La censure du gouvernement Barnier n'est pas exclue ! - Julien Odoul (RMC)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteÉludée
Selon la sénatrice Vogel, il y aurait des drogués dans le gouvernement Barnier. Peut-être autour de cette table ?
- 0:51ComplaisanteRéponse directe
La défense de la gauche et de l'extrême-gauche est indécente sur ce député LFI.
- 2:39OuverteRéponse partielle
Faut-il criminaliser les consommateurs ou s'en prendre aux vendeurs ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Pourquoi la France a-t-elle autant de consommateurs de drogue ?
- 4:21RelanceRéponse directe
Le viol est-il une addiction comme une autre ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Michel Barnier veut s'attaquer à la santé mentale. Qu'en pensez-vous ?
Temps de parole
- Invité51 %
- Présentateur15 %
- ?11 %
- Invité 29 %
- Invité 37 %
- Invité 46 %
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Face aux grandes gueules, aujourd'hui, Julien Audoul, le député
RN
de Lyon. Bonjour. Bonjour. Vous vous droguez
?
Non.
À
moins que la politique soit une drogue, effectivement. Mais non, je ne me drogue pas, je n'ai jamais touché à la drogue, jamais touché à un joint, ni même à une cigarette d'ailleurs. Même pas un petit joint ? Même pas un petit joint, effectivement. Comme disait un ancien président de la République, si c'est une drogue, elle n
'est
pas douce, et si elle est douce, ce n
'est
pas une drogue.
D
'accord. Mais je vous pose la question, parce que selon la sénatrice Vogel, écologiste, visiblement, le cas de ce jeune député Andy Kerbrad, qui a été interpellé après avoir acheté de la drogue de synthèse, est assez courant dans les rangs de l'Assemblée nationale, du Sénat, et même dans le gouvernement Barnier. Elle m'a dit qu'il y avait des drogués dans le gouvernement Barnier.
Et
peut-être autour de cette table, d'ailleurs.
Peut-être. On va faire des tests. Non, mais
la défense de la gauche et de l'extrême-gauche est hallucinante et indécente. Indécente parce qu'on essaye de faire passer ce député LFI comme une victime, comme un martyr de l'addiction qu'il faudrait
prendre en charge. Il est peut-être aussi
victime
de ses addictions. Non, mais c'est un
délinquant avant tout. C'est un délinquant et c'est extrêmement grave parce que c'est un délinquant qui est élu de la nation. Donc il y
a
une responsabilité qui est aggravée. Et quand on entend Mme Rousseau qui compare cette situation et ce comportement avec un malade du cancer, c'est-à
-dire
une maladie subie alors que ce monsieur député LFI est allé acheter de la drogue à un dealer mineur, qu'il est encore une fois dans un comportement qui est délictuel, tout simplement et c'est indécent de comparer ça à une maladie qui est le cancer,
c
'est indécent de vouloir minimiser, d'édulcorer cette situation, alors que ce député devrait très clairement rendre sa démission parce que... Mais rien
ne dit contraint.
Rien ne dit contraint. Non, mais rien ne dit contraint, sauf peut-être son groupe. Mais on voit bien que quand on est de gauche, quand on est d
'extrême-gauche... Il est plutôt
soutenu par Jean-Luc Mélench,
notamment. Tout
est permis, tout est permis. Je veux dire, c'est la galerie des horreurs au Nouveau Front Populaire, à LFI. Donc on tape sa femme, on agresse sexuellement. Alors ce n
'est
pas vrai parce
que le député Hugo Prévost, qui était justement accusé de violence sexuelle, député insoumis, il a été écarté du groupe. Oui, justement.
Adrien Quatner, ça avait été écarté quelques mois du groupe. C'est l'exception qui
confirme la règle.
C
'est l'exception qui confirme
la règle. Il n'a pas
été reconduit. Mais c'est vrai que moi, j'ai écouté Mme Rousseau ce matin dans un grand plaidoyer qui essayait de faire... Elle
dit qu'il ne faut pas
criminaliser et stigmatiser les consommateurs. Il faut s'en prendre aux vendeurs, mais il faut foutre la paix aux consommateurs parce que le consommateur est un malade.
Oui, mais ce malade est un délinquant, déjà.
Oui, parce que c'est... Aujourd'hui, on pénalise.
Il faut rappeler que ce député LFI était l'un des promoteurs, ou en tout cas l'un des défenseurs, de la suppression de la BAC. La BAC qui est en première ligne pour lutter contre le trafic de drogue. Par son comportement, il nourrit le trafic de drogue, c'est-à-dire qu'il a du sang sur les mains aussi, parce que ce trafic de drogue, il est alimenté par des gens qui, encore une fois, prennent de la drogue quotidiennement, régulièrement. Donc ça doit être évidemment réprimé sévèrement. Ce que disent certains, c'est que c
'est hypocrite, parce que la drogue, elle est partout, dans tous les milieux, dans toutes les professions, donc peut-être aussi à l'Assemblée nationale. En tout cas, avec ce député, oui, ça c'est une chose. Il y en avait eu un député macroniste aussi qui avait été attrapé par la patrouille. Donc il y a une hypocrisie.
