MATHILDE PANOT : "Ce gouvernement est le visage de l'autoritarisme"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Catastrophique, on a fait une commission d'enquête pendant toute la période du premier confinement. »
- 0:54Invité politiqueFait
« On l'a vu sur les masques, les masques ne servaient à rien maintenant, ils sont obligatoires. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Olivier Véran, qui parle de création de lits alors qu'on sait qu'il y a encore des lits qui sont supprimés. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Donc on a moins de lits aujourd'hui que ce qu'on avait avant la première vague, ce qui est quand même incroyable. »
- 1:43Invité politiqueFait
« On a eu pendant le premier confinement des gens qui ont crevé de faim. Il y a eu une famine en Seine-Saint-Denis. »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« un million de pauvres et un million de chômeurs en plus. »
- 3:11Invité politiqueFait
« On l'a vu sur Luxfer, qui était la dernière boîte en Europe qui fabriquait des bouteilles d'oxygène et qui a été fermée. »
- 3:20Invité politiquePromesse
« On a demandé à ce qu'on nationalise Luxfer. »
- 3:20Invité politiquePromesse
« On a demandé à ce qu'on nationalise Famar, qui est une boîte qui fait 12 médicaments d'intérêt thérapeutique majeur. »
- 3:22Invité politiquePromesse
« On a demandé à ce qu'il y ait un pôle public du médicament. »
- 5:38Invité politiqueFait
« il y avait eu un conseil des ministres extraordinaires sur le coronavirus qui avait permis de mettre en place le 49.3 sur les retraites. »
- 5:55Invité politiqueFait
« l'Union européenne conditionne ses aides à la France. »
- 7:17Invité politiqueFait
« M. Véran va déjà aller devant la Cour de justice puisqu'il y a déjà des plaintes des associations et des patients qui ont été faites. »
- 16:40Invité politiqueChiffre
« Ils ont fermé 7600 lits depuis le début de leur mandat. »
Temps de parole
- Mathilde Panot98 %
- ?2 %
≈ 17,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ce gouvernement déteste la démocratie et n'accepte pas qu'il puisse y avoir d'autres chemins et d'autres alternatives possibles. Catastrophique, on a fait une commission d'enquête pendant toute la période du premier confinement. Cette commission d'enquête a donné lieu à une centaine d'interviews, d'auditions, de chercheurs, d'associatives, de soignants, d'experts,
et
on a appelé ça mensonge et fiasco de la gestion du Covid. Je crois qu'à la fois, ce gouvernement déteste la démocratie et n'accepte pas qu'il puisse y avoir d'autres chemins et d'autres alternatives possibles,
et
fait preuve de mensonges permanents. Alors on l'a vu sur les masques, les masques ne servaient à rien maintenant, ils sont obligatoires. On l'a vu sur les lits qui devaient être réouverts, et notamment M. Véran, ce n
'est
pas Emmanuel, Olivier Véran, qui parle de création de lits alors qu'on sait qu'il y a encore des lits qui sont supprimés. Donc on a moins de lits aujourd'hui que ce qu'on avait avant la première vague, ce qui est quand même incroyable en termes d'idéologie, où on continue le modèle de l'hôpital d'entreprise qui nous a amenés jusqu'ici. Et puis en termes, et ça, ça me soucie beaucoup, de précarité, de tsunami social qu'on est en train de vivre et sur lequel le gouvernement refuse de prendre des mesures. Je prends un exemple tout simple. Ça fait des mois et des mois, alors ça fait des années pour nous, mais
on
va dire que
c
'est plus prégnant maintenant qu'on demande notamment que le RSA soit donné aux jeunes à partir de 18 ans. Ça, c'est refusé par le gouvernement. On a eu pendant le premier confinement des gens qui ont crevé de faim. Il y a eu une famine en Seine-Saint-Denis, et pourtant, ils continuent à ne pas vouloir augmenter les minima sociaux, donner des bons alimentaires beaucoup plus élevés que ce qu'ils ont bricolé au premier confinement. Bref,
ils
ne sont pas du tout à la hauteur de la situation sociale. Et ça, c'est très inquiétant quand dans un pays aussi riche que le nôtre, on a encore un million de pauvres et un million de chômeurs en plus. Depuis le début de cette crise sanitaire, on a fait 11 propositions de loi, on a fait 5 plans, on a fait 4 guides et on a fait cette commission d'enquête sur laquelle il
y
a des recommandations. Dans ce qu
'on
propose, d'abord, c'est de dire qu'il faut redonner à l'hôpital et plus généralement au modèle de santé, les moyens de soigner dignement les gens. Rappelez-vous toujours, mais toujours, qu'avant cette période de coronavirus, il y avait eu une grève des soignants depuis plus d'un an sur la question des moyens humains et matériels qui étaient donnés à l'hôpital public. Ils ont toujours refusé d'écouter ces soignants et on en arrive au désastre sur lequel on est actuellement. Donc, il faut impérativement donner les moyens à notre système de santé. La deuxième des choses, c'est qu'il faut avoir maintenant un système de relocalisation et de souveraineté sanitaire, ce que nous n'avons pas.
