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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 février 2025 59 min

#Direct 🔴Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] le Grand Jury présenté par Thomas Depré bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury en direct comme chaque dimanche du Grand Studio RTL et à la télévision sur Public Sénat canal 13 de la TNT bonjour Annie jeunevard bonjour vous êtes une ministre de l'agriculture sans doute soulagé ce dimanche soulagé parce que l'ouverture du Salon de l'Agriculture hier avec Emmanuel Macron s'est déroulé sans heur majeur et pourtant les inquiétudes des agriculteurs sont toujours là leurs revenus les accords de libre échange qui les menacent alors comment leur répondre qu'est-ce que la France peut réellement faire notamment contre l'accord avec le mercosour c'est votre premier grand jury bienvenue an jeunevar à mes côtés pour vous interroger ce dimanche per in Tarna de Public Sénat et laoris boichchot du Figaro dans ce grand jury nous vous interrogerons également sur la guerre des chefs qui se profile chez les républicains votre parti il y aura aussi une séquence con ré au Parlement et bien sûr nos questions expresses juste avant la pause le Grand Jury l'actualité de la semaine on reviendra dans un instant à nie jeunevard bien sûr sur l'ouverture du Salon de l'agriculture mais l'actualité de ce dimanche c'est avant tout cette attaque au couteau hier après-midi à mulouse immédiatement qualifié d'acte terroriste par Emmanuel Macron un homme de 37 ans a été arrêté il est fiché pour prévention du terrorisme suspecté d'avoir tué à l'arme blanche une personne et d'avoir grièvement blessé au moins trois policiers municipaux cet homme faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire comment est-ce que vous expliquez qu'une attaque comme celle-ci soit encore possible en 2025 tout d'abord je voudrais dire ma solidarité et ma compassion pour la famille de la victime et aussi pour les policiers municipaux parce que moi j'ai été maire j'ai donc beaucoup travaillé avec mes policiers municipaux et je voudrais saluer le courage de ces hommes qui se sont interposés alors évidemment l'islamisme radical tue une fois de plus sur notre sol et naturellement nous sommes à la fois bouleversés et révoltés euh cet homme algérien euh sous qtf euh qu'on n' pas pu expulser je crois qu'il y a eu 10 tentatives d'expulsion donc la situation elle est effectivement des plus préoccupantes parce que on n'arrive pas à expulser et le sujet c'est l'Algérie situation préoccupante parce que il y a une remontée du terrorisme menace terroriste situation préoccupante parce que le terrorisme n'est pas est toujours menaçant sur notre sol on le sait des attentats sont déjoués et et on a on est effectivement sous la menace de de radicalisé le contexte international n'y est sans doute pas pour rien tout atteste du fait que c'est un attentat terroriste islamiste donc voilà ça requiert une très grande vigilance une très grande mobilisation de nos force de police et je sais que le ministre de l'Intérieur déploie une énergie pour pour résoudre ces situations mais le sujet aujourd'hui c'est l'Algérie alors justement ce matin madame la ministre l'opposition fustige l'impuissance du gouvernement pour reprendre notamment les mots de Jordane Bardella pour qui communiquer ou se rendre sur place ne trompe plus les Français il vous invite à agir maintenant tout de suite que lui répondez-vous moi je je pense que Jordan Bardella est dans un rôle qu'on lui connaît bien celui de la protestation d'appuyer là où il espère faire mal en réalité cette ce qui vient de se passer requiert des responsables politiques une hauteur de vue et une force de proposition et et pas une instrumentalisation politicienne comme cela est fait mais est-ce que vous diriez que le les désordres migratoires sont à l'origine de cet acte mais incontestablement ça je crois qu'on ne peut pas nier que ce qui s'est passé de ces dernières années en matière d'immigration a profondément déséquilibré mais bien sûr j'en suis absolument convaincu et en matière de d'qtf Bruno reetaillot peut déjà se prévaloir d'un certain nombre de bons résultats il y travaille avec acharnement mais en l'espèce quand les pays refusent de délivrer des laisser passé consulaire c'est c'est un des pointè et en l'espèce laant présumé 10 fois Algérie a refusé de de le répondre donc d'où ce sentiment peut-être d'impuissance quand même non je crois que la France d'abord la situation n'est pas singulière à l'Algérie on le sait il y a différents pays qui refusent de reprendre le ressortissant on a des moyens la famille politique à laquelle j'appartialéri la famille politique à laquelle j'appartiens a souvent fait des propositions en matière d'aide au développement pas dire en matière de délivrance de titre de séjour enfin bref il y a des outils à notre est-ce qu'il y a des premiers résultats déjà et bien je je je je pense que il faut une volonté politique et puis il faut mettre la pression alors le ministre de l'Intérieur vous le savez va jusqu'à dire il faut renégocier les accords de de 58 qui sont je veux dire particulièrement avantageux en matière d'accueil deord de 1968 pour qu'on comprenne bien quelques spécificité notamment faciliter l'entrée des algériens en France les Algériens bénéficient de la liberté d'établissement pour exercer une ité de commerçant ou d'une profession indépendante ça veut dire qu'il faut quand Bruno rot il faut engager un rapport de force ça veut dire qu'il faut dénoncer ces accords et mettre fin à ces accords vous demandez au Premier ministre de s'en saisir je crois que le premier ministre est parfaitement conscient de la situation il s'est exprimé d'ailleurs à l'occasion de cette de de ce drame et de cette attaque et on est tous mobilisés sur cette question c'est à la fois la détermination du ministre de l'Intérieur puisqu'il est en charge de cela c'est aussi la détermination du ministre de la justice parce que cet homme il faut le rappeler et en attend de plusieurs jugements euh les choses doivent aussi se traiter au niveau diplomatique le ministre des Affaires étrangères le président de la République il doit y avoir un mouvement général pour arriver à moi ce que j'appelle de mes vœux ce que j'espère c'est qu'un jour on puisse rétablir des relations normales avec l'Algérie mais sur une base qui soit une base totalement différente c'est un sujet diplomatique un sujet d'immigration ou un sujet de sécurité ah c'est d'abord un sujet de sécurité c'est d'abord un sujet de sécurité on parle beaucoup d'immigration c'est c'est d'abord un sujet de sécurité mais vous voyez bien que le caractère totalement aveugle de cette attaque d'un homme isolé qui profite d'un rassemblement paisible sur une place de marché finalement on on on voit bien que cette question reste menaçante et requiert de de notre part à nous tous un très haut niveau et de vigilance et je voudrais saluer les forces de police de gendarmerie enfin l'ensemble des