Le budget "est pour l'instant plus socialiste que macroniste", regrette le député Paul Midy
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Palmidi. Bonjour. Vous êtes en pause ce weekend puisque le gouvernement a décidé de suspendre les travaux sur le budget.
Ça a d'ailleurs provoqué la colère de la gauche qui craint une entoureloupe pour ne pas voter tous les articles dans le temps imparti. Vous aviez vraiment besoin de ce repos ce weekend. Vous savez, ça fait un mois qu'on travaille sur le budget sans arrêt euh je dirais très tôt le matin jusqu'à très tard, jusqu'à minuit, les séances de nuit.
Euh le travail est très intense sur le budget et il sera très intense, je pense jusqu'à la fin de l'année parce que c'est ça l'objectif, c'est de doter la France d'un budget avant la fin de l'année et il y a un risque que ce ne soit pas le cas si les travaux sont reportés. Non, je pense que le risque est très faible. Si vous regardez par exemple, si vous on avance à la vitesse à laquelle on avançait pendant la journée d'hier, vendredi, on arrivera au bout de la partie recette du budget en courant de semaine prochaine.
Vous savez le rythme des députés, il est ajusté par le gouvernement très régulièrement. Généralement, c'est plutôt pour rajouter des jours le weekend et pour rajouter des sens la nuit ou quand les députés décident de travailler après-miduit pendant toute la nuit. C'est ça le plus intéressant.
Ça arrive, c'est ça arrive parfois aussi qu'il y a des jours en moins. Tactiquement, ça pourrait être intéressant. Non, mais je crois pas que la je sais pas quelle tactique vous vous mentionner d'éviter une un vote, un rejet.
Oui, peut-être, pourquoi pas ? Enfin, je veux dire, on peut réfléchir comme ça, mais je veux dire le sujet c'est il faut qu'on dote la France d'un budget et il faut qu'on y arrive avant la fin de l'année. Et donc, moi je pense que c'est possible d'arriver au bout du projet de loi de finance avant le délai du 23 novembre.
Et euh si on continue sur ce rythme là, on va y arriver. Mons voulait vous faire réagir au propos du premier ministre. Il s'exprimait hier depuis Alb à l'heure où certains extrêmes sont en train de justement saper les fondements mêmes de la démocratie représentative.
Ce que je cherche à faire depuis 2 mois sans agenda particulier, je pense que chacun l'a compris, c'est sauver la démocratie représentative. C'est permettre aux parlementaires et au parlement de montrer que ça fonctionne, que ce n'est pas une institution qui ne sert à rien. Pardon Paul Midi, mais vous avez vraiment le sentiment aujourd'hui de contribuer à sauver la démocratie ou en fait vous bricolez simplement le moins mauvais budget possible ?
Non, je pense que le premier ministre a raison. Il faut quand même comprendre ce qui se passe dans notre pays, relever un tout petit peu la tête du guidon au-delà des détails du process budgétaire. On a des forces populistes d'extrême, qu'elles soient de droite ou de gauche, qui prennent de plus en plus de place dans la vie politique euh et qui rendent qui partagent des fausses informations, des mensonges, en particulier la France insoumise avec beaucoup de bruit et de violence dans la méthode.
Et donc c'est compliqué de tenir une démocratie quand on a les forces de ce type-là. Pardonnez-moi, mais la démocratie, elle s'abîme aussi quand on manque de clarté. Euh cette semaine, vous avez voté la suspension de la réforme des retraites.
Euh c'était un compromis nécessaire, vous l'avez fait à regret. C'est un compromis nécessaire. Je pense que c'est une mauvaise chose de suspendre cette réforme des retraites qui est importante pour équilibrer notre système des retraites.
Par contre, c'était un compromis nécessaire demandé par plusieurs forces politiques pour qu'on arrive à avoir un budget et la stabilité. Mais vous comprenez que ça soit déstabilisant pour les Français ? Il y a 2 ans, vous nous répétiez sur tous les tons que cette réforme, elle était vitale pour la survie du pays, pour les retraites et aujourd'hui vous nous dites finalement c'est pas très grave de la suspendre.
Non non, c'est toujours très important de la garder. Je vous rappelle d'ailleurs que dans cette réforme des retraites, elle est toujours là et l'objectif des 64 ans est toujours dans la loi. Faut être très clair là-dessus.
Par contre, ce qui est vrai là, vous avez raison, c'est que on a à chaque fois un psychodrame sur cette réforme des retraites et sur notre système de retraite. Tous les 5 ans, on a un psychodrame national là-dessus parce que on a un problème de système. Il est très Mais pourquoi ne pas avoir voté contre cette suspension comme certains de vos collègues l'ont fait ?
