Nicolas Dupont-Aignan invité de "Face aux Chrétiens"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 46 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:08OuverteRéponse directe
Vous appelez à une union des droites. Quels sont les critères concrets pour appartenir à votre union des patriotes et des républicains ?
- 6:35FerméeÉludée
Est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir ralliée Marine Le Pen pendant la présidentielle ?
- 8:44OuverteRéponse partielle
Certains disent que l'union des droites est une astuce pour raccrocher une carrière politique. Est-ce votre avis ?
- 13:07RelanceÉludée
Pourquoi ce revirement sur le Frexit ? Vous parlez maintenant d'un nouveau traité.
- 15:49OuverteRéponse directe
Pourriez-vous représenter le centre de gravité de cette coalition ?
- 18:12FerméeRéponse directe
Êtes-vous prêts à soutenir une liste aux européennes dont vous ne seriez pas tête de liste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59PrésentateurFait
« Vous avez placé tout votre engagement politique sous la figure tutélaire du général de Gaulle et le drapeau du souverainisme. »
- 1:15PrésentateurFait
« À 57 ans, à la tête d'un parti de 20 000 adhérents, vous avez l'ambition aujourd'hui de rassembler toute la droite de LR au Front National. »
- 0:10Invité politiqueFait
« J'ai fait sauter un verrou mis en place par Mitterrand qui faisait qu'à gauche, ils avaient le droit de s'unir, et à droite, ils n'avaient pas le droit. »
- 7:26Invité politiqueFait
« Personne n'a lu le texte, parce qu'on n'en a pas parlé à l'époque, parce qu'il fallait me diaboliser. »
- 10:37Invité politiqueFait
« Comment on revitalise les territoires ruraux ? Comment on met en place une politique de la famille ? Comment on fait baisser les impôts pour les classes moyennes et populaires ? »
- 11:56Invité politiqueFait
« Il vient pour une réunion de travail qu'on a avec Jean-Frédéric Poisson, avec le CNI, lundi matin. »
- 13:24Invité politiqueFait
« Je voulais une renégociation des traités. Et j'avais dit très clairement que la France devait récupérer ses frontières, ses lois, son budget. »
- 19:28Invité politiqueChiffre
« Il y a 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales ce qui fait que nos artisans font faillite. »
- 23:36Invité politiqueChiffre
« L'Afrique va avoir 1,3 milliard d'habitants de plus en 30 ans. »
- 25:31Invité politiquePromesse
« Plutôt que de prêter des dizaines de milliards d'euros à des banques pourries, on ferait mieux de créer un grand plan Marshall pour fixer les populations en Afrique. »
- 26:38Invité politiqueFait
« Je maintiens le droit d'asile. Mais le droit d'asile, il doit être fait aux frontières de la France, il doit être géré intelligemment. »
- 27:37Invité politiqueChiffre
« 10 000. »
- 27:38Invité politiqueFait
« Donc, je rétablis le droit d'asile dans la philosophie du droit d'asile humaniste qui est que quelqu'un de persécuté, de torturé dans son pays, bien évidemment, doit avoir son cas examiné et doit être sauvé. »
- 27:57Invité politiqueFait
« Point. »
- 34:06Invité politiqueFait
« Macron a exonéré d'impôts sur la fortune les 3000 familles les plus riches de France sans aucune contrepartie. »
- 34:16Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron et son gouvernement ont taxé les retraités de 5 milliards d'euros. »
- 34:42Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron a pris 10 milliards d'euros dans la poche des français pour les donner 5 milliards aux plus riches de France. »
- 36:56Invité politiqueChiffre
« il en manque 10 000 20 000 »
- 37:58Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a supprimé les 150 000 emplois d'insertion. »
- 41:42Invité politiquePromesse
« j'avais proposé que dans les services publics à l'université et dans les entreprises on puisse interdire le voile. »
- 43:44Invité politiquePromesse
« j'ai proposé mon contrat en six points que devrait signer tout imam de France avant de pouvoir exercer. »
- 45:15Invité politiqueFait
« il faut que la république le fasse avec le culte musulman. »
- 46:42Invité politiqueFait
« Je crains que ce soit joué d'avance. »
- 47:20Invité politiqueFait
« en France en ce moment vous pouvez acheter des bébés sur catalogue et ils sont régularisés après. »
- 49:05Invité politiqueFait
« une fois que vous aurez la PMA, vous aurez la GPA »
- 49:11Invité politiqueFait
« on est parti sur une voie très pentue et très dangereuse »
- 49:13Invité politiqueChiffre
« derrière il y a des intérêts financiers considérables »
- 49:20Invité politiqueFait
« une industrie qui veut légaliser le cannabis »
- 49:24Invité politiqueFait
« derrière de pseudo-tolérance il y a certains intérêts financiers »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- ?12 %
- Présentateur8 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 96,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de KTO pour cette nouvelle édition de Face aux Chrétiens avec La Croix, Radio Notre-Dame et RCF. Aujourd'hui, notre invité est Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la France. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur.
Vous êtes donc député de l'Essonne depuis 1997, un département où vous avez longtemps dirigé la mairie de hier. Vous avez placé tout votre engagement politique sous la figure tutélaire du général de Gaulle et le drapeau du souverainisme. Et un arc de formation, vous avez d'abord rejoint le RPR devenu UMP avant de voler de vos propres ailes en fondant Debout la France en 2008, un parti viscéralement eurosceptique. S'en suivent deux présidentielles, celle de 2012 où vous obtenez un modeste 1,8% des voix, puis celle de 2017 où vous faites 4,7% au premier tour. Surprise, vous vous ralliez alors à Marine Le Pen qui vous prouvait matignon en cas de victoire.
À
57 ans, à la tête d'un parti de 20 000 adhérents, vous avez l'ambition aujourd'hui de rassembler toute la droite de LR au Front National. Vous serez interrogé dans cette édition de Face aux Chrétiens par Laurent de Boissieu pour La Croix. Bonjour. Bonjour. Par Louis Dauphren pour Radio Notre-Dame. Bonjour. Et par Romain Masneau pour RCF. Bonjour Romain Masneau. Avant de passer en revue de
l
'actualité danse de la semaine, une petite question plus personnelle. Qui êtes-vous Nicolas Dupont-Aignan ? Je dis, vous avez longtemps pris la tête de votre propre parti. Là aujourd'hui, vous appelez plutôt au rassemblement. Alors vous êtes plutôt un solitaire ou plutôt un rassembleur
? J
'en sais rien. Je suis inconvaincu.
Et
je crois que le fossé,
le
précipice
entre
les Français et la vie politique
explique
la crise de la démocratie
et
a pour origine le manque de conviction affichée de nos élus ou du moins leur tentation de ne pas être eux-mêmes. Moi, j'ai une conviction gaulliste sociale très profonde. J'ai à certains moments de ma vie politique préféré être solitaire plutôt que de me trahir.
C
'était notamment après le référendum de 2005
sur
lequel la classe politique est revenue, sur le vote des Français. Donc à ce moment-là, j'ai quitté l'UMP. Mais je n'ai pas vocation à être seul. Et je suis content de voir
qu
'à force de constance, mon mouvement Debout la France rassemble de plus en plus de Français. C'est comme près de 2 millions à la présidentielle. Et surtout,
que
les Français commencent à comprendre que l'objectif que j'ai,
c
'est qu'on sauve notre pays et donc qu'on rassemble des mouvements différents. C'est ce que j'ai initié avec Jean-Frédéric Poisson du Parti Chrétien-Démocrate
et avec d'autres amoureux de la France. Voilà, on va en parler justement
avec une première question de Laurent de Boissieu pour La Croix.
