Incendies: la ministre de la Santé évoque les seuils d'alerte aux particules fines
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation aujourd'hui concernant les seuils d'alerte aux particules fines ?
- 5:30FerméeRéponse directe
Vous évoquiez hier 41 établissements médicaux-sociaux évacués. Ce chiffre est-il toujours d'actualité ?
- 12:19OuverteRéponse directe
Dans ces territoires, le système de santé local est-il perturbé ? Comment se réorganise-t-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:38Chiffre
« Il y avait plus de 800 infirmières qui se sont proposées. On a plus de 1000 ambulances supplémentaires qui sont venues en renfort. 25 chmurs. »
Temps de parole
- ?100 %
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Euh vous indiquez hein que les seuils d'alerte aux particules fines avaient été dépassés dans trois départements, la Gironde, les Landes et Lotte et Garon. Donc c'était lundi, il me semble que les seuils avaient été dépassés. Quelle est la situation aujourd'hui ? Alors, on voit bien que dans ces départements où les feux, même s'ils ne s'étendent pas et j'espère que la situation va rester telle qu'elle, on voit bien qu'il y a des fumées. Donc, il faut toujours se référer à ce que disent les autorités locales pour savoir si on est dans un département ou pas concerné. et des recommandations ont été émises par l'agence régionale de santé. Des recommandations déjà pour les gens qui souhaitent sortir de chez eux, même s'il est recommandé plutôt de rester, si c'est possible à la maison, à
l'intérieur euh quand il y a des fumées importantes. Mais donc si vous sortez et que vous êtes une personne avec des problèmes cardiaques pulmonaires, si vous êtes quelqu'un de fragile, de mettre un masque FFP2. Nous avons plus de 5 millions de masques disponibles euh et qui ont été livrés dans les pharmacies. Donc, il suffit d'aller à la pharmacie pour demander un masque FFP2 gratuitement. On peut les recevoir gratuitement pharmacie. Oui. Oui, surtout si vous êtes alors on les priorise pour les personnes fragiles en en priorité mais nous avons des masques donc il faut s'en procurer. Mais encore une fois, la recommandation est plutôt de rester à la maison. Ce d'autant que euh ces départements euh sont aussi en canicule orange euh aujourd'hui. Et donc vous savez que les
recommandations sont aussi de rester plutôt euh au frais que à l'extérieur. Donc pas d'activité physique en ce moment ni pour les fumées, ni pour la chaleur. Euh un masque pour les personnes euh fragiles. Et puis il y a des recommandations aussi pour les gens qui des trois communes he qui sont retournées chez eux pour nettoyer leur domicile quand il y a eu des fumées ou de la suite. On parle, je me permets de de vous interrompre, on parle de la commune du Haï de Méignac et Desin 50000 personnes qui sont concernées. 50000 personnes, voilà, qui sont retournées qui peuvent retourner qui ont la possibilité de retourner chez eux et donc il y a du nettoyage à faire quand une fumée est passée au-dessus des maisons, voire très près des maisons. Et donc ce nettoyage doit aussi se faire
avec précaution. Il y a des recommandations qui ont été émises puisque il faut se protéger les mains avec des gants quand on fait le nettoyage, mettre un masque FFP2 et nettoyer avec des linges humides, un linge humide sur le sol. éviter de brasser en fait ces fumées. C'est c'est vraiment des mesures de bon sens mais il est important de les redire et c'est aussi des mesures de bon sens si vous avez un potager que vous voulez euh en ce moment il y a des tomates manger les tomates de votre jardin. Si elles sont de la suie, il faut éviter de les manger. Si elles sont juste parce qu'il y a un nuage de fumée qui est passé dessus, il suffit de les rincer à l'eau. C'est beaucoup de mesures de bon sens mais si vous avez des doutes, toutes les recommandations ont été sont sur le site
