Nicolas Dupont-Aignan invité du Talk Le Figaro.fr
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11FerméeRéponse directe
En France, faut-il fermer les frontières comme en Allemagne d'ailleurs ces dernières heures ?
- 0:35FerméeRéponse directe
Alors on doit fermer nos frontières, la France ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Contrôler les frontières, ça veut dire qu'on contrôle les frontières y compris pour les ressortissants européens ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Comment on fait pour renvoyer chez eux les déboutés du droit d'asile ?
- 4:24OuverteÉludée
Est-ce que vous êtes d'accord avec Nicolas Sarkozy quand il veut qu'on applique un statut de réfugié de guerre ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Quand le gouvernement dit que les municipalités pourront bénéficier de 1000 euros par réfugié, qu'est-ce que ça vous inspire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiquePromesse
« évidemment, du moins les contrôler. J'ai d'ailleurs lancé un référendum d'initiative populaire que permet la Constitution. »
- 0:47Invité politiqueChiffre
« 185 parlementaires il faut et 4,5 millions de signatures »
- 3:37Invité politiqueChiffre
« il y a eu 65 000 demandes de droit d'asile en 2014, et il n'y en a que 15 000 qui ont été acceptées »
- 5:11Invité politiqueChiffre
« Il y a 700 000 Français qui n'ont pas de logement. »
- 6:05Invité politiqueFait
« Mme Merkel va remplir les usines allemandes des travailleurs dont elle a besoin. »
- 6:55Invité politiquePromesse
« On supprime les subventions à la Turquie que le contribuable français et européen ne cesse de faire. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur31 %
- ?6 %
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Les réfugiés encore et toujours, Mme Merkel qui fait quelque peu marche arrière par rapport à la semaine dernière vis-à-vis de ces flux de migrants ou de réfugiés qui arrivent notamment sur le territoire allemand. En France, faut-il fermer les frontières comme en Allemagne d'ailleurs ces dernières heures ? Eh bien c'est avec Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, qui est par ailleurs député maire de hier dans l'Essonne, que nous allons parler ce matin.
Et
qui est candidat au régional en Ile-de-France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Yves Tréard. Alors on doit fermer nos frontières, la France ? Mais
bien
évidemment, du moins les contrôler. J'ai d'ailleurs lancé un référendum d'initiative populaire que permet la Constitution. Combien de signatures ? 185 parlementaires il faut et 4,5 millions de signatures
d'électeurs.
On est à combien là ? Oh bon on est à 50 000, mais c'est déjà
pas mal en quelques jours.
Plusieurs parlementaires qui m'ont répondu
déjà.
Et j'invite d'ailleurs les parlementaires républicains
à
être cohérents, qu'ils signent ma proposition de loi. Car nous pouvons forcer le gouvernement à
prendre
ses responsabilités.
Pour faire un peu de pédagogie,
cette proposition de loi peut déboucher, si elle requiert les conditions,
à un référendum.
Obliger le gouvernement à
un référendum. Car
les Français doivent trancher une question fondamentale.
Est
-ce qu'ils veulent contrôler leurs frontières ?
C
'est la seule solution pour casser la pelle d'air, permettre de responsabiliser chaque pays européen. Car aujourd'hui, un migrant qui arrive en Grèce, il est dans l'Europe. Un migrant qui arrive en Allemagne,
il
l'est, il peut venir en France. On ferme les frontières.
Donc
ça veut dire qu'il faut contrôler nos frontières et parallèlement mener une action bien sûre, coordonner avec nos voisins européens
en
Syrie,
en Libye et ailleurs.
Contrôler les frontières, ça veut dire qu'on contrôle les frontières y compris pour les ressortissants européens ? On peut ajuster, une fois
qu'on a rétabli les frontières, quand vous avez une porte, dans votre appartement, vous pouvez la fermer, l'ouvrir, conditionner l'ouverture. L'Angleterre, l'Angleterre a gardé, vous allez à Londres, capitale du monde au sens la plus ouverte sur le monde. Et pour autant,
vous
montrez votre passeport, les douaniers savent qu'il y
a
le droit de rentrer ou pas. On est maître chez soi. C'est fondamental. Alors ça va remettre complètement Schengen en cause. On est d'accord qu'on abandonne Schengen. Mais il faut, puisque Schengen a fait la preuve de sa nocivité, de son échec. Alors, Nicolas Sarkozy parle d
'un
Schengen 2. Est-ce que vous avez compris ce qu
'il
voulait dire par là ? Non. En vérité, Nicolas Sarkozy, à court terme, pense comme moi, et je l'en félicite pour une fois. Mais en vérité, il ne veut pas changer de logiciel. C'est une manœuvre pour concilier tout et son contraire. Je crois qu'il faut être clair. C'est quoi tout et son contraire ? Ça veut dire qu'ils veulent continuer Schengen tout en rassurant les électeurs pour leur dire qu
'on
prend en compte l'échec de Schengen. Dans la vie, il faut être clair. On peut avoir une bonne coopération européenne et travailler avec nos partenaires, l'Angleterre le prouve, sans pour autant laisser tout ouvert comme aujourd'hui
le système Schengen l'oblige. Vous êtes allé récemment à Calais, je le
sais,
pour les besoins de la campagne aussi, électorale pour les régionales. Comment on fait pour renvoyer chez eux les déboutés du droit d'asile ? Mais comme tous les pays le font dans le
monde.