personnels qui ont en charge la sécurité dans notre pays parce que on voit bien que ils sont extrêmement précieux mobilisés engagé pour notre sécurité c'est la raison pour laquelle je ne supporte pas les critiques qui leur sont faites quelquefois notamment par l'extrême gauche de notre classe si c'est un problème comme vous le dites de de sécurité de de terrorisme alors pourquoi le gouvernement annonce ce mercredi un conseil interministériel à l'immigration ça ça voudrait dire donc que le problème c'est plutôt l'immigration non alors on sait la part que l'immigration prend dans euh les statistiques en matière de de délinquence sont des faits c'est factuel bon évidemment on prend toujours le soin des précautions d'usage de ne pas stigmatiser de ne pas dire que parce qu'on est un qu'on est d'origine étrangère qu'on est un immigré on n'est pas euh dévolue à la délinquence ou pire ça je crois qu'il faut le dire il ne faut pas euh avoir des propos qui essentialise les immigrés néanmoins on voit bien quand même que en l'espèce ce qui s'est passé à Mulou c'est bien un ressortissant étranger radicalisé islamiste radical qui a euh qui s'est livré à cet assassinat et et voilà et et ça n'est pas le le premier hélas Bruno retaillot dit effectivement clairement que c'est un problème d'immigration il dit qu'il faut changer la loi François beayou lui il estime qu'une nouvelle loi immigration n'était pas la priorité en tout cas ces dernières semaine est-ce qu'il a tort le Premier ministre non je crois que en réalité il faut bien voir que je je vous parle en connaissance de cause parce que j'étais l'oratrice de mon groupe sur la loi asile et immigration si on veut une grande loi qui embrasse absolument tous les sujets on peut connaître le même sort que pour la loi asile et immigration elle a été votée mais finalement largement rqué très censurée par le Conseil conse constitutionn donc c'est évidemment ce qui en ressort c'est un avu d'échec donc la méthode de Bruno reill des dizaines de lois imigration est une oui tout à fait oui et la méthode de de Bruno retaillot est de dire il faut des loi dédié à un seul objet et je crois que c'est la bonne méthode vous voyez vous citez 10 10 lois moi je me souviens très bien quand j'étais vice-présidente j'ai présidé de l'Assemblée nationale vice-président de l'Assemblée nationale j'ai présidé quasiment toutes les séances sur la loi asile euh pour pour résoudre le problème de du recours abusif au droit d'asile asile et et immigration asile et immigration avec Bruno rotaillot avec géralde daranin avec avec c'était une initiative du ministre de l'Intérieur d'Alor qui était Gérard Colomb j'ai été effrayé parce que et et un peu désespéré parce que on est sorti de ce débat plus exposé qu'on y était entré on avait non seulement rien résolu mais on avait ouvert un peu plus largement les voix de à l'asile et et à l'immigration donc je crois qu'il faut vraiment une très grande fermeté et aussi une très grande clarté de discours il faut pas de l'autier dans la matière mais alors du coup vous voudriez des propositions des des propositions de loi peut-être venant de parlementaire ou alors des projets de loi du du gouvernement plus ciblé quelle doit être votre priorité selon vous quelle doit être la première mesure que devrait proposer le ministre de l'Intérieur Bruno rotaillot alors les mesures elles doivent porter sur évidemment le principal problème qui est le notre aujourd'hui c'est le détournement du droit d'asile on a euh énormément de demandeurs d'asile qui n'y ont pas droit et dès lors qu'ils sont sur notre sol et qu'ils sont déboutés ils y restent donc la priorité des priorités c'est effectivement de se donner les moyens de mieux réaliser les éloignements du territoire il faut aussi mettre quelque il faut mettre les plus les plus dangereux d'entre eux hors d'état de nuire il faut revoir s donc avec des peines de sûreté comme le souhaite le ministre de l'Intérieur dans des centres de rétention pour l'instant c'est pas possible écoutez il faut prendre toute dispositions qui permettent de protéger les Français il faut aussi revenir à ce qui attire euh les candidats à l'immigration et souvent illégal notamment euh il faut le dire la France est un des pays les mieux dit an en matière de droit aux étrangers y compris aux étrangers en situation irrégulière Vous parlez des prestations sociales je parle des prestations social non contributive celle pour lesquelles les étrangers n'ont pas contribué il faut un temps un temps pendant lequel l'étranger doit contribuer avant de pouvoir profiter bénéficier bénéficier plutôt de la solidarité nationale donc ce sont des choses de bon sens vous savez les Français les Français je considère que les les Français ne sont pas xénophobes ils ne sont pas racistes ils demandent simplement de l'équité de la justice mais sur ce point très précisément ce matin la ministre du Travail et de la santé dit qu'elle n'est pas d'accord avec vous dit qu'il faut aussi que la France fasse sa mission sanitaire notamment pour lutter aussi elleévoque des épidémie qu'il faut que la France soig ceux qui en ont besoin bien sûr il ne s'agit pas d'être inhumain il ne s'agit pas d'abord de ne pas soigner ceux qui en ont un urgent besoin ça n'est pas la tradition de la France jamais un médecin ne laissera quelqu'un en très grand danger de santé l' méd de même que pour la sécurité sanitaire du pays il faut éviter les épidémies tout ça est connu mais en même temps on a un panier de soins qu'aucun autre pays européen n'offre à part l'Espagne mais l'Espagne est gouverné par un gouvernement de gauche comme vous le savez donc voilà nous nous nous devons raison garder ramener les choses à une juste proportion un moment de vérité de test pour Bruno retaillot et son action à la tête du ministère de l'intérieur mais vous savez nous sommes tous en responsabilité de nous sommes tous testés quant à notre capacité à faire bouger les choses je veux dire un ministre une responsabilité ministérielle ça n'est pas un titre c'est d'abord une capacité à démontrer qu'on peut agir et qu'on peut infléchirique d'un décalage entre une fermeté affichée et qui pourrait être démenti par des résultats vous saz il y a d'abord l'affirmation d'une volonté l'expression d'une volonté il faut dire les choses il faut les dire clairement et je pense qu'il a été courageux de dire ce qu'il a dit et comme il l'a dit et c'est le fondement de tout et ensuite nous sommes au gouvernement depuis 6 mois donc nous allons dérouler un certain nombre d'actions il a déjà commencé de le faire et il a déjà commencer d'obtenir des résultats mais vous savez bien que euh ces questions sont difficiles qu'elles interrogent à la fois la dimension constitutionnelle la dimension réglementaire la dimension internationale si suffisaitun claquement de doigt de Monsieur Bardella pour résoudre les problèmes croyez-moi ce serait déjà fait Annie jeunevard l'actualité de la semaine c'est aussi bien sûr l'ouverture du Salon de l'Agriculture hier vous y étiez au côté