Et donc ça veut dire quoi ? Et peut
-être qu'il faut se poser la question,
c'est pourquoi dans
ce pays, il y a autant de consommateurs de drogue ? Je crois que la France,
c
'est d'ailleurs le premier pays en Europe en consommation
de cannabis. Donc ça voudrait dire que parce qu'il y
en
a partout, parce que ça s'est banalisé, ce n
'est
pas grave. Non,
mais on pourrait s'interroger. Il ne faut pas
condamner,
il
ne faut pas réprimer, il ne faut pas stigmatiser. Moi je compare ça avec les agressions sexuelles et les viols. On a 250 viols et tentatives de viols par jour. Il y a une femme qui se fait violer en moyenne toutes les 6 minutes en France. Donc si on suit le raisonnement absurde et délirant de Mme Rousseau, ça signifierait que ce n
'est
pas grave. Ça signifierait que ces pauvres violeurs ne doivent pas être stigmatisés, qu'il faut qu
'ils
soient pris en charge, parce que finalement c'est quoi le viol ? C'est juste une addiction au sexe. Ça voudrait
dire ça ?
Le viol, on agresse quelqu'un, donc on fait du mal à
quelqu'un. Lui, il se
fait du mal à lui-même.
Non, non, il
ne fait pas
du
mal à lui-même, il nourrit une économie, il nourrit un commerce mortifère, il nourrit des trafiquants. À côté de ça, vous avez des meurtres, à côté de ça, vous avez des règlements de compte, à côté de ça, vous avez des jeunes qui sont totalement addicts et qui sont pris en charge parce que leur santé est dégradée. Et moi, j'ai bien noté le communiqué de ce député LFI qui montre bien les dégâts et les ravages sur sa santé à lui.
Pourquoi
? Il explique dans son communiqué qu'il est aujourd'hui addict, qu'il va être pris en charge, que sa santé est en danger. Mais alors, si on suit ce raisonnement, pourquoi sa formation politique milite pour la légalisation de la drogue ? Pourquoi ils sont pour la
dépénalisation
?
Mais
son communiqué, encore une fois, est une campagne contre la légalisation de la drogue.
J
'entends ce que vous dites, mais en même temps, le problème, c'est qu'on ne peut pas non plus occulter un vrai débat dans la société sur les addictions. Il ne s'agit pas de faire de
l
'addiction un prétexte pour justifier des actions diverses et variées. Mais si dans une société, vous voulez qu'on réfléchisse sur l'addiction ? Parce que moi, je pense qu'il faut réfléchir là-dessus, au-delà même de la question de la drogue. Pourquoi on est dans un pays où on prescrit autant d'antidépresseurs ? Pourquoi dans ce pays, effectivement, il y a des situations où les dépressions n
'ont
jamais été aussi
importantes
?
Michel Barnier, d'ailleurs,
dit qu'il veut s'attaquer à la santé mentale. Il y
a
un problème
avec la santé mentale.
La
santé mentale
aussi de nos jeunes aujourd'hui inquiète. Donc, je pense que la seule réponse répressive, même si effectivement il y a ce volet-là, ne suffira pas. Et il ne
s
'agit pas pour sauver le député. Je ne dis pas mon
objectif.
Oui, parce que toi, tu étais plutôt pour qu'il démissionne. Moi, je suis pour qu'il démissionne. Je ne
suis
pas du tout pour le sauver. Je ne
suis
pas là pour essayer de sauver le soldat Ryan. Non, je veux dire, ce n
'est
pas du tout ça. L'idée, c'est de se dire qu'il
y
a un vrai problème dans notre pays. Alors, ça ne veut pas dire qu'il réponde ou réfléchir. Adhère, nous fait adhérer à un laxisme, nous fait adhérer à l'idée, tout est possible, faisons tout et n'importe quoi, tout va bien. Mais ce serait dommage. Et c'est là où je veux vous interpeller. C'est qu'est-ce qu'il n'y aurait pas aussi, au-delà de la répression, de la lutte contre les trafics, une vraie réflexion ? Que se passe-t-il dans ce pays ? Pourquoi la santé mentale de nos jeunes,
ça ne
va pas ? Pourquoi les addictions ont
aussi
répandues ? Et qu
'on ne peut pas
systématiquement y répondre par une réponse policière. C
'est juste ça. Et
je ne voudrais pas aussi, une dernière chose, que
parce
que ce député a fauté, qu'on pense que tout un
courant de la vie politique française pousse à n'importe quoi.
Barbara,
t
'as marmonnier quoi ?
Non
mais j'ai dit, moi, je peux proposer une réponse à ta question, pourquoi la France, etc. Parce que la France est un pays éminemment politique, un pays, on pourrait dire même un pays d'idéaliste, de gens qui ont envie de croire à des grands idéaux, de se battre pour ces grands idéaux et d'essayer
de dépasser... Et on est toujours déçus, donc on se drogue.