Je pense par exemple à l'ancienne ministre du travail. Nous, on était dans une position d'équilibre. On veut pouvoir doter la France d'un budget et qu'on ait de la stabilité.
On connaît le coût de l'instabilité, ça plusieurs dizaines de milliards d'euros. Euh et donc il faut qu'on arrive à faire les compromis. Et c'était un compromis qui a été proposé par le Premier ministre qui je crois était effectivement nécessaire.
On pense toujours que c'est une mauvaise chose mais pour avoir une position d'équilibre, nous nous sommes abstenus. Accompagner ce compromis ne sont pas pour ce compromis visiblement. Ils ont une part d'irresponsabilité en nous.
Non, je crois que vous vous avez vu que de toute façon il y avait pas de surprise qu'à partir du moment où la suspension de la réforme des retraite était mise à l'agenda de l'Assemblée nationale, on savait qu'il y avait une large majorité pour l'adopter. Donc il y a pas eu de surprise, elle a été adoptée. Maintenant, il faut qu'on avance.
Ça ne règle pas le sujet de la réforme de retraite. Nous, on propose un nouveau système. Il faut changer le système que plus personne ne comprend.
Et on propose avec Gabriel Atal un nouveau système des retraites qui doit être universel, beaucoup plus lisible et beaucoup plus simple avec beaucoup plus de liberté et un système qui soit productif avec notamment une part de capitalisation. Oui, sans âge légal. Effectivement, je crois qu'on on a du mal à comprendre comment ça fonctionne.
Si vous me trouvez un français qui est capable de vous expliquer comment fonctionne un système de retraite, je vous dis chapeau. Et donc ce qu'on propose, c'est un système universel, c'est-à-dire que chaque eurocisé ouvre les mêmes droits pour tout le monde, quel que soit le métier, quel que soit le moment dans la carrière qui soit lisible et compréhensible. C'estàd que chaque euro cotisé, chaque mois, vous savez combien ça vous ouvre en euros de pension de retraite et vous pourrez suivre quand cette si cette réforme mise en place chaque mois vous pourrez voir combien d'euros de pension de retraite vous avez généré et ça c'est cranté, c'est garanti.
Mais pardonnez-moi Paul Midi, mais dans ce système que propose Gabriel Atal, le fait qu'il n'y ait pas d'âge de départ en tout cas officiellement, ça peut favoriser aussi les plusantistes qui ont eu des carrières confortables, qui ont bien négocié leur départ, qui ont épargné et qui pourront se permettre de partir plus tard plutôt à la retraite. Alors, il faut effectivement plus de quand on dit plus de liberté, c'est que plus vous travaillez, plus vous cotisez, meilleure la retraite est. Et effectivement, il faut motiver tout le monde à travailler pour un risque de fracture sociale dans cette proposition, disent les experts sur les retraites.
Bah parce que justement si on gagne mieux sa vie, si on prépare mieux son départ, si on négocie mieux sa rupture conventionnelle, et ben on peut on pourra partir davantage plutôt à la retraite à partir du moment où il y a plus d'âge. Si si vous Oui, mais attendez, si vous Nous ce qu'on veut c'est que les gens travaillent le plus longtemps possible. Donc c'est quand même une façon de repousser l'âge sans le dire ce nouveau système.
Non, pardon, je je on s'explique. Chaque euro cotisé génère des euros de pension. Vous savez en permanence que vous avez ce à quoi vous avez droit.
Et évidemment pour que il y ait des retraites quand même minimum, on demandera aux partenaires sociaux de fixer une retraite minimum. C'estàd il faut avoir travaillé pour avoir accumulé un montant de retraite minimum qui sera fixé par la part sociau mais disons par exemple 1000 € après nous on veut un système dans lequel il y a plus de liberté s'il y a des gens qui veulent travailler moin pourquoi pas s'il y a des gens qui veulent travailler plus il faut que ce soit incitatif c'est la campagne de de 2027 qui a commencé non parce que la question elle sera jamais tranchée aujourd'hui. Bien sûr.
Donc la campagne présidentielle a commencé. Bien sûr, c'est un sujet qu'il faudra trancher en 2027 et nous évidemment on travaille déjà sur ce ce projet-là. Euh mais il y a aussi des choses qu'on peut faire dès aujourd'hui.