Vous appelez à une union des droites. Or, les gens qui se revendiquent de droite, ça peut aller très loin vers le centre et très loin vers l'extrême droite. Alors concrètement, au-delà de l'amour de la France, quels sont les critères concrets pour appartenir à votre union des droites ?
Alors, contrairement à ce que répètent souvent les journalistes, je n
'ai
jamais appelé à l'union des droites. J'ai appelé à l'union des patriotes et des républicains.
Qu
'est-ce que je dis
? L
'élection d'Emmanuel Macron a changé la donne.
L
'élection d'Emmanuel Macron
a
fait exploser justement le clivage gauche-droite, puisque Emmanuel Macron a rassemblé le centre-gauche et le centre-droit, ceux qui défendent la loi de l'argent, ceux qui défendent l'Europe fédérale et supranationale, et ceux qui défendent une certaine mondialisation que j'estime, moi, inhumaine.
À
partir de ce moment-là,
je
dis que si M. Wauquiez
continue
à croire qu'il va gagner seul, alors qu'il a la moitié de son parti qui est parti chez Macron,
que
si Mme Le Pen continue à croire qu'elle va gagner seul,
si
moi, je croyais que j'allais gagner seul,
si
on ne comprenait pas,
pour
tous ceux qui défendent une certaine idée de la France, qui veulent revoir le fonctionnement de l'Europe,
qui
ne veulent pas une société où l'argent est roi,
qui
ne veulent pas de cette mondialisation inhumaine, si on ne comprend pas
qu
'il faut dépasser nos petites boutiques et s'entendre sur un programme commun, patriotique et républicain, eh
bien,
on n'a rien compris.
Vous
pensez
qu'un programme commun est
possible entre Laurent Wauquiez, qui veut moins d'Europe au niveau de l'EU 28, mais plus d'Europe pour un milieu fédéral, et Marine Le Pen, qui hésite encore entre la
sortie de l'Union
européenne ou de
l'Europe ? Eh bien, moi, je vois
les électeurs.
Je
les vois, je les connais.
Et
je suis stupéfait dans les réunions publiques que je fais de voir des Républicains,
des
Debout la France, des Chrétiens Démocrates, du CNI, du Front National. Et qu'est-ce qu'ils nous disent, ces électeurs ? Ceux qui n'ont pas été séduits par Macron. Ils nous disent, Macron est en train de détruire la France, et vous,
vous
n'êtes pas capable de vous entendre sur un programme commun minimum ?
Il
y en a un qui a commencé la démarche de l'autre côté, à la gauche radicale, c'est M. Mélenchon. Il a réconcilié des écolos, des communistes, qui ne pensaient pas du tout la même chose sur beaucoup de choses. Il a compris qu'il y avait un changement. Eh bien, moi, je ne laisserai pas
M.
Mélenchon et M. Macron, en tête à tête, monopoliser la vie politique. Et je dis que les millions d'électeurs, dizaines de millions, puisque Marine Le Pen a eu au second tour 10 500 000, et on peut ajouter les millions d'abstentionnistes qui n'ont pas été convaincus par sa candidature, et qui ne sont pas pour autant Macron. Eh bien, je dis que ces millions d'électeurs doivent avoir une espérance, et je veux qu'on les emmène à la victoire. Et pour ça, j'estime qu'on doit faire des compromis, qu'on doit chacun avancer l'un pas vers l'autre. Comme François Bayrou, Emmanuel Macron et Gérard Collomb ont fait des pas l'un vers l'autre.
Ce
n'était pas évident, avant qu'Emmanuel Macron ne gagne, de les voir ensemble, ils étaient séparés. Mais parce qu'ils ont considéré qu'ils avaient en commun des choses plus importantes que ce qui les séparait. Moi, je considère que sur l'aménagement du territoire, le produire français, les valeurs, la politique familiale, l'Europe, la sécurité, l'immigration, on a beaucoup plus de points en commun
que
de différences. Il suffit d'écouter d'ailleurs Eric Ciotti, Guillaume Larivé, Guillaume Pelletier, et même Laurent Wauquiez, et de l'autre côté, Jean-Frédéric Poisson, moi-même, Marine Le Pen, Nicolas Bay et autres, pour comprendre que, en fait, c'est la même famille politique à terme qui se réunifiera.
– Une
question de Romain Reznaud, RCF.
–
Est-ce que vous ne regrettez pas, quand vous voyez la situation de Marine Le Pen aujourd'hui, qui n'est pas au mieux, de l'avoir ralliée pendant la présidentielle ? Et deuxième question, est-ce que vous pensez, comme le disent beaucoup, que l'avenir de la droite de la droite, c'est plutôt Marion Maréchal
? – D
'abord, je ne l
'ai
pas rallié, j'ai fait un accord de gouvernement. Et je suis très fier de ce que j'ai fait. Parce que j'ai fait sauter un verrou
mis
en place par Mitterrand
qui
faisait qu'à gauche, ils avaient le droit de s'unir, et à droite, ils n'avaient pas le droit. Absurde.
D
'autre part, Marine Le Pen, ce n
'est
pas Jean-Marie Le Pen.
Et
je ne l'aurais pas fait avec Jean-Marie Le
Pen.
– Troisièmement, je l'ai fait sur une base d'un compromis.
Moi,
je n
'ai
pas fait comme François Fillon qui a affronté Emmanuel Macron pendant des mois
et
puis qui s'est rallié au bout d'un quart d'heure. Moi, j'ai négocié pendant cinq jours et j'ai fait un compromis de gouvernement. Personne n'a lu le texte, parce qu'on n'en a pas parlé à l'époque, parce qu'il fallait me diaboliser.
Et,
dernier point, j'ai toujours dit que je restais indépendant. D'ailleurs, la preuve, c'est que mon mouvement est resté indépendant,
que
j'ai été réélu alors qu
'on
me promettait la mort politique, que les codes de popularité n
'ont
jamais été aussi bonnes et que, contrairement à ce qu'on dit,
il
y
a
des millions de Français qui ont apprécié mon courage.
Pour
autant, est-ce que je suis marié et que je suis au Front National ? Non.
Je
reste totalement libre et indépendant, parce que je pense et je maintiens
que
ce que j'ai fait n'était qu'un premier pas vers cette union des patriotes et des républicains
pour,
maintenant aussi, s'associer avec une partie des LR qui n'attendent que ça, qui ne veulent pas des accords municipaux avec En Marche, comme le prépare M. Wauquiez, ou certains, qui veulent qu'on se rassemble sur la défense de la nation, et un beau programme. Donc, je n'ai jamais épousé le programme du Front National, j'ai voulu un programme commun.
Et
j
'ai
de la suite dans les idées. Je suis convaincu
que
nous gagnerons
quand
le mirage Macron s'effondrera, mais nous ne gagnerons que si nous avons un programme sérieux avec des gens compétents et dans un esprit de rassemblement. C'est une rude tâche, je vous le confesse.
Une
question de Louis Dauphrenne, Radio Autre-Dame.
Certains disent que l'union des droites, c'est en fait une initiative, une astuce inventée par les perdants pour essayer de raccrocher avec une carrière politique. Alors, est-ce que c'est votre avis ? J'imagine que non. Mais est-ce que le système ne peut fonctionner que si un poids lourd s'engage ? Si le Front National ou les Républicains décident de s'approprier l'idée ?
Parce qu'ils n'y ont
pas intérêt, nécessairement.
Mais les appareils partisans restent dans leur logique de boutique,
mais
la base, elle veut un changement.
