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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 6 octobre 2016 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Macron les énerve tous ! - les questions SMS #cdanslair 05-10-2016

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse partielle

    Dire d'Emmanuel Macron qu'il est populiste, est-ce une insulte ou un compliment ?

  • 0:12RelanceRéponse partielle

    Mais ça dépend qui l'entend. Parmi les élites, c'est perçu comme une insulte ?

  • 1:14OuverteRéponse partielle

    Si Macron est candidat et qu'il grimpe dans les sondages, peut-il faire imploser l'EPS et les Républicains ?

  • 2:22OuverteRéponse partielle

    Chômage, retraite, impôts, logement, éducation, dette publique : que propose Macron ?

  • 5:05OuverteRéponse partielle

    Qui pourrait être Premier ministre si Macron était élu président ?

  • 6:06OuverteRéponse partielle

    Macron pourrait-il être juste en marche pour Hollande, pour tester de nouvelles propositions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:43InvitéFait
    « Une recomposition politique à gauche est presque inéluctable. »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité24 %
  • Invité 219 %
  • Invité 318 %
  • Invité 414 %

≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Invité

On en a dit un mot tout à l'heure, mais la question reste posée visiblement. Dire d'Emmanuel Macron qu'il est populiste, est-ce une insulte ou un compliment, Renaud Delis ?

0:12
Présentateur

Mais ça dépend qui l'entend. Je pense qu'encore une fois, parmi les élites politiques, économiques ou médiatiques, c'est perçu comme une insulte. Je pense que pour une bonne partie de l'électorat, et je pense que c'est d'abord l'électorat qui intéresse Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est pas forcément perçu comme une élite, comme une insulte. Ça peut être perçu comme quelqu'un qui, justement, dépasse le vieux système, dépasse les représentants des légitimes, etc. Le fait qu'il n'ait pas beaucoup de grands élus autour de lui, c'est pas forcément à ce stade. Ensuite, ça peut devenir un problème pour organiser la campagne, mais à ce stade, pour soigner sa popularité, c'est plutôt un atout.

0:43
Invité

On va dire que c'est Emmanuel Vaz, le premier, qui a parlé de populisme light.

0:47
Présentateur

Mais si on regarde en plus les précédentes élections présidentielles, en 1995, quand Jacques Chirac est élu sur la fracture sociale, il y a une tonalité éminemment populiste dans son discours. C'est comme ça, d'ailleurs, qu'il dépasse Édouard Balladur. Effectivement, en 2007, on a eu un concours de trois populistes, plus ou moins light, mais entre Nicolas Sarkozy, Ségoyen Royal et François Bayrou. Les trois jouaient sur ce registre-là, critiquant eux aussi des élites déjà délégitimées. Donc, encore une fois, cette critique-là ne me semble pas extrêmement pertinente pour qui veut faire reculer Macron.

1:14
Invité

Si Macron est candidat et qu'il grimpe dans les sondages, peut-il faire imploser l'EPS et les Républicains, Jean Garrigue ? Oui. Michel Sapin dit que c'est Emmanuel Macron qui peut faire perdre la gauche. Mais je pense que les principaux responsables de l'échec de la gauche, pour l'instant, ne sont pas Emmanuel Macron. On voit très bien d'où vient cet échec. Tout dépend de ce que va être la percée d'Emmanuel Macron au cas où il se présente.

Mais de toute manière, on sait bien qu'une recomposition politique à gauche est presque inéluctable, puisque ce qui tend à se dessiner, c'est soit une victoire de la droite au deuxième tour de 2017, de la droite républicaine, j'entends, soit éventuellement une victoire d'Emmanuel Macron, qui semble être le seul en mesure de remporter l'élection. S'il y a une victoire d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire de quelqu'un qui se présente comme un candidat et à droite et à gauche, il y a forcément, à un moment donné, une recomposition. Le problème... Il y a beaucoup de questions, Hélène Pilichovski. Je suis désolée, mais Emmanuel Macron suscite toujours des interrogations.

