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Audition parlementaireAnaïs Belouassa-Cherifi· 9 octobre 2026 4 minActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleRetraitesBudget & impôts

J'interpelle les ministres sur le budget de la Sécurité sociale.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Des milliers de lycéens et lycéennes, d'étudiants et d'étudiantes sont en lutte pour un droit à l'avenir. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Avec ce budget de la sécurité sociale, vous assumez de dire que la jeunesse a le droit à aucun avenir et que c'est une variable d'ajustement. »

Temps de parole

  • Anaïs Belouassa-Cherifi100 %

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Anaïs Belouassa-Cherifi

Merci euh madame Bello Chérifie pour le groupe AFI. Merci monsieur le président, mesdames et messieurs les ministres collègues. La colère gronte dans notre pays et vous persévérez et signez. Des milliers de lycéens et lycéennes, d'étudiants et d'étudiantes sont en lutte pour un droit à l'avenir. C'est dans ce contexte que vous osez proposer un budget qui assombrit largement ce droit à l'avenir. Lorsque vous vous en prenez aux APL qui constitue l'une des rares aides auxquelles les étudiants ont droit. Pour ces jeunes, c'est ce qui permet de conserver un logement, de poursuivre ses études, de manger.

Avec ce budget de la sécurité sociale, vous assumez de dire que la jeunesse a le droit à aucun avenir et que c'est une variable d'ajustement. Désormais, ils doivent attendre plus longtemps pour se soigner. S'ils sont malades, ils seront moins indemnisés lors de leur arrêt. Alors, que se passe-t-il quand vous condamnez un droit à l'avenir ? La colère gronde et c'est pas étonnant. Après 10 ans de macronisme, 15 % des Français sont pauvres. Ils renoncent à se soigner, à se nourrir, à se chauffer parce que vous avez décidé délibérément d'exonérer les grandes fortunes de notre pays.

[grognement] Il s'agirait donc de descendre de votre tour d'ivoir pour voir ce qui se passe dans notre pays et de comprendre que les jeunes, les âgés, les personnes en emploi, les personnes en chômage vont tous être touchés par ce budget délétaire. Le budget de la sécurité sociale que vous nous proposez, c'est 12 milliards de coupes. 6 milliards dans la santé, 4,1 milliards sur nos retraite, 1,6 milliards dans nos familles. Et pendant ce temps, la CADES continue de rémunérer les marchés financiers et vous persistez dans votre politique d'affaiblissement de la sécurité sociale avec une multitude d'exonération de cotisation.

Alors que nous venons de vivre un été caniculaire où on a encore une fois vu que les établissements de santé, que notre système de santé semblait était dans une grande difficulté. Dans votre budget, encore une fois, c'est l'hôpital public qui paye la facture. Tant pis pour les lits qui manquent, tant pis pour le personnel en souffrance, tant pis pour les patients qu'on triit faute de moyens, tant pis pour les locaux délabrés, tant pis pour les heures d'attente interminable aux urgences. Depuis 10 ans, vous organisez la pénurie et demandez aux hôpitaux de de fonctionner toujours plus vite avec toujours plus moins.

Tous les soignants nous le disent, il est devenu impossible d'aider les autres sans se sacrifier soi-même. Beaucoup jettent l'éponge, changent de métier face à la maltraitance institutionnelle qu'ils subissent. Voici donc le système de santé que vous laissez au français vivement 2027. Pour acheter la non censure de l'extrême droite, le droit différencier semble être devenu votre nouvelle matrice. L'instauration d'un délai de carence d'un an sur certaines prestations sociales est un choix de société qui qui fragilise notre pacte républicain.

C'est le choix de considérer que pendant 1 an des personnes qui vivent ici, qui étudient ici, qui élèvent leurs enfants ici pour être privés de protection auxquelles les autres ont le droit. Enfin sur les retraités, franchement je comprends pas. Vous prévoyez de retirer du pouvoir d'achat au retraités alors que les retraités sont dans une grande difficulté sociale. Vous touchez là aux retraites des plus modestes comme l'a annoncé ce matin monsieur Farandou avec le gel des retraites au-delà de 2060 €. Donc vous assumez de geler ces pensions alors que celles-ci sont en dessous du seuil de pauvreté.

Sur la politique familiale, vous assumez de prendre pour cibre les enfants avec un taux de pauvreté chez les moins de 18 ans de près de 22 %. Vous réduisez d'un/4 la location de rentrée scolaire et vous réduisez les allocations familiales. Madame Ris, tout à l'heure, vous avez annoncé le gel de l'allocation pour décès de l'enfant et de l'allocation d'études de l'enfant handicapé. Je trouve ça vraiment détestable. Cette année encore, vous nous présentez un budget de maltraitance sociale qui touchera tout le monde, quel que soit son âge. La France n'en peut plus de vous. Les citoyens sont à bout de souffle. Ils en peuvent plus de serrer les dents alors vivement le 2 mai 2027. Très bien.

Merci beaucoup. Alo.