Oui, mais la concrétisation, ce sera
forcément une union des appareils. Mais la concrétisation, elle
viendra par la base. Je fais des réunions publiques dans toute la France. Je suis stupéfait. J'étais à Pont-à-Mousson, j'étais à Quimper, des salles pleines avec des gens de différents partis
qui
disent le temps est venu. Ils ont vu ce qu'a fait Macron. Macron, il n
'a
pas demandé l'autorisation au Parti Socialiste ni aux Républicains, pardonnez-moi. Votre
conception de l'Union, c'est que les électeurs, les militants de LR,
de
FN viennent chez vous dans
votre parti. Pas chez moi, je ne cherche pas. Alors,
soyons clairs.
Non.
Moi,
je ne cherche pas la fusion.
Je
cherche l'esprit de coalition. Regardez ce qui s'est passé en Autriche. Regardez ce qui s'est passé en Italie. Nous gagnerons face au tenant du système qui étouffe la France, qui la détruise,
que
si nous bouleversons le jeu politique et nous créons des coalitions. Le Front National restera Front National. Debout la France reste debout la France. Les amoureux de la France, qu'on a commencé en petit, si je puis dire, avec Jean-Frédéric Poisson, avec le CNI, chacun reste... Ce n
'est
pas une fusion. On ne nie pas ce qu'on est. On additionne. On travaille sur un programme.
Et
nous avançons bien. Vous verrez que le programme avance.
C
'est-à-dire que nous allons faire en sorte que nous puissions offrir aux Français, non pas une union pour une union, ça n'aurait pas de sens, mais une coalition autour d'un programme sérieux alternatif. Comment on revitalise les territoires ruraux
? Comment
on met en place une politique de la famille ? Comment on fait baisser les impôts pour les classes moyennes et populaires ? Comment on réforme l'Europe
? Ce
qui intéresse les Français,
ce
n
'est
pas de savoir l'affaire du Front National, de Debout la France, de tout ça. Les Français n'en ont rien à faire. Ils ont bien raison.
Ce
qui intéresse les Français, et notamment notre électorat orphelin, désespéré, désespéré,
c
'est qu'est-ce qu'on va offrir
pour
succéder à Macron
? Parce
que les Français vont envoyer balader Macron beaucoup plus vite que vous ne le croyez. Parce qu
'ils
vont comprendre l'imposture Macron, qui finira comme Matteo Renzi.
Mais
pour combattre Macron, il faut qu'on apporte des solutions, des choses sérieuses, un programme concret.
Et
ce programme, il est en route. Et
on va y
arriver. Le prochain rendez-vous, c'est les Européennes, justement, avec les Français. Alors, qu'est-ce qui va se passer pour les Européennes ? Je n'en sais rien encore.
Vous serez vous
-même tête de liste ? Je n'en sais rien encore. Je commence, moi, par les idées, par le projet.
Je
crois que la vie politique française ne marche pas parce que
la
plupart des hommes politiques résonnent en termes de boutique, de carrière, et pas en termes de projet. Donc, en ce moment,
par
exemple, lundi, je peux vous faire une révélation, lundi, j'ai le président polonais du troisième groupe européen qu'on appelle l'Européenne conservative et réformiste,
qui
est un groupe eurosceptique raisonnable,
qui
vient à Paris.
C
'est lui qui a voulu venir. Il vient pour une réunion de travail qu'on a avec Jean-Frédéric Poisson, avec le CNI, lundi matin. Et c'est quand même un symbole parce que c'est le troisième groupe. 73 députés, 18 nationalités, les polonais qui sont au pouvoir, les finlandais qui sont au pouvoir sur une ligne eurosceptique,
qui
ne veulent pas de cette Europe supranationale de Macron et de Merkel. Eh bien, ils viennent me voir à Paris. C'est eux qui ont voulu venir me voir. Ça veut dire qu'ils ont compris que la démarche que j'initiais était une démarche d'avenir.
On
va travailler sur notre nouveau traité européen.
C
'est-à-dire qu'on travaille, ça va être les rencontres européennes des amoureux de la France. On va travailler sur une Europe alternative car il ne suffit pas de critiquer l'Europe.
Il
faut proposer un scénario alternatif crédible.
Ce
qui n
'a
pas été le cas en 2017 à l'élection présidentielle au second tour, sinon on aurait gagné. Donc, moi je tire les leçons de l'échec de 2017. J'ai été d'une noyauté parfaite
au
deuxième tour. J'ai choisi. Alors que les autres, ils n'osaient pas choisir. Mais ça ne veut pas dire que
je
ne
suis
pas lucide sur les faiblesses qu'on avait. Et donc, il faut corriger ces faiblesses.
Il
faut progresser.
Il y a quelques semaines, à votre place, Florian Philippot parlait du Frexit. Vous, vous ne parlez plus de la sortie de la France de l'Union européenne. Vous parlez d'un nouveau traité. Pourquoi ce revirement sur le fond ? Parce que,
d'abord,
ce
n
'est
pas un revirement. Ma campagne présidentielle,
j
'avais déjà évolué.
Si
vous reprenez tout ce que j'ai dit pendant la campagne, je voulais une renégociation des traités.
Et
j'avais dit très clairement que la France devait récupérer ses frontières, ses lois, son budget. Et que, parallèlement, la France devait initier des projets de coopération très concrets à la carte
avec
un petit nombre de pays.
En
finir avec l'Union européenne, mais reconstruire une Europe des nations et des projets. Donc,
ça, c'est un Frexit de fait.
Si vous l'enfiniez avec l'Union européenne. Si on l'enfinie avec l'Union européenne,
on
sort de l'Union européenne. Non, parce que la grande différence avec le Frexit,
c
'est... Le Frexit, c'est... Je sors de l'Union européenne. Mais moi, je ne
veux
pas sortir de l'Union européenne. Je veux la réformer de fond en compte. Je veux la
transformer. Très bien, vous n'aurez jamais l'unanimité
des
pays européens
pour l'Union européenne
que vous voulez. Vous voulez supprimer la Commission européenne ? Vous voulez supprimer la Commission européenne ? Et bien, contrairement à ce que vous
croyez, ce qui est extraordinaire dans l'époque que nous vivons, c'est que le passé, c'est l'Union européenne. L'avenir, c'est l'Europe des nations et des projets. Et que dans tous les pays, il y a la même volonté de renégociation. Donc, moi, il ne
s
'agit pas d'être... Je ne
suis
pas anglais.
Je
suis continental.
Je
crois à l'Europe des nations et des projets, l'Europe gaullienne.
C
'est-à-dire, on travaille ensemble avec nos amis sur des projets communs.
Mais
en revanche,
l
'Union européenne, elle a échoué. Donc, entre la sortie sèche, si je puis dire, où la France deviendrait l'Islande au milieu de l'Atlantique
et la
soumission à l'Union européenne, il y a une voie
qui
est la voie que j'espère nous pourrons proposer dans les mois à venir, qui est une voie raisonnable où on va reconstruire une belle Europe
telle que raisonraient les Français. Si ça échoue, vous
sortez. Si ça échoue, vous sortez.
Mais on réussira parce
que
tous les peuples... Mais vous ne savez pas. Vous savez, vous n'avez pas plan B. Mais si vous avez joué,
vous ne
faites
rien.
Vous restez l'Union européenne. Non,
sûrement pas. Le plan B, il va réussir parce que les peuples n'en peuvent plus.
Et
ce qui se passe en Italie est passionnant. Et c'est une chance historique.