On l'a vu sur Luxfer, qui était la dernière boîte en Europe qui fabriquait des bouteilles d'oxygène et qui a été fermée. Donc, on a demandé à ce qu'on nationalise Luxfer. On a demandé à ce qu'on nationalise Famar, qui est une boîte qui fait 12 médicaments d'intérêt thérapeutique majeur et qu'ils ont laissé couler. On a demandé à ce qu'il y ait un pôle public du médicament. Bref, qu'on ait les moyens d'avoir une souveraineté sanitaire parce qu'on a bien vu ce qui s'est passé avec, rappelez-vous, sur le tarmac de Chine, des vols de matériel à destination de la France parce que nous ne sommes pas capables de les produire et que pour l'instant, le gouvernement n'a rien fait sur cette question.
Ça, c'est la deuxième des choses qui est extrêmement importante. Ensuite, être à la hauteur de la situation sociale. Nous demandons à ce que, par exemple, les petites librairies puissent réouvrir parce qu'il faut maintenant penser. Alors, quand on avait dit ça à l'époque, déjà, on avait eu un tollé incroyable parce que pendant le confinement, on avait dit qu
'il
faut penser le déconfinement. D'ailleurs, nous avions fait un plan de déconfinement qui était vraiment différent de celui qu'a fait le gouvernement. Aujourd'hui, nous disons,
à
l'heure où le Conseil scientifique dit qu'il y aura une seconde vague qui était prévisible puisque nous l'avions dit dès avril et que le Conseil scientifique, le président l'avait dit dès le 30 avril, donc la surprise sur la seconde vague, bon voilà, et qu'il va y avoir même une troisième et une quatrième vague.
C
'est l'alerte qu'a lancée le Conseil scientifique. Donc, à partir du moment où on sait qu'on va devoir vivre durablement avec ce virus, alors à partir de ce moment-là, il faut penser des alternatives au confinement général parce que ce n'est pas tenable dans une société que de n'avoir aucune perspective individuelle, aucune perspective collective, une attaque sur les libertés publiques et individuelles qui est extrêmement forte et qui crée dans le pays une situation où les gens ne vont plus obéir. Ce qui se passe avec les commerçants actuellement, les commerçants ne vont plus obéir. C'est un signe. Ce qui se passe avec les lycéens, vous avez vu, il y a eu des blocus dans les lycées.
La seule réponse du gouvernement, ça a été de les gazer et de les matraquer. Ce n
'est
pas possible de faire ça. Pourquoi les lycéens y manifester
? Pour
plus de sécurité sanitaire, avec des choses qui sont très simples. De dire, par exemple, on pourrait très bien faire un roulement, faire des demi-groupes le matin, des demi-groupes l'après-midi. On peut faire très bien ce qu
'a
fait l'Italie, par exemple, réquisitionner 5000 lieux qui sont des lieux beaucoup plus grands pour justement pouvoir dédoubler. On pourrait prendre des assistants d'éducation. Bref, on pourrait faire bien autrement que ce qu'ils font. Et enfin, être à la hauteur de la situation sociale, arrêter avec tout ce qui divise la réforme des retraites. Rappelez-vous qu'il y avait eu un conseil des ministres extraordinaires sur le coronavirus qui avait permis de mettre en place le 49.3 sur les retraites. Il faut toujours s'en rappeler. Après, ils nous disent, vous ne prenez pas au sérieux la situation, la gravité de la situation. Si, si, on la prend au sérieux. C'est vous qui ne
l
'avez pas prise au sérieux. Donc, arrêter avec cette réforme des retraites, sur laquelle d'ailleurs l'Union européenne conditionne ses aides à la France. Arrêter et enlever cette réforme de l'assurance chômage qui est un désastre absolu et mettre en place des protections pour les gens, faire des moratoires sur les loyers, des moratoires sur les expulsions, mettre en place cette hausse des minimas, mettre en place ce RSA pour les jeunes, etc., etc., etc. Donc,
on
a fait énormément de propositions sur cette question-là.
Ils
ne veulent rien entendre, mais que ça soit... Enfin, c'est une constante du macronisme, c'est-à-dire
on
n'écoute ni les gens qui manifestent, ni les oppositions politiques, ni les associations qui proposent là aussi beaucoup de choses. On n'écoute personne. On fait son petit truc tout seul dans ce conseil de défense sur lequel il sont à peu près huit personnes à décider sous couvert du secret défense. Et on préfère ne pas avoir une discussion démocratique. Or, la discussion démocratique et la décision collective, c'est ce qui permet d'avoir une décision qui est consentie. Il n'y a pas de discipline sanitaire sans du consentement.
