aura pas de sortie de crise.
Ouais, alors franchement euh de la part du Premier ministre et du Président de la République qui intime les responsables politiques et qui doit euh dicter la ligne de ce que nous devons dire. Enfin, on n'a pas attendu euh d'être sommé par le Président de la République et le Premier ministre pour donner une ligne très claire. Les écologistes ont condamné l'ensemble des dégradations qui ont eu lieu, condamné euh les violences policières euh quand elles se sont déroulées. Donc, on n'a pas à répondre au Premier ministre et au au Président de la République sur notre position politique. Elle l'a extrême euh été extrêmement claire. On n'est pas là pour faire un examen moral devant eux ou je ne sais quoi. Euh et donc, nous on se rendra à cette convocation pour porter
l'ensemble des propositions et des sorties de crise politique qui nous semblent euh urgentes à mettre en œuvre. Euh on est dans le cadre d'un débat budgétaire où des solutions peuvent exister. On nous dit euh il y a plus le temps, il y a plus d'argent. Enfin, pour les personnes euh qui euh ont encore euh à à attendre l'élection présidentielle pour que les choses changent. Euh c'est euh des jeunes pendant 6 mois qui euh ne voient toujours pas leurs conditions d'éducation s'améliorer et qui vont toujours avoir Parcoursup à la fin du parcours. C'est des personnes qui ne pourront toujours pas nourrir leurs enfants, qui ne auront passeront un Noël sans faire de cadeaux ou sans partir en vacances. C'est ça la réalité euh et à laquelle nous devons répondre de manière
très urgente. Et euh que ce soit que les réponses du Président de la République et du gouvernement soient l'instauration d'un couvre-feu est encore une fois extrêmement inquiétant. On nous a parlé à un moment donné d'état d'urgence. On a fait des parallèles très dangereux entre ce qui était en train de se passer euh et euh les états d'urgence ou les dispositifs exceptionnels et les pouvoirs exceptionnels du président de la République. Mais on est ? Quand il y a des manifestants qui euh manifestent et qui ont des revendications légitimes que la réponse première du gouvernement ce soit l'instauration d'un couvre-feu. Pardon, mais celui qui a été instauré place de la République, c'est autour de la place. Il y a un commerce. Enfin, c'est pas ça la réalité euh euh de du
maintien de l'ordre. Euh moi, je me suis rendue euh dans la rue à à après la manifestation place de Clichy dans ma circonscription où la manifestation parisienne se terminait et j'ai dialogué et j'ai empêché des gens d'entrer euh dans des magasins euh parce que ils avaient à un moment donné une ivresse euh euh de connerie. Et en fait, c'est en avec le dialogue, c'est en mettant la police municipale, c'est en remettant la police de proximité euh qui connaît les habitants et qui peut aussi faire en sorte que le le calme revienne dans les rues quand il y a eu euh des dégradations. Mais là, maintenant, euh il faut apporter des réponses politiques à celles et ceux euh qui les réclament et ça fait en fait 10 ans qu'on le fait. Et comment vous interprétez les propos alarmistes du
Premier ministre qui a expliqué hier que l'ultra-gauche euh avait projet d'empêcher les élections ? Non non, mais je je reprendrai les propos effectivement. Non mais c'est irresponsable. Non mais c'est absolument irresponsable. C'est-à-dire que ça fait deux fois que le Premier ministre a des discours qui euh finalement euh rentrent dans le champ du vocabulaire de la guerre civile. Il y avait euh finalement vous êtes du côté de la République ou du côté des casseurs. Maintenant, il va expliquer, enfin ce sont des propos extrêmement graves, que l'ultra-gauche chercherait à empêcher la tenue de l'élection présidentielle. Un, ça remet en cause la liberté de manifester. Euh et d'ailleurs euh enfin quand on entend effectivement le président de la République qui dit "Attention, l'appel à
manifestation à six mois d'une élection présidentielle, euh c'est ça reviendrait effectivement à affaiblir le processus démocratique, c'est faux. Le processus démocratique, c'est l'élection et c'est la liberté d'expression et de réunion et de manifestation. Ça c'est la 1re chose. La 2e chose, mais quand on voit les révélations qu'il y a dans Mediapart, je le rappelle, ça devrait apporter de l'humilité à ce gouvernement. C'est-à-dire que depuis maintenant des semaines, plutôt que de concentrer à pourquoi il y a des revendications légitimes, pourquoi des personnes ? Parce qu'en fait, c'est la difficulté du gouvernement à appréhender la réalité d'un mouvement social qui en fait n'est pas l'apanage de syndicats ou de partis, mais qui est en grande partie auto-organisée. Et oui, il
est complexe à appréhender. Et donc, on en revient à il faut apporter des réponses sur le fond. Mais il faut absolument que le Premier ministre arrête des déclarations incendiaires qui amènent des contre-vérités et qui l'amènent à nier la réalité sociale et la profondeur de la crise sociale du pays. Donc, pour résumer, effectivement, les Abad et les Marie qui avaient raison, il est fou.