Mais
on va y revenir, si vous le voulez bien, Nicolas Dupont-Union, dans un court instant, parce que là, nous marquons une première pause et nous nous retrouvons sur le plateau de KTO pour cette édition de Face aux Chrétiens.
A
tout de suite. Retour sur le plateau de KTO pour cette édition de Face aux Chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.
Il
est interrogé dans cette édition par Laurent Deboissieux pour La Croix, par Louis Dauphrenne pour Radio Notre-Dame et par Romain Masneau pour RCF. Tout de suite, une première question de Louis Dauphrenne, Radio Notre-Dame.
Avant de revenir à la situation italienne, sur l'Union des droites, si on suit un peu votre raisonnement, vous pourriez représenter en fait la personne qui pourrait diriger cette coalition, en quelque sorte, le centre de gravité qui pourrait unir aussi bien des personnes venant des Républicains que du Front National ? Représenter
le...
C
'est ça que vous visez peut
-être ? On n'en est pas là.
Être le Macron de la droite. Je suis le
seul
qui
parle aux deux. Ça c'est sûr. Je viens de l'UMP et j'ai soutenu au second tour Marine Le Pen. Donc j'ai la capacité de parler aux deux.
Et
je les supplie,
les
deux,
de
comprendre que le pays doit passer avant les partis.
et
je les supplie de comprendre
qu
'on doit s'entendre sur un programme commun. Maintenant, la question des personnes, personne ne sait
en
2021, franchement, qui sera en position de force. Personne. Est-ce que vous saviez en 2013 qu'il y avait un dénommé Macron qui existait
? Vous
ne connaissiez pas. Donc,
je
dis vraiment à mes camarades, compagnons, amis des différents partis, occupez-vous d'abord des idées. Écoutez les Français. Prenez le pouls du pays. Apportons les solutions qu'il faut. Mettons-nous d'accord sur un beau programme de gouvernement. Et puis après, que le meilleur gagne, ça sera une autre affaire et il faudra s'en décider au dernier moment. Sinon, mais sinon, moi je vous le dis ce qui va se passer.
Ça
sera moi d'abord, moi d'abord, moi d'abord.
Ce
qui explique peut-être que M. Wauquiez ne veut surtout pas me parler. Ce qui explique peut-être que M. Philippot est parti de chez Mme Le Pen. Moi, ça ne m'intéresse pas.
Parce
que ce que je ne veux plus, c'est avoir la droite la plus bête du monde. Ce que je ne veux plus, c'est qu
'on
soit majoritaire dans le pays et qu'une escroquerie comme le macronisme puisse s'emparer du pouvoir. Ce que je ne veux plus, c'est que les Français souffrent. Voilà. Donc, la question des personnes, on verra plus tard. Et ça a été le mérite de Jean-Frédéric Poisson et je lui rends hommage au mois de septembre de venir me voir en disant, Nicolas,
il
faut qu
'on
fasse quelque chose ensemble parce qu'on ne peut pas accepter de voir nos anciens partis comme ça mourir. Parce que les Républicains ne savent plus où ils habitent. Et je dis, c'est dommage quand même, alors qu'il
y
a tant de militants républicains qui pensent comme nous, qui nous le disent, de voir leur parti un coup chez Macron, un coup ailleurs, des discours qui ne correspondent pas aux actes. Enfin, il faut qu'ils clarifient.
Une
question de Laurent
Boissieu. Moi, je suis accoucheur de coalition.
Une petite question très très courte. Si j'entends bien, vous êtes prêts à soutenir aux élections européennes de 2019, l'année prochaine, une liste dont vous ne seriez pas le tête de liste et dont le tête de liste pourrait être bien aussi avec un UFN que Jean-Frédéric Poisson. Je n'en sais
rien
du tout. Nous n'en sommes pas à la question des têtes de liste. Nous en sommes à un projet. Moi, ce qui m'intéresse,
c
'est de bâtir un projet européen alternatif car nous butons là-dessus depuis des années
et
je crois que les souverainistes entre guillemets ou les gaullistes ou
trouver
le terme que vous voulez ou les patriotes
doivent
faire leur examen de conscience.
On
a gagné le référendum de 2005
sur
une opposition à l'Europe supranationale de Bruxelles
mais
on n
'a
pas réussi à convaincre les Français
de
notre projet.
C
'est un fait. Pourquoi ?
Parce
que notre projet a fait peur aux Français. Il a été caricaturé et nous ne l'avons peut-être pas assez bien expliqué. Et donc, moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui
dans
les semaines qui viennent,
c
'est de bâtir un projet alternatif qui puisse réconcilier les Français avec l'Europe.
Vous
avez déjà rédigé je ne sais combien
de projets
d'un européen alternatif. Je progresse.
Et le temps est en notre faveur puisque les Français ont compris qu'on n'avait pas tort quand on disait le plombier polonais. Il y a 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales ce qui fait que nos artisans font faillite. Quand je disais que la PMA allait être imposée et la GPA par Bruxelles, on nous riait au nez. C'est la réalité. Quand je disais que si on ouvrait toutes nos frontières, on allait au chaos migratoire, au ghetto, au haine, c'est ce qui est arrivé. Donc, je pense que les Français mûrissent, mais simplement, les Français ont compris qu'on avait eu raison sur l'Europe. Simplement, ils voudraient savoir où on les emmène.
Et
c'est là où c'est intéressant d'avoir des propositions très concrètes, novatrices, pour l'Europe du XXIe siècle. Qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis de l'Afrique ? Qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis des GAFA, ces entreprises multinationales américaines ? Qu'est-ce qu'on fait pour avoir des projets scientifiques positifs
?
Quelle Europe positive on fait
?
Car les Français ne vont pas détruire l'Union européenne s'ils ne savent pas dans quelle barque ils vont monter. Et ça, c'est l'enjeu de la rencontre avec les Polonais, c'est l'enjeu de la rencontre avec Orban, c'est l'enjeu de la rencontre avec les Italiens. Il se passe des choses en Europe.
Alors,
une question de Romain Mezner. Justement, il
se passe le fait qu'il y a un nouveau gouvernement en Italie bientôt. Vous vous êtes réjoui de la victoire des populistes en Italie. Est-ce que...
Excusez-moi. Les populistes.
Ça
veut dire que quand quelqu'un gagne une élection et qu
'il
ne plaît pas au système,
on
les traite de populistes. vous connaissez bien
ses positions
dans le
sens de monsieur,
ce
n'était pas positif.
Donc, il n
'y a
pas de propos xénophobes excessifs de
la part de la Ligue, par exemple. Non, ils ont raison.
Attendez, est-ce qu'on peut continuer à avoir des millions de migrants
qui
déstabilisent la société sans résoudre le problème au cœur qui est en Afrique du développement ?
Et vous ne pensez pas
qu'il pourrait y avoir une crise financière
qui viendrait par l'Italie, justement ?
Mais je m'en
réjouis.
Vous
vous réjouissez
de
la
crise ?
Je m'en réjouis parce que le premier ministre, le nouveau premier ministre italien n'est pas du tout un fou, c'est un professeur de droit très sérieux. Le mouvement de M. Salvini et de BP Grillo
tire
une sonnette d'alarme depuis des années.
L
'Union européenne n'a pas entendu le vote des Français et des Hollandais
en
2005, il
y
a 13 ans maintenant.
L
'Union européenne n
'a
pas entendu la crise financière grecque
et
a tué ce peuple.
L
'Union européenne n'a pas voulu entendre le vote du Brexit
et
maintenant l'Union européenne maîtrise une puissance fondatrice. L'Italie, l'Union européenne n'a pas voulu saluer la victoire éclatante d'Orban
en
Hongrie.