évidemment de l'agence régionale de santé. Vous pouvez les retrouver facilement et on vous incite à consulter ce site bien entendu. Restez avec nous madame la ministre mais on va retrouver l'une de nos envoyés spéciaux, c'est Laura Cambao qui est avec Sonia Renault. Laura, racontez-nous ce que vous voyez autour de vous. On sait qu'il y a notamment eu des moyens aériens qui ont été mobilisés au cours des dernières heures. Comment évolue la situation de votre côté ? Oui, tout à fait. les moyens ains qui sont largement mobilisés ici sur ce point sur cette reprise de feu à Lenton où nous trouvons avec Sonia Renault. Il y a eu de nombreux balets de Canada et on peut toujours les entendre actuellement. Ils sont en train de larguer de l'eau. 6000 L par appareil
dans cette forêt. Les appareils qui ne cessent de faire donc des allers-retours, d'aller coper puis de revenir ici. C'est absolument indispensable car on voit qu'il y a et bien ces pompiers qui sont sur la lisière qui ont du mal à agir. Les moyens aériens sont absolument indispensables. Plutôt, on avait vu des avions en su pélican également actuélicoptères qui font évidemment des repérages dans des conditions très compliquées puisque vous le voyez sur ces images, il y a beaucoup de fumée ici. C'est difficile de voir. En tout cas, c'est indispensable qu'il y ait ces moyens aériens pour appuyer l'action des pompiers qui sont en lisière parce que et bien vous le voyez he cette forêt, elle est particulièrement difficile d'accès. Les arbres sont très
rapprochés. Nous nous sommes promenés hein dans ce type de forêt avec Sonia Renault et on se rend compte et bien évidemment que c'est un environnement très accidenté. Il y a des sols avec plusieurs bosses et cetera. Donc c'est très compliqué pour les pompiers d'aller éteindre le feu qui se propage sur des hectares et des hectares au milieu de cette pine. Et puis pendant ce temps-là, il faut noter évidemment, vous en parliez de l'action de ces bénévoles hein. C'est une guerre du feu contre l'eau. Et bien ces bénévoles, ils continuent à ramener sans cesse des citernes d'eau à bord de leur pickup, à bord de leur camion. Ces bénévoles, nous avons parlé avec eux et ce sont et bien souvent des bûcherons des personnes qui ne peuvent plus travailler à cause des incendies. Ce sont des personnes qui
voient leur patrimoine partir en fumée. Voilà pourquoi elle reste mobilisée. Et ses bénévoles et ses pompiers qui travaillent dans des conditions très compliqué, on vous en parle, il fait très chaud, plus de 37°gr actuellement, il y a cette fumée donc et on peut vous dire qu'il y a le vent qui s'est largement levé aujourd'hui. Laura Cambo et Sonia Renault en direct de Lenton. Merci à toutes les deux et vous nous faites bien entendu signe dès que la situation évolue. Alexis Cuvilier, bonjour, chef adjoint du service politique, nous a rejoint en plateau. Euh madame la ministre, vous évoquiez hier le chiffre de 41 établissements médicaux-soux qui ont été évacués. Est-ce que vous avez toujours ce chiffre aujourd'hui ? Il y a-t-il eu d'autres évacuations dans les dernières
heures ? On parle surtout des pads. Est-ce que tous les pensionnaires de ces établissements sont maintenant relogés, pris en charge complètement ? Alors, on est à 42 établissements médicaux-sociaux, c'est-à-dire des épades ou des établissements de personnes en situation de handicap qui ont été évacués. ça correspond à 4272 personnes évacuées. J'ai la bonne nouvelle, j'étais avec le directeur de la de l'Agence régionale de santé il y a encore quelques minutes et qui m'expliquait que l'ensemble de ces personnes évacuées ont pu être replacé dans des établissements et c'est une enfin c'est quelque chose qui me satisfait parce que elles peuvent retrouver des chambres normales et des
conditions pour ces personnes fragiles qui sont plus adaptées évidemment qu'un centre d'accueil qui a été du coup très temporaire. Donc l'ensemble des personnes ont été euh réadmises dans d'autres établissements qui ont fait de la place et qui ont permis euh à ces personnes de retrouver des conditions de confort normal. On imagine des bouleversements forcément pour ces personnes et aussi pour leur famille, pour leurs proches. Est-ce que vous êtes en mesure de donner des perspectives sur la suite sur les prochains jours ou est-ce que tout est suspendu à la situation sur place ? Non. Alors comme vous, on est très concentré notamment sur la journée d'aujourd'hui avec, vous le dites très bien avec une chaleur qui augmente et des vents qui peuvent revenir. Donc on