Le Le fait que le gouvernement s'appuie sur euh met met en avant les 5000 à peu près identifiés de l'ultra-gauche en regard des forces de l'ordre qu'on qu'on qu'on a et qu'on pourrait déployer euh pour un maintien de l'ordre tel que les Abad et les Marie qui l'a décrit, euh on voit bien que ça Cet argument, c'est à à une forme de parapluie percé. C'est qu'en fait, derrière, c'est quoi euh c'est un enfermement, euh une crispation sur l'ordre, c'est nous, et surtout, on n'écoute pas ce qui se passe dans le pays, qui s'est accumulé depuis des années et des années, cette colère et cette exaspération que nous voyons dans le pays, qui s'est exprimée sous plusieurs formes samedi, mais bien avant aussi,
c'est une accumulation euh de de de revendications, de cahiers de doléances euh au moment des gilets jaunes qui ont été enfermés dans les archives et dont personne n'a rien fait ou en tout cas peu de choses et qui tout d'un coup s'expriment, mais ça c'est pas une surprise pour chacun et chacune d'entre nous. Maintenant, la question en tant que politique, c'est effectivement ne pas attendre dans 6 mois au risque d'accumuler cette exaspération et c'est quoi les les signaux forts qui qui peuvent être lancés au moment où nous discutons euh du budget pour 2027 et continuer à imaginer qu'on pourrait continuer l'exercice budgétaire avec toute la complexité qu'on sait vu les la
situation politique en regard de ce qui se passe dans le pays, ce serait vraiment une aberration. Donc je pense que jeudi euh en tout cas le les écologistes sauront dire ça et auront des propositions à faire. Je complète un petit peu quand même qui est en responsabilité politique depuis 10 ans. C'est pas nous. Chaque année, nous portons des amendements qui répondraient justement aux revendications lycéennes par exemple. L'année dernière encore, nous avions un amendement pour mettre en place un plan pluriannuel d'investissement dans le bâti scolaire. L'année dernière, comme tous les ans, nous avons fait des amendements pour la revalorisation des enseignants pour avoir davantage d'infirmières
scolaires, de psychologues scolaires. Donc ces revendications, nous les avions entendues en amont. Les personnes qui n'écoutent pas et qui ne souhaitent pas entendre, ce sont bien les gens qui sont aux responsabilités depuis 10 ans. Donc se dédouaner de sa propre responsabilité sur d'autres, excusez-moi, mais c'est honteux. C'est une honte absolue. Ils n'ont aucun état d'âme. Pour moi, c'est je on est dans un une inversion du langage, une inversion de responsabilité qui est absolument hallucinante. Les personnes en responsabilité qui ont provoqué cette situation, ce sont bien les mêmes personnes qui en hémicycle encore la semaine dernière
nous refusaient toute amélioration de nos recettes voire même quand nous proposions moins de dépenses avec les niches fiscales notamment nous les refusaient. Nous n'avons par exemple pas pu toucher au CIZAP. Est-ce que c'est indispensable d'avoir des gens qui ont 300 m² qui vont pouvoir payer avec nos impôts quelqu'un pour faire le ménage alors que nos établissements scolaires sont dans un tel état. C'est une honte absolue et donc la réponse elle est politique. Et ceux qui sont en responsabilité politique qui peuvent donner cette réponse c'est c'est très clair. C'est le gouvernement. Et c'est personne d'autre.
