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InterviewC à vous (sur YouTube)· 4 septembre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéSanté

Emmanuel Macron doit-il démissionner ? J.F Copé se positionne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    J.-F.Copé, vous proposez la démission d'E.Macron pour sortir de la mélasse, ce que refuse L.Wauquiez mais ce que souhaite F.Ruffin. Vous êtes plus proche de F.Ruffin que de L.Wauquiez?

  • 1:05FerméeRéponse directe

    Dissolution?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    N.Sarkozy ne semble pas choqué devant cette hypothèse. Il pense que le RN fait partie de l'arc républicain.

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Vous préconisez une démission du président de la République, qui permettrait d'avoir un débat.

  • 3:30FerméeRéponse directe

    Il se retrouverait avec la même Assemblée nationale?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    On ne retrouvera pas la tripartition de l'Assemblée?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10J.-F.CopéChiffre
    « En contrepartie, avec l'argent gagné, vous allez régler une bonne partie du pouvoir d'achat et on va financer le désendettement et le financement de la sécurité. »
  • 2:00J.-F.CopéFait
    « Qu'est-ce qui va se passer? Au minimum, on a la même configuration. On se retrouve sans majorité. Les Français voteront pareil. »
  • 3:00J.-F.CopéFait
    « Ou le RN a la majorité absolue et c'est un choix qui aura des conséquences considérables. »
  • 5:00J.-F.CopéFait
    « On n'a pas eu de vrai débat électoral lors des dernières grandes échéances, notamment en 2022 et même en 2024. »
  • 6:00J.-F.CopéFait
    « S'il démissionne en mars, après les municipales, on a une présidentielle anticipée en mai 26 plutôt qu'en mai 27. »
  • 7:00J.-F.CopéFait
    « En juillet, la dissolution, ça a été 4 semaines de campagne. On n'a pas eu le temps de préparer les candidats. »
  • 7:30J.-F.CopéChiffre
    « Record de participation. 10 millions de voix pour le RN au 2e tour, 17 millions contre. »
  • 8:00E.Tran NguyenChiffre
    « 8 Français sur 10 trouvent que la séquence actuelle est un spectacle navrant. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En contrepartie, avec l'argent gagné, vous allez régler une bonne partie du pouvoir d'achat et on va financer le désendettement et le financement de la sécurité." Là, il y a une cohérence. C'est ce que la droite de gouvernement doit faire. - A.-E.Lemoine: J.-F.Copé, vous proposez la démission d'E.Macron pour sortir de la mélasse, ce que refuse L.Wauquiez mais ce que souhaite F.Ruffin.

Vous êtes plus proche de F.Ruffin que de L.Wauquiez? - J.-F.Copé: C'est un peu rapide...

Mélenchon et ses amis sont dans une attaque en règle de la personne de Macron. Ils veulent qu'il parte tout de suite. Je n'ai pas dit ça.

J'ai acté que le véritable problème est que nous sommes dans un blocage total dont nous ne sortirons pas. Changer le Premier ministre ne changera rien. - A.-E.Lemoine: Dissolution? - J.-F.Copé: C'est une option que j'entends.

Qu'est-ce qui va se passer? Au minimum, on a la même configuration. On se retrouve sans majorité.

Les Français voteront pareil. Ou le RN a la majorité absolue et c'est un choix qui aura des conséquences considérables. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy ne semble pas choqué devant cette hypothèse.

Il pense que le RN fait partie de l'arc républicain. - J.-F.Copé: Je ne parle pas d'arc républicain.

Le problème est de faire une différence entre un parti de gouvernement, responsable, qui fait attention à ce qu'il dit, et un parti "populiste" ou extrémiste, qui se fiche de la réalité concrète et de l'efficacité des mesures. Demandez à monsieur Bardella de vous présenter en détail ses propositions budgétaires. Vous comprendrez qu'il faut le challenger pour voir que ça ne marche pas.

