Allocution de Sébastien Lecornu : Que va-t-il annoncer ?
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Chapitres
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« Là là on voit bien la multiplicité des mots d'ordre et puis le le risque de ce qu'on appelle les convergences des luttes. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Laurent Nugè qui annonce qu'il suspend l'utilisation des grenades assourdissantes »
- 4:10Invité politiqueChiffre
« Ce sont des armes de intermédiaire, c'est-à-dire non létales qui permettent qui sont notamment utilisées dans le cadre d'opération de de maintien de l'ordre. Elles font un bruit extrêmement puissant. On parle de 160 décibel »
- 5:32Invité politiqueChiffre
« 18 enquêtes d'ailleurs sont ouvertes actuellement à l'IGPN. la police des polices. C'est beaucoup 18 enquêtes pour une semaine de de toute façon »
- 6:15Invité politiqueChiffre
« 6000 interpellations en en 18 jours. C'est c'est la moitié de ce qui avait été du nombre d'interpellation pendant le mouvement des gilets jaunes. »
- 10:15Invité politiqueFait
« il y aurait des infctions sur parcours sup mais là aussi sans en donner beaucoup de de détails »
- 10:59Invité politiqueChiffre
« pour trouver son budget de l'année dernière et bien il y a les de tiers des des crédits de ce pacte enseignant qui ont été reniés »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu100 %
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à puisqu'on vient de l'apprendre ce soir depuis le Pon de Matignon, le premier ministre Sébastien Lecnu s'adressera au pays. C'est est-ce qu'on a une petite idée de la teneur de ces propos ou est-ce que tout le champ des possibles est ouvert ? Ben, c'est plutôt la deuxième option he tout le champ des possibles est ouvert. Enfin, de manière très concrète, il va parler naturellement du mouvement des lycéens mais aussi du prix des carburants. Il va parler du budget, il va parler de la crise agricole. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je pense qu'il s'est peut-être fait remonter les Bretages hier soir.
On sait qu' qu'il rencontrait Emmanuel Macron à l'Élysée et que d'après des indiscrétions, le chef de l'État aurait trouvé que son premier ministre était pas suffisamment en première ligne sur ce dossier des lycéens. Il aurait aussi trouvé qu'il y avait une réponse qui policière qui était peut-être trop dure, qui manquait d'empathie. Et il faut pas oublier non plus que Emmanuel Macron, il a mis la fin de son quinquena sous l'ône de de la jeunesse. Donc c'est vrai que euh peut-être qu'il y a eu un petit recadrage de de ce côté-là.
Après, le fait que ce soit euh euh protéiforme, c'estàd qu'il y ait plusieurs ordres du jour, ça veut dire sans doute que le gouvernement aujourd'hui, Emmanuel Macron sans doute, redoute une forme d'embrasement. Et c'est vrai quand on regarde les calendriers euh il y a des euh des options possibles, hein. Le 17 octobre c'est euh la mobilisation contre la vie chère. Le 5 novembre ce sont les fonctionnaires. Euh enfin c'est un appel à la greffe sur les salaires. Et donc ça veut dire qu'il y a une forme de petit alignement de l'agenda qui peut faire que si la réponse n'est pas au niveau et assez vite haut niveau et bien effectivement il y a un risque de de contagion d'embrasement. En creux.
Jean-Garic, j'en j'en déduis que Emmanuel Macron est toujours aux commande. Apparemment, il a il aurait passé, on va dire les choses, une soufflante peut-être à Sébastien Lecnu en disant "Montre-toi plus" et à Laurent Nugèz, on va en parler dans un instant en disant "Les images de cette jeunesse brutalisée heurent les Français. Attention aux techniques policières". Oui, je dirais qu'il est dans son rôle si on se réfère à aux précédentes crises lycéennes, que ça soit au moment du CPE et cetera, le président était évidemment un petit peu en retrait mais il veillait il veillait au grain et c'est d'ailleurs lui qui avait demandé à Dominique de Villepin de retirer son projet son projet de CPE.
Bon là le mouvement est un peu différent puisque c'est pas un mouvement en réaction à une proposition gouvernementale. Au contraire ce qui manque justement c'est ce sont les propositions [souffle coupé] gouvernementales et je pense que c'est assez pas de totem euh le CPE il suffisait de le suspendre et hop la colère euh ça les les étudiants rentraient à la Exactement. Là là on voit bien la multiplicité des mots d'ordre et puis le le risque de ce qu'on appelle les convergences des luttes.
Donc je pense qu'il est il est dans son rôle pour une fois en en essayant de demander effectivement au premier ministre d'être un peu plus présent parce qu'on a eu l'impression hormis les questions d'actualité à l'Assemblée nationale, on a quand même eu l'impression un peu un petit peu d'un retard à l'allumage de la part du du premier ministre.