C'est pour ça que on avait déposé, on a déposé avec notre groupe sur proposition de Gabriel Atal sujet de compte de capitalisation. 1000 € pour chaque français qui naît dans ce pays qui s'est mis sur un compte de capitalisation et qui permet d'embarquer tous les Français dans la retraite par capitalisation. Pourquoi ? parce qu'elle est trois fois plus efficace que notre système euh par euh répartition et qu'elle est bonne pour l'économie parce que ça permet d'investir dans les entreprises française et européenne.
Paul Midi, pour revenir sur la construction du budget, sur ce budget qui est en train d'être discuté à l'Assemblée nationale, comment vous pourriez le qualifier vous celui qui est en train de se dessiner en ce moment ? C'est un budget de compromis. Beaucoup de compromis ont été faits.
Astrid Pancian Bouvet a dit un budget monstrueux. Alors, c'est un budget dans lequel il y a beaucoup trop de taxes et de hausses de dépenses. Nous, ce qu'on veut, c'est un budget de compromis, mais on veut limiter qu'il y ait moins de hausse d'impôts et plus d'économie.
C'est pour ça qu'on se bat euh et avec des choses qu'on réussit à faire. On a réussi à limiter la hausse du coût du travail sur les apprentis, sur les gens qui travaillent dans les entreprises innovantes, sur les tickets restaurant. Paul Midi, à l'issue de l'examen en première lecture du projet du budget de la sécurité sociale, le déficit se situe désormais aux alentours de 25 26 milliards d'euros.
Le projet initial du gouvernement, pour rappel, ça prévoyait de le ramener à 17 milliards. Donc, on est à 25 26 contre 17 en prévisionnel. C'est foutu cette trajectoire budgétaire.
Il faut regarder, c'est le déficit au global avec le budget de l'État, le PLF et puis le budget de la sécurité sociale, le P ça donne certaines indications bien sûr, mais c'est au global. La copie de départ du gouvernement, c'est 4,7 %. Nous, c'est notre objectif aujourd'hui pour est-ce qu'on en est ?
On en est plutôt vers les 5 %. Le premier ministre avait ouvert pour aller jusqu'à 5 %. Nous, avec les députés du groupe ensemble pour la République, on veut rester sur le 4,7 % parce que c'est l'engagement qu'on a fait.
Vous avez l'impression que d'avoir trop cédé au chantage du Parti socialiste, c'est un mot qu'on entend beaucoup dans vos rangs, on leur a trop donné, ils ont pas fait assez de concession de leur côté. Est-ce que vous reprendriez ces termes ? Je pense qu'on a fait beaucoup de compromis et qu'il faut maintenant raison garder.
Il faut que le budget quel arrivera à la fin de l'année soit un budget de compromis. il sera ni macroniste, ni républicain, ni socialiste. Pour l'instant, le budget, il est plus socialiste qu'un budget macroniste qu'un budget républicain.
Oui. Et donc c'est normal peut-être dans ce processus, moi je veux garder de l'optimisme et dire à nos concitoyens, je pense qu'on va y arriver mais aujourd'hui c'est allé trop loin. Il y a trop de hausse de taxe, il y a trop de hausse de dépenses.
Il faut absolument qu'on protège nos entreprises, qu'on protège l'activité, qu'on protège l'emploi. Ça n'est pas en taxant notre économie qu'on va sauver ce pays. On va sauver ce pays avec plus de travail, plus d'innovation, des entreprises plus productive, de la croissance et des salaires qui s'améliorent.
On va y revenir dans un instant sur ces aides aux entreprises. D'abord, une dernière question sur la construction de ce budget là concernant le le pouvoir d'achat notamment. Vous avez voté contre le gel des pensions de retraite.
La fin de l'abattement fiscal de 10 % des retraités. Ça veut dire que aucun effort ne sera demandé au retraités dans ce budget 2026. Est-ce que euh ça ressemble à ça la France en 2025, on on finalement on protège les plus âgés, on demande des efforts aux actifs ?
Alors, notre priorité c'est de protéger le travail. C'est pour ça qu'on a repoussé l'augmentation euh d'impôts sur le revenu qui était dans la copie initiale, c'est de protéger les apprentis. C'est pour ça qu'on a repoussé la hausse des charges sur les apprentis.
Là, les retraités ne seront pas mis à contribution à ce stade du budget, vous avez raison. Mais on a encore un mois, un mois et demi de travail. Je pense que des compromis seront encore trouvés sur plusieurs sujets.
Ça n'est pas la copie finale je pense sur ces sujets. On va parler dans quelques instants donc Paul Midi des aides aux entreprises et de ce qui a été voté lors de ces discussions à l'Assemblée nationale. Vous restez avec nous.