Non mais de dépasser notre condition. Or, la société de consommation, les réseaux sociaux, l'abrutissement généralisé fait qu'on a perdu tous ces grands engagements d'idéaux qui font que oui, tu es capable de transcender aussi ton petit nombril.
Et
à partir du moment où tu es systématiquement renvoyé à ton nombril,
c
'est-à-dire la société de consommation, les réseaux sociaux te renvoient à ta propre misère et que du coup tu ne t'élèves pas à essayer de répondre à un projet collectif, qui soit d'ailleurs un projet politique, spirituel ou autre, tu te rabougris sur ton petit nombril et ton petit nombril, qu'est-ce que c'est ? C
'est,
oh je suis malheureux, bah qu'est-ce que je fais ? Oh bah je vais me bourrer la gueule ou je vais fumer pour penser
à autre chose. C'est ça
qui manque, c'est le manque d'idéal. Et peut-être que justement s'engager en politique, c'est être
poussé par un idéal. C'est poussé par un idéal.
Après peut-être que ce monsieur, il prend de la drogue pour autre chose, pour booster... Mais laissons ce monsieur un instant. Non mais
moi... Mais laissons ce monsieur un instant parce que le KEMSEC, c'est plutôt... C'est symbolique. Attention
sur le
KEMSEC parce
que ce monsieur, on ne sait pas s'il a pris que pour lui. Oui,
peut
-être qu'il était en train aussi d'entraîner ses
partenaires dans la pratique
et dans la consommation de ça.
Oui, parce que le KEMSEC, c'est à priori, c'est à plusieurs.
Julien Oudoul, on nous reste interrogé sur... Non mais c'était une bonne question.
C'est
français qui se droguent.
Une politique de répression n'est pas incompatible avec une politique de sensibilisation, de prise en compte des addictions,
d'éducation.
Mais moi ce que j'observe, au-delà effectivement des politiques de santé publique, sur les effets de la drogue, sur les conséquences de la prise de drogue, c'est que dans notre société, et notamment dans l'univers médiatique, économique, la drogue c'est tendance. En fait, le
cinéma,
certaines émissions, certaines séries, finalement le cannabis, c'est banal, c'est anodin, il faut même en prendre parce que ça donne un petit côté fun. Il y a tous ces messages-là qui sont véhiculés à la jeunesse, qui
finalement
édulcore et minimise les conséquences sanitaires désastreuses de la prise de drogue. Donc il y
a
ça aussi. Et excusez-moi, là on parle d'un député qui doit servir d'exemple.
Je
ne dis pas que les députés doivent être parfaits, c'est des hommes et des femmes comme les autres qui ont des défauts, qui ont des travers. Mais là, dans un domaine aussi sensible, alors que notre pays est confronté à la guerre contre le narcotrafic, qu'est-ce qu'on dit aux familles de Marseille ou même aux familles de Dax ? Parce que même dans les quartiers de Dax, la petite sous-préfecture des Landes, on a aujourd'hui des quartiers qui sont gangrénés par le narcotrafic. Et là,
à Grenoble, c'est un jeune de 14 ans qui vient d
'être tué sur
fond de trafic de drogue. Mais bien sûr,
qu
'est
-ce qu'on dit à ces familles
-là qui subissent
les conséquences de ce trafic en disant que vous avez un représentant de la nation, un représentant du peuple, qui doit voter des lois justement pour lutter contre ce narcotrafic et qui finalement enfreint ces règles et conduit à nourrir ces trafiquants. C'est ça qui est terrible.
Voilà ce qu'on pouvait dire sur le député. En tout cas, rien de le contraint à démissionner, donc il va peut-être revenir siéger là, une fois qu'il sera soigné, comme si de rien n'était.
–
J'ai même vu quelques vidéos de lui, il y a peut-être des fois où il est venu et il avait consommé, des trucs comme ça. Moi, je suis persuadé qu'il a pu
prendre la
parole comme ça.
–
Attention,
attention.
Le budget 2025 est en discussion. On a appris ce matin que le Conseil des ministres pourrait enteriner la possibilité pour le gouvernement d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution. Ce n
'est
pas non plus un scoop, puisqu'on sait que tout ce que ça se terminera par un 49.3, puisque Michel Barnier n'a pas de majorité. Mais peut-être parce que Michel Barnier veut aller plus vite, s'il n'arrive pas à contenir les choses à l'Assemblée
? –
On
voit qu'il y a
à
la fois de la part des macronistes et des députés Les Républicains de Laurent Wauquiez, il y
a
la volonté de faire tarder les débats, et peut-être qu
'il
n'y ait pas de vote. Le nombre d'amendements qui ont été déposés est assez faramineux, donc il
y
a cette volonté de retarder les débats. Nous nous souhaitons qu
'il
y ait un vote, parce qu'encore une fois, ce sont des orientations qui sont extrêmement importantes, que nous avons des amendements aussi à faire valoir, que nous avons un contre
-budget
que nous avons proposé. – Oui, mais tout ça, pardon, c'est un jeu, parce que vous allez faire voter des amendements, et puis Michel Barnier, à un moment donné, il sifflera à la fin de la récré, il dira « bon, retour à mon budget, hop,
en neuf fois ». – Et pour 1200
amendements, on n
'en
aura pas fini.