Il a fait sur Instagram 3 minutes pour dire comment il allait faire. Faire ça en 3 minutes, c'est irréalisable. Il faut assumer de dire que la différence est entre les partis populistes, qui racontent des choses que les gens veulent entendre et qui ne règlent rien, et des partis de gouvernement qui savent que les choses sont complexes et qu'il faut les assumer. - A.-E.Lemoine: Vous préconisez une démission du président de la République, qui permettrait d'avoir un débat.

On n'a pas eu de vrai débat électoral lors des dernières grandes échéances, notamment en 2022 et même en 2024. Un nouveau président de la République qui serait élu par hypothèse, après les municipales... - J.-F.Copé: S'il démissionne en mars, après les municipales, on a une présidentielle anticipée en mai 26 plutôt qu'en mai 27. - P.Cohen: Il se retrouverait avec la même Assemblée nationale? - J.-F.Copé: Je ne crois pas.

La difficulté...

Pourquoi les Français sont perdus? Pourquoi ils ont voté dans une urgence absolue? Il n'y avait pas de projet.

Ils attendent que chaque politique candidat propose une perspective et un mode opératoire. La droite va le faire. La gauche va le faire.

Chacun va le faire. On aura le temps pour ça. On ne sera pas sur la petite vidéo TikTok où J.Bardella mange une pomme et où J.-L.Mélenchon appelle à la révolution. - P.Cohen: On ne retrouvera pas la tripartition de l'Assemblée? - J.-F.Copé: On retrouvera ce que les Français voudront, mais ils l'auront choisi en connaissance de cause et avec le temps nécessaire.

En juillet, la dissolution, ça a été 4 semaines de campagne. On n'a pas eu le temps de préparer les candidats. - P.Cohen: Record de participation. 10 millions de voix pour le RN au 2e tour, 17 millions contre. - J.-F.Copé: Vous avez vu pourquoi.

C'était dans un climat de tension extrême. On ne parlait plus du fond. C'était pour ou contre le RN.

Le sujet ne peut pas être celui-là. Qu'est-ce qu'on veut faire dans cette période? Qu'est-ce qu'on fait par rapport aux grands sujets internationaux?

La question de l'Ukraine, les sujets économiques, de sécurité...

Les gens attendent des réponses. Ils n'en peuvent plus. Nous n'avons plus de réformes.

Il n'y a plus de réformes possibles. On a besoin de prendre des décisions. C'est irresponsable.

C'est la responsabilité du président de la République. Je propose, voyant que la dissolution ne réglera rien, que le président assume et qu'il démissionne. - A.-E.Lemoine: Il ne veut pas démissionner. - J.-F.Copé: Ce débat n'est pas médiocre.

Il doit être posé. On est en démocratie. Les Français se détournent de plus en plus de la démocratie.

Je n'aurais jamais imaginé ça. Ils lui font un procès en insincérité et en inefficacité. Il faut que la droite s'organise, peut-être en faisant une primaire.

Il faut que la gauche assume. Le PS doit assumer d'être avec les gauchistes de LFI. Il faut que les Français disent ce qu'ils veulent à travers le choix du président de la République. - P.Lescure: Le gouvernement est toujours en poste.

Il avait demandé au conseil d'administration de la CAF d'examiner les projets de décrets qui visent à doubler les restes à charge des assurés sur les franchises médicales qui passeraient de 50 à 100 euros par an. Le conseil s'est prononcé contre cette hausse des franchises, mais c'est un avis consultatif. Que conseillez-vous au gouvernement?

De passer quand même? - J.-F.Copé: On ne peut prendre ce type de décision qu'à partir du moment où elle s'inscrit dans un projet global dans lequel il y a des plus et des moins.

Elles ne sont proposées que de manière brutale. Si on arrive à moderniser nos hôpitaux...

Je trouve ça scandaleux qu'on compare Bayrou à Churchill. J'aimerais qu'on se pose 2 minutes. Parfois, la profondeur historique peut servir.

Quand Churchill appelle à ce qu'on parle de sueur et de larmes, c'était nécessaire. C'était la guerre. Aujourd'hui, le débat est: est-ce qu'on va dérembourser le Doliprane?