On se retrouve dans quelques instants après le fil info à 8h45 avec Dian Ferchit. Plusieurs milliers de viticulteurs attendus à Béier dans l'héro viticulteurs de toute la région à l'appel de la FDSEA et des jeunes agriculteurs. Leur dernière récolte a souffert notamment des canicules.
Ils demandent des aides à l'État aussi pour leur rémunération et veulent interpeller les pouvoirs publics sur la question du prix du vin. Assassin mafieux dehors. Le mot d'ordre des manifestations organisées aujourd'hui à Bacia et à Jacio. contre les pratiques mafieuses en Corse, les assassinats notamment le dernier en date la semaine dernière a eu lieu en Haute Corse un homme de 46 ans abattu sous les yeux de son fils des mobilisations [musique] à l'appel de la coordination antimafia rassemble des collectifs des syndicats ainsi que des associations de défense de l'environnement.
À l'Assemblée nationale, un amendement des écologistes adoptés [musique] sur le crédit impôt recherche. Il vise à soumettre à des conditions cette niche fiscale qui figure parmi les plus coûteuses. Le texte prévoit que les entreprises remboursent ce crédit d'impôt recherche si elles transferent par exemple leurs activités de production ou de recherche financé par ce dispositif.
La France affronte les Fiji ce soir pour le deuxème match de la tournée d'automne du 15 de France de rugby. Les Bleus sont à Bordeaux. Coup d'envoi de cette rencontre sera à 21h10.
France info le 830 France info Benjamin Fontaine Camille Vigon Leat et nous sommes toujours sur France info avec Paul Midil député de on va vous parler de quelque chose qui vous énerve ce qui vous énerve c'est qu'on s'attaque aux aides aux entreprises et ce qui vous énerve encore plus c'est un rapport du Sénat qui critique la multitude d'aides et le manque de contrôle vous écoute. Il y a eu un petit coup de chaud à l'Assemblée nationale cette semaine. Moi, j'aimerais bien qu'on mette fin à une fake news qui circule, qui est issue de ce rapport du Sénat qui est une honte absolue.
C'est 211 milliards qui ne veulent rien dire. Et dans ces 211 milliards, il y a la baisse de la TVA Restauration à 55 qui a été fait sous le président SarkoZi. Mais il y a aussi MA Prime Renno et plein d'autres dispositifs.
Ce chiffre de 211 milliards, c'est une fake news. C'est une imbécilité et il faut arrêter de dire des bêtises à nos concitoyens. Alors 211 milliards selon ce rapport du Sénat, c'est le montant estimé des aides aux entreprises tout cumulé.
Et parmi celle-ci, il y a le crédit d'impôt recherche qui pèse très lourd. Justement, hier soir, les députés ont approuvé un amendement écologiste qui soumet à des conditions le crédit d'impôt recherche. Vous avez voté contre ?
Bien sûr. Euh je je vais corriger un des propos que vous avez dit. Vous avez dit ça vous énerve quand on s'attaque aux aides aux entreprises.
Non, ce qui Non, mais je vais expliquer ce qui m'énerve c'est quand on dit des choses fausses à nos concitoyens et que donc là on impacte la démocratie parce que si on part tous de la même vérité, de la même réalité, on ne peut pas réellement debattre. Dire qu'il n'existe aujourd'hui pas de documents facilement consultables qui empilent qui détaillent les aides aux entreprises. C'est une vérité.
C'est un rapport du Sénat. Non, pardon, je veux je veux qu'on soit très clair pour nos concitoyens. Il y a effectivement beaucoup d'aides et de dispositifs qui peuvent soutenir les entreprises ou autres.
Euh mais toutes ces aides sont d'abord conditionné, documenté, elles sont auditées quasiment tous les ans. Je ne veux pas qu'on laisse croire qu'il y a des chèqus qui sont donnés de 211 milliards d'euros aux entreprises sans contrepartie. Ça c'est complètement faux.
Ce chiffre de 211 milliards, il ne veut rien dire. Prenons crédit d'impôt que dans vous avez le crédit impôt recherche, vous avez les investissements de BPI France dans les entreprises. Vous avez des allègements de charge qui ont été fait il y a 20 ans.
Vous avez les aides à la presse, on vous entend mais le crédit d'impôt recherche par exemple c'est 7,6 milliards d'euros. Pour que les auditeurs comprennent, c'est l'équivalent du budget du ministère de la de l'agriculture. C'est pas rien du tout.
