Budget : "La position de Lecornu est plus favorable qu’elle ne l’était l’année dernière"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment Sébastien Lecornu peut-il naviguer politiquement dans ce marigot du budget ?
- 1:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que Sébastien Lecornu peut passer l'automne avec ce budget ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Pourquoi le PS a-t-il déposé une motion de rejet sur le budget ?
- 5:50OuverteRéponse directe
Quelles sont les deux solutions pour faire passer ce budget ?
- 8:17OuverteRéponse directe
Comment votre parti envisage-t-il l'examen du budget ?
- 11:05OuverteRéponse directe
Est-ce normal que chacun essaie de montrer ses forces dès le début du budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:49Chiffre
« à chaque fois qu'on met 100 € dans le budget de l'éducation nationale, 32 € financent les retraites »
- 13:55Chiffre
« dans ce budget 2027, vous avez une augmentation de 8 milliards d'euros du budget des retraites et en parallèle 1 milliard d'euros du budget de l'éducation »
Temps de parole
- ?100 %
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avant et bien de discuter de ce budget, de ce choix politique et de quelle manière Sébastien Lecornu peut-il aujourd'hui naviguer politiquement dans ce maringo du budget ? On va les rejoindre à l'Élysée Christen Meral car justement à propos de budget et bien sur ce sujet Emmanuel Macron réunit à déjeuner Sébastien Lecnu, Yel Bron Pivel la présidente de l'Assemblée nationale ainsi que Gérard Larchet président du Sénat et on va découvrir avec vous Christel ce qu'ils vont se dire. Oui, ce rendez-vous s'inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les quatre principaux personnages de l'État. Indé à l'invitation d'Emmanuel Macron prévue il y a plusieurs semaines. Pas d'ordre du jour officiel, mais il sera
bien sûr question du budget. L'équation s'annonce très compliquée parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Selon proche du chef de l'État, l'adoption de ce budget, c'est un enjeu majeur pour Emmanuel Macron. Il veut terminer son second mandat avec un budget pour la France. De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcheter, alerte sur l'état dégradé des finances et s'inquiète des impôts supplémentaires. Quel outil sera utilisé pour ce budget ? le 493 ou bien les ordonnances, c'est-à-dire l'adoption du budget sans vote. Pour l'heure, rien n'est tranché lors de ce déjeuner. Il devrait aussi être question de la mobilisation des lycéens et de la manifestation samedi contre la vie
chère. Merci Christelle. Alors forcément Arnaud Bedti, la question qui se pose maintenant à chaque premier ministre d'Emmanuel Macron dès que l'automne arrive, c'est est-ce que celui-ci Sébastien Lecnu peut passer l'automne quand on voit aujourd'hi du pays ? Ah bah c'est une question qui se pose surtout depuis 2024 en l'occurrence parce que on est dans une situation tout à fait exceptionnelle sous la 5e République puisque nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale qui rend évidemment l'exercice pour un premier ministre extrêmement difficile lorsqu'il veut faire voter un un budget. Euh la situation n'a pas changé fondamentalement sur le plan des rapports de force par rapport à l'année dernière. clairement euh ce qui peut-être fait changer quand même un peu
euh j'allais dire le la tectonique à l'Assemblée nationale, c'est la perspective des présidentiels. Je crois que là on a un élément qui va déterminer beaucoup le positionnement des uns et des autres avec des arrières-pensées évidemment politiques et électorales. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est que finalement peut-être la situation de monsieur Lecnu cette année, malgré toutes les difficultés qui sont les siennes, c'est-à-dire boucler un budget, rassurer les marchés si tentez que ça soit possible et cetera et cetera, peut-être que finalement sa position est peut-être plus favorable qu'elle ne l'était l'année dernière parce que parce que pour une raison, j'allais dire mais qui n'engage évidemment que moi en terme d'analyse, mais c'est que ceux qui