En
tout cas, la question, elle se pose de savoir si c'est effectivement une manière de tirer l'irresponsabilité qu'a le président dans la Ve République jusqu'à ses ministres qui sont les ministres les plus essentiels sur cette question-là, et notamment M. Véran. M. Véran va déjà aller devant la Cour de justice puisqu'il y a déjà des plaintes des associations et des patients qui ont été faites. Donc oui, la question, elle se pose. Pourquoi est-ce que depuis, dans l'année qui vient de s'écouler, ils ont déjà demandé 40 fois à ce conseil de défense de se réunir ?
Et il se trouve que ce conseil de défense, contrairement au conseil des ministres où vous avez un compte rendu, vous savez ce qui est une transparence sur ce qui a été dit. Là, tout ce qui est dit est couverte par le secret de défense. Donc en termes de démocratie, c'est extrêmement problématique et alors c'est quand même assez drôle de voir que c'est nous qui levons cette question-là, alors que vous, vous le savez, nous voulons changer les institutions de cette République pour aller vers une constituante, donc la possibilité pour le peuple de réécrire les règles du jeu et d'avoir donc cette 6e République sur laquelle on partirait sur des bases complètement différentes.
Donc même le respect des institutions, apparemment, s'est passé au-dessus de tout le monde et personne n'a l'air de se préoccuper de savoir que, en fait, ça se passe dans le conseil de défense
et
que, finalement, le Parlement devient complètement folklorique dans tout cela.
Donc,
mardi, à l'Assemblée nationale, on discutait de l'état d'urgence sanitaire. Il faut comprendre que nous vivons sous état d'urgence permanente et que, finalement, l'état d'urgence qui donne des pouvoirs extrêmement forts à un gouvernement qui a déjà des prérogatives très grandes dans une 5e République et encore plus avec celui qu'on appelle le monarque républicain Emmanuel Macron, était donc en discussion pour savoir si, de nouveau, on repartait en état d'urgence. Et donc, le problème, c'est que l'état d'urgence, à la fin, devient à chaque fois la norme et que, derrière, il y a des choses qui persistent.
On l'a déjà vu avec l'état d'urgence sécuritaire sur la question du terrorisme, où, à la fin, ça rentre dans le droit commun et c'est une sorte d'état d'urgence permanente,
ce
qui pose des graves problèmes en termes de liberté fondamentale et de liberté publique. Alors, sur cette discussion qu'on avait sur l'état d'urgence sanitaire,
on
commence donc une séance à 21h. Bon, tout ce qu'il y
a
de plus classique. Et là, première suspension de séance de la majorité de La République En Marche, parce qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas assez nombreux pour pouvoir être majoritaires sur les amendements. Donc, ils suspendent la séance pour faire venir des gens. Bon, ils appellent de partout. On sent un petit vent de panique qui souffle. On reprend la séance. Et puis, là, il y a un premier vote dont M. Véran parlait. Et ce premier vote demande à ce que, plutôt que ça aille jusqu'en février 2021, qu'au 20 décembre 2020, on doit repasser devant le Parlement pour prolonger ou non cet état d'urgence sanitaire. Bon, dans une démocratie, ce n
'est
pas complètement déconnant de revenir devant le Parlement et d'avoir une discussion démocratique autour de la nécessité ou non d'avoir cet état d'urgence sanitaire, d'autant plus au vu de la situation qui peut évoluer très vite dans un sens ou dans un autre. Donc,
c
'est ça qui se passe. Donc, il y
a
un vote
qu
'ils perdent. Donc, là, de nouveau, ils demandent une suspension de séance.
Ils
ramènent de nouveau des gens. On fait un deuxième vote qu'ils perdent aussi. Donc, de nouveau, suspension de séance. Puis, il y avait une ministre au banc. Il y a un ministre qui arrive en plus. Et finalement, M. Véran qui arrive au banc comme troisième ministre parce que c'est la crise et qu
'ils
sont en train de perdre les votes. Parce que ça,
c
'est... Alors, si le Parlement, c'est super, la démocratie, c'est super. Mais si on ne vote pas comme ils veulent, alors là, c'est catastrophique. Alors, ils avaient déjà testé plusieurs choses. Mais alors là, on en a appris des nouvelles. Donc, tester nouvelles choses, c'est d'habitude. Qu'est-ce qu'on fait dans le petit manuel d'antidémocratie ? On fait voter la nuit en catimini. Ça, c'est une des méthodes. Bon, on ment, tout simplement. Ça, c'est une méthode assez classique. Quand on n'a plus grand-chose, on ment. Ensuite, on décrédibilise son opposition. C'est eux les irresponsables, etc. Bon, ils ont... Et puis, il y a aussi la technique du second vote.
Lorsque vous n'avez pas aimé un vote du Parlement, vous refaites une seconde délibération.