Il y a des rapports régulièrement d'évaluation des politiques publiques, notamment celui de juin 2021 qui disent bah concrètement on a du mal à mesurer son efficacité particulièrement sur les grands groupes. Il se pourrait qu'il soit quand même mal fléché. On n pas trop de recul, parfois il est détourné.
Vous entendez ces critiques ? Bien sûr, mais le on parle d'un volume équivalent au ministère de la recherche, c'est une politique publique très importante pour soutenir l'innovation et soutenir nos entreprises, que ce soit les PME ou les grands groupes. Et ça fonctionne, je peux vous dire que ça fonctionneur l'amendement ne le supprime pas.
L'amendement le conditionne et dit notamment les entreprises qui délocalisent, qui s'en vont, qui ferment juste après avoir reçu beaucoup d'aide, elles devront rembourser. Ça vous semble pas être du bon sens ? Pardon, il y a encore une confusion parce que ça part, c'est pour faire croire à nos concitoyens que c'est cette aide n'est pas conditionnée.
Elle est évidemment conditionnée. Le crédit imprecher vous ne le touchez que si vous embauchez des chercheurs et des chercheuses sur le territoire français. La réalité c'est qu'il y a déjà une déloqualisation, il n'y a plus d'impôt de crédit impôt recherche.
Et donc cet amendement, pardon, mais euh il génère de la confusion et il fait croire nos concitoyens que cette aide n'est pas conditionnelle. Évidemment qu'elle est demander aux entreprises de de rendre une aide si on si on si on délocalise en quoi ça apporte de la confusion. Aujourd'hui, on n pas on n pas obligé de rendre amendement fait croire qu'avant cet amendement, cette aide n'était pas conditionnée.
Elle est déjà conditionnée. Cet amendement est inutile évidemment. que cette aide est donnée pour les entreprises qui font de la recherche en France sur notre territoire.
Et sans ce crédit impôt recherche, on n'aurait pas par exemple dans ma circonscription l'écosystème d'innovation Paris Saclet qui est un des 10 premiers écosystèmes d'innovation au monde avec de la recherche publique, de la recherche privée, des entreprises, des start-ups et ça c'est très important. Pourquoi pour notre pays c'est très important innovation ? Je peux juste m'arrêter 30 secondes là-dessus.
Euh vous regardez les deux puissances qu'on a face à nous, les deux premières économies du monde, les États-Unis, la Chine. Les États-Unis, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Il y a 200 ans, ils étaient 100 millions.
C'était un petit pays. Ils ont fait beaucoup d'immigration et ils ont fait de l'innovation et de la productivité. La Chine, il y a 50 ans, c'était un des pays les plus pauvres au monde.
Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait beaucoup d'enfants et ils ont fait de l'innovation et de la productivité. Nous en Europe dans les 30 prochaines années, on va pas faire d'immigration massive et je ne crois pas qu'on va faire massivement des enfants.
Donc on doit faire de la productivité pour réussir à faire de la croissance, à générer des richesses et pouvoir financer notre éducation, notre sécurité, not notre Les organisations patronales, les associations d'entrepreneurs ont écrit à Sébastien Lecnus cette semaine, elle s'inquiète de la déconnexion du budget avec la réalité. Elles alertent sur la liste des taxes qui s'allongent. Elles parlent d'une même voie, c'est un virage qui a été pris.
Donc vous avez raison, il y a plus de 30 milliards d'euros de taxes qui ont été votées en en conjointement par leur Assemblée nationale et la France insoumise. Quand si ils votent ensemble, évidemment, ils arrivent à être majoritaires et à faire passer des taxes qui sont euh vraiment qui vont écraser nos entreprises. 30 milliards d'euros, c'est énorme.
Pour que nos auditeurs nous comprennent bien, l'impôt sur les sociétés de toutes les sociétés en France chaque année, c'est 60 milliards d'euros. Donc si vous rajoutez 30 milliards d'euros d'impôts aux entreprises, vous imaginez que ça ne va pas marcher. Et donc nous, on se bat, on se bat tous les jours euh pour limiter ça.
Mais moi, je peux vous dire que c'est chaque heure, chaque jour qui passe, je vote contre avec mon groupe et je fais voter mon groupe pour que des taxes ne soient pas augmentées. et bien parfois leur assemblationale et la France insoumise se mettent ensemble votent 30 milliards d'euros de taxe mais on va se battre pour que évidemment cette taxe supplémentaire soit supprimée du budget et je pense qu'on va y arriver. Merci beaucoup Paul Midi, député ensemble pour la République d'avoir été avec nous.
Bonne journée.
Paul Midy