tiennent finalement je dire le sort de Ce budget encore une fois c'est le Rassemblement national. Quelle va être la position du Rassemblement national sur ce budget et les signaux qu'ils envoient depuis quelques jours ? Alors ça peut changer parce que ça va dépendre évidemment de ce qu'il y a dans la corbeille de marié. Si on peut parler de corbeille de marié contenu concernant ce ce budget, ben c'est plutôt des signaux qui semblent dire que il ne s'associeraient pas, en tout cas on peut les interpréter comme tel, à une éventuelle motion de censure. Et là évidemment, clairement dans cette hypothèse là, le budget pourrait être adopté en en difficulté certes, mais il pourrait l'être. Voilà. Et pourtant pourtant Mid, hier vous avez suivi pour France info justement ces
débats à l'Assemblé nationale sur l'ouverture de ces discussions autour du budget. On a senti au départ Sébastien le Cornu et bien essayer de nous faire comme l'année dernière, c'estàdire aller voir non pas le RN mais le Parti socialiste parce que souvenons-nous l'année dernière Sébastien Lecnu avait réussi à faire passer ce budget même à 493 mais au départ à avoir l'accord des socialistes puisqu'il avait suspendu la réforme des retraites. Là il avait mis il avait leur a écrit une lettre pour dire trois priorités hein aujourd'hui donc c'était à savoir la lutte contre les violences souhaites aux femmes, l'agriculture et organiser et également la jeunesse pardon et l'avenir de nos écoles. Là ça n'a pas suffi. Bah ça ça suffit pas et et nous quand on échange avec les les députés socialistes à
l'Assemblée nationale hier prevendait, ils ont déposé une motion de rejet sur la la copie du du gouvernement. Cette année, il semble quand même peu probable qu'il y ait un compromis avec les les socialistes. Faut quand même le dire. Même Raphaël Gluxman qui est le candidat à l'élection présidentielle de de la gauche, ce qu'ils appellent républicaines, même lui dit c'est ce budget c'est pas possible. Et en même temps, il n'appelle pas à censurer. Il n'appelle pas à censurer. Mais attention euh sur le Rassemblement national, juste pour rebondir à ce que ce que vous disiez, moi je suis le parti au quotidien. J'étais du côté du Touquet pour la rentrée parlementaire et c'est vrai qu'il y avait un un signal fort. Ça a été Marine Le Pen qui l'a dit à ses députés, à ses parlementaires, mieux
vaut un budget imparfait que pas de budget. Parce que le Rassemblement national, on le voit à une volonté, en tout cas lorsqu'on échange avec les cadres du parti, une volonté de crédibilisation en vue de l'élection présidentielle. Ils nous ont présenté un un contrebudget parler du budget hein qui est voilà qui est aujourd'hui sous le feu des critiques. Voilà, ils nous ont ils nous ont aussi hier présenté un contrebudget par rapport au budget de Sébastien Lecornu par rapport à cette copie du du gouvernement. Et ce qu'on comprend c'est quand même qu'il y a des lignes rouges. C'est pour ça que je je suis pas totalement d'accord avec vous, c'est que sur les retraités ils disent attention on ne touche pas au retraités. Et donc la question de la sous-intexation d'une
partie des retraites et la question de l'abattement de de 10 % se pose aussi. Rien. Est-ce qu'on le voit aujourd'hui finalement ce que disait Arnaud Bedti aussi, c'est est-ce que aujourd'hui ce budget doit être vu forcément par à l'ô de la présidentielle ? Est-ce que toutes les attitudes les attitude de chacun sont analysées par rapport au scrutin ? Oui, évidemment. Et par ailleurs, on peut partir du principe que quelle que soit l'issue de la présidentielle, ce sera au fond un budget pour 6 mois et qu'ensuite le président ou la présidente qui sera élu avec sa majorité, le cas échéant, viendra déposer ce qu'on appelle un budget rectificatif. C'est d'ailleurs souvent le cas élections présidentielles et là, ce sera sans doute nécessaire. Mais juste, je reviens