Et peut-être parce que on a beaucoup dit qu'il fallait apporter des réponses au à la crise sociale. Arnaud l'a dit hein, il y a l'abrogation de Parcoursup, il y a les moyens dans le budget dès maintenant euh sur le bâti scolaire et l'embauche de professeurs et d'encadrants. Il y a la question de le du pouvoir d'achat qui est même parce que c'est la convergence hein de la mobilisation des lycéens, des étudiants et du pouvoir d'achat. Et il y a un sujet déterminant notamment, il y a la question du transport, il y a la question du logement euh et donc Damien, je te laisse la parole pour eux Bonjour à toutes et à tous. Ouais, moi je je vais vous parler du logement parce que euh moi j'ai un territoire qui est est Lorient, le Morbihan. Euh samedi euh on avait plus de 10000 personnes qui
étaient mobilisées. C'est une manifestation dont euh dans la mémoire des Lorientais qui fait partie des trois grandes mobilisations que le territoire a connu. C'est pas rien. Et en fait, on ne parle plus de ça. Et ce territoire, moi je fais un rapport entre les deux. C'est un un territoire qui euh aujourd'hui voit un prix de l'immobilier s'envoler sur la période des 10 dernières années, celle qui correspond à Emmanuel Macron, on a un prix de l'immobilier qui est plus de 60 % euh dans sur ce territoire. Et aujourd'hui, quand on sait que 28 % euh du des des des du budget des ménages est consacrée à la question du logement, vous voyez bien que cet envolée du prix de l'immobilier dans un ensemble de territoires, et je prends cet exemple parce que je le connais bien, c'est mon
territoire, mais il a lieu à plein d'endroits et notamment sur les zones littorales, sur euh les dans les zones urbaines, dans les périphéries des zones urbaines. Et tout ça vient manger euh le pouvoir d'achat des personnes qui derrière ben se questionnent sur d'abord où habiter, donc ils s'éloignent euh de de ces zones les plus recherchées, ce qui fait que dès que le prix du gasoil augmente, ben ils se retrouvent piégés parce qu'ils avaient déjà un budget extrêmement contraint. Et voilà. Et donc face à ça, il faut une réponse. Et évidemment, on peut se cacher derrière euh les violences qui ont eu lieu et pour lesquelles euh effectivement ça a été dit, euh nous avons euh évidemment condamné celles-ci. Mais
le maintien de l'ordre, OK, très bien, il faut le travailler. Mais si on n'a pas de réponse sur ces questions et d'abord sur la question du logement, eh ben on continue à créer cette frustration, cette incapacité à vivre en réalité. Et donc nous proposons d'abord des mesures d'urgence, des gels des appels permettent aux personnes de retrouver à travers ça une aide pour se loger, encadrer les loyers, là aussi, les endroits où ça a été fait, on a vu que c'était efficace et que ça générait euh réellement une capacité du pouvoir d'achat, je crois que en moyenne c'était plus 100 euros euh à la fin de maîtrise par mois de de de maîtrise du loyer. Et puis, il faut relancer massivement la construction de logements sociaux. Donc on propose des mesures de très court
terme, des mesures de moyen terme avec l'encadrement et des moyens des mesures de long terme pour recréer du logement accessible. Et c'est bien euh alors c'est un exemple logement, c'est un un exemple important parce que comme je disais, c'est 1/3 des des budgets à peu près des familles et ça on le propose d'abord dans le projet de loi de finances, mais on propose un ensemble de propositions, en tout cas, on a un ensemble de propositions dans le carnet qui vous a été distribué et qui disent que il n'y a urgence à avoir une réponse politique, sinon et ben on va retrouver de nouveau des personnes dans la rue et elles ont raison et on on enlèvera pas et on ne niera pas leurs problèmes simplement en balayant ce sujet en disant c'est l'ultra-gauche
ou que sais-je, tout ça moi c'est pas ce que j'ai vu dans la rue et c'est que pas du tout ce que les uns et les autres on a on a vu dans la rue, on avait des personnes qui se mobilisaient et qui ont besoin de réponses et qui on peut les interdire de manifester pour autant le problème il restera présent et les fins de mois sont toujours aussi difficiles.
Si tu veux. Et ben merci beaucoup. Bonne journée.
Cyrielle Chatelain