d'Emmanuel Macron une visite qui globalement s'est mieux déroulé que l'année dernière on se souvient des violences qui avaient émaillé cette journée d'inauguration vous êtes soulagé vous savez ce salon ce 61e salon ça n'est pas un salon comme les autres ça n'est pas un salon comme les autres parce que il intervient après une année qui a été terriblement difficile où les agriculteurs ont vécu en particulier cet été des crises en tout genre crise sanitaire crise de rendement crise météorologique donc moi j'ai eu à cœur dès que je suis arrivé au ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire de délivrer des mesures qui répondent à ces urgences donc on clos en quelque sorte une séquence où j'ai délivré tout ce que je leur avais promis où j'ai honoré également les engagements de mes prédécesseurs et pourtant dans les discussions on entend que les ressentiments des agriculteurs sont toujours très forts certains disent qu'en un an leurs inquiétudes restent toujours aussi grande euh prenant la question par exemple des revenus près d'un ménage agricole sur deux vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté est-ce que là aussi on n pas le sentiment d'une impuissance continue alors le salon c'est bien passé parce que je crois qu'il y avait un envie une envie de respiration de voilà les agriculteurs étaient là pour montrer ce qu'il savent faire de bien au français et et d'où le titre une fierté française je je tiens à le dire parce que si on veut reconquérir de la souveraineté alimentaire si on veut reconquérir ce qu'il y a dans notre assiette et qui n'est pas toujours produit en franceche il faut quand même être fier de nos agriculteurs ils produisent pour nous nourrir et il faut qu'ils produisent encore davantage pour nous nourrir tous les problèmes sont pas réglés bien sûr et il y a en réalité en France des agricultures il y a des il y a des secteurs agricoles qui vont bien des territoires qui vont bien et puis a des territoires qui sont en grande difficulté et et vraiment moi j'ai résolu d' quel seeur reste le plus en difficulté selon vous vous dites il reste des des problèmes des difficultés on sait que le parlement vient d'adopter définitivement le projet de loi d'orientation agricole qu'est-ce qui reste à faire quelles sont vos priorités vos deux prochaines priorités alors mes priorités c'est déjà de placer l'agriculture au bon niveau où elle se situe l'intérêt majeur de la nation désormais dans le code pénal il y a le le fait que l'agriculture est un intérêt fondamental de la nation et ça c'est vraiment majeur parce que vous savez l'agriculture est un monde très judiciarisé hélas et placer l'agriculture à ce niveau d'importance dans la hiérarchie de nos valeurs et de de l'importance dans notre droit c'est très important mesesté par les écologistes qui crent que ça fasse passer la protection de l'environnement au second plan on on y reviendra sans doute mais je je je conteste absolument ce point je crois que mais c'est la conséquence de de cette décision de mettrec en intérê supérieur on reproche beaucoup de choses aux agriculteurs avec une très grande àjustice la question du revenu est central la question du revenu est central vous savez le revenu on reviendra sur la question des des écologistes dans un instant mais effectivement sur les reven la question du revenu est est central et tous ceux qui parfois se livrent à des critiques contre le monde agricole je leur dis très solennellement êtes-vous prêt à travailler autant que nos agriculteurs ne travaillent pour nous nourrir hein pour nous nourrir une fonction ils sont essentiels à la nation un pays qui nourrit plus sa population est un pays qui est en risque énorme qui se met dans la main et dans un contexte géopolitique tellement tendu vous savez bien que l'agriculture l'alimentation peut-être une arme stratégique on est dans la géopolitique l'assemblée de faire voter à l'Assemblée nationale un projet de loi d'orientation agricole dans cette loi quand on discute avec les agriculteurs hier ils disent il n'y a rien sur les revenus nos revenus rien n'a changé avec cette loi qu'est-ce que vous leur répondez je dis que les revenus ce sont trois choses d'abord ce sont des allègements de charge dans les textes budgétaires c'est pas dans la LOA mais c'est dans les textes budgétaires il y a un demi mililliard d'allègements de charge ça ça participe du revenu des agriculteurs deuxièmement le revenu ce sont des productions c'est pour ça qu'il faut réhabiliter l'acte de produire mais pour produire il faut plusieurs choses je vais dire des évidences mais croyez-moi pour les agriculteur c'est plus difficile d'accès qu'il n'y paraît il faut d'abord de la terre accéder à la terre c'est pour ça que la terre agricole est précieuse il faut la protégé comme la prunelle de nos yeux deuxièmement il faut de l'eau c'est eau que les écologistes les plus radicaux le leur refusent et moi j'ai vu des scènes terribles continuez à construire des grandes bassines Réau vous êtes pour faut avancer sur le stockage de l'eau avec les masses d'eau qui sont tombé ces derniers mois vous ne croyez pas qu'on aurait pu en stocker un peu sans en priver ni les rivières ni les fleuves ni les les nappes fréatiques troisièmement alors il faut la terre l'eau et il faut pouvoir protéger ses cultures d'où la nécessité d'avoir des traitements appropriés voilà il faut ces trois choses et enfin il faut des prix il faut des prix rémunérateurs et égalim est là pour protéger les prix de la matière première agricole lo fait référence à la loi égalim donc qui est censée protéger le revenu des agriculteurs s'agissant justement des négociations commerciales qui sont encadrées par cette loi d'ici la fin de la semaine ce sera la fin de ces négociations négociation annuelle entre les producteurs et la grande distribution est-ce que vous estimez que la grande distribution exerce une pression déraisonnable sur les prix c'est ce que vous avez dit précisemment mais est-ce que vous ça veut dire que ce sont eux à vos yeux qui sont les responsables les distributeurs les Lecler les Carrefour les Lidl et cetera les choses se passent assez mal pour tout vous dire il reste une semaine dans les négociations commerciales il reste une semaine bon c'est toujours comme ça les choses se tendent se tend se tendent et puis la résolution se passe assez mal pourquoi mais ça se passe mal parce que vous avez trois segments dans la construction d'un du prix d'un produit vous avez le producteur la matière première agricole c la même qu'il faut protéger parce que pendant trop longtemps les agriculteurs ont vendu à perte ce qui est absolument indigne euh et insupportable et inacceptable donc égalim a veillé à protéger la part du producteur ensuite il y a l'agroalimentaire celui qui va transformer la matière première agricole et enfin la distribution le distributeur aujourd'hui ce qui ne va pas c'est que on a protégé la matière première agricole c'estdire le paysan le producteur mais maintenant la pression se s'opère sur le transformateur