Alors, je vous délivre ces questions. Chômage, retraite, impôts, logement, éducation, dette publique, concrètement, que propose Macron ? Bon courage, Hélène Pilichovski, pour la réponse. Non, non, ça va aller très vite, parce qu'il n'est pas encore entré dans le dur, si on peut dire, du sujet. Justement, ce qui intéresse les gens au plus haut point, c'est leur quotidien, en fait. Et toutes les questions économiques et sociales, c'est ce qui détermine la vie future des Français. Et donc, c'est pour ça, je pense qu'il commence peut-être par les institutions.

C'est peut-être plus facile, politiquement, au moment où il grimpe, où il assoit sa notoriété, de parler de sujets qui sont plus vagues pour les Français et qui ne leur parlent pas beaucoup, avant, et une fois qu'il aura peut-être une certaine solidité, une certaine notoriété et de bons sondages, des sondages bien assis dans le paysage politique, il va pouvoir commencer à aborder les questions extrêmement concrètes. Ça peut être le SMIC, ça peut être le chômage, par exemple, ce que proposent tous les autres candidats. Dieu sait s'il y a des propositions. Il faut attendre, voilà ce que vous dites. Oui, il attend volontairement, mais ça sera difficile pour lui à ce moment-là.

Emmanuel Macron a certainement des idées, mais pour le moment, il me semble entendre le canuet en 1965. Qu'en pensez-vous ? Avec les dents blanches. Écoutez, oui, le canuet en 1965, le canuet n'a pas fait le score escompté en 1965, parce qu'il faut rappeler aux téléspectateurs, qui avaient devant lui évidemment le général de Gaulle, et puis, celui, la surprise de 1965, c'est François Mitterrand. Donc, le canuet s'était directement inspiré, justement, des campagnes, ou de la campagne de Kennedy. Ça ne lui a pas porté chance, apparemment. Quel sourire ! Et qu'est-ce qu'il est resté de le canuet, sinon un agrégé de lettres aussi, un homme de lettres. Le philo. Philo, pardon.

Un homme cultivé, qui a été un grand ministre du général de Gaulle, puis de Georges Pompidou. Mais bon. Pas grand-chose, c'est ça que vous racontez. Plus de le canuet, c'est plutôt de Pierre-Brandet France. Pas du général de Gaulle, pardon, de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d'Estaing. Plus que de le canuet, c'est de Pierre-Brandet France que se réclame. Il l'a dit d'ailleurs Emmanuel Macron, c'est pour ça que j'en ai parlé dans ma tribune. Ça ne paraît pas. Parce que, à l'instar de Pierre-Brandet France, il y a cette incarnation, justement, de la modernité, de la France. On parlait tout à l'heure des deux Frances. Eh bien, c'était ça, Mindès France.

Mindès France s'appuyait aussi sur une France d'étudiants, de cadres, de jeunes, tournés vers la modernité. Alors, est-ce que ça suffit ensuite pour faire, justement, sous la Ve République, le plein et le rassemblement au second tour d'une présidentielle ? Ça, c'est autre chose. Mais en tout cas, c'est cette image-là qui devrait être cultivée. Mais ça demande aussi, parce que Mindès France, il y avait du fond, il y avait un programme, il y avait aussi une expérience politique derrière lui. Ça demande aussi l'épaisseur et ce qu'on attend maintenant. Mais il évoque même chose. Qui pourrait être Premier ministre si Macron était élu président ?

Ça va être son souci, c'est de trouver une majorité après, puisqu'il n'a pas de parti. Il faudra voir les ralliements qu'il va avoir, si jamais il est candidat, à la perspective de la présidentielle. Ça avait été un souci, quand même. Alors là, avec quelqu'un qui avait un parti qui s'appelait Valéry Giscard d'Estaing. Valéry Giscard d'Estaing a beaucoup souffert en 1974 de ne pas avoir une majorité parlementaire. Parlementaire, forte. Et c'est exactement ce qui s'est reproduit d'une certaine façon, avec Jacques Chirac en 1995. C'est pour ça qu'il y a eu une dissolution. Ce qui illustre cette question, c'est la solitude d'Emmanuel Macron.

5:45
Présentateur

Ça peut être un souci après. Il faut avoir une majorité cohorte, etc. Ce n'est pas un souci pour trouver des candidats pour entrer à Matignon.