On a surtout vu Laurent Nunz et le Édouard Gefreyel le ministre de l'éducation nationale mais on n pas beaucoup vu le le Sébastien le et d'ailleurs dans ce dans cet ordre là ce qui ce qui donne un indication on a beaucoup vu le ministre de l'intérieur sur des questions de maintien de l'ordre il a parlé très vite de des meutes urbaines ensuite on a vu entrer dans la danse le ministre de l'éducation et seulement hier soir enfin hier après-midi lors des questions gouvernement Sébastien le cornu qui a un peu donné de la voix alors Noémy Schulz c'est l'autre annonce de ce matin c'est Laurent Nugè qui annonce qu'il suspend l'utilisation des grenades assourdissantes alors que pardon mais il y a 24 heures sur à la radio, il expliquer qu'il était désolé pour cet enfant évidemment qui avait perdu la main à lance mais qu'en même temps la police ne pouvait pas ne pas réagir dès lors qu'elle constatait qu'il y avait des troubles à l'ordre public qui semblaient justifier au fond l'action de la police.
Alors, il continue de dire ça, il l'a redit ce matin sur RTL, mais il explique que en attendant les résultats de l'enquête pour comprendre ce qui s'est passé effectivement à lance avec ce ce jeune qui a eu une main arrachée, et bien il suspend dans le cadre du mouvement lycéen l'usage de ces grenades assourdissantes dont on peut expliquer peut-être le le le fonctionnement. Ce sont des armes de intermédiaire, c'est-à-dire non létales qui permettent qui sont notamment utilisées dans le cadre d'opération de de maintien de l'ordre. Elles font un bruit extrêmement puissant. On parle de 160 décibel mais c'est ça leur objectif. Et un flash et un flash extrêmement fort.
L'objectif c'est de provoquer une perte d'équilibre, une désorientation totale, le bruit, la lumière. Et en fait euh c'est de c'est ça normalement c'est de pour disperser les foules ou pour empêcher un mouvement de foule, c'est de désorienter les les manifestants. Mais c'est un un une arme qui est décriée et parfois certains pays d'ailleurs ont renoncé à les utiliser parce que notamment il y a des risques d'abord de lésion auditif, de traumatisme auditif, de brûlure voire de blessures plus graves. On le voit là avec ce lycéen qui alors est-ce qu'il a attrapé au sol cette grenade ou est-ce qu'elle lui est arrivée sur lui ? En tout cas, il y a eu ces conséquences absolument terribles.
Donc en attendant de savoir ce qui s'est précisément passé, effectivement, Laurent Nunes décide de suspendre l'usage de ses grenades. Mais pour autant, il ne dit pas que les policiers ne feront rien en cas de de dégradation. Et d'ailleurs, vous disiez qu'il avait aussi reçu une soufflante de de d'Emmanuel Macron hier soir. Ce matin, il s'en défend. Il dit que le président de la République en revanche lui a demandé de faire de la pédagogie et d'expliquer comment marche le maintien de l'ordre et d'expliquer que face aux manifestants qui euh ce qui veut dire que les Français s'interrogent sur les méthodes du maintien de l'ordre s'il doit faire davantage de pédagogie.
Visiblement en tout cas on entend effectivement on comprend les moi et l'émotion suscité par certaines blessures dont ont été victimes des des lycéens. 18 enquêtes d'ailleurs sont ouvertes actuellement à l'IGPN. la police des polices. C'est beaucoup 18 enquêtes pour une semaine de de toute façon euh tout dans cette affaire on est est est est est un peu dis hors norme. Exactement. Pardon, on parle de 6000 interpellations en en 18 jours. C'est c'est la moitié de ce qui avait été du nombre d'interpellation pendant le mouvement des gilets jaunes. Rappelez-vous la durée du mouvement des gilets jaunes et le nombre de journées d'action. Il y a énormément d'interpellations.
Euh il y a effectivement des des interventions de de police. Il y a beaucoup de blessés, on l'a dit aussi, du côté des forces de l'ordre, des blessés du côté des enseignants et des lycées un blessés. Euh la plupart c'est des accidents où ils sont ils se blessent entre eux, c'est c'est des éléments extérieurs. Et puis il y a effectivement quelques cas liés à l'intervention des des forces de l'ordre. Et là, ça interroge et à chaque fois il y a une enquête qui est qui est ouverte. Euh et on voit d'ailleurs dans une dans une autre affaire euh l'affaire de ce policier qui avait tiré à à bout portant sur un lycéen qui a perdu sa mâchoire hein qui a eu la mâchoire brisé des dents des dents cassées.
Et bien ce policier a été euh mis en examen hier pour euh violence euh aggravée euh ayant entraîné une une infirmité euh permanente et il est placé sous contrôle judiciaire et il a interdiction d'exercer son métier de de policier. On rappelle que il est toujours présumé innocent. Euh il on verra s'il enquête jusqu'où va l'enquête et s'il est renvoyé devant la poli devant la justice s'il est jugé mais en attendant il est mis en examen. C'est donc il y a des indices graves et concordant qui permettent de penser que là il a fait un usage qui n'était pas proportionné. Lui a parlé de en garde à vue de légitime défense.