Est
-ce qu'il ne serait pas de temps d'écouter les signaux ?
Donc là, tout va se résoudre en Italie.
ça ne va pas être facile. Est-ce qu'il ne serait pas de temps
d
'écouter les signaux, les avertissements des peuples
? Est
-ce qu'il ne serait pas de temps de corriger le tir
? C
'est-à-dire,
je
prends des exemples très concrets, de contrôler nos frontières nationales et d'avoir une politique de développement en Afrique pour permettre aux gens,
vous
savez, ils ne traversent pas la Méditerranée au risque de leur vie par plaisir. Donc ça veut dire qu'il faut une autre politique en Afrique. Est-ce qu'il ne serait pas de temps d'avoir
un
nivellement pas par le bas des conditions sociales ? C'est-à-dire de faire en sorte que quand un travailleur polonais vient en France, je ne
suis
pas hostile,
il
paye les charges sociales françaises et qu'on n'esclavagisse pas ces peuples. Est-ce qu'il ne serait pas temps qu'on arrête la bureaucratie bruxelloise qui tue nos artisans par leurs normes
?
Est-ce qu
'il
ne serait pas temps qu'on arrête de verser 9 milliards d'euros alors qu'on augmente la CSG en France
? Vous
voyez,
il
faut arrêter avec le discours caricatural. Nous, et les Italiens,
ne
veulent pas sortir de l'Europe.
Les Italiens, ils veulent réformer l
'Union européenne.
Sur la crise
migratoire, il faut des frontières nationales ou des frontières européennes
? Les deux. Il faut rétablir
les frontières
nationales parce
qu'il faut une double coque. C'est comme un navire, vous savez, les gros pétroliers, pour éviter de couler, ils ont une double coque.
Il
faut une frontière nationale pour éviter le ghetto et le chaos et les haines parce qu'on ne rend pas service quand je vois ce qui se passe à Paris, quand vous voyez ce qui se passe à la Villette, est-ce que c'est sérieux ? Enfin, tout ça est grotesque. Ce n
'est
pas de l'humanisme. Et puis, il faut une coque européenne, c'est-à-dire des coopérations européennes pour lutter contre les passeurs.
Et
puis, enfin, il faut un troisième axe fondamental. L'Afrique va avoir 1,3 milliard d'habitants de plus en 30 ans.
J
'étais le seul candidat à la présidentielle, reconnaissez-le, à marteler l'affaire du plan de développement de l'Afrique, le Sahel. Comment on ralentit la démographie au Sahel ? Comment on met en place la ceinture verte ? Mais comment
on
l'a ralentit ? Mais aucun journaliste ne m'a
posé une question. Excusez-moi, il n'y a pas une
émission.
Non,
mais je suis en colère un peu parfois. Il n
'y a
pas une émission de la présidentielle
où
on m'a posé une question sur l'affaire africaine. Alors qu
'on
savait très bien et que j'ai envoyé des centaines de communiqués de presse
sur
l'urgence d'une autre politique africaine. Les milliards de la Banque centrale européenne, du quantitative easing, vous savez, c'est
ce
financement.
On
était à 80 milliards par mois
de
soutien au Banque. On est descendu à 60.
On
n'a pas été capable en Europe depuis des années avec la Banque centrale européenne
de
donner 10% de cet argent
pour
stabiliser l'Afrique
? Mais
est-ce que ça marche
? Mais
est-ce que ça marche qu'on ne fait pas
? Madame
Merkel qui ne
veut
rien faire. Quand M. Sarkozy a juste raison à faire l'union pour la Méditerranée, Mme Merkel a mis le veto. Est-ce qu'on va continuer à vivre dans une Europe sous discipline allemande absurde
? Pour l'Afrique, on
observe...
Mais si, mais vous
ne comprenez pas ce que je veux faire.
Pour
l'Afrique, on observe que les personnes qui viennent, beaucoup de personnes qui viennent, sont des personnes qui justement ont atteint un certain niveau, soit de diplôme, soit
de développement, et qui viennent en Europe précisément. Donc le
développement va accélérer la migration.
Eh bien, c'est bien le drame.
c
'est qu'il faut absolument que les médecins africains restent en Afrique. Il faut absolument que les ingénieurs africains restent en Afrique. Et pour ça, il faut qu'on développe un vrai partenariat entre l'Europe et l'Afrique. Et plutôt que d'alimenter la spéculation financière, plutôt que de prêter des dizaines de milliards d'euros à des banques pourries,
on
ferait mieux de créer un grand plan Marshall pour fixer les populations en Afrique. Mais pour ça,
il
faut qu'on envoie un signal clair, pas un migrant ne pourra arriver sur le sol européen comme le fait l'Australie, comme le fait le Canada.
Vous
croyez que l'Australie se gêne ? Vous croyez que le Canada se gêne ? Est-ce que ce sont des pays fascistes et populistes
? Est
-ce que l'Australie est un pays populiste
? Au
sens mauvais
que
dit la presse française.
Est
-ce que le Canada est un pays fasciste
? Le
Canada a des quotas.
La Méditerranée est une
petite mer par rapport aux océans
qui permettent à l'Australie de
se protéger.
Il faut que les Français sachent quand même qu'aujourd'hui,
ce
sont les bateaux de Frontex
qui
vont chercher dans les eaux territoriales libyennes les migrants et qui les emmènent en Italie.
Eh
bien, je me réjouis
qu
'avec un nouveau gouvernement italien, on arrête cette folie.
Et
si vous continuez
à
créer un appel d'air migratoire en Europe,
vous
ne réglez pas le problème de l'Afrique
et
vous créez des drames en Europe.
C
'est absurde. Et on peut être humaniste et je revendique d'être humaniste
et
vouloir une gestion intelligente des migrations pour autant, soyons clairs, je maintiens le droit d'asile. Mais le droit d'asile, il doit être fait aux frontières de la France, il doit être géré intelligemment parce que sinon, vous aurez une explosion. Et là, vous n'aurez pas des populistes comme vous dites,
vous
aurez des drames.
Et
je crois que la responsabilité d'un homme d'État,
et
c'est là où Mme Merkel n'a pas été un homme d'État, une femme d'État, c'est d'éviter le chaos
qui
nous menace en Afrique
et
en Europe.
Très
concrètement,
dans
l'urgence, j'entends bien sur le long terme un plan de défendance de l'Afrique et
rien
à... Oui,
sans que
personne n'en parle jamais. Dans l'urgence, aujourd'hui, concrètement, qu'est-ce que vous faites pour ces personnes en France qui s'entassent dans des conditions inhumaines, sanitaires notamment ? Qu'est-ce que vous faites concrètement
pour elles ? Je les
rapatrie dans leur pays d'origine. Point.
Je
mets en place le droit d'asile
que
je réserve au droit d'asile, c'est-à-dire aux persécutés. Or, aujourd'hui, vous savez
que
la première catégorie du droit d'asile en France, ce sont les Albanais
qui
ne sont pas persécutés. 10 000. Donc, je rétablis le droit d'asile dans la philosophie du droit d'asile humaniste
qui
est que quelqu'un de persécuté, de torturé dans son pays, bien évidemment, doit avoir son cas examiné
et
doit être sauvé.
Mais,
j'arrête
avec
la fausse générosité qui aboutit au chaos. Point.
Ces
personnes doivent être reconduites dans leur pays d'origine.
Un
message clair comme l'Australie ou le Canada doit être envoyé à ces pays. Et parallèlement, je mets en place un grand plan de transfert de crédit pour développer l'économie africaine et pour donner un espoir à la jeunesse du Maghreb.