–
Mais c'est ça qui est malheureux. –
Mais
Michel Barnier est aussi, j'allais dire, la victime de la situation politique. Voilà, c'est pas lui qui l'a décidé, il n
'y
a pas de majorité. – C'est lui qui a décidé d'aller à Matignon. – Bien sûr, mais ce que je veux dire, c'est qu'il avait aussi une carte dans sa manche, c'était de reprendre un grand nombre d'amendements du Rassemblement national. – Qu'est-ce qu'il manque dans ce budget ? – Ah, il manque de tout. Il manque de tout, c'est-à-dire que les grandes économies qui étaient attendues, la lutte contre les gaspillages, la baisse de la mauvaise dépense publique, bon, elle n
'est
pas au rendez-vous, très clairement. Nous, on a fait des propositions, on a fait 15 milliards d'euros d'économies par rapport à ce budget, notamment sur le volet immigration, notamment sur le volet fraude sociale, sur les contributions à l'Union européenne. Donc de l'argent à économiser, il y en a énormément et je pense que les Français le voient tous les jours. Et puis après, sur les pistes aussi, pour relancer la croissance, pour décorseter l'économie française, sur les normes, sur les contraintes, etc. Là aussi, c'est pas au rendez-vous. Donc on a finalement un petit budget de continuité qui ne rompt pas avec les errements de
ce temps de Macron. Vous ne voulez pas censurer. Il
ne vous aura pas échappé que vous n'êtes pas dans le gouvernement et que ceux qui sont dans le gouvernement, ce
sont
les macronistes qui ont envie que rien ne change et que M. Barnier, piégé par leur présence, ne soit condamné à continuer leur politique. Donc vous,
pourquoi
? Enfin, je comprends que vous vouliez exercer un peu de pression sur lui, mais la réalité, c'est que la vraie pression qui est exercée, elle est exercée par les macronistes, pas par vous. Ah, elle est exercée par nous aussi. Je prends juste la journée d'hier. On a réussi quand même certaines avancées. On a contraint le gouvernement à un projet de loi de finances rectificative. On a sorti les biens professionnels de l'impôt. Enfin, encore une fois, on arrive à peser dans le débat. Alors oui, ce n
'est
pas suffisant, parce qu'on aurait aimé avoir la majorité, mais en tout cas, on est utile. Mais ce que M. Barnier va comprendre très très rapidement, c'est que les élections législatives avaient été celles d'un moment de rupture. Les gens ont voté aux élections européennes législatives pour finir le macronisme. On ne veut plus de solentation. Et malheureusement, ils ont quand même la continuité avec un gouvernement introuvable et une majorité inexistante.
Vous ne voulez pas proposer la censure
? Une question,
ça pourra
arriver.
La
censure
? Elle
n
'est pas
exclue sur le budget
?
Mais
c'est dans notre arsenal. Et nous verrons en fonction des débats, nous verrons en fonction du comportement du gouvernement et de l'aboutissement de ce projet de loi de finances, si nous censurons le
gouvernement. Antoine,
je
te propose de garder ta question. On se retrouve dans un instant avec Julien Audou, le député RN de Lyon, face aux grandes gueules sur RMC, RMC Story. A tout de suite. On est en plein débat budgétaire à l'Assemblée nationale. C'est compliqué pour Michel Barnier, mais ça, on le savait parce qu
'il
n'a pas de majorité. On parle déjà du 49-3 qui pourrait être déclenché peut-être plus tôt que prévu pour faire passer ce budget. Question d'Antoine Diers.
Oui, on parlait budget. Vous évoquiez, monsieur le député, la nécessité de faire des économies. Et moi, c'est un discours qui me plaît bien puisque je fais partie de ceux qui sont persuadés qu'on va vers un mur budgétaire absolu. Et pour autant, quand on regarde un certain nombre de propositions du RN, on est plutôt loin des économies. Par exemple, comment arrivez-vous à tenir le discours de nous devons faire des économies et en même temps essayer de remettre la retraite à 62 ans ? Je vois vraiment là une incompatibilité profonde. Alors, est-ce que vous pourriez nous dire en quelques mots quelles seraient les économies du RN ?
Est-ce que le RN serait plus vertueux au plan budgétaire que ce qu'ont pu faire les autres
? Sur les
retraites, parce que c'est vrai que c'est une contradiction. C'est-à
-dire
que si on repart à 62 ans, ça ne
va
pas faire des économies.
Alors, il faut être précis, on ne repart pas à 62 ans. Si on abroge la réforme. Non, mais c'est la retraite à 62 ans pour ceux qui ont 40 admittés de travailler et qui ont commencé à travailler avant 20
ans. Oui, non, mais pardon.
Non, parce que dans
votre niche
parlementaire, vous proposez l'abrogation de la réforme de retraite. Donc, si on abroge, on revient au système d'avant. On revient
à
62
ans. On ne revient pas à ce que vous souhaitez, on revient à
62 ans.
Notre projet est très clair. On envoie un nombre de messages.
On va revenir sur la retraite Macron. Et d'ailleurs, nous comptons bien sur les députés de gauche qui ont fait de cet argument leur seule proposition.
Là, c'est votre piège
politique.
Mais là, moi, je parle vraiment. Ce n'est pas un piège politique. Qu'est-ce qu'on fait au plan budgétaire ? Quelles sont vos
solutions ?
Quelles
sont vos solutions pour
remettre ce pays d'avant ? Je ne sais
pas si vous l'avez regardé dans le détail. On a proposé un contre-budget avec 15 milliards d'euros d'économie. C'est 15 milliards d'euros d'économie. On va les chercher pour 4 milliards d'euros sur l'immigration, sur la transformation de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence, sur les subventions qu'on accorde à toutes les associations immigrationnistes. C'est 750 millions d'euros par an qui contribuent à faire venir des migrants chez nous, au mépris de la sécurité des Français. Si on prend par exemple les retraites,
c
'est important, le minimum retraite, en fait, vieillesse, vous avez 40% du montant qui est accordé à des étrangers qui n'ont jamais cotisé. C'est une source d'injustice majeure. Ce sont des économies que nous pouvons faire. Sur la fraude sociale également, donc la fraude sociale qui représente selon les rapports parlementaires entre 20 milliards et 50 milliards d'euros par an. Donc il y a beaucoup à récupérer. sur également les contributions, nous souhaitons baisser les contributions que nous versons chaque année à l'Union européenne, parce que nous sommes perdants à tous les niveaux sur ce sujet-là. Donc ça fait énormément d'économies.
Et votre réforme des retraites par rapport à ça, elle pèse combien ? Ce n
'est
pas notre réforme des retraites, c'est revenir effectivement au schéma initial. Je suis persuadé que vous effacez largement les pistes économiques que vous venez de nous donner. Et
donc en réalité, personne n'est en mesure de faire des économies. Le conseil d
'orientation des retraites a bien montré que la réforme Macron était totalement inefficace d'un point de vue économique. On parle juste d'un
point de vue économique. Et donc revenir en arrière, ce serait encore pire.
Je ne parle même pas d'un point de vue social. Mais économiquement, la réforme
Macron...
La retraite à 64 ans, telle qu'elle a été orchestrée par Emmanuel Macron...
La retraite
à 62 ans, ça ne
va
pas faire des
économies non plus.
Elle est inefficace. Encore une fois, on peut repartir sur le débat des retraites, faire travailler plus longtemps des gens qui n'ont pas d'emploi, qui sont déjà au chômage, qui vont toucher le RSA, ça n'apporte pas un rond aux
finances de l
'État. Quand
tu as commencé à 18
ans
et que tu as un travail pénible toute ta vie, et que tu as déjà
fait tes 40 annuités, tu ne
vas
pas continuer
à bosser. On ne parle pas
de... Pardon, mais Frédéric Farah, il peut travailler jusqu'à 70 ans,
il
est en pleine forme.
Mais non, mais on ne te parle pas de ça. De toute façon, on ne se travaillera.
Non,
mais
attends.
Mais de toute façon,
depuis la réforme Fillon,
on
est déjà...
Moi, je suis à 67. J'espère, Barbara, je te vois. Non, mais je suis à 67. Je te vois, t'as une
pêche d'enfer.
Oui, c'est ça.
De toute façon, je suis
allé sur le site de la CNAP. Ma génération n'aura pas de retraite. C'est pour les métiers pénibles.
C
'est
pour les métiers pénibles
qu
'on se... Et
ça me pose zéro problème. Mais oui, mais nous... Donc, ce n'est pas un scandale de
dire...
Mais vous avez des travailleurs manuels... On est des profs, c'est facile. ...qui ont des métiers difficiles, qui ont fait des charges lourdes, qui ont commencé à travailler tôt. Non, mais c'est plus facile pour moi de faire un
effort que quelqu'un qui est sur un chantier, c'est évident.
On est en train de refaire le débat de retraite alors qu'on parlait
budget.
Et
moi,
je dis qu'il y a une réalité budgétaire.
Et la réalité budgétaire,
elle
est telle qu'on a beau avoir toutes ces discussions, si on ne peut plus payer... Si vous maintenez toujours ce type de réforme, 62 ans, etc., à la fin, c'est ma génération, les trentenaires, qui dans 40 ans seront complètement assommés. Mais
non, mais vous
ne
vous
rendez pas compte de la richesse de notre pays et des gaspillages qui sont faramineux. Moi, je me rappelle qu'il y a deux ans, M. Macron a accordé un milliard d'euros pour soutenir la transition énergétique de l'Afrique du Sud. Quand on est capable de verser un milliard d'euros pour la transition énergétique d'un autre pays, c'est qu'on a des marges de manœuvre. Quand on est capable de verser deux milliards d'euros par an pour l'entretien de faux mineurs isolés, c'est qu'on peut, encore une fois, faire d'autres choix budgétaires.
Quand on verse plus d'un milliard d'euros pour soigner des clandestins, 100% des clandestins qui peuvent soit bénéficier d'un anogastrique, soit d'une prothèse d'épaule, voire du recollement des
oreilles... C'est vraiment des cas très rares.
Non,
non, mais c'est dans le cadre de l'AME.
C
'est cas, mais il y en a très
peu. Mais je les sors parce que ça existe.
On peut exister, bien sûr. Eh bien, les implants dentaires,
c'est pas rare.
Et les implants dentaires, ça coûte cher. Parce que
toi, quand tu te feras un implant dentaire, tu paieras plein pot. Un clandestin qui se fait des implants dentaires, c'est gratos, ça.
Excuse-moi. Mais combien de clandestins se font des implants dentaires ?
Je pense que c'est quand même important de rappeler, au-delà de l'implant dentaire, au-delà de l'épaule qu'on remet à droite ou à gauche, je veux dire, la question est ailleurs.
C
'est-à-dire que Emmanuel Macron, 2017-2023, en termes de recettes, c'est plus de 60 milliards, c'est 2,2 points de PIB, etc. On peut réfléchir sur...
Oui, mais
est
-ce qu
'il s'est permis de faire baisser le chômage ?
Mais je
rappelle, mais je le redirai jusqu'à la fin, que
les
rapports de France Stratégie ont montré que la modification de la fiscalité Macron n'a pas apporté tous les investissements souhaités. C'est France Stratégie qui ne
le dise pas moi. Oui, d'accord, mais ça a quand même fait venir... Oui, mais on peut réfléchir si il n'y a pas d'épices. Le Mozart de la finance,
on nous avait dit. Oui,
le Mozart de la finance.
Ça n'a pas
fait venir des entreprises
qui
font beaucoup travailler nos
DPE, PME. Ça a fait venir des
grosses entreprises. Non, c'est plus attractive
aujourd'hui qu'il y
a
quelques années. Moi, je veux bien qu
'on
tape sur Macron matin, midi et soir, mais après,
il
faut être factuel. C'est ce que je suis. L'attractivité de la France est meilleure aujourd'hui qu'il y
a 7 ans. On a fait revenir de
l'industrie
? On a fait baisser
le chômage. Pardon, il y a moins de chômeurs aujourd'hui qu'il
y
a 7 ans.
Non, c'est pas exact. C'est pas exact. Sur toutes les catégories. C'est qu'une catégorie. Sur toutes
les
A,
B, C, D, E.
Parce que les
chômeurs, ce n'est pas que la catégorie A.
Et d'ailleurs,
je le rappelle, les chômeurs, ce n
'est
pas que la métropole. C'est aussi l'outre
-mer qui sont
toujours comptabilisés à part et qui
sont une discrimination
totale. Donc, toutes les catégories de chômeurs, on voit que le chômage, dans les faits, n'a pas baissé. Il y a eu des transferts de catégories. Il y a des gens qui ont été sortis des catégories
et des écrans radars.
C
'est ce qu'on dit quand on n'est pas d'accord.
Effectivement. Donc, le chômage n'a pas réellement baissé. En revanche, la précarité a augmenté.
Alors expliquez-moi. En revanche, ceux qui travaillent sont
aujourd'hui au seuil de
pauvreté.
Expliquez-moi, Julien Audoul, quand on interroge les Français sur leurs préoccupations majeures, le chômage n'arrive plus en première position. Pendant des années,
c
'était l'emploi. C'était vraiment la première préoccupation. Aujourd'hui, ce n'est
plus l'emploi,
ce n
'est
plus les questions de pouvoir d'achat, donc sans doute liées au salaire. C'est les questions d'immigration, de sécurité. Donc, le fait
même que les
Français disent que l'emploi n'est plus un vrai problème montre bien quand même qu'on a en partie résolu le problème
de ce chômage de masques qu'on avait en
France.
En fait, pourquoi les Français disent ça aujourd'hui ? Ce n
'est
pas que le chômage a baissé, c'est qu'aujourd'hui, pour bon nombre de Français, c'est beaucoup plus sûr d'être au chômage et de toucher les minima sociaux que de travailler. Parce que vous avez des Français qui n'y arrivent pas en travaillant parce qu'ils sont écrasés par les charges. Et ils voient que les minima sociaux sont hauts et que les salaires sont bas. Donc, le différentiel fait que quand vous retrouvez un travail, que vous devez mettre de l'essence dans votre réservoir, que vous perdez toutes les aides pour les crèches, pour les trucs, etc., finalement, vous vous dites que ça ne vaut pas le coup d'aller travailler.