Et
là, eh bien, comme ça, la majorité comprend qu'elle a mal voté la première fois et donc fait revoter la chose. Et généralement, ça va dans le sens du gouvernement. Ça, c'est un peu les techniques qu'on avait déjà vues depuis trois ans. Et alors là, ils nous font une nouvelle technique. M. Véran arrive. Il est très énervé. Et ils nous disent, écoutez, moi, j'étais en visite dans un hôpital. J'ai vu le nombre de morts du Covid. J'ai été dans la chambre d'un homme de 28 ans qui était en train de mourir du Covid. Et là, je vois la télé qui est allumée sur l'Assemblée.
Et l'indécence de députés qui se lèvent et qui applaudissent parce que, mon équipe me dit, parce qu'ils ont voté contre l'état d'urgence sanitaire, donc pour abroger l'état d'urgence sanitaire. Ce qui est un mensonge absolument total, puisque nous avons voté pour que ça revienne devant le Parlement. Donc c'est très différent quand même.
Mais
donc, il nous fait quelque chose vraiment d'obscène en utilisant les morts. Mais c'était vraiment obscène comme moment. Et en fait, comme manière de dire, si vous n'êtes pas d'accord avec nous, alors vous êtes un, les irresponsables, deux, les responsables des morts. C'est quand même eux qui sont au gouvernement. Enfin, c'est quand même assez incroyable comme manière de faire.
Et
donc, a fait une réserve des votes. C'est-à-dire que nous ne votions plus de la séance et qu'on va avoir un seul vote à la fin avec les amendements choisis par le gouvernement, qui arrivera donc ce mercredi, avec un seul vote qui se passera. Donc c'est quand même extraordinaire comme moyen de tenir la majorité et comme moyen aussi d'empêcher le débat démocratique lorsque les votes ne sont pas conformes à ce qu'ils veulent, juste parce que leur majorité était en train de dîner à 21h et ils n'avaient pas fini de dîner, n'étaient pas là parce qu
'ils
pensaient que ce n'était pas important d'être là, etc., etc. Donc c'était insupportable ce qui s'est passé mardi. Insupportable. Parce que c'est la manière de montrer que pour eux, finalement, si on dit qu'il y a... Parce que la base de la politique, c'est de dire qu'il y a d'autres chemins possibles.
S
'il n'y a pas d'autres chemins possibles, il n
'y a
pas de délibération démocratique, il n'y
a
pas de débat démocratique et le Covid ne peut pas être un argument pour piétiner la démocratie parce que plus que jamais, lorsque notre pays se trouve dans une impasse, on a besoin justement de s'en sortir par le haut avec une démocratie sanitaire et bon, apparemment, ils n'y sont pas favorables. Alors, la première chose, c'est que oui, en fait, ce gouvernement ne fonctionne que par la communication. Je vais donner un autre exemple que moi, je suis énormément, c'est les questions écologiques.
Rappelez-vous, la Convention citoyenne pour le climat, alors hop, c'était une expérience démocratique unique au monde, il n'y aura que trois jokers, on reprendra toutes vos propositions et puis à la fin, badaboom, le moratoire sur la 5G, on l'abandonne en secret pour ouvrir les enchères parce que de toute façon, si on pose même la question
qu
'il y
ait
un débat démocratique sur la 5G, alors on est des amis chez des gens qui aimont la lampe à l'huile, donc avec des mots en plus extrêmement méprisants, sur énormément de choses, sur toutes les propositions, en fait, ils sont en train de les enterrer les unes après les autres. Moi, j'avais fait un discours d'enterrement de la Convention citoyenne pour le climat tellement c'était incroyable avec des citoyens qui étaient venus devant l'Assemblée nationale pour dire, nous, on en a ras-le-bol d'être les faire valoir du gouvernement, en fait, on ne nous utilise que pour la communication. Donc, communication, ils font ça tout le temps.
Ils disent, rappelez-vous, on avait parlé sur les questions écologiques, Emmanuel Macron qui nous disait, qui s'était autoproclamé au début du mandat, champion de la Terre sur les questions justement climatiques et puis qui se retrouve à autoriser le glyphosate, les néonicotinoïdes, etc., etc. Donc ça, ils font ça tout le temps. Mais moi, je crois que ce qui s'est passé hier, ce qui s
'est
passé mardi avec Olivier Véran, c'est un signe de faiblesse. Parce que quand on n'a plus que ça comme argument, c'est que vraiment, on est tombé très très bas et c'est un refus du débat démocratique. Donc c'est un signe de faiblesse. Parce que oui, tout le monde a conscience que notre pays est dans une situation extrêmement grave. Nous sommes dans une situation extrêmement grave. Mais non, ce n'est pas en faisant croire que nous devrions dire « amène à tout ce que dit le gouvernement ». Ce n'est pas en disant, comme ça nous a été dit dans une réunion avec le Premier ministre une fois, que nous devrions tous parler d'une même voix. Non, justement, la démocratie, c'est exactement le contraire.
Et les débats contradictoires, ça aide à amener à la meilleure décision possible. Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron fait ce qu'il fait comme toujours. Bon, réprime allègrement, mais bon, ça, OK. Mais
est
autoritaire. C'est le visage de l'autoritarisme. Ce gouvernement, c'est le visage de l'autoritarisme. Des gens qui n'écoutent jamais personne, qui décident de gouverner tout seul, avec en plus, bon, vraiment un homme plus que jamais. Là, on est vraiment sur le système de la Ve République, poussé jusqu'à son terme d'hyper-présidentialisation avec Emmanuel Macron, qui vraiment prend toutes les décisions tout seul.
Et
ça,
c
'est absolument pas sain dans une démocratie. Et je vais vous dire, lorsque Olivier Véran fait son petit numéro sur le nombre de morts, etc., c'est une insulte aussi aux soignants. Parce que si on est dans cette situation, c'est aussi leur responsabilité. Ils ont fermé 7600 lits depuis le début de leur mandat. Ils continuent d'en fermer. Il y
a
eu 100 000 lits qui ont été supprimés depuis 20 ans. Alors,
elle
est où leur responsabilité ? Ben, nous, on ne va pas cautionner ça. Parce que nous, on n'a jamais été d'accord avec ça. Pour nous, la santé, oui. Alors, ils disaient, quoi qu'il en coûte, il est où l'argent
?
Là,
vous
savez que cette semaine, donc on discute l'état d'urgence sanitaire, mais on va aussi voter le PLFSS, donc le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Dans
ce PLFSS, il y a 900 millions en moins pour l'hôpital public. Voilà, c'est ça l'indécence de ces gens. Donc non, nous ne cautionnerons pas, nous ne sommes pas d'accord avec ce qu'ils sont en train de faire. Et nous, nous saurions faire autrement.
900
millions en moins malgré la crise sanitaire ? Eh oui.
C
'est incroyable, hein
? Ils
sont très forts. Moi, je crois justement que celles et ceux qui savent le mieux ce qu'on devrait faire, c'est celles et ceux qui, justement, exercent un peu partout dans le pays. Je donnais l'exemple tout à l'heure des lycéens sur la question de faire un roulement, de subdiviser en deux groupes les classes. Ça, c'est une proposition qui a été faite notamment par des professeurs. C'est une proposition qui a été faite par des lycéens. Et c'est une proposition qui est une proposition de bon sens. De dire, oui, on a besoin qu'il y ait une continuité de l'école, du lycée, du collège, notamment parce qu'il faut quand même se rendre compte,
avant
cette rentrée-là,
c
'est la première fois depuis 1945,
c
'est la première fois depuis la libération que des enfants ou des jeunes n'ont pas eu cours physiquement pendant six mois. Et qu'on a besoin d'avoir du contact avec ses amis, avec le corps enseignant, avec le personnel éducatif. Donc on a besoin de ces contacts-là. Mais par contre, dire pour assurer une sécurité sanitaire et pour que ça soit tenable, parce que sinon, dans 15 jours de nouveau, on va en fait nous confiner totalement, parce que c'est vers ça qu'on va aller, s'ils continuent à ne rien faire, à ne rien planifier, à ne rien anticiper, on va arriver à ça. Donc c'est une proposition de bon sens. Ça, c'est une bonne proposition.
Une autre des choses sur lesquelles nous, on insiste, c'est les comités de travailleurs. C'est de dire, en fait, ça s'est beaucoup passé dans la première partie du confinement. Et je crois que c'était très intéressant à regarder, notamment dans les coopératifs, parce que c'est l'endroit où, justement, les organisations de travailleurs sont les plus souples et les plus élaborées, on va dire ça, qui ont, un, réfléchi à comment est-ce qu'ils réorientaient leur production pour aider le pays à faire face à la crise sanitaire. Deux, à quelles étaient les mesures de sécurité nécessaires pour pouvoir continuer à travailler.
Et donc, je crois qu'il faut avoir une démocratie à tous les étages qui, justement, permet d'avoir des décisions qui sont prises collectivement, donc qui sont acceptées et qui soient des décisions qui permettent d'avancer. Et ensuite, bon, il y a des choses qu'il faut impérativement faire. Ils ne font que dire, nous sommes en guerre, nous sommes en guerre. Mais c'est faux.
Le
virus, il n'a pas de stratégie.
Nous
ne sommes pas en guerre. Par contre, s'ils veulent vraiment continuer leur rhétorique guerrière, en plus, parce que concrètement, ce qu'ils nous font en nous disant qu'on est irresponsables, c'est presque désigner des ennemis de l'intérieur. Rappelez-vous toujours que ce qu'on nous a fait, là, par exemple, sur les islamo-gauchistes ou... Jaurès, il lui faisait ça aussi, au moment où il prônait pour la paix. C'était un collaborateur avec les Bosch. C'est comme ça qu'ils dénigrent, en fait, les positions politiques qui sont prises. Donc, en fait, il faut arrêter de dénigrer tout ça.
Et
en fait, il faut qu'on ait un plan, donc une planification des choses, comme on le faisait à l'époque.
Et
cette planification, elle doit être décidée démocratiquement à tous les étages de la société
et
avec une vision claire. On ne peut pas vivre de quinze jours en quinze jours dans notre société. Si on continue comme ça, on ne
va
pas y arriver. Et ça donne des choses dramatiques à l'échelle individuelle. Ne plus avoir le droit de se retrouver, d'avoir des moments de joie, d'avoir des moments collectifs dans des associations, des moments politiques. Donc, ne plus avoir toutes ces perspectives-là, c'est destructeur, y compris pour la santé mentale. Il faut penser à ça. Donc, il faut avoir une démocratie qui nous permet d'avoir vraiment une discipline sanitaire qui soit consentie et qui soit décidée par toutes et tous.
D'accord. Et
oui, je disais juste sur la guerre, excusez-moi parce que j'ai perdu en fil de route. Par exemple, s'ils veulent vraiment dire qu'on est en guerre, faisons comme en 1916, taxons les profiteurs de crise. Tous ceux qui se sont gavés sur le malheur national, je pense notamment à Amazon, mais il n
'y a
pas qu'eux, eh bien, on taxe tous leurs surprofits
et
ça nous permet d'aider les petits commerces, d'avoir des mesures sociales plus fortes, etc., etc. Parce que ce n
'est
pas possible de continuer à gaver ses amis les riches pendant une période où, justement, on a un appauvrissement de la population qui est absolument désastreux.
L
'idée, c'est ce qu'on avait créé à ce moment en 2016 avec le mouvement de la France insoumise, c'est de dire, en fait, nous, on vous propose de vous retrouver
et
de se fédérer autour d'un programme, quelle que soit la chose que vous avez voté avant, quelle que soit l'étiquette que vous vous donnez, si vous vous retrouvez autour du programme, vous êtes bienvenus.
Et
l'idée, c'était d'avoir un peu un parti sans mur,
c
'est-à-dire de ne pas avoir juste les militants qui traquent, qui collent, qui sont évidemment essentiels, y compris à la démocratie dans notre pays, mais d'avoir aussi, par exemple, quelqu'un qui, au dîner de famille, va dire à son grand-père ou à sa grand-mère, non, je n'accepte pas que tu dises quelque chose de raciste, parce que ça, c'est un acte militant aussi. D'avoir quelqu'un qui milite sur les réseaux sociaux et qui, là aussi, est un militant. En fait,
c
'est d'ouvrir aussi et de dire, voilà, le militant, ce n
'est
pas juste quelqu'un qui fait une forme de militantisme politique traditionnel et d'ouvrir grand à ça en disant, voilà, la politique, c'est l'affaire de toutes et tous. Nous, ça nous tient beaucoup à cœur à la France insoumise. Dans notre groupe parlementaire, on est 17. On vient tous d'horizons différents. Alors, il y a quelqu'un qui était aide-soignante avant, donc Caroline Fiat, Adrien Quatennens, qui travaillait dans un call center. Jean-Yves Grattnon, qui était au RSA et président d'une association de chômeurs et précaires, etc., etc. Alors, au départ, on nous a regardés avec beaucoup de mépris.
Eh bien, la réalité, c'est que oui, on a montré que tout le monde pouvait faire de la politique et parfois bien mieux que les autres parce qu'on défend l'intérêt général et que, justement, on a des manières de s'exprimer. On a des expériences politiques, professionnelles qui sont extrêmement différentes. Donc, nous, la question pour 2022, nous, notre mouvement, il se base d'abord sur les questions programmatiques. Donc, c'est d'abord autour de ça qu'on travaille. Là, on a ouvert ce qu'on appelle une consultation populaire. Donc, l'idée, c'est d'avoir... On avait actualisé le programme pendant le confinement, le premier confinement,
parce
que bon, il restait la loi El Khomri, il n
'y
avait pas les ordonnances Macron sur la loi travail, par exemple. On a actualisé un peu tout ça. Mais là, il y a un travail qui se fait un peu partout dans le pays, notamment par nos groupes d'action, d'audition, là aussi, de toutes les personnes qui leur semblent pertinentes et intéressantes. Ça peut être des agriculteurs, ça peut être des scientifiques, ça peut être des petits commerçants, ça peut être... Bon,
n
'importe, des soignants, n'importe, pour avoir des contributions sur le programme. Et nous, on commence par le programme. Pour nous,
c
'est important de dire que notre... En fait, ce qui nous fédère entre nous, c'est cette question programmatique. Et cette question programmatique, c'est intéressant parce que
nous,
contrairement aux autres, on n
'a
pas besoin de retourner notre veste suite à la période du coronavirus. Parce que
ce
qu'on prônait, en fait, s'est vu vérifié dans cette crise. Tous ceux qui nous disaient qu
'il
faut délocaliser, les traités de libre-échange, c'est génial, il faut continuer à faire de l'austérité parce que, finalement, c'est un problème de management dans l'hôpital et pas un problème de moyens, etc., etc. Eh bien, tous ceux-là se sont vus mis en échec par une pandémie mondiale qui a vu quand même la moitié de l'humanité confinée. Donc, en fait, nous, on continue ce travail programmatique-là avec pas la nécessité de retourner notre veste ou de faire des mea culpa sur ce qu
'on
porte, y compris ce qu'on porte.
C
'est beaucoup inspiré aussi de travailler avec des associations qu'on avait fait dans des auditions en 2016 et en 2017.
Et
ça se voit puisque, par exemple, je parlais de la Convention citoyenne pour le climat, 97 % des propositions de la Convention citoyenne pour le climat sont compatibles avec notre programme et incompatibles avec les traités européens.
– Alors,
il n'a pas annoncé encore sa candidature. Donc, Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il consultait ses amis sur cette question-là. Donc, il y a eu
à
la fois une consultation auprès des différentes instances du mouvement de la France insoumise. Donc, il y a eu l'Assemblée des groupes d'action. Il y a eu la consultation auprès de tous les Insoumis, donc qui ont tous reçu une lettre sur laquelle ils pouvaient répondre avec des contributions sur ce qu'ils pensaient ou non de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Donc, on est en consultation. Donc, on va voir la décision qui est prise. Moi, je trouve que Jean-Luc Mélenchon est un excellent candidat.
Je crois que c'est important d'avoir à la fois l'expérience qu'il a, cette manière extrêmement populaire de porter la politique et qui, justement, permet à chacun et à chacune de se saisir des enjeux politiques. Mais c'est sa décision. Et pour le coup, Jean-Luc Mélenchon n'est pas un aventurier. Il ne jouera pas avec l'histoire de notre mouvement politique, parce que finalement, bon, la France insoumise, elle date de 2016.
Mais
comme le répète souvent Jean-Luc Mélenchon, on porte
une
histoire qui est bien plus longue que la nôtre et qui est l'héritage de la Révolution française, de ce que faisait Jaurès. Donc, voilà. Nous, ce qu'on veut impérativement, c'est sortir le pays de cet impasse qui serait en fait condamné à choisir entre le macronisme et le Rassemblement national et de dire oui, en fait, il y a un autre horizon possible pour notre pays. Nous pouvons faire autrement.
Et
je crois que ce qui est important pour 2022, c'est non pas d'avoir
une
majorité et contre,
ce qui
s'était passé par exemple avec Hollande contre Sarkozy, mais d'avoir bien une majorité d'adhésion autour d'idées qui, je crois, ont beaucoup progressé dans la société. Donc, on travaille sur le programme. Est-ce que Jean-Luc sera candidat ? Il le dira lui-même. Moi, je trouve que c'est un excellent candidat. Mais on verra ce qu'il décidera. Lui, cette décision lui appartient. Parce que moi, à 31 ans, je n'ai pas très envie d'être candidate à la présidentielle. Enfin, il faut le porter le drapeau pour être candidate à la présidentielle.
C
'est quand même quelque chose... Enfin voilà,
il
faut avoir les épaules pour le faire. Moi, j'ai 31 ans, je vais prendre bien mon temps. On va dire ça comme ça. Mais c'est intéressant que vous disiez ça parce qu'en fait, en 2017, une des choses qui étaient beaucoup reprochées à Jean-Luc Mélenchon, c'était d'être un homme seul. On avait beau avoir un mouvement de 500 000 personnes, c'était un homme seul. Et bon, y compris des gens parfois de bonne foi, je dis ça un peu en rigolant, mais se demandaient avec qui ils pouvaient bien gouverner.
Et en fait, l'arrivée des deux groupes parlementaires, donc à la fois l'Assemblée nationale au Parlement européen, quand je vous dis qu'on a été vus un peu avec du mépris au début, en me disant, moi, la première fois que je monte à la tribune, on me dit, mais c
'est
Jean-Luc Mélenchon qui a écrit ton discours. Ok, bon,
c
'est très bien. En plus,
c
'est très sexiste, mais bon, passons dessus. C'est que c
'est que
Jean-Luc Mélenchon est un des seuls hommes politiques de sa génération, le seul, je crois, qui arrive à faire monter des gens en politique et des jeunes en politique, qui, pour le coup, c'est pas contrairement à l'image qui est faite de Jean-Luc Mélenchon, de cet homme autoritaire, dictateur, avec un égo surdimensionné. Donc, on est le seul groupe parlementaire avec des gens qui viennent de différents partis, le parti de gauche, le parti communiste, ensemble, résistance à la réunion, et donc de Jean-Luc Mélenchon, et des gens non encartés.