Car
si vous croyez qu'on va régler le problème de l'immigration sans régler le problème de la Tunisie, du Maroc et de l'Algérie,
on
est au bord de
la
catastrophe. J'insiste là-dessus.
Et
vous ne croyez pas que les sommets européens, plutôt que s'occuper de la taille des carottes et de l'aide aux banques, devraient être là-dessus ? Franchement. Voilà pourquoi je n'accepte pas la caricature qu'on fait toujours de nous. Voilà pourquoi je vous dis que ce qui se passe en Italie pourrait être important si la France jouait avec l'Italie, peut-être
en
n'étant pas d'accord sur tout, mais en raisonnant les choses. Voilà pourquoi je pense que l'affaire européenne et la question créent l'avenir du pays
et
que M. Macron ne réussit pas parce qu'il n'a pas pris à bras-le-corps la question européenne.
Vous
n'avez pas répondu à Marion Maréchal sur la question de Marion Maréchal posée par Romain
? Je
ne me souviens plus
de la question. La question c'était est-ce que vous pensez que l'avenir de la droite de la droite ce n'est
pas plutôt Marion Maréchal ? Mais je ne
me situe pas à la droite de la droite donc vous poserez la question aux gens de la droite de la droite. Je crois que Marion Maréchal est une femme de talent qui a dit qu'elle arrêtait la politique, qu'elle se consacrait à son école et le jour où elle se consacrera à la politique je parlerai avec elle comme je parle avec tous
parce
que je suis convaincu encore une fois que les Français attendent de nous pas des personnalités flamboyantes mais des solutions
et
si des personnalités peuvent apporter des solutions ça sera bienvenu. Point. Qu'est
-ce
que vous voulez que
je
vous dise de plus
? Une
question de Laurent de Boissieu de Emmanuel Macron. Est-ce qu'il y a certains aspects
que
vous jouez positifs dans son action
? De
moins en moins. Donc
il y en avait
? Au
début j'ai cru qu'il restaurait
par
rapport à François Hollande
une
certaine dignité de la fonction
et
puis je me suis aperçu que
je
crois que les Français commencent à en apercevoir
que
c'était une pièce de théâtre d'ailleurs ils voulaient être acteurs c'est un très bon acteur mais on ne demande pas un acteur à l'Elysée on demande un homme d'Etat qui agit
et
on s'aperçoit que
que
tout ça est très médiocre en fait et et malheureusement malheureusement je vous le dis je pense que la déception va être immense.
Et
sur la scène internationale le fait de vouloir
parler avec Donald Trump
avec Vladimir
Koukine C'est un fiasco
intégral
parce
que la question c'est pas de parler
la
question c'est d'être ferme
or
le voyage aux Etats-Unis a été un fiasco
il
s'est fait humilié par Donald Trump
et
ça prouve bien que quand on ne
dit
pas les choses franchement on n
'est
pas respecté
il
a voulu jouer le plus malin et bien le plus malin ça a été Trump dans l'affaire
et
il avait l'occasion
de
donner une limite très ferme à Donald Trump et de le dire franchement
dans
un lien de respect aux Etats-Unis
mais
comme il ne
l
'a pas fait Donald Trump a poussé l'avantage
et
là l'Europe est dans une situation catastrophique
parce
que pour moi être européen ce serait par exemple dire à Donald Trump nous allons défendre nos entreprises
qui
n'ont pas à être exclues de l'Iran
et
on voit bien que l'Europe est partie dans tous les sens être européen c'est pour moi
à
un moment avoir une coordination entre quelques pays
mais
en fait ils en sont incapables parce que
ils
résonnent à courte vue et on a vu enfin c'est tragique ce qui se passe face à Donald Trump c'est tragique la situation de l'Europe
en quoi les Etats ont-ils la main sur des entreprises multinationales qui sont en fait mondialisées mais
il suffit de prendre une mesure qui a été prise en 96
et
que Macron ne veut pas prendre
qui
prouve sa servilité
et
vous pouvez employer le terme je l'assume sa servilité à l'égard des Etats-Unis
et
pire encore à l'égard des intérêts financiers américains
c
'est la mesure de 96 qui faisait
que
les nations
d
'Europe soutenaient les entreprises et que donc à partir de ce moment-là on rentrait dans un système de sanctions non pas contre une entreprise mais contre la nation
ce
qu'avait osé faire l'Europe en 96 et deuxième point
on
pourrait très bien dire à nos amis américains écoutez on sort de l'OTAN
attendez on
est partenaire ou on est ennemi
vous
nous menacez
vous
nous menacez
vous
nuisez à nos entreprises et vous nous demandez d'être solidaires dans l'OTAN
mais
attendez il va falloir choisir
mais
si on avait un homme d'Etat si vous aviez Elmoud Schmitt et Valéry Giscard d'Estaing en France et en Allemagne
et
bien vous n'aurez pas eu la réaction de Madame Merkel et de Monsieur Macron pardonnez-moi
très
bien une dernière question dans cette deuxième partie de Romain Masneau et avant de marquer une pause
et
c
'est
pas que
je suis d'accord avec Giscard et nous je suis surtout mais vous voyez ça dépasse la question excusez-moi d'insister ça dépasse la question même du programme politique
c
'est d'être à la hauteur de l'histoire ils ne sont pas à la hauteur de l'histoire ils sont les petits télégraphistes des américains voilà la réalité et on le voit tous les jours
Le
climat social est tendu entre la grève à la SNCF le mécontentement dans la fonction publique il y a une manifestation prévue samedi à Marée Populaire organisée par des partis de gauche et des syndicats est-ce que comment vous observez vous ce mouvement de contestation ?
Je le
comprends parce
que
avoir
un président
qui
prend aux classes populaires et moyennes
pour
donner à une minorité d'ultra-riches c'est insupportable
oui
moi j'avais proposé l'impôt sur la fortune
de
le supprimer
si l
'argent était investi sur le territoire national
donc
c'était une mesure
d
'aide
et
comment dire d'incitation à ce que l'argent des plus riches vienne en France
ça
je peux l'accepter parce qu'il y a besoin aussi de baisser certaines pressions fiscales
mais
là c'est pas du tout ce qu'a fait Macron Macron a exonéré d'impôts sur la fortune les 3000 familles les plus riches de France sans aucune contrepartie
Emmanuel
Macron et son gouvernement ont taxé les retraités de 5 milliards d'euros
c
'est à dire la différence entre la hausse de la CSG
et
la baisse des charges sociales c
'est
5 milliards
et
dernier point Emmanuel Macron a augmenté les taxes
qui
sont injustes parce que si vous êtes smicard la taxe sur l'essence sur le gazole sur l'électricité sur le gaz sur le forfait hospitalier elle vaut beaucoup plus que si vous êtes riche 5 milliards d'euros
non
mais attendez Emmanuel Macron a pris 10 milliards d'euros dans la poche des français pour les donner 5 milliards aux plus riches de France
1
milliard 5 à Bruxelles et 1 milliard 5 aux migrants
et
bien vous comprenez la colère populaire maintenant la colère populaire c'est bien de manifester
mais
ce qui serait bien c'est d'avoir des propositions
et
c'est pourquoi moi je pense que nous nous devons plutôt que manifester offrir des propositions concrètes notamment sur la relocalisation de l'emploi sur la baisse des charges pour les PME sur le contrôle de nos frontières sur une action pour la sécurité etc. très bien
nous marquons une nouvelle pause dans cette édition de Face aux Chrétiens restez avec nous nous nous retrouvons dans un court instant avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan
retour
sur le plateau de KTO pour cette dernière partie de Face aux Chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France il est interrogé dans cette édition par Laurent de Boissieu de la Croix par Louis Dauphrenne d'Oragne Notre-Dame et par Romain Masneau de RCF et tout de suite une première question de
Romain Masneau concernant les banlieues Emmanuel Macron
a
fait connaître ses priorités en insistant beaucoup sur la sécurité la lutte contre le trafic de drogue alors même s'il n'est pas entré dans les détails est-ce que vous lui faites crédit tout de même d'une bonne volonté
?