Il faut que les responsables politiques partagent une réflexion de lucidité. Les problèmes de nos grands-parents étaient infiniment plus douloureux que les nôtres. Lors de la crise de 1929, Des millions de gens crevaient de faim dans la rue.

Si on ne fait pas quelques économies, nous ne parviendrons pas à protéger les plus modestes. Il faut que les Français entendent ce sujet. - E.Tran Nguyen: Vous parlez de la lucidité des Français.

Vous êtes assez lucide sur ce que pensent les Français. On le constate dans ce sondage. 8 Français sur 10 trouvent que la séquence actuelle est un spectacle navrant. - J.-F.Copé: Lamentable. - E.Tran Nguyen: Je crains même que ce qu'on s'est dit là devienne inaudible.

Ce sont les réactions qu'on a pu recueillir à "C à vous". Régine ne croit plus aucun des hommes politiques. Crise de confiance à l'heure où F.Bayrou demande de la confiance.

Il y a une impression d'être seul, abandonné, non représenté. Voici des réactions que j'ai reçues aujourd'hui. "Personne ne se bat pour nous." "Je ne me sens représenté par personne.

Ils ne sont là que pour eux. Les politiques ne s'intéressent qu'à leurs ambitions actuelles. Ils sont déconnectés, méprisants, égocentriques." On a aussi ces réactions face à la caméra de nos reporters. - Je ne peux plus écouter un homme politique.

Pourtant, Dieu sait si la politique m'intéresse. - Ca me rappelle le cirque. Ca peut faire rire ou pas. - Ils ne pensent qu'à eux, qu'à leur réélection.

Ce sont des gens sans foi ni loi. - Je ne trouve pas ça pertinent, la politique. - C'est le chaos.

On ne sait pas où on va. - C'est un désastre. - E.Tran Nguyen: Samuel dit qu'il n'a jamais fait grève mais que tous les ingrédients sont là pour débrayer le 10 septembre.

Cette date est dans toutes les têtes. On ne sait pas ce que ce mouvement est vraiment. On l'a tous en tête.

Ca nous rappelle les "gilets jaunes", il y a 7 ans. On retrouve les mêmes ingrédients, la colère...

Il faut prendre ce mouvement au sérieux? Vous craignez un retour des "gilets jaunes"? - J.-F.Copé: Ne serait-ce parce qu'il ne faut pas se mentir.

LFI est à la manoeuvre au maximum. - E.Tran Nguyen: Pas seulement. - J.-F.Copé: Ils sont prêts à booster tous les mécontentements.

Il ne faut pas être dupe dans la manière dont tout ça est organisé. Je partage et je ressens la même chose. Les seuls responsables politiques épargnés sont les maires.

Le maire a une obligation de résultat. Il a une obligation de sincérité et d'efficacité. Sinon, il est viré.

Il y a une proximité qui fait que les gens, quand ils viennent vous voir quand vous êtes maire, si vous ne résolvez pas ce problème, ils ne veulent plus vous voir. Le ministre, il est là, il n'est pas là, il raconte des balivernes...

J'aimerais rappeler une petite chose. Il ne faut pas oublier que les démocraties sont mortelles. On a l'air de penser que c'est éternel.

La menace est réelle. E.Macron joue avec le feu.

Lui qui veut tant rester dans l'histoire risque très gros à force de jouer avec ça en s'acharnant à rester à son poste. Il est le déterminant de tout. C'est le rôle du chef de l'Etat.

Il perd une part considérable de sa propre crédibilité. S'il veut revenir en 2032, il est en train de le jouer maintenant. S'il joue avec le feu, en offrant le pouvoir au RN, en continuant ce désordre, qui va créer auprès des marchés financiers une panique catastrophique, ou auprès des gens, qu'est-ce qui va se passer?

La démocratie sera en risque. De plus en plus de gens disent: "La démocratie, c'est bien gentil, mais ça ne marche pas.