sur ce qui a été dit pour euh apporter peut-être un point de vue un tout petit peu différent. Euh je suis je suis d'accord sur le fait qu'il y a pas 40 solutions pour faire passer ce budget. Il y en a deux. Il y a évidemment l'accord ta Tcite avec le Rassemblement national qui est une option. Je soulligne quand même qu'elle a échoué lorsque le premier ministre Barnier a essayé de tenter cette option fin 2024 puisqu'il a été censuré alors même qu'il avait fait des concessions au parti d'extrême droite. L'autre option qui reste quand même de mon point de vue la plus crédible, c'est d'avoir un accord explicite ou tacite entre le gouvernement et le parti socialiste. C'est quand même, je le rappelle, ce qui a été fait début 2025 et début 2026. Alors, la grande différence entre
aujourd'hui et début 2026, c'est qu'à l'époque le premier ministre le Cornu avait lâché la réforme des retraites. Aujourd'hui, la question c'est qu'est-ce qu'il y a encore à lâcher ? Je pense pour terminer là-dessus qu'il y a quand même des éléments qui propose aujourd'hui l'agriculture, l'école et cetera. On n'imagine pas le PS très clair. Le projet actuel, le projet initial euh sans doute inacceptable pour les socialistes. En tout cas, c'est comme ça qu'ils le disent et je trouve pas que ce soit surprenant comme position. Néanmoins, il y a un débat et donc à mon avis, mais je le dis en étant observateur du sujet, je je pense quand même que s'il y avait une volonté de part et d'autres, il y aurait un chemin. Je donne deux exemples. La question du budget de l'éducation
nationale puisque c'est au cœur des revendications parfaitement légitimes qui sont exprimées aujourd'hui par la jeunesse. On voit bien que le budget 2027, il répond pas totalement. Et enfin la question de la fiscalité notamment sur les grandes fortunes. Avant de rejoindre notre député modem que nous allons rejoindre, Nicolas Turquis, un mot Arnaud Bénetti. Non, la question de la temporalité en politique est toujours extrêmement importante. Si vous voulez, 2026 n'est pas 2025 et n'est pas 2024. C'est-à-dire que autant en 2024 et en 2025, le Rassemblement national pouvait faire preuve d'intransigence, autant aujourd'hui dans la perspective éventuelle d'une élection au présidentiel, ils ont interré, vous l'avez justement rappelé, à montrer qu'ils sont responsables et que de toute
façon, s'ils arrivent aux affaires, il faudra quand même qu'il gèrent la situation de la France. Donc un mauvais budget plutôt que pas budget du tout ou en tout cas un budget équivalent à celui de l'année dernière. Pour eux en l'occurrence c'est quelque chose qui est plutôt profitable. Après sur les socialistes, le problème c'est des socialistes c'est que ils sont en concurrence à gauche aujourd'hui avec une autre force politique qui est la France insoumise. Et donc ça en effet ça les amène à avoir une attitude qui est une attitude beaucoup plus dure vraisemblablement que celle de l'année que celle de l'année dernière. Alors on va rejoindre Nicolas Turquois. Bonjour à vous. Vous êtes député modème de la Vienne. Aujourd'hui, votre parti et bien soutien est dans ce qu'on
appelle le bloc central, ce bloc gouvernemental. Aujourd'hui, comment vous envisagez vous-même en tant que député cet examen du budget ? Certains disent déjà ça va être un chemin de croix pour le gouvernement. Est-ce que vous l'envisagez comme ça ? Oui, bonjour. Oui, c'est une forme de de chemin de croix et surtout que je pense que dans notre groupe la plupart on avait rejoint François Baou en 2007 quand il parlait de la dette. Vous voyez où on en est rendu ? Quand on voit ce qu'on consacre à rembourser des intérêts, c'est autant de moins qui est utilisé pour qui pour des professeurs, qui pour des hôpitaux, qui pour quelle cause qui serait utile, par exemple la transition écologique. Donc le budget tel qu' nous est présenté ne