Il dit que il a eu peur pour une de ses collègues qui avait été frappée par ce par ce jeune et qui lui a semblé qu'il fallait la protéger. Euh le juge d'instruction a estimé que euh non ce cette légitime défense n'était pas démontrée et que là il y avait eu un usage disproportionné euh de la force de la part de ce policier. Alors en attendant la nouvelle journée d'action qui est prévue pour demain et bien dès aujourd'hui des lycées euh sont bloqués ou partiellement ou sont perturbés et puis il y a ce le blocage de sciencepoep où l'on retrouve Maxime Laurent un blocage qui se fait en chanson. Euh on entend. Ah oui, avec la Marseillaise oui.
Euh la musique qui a été mise ici il y a quelques minutes. Alors ce blocage, il a commencé euh tôt ce matin. Il a même surpris les forces de l'ordre qui ont mis un moment à arriver euh ici. Vous les voyez ces étudiants qui ont bloqué chaque côté de la route d'abord avec des barricades qui ont été démontées par les policiers qui sont présents sur place. Il y a désormais un sitting d'un côté de la route également la même chose de l'autre côté de la route qui mène à Sence P. C'est toute la rue qui est bloquée actuellement. Voy donc ses pancartes et quelques dizaines de manifestants de chaque côté.
À préciser aussi que l'entrée de Science Po, même la porte de Science P, elle est bouché par des poubelles et des palettes. L'établissement est totalement inaccessible. Vous voyez ces forces de l'ordre qui se sont positionnées de chaque côté qui pour le moment au pré que le blocus pouvait se maintenir, que ceux qui souhaitaient le quitter le pouvaient. Par contre, il n'autorise pas et bien les manifestants qui sont placés de l'autre côté de la rue à accéder à ce blocus.
Toutes les choses se passent pour le moment dans le calme et ces étudiants de science pot, il nous rappellent qu'ils sont présents aujourd'hui non pas pour bloquer leur propre établissement mais pour soutenir les lycéens et c'est pour ça que certains de ces étudiants sont partis vers les lycées avoisinants pour alimenter les blocages des lycéens. Merci beaucoup Maxime et vous revenez vers nous he de plus amples informations.
Alix Bouillagué, on voit est-ce que le gouvernement espérait que le mouvement s'essouffle au terme de la journée d'hier qui a été carré hein où est-ce que bah ce matin encore des lycées sont bloqués, les étudiants s'emmêent avec sciences pot, on voit des universités et des universitaires hier qui sont entrés dans la danse et on nous annonce une nouvelle journée d'action pour demain. C'est vrai que je trouve que Sébastien le Cornu a peut-être été un petit peu léger hier. Euh c'est-à-dire que on pouvait penser que pour sa première prise de parole devant les députés, il allait arriver avec des billes euh et en fait il en avait pas.
Alors, et la bille principale, c'était cette demi-journée de démocratie interne. Bon, je je suis pas certaine que ça soit une bonne nouvelle pour les chefs d'établissement qui ont juste envie de revoir leurs gamins revenir sur les bandes des classes qui ont déjà euh des problèmes d'emploi du temps surchargé. Euh, ils ont loupé des cours. Bon, alors c'est bien le dialogue, c'est toujours super, mais je pense pas que ça peut être la mesure qui puisse faire que l'affaire se démine et que les lycéens rentrent tranquillement chez eux. il a ouvert des pistes en disant que euh il y aurait des infctions sur parcours sup mais là aussi sans en donner beaucoup de de détails.
Et puis euh là où je l'ai trouvé vraiment absolument pas convaincant, c'est sur le non remplacement des profs euh parce que il a eu cette petite phrase lors des questions, il a dit euh on découvre pas le problème. Et alors on se dit bah il découvre pas le problème. Donc ça veut dire que s'il ne découvre pas le problème c'est qu'il a peut-être en tête une solution. Or la solution elle a déjà été mise sur la table. C'était en 2023. Ellisabeth Borne à l'époque était premier ministre et c'est sous la forme du pacte enseignant, c'est-à-dire des enseignants qui vont aller faire ce couvert de rémunération, des remplacements de courte durée.
Tout ça ça forcément un coût un coût sonnant et tribuchant. Or, le même Sébastien Lecornu qui reconnaît que il découvre pas le problème, mais il a aggravé le problème parce que pour trouver son budget de l'année dernière et bien il y a les de tiers des des crédits de ce pacte enseignant qui ont été reniés, donc rendant le dispositif complètement inopérant. Ce qui veut dire que voilà, c'était c'était ces propositions hier devant l'Assemblée nationale et et c'est vrai qu'il y avait pas la matière pour se dire "OK, on voit une éventuelle sortie de crise".
Et il a aussi fait une chose assez étonnante, c'est qu'il a dit "On est à 7 mois d'une présidentielle grosso modo, donc finalement on va attendre quelqu'un. On va attendre les projets des candidats, leur vision." Ça se règlera dans les urnes. Allez, patates chaude directement au au candidat.
Sébastien Lecornu