Et vous avez plein de gens qui, de bonne foi, veulent aller travailler, ne sont pas des feignants, comme
peuvent le dire,
des macronistes, et qui se disent « Mais à quoi bon perdre de l'argent en allant travailler ? » C'est ça le véritable problème. Donc aujourd'hui, c'est la précarité. Aujourd'hui, c'est la hausse des charges à tous les niveaux, électricité, gaz, alimentation, carburant, qui fait que, notamment, les classes moyennes se paupérisent et que les classes moyennes regardent avec beaucoup d'inquiétude la situation actuelle. Et les salaires ne procéduisent pas assez. Antoine Dillers ? Les salaires ne procéduisent pas assez. Est-ce que vous êtes en mesure de dealer quelques mesures urgentes pour tous ces gens ? Lors-moi la mode. Non,
non,
mais pas de la
drogue. Attention à l'envoi de deal en ce moment. De négocier
quelques mesures urgentes. Par exemple, je pensais à votre mesure, la TVA à 5,5 sur l'énergie. Vous êtes un groupe important à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous allez mettre à profit ce poids politique pour obtenir des choses pour vos électeurs ? Nous le mettons déjà à profit. Nous le mettons à profit dans tous les débats, en commission.
On
l'a vu en
commission. Mais des choses concrètes. Moi, je
pense que vous êtes en mesure, en posture, là,
de dire au gouvernement...
Non,
mais
d'être en mesure de dire au gouvernement écoutez, vous allez avoir besoin de nos voix. Parce que c'est ça qui va se passer. Eh
bien, nous, on exige
sur l'immigration, on veut telle mesure, sur l'économie,
on
veut telle mesure, etc. Et je ne vois pas bien ce que le RN est en passe
de tonnerre. C'est pour ça que vous avez parlé.
On nous explique que le RN, finalement, c'est en quelque sorte celui qui tire les ficelles
de la
marionnette Michel Barnier et qu'à tout moment, vous pouvez appuyer sur le
bouton pour faire sauter Michel
Barnier. Effectivement, je rejoins ce que dit Antoine. Il va falloir que
vous
puissiez démontrer notamment
à vos électeurs que
vous obtenez des choses. C'est de la com'.
Déjà, si l'augmentation de l'aide médicale d'État a été mise à la poubelle, c'est grâce au RN qui est monté au créneau. Si nous avons un énième projet de loi immigration, c'est parce qu'il
y a
une pression du RN et que nos électeurs le demandent. Vous-même, vous dites énième,
c
'est-à-dire que
vous n'y
croyez pas
non
plus. Mais encore une fois, eux font de la communication parce qu'ils voient bien qu'ils sont obligés d'en faire. Nous, nous allons regarder de près ce qui va dans le sens de l'intérêt des Français. Michel Barnier le sait. Il sait qu'il y a 11 millions de Français qui, derrière les 143 députés du RN et de l'UDR, attendent des mesures
concrètes en matière d
'immigration, de pouvoir d'achat. La fameuse dose de proportionnel que vous réclamez depuis des années. Il faut dire, écoutez,
on va voter ce texte-là. Il a ouvert
l
'accord. Moi, je suis
persuadé que le gouvernement Barnier va vous faire espérer des choses et que vous allez être en soutien pendant de longs mois. Vous allez participer à ce qui se maintienne au pouvoir et qu'à la fin, vous n'aurez pas obtenu grand-chose. Alors, nous ne sommes pas en soutien.
C'est le magicien Barnier
qui est en train de vous envoûter. Vous savez, des magiciens, on en
a vu, on en a entendu pendant des années. Donc, on n'est pas dupe de ces manœuvres et la communication ne prend plus.
C
'est-à-dire que le
phénomène
Retailleau ne va pas nous
illusionner. Il y a des
électeurs du RN qui disent « Je ne comprends pas pourquoi on ne censure pas tout de suite Michel Barnier. »
Michel
Barnier, c'est le système. Il était ministre il y a longtemps. Il reproduit les choses finalement qui ont été faites. Il gouverne avec des macronistes et on n'a pas voté RN pour finalement soutenir Michel Barnier. Est-ce qu'il n
'y a
pas un danger ? À un moment donné, vous êtes... Voté RN, c'est un vote de rupture. On renverse la table et on veut autre chose. Est-ce
qu
'il n
'y a
pas ce danger-là ? C'est-à
-dire,
plus vous attendez en espérant je ne
sais
pas quoi d'ailleurs et
plus vous risquez de décevoir vos propres électeurs. On
n'allait pas censurer a priori. Nous, on n
'est pas comme la gauche et l'extrême
-gauche qui
brandit la
censure tous les quatre matins parce que ça fait bien de censurer. Nous, nous voyons l'intérêt de la France et des Français. On voit bien que la situation politique, elle est bloquée. Elle est bloquée jusqu'au mois de juin prochain. Quoi qu'on en dise.
Il ne pourra pas y avoir de solution. Il n'y a pas de
plan B.