C'est-à-dire qu'à partir du moment où ils n'ont pas le droit d'asile, je vous rappelle qu'il
y a
eu 65 000 demandes de droit d'asile en 2014, et il n'y
en
a que 15 000 qui ont été acceptées, tous les autres sont restés sur notre sol, il faut mettre en place des procédures d'expulsion. Comment
on
fait ? Mais comment on fait ? On met des
charters ? Mais oui,
mais comme tous les pays du monde, sauf qu'on ne peut pas le faire. Pourquoi aujourd'hui ? Puisqu'il n
'y a
pas de frontière. Donc vous ne pouvez pas expulser quelqu'un quand il n
'y a
pas de frontière. Vous l'expulsez dans son pays d'arrivée
en Europe. Dans son pays
d'arrivée, c'est impératif. D'ailleurs, je remarque que l'Angleterre le fait. Quand vous allez à Calais, vous êtes impressionné parce qu'il y a un mur
qui
est créé, financé par les Anglais, sur le port de Calais, sur le territoire français. Donc le gouvernement français accepte un mur
et
nous, nous acceptons que les gens se collent contre ce mur parce
que nous ne
contrôlons pas nous-mêmes
nos frontières. Est-ce que vous
êtes d'accord avec Nicolas Sarkozy quand il veut qu'on applique un statut de réfugié de guerre ? C'est
-à
-dire quelqu'un qui n
'a
pas vocation à rester dans le pays d'accueil.
Non,
parce qu'il restera. Je
pense que Nicolas Sarkozy
ne va pas au bout de sa logique. Il cherche à ménager la chèvre et le chou. C'est d'ailleurs le problème des Républicains. C'est qu'ils comprennent qu'il y
a
un problème et qu
'ils
ne vont pas au bout de la logique parce qu'ils ne veulent pas abandonner le logiciel qu'ils ont mis en place. Moi je suis cohérent. J'en ai toujours refusé avec Philippe Devigny, Charles Pasqua, Philippe Séguin. J'ai toujours refusé ce mauvais logiciel.
Quand le gouvernement dit que les municipalités pourront bénéficier de 1000 euros par réfugié, qu
'est
-ce que ça vous inspire ? C'est tout à fait insuffisant ? C'est un gadget
?
Le
gouvernement préfère
la misère du monde à la misère des Français. C'est curieux d'ailleurs, cette fausse générosité. Il y a 700 000 Français qui n'ont pas de logement. Le gouvernement ne
s
'en occupe pas et ne donne aucune prime aux
communes. Ils doivent être prioritaires par
rapport aux
réfugiés. Mais bien évidemment. Mais ce ne sont pas des réfugiés, ce sont des migrants économiques. Nous avons créé un appel d'air. J'ai été aussi à la frontière turque cet été. La plupart sont des hommes qui ne sont pas sous les bombes. Ils étaient en Turquie. Donc il faut arrêter de culpabiliser les Français. On a,
dans
une offensive médiatique sans précédent, voulu culpabiliser les Français qui est déjà le peuple le plus généreux au monde. Il n
'y a
pas un peuple qui fait autant pour
les autres. Est-ce que vous en voulez ? Donc
je voudrais vraiment qu'on arrête. Et d'ailleurs,
on
le voit, Mme Merkel aujourd'hui est aux abois.
Est-ce que Mme Merkel est allée un peu vite, à votre avis, en besogne, en disant, venez en Allemagne ? Alors qu'aujourd'hui,
elle
est en train de reculer.
Bien
sûr. Tout le monde a été trop vite. Parce que
nous sommes dans l'ère de l'émotion immédiate. Un homme d'État prévoit la suite. C'est de la fausse générosité de la part de Mme Merkel ? Oui, c'est un faux humanisme. En fait, Mme Merkel va remplir les usines allemandes des travailleurs dont elle a besoin. Et va envoyer en France, puisqu'il
n'y a
pas de frontières, ceux qui vont aller chercher les prestations sociales. C'est la réalité. D'accord. Donc il faut d'urgence rétablir nos frontières. Et si le gouvernement était adulte, aujourd'hui, il suspendraait Schengen, à défaut de le remettre en cause. Il le suspendrait. Car à partir du moment
où
l'Allemagne contrôle la frontière avec l'Autriche... Nous,
il
faut qu
'on
ferme nos
frontières avec l'Allemagne. D'accord. Mais d'urgence. Qu'est-ce qu'on fait ?