c'est-à-dire la partie agroalimentaire pr de la part de qui des distributeur de la part de la distribution qui demande des premiers prix dans les négociations des prix à la baisse donc on voit bien que c'est une ça n'est pas vertuux comme système vous appelez aujourd'hui les distributeurs à faire un effort transparentappelle j'appelle à ce que chacun qu'on garde bien le principe que chacun puisse gagner convenablement sa vie parce que si la distribution si la la distribution fait une pression déraisonnable sur la transformation eux-mêmes nauront auront moins de moyens pour investir et moins de moyens pour R les producteurs donc c'est c'est ça ne peut pas tourner comme ça et en même temps quand on discute avec les distributeurs ils expliquent que l'agroalimentaire a augmenter ses prix plus que l'augmentation du prix des matières premières est-ce que tout le monde finalement n'essae pas de de de grossir son assiette moi je pense que il ne faut pas jouer la carte de la division je dis à la grande distribution je dis au distributeurs soyons raisonnable soyons raisonnable il faut que chacun gagne convenablement sa vie il faut que le producteur puisse continuer à produire et même produire davantage je rappelle quand même que cette fruit sur 10 dans notre pays n'y sont pas consommés dans notre pays n'y sont pas produits h un légume et fruits sur de n'y est pas produit un poulet sur deux n'y est pas élevé donc on a on doit produire davantage donc il faut protéger le producteur mais celui qui va permettre de conserver de la valeur c'est le transformateur et donc vous savez c'est une chaîne l'alimentation c'est une chaîne si on si on déséquilibre la chaîne donc je dit la distribution vous devez gagner votre vie c'est normal c'est un grand pourvoyeur d'emploi c'est le lien avec le consommateur il faut des prix raésonable pour les consommateurs avec un renforcement des contrôles est-ce que vous dites le gouvernement va renforcer les contrôles on sait que 10 % à peu près des contrats signés l'année dernière entre produ industriel et distributeur ne respectez pas la loi est-ce que vous dites va renforcer alors ça c'est dans le champ de ma collègue que louvagi qui est la ministre du commerce avec laquelle nous sommes parfaitement raccord et effectivement un certain nombre de contrôles vont être diligentés parce que toute règle c'est comme ça c'est humain quand on met en place des règles ben il faut contrôler qu'elle soit appliqué simplement sur les distributeurs vous leur adressez un message qu'est-ce que vous pouvez faire en une semaine là avant la fin des discussions commerciales bon je pense que les choses se débloqueront sur un certain nombre de segments d'entreprises les contrats ont été conclus on était pour les PME plus que pour l'agroalimentaire oui parce que les PME bah sont plus petites donc elles sont plus souples peut-être dans les négociations mais moi je considère que la France est riche de ses de son agroalimentaire vous savez que c'est le premier employeur en France c'est le premier emplo plus de 500000 emplois sont dans l'agroalimentaire on a des entreprises magnifiques elles sont petites elles sont moyennes elles sont grandes mais elles sont tout il y a juste un cas très précis sur lequel on voudrait aussi avoir votre avis sur la taxe soda aujourd'hui le budget 2025 a voté donc une taxe sur les produits les plus sucrés qui doit la supporter cette taxe l'agroalimentaire n'a pas envie de la supporter il préférait que ce soit les distributeurs infin est-ce que le risque ce que ce ne soit pas les les clients les consommateurs qui payent cette taxe bon je me suis exprimé publiquement on peut aller jusqu'à 15 centimes de plus par exemple pour 1 L d'une boisson sucrée oui je me suis exprimé sur cette question de la taxe sucre pour dire que de mon point de vue les taxes comportementales les taxes qui vis à modifier le comportement des des Français ce n'est pas la bonne idée ce n'est pas la bonne idée d'abord parce que ça ne produit pas l'effet escompté alors ça rapporte un peu d'argent à l'état effectivement mais je considère que ça n'est pas la bonne façon de faire et en plus ça pénalise une des filières les plus emblématiques on a une magnifique filière sucrière en France on est un des leader de la production de sucre la betterave sucrière qui produit le sucre donc veillons derrière ces taxes soda il y a toujours vous avez pas répondu à la question qu'est-ce qui va devoir payer derrière cette taxe écoutez je ne sais pas en tout cas infin euh il n'est pas impossible que ce soit le consommateur qui la paye en effetin je ne sais pas comment les choses se se détermineront donc vous savez tout le monde boit des sodasin c'est pasutre agriculteurs au salon cette année c'est bien s l'accord avec le Meros l'accord conclu avec les pays d'Amérique du Sud l'accord a été signé avec l'Union européenne est-ce que c'est un échec de la France qui n'a pas réussi jusque là à s'opposer à cette signature alors ce qui a été signé c'est un projet d'accord ça n'est pas l'accord il faut maintenant qu'il soit ratifié par les de l'Union europé la France cherche toujours une minorité de blocage pour l'en empêcher où est-ce que vous en êtes peti simplement vocabulaire sur cette minorité de blocage il faut donc que qu pays minimum votent contre cet accord et 35 % de la population européenne réunissant 35 % de la population européenne aujourd'hui on y'y est pas d'abord il est important de signaler et c'est pas si fréquent dans notre pays toutes les positions politiques sont alignées pour dire non à ce projet d'accord avec les pays du Mercosur pourquoi tout simplement parce que les productions qui c'est le plus gros accord s'il est conclu c'est plus gros accord jamais conclus avec l'Union européenne faut le dire pourquoi est-ce qu'il a mis 20 ans ça fait quand même 20 ans qu'on parle de cet accordah tout simplement parce que on a freiné beaucoup de pays ont freiné dont la France parce que ça déséquilibre ça ça déséquilibrerait gravement nos productions de volaill de bœuf où estce qu'on en est aujourd'hui concrètement aujourd'hui on est toujours dans une opposition frontale avec ce projet d'accord et nous continuons un intense travail diplomatique je suis allée en Pologne rencontrer mon homologue polonais le président de la République a rencontré Donald Tusk et la Pologne a dit très clairement nous ne signerons pas la France et la Pologne la France la Pologne l'Autriche alors l'Italie on ne sait pas moi mon homologue italien monsieur Lolo bridida me dit nous ne je suis absolument hostile à ce projet d'accord que fera madame mélonie je ne le sais pas on l'a dit très transactionnel est-ce qu'elle négociera un accord par exemple la Belgique ne votera pas le Mercosur il faut bien voir que de plus en plus de paysans européens se pose des questions sur cet accord ce projet d'accord d'une part et d'autre part il faut bien considérer qu'il peut y avoir ou minorité de blocage et on y travaille ou alors une absence de majorité d'adoption et ce si dans l'hypothèse où l'accord est scindé per toujours une question européenne la Commission européenne vient de fixer ses nouvelles ses nouveaux objectifs en matière agricole alimentaire en notamment en perdant de vue certains objectifs pour verdir le plan européen est-ce que vous vous réjouissez de cette décision européenne notamment l'abandon du plan de réduction des pesticides alors nous avons transmis au commissaire Hansen nos propres vues sur ce que doit doit être la future politique agricole commune et on s'est réjoui de voir qu'il avait repris un certain nombre de nos disposition enfin des points auxquels nous sommes très attachés le le premier point c'est d'abord un cadre financier qui soit propose de reprendre ce débat sur l'écologie et les liens avec notre agriculture juste après la pause on est déjà très en retard on se retrouve juste après çaès le Grand Jury RTL le Figaro Public Sénat M6 [Musique] [Musique] 23 juin 2016 une date qui ne s'oublie pas pour la première fois de l'histoire un pays décide de quitter l'Union européenne le brexit a bouleversé l'Europe et des années après son onde de choc continue à traumatiser des Britanniques on a vu défiler toute une série de premier ministres avec des approches différentes sur le brexit ils ont tous essayé de faire de cette sortie de l'Union européenne une réussite mais aucun n est parvenu ça a été une erreur monumentale et je m'excuse auprès de tous les Européens j'aurais dû voter pour rester dans l'Union européenne Royaume-Uni du brexit au brigret aujourd'hui à 13h sur Public Sénat et sur publicsenat.fr s publ c'est votre rendez-vous quotidien de débat et de reportage sur Public Sénat 90 minut minut et une double promesse donne du sens à l'actualité et puis dans ce monde de plus en plus complexe vous proposez des clés de compréhension des crise que nous traversons pour tenir cette promesse je vous donne rendez-vous tous les jours à 18h et 22h sur Public Sénat [Musique] [Musique] allez m premier jour tu vas y arriver comme ça bon là c'est pas de chance allez on lâche rien non te décourage pas parfait ça et c'est pas grave non tu sais c'est rare de tout réussir du premier coup m voilà comme un chef l'important c'est de ne pas se décourager et pour arrêter de fumer c'est pareil plus on essaie d'arrêter de fumer plus on a de chance de réussir faitesvous accompagner gratuitement sur tabainfoservice.fr [Musique] [Applaudissements] le 14 juillet 1789 à Paris la révolution qui éclate en France est tout sauf une surprise l'année précédente a connu d'importantes émeutes paysane d à la disette provoqué par une mauvaise récolte et aggravé par la spéculation sur le prix du les communautés paysanes se mobilisent le paysan mobilisé se retourne cette fois contre le système seorial pour apaiser les campagnes l'Assemblée vote l'abolition des droits féodaux mais ce n'est qu'un trompil l'important c'est la connaissance les textes disent explicitement qu'il faut maintenir les paysans dans l'ignorance ma mère et mon père toujours prétendu que nous on étudie parce que ils avaient souffert de la soumission par rapport à ce qui parlait bien le temps des paysans vers l'émancipation mercredi à 17h sur publicsenat et sur publsenat.fr l'Europe était à feu et à les Allemands voulaient tout détruire l'explosion des ponts va provoquer une crue spectaculaire de la scène la cathédrale notreddame le Louvre exposeront à leur tour rien ne résistera volonté du fureur je t'ai nommé à Paris pour établir l'ordre j'ai l'intention de faire bien davantage pourquoi tenez-vous temps à détruire cette ville Monsieur le Gouverneur vous êtes consul de Suède où vous êtes le maire de cette ville ni l'autre maintenant cette ville est à nous et nous en disposons selon notre volonté au détriment de milliers de vies humaines absolument combien y a-t-il d'enfants qui ont l'âge des vôtres vous y avez réfléchi baisez-vous si c'était des combattants je les respecterais mais ce sont des criminels poolchéiques et je les écraserai tous vous m'entendez j'ai cru qu'en venant ici je pourrais vous dissuader de faire une chose aussi folle [Musique] diplomatie avec Nil et andréier dans le CIN club de public sat vendredi prochain à 22h sur public Senat et sur publsenat.fr voir ou revoir ce documentaire sur publsenat.fr [Musique] suite du Grand Jury présenté par Thomas Despré et toujours avec nous Annie jeunevard ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire juste avant la pause nous discutions de ce projet de loi d'orientation agricole qui a été adopté cette semaine à l'Assemblée national et au Sénat et des nouvelles réglementations européennes sur la question des pesticides euh les associations écologistes jugent le texte qui a été adopté dangereux parce qu'il fait passer l'agriculture la production devant la protection de l'environnement selon elle ce texte c'est un retour en arrière pour la protection de la biodiversité alors ça c'est un mauvais procès c'est l'exemple même du mauvais procès qu'on fait aux agriculteurs jeaais rappeler quand même que les agriculteurs travaillent avec l'environnement que beaucoup d'agriculteurs font fait des efforts cons considérable pour s'adapter à cette nouvelle donne du changement climatique qui oblige à de nouvelles pratiques culturales ils se sont adapté au retrait de produits phytosanitaires interdits au niveau européen et au niveau français ce qui les a amené à faire d'énormes effort en changement de pratique en en adaptant leur leur production mais aujourd'hui on peut pas on a l'agriculture la plus vertueuse du monde aujourd'hui le texte prévoit par exemple le retour à certains produits phytosanitair comme le glyphosate par exemple parce qu'il n'y a pas d'alternative tout pas du tout le texte ne dit absolument pas cela la loi d'orientation agricole elle dit une chose en en matière d'environnement elle dit essayons d'être dans cette affaire aussi pas mieux dis pas pas plus exigeant que ne l' l'Union européenne par exemple elle réintroduit quand même l'utilisation de certains pesticides qui jusque là a été interdit non pas du tout dans cette loi il n'y a pas la réintroduction de pesticides absolument pas absolument pas dans cette loi il y a simplement dans la partie programmatique l'idée que en l'absence de solution alternative économiquement viable et techniquement efficace et bien on on interdisent pas sans avoir une solution en pas d'interdiction sans solutionans solution pas d'interdiction sans solution pour utiliser des produits qui sont autorisés partout en Europe il ne s'agit pas pour les agriculteurs français de demander à sortir de la réglementation européenne mais simplement à être à ne pas être victime d'une concurrence déloyal et bien entendu à ne pas utiliser des produits ou dans la façon de les utiliser qui soit dangereux pour la santé mais donc autoriser certains produits qui ne l'était plus forcément en France mais qu'il était encore en Europe écoutez ça nous verrons parce que c'est un autre texte de loi c'est une proposition de loi sénatoriale qui sera examinée mais ce qu'il faut c'est bien comprendre aujourd'hui pourquoi est-ce que vous avez cette fruit ition de lo sur 10 je termine si vous permettez 7 fruits sur 10 qui sont consommés en France qui ne sont pas produits parce que les producteurs les arboriculteurs ils sont simplement en impasse de traitement là où leurs concurrents espagnol italien polonais peuvent produire avec des substances donc ce qu'on demande nous c'est une une une une règle qui soit la même pour tout le monde voilà donc c'est c'est c'est pas compliqué mais on n'est pas en retrait sur le plan environnement mental vous savez l'agriculture bio est une grande politique oui elle est en souffrance parce que parce qu'elle a des problèmes de débouché mais l'agriculture biologique utilise des produits phytosanitaires enfin il faut le savoir pendant des millénaires les hommes ont connu les famines la science leur a apporté des solutions et donc il faut pas non plus être complètement décliniste en matière de science c'est ex exordinaire ce que la science nous apporte la technique nous apporte l'agronomie nous apporte il faut pas négliger évidemment il y a un impératif c'est la santé humaine bien s sans être des clinistes à nunevard on a quand même l'impression que le discours ambiant aujourd'hui dit que le secteur agroalimentaire qui pèse en moyenne aujourd'hui 10 % dans nos émissions de de CO2 ne doit pas faire d'efforts vous savez j'étais j'étais récemment j'étais récemment j'ai fait tourné des industries agroalimentaires j'ai visité plusieurs entreprises c'est extraordinaire mais je voudrais vraiment vous dire à quel point il faut abandonner en la matière des idées reçues j'ai vu des des entreprises agroalimentaires qui contractualisent avec des producteurs imaginez-vous qu'une un fabricant de compote bien connu je ne donnerai pas la marque contractualise avec des arboriculteurs le temps de la vie d'un arbre ils ont réduit l'usage l'utilisation de l'eau l'utilisation de l'énergie ils réduisent leur empreun de carbone ils font des efforts considérables reconnaissons ces efforts et de même les agriculteurs moi ma première visite sur le terrain a été pour la Bretagne chez un éleveur qui fait de l' qui produit du lait bio donc voilà il y a le le il y a pas le le le bon la bonne production vertueuse et la mauvaise production empoisonneuse c'est une idée reçue tous les agriculteurs font aujourd'hui des efforts d'abord ils ont un intérêt économique moins vous avez d'un Tran moins ça coûte et mais ils ont ils sont confrontés à des impes trard juste une question parce que vous avez mis le sujets sur la table il y a quelques secondes de cette proposition de loi sénatoriale pour réautoriser l'utilisation de certains produits qui sont interdits par l'anes donc l'Agence nationale de sécurité sanitaire c'est une proposition de loi sénatoriale en quelques mots très rapides est-ce que votre Gouvernement est favorable à faire cela non pas interdit de par l'an si elles étent interdit par fait des recommandations pendant plus les si elles étaent interdit par l' je ne pourrais pas y revenir ce sont des parlementaires il y en a là dans la salle agè Nicole LEP philippe Juvin un président de département Pascal C savent bien de quoi il est question c'est ce sont les parlementaires qui ont interdit toutes les familles néonicotinoïde l'Europe les a toutes interdit sa fune voilà et qui est essentiel pour la production et qui n'est pas qui n'est pas défavorable à aux abeilles c'est on verra ce que les parlementaires feront vous le gouvernement vous y êtes favorable ou pas non on est défavorable à la réintroduction sans condition de ce néonicotinoïde parce que c'est un néonicotinoïde en effet et qu'il faut l'utiliserve parcimonie mais là où il y a des impasses de traitement nous le texte sénatorial dit par dérogation pour une durée limitée sur les filières qui sont en impasse de traitement on le R la la balle sera dans le camp des parlementaires alors on va partir à notre partie tout est politique maintenant madame la ministre bien alors normalement il y avait un jingle le Grand Jury tout est politique il est là voilà vous êtes également membre de la direction collégiale des républicains qui doit se chercher donc un nouveau chef dans quelques semaines la guerre est déclarée entre Bruno rotaillot et et Laurent vquet tous les deux sont candidats donc à cette présidence des répu prière question à qui apportez-vous votre soutien vous dans cette campagne alors je suis secrétaire général des républicains et je vais avoir la la tâche délicate de mener à bien cette élection à la présidence de notre mouvement et statutairement je suis évidemment assigné à une forme de neutralité à une totale neutralité non je ne prendrai pas position j'auris dire d'un mot des candidats sont pas des ennemis et une élection c'est pas une guerre voilà c'est c'est quoi la guerre le retour de la guerre des chefs à droit c'est un exer risque que vous pointez c'est non je dis une élection n'est pas une guerre c'est une élection vous avez dit cette semaine la tonalité de la campagne offre des marges de progrès oui ça c'est mon côté très nuancé façon une façon diplomatique de dire que le risque voilà écoutez on en est qu'au début ce qui n'est pas fait pour me rassurer mais enfin non je je dis à chacun je dis à chacun attention parce que au-delà de la plaisanterie il faut quand même bien voir ce qui est en jeu depuis que nous sommes au gouvernement la droite est réidentifiée elle démontre que au gouvernement 1 elle n'abandonne pas ce à quoi elle croit ses valeurs de elle est en capacité de convaincre les Français et tr elle est à nouveau identifiée comme un parti de gouvernement donc ça c'est très important c'est ça qui est en jeu dans cette élection deuxièmement on a quand même la a réhabilité aux yeux des Français l'importance d'un grand parti de droit qui va être en en en responsabilité il y a des élections municipales qui vont arriver des élections sénatoriales je ne parle pas l'élection présidentielle c'est encore trop loin et je pense que c'estux donc il faut quand même que donc que les LR se choisisse un chef qui puisse effectivement les engager les emporter vers toutes ces échéances électorales à ce stade de la compétition entre le renvoqué et Bruno rotillo les poids lourds de la majorité sont plus sensibles à la notoriété récente du ministre de l'Intérieur pourquoi selon vous est-ce que c'est un échec de la stratégie jusque là de leur envoquer dès lors que je répondrai à votre question je ferai une entorse grave au devoir de neutralité qui est le mien donc moi ce que je veux dire c'est que chacun se positionnera en son âme et conscience mais je dis à Laurent vouquier et à Bruno rutillot qui sont tous les deux des hommes de grand talent que je connais très bien avec qui j'ai travailler et je travaille depuis de nombreuses années je dis attention attention danger pour la droite danger pour notre crédibilité vous vous affrontez c'est la démocratie c'est la deuxème c'est la deuxème élection à la tête de la présidence de à la tête de notre famille politique que je conduis donc j'ai une un trisème candidat peut-être pour que ce soit un peu moins gardch est-ce que vous encouragez David lissnard à se lancer par exemple étaé une une possibilité on verra bien parce que vous savez on a jusqu'à mi-avril pour voir éventuellement d'autres candidatures se présent nous verrons bien est-ce que le futur président du parti sera le futur candidat du parti à l'élection présidentielle je crois que chacun a bien compris que répondre à cette question c'est ouvrir là pour le coup un front qui peut-être très déstabilisant 2027 c'est loin on voit bien enfin l'actualité récente pardon mais aviez-vous prévu la dissolution aviez-vous prévu la censure aviez-vous prévu que Maignon serait occupé par un premier ministre de droite voilà iste fr puis par un premier ministre centriste donc que l'un serait censuré pas l'autre la vie politique ça offre des retournements que n'offre aucune autre activité hum donc d'ici 2027 il peut se passer beaucoup de choses moi je seraai très pr alure d'aujourd'hui il y a beaucoup de candidats de la droite du Centre on sait que certains ont des ambitions Gérald Darmanin et cetera est-ce que vous vous seriez pour une primaire qui serait ouverte aux candidats du centre et de la droite républicaine c'est notamment le souhait de Géral d'Anin que je viens de citer c'est un peu tôt pour répondre à votre question et je ne me'y dérobe pas mais vous savez euh dans la période qui pr qui sera vraiment préalable à l'élection on va voir des personnalités émerger et on va voir des personnalités s'effacer c'est comme ça vous êtes des commentateurs vous allez être des observateurs très avisés et on voit bien que déséquilibres ce ce se construisent des personnalités émergent d'autres s'ffassent je pense qu'il est trop tôt pour répondre à cette question ce qui est clair en revanche c'est que une multiplication de candidaturees à tous les coups peut compromettre l'échange de la droite et du centre de l'emporté très concret Édouard Philippe il est déjà candidat à l'élection présidentielle il devrait faire partie de cette future primaire si elle existait vous savez tout ça est bien prématuré nous verrons bien Annie jeunevard question précise est-ce que dans son programme pour la présidentielle les républicains proposeront une retraite à 65 66 ou 67 ans je vous pose la question puisque je dis la Cour des comptes a remis son rapport sur l'état de notre système de retraite rapport commandé par François Baayou et qui estime que la réforme de 2023 n'aurait qu'un effet très limité à long terme alors est-ce qu'il faudra aller plus loin et proposer en 2027 un allongement de l'âge de départ an jeunevar vous savez les Français partent en moyenne en retraite 1 an plus tôt que la moyenne européenne ça c'est une réalité le le déficit et ce sont les chiffres de la Cour des Comptes est estimé à 14 ou 15 milliards d'ici 2035 à 30 milliards en 2045 on sait qu'on a un problème de financement de nos retraites il y a trois leviers on en revient toujours à une base assez simple soit vous diminuez les retraites soit vous augmentez euh les cotisations soit vous allongez la durée du travail c'est basique c'est comme ça qu'il faut raisonner sur la réforme 202 nous avons moi je pense que la réforme de 2023 était c'est ce qui est sur la table avec la concertation é était indispensable le Premier ministre pour apaiser a décidé de réouvrir euh des des consultations du du faire fonctionner le paritarisme je pense que c'est de bonnes politiques nous verrons bien euh ce qu'il en sortira mais le Premier ministre a bien dit sans dégrader les finances publiques donc le le le le cap est quand même invite à la responsabilité de chacun ce qui est clair c'est que aujourd'hui nous avons trop peu d'actifs pour financer le les retraités ça veut dire que il faut évidemment faire travailler plus longtemps si on ne veut pas compromettre le niveau est-ce qu'il faut que les retraités contribuent davantage à l'effort financier c'est une piste la proposition que fait bon vous savez la droite républicaine toujours été assez clair protéger le travail et ceux qui ont travaillé ça c'est quelque chose de très important euh de vous de notre point de vue c'est un débat que nous aurons au sein du gouvernement c'est pas le seul vous savez c'est la vie politique c'est comme ça on est un socle commun on n'est pas une majorité au sens classique du terme donc les choses quand je dis je suis pas d'accord sur telle disposition je le dis franchement bon après l'arbitrage est rendu il y a des arbitrages qu'on gagne il y a des arbitres qu'on perd c'est le lot d'une vie gouvernementale que les retraités contribuent donc on a bien compris que pour vous c'est non il y a une autre idée qui revient en force à dernière semaines c'est la retraite par capitalisation la CPME propose de travailler une heure de plus par semaine pour financer sa propre retraite est-ce que ça vous êtes favorable moi je pense que il faut explorer davantage la la capitalisation donc ça c'est une comment on capitalise il a il y a toutes sortes de systèmes de capitalisation je précise d'ailleurs que la fonction publique connaî la CAP c'est la prfond retraite donc il faut pouvoir offrir aussi cette possibilité cette facilité d'une capitalisation pour le secteur privé donc ça me semble indispensable d'autant que les modes de financement des des retraites vont quand même la population vieillit la natalité fléchi par conséquent il faut trouver des solutions et la capitalisation j'en suis convaincu est une piste à explorer ça n'est pas philippe Juvin qui me dira le contraire que c'est une idée qu'il porte également question retrait la question des retraites est-ce que c'est une question qu'il faudra trancher à un moment ou un autre par référendum Emmanuel Macron envisage des référendums d'ici la fin de l'année c'est possible quand je repense à la façon dont le débat a eu lieu à l'Assemblée nationale et dans la société franchement sur un sujet aussi important capital qui requiert vraiment un esprit de responsabilité parce que si on n'arrive pas à financer notre système de retraite c'est tous les retraités actuels et et futurs qui en pâtiront euh peut-être que certain peut-être que certains sujets très difficile non de solution pour être tranché que le référendum en effet peut-être sera ce le cas mais je pense que les la la démocratie qui met en présence des partenaires sociaux euh voilà peut-être arrivera à trancher certaines questions en tout cas vous que vous êtes plutôt favorable sur la question des retrait bah vous savez bien que la famille à laquelle j'appartiens est favorable par nature au référendum je pense aussi que notre pays est tellement clivé tellement en enfin affronté sur des sujets pourtant déterminants que sont par exemple les questions liées à l'immigration ou les questions liées par exemple retraite pourquoi pas si ça peut permettre de trancher des débats et d'apaiser les sujets je je je je suis a priori favorable au référendum mais