Il pourrait y avoir... Un autre plan B. Mais encore une fois, nous gardons la censure dans notre arsenal. On pourra la dégainer le moment venu. Mais là, avant le projet de loi de finances, il n'y avait pas d'intérêt. Nous allons regarder sur pièce ce qui est voté. Voilà. Quel sera ce projet de loi de finances ? Et le moment venu, on pourra toujours censurer le gouvernement. Prébé Phara. Mais est-ce qu'économiquement, ce qui faisait votre marque de rupture ou de renverser la table, au-delà des questions migratoires, est-ce que ce n'était pas quelque chose sur lequel vous avez maintenant
passé
ou oublié qu'était votre rapport à l'Europe ? Vous étiez critique de l'euro, on ne vous entend plus là-dessus. Vous étiez très critique de
l
'Union européenne, vous dites que vous voulez retirer un peu les contributions, etc. En fait, comme si vous avez édulcoré votre rapport à l'Union européenne pour être mieux accepté par les autres. Est-ce que ce n
'est
pas ce qui s'est passé ? Parce que finalement, sur l'euro, vous aviez une critique, puis ça a disparu. Qu'est-ce qui s'est passé en cours de route ? Il y a eu quelques années.
Oui, oui, oui.
Depuis 2017, il y a eu
de l'eau qui a coulé sur la scène. Mais c'est une question centrale
aujourd'hui dans l'organisation européenne de la question de la croissance, de la question monétaire, une question centrale. On ne
vous
entend plus. Donc la question que je pose, qu'est-ce que vous dites là-dessus ? Est
-ce
que ce n'était pas aussi ça votre caractère tranchant sur lequel vous avez abandonné ? C'est-à-dire finalement, on prend l'Europe telle qu'elle est finalement. Non, bon, on n'a pas abandonné, nous sommes des pragmatiques. L'Union européenne, elle a changé ces dernières années. Regardez les gouvernements, notamment en Europe centrale et orientale, regardez les politiques qui sont mises en œuvre, notamment au Danemark. Le Danemark, gouvernement social-démocrate, reprend notre politique migratoire. Nous sommes évidemment satisfaits.
Mais nous sommes des pragmatiques et nous, ce que nous disons, c'est que l'Union européenne n'est pas une mauvaise chose si elle sert les intérêts français et si nous pouvons réorienter des politiques, si nous pouvons faire du patriotisme économique, si, encore une fois, l'Union européenne nous permet de garantir la souveraineté, nos souverainetés indispensables. Aujourd'hui, c'est possible, à condition, déjà, de gagner l'élection présidentielle, premièrement, qu'on ait un gouvernement-rassemblement national. Ça,
c
'est une condition sine qua non. Et ensuite, nous avons un groupe puissant au Parlement européen qui va agir, qui va influencer sur ces
politiques. Dernière question. Je suis désolé, mais on va quand même parler du procès du FN parce que vous avez été entendu hier, en 2014, puisqu'on parle de ces années-là, vous étiez un jeune attaché parlementaire et visiblement, vous ne connaissiez pas la députée européenne pour qui vous étiez censée travailler. Il y a des mails qui ont été notamment lus à l'audience qui sont assez accablants où vous dites à un moment donné, vous demandez,
je
crois, Marine Le Pen, ce serait bien que je rencontre celle pour qui je suis censé travailler. Donc, en fait, vous étiez assistant parlementaire, mais vous disiez autre chose que de
travailler pour ces députés européens. Je ne vais pas
refaire l'audience, le lendemain de l'audience. Donc, moi, je me suis exprimé longuement. Donc, il y a tout dans la presse et tout a été relayé. Donc, je ne vais pas refaire ici l'audience. Nous, nous sommes sereins parce que nous n'avons rien à nous reprocher.
Il n'y a pas d'embarras.
Il n
'y a
pas d'embarras de notre part. Nous sommes sereins. Il y a, il faut bien le dire, un problème de fond sur l'appréciation que se fait l'Union européenne du travail d'un collaborateur parlementaire. Ça vaut pour le Rassemblement national. Ça vaut pour la France insoumise. Ça vaut pour le Modem. C'est un problème français
et européen. Vous connaissiez la députée européenne pour qui vous étiez censé travailler ou pas ? Bien sûr. Je vous pose la question. Vous la connaissiez
? Bien évidemment, encore une fois.
Enfin,
je veux dire, on ne
va
pas revenir dessus. Mais c'est un problème de fond sur le rôle des collaborateurs. Est-ce que les collaborateurs sont au service de l'Union européenne de la technocratie ? Ou alors, est-ce qu'ils servent leurs députés qui sont élus sur une liste et pour un
parti
politique ?
Donc,
pour vous, pas de crainte. Marine Le Pen ne sera pas déclarée inéligible. Elle pourra être candidate en 2027. Mais nous sommes sereins et je compte bien que Marine Le Pen sera candidate en 2027. Merci Julien Audoul
d'être
venu à la table des grandes gueules.