nous satisfait pas pour l'instant. On ne dégage aucune marge de manœuvre pour aider des sujets qui seraient très importants. Moi, je pense c'est l'agriculteur qui vous parle parce que je suis toujours agriculteur de la situation mais dramatique de nos agriculteurs cette année avec la canicule et les conséquences du blocage d'ormous notamment pour l'approvisionnement en engrais. Et donc euh voilà, nous allons porter dans ce débat des éléments de responsabilité parce qu'on en est très loin pour l'instant. Vous êtes très loin, mais c'est aujourd'hui, est-ce qu'il y a un groupe qui soutient finalement le gouvernement ? On a l'impression que tout le monde euh est contre le gouvernement sur le budget. Est-ce que c'est classique ou est-ce que ça veut dire que ce gouvernement-là
lui-même n'arrive pas à faire un budget correct ? C'est extrêmement difficile, ça. On ne peut pas le le nier pour le gouvernement d'essayer de de trouver euh des équilibres. Mais l'an passé euh à l'issue du vote du budget qu'on avait acté, on avait dit "Ce budget ne nous laisse aucune marge de manœuvre face à une crise climatique ou face à une crise géopolitique, on a eu les deux cette année. Donc le le le la stratégie qui avait été portée l'année dernière de d'ouvrir au Parti socialiste moyennant moyennant la l'abandon ou la suspension de la réforme de retraite, elle nous mène dans une forme de de d'impasse budgétaire. Là, on voit le la dériffe totale. Les marchés ont plus confiance
et je pense que certains acteurs étrangers ont tout intérêt en plus à amplifier cette panique sur les sur les marchés. Euh il nous faut absolument euh faire valoir la la voie de de la responsabilité budgétaire. Et donc si on le dit pas maintenant, je j'entends qu'on peut avoir une forme de dissonance avec le gouvernement, mais si on le dit pas maintenant, on est sûr de pas y arriver euh pendant les débats budgétaires. Donc il faut absolument dire quelle est la priorité. La priorité c'est d'avoir une stratégie budgétaire crédible. Oui. Mag juste pour expliquer bien aux téléspectateurs, est-ce que c'est normal que même en dehors de la présidentielle au début du budget, est-ce que chacun essaie de montrer ses forces comme ça ? Chacun essaie de pousser. Finalement,
c'est c'est un rapport de force le budget et le débat parlementaire. Bien évidemment, chaque parti, chaque groupe politique à l'Assemblée nationale va vouloir faire passer ses ses mesures. Moi, j'aime bien regarder les débats en commission parce que quand on passe beaucoup de temps à l'Assemblée nationale, on on peut voir c'est en fait en commission, c'est les rapports de force avant l'hémicycle. Et donc ce qui est voté en commission finalement, c'est souvent ce qui est à nouveau voté dans dans l'hémicycle. Et quand on regarde le projet de loi de finance qui a été voté en commission, c'est que le budget du gouvernement, il a été largement modifié. Euh alors euhé en fait il a été il a été rejeté mais le le [rires] texte avant même d'arriver au vote a été largement modifié sur la
contribution des des retraités l'abattement de de 10 % qui avait fait débat. Euh il faut savoir que la gauche a voté contre la la l'extrême droite, le Rassemblement national a voté contre et même Horizon des députés Horizon ont voté contre cette mesure. Et voir Philippe pourquoi ? Et ben parce que quand on échange avec certains députés horizon, ils nous disent "Nous les retraités, on ne peut pas les lâcher dans notre circonscription. Les retraités, ils nous parlent de leurs problématiques." Donc en fait, il y a des problématiques à l'échelle des députés de leur circonscription, il y a aussi des problématiques à l'échelle du groupe et des groupes politiques. Rien. Mais alors ce qui est intéressant c'est qu'on va voir tout au long de ce débat parlementaire les lignes bouger à la
faveur de ce qui se passe dans le pays parce que vous avez raison, le budget est connecté à la présidentiel, c'est une année qui est particulière mais il se trouve qui se passe aujourd'hui dans le pays au-delà même du mouvement lycéen, il y a des mouvements d'opinion qui sont en train de se poser la question de savoir finalement où va l'argent public et est-ce que l'argent public est alloué au bon endroit. Hier, Ber et je pense que c'est une très bonne initiative de transparence a publié, c'est la première fois que ça a été regroupé dans un document, l'ensemble des contributions des ministères au financement du système de retraite. Et ça répond à une question simple, c'est que tous les Français qui nous regardent se demandent sans doute pourquoi nos services publics se dégradent alors