est très concentré et vigilant sur la situation actuelle. Il n'y a pas évidemment à ma connaissance de prévision à très court terme de revenir dans les épades. Et puis il y aura tout un travail comme je le disais tout à l'heure de nettoyage à faire. Donc ça on est parti pour quelques jours mais en tout cas toutes ces personnes évacuées qui étaient des personnes et vraiment je voudrais remercier les médecins infirmières soignant les kinés c'était l'ensemble de cette chaîne de solidarité qui s'est faite très rapidement au moment de ce weekend et qui continue sur place pour prendre en charge évidemment toutes les personnes, les bénévoles qui ont besoin et qui ont permis que ces évacuations se fassent dans les moins mauvaises conditions. Il y a eu des évacuations qui se sont fait de façon
très très extrême, très rapidement avec des personnes qui sont évidemment âgées, donc fragiles. [raclement de gorge] Ça a été un effort de tous et vraiment je tiens à saluer cette mobilisation de l'ensemble des soignants. Il y avait plus de 800 infirmières qui se sont proposées. On a plus de 1000 ambulances supplémentaires qui sont venues en renfort. 25 chmurs. Enfin, c'est vraiment une chaîne solidarité. Je pense évidemment au chut de Bordeaux. Mais l'ensemble des établissements de la région avec des médecins qui se sont organisés pour venir en aide. Enfin, il y a une chaîne de solidarité [grognement] médico soignante extraordinaire que je tiens vraiment à saluer là et qui ont permis de faire ces évacuations alors qu'elles étaient dans
des conditions extrêmes de la moins mauvaise façon possible. Et comme vous le disiez, on reste extrêmement concentré sur ce qui est en train de se passer aujourd'hui et au cours des prochains jours parce que Yanis, bonjour, vous êtes météorologue Weather and Co. Et c'est vrai qu'on scrute de très près les conditions météorologiques avec à la fois cette vague de chaleur, cette température caniculair et ce vent très sec. En fait, c'est un c'est le pire cocktail, si je puis dire, pour les incendies. Euh, bonjour à tous. Soit effectivement la situation cet après-midi est relativement critique dans le sens où là les températures sont déjà 39 le on glisse progressivement vers les 40° et cet après-midi vers 16 17h on sera à 41 et localement même 42°gr. À côté de ça, le problème c'est que la
brise est en train de se lever. Elle est déjà présente sur la cano. Elle pousse un ventre secteur nord-ouest comme vous l'avez bien observé qui à peu près à 15 20 km/h en rafale et progressivement ce vent pousse et devant en fait il a pour conséquence aussi d'accélérer la vanne de secteur sud-est qui est entre la canneau et bordaux. Et ce vent en fait, il est un petit peu pressé par cette brise qui rentre et donc il a tendance à accélérer. Donc on a deux vents qui sont en opposition, un nord-ouest qui arrive qui va s'étendre progressivement jusque entre en fin d'après-midi entre Bordeaux et la Cano et ce sud-est l'avant là qui en fait qui draîne énormément de chaleur dans le sud de Bordeaux et qui remonte notamment en direction des incendies. Merci Yanamis. On a un petit peu du mal
avec la la liaison, mais on a compris effectivement que les conditions météo étaient critiques. On va retourner voir Clémence Renard qui est au temple avec Julie Ponçet. Et Clémence, on peut voir sur les images que vous nous fournissez en direct avec Julie et bien qu'il y a une reprise de feu. Ça y est, c'est en train de brûler à nouveau. Clémence, oui, en fait, il y a des il y a des reprises assez régulièrement depuis plusieurs heures maintenant. Là, vous voyez un un camion de pompier qui est en train de s'approcher très rapidement parce que il y a eu une reprise un peu plus importante là il y a il y a quelques secondes, on voit cette fumée hein sur ces images de Julie Poncé. Euh voilà, donc c'est ce qui se passe là depuis plusieurs heures ici. C'est bien