Écoutez
j
'ai écouté ce discours j'étais effaré
c
'est-à
-dire
faire 1h40 de discours à s'écouter parler sans rien proposer de concret
mais
c'est ne pas comprendre la situation du pays
et
je voudrais faire deux remarques
la
première c'est qu'il
n'y a
pas que les banlieues
les
territoires ruraux sont abandonnées
les
villes moyennes sont abandonnées
et
Emmanuel Macron devrait prendre garde à ne pas mettre tous les crédits vers les métropoles
on
entasse les français dans les métropoles loyer cher difficulté de transport et on a des villes qui sont en train de mourir
donc
déjà Emmanuel Macron a oublié les territoires ruraux
alors
je me suis dit tiens il va peut-être proposer quelque chose pour les banlieues je suis élu de banlieue 5 villes 47 nationalités dans ma circonscription
et
puis là rien
rien des
stages pour les élèves de 3ème sur la sécurité rien 1600 policiers
mais
c'est une plaisanterie
quand
on sait qu'il en manque 10 000 20 000 quand on sait
et
je le vis au quotidien dans ma ville et dans ma circonscription quand on sait que le trafic de drogue est généralisé quand on sait que la chaîne pénale ne fonctionne pas quand on sait que les policiers sont totalement découragés et qu
'ils
font tout ce qu'ils peuvent
mais
qu'il n'y a absolument pas
le
début du commencement d'une action pour punir les trafiquants pour mettre en prison les délinquants
donc
j'ai eu l'impression franchement d'un président complètement hors sol et ça m'inquiète franchement
au-delà de la sécurité la
relance de
l'ANRU c'est trop imprécis pour l'instant
on est dans du verbe
le
président a réduit les aides au logement
l
'APL
vous
savez
moi
je ne suis pas pour l'assistanat j'avais proposé que ceux qui touchent le RSA travaillent une journée par semaine au service de la collectivité
je
suis hostile à l'assistanat
et
ce que je trouve totalement paradoxal
c
'est que le gouvernement a supprimé les 150 000 emplois d'insertion
des
emplois aidés c'est des emplois d'insertion c'est-à
-dire
que les gens abandonnent le RSA pour travailler certes ce sont des emplois collectifs mais au moins ils sortent de l'inactivité ils travaillent ils ont un mi-temps avec un salaire pendant 3 ans et souvent ils trouvent quelque chose à la fin
il
en a supprimé 150 000 sur 500 000 à peu près et il veut continuer
donc
ce qui est incompréhensible dans la politique du gouvernement
c
'est qu'il supprime les aides à ceux qui veulent s'en sortir
et
qui maintient un assistana
qui
est inutile
enfin
qui est inutile
je
ne
veux
pas le supprimer mais je veux
qu
'on favorise la reprise du travail
et
il
y
a quantité d'emplois qui pourraient être faits sociétaux donc
je
ne comprends pas sa politique et si vous trouvez quelqu'un qui la comprend vous revenez me
voir et vous me dites est
-ce que tout de même il n
'a
pas raison de cette façon de dire que la succession de plans banlieue avec la partie gadget que ça recouvre et pas dépassée et
quand tu dis nous on fait
les CP dédoublés nous on injecte de
l'argent c'est une bonne
mesure les CP dédoublés
à
condition que ça supprime pas des classes en zone rurale
mais
ça c'était une bonne mesure
vous
me demandiez tout à l'heure s'il y
avait
des choses bien oui à l'action du ministre de l'éducation
qui
a enfin changé avec le pédagogisme délétère en disant il faut apprendre aux élèves déjà c'est un progrès mais encore une fois
le
problème de la banlieue je connais quand même bien j'ai été maire 22 ans
c
'est un problème d'autorité de l'état
donc
construire les places de prison faire en sorte que les délinquants qui commettent des actes graves soient en prison et différencier l'ivraie du bon grain deuxième point c'est un problème d'éducation faire confiance à une jeunesse des banlieues qui est exceptionnelle parce qu'il y
en
a des très bien
il y a
une grande majorité
et
troisième point relancer l'économie française car c'est par le boulot qu
'on
s'en sortira et donc il faut créer un million d'emplois il faut que les jeunes de banlieue qui ont du talent comme les jeunes des milieux ruraux trouvent du boulot
tout
le reste c'est de la littérature on a déjà rénové les logements ça fallait le faire Jean-Louis Borloo a eu raison mais c'est fait
mais
c'est pas parce que
il
y a des plans qui ont échoué qu'on ne doit plus en faire du tout on doit faire un plan de rattrapage pour les villes moyennes et les territoires ruraux et pour nos banlieues difficiles mais axés sur sécurité école emploi
et
arrêter les dispositifs particuliers mais pour autant il faut agir
il
y a régulièrement des polémiques dans le débat public autour de la question du voile alors j
'ai
une question très précise à vous poser pour vous le voile qui cache les cheveux des femmes parce que femmes est
-ce que c
'est un signe strictement religieux ou est-ce que c'est un signe politique d'islam politique
c
'est un signe de régression religieuse féministe la conquête de l'égalité entre les femmes et les hommes a mis des siècles
moi
je dis toujours j'ai deux filles
je
leur dis avec ma femme nous leur disons vous avez une chance inouï
vous
êtes peut-être la première génération ou la deuxième libre
faites
attention
ils
veulent vous remettre
sous
leur domination
les
hommes
certains
hommes certains archaïsmes et moi je dis aux jeunes filles et aux amis de mes filles battez-vous n'acceptez jamais de porter un voile c'est le signe de la soumission
et
l'UNEF
a fait une faute en acceptant qu'une de ses
représentantes soit l'UNEF l'a fait
exprès
c
'est ce que j'appelle l'islamisme gauchiste
j
'en suis convaincu
et
moi je dis aux jeunes femmes et aux femmes de France libérez-vous secouez-vous ne vous laissez pas faire
c
'est un combat civilisationnel et je ne me place même pas sur le terrain de la religion puisque si vous reprenez les textes musulmans de certains textes musulmans il n
'est
absolument pas obligatoire d'avoir le voile
c
'est un archaïsme et la république doit être intransigeante voilà pourquoi j'avais proposé
que
dans les services publics
à
l'université et dans les entreprises on puisse interdire le voile
c
'est un signe de soumission de la femme voilà d
'ailleurs je remarque le monde
universitaire n'en veut pas le premier concerné
et je n'en ai rien à
faire les français voteront le monde universitaire il obéira aux lois de la république il faudra un référendum peut-être mais je pense qu'à l'université dans le service public dans l'entreprise
on
enlève le signe de sa soumission et le signe de sa religion ça ne lui
serait que le voile
ou tout signe religieux ostensible les signes ostensibles religieux mais pour
l'instant il n'y a que
le voile qui est considéré je
n'ai pas vu
encore de personnes de grandes croix d'immenses croix sur la tête ni d'étoiles de David sur la tête dans le passé
mais
si la femme est fière de porter le voile elle le voit comme un signe au contraire non pas de soumission mais un signe au contraire de
visibilité mais vous savez si une femme
se promène avec une chaîne autour du cou dans la rue la police étant laisse d'un homme la police l'arrêtera
bon et
bien moi je considère que la civilisation française c'est l'égalité des
sexes
voilà point
et