c'est un exercice dont le manimement est délicat le Grand Jury question expresse madame la ministre vous connaissez le le principe des questions courtes des réponses courte cette semaine le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire les mariages avec un étranger en situation irrégulière est-ce que vous êtes favorable complètement favorable complètement favorable il faut que le texte soit proposé également à l'Assemblée nationale oui et j'ai espoir que nous puissions y arriver et que il n'y aura pas d'obstacle constitutionnel ou européens pour l'en empêcher c'est une question de bon sens absolu on sait que le mariage est détourné de son usage simplement pour régulariser des situations j'ai été maire j'ai été confronté au sujet estce que vous êtes choqué par la fermeture de la chaîne de télévision C8 je j'entends les mois qu'elle suscite un animateur emblématique populaire et dans le même temps une chaîne qui a fait l'objet de 52 sanctions de la part de l'arcom et puis une autorité indépendante qui s'en est saisie la plus ha de juridiction administrative de notre pays qui l'a confirmé mais je je je comprends les mois que que cette que cette fermeture sucite le secrétaire général de l'Élysée Alexis coller peut-il refuser la convocation d'une commission d'enquête parlementaire c'est ce qu'il a fait commission d'enquête parlementaire au sujet du dérapage des comptes publics peut-il refuser cette convocation à vos yeux écoutez là vous me posez une colle sur le plan juridique je ne sais pas si un secrétaire général est en capacité de refuser une convocation à une commission d'enquête je vous avoue que sans doute la situation Estelle assez rare est-ce qu'il faut que le secrétaire général de l'Élysée réponde aux questions des députés c'est la question simple si si la commission d'enquête a pour objet de d'exiger la présence de tout tout citoyens y compris un secrétaire général de l' sans doute sans doute ne peut-il pas si dérobé là je vous avoue que juridiquement je n'ai pas le je n'ai pas les éléments de réponse pour ou contre supprimer le RSA comme le propose le patron du Parti communiste Fabien Roussel il considère que c'est un frein à l'emploi alors oui j'ai vu cette déclaration sur le fond il faut éviter les dispositifs qui sont des trappes à chômage ou des trappes à à assistance c'est clairement toutes les politiques publiques doivent être orienté vers le retour à l'emploi et vous savez la proposition que nous avions faite nous les républicains d'une contrepartie de 15h hebdomadaires contre le RA contre lequel d'ailleurs Marine Le Pen et ses troupes avaient voter et bien ça a permis de ramener à l'emploi toutes les enquêtes les retours de terrain disent que ça a permis de ramener à l'emploi des gens qui en étaient très éloignés ce que veut dire Fabien Roussel je pense que c'est cela l'objectif c'est pas l'assistance ou l'assistanage c'est vraiment d'amener les gens à retrouver l'autonomie que donne un emploi un premier ministre peut-il cumuler sa fction avec celle de maire d'une ville de plus de 150000 habitants ce que fait aujourd'hui François Baayou qui reste maire de pot bah écoutez le Premier ministre en donne la démonstration c'est une bonne idée c'est une bonne idée je pense que sur la question du cumul moi je considère qu'on a fait une grosse bêtise lorsqu'on a interdit qu'un parlementaire cumule sa fonction parlementaire avec une fonction d'exécutif local je pense qu'on a vraiment organisé la déconnexion d'un certain nombre de parlementaires d'avec la vie réelle vous êtes pour le retour du cumul des moi je suis pour le retour d'un cumul raisonnable je pense que ça évitera la déconnexion dont on voit les effets pervers aujourd'hui dans l'affaire betaram l'état a-t-il failli affaire betaram du nom de cet établissement des Pyrénées Atlantiques où 140 plaintes ont été déposées à ce jour pour violence agression sexuelle ou viol l'état a-t-il failli dans cette affaire moi je voudrais dire d'abord que l'affaire de betaram suscite pour moi une immense compassion pour les victimes et un sentiment de colère et de révolte que ces fait est été commis dans le cadre d'un d'un établissement scolaire là où on doit instruire et protéger c'est révoltant et j'ai le premier commentaire que m'inspire cette terrible affaire c'est d'abord une immense compassion Elisabeth BN dit que l'État a sans doute failli et il y a eu il y a eu il y a eu incontestablement des faillance puisque ces faits se sont produits et se sont produits durablement est-ce que ça veut dire qu'il faut maintenant que le gouvernement renforce les contrôles sur les établissements scolaires est-ce qu'ils sont suffisants aujourd'hui la première chose à faire la première chose à faire c'est que la justice passe elle doit condamner les coupables de ses abominations et puis bien entendu comme finalement la société évolue pour que la parole des femmes se libère il faut tout faire pour que la parole des enfants se libère parce que S souvent ces situations se nourrissent du silence des enfants et puis naturellement il doit y avoir des contrôles qui qui doivent être extrêmement serrés dès lors qu'on s'occupe d'enfants que ce soit dans un établissement scolaire mais dans tout lieu accueillant des enfant il doit y avoir contrôle et s'assurer que les adultes soient en capacité de le faire mais vous savez cette affaire est laabous François baayrou il est maire de poau depuis 11 ans il a été auparavant président du conseil général pendant une dizaine d'années est-ce qu'il pouvait ne pas être au courant de tous ces faits de violence d'agression sexuelle de viol je ne peux pas imaginer que François Baayou l'homme que je connais et avec lequel je travaille et pu couvrir par le silence de tels agissements et pourtant sa femme travaillait elle enseignait le catéchisme ce que je veux dire c'est que je condamne avec la plus grande force toute instrumentation politicienne qui pourrait être faite de de cette de cette terrible affaire et je crois qu'il faut là que la justice passe dans son impartialité en dehors du tumulte politique parce que c'est ça que les victimes attendent la réparation la reconnaissance par la justice et la réparation c'est fondamental est-ce qu'il y a eu un effet d'omerta autour de cette affaire peut-être dans ce département dans cette ville de pauf écoutez alors vraiment je crois que si une telle tentative avait été si tel avait été le cas aujourd'hui la parole s'exprime et c'est très bien il faut dire les choses et il faut évidemment les réparer merci beaucoup Annie jeunevir on vous libère vous retournez au Salon de l'Agriculture pour la suite de ce salon merci beaucoup rendez-vous la semaine prochaine pour le Grand Jury le Grand Jury RTL le Figaro Public Sénat [Musique] M6 voir ou revoir votre programme sur [Musique] publsenat.fr 23 juin 2016 une date qui ne s'oublie pas pour la première fois de l'histoire un pays décide de quitter l'Union européenne le brexit a bouleversé l'EUR après son onde de choc continue à traumatiser les Britanniques [Musique]