la difficulté pour les pompiers qui sillonnent cette zone. Ils font des allers-retours depuis ce matin parce que ce que vous voyez sur ces images, c'est une partie de la la forêt dans ce terrain militaire, le camp militaire de de souche qui a brûlé. Bah voilà, on voit des des flammes, vous voyez en fait, elle elles arrivent très rapidement, elles peuvent monter aussi très rapidement parce que ce qui se passe, c'est que depuis que le feu est passé, il y a beaucoup de fumeroles. Forcément, cette tourbe aussi qui continue de brûler sous sous la terre et en bordure de massif, des végétaux qui brûlent très rapidement. Et c'est bien ça l'inquiétude avec ces conditions météorologiques très compliquées aujourd'hui. On le rappelle, il fait plus de 40° ici. Il fait très très
chaud. Il y a aussi des bourrasques qui n'arrangent rien et l'inquiétude c'est que si jamais il y a une reprise de feu plus importante, c'est que ça reprenne bien très vite et surtout que le feu saute et atteigne le massif qui est juste en face. Pour l'anecdote, il y a quand même des travaux qui ont été faits il y a plusieurs années. Ce que vous voyez en fait, il y a une route entre les deux massifs. Il y a 200 m de part et d'autres qui ont été où les arbres ont été coupés. La Terre aussi a été labourée là très récemment il y a quelques jours pour éviter que le feu ne saute. Mais bon, on le sait, le feu a été très compliqué de depuis plusieurs jours, assez imprévisible aussi. Donc forcément ces reprises de flammes, elles sont très très surveillées avec de très
très nombreux pompiers qui sont là sur place sur ce terrain militaire. Merci beaucoup Clémence Renard avec Julie Poncé. On continue bien entendu de suivre la la situation en direct. Alexis Cublier, vous aviez une question pour madame la ministre. Euh dans ces territoires où la vie s'est arrêtée d'une certaine façon avec ces évacuations, on imagine que le système de santé local est parfois aussi un peu en pause. Est-ce que vous avez des messages, des informations sur des parcours de soins qui sont perturbés ? Comment les choses vont pouvoir se réorganiser et revenir à la normale au plus vite ? Alors euh j'ai euh des informations euh qui m' sont arrivées directement du terrain de certains soignants médecins euh qui se sont organisé parce qu'ils habitent et qu'ils
travaillent euh dans euh ces endroits et qui ont installé des sortes de postes de secours. Tout ça doit être très coordonné avec le SAMU et avec l'Agence régionale de santé, mais il y a au plus proche des bénévoles la nécessité d'avoir évidemment et et je tiens à les saluer des des soignants qui sont complètement sur le terrain pour s'occuper des souvent des bénévoles ou des élus qui sont restés sur place et qui peuvent avoir des blessures ou des problèmes. Donc je redis évidemment c'est pas au niveau du ministère qu'on organise cela. Ça ça doit se faire en local avec le SAMU, l'agence régionale de santé pour qu'ils aient les bons moyens disponibles et c'est vraiment au
plus proche du terrain que ça doit se faire. Et ces personnels d'urgence de médicaux ne sont pas débordés à votre connaissance par des des demandes de personnes qui seraient gêné par les fumées ou de choses comme ça. Il y a pas de de de j'allais dire de débordement de ce côté-là ? J'étais avec le docteur Ménier qui est le chef de pôle des urgences de Bordeaux avec qui juste avant de venir et qui me disait que pour l'instant il y a une augmentation toujours d'appel au SAMU, un peu de passage à SOS médecin supplémentaire sur des irritations à la gorge ou des sensations de crise d'as mais pas d'alerte majeure à ce stade. Et très localement, il y a des gens qui vont près des feux sans masque et qui sont pas des pompiers, qui sont des gens et
on comprend cette volonté de faire ça, mais je le rappelle, il y a des mesures de précaution à prendre. C'est très important pour leur santé. et merci beaucoup d'être venu sur notre plateau pour euh le rappeler.
Stéphanie Rist