5:51
Invité

Oui, ça en général, ça se trouve assez facilement.

5:53
Présentateur

On en verra en venir du centre-gauche et du centre-droit. Donc ça, il n'aura pas de problème.

5:56
Invité

Ce qu'on sait, c'est que lui ne sera pas Premier ministre. Si d'aventure, c'est Alain Juppé qui est élu, puisqu'il a dit qu'il ne le prendrait pas pour Premier ministre. D'où la colère un petit peu d'Emmanuel Macron à son égard. Macron pourrait-il être juste en marche pour Hollande, pour tester de nouvelles propositions et pour siphonner les voix de Bayrou ? C'est une question qu'on a tout le temps sur l'idée d'une espèce d'accommodement, d'arrangement entre les deux. Ça, ça apparaît totalement absurde. Enfin, je pense que les journalistes sont encore mieux placés que moi pour le dire. Mais c'est quelque chose qui ne tient plus maintenant.

On voit très bien à quel point François Hollande est très bas dans les sondages et à quel point, au contraire, de la part des Hollandais, c'est la thèse de la trahison qui prédomine. Donc il n'y a pas eu du tout cette sondation.

6:39
Présentateur

L'idée de l'entente entre les deux, elle est totalement factice, évidemment. Et François Hollande a très mal vécu son départ. D'ailleurs, je vais à l'Elysée, comme tout le monde le sait, jusqu'à la dernière seconde. Beaucoup a commencé par le président de la République, pensait qu'Emmanuel Macron ne franchirait pas le pas. Donc il n'y a pas du tout d'entente entre les deux. Et aujourd'hui, Emmanuel Macron prétend incarner en tout cas autre chose, justement un autre système, un apprenant, etc. La question qui se pose maintenant du côté de l'Elysée, du côté de la gauche et des socialistes, c'est de gérer l'après. C'est-à-dire dans l'hypothèse où les deux seraient candidats, etc.

Comment ensuite éventuellement raccommoder, rabibocher, etc. le moment venu ? Même si dans ce cas de figure le plus probable, évidemment, et c'est ce qu'on voit déjà apparaître dans les sondages, c'est que la gauche ne serait pas présente au second tour. Mais c'est plutôt maintenant les conséquences de sa décision. Mais en tout cas, il n'y a aucun jeu de rôle entre les deux.

7:23
Invité

Et rappelons dans les sondages qu'il n'est, j'allais dire naturellement, pas en situation de l'emporter, Emmanuel Macron. C'est celui qui a le plus d'intention de vote à gauche, mais il n'est pas en situation de faire gagner la gauche, on va le dire comme ça. Macron peut-il séduire les électeurs anti-système et les abstentionnistes ? Oui, je pense qu'il peut les séduire parce que les électeurs anti-système se réfugiaient le plus souvent du côté du Front National. On sait bien que le Front National a pris ses voix à droite et à gauche par des gens qui refusaient le système, avec des idées supplémentaires.

Lui, il est le candidat anti-système, beaucoup plus acceptable moralement, s'il voulait, et qui peut effectivement séduire. Parce que ce n'est pas un candidat des revanchards, ce n'est pas ce candidat-là. C'est quelqu'un qui veut porter haut le message du politique. Oui, il rejette les systèmes tout en voulant montrer...

8:14
Présentateur

Le problème qu'il y a quand même là-dessus, c'est qu'il a un peu trop d'amis-patrons. Si vous voulez un candidat anti-système et que vous avez derrière Pierre Gattaz, qui tous les trois jours explique à quel point vous avez raison, ça ne sert pas forcément... c'est le positionnement qu'il essaie de jouer, mais il est quand même aujourd'hui perçu comme étant un candidat d'en haut, et d'abord des élites économiques. Et ça, de ce point de vue-là, électoralement... C'est pas Yvon Gattaz, Pierre Gattaz.

8:36
Invité

Pierre Gattaz, oui, Pierre Gattaz. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h35. Une émission que vous pouvez retrouver sur PLEUZ, le site de replay de France Télévisions. On se retrouve demain, 17h50, pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.