On
est ceux qui avons la plus grande diversité en termes d'expérience professionnelle,
et
pourtant, nous avons toujours voté pareil. Et c'est pas parce que Jean-Luc Mélenchon est un dictateur ou je ne sais quoi, pas du tout. C'est parce que, déjà, nous avons une colonne vertébrale extrêmement forte qui est l'Avenir en commun, donc notre programme et les 40 livrés sur lequel tout le monde est d'accord. Et parce que, lorsque nous avons des différences d'approche,
eh
bien, on en discute et on choisit collectivement le vote qu
'on
va faire. Donc, Jean-Luc Mélenchon, c'est quelqu'un qui, un, arrive à créer du collectif autour de lui, deux, arrive justement et transmet pour justement que le fil de l'histoire dont je vous parlais de notre histoire longue, ce fil de l'histoire puisse se transmettre de génération en génération. Et je vous défie de trouver un seul homme politique
qui
a mis autant de personnes sur la scène politique inconnue comme nous l'étions tous au début, et d'ailleurs, qui n'avait jamais été parlementaire avant, et pour 95% des gens, jamais élu avant. Eh bien, ça, c'est la grande force de Jean-Luc Mélenchon, c'est justement d'avoir cette transmission. Et donc, oui, nous ne sommes pas seuls autour de Jean-Luc Mélenchon. Et si Jean-Luc Mélenchon ne voulait pas y aller, ne pouvait pas y aller, etc., etc., oui, nous sommes nombreux et nombreuses, et bien plus même que le groupe parlementaire, nous sommes des centaines de milliers derrière à faire notre devoir, s'il le faut. Mais,
mais
j'espère quand même qu'il sera candidat. Mais ce que je veux dire, c'est que, oui, dans un groupe parlementaire, il y a des gens, il y a François Ruffin,
il
y
a
Adrien Quatennens, il y a Alexis Corbière, il y a Caroline Fiat, il y a Clémentine Nautin, il y a moi, il y a bon, il y a plein de gens qui sont là, et qui sont là à la fois pour dire, oui, en fait, non, il y a une alternative qui existe,
pour
la faire exister parfois dans un parlement où on est 577 députés. Donc, voilà, c'est ce qu'on a fait cette année, à porter les propositions, à gagner en sérieux aussi, en déclinant tout notre programme en propositions de loi, où beaucoup de propositions de loi pourraient être prêts. Et oui, oui, on est prêts à aller à cette présidentielle, et on sera présent à cette présidentielle, c'est une évidence.
C
'est une catastrophe. Ça doit passer ce mercredi en
commission
et la semaine prochaine en séance. C'est une catastrophe parce qu'en fait, la seule manière aujourd'hui de se défendre pour beaucoup de militants sur la question des violences policières, des contrôles au faciès, c'est de filmer.
C
'est comme ça, en fait, qu'on se défend aujourd'hui.
Et
si on ne peut plus filmer les policiers, que sont les images que l'on voit un peu partout,
tout
ce qui protégeait aussi un peu les gens, parce que notamment dans un contrôle au faciès, lorsque vous avez des contrôles, tous les militants qui travaillent sur cette question-là, nous, on a fait des propositions de loi dessus notamment, vous conseillent de filmer, parce que c'est une des choses qui protège la personne qui est contrôlée. Et on le sait, alors M. Darman refuse de voir ça, il nie ça, etc. Nous savons que nous avons un problème très grave de violence policière dans notre pays,
de
discrimination policière, y compris la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France sur cette question-là. Nous avons un problème très grave avec la police et il faut le traiter. Il faut arrêter de faire l'autruche comme ça. En fait, c'est une méthode assez classique aussi du Macronisme,
c
'est-à-dire on fait disparaître les indicateurs.
Alors, ils
avaient fait, par exemple, pour faire disparaître la pauvreté, vous avez une méthode très intéressante, vous faites disparaître, vous supprimez l'Observatoire national de la pauvreté, comme s
'il
n'y
a
plus d'indicateurs. Eh bien, on ne fera pas disparaître les violences policières en faisant disparaître cette possibilité de filmer, parce que c'est important de pouvoir filmer et que la police, dans notre pays, ça doit être une police républicaine qui est un service public au service des gens et que si on veut restaurer de la confiance entre la police et les citoyens,
en
revoyant les missions de la police qui sont souvent amenées à aller courir derrière un chichon la moitié de leur temps, ce qui n'est pas du tout la mission qu'ils devraient faire, si on veut qu'il
y
ait une relation de confiance qui puisse se recréer, alors cette loi ne doit pas passer, parce que c'est une hérésie cette loi et ça va amener à des choses qui sont très graves. Donc nous, nous allons la combattre fermement.
Mathilde Panot