je dis aux femmes et aux français si vous voulez avoir une femme soumise ou avec un voile et bien vous vivez en Arabie Saoudite
mais c'est pas l'égalité des sexes c'est pas forcément l'égalité des vêtements
écoutez on sait ce que ça produit vous allez en Arabie Saoudite personne n'interdit d'aller en Arabie Saoudite porter un voile vous savez les français sont libres s'ils veulent vivre sous une religion intégriste et bien ils vont dans un autre pays personne n'est obligé de vivre en France personne
une
question vous êtes favorable à ce qu'on oblige les imams à prêcher en français dans les mosquées on en parle beaucoup mais on a l'impression que c'est quand même beaucoup plus difficile à
mettre
en oeuvre que ça est
-ce
que c'est uniquement un manque de volonté politique
écoutez
j'ai toujours été favorable j'ai proposé pendant la présidentielle et je suis revenu dessus
là
j'ai fait une conférence de presse j'ai proposé mon contrat en six points
que
devrait signer tout imam de France avant de pouvoir exercer
ce
contrat en six points est très simple il n'y a pas d'organisation de la religion musulmane en France
il
n
'y a
pas la hiérarchie de la religion catholique et il n
'y a
pas le consistoire du judaïsme donc j'ai proposé pendant la présidentielle un contrat en six points
tout
imam devra signer un point en une charte
comme
Napoléon l'avait fait avec les rabbins
et
comme même les révolutionnaires l'avaient fait en 1790 vous vous en souvenez peut-être dans les livres vous n'étiez pas nés pour la constitution civile du clergé vous savez qu'à la révolution en 1790
ce n
'est
pas forcément une référence très réjouisante la constitution civile du clergé
en tout cas
on sait ce que ça a aussi entraîné comme guerre
en France
après il y
a
eu l
'idée en France c
'est autre chose c
'était l
'idée certains l'avaient signé des prêtres et
des
évales
c'était l
'idée que on signait le respect de la du roi d'ailleurs il y avait un roi donc c'est l'idée que
nous
sommes un pays laïque
la
liberté de religion
la
liberté de conscience la liberté de pratiquer sa foi s'arrête
aux
règles de la constitution française
la
séparation de l'église
et
de l'état
la
religion catholique
a
surmonté cela et finalement on est très bien le judaïsme
a
surmonté cela avec Napoléon questionnaire très précis j'ai retrouvé ce questionnaire de Napoléon et bien il faut que la république le fasse avec le culte musulman les imams signeront cette charte l'égalité de
l
'homme et de la femme liberté de quitter sa religion pas d'obligation du voile etc. pas de financement étranger prêche en français
et
vous n'aurez plus de problème il n
'y
aura pas ce soupçon qui est très pénible pour les français musulmans qui pratiquent leur foi de manière très sereine
on
ne peut pas continuer à laisser dans notre pays des salafistes des frères musulmans salir la religion musulmane et d'ailleurs frères musulmans qui sont interdits aux émirats arabes unis quand même un paradoxe
il
faut à un moment clarifier les choses et ce qui a été fait au moment de vis-à-vis de la religion catholique ce qui a été fait avec le judaïsme ou avec le culte musulman et vous verrez qu'à ce moment là on apaisera les tensions mais pour ça il faut avoir du courage mais excusez-moi pourquoi ils n
'ont
pas de courage
parce
qu'ils ont été chercher tellement d'argent au Qatar en Arabie Saoudite qu'ils n
'ont
pas eu le courage à un moment de dire stop à l'extension de certaines mosquées financées par l'Arabie Saoudite et le Qatar
Une
dernière question dans cette édition de Laurent de Boissieu La Croix
Un processus de révision des lois de bioéthique s'est ouvert est-ce que pour vous les questions sont jouées d'avance notamment sur la question de l'ouverture au-delà des cas de stérilité d'infertilité la PMA ou est-ce qu'il y
a
encore
un
vrai débat politique et la place pour un vrai débat politique sur cette question-là
Je
crains que ce soit joué d'avance parce que c'est très curieux dans ces débats passionnants sur la bioéthique
vous
avez vu dans toute la France les gens se mobilisaient pour une certaine défense de la vie pour éviter qu'on passe à la marchandisation du corps
J
'insiste sur la GPA l'idée qu'on fabrique des bébés qu'on les achète sur catalogue
qui
sont fabriqués en Inde et que ça passe pour un progrès
Là
je parlais des femmes tout à l'heure mais c'est l'aliénation du corps de la femme
mais
on n'entend pas les féministes
à
part Elisabeth Bannater
La
GPA il y
a
un cas de consensus
Non
non il n
'y a
pas de consensus en France en ce moment non non excusez-moi
en
France en ce moment vous pouvez acheter des bébés sur catalogue et ils sont régularisés après
donc
c'est pas vrai et ils avancent masqués donc attention donc moi j'aimerais que sur ces questions l'émotion qu'il
y a
eu dans le pays
le
vrai débat qu'il
y
a eu dans le pays ne soit pas balayé en disant on est des ringards ce sont des ringards qui s'y opposent non attention à la loi de l'argent
où
on veut acheter la vie on veut acheter les bébés on veut acheter le corps humain d'ailleurs la France s'honore de sa position et je suis très inquiet de ce qui se passe dans certains pays européens en Espagne aux Etats-Unis
en
Russie ailleurs
où
vous apercevez qu'on a franchi une limite éthique absolument incroyable en Belgique sur l'euthanasie également en Belgique
alors
sur l'euthanasie c'est différent que sur l'achat du corps humain il y
a
un grand débat et là aussi il faut prendre garde à ce qu'il n'y ait pas un droit de tuer mais en même temps il y
a
une soif des français de mieux gérer sa mort qu'il faut entendre aussi donc le chemin est étroit mais moi ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui
c
'est le fait que l'argent achèterait tout
et
ça je pense que enfin en tout cas le devoir moral des français c'est de lutter non pas pour recréer un conflit général mais quand même et faire en sorte que le gouvernement
ne
balaye pas d'un revers de main les millions de français qui ont une vision différente
Vous
le
craignez ?
Je vois vous avez vu les articles où il était dit que
c
'était des excités qui s'étaient mobilisés en province il fallait dire que tous ceux qui ont émis d'un avis différent étaient des enfin on a l
'habitude Oui
toujours plutôt
sur
la question de la PMA que de la GPA Oui
mais
une fois que vous aurez la PMA vous aurez la GPA ne vous trompez pas parce qu'on ne dira il faut l'égalité
donc
on est parti sur une voie très pentue et très dangereuse parce que derrière il y
a
des intérêts financiers considérables c'est exactement la même chose que la légalisation du cannabis
vous
vous apercevez qu'il
y a
une industrie qui veut légaliser le cannabis
alors
que les effets sur la santé sont quand même dangereux
parce
que derrière il y a beaucoup d'argent
et
derrière de pseudo-tolérance
il
y a certains intérêts financiers
Et
bien on va s'arrêter là merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité la semaine prochaine notre invité sera Nathalie Loiseau ministre des Affaires Européennes vous pouvez d'ici là nous retrouver notre émission sur les sites de KTO de la Croix de Radio Notre-Dame et de RCF merci à bientôt
Nicolas Dupont-Aignan