qu'on paye plus d'impôts. Bah la réponse c'est que ça vient financer le système de retraite. Et hier, ce qu'on a vu, si je donne juste un chiffre, c'est que à chaque fois qu'on met 100 € dans le budget de l'éducation nationale, 32 € financent les retraites. la faveur de ce point-là et de la prise de conscience qui est en train d'infuser progressivement dans l'opinion avec les mouvements de jeunesse, avec aussi ce ressenti de déclassement de la part des des France qui travaille, il est pas exclure complètement que dans le budget, il y ait une réflexion y compris de la gauche démocrate, y compris de la droite républicaine évidemment du bloc central pour se dire est-ce qu'il faut pas équilibrer ce budget, être sérieux bien sûr avec les comptes, mais équilibrer ce
budget, demander une contribution retraité pour investir dans l'avenir. me semble un peu compliqué par rapport à cette proposition. Le côté un peu plus libéral ne correspond pas tellement aux revendications des plus jeunes aujourd'hui qui sont au contraire sur plus de protection, on le voit et sur quelque chose plus à gauche. Il demande plus de moyens pour l'éducation, que ce soit l'éducation nationale ou les universités, il demande 10 milliards d'euros, il est peu probable qu'il y ait 10 milliards d'euros. Mais si vous voulez aller chercher des ressources supplémentaires, la réponse elle est simple, c'est dans le budget des retraites. Aujourd'hui, dans ce budget, je termine par là, pardon si je suis, dans ce budget 2027, vous avez une augmentation de 8 milliards d'euros du
budget des retraites et en parallèle 1 milliard d'euros du budget de l'éducation. Donc, vous voyez bien que je pense que ce débat va se politiser au fur et à mesure des discussions sur cette question de l'équilibre entre générations. Arnti, vous dirais ? Alors, sur les retraités, je suis d'accord. Alors, il y a quand même un point important, c'est que les retraités, ce sont des gens qui votent. Oui, c'est ça. Et qui votent de manière massive en l'occurrence. Donc, il est évident, je rejoins ce que vous venez de dire, c'est que beaucoup de ces députés qui pensent à l'après-présidentielle, c'est-à-dire à leur circonscription, sont confrontés euh dès qu'ils redescendent dans leur circonscription à rencontrer les retraités hein sur les marchés, dans les réunions associatives et cetera et
cetera. Et donc pour eux, c'est quand même un élément important et c'est très intéressant de voir d'ailleurs que ben oui, lors de l'examen en commission des finances, majoritairement la plupart des parlementaires ont voté contre le le la fin de la de la fin de l'abattement fiscal. Ensuite, l'autre aspect et là je vous rejoins, c'est que en effet, il y a quelque chose à mon avis d'important qui est en train d'infuser dans le pays la question de la dette publique apparaissait lointaine jusqu'à maintenant. D'ailleurs, en 2022, vous vous rendez compte, finalement très peu de candidats mettent la question de la maîtrise des dépenses publiques sur la table à l'exception peut-être de madame PCR avec le succès que l'on sait électoral. Là, on a quelque chose qui est en train malgré tout d'émerger,
c'est-à-dire que la question de l'efficacité des politiques publiques, hein, euh est en train de se poser, alors ça se pose évidemment de manière très inégale en fonction de toutes les catégories euh socio-pressionnelles, mais on voit quand même une inquiétude monter progressivement de plus en plus quant à cette questionlà. Alors, est-ce que ça va infuser jusqu'au parlementaires pour qu'il y ait un accord entre des députés du Bloc central et le Parti socialiste ? Je n'en sais strictement rien parce que le problème c'est que la société est par essence contradictoire. et que finalement les intérêts des uns ne sont pas forcément les intérêts des autres.
Emmanuel Macron