Il y a le feu, si je peux me permettre
cette expression. Qu'est-ce qu'on fait ? Vous l'avez
évoqué tout à l'heure. Qu'est-ce qu'on fait en Syrie, Nicolas Dupont-Aignan
?
On change de politique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'on coopère avec
Assad pour éliminer Dash. Donc vous
êtes sur la ligne de Marine Le Pen, en fait.
Mais de beaucoup de gens censés. D'accord. On coopère avec la Russie, avec l'Iran, avec les Etats-Unis, avec les Etats du Golfe. Et on dit stop
à
cette hypocrisie générale. On supprime les subventions à la Turquie que le contribuable français et européen ne cesse de faire.
Car
la Turquie achète le pétrole de Dash. On a une politique cohérente. Il y a urgence. Est-ce qu'on intervient au sol, en Syrie ? On intervient au sol que si on peut le faire avec d'autres Etats. Car
dire aujourd'hui aux Français, bien
évidemment, car nous avons déjà le Mali, je pense qu'aujourd'hui il faut être réaliste. Il faut préparer une intervention au sol et le faire avec les Etats qui peuvent le faire.
Alors revenons au régional. Donc vous êtes présent dans les 13 régions
métropolitaires. Oui, c'est une première.
C'est une première. Vous êtes candidat vous-même en Ile-de-France. Est-ce que vous pensez que vous serez au deuxième tour en Ile-de-France ? Nous serons au deuxième tour
en
Ile-de-France. Et même, je dis qu'il y
a
l'occasion d'avoir un président de la région Ile-de-France qui réconcilie les électorats, qui
est
maire de terrain, je suis maire de terrain et j'en ai assez, des apparatchiks des grands partis qui veulent prendre les régions pour créer des féodalités. Ce n'est pas ça qui m'intéresse. Et si vous n'êtes pas
au deuxième tour,
vous
appellerez à votre réparti. Nous serons au deuxième tour. D'accord. Alors vous avez vu, M.
Il faudra
demander à Mme Pécresse si elle appelle à voter pour moi.
D'accord. M. Cambadélis, ce matin, premier secrétaire du Parti Socialiste, dit « C'est fini le Front Républicain ». Les Républicains, c'est-à-dire le Parti des Républicains, ses membres, certains de ses maires, ont dit des choses tellement horribles à l'occasion de l'affaire des réfugiés et que ce n
'est
plus possible de reporter nos voix sur certains d'entre eux si jamais nous n'étions plus au deuxième tour.
Vous savez, vu la politique d'abandon des Français
que
mène le Parti Socialiste, notamment sur cette affaire des migrants, je crois qu'il n'y aura plus beaucoup de voix à reporter au deuxième tour. D'accord. Et qu'on voit en ce moment le Parti Socialiste sortir de l'histoire politique française. D'accord.
C'est assez inaperçu dans l'actualité. Le CSA voudrait changer les règles du jeu dans les campagnes électorales qui précèdent le jour du scrutin, notamment l'élection présidentielle, et prône plutôt un principe d'équité que celui d'égalité. Ça veut dire qu'un principe d'équité, les petits candidats, ceux qui sont réputés être les petits candidats, auraient un temps de parole vraiment minoré. Ça vous fait réagir ? Oui, c'est un
scandale.
Cinq semaines tous les cinq ans d'égalité de temps de parole avant une présidentielle, c'est encore trop pour le CSA. Quand il y a 25 millions de Français qui ne vont plus voter... Qu
'est
-ce que vous allez faire ? Mais mobiliser les Français en leur disant, et notamment sur Internet et avec la presse qui donne l'égalité, parce que vous savez, si les Français n
'ont
pas le droit à écouter d'autres voix, cinq semaines tous les cinq ans,
alors
qu'il
y a
25 millions de Français qui ne vont plus voter, je crois qu'on a du souci à se faire pour notre démocratie. Si ce règlement est adopté, vous allez l'attaquer en justice
?
Totalement, parce que devant le Conseil constitutionnel, parce que je sais que Jean-Louis Debray avait beaucoup milité pour cette égalité républicaine avant l'élection présidentielle, et c'est très important pour l'avenir de notre démocratie.
C
'était le talk Le Figaro de Nicolas Dupont-Aignan, qui nous a dit qu'il serait au deuxième tour aux élections régionales en Ile-de-France, qui dépasserait donc les 10%, qui nous a dit qu'il fallait en finir avec Schengen, et puis rétablir le contrôle aux frontières, notamment avec l'Allemagne, puisque elle-même l'Allemagne a rétabli son contrôle aux frontières ces dernières heures, et qu'il faut évidemment une politique qui soit une politique offensive pour éviter qu'il y ait des amalgames entre réfugiés et migrants, parce qu'il y a beaucoup de migrants qui s'engouffrent dans la brèche ouverte pour l'accueil des réfugiés, et que sur ce point-là, les Républicains n
'ont
pas le discours qui le convient. Merci Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan