Laurent Wauquiez : "Je soutiens la proposition de loi Yadan"
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Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Laurent Wauquiez. Et tout à l'heure, on cherchait évidemment la date de la présidentielle, parce que vous allez l'aborder. Ce sera dans un an, c'est pas fixé la date pour ceux qui s'interrogent, c'est entre le 11 avril et le 2 mai. Vous pouvez encore prévoir d'ici là vos week-ends. L'invité politique, donc avec vous.
Bonjour Laurent Wauquiez. Bonjour. En attendant, accord de cessez-le-feu de 15 jours annoncé par Donald Trump avec l'Iran. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Vous êtes soulagé ?
Je trouve qu'après des semaines qui ont quand même été très angoissantes, c'est une première bonne nouvelle. Et je pense qu'il y a une opportunité pour la France et un rôle à jouer. Lequel ? Pour moi, il va y avoir un enjeu clé qui va être la sécurisation de ce détroit d'Hormuz. Et le rôle que je pense que la France doit jouer, c'est de participer à une force internationale permettant de sécuriser sur la durée ce détroit. Parce que, qu'est-ce qu'on a découvert dans cette crise ? On a découvert qu'on avait le robinet énergétique de l'économie de la planète qui était à côté d'une poudrière. Or, il va falloir sécuriser cet endroit.
On ne peut pas continuer dans un contexte où on voit que potentiellement il y a des guerres tout autour de ce détroit, à voir l'économie de la planète qui est prise en otage par le moindre conflit dans cette zone. La France participe aujourd'hui à une mission qui est une mission de sécurisation en mer rouge, de la circulation autour de la mer rouge. Eh bien, je pense que pendant cette période de cessez-le-feu, nous devrions prendre l'initiative avec la diplomatie française de mettre sur la table la constitution d'une force internationale permettant de sécuriser sur la durée la circulation sur ce détroit.
Vous voulez dire quoi ? Sécuriser et rester. Rester sur zone. C'est-à-dire une mission qui serait pérennisée.
Vous le savez, M. Aquili, une mission comme de la nature de celle que je propose a été mise en route en mer rouge. C'est-à-dire que la France n'aurait pas seule, on participerait avec d'autres marines, mais on participerait à la sécurisation de ce détroit, parce que là, on voit bien les conséquences. On a eu quelques semaines de conflit, explosion de la facture de l'énergie, incertitude mondiale, l'économie de la planète qui était sous le joug de ce conflit. Et on ne sait même pas si c'est fini, parce qu'on a 15 jours de cessez-le-feu. On va voir ce que va être la reprise de la circulation. Donc pour moi, il faut en tirer les leçons durables.
On a un détroit qui est trop important pour l'économie de la planète. Ceux qui nous écoutent en ont tous subi les conséquences. Ça a été très direct.
Vous dites quoi ? Que la libération de Cécile Collère et Jacques Paris s'attendu ce matin permet à Emmanuel Macron d'avoir les mains libres pour éventuellement aller vers un tel scénario ?
Je pense qu'il y a un rôle à jouer pour la diplomatie internationale française. On a une marine. Cette marine a quand même montré son efficacité et sa réactivité. Ça a plutôt été une fierté par rapport à l'effondrement de la marine britannique. On est présent dans ce secteur. On a été amené à intervenir en mer rouge. Je pense que pour même l'intérêt des Français. Sécuriser les approvisionnements en pétrole et en essence, ça a quand même des conséquences. 7 Français sur 10 vont travailler avec leur voiture.
On va parler du carburant d'anze. Que dites-vous de Donald Trump qui promettait de faire mourir toute une civilisation qui apparemment se satisfait de l'accord ce matin ?
C'est dramatique. Si on a affaire à un président américain qui est non seulement vulgaire, insultant, erratique, c'est très préoccupant. Parce que juste quand même, hier, il promettait de tuer la civilisation perse. La civilisation perse, c'est celle qui affrontait Alexandre le Grand. C'est celle qui a donné un des plus beaux poètes de la planète à Fès. Qui était un poète magnifique. C'est une civilisation qui date de plusieurs siècles. Qui a été une des plus grandes civilisations du Moyen-Âge.
Et donc un président américain, dans le monde d'aujourd'hui, qui théoriquement doit être celui qui défend des valeurs de démocratie, puisse dire on va tuer et détruire une civilisation, c'était un discours génocidaire. Discours génocidaire. Ah bah, tuer une civilisation, je ne sais pas ce que vous appelez ça d'autre, mais c'était un discours génocidaire.
Ce président n'est pas crédible à vos yeux.
Le problème, ce n'est pas qu'il n'est pas crédible, parce qu'il a bien l'armée américaine sous son contrôle. Ce qu'il a fait au Venezuela, il est bien intervenu. Les tarifs douaniers, il les prend bien. Juste, le problème, c'est qu'on a un président qui, d'un tweet à l'autre, change totalement de position. C'est pour ça que je le redis ce matin. Je pense que la diplomatie française, là, a un rôle à jouer. Il y a une fenêtre d'opportunité qui s'ouvre. Et où nous, on peut sans doute amener un peu plus de stabilité de constance.
Laurent Wauquiez, combien de temps, selon vous, pour que la baisse des carburants arrive à la pompe, après ce qui s'est passé ? D'accord, c'est un accord de cesser le feu. Mais il y a déjà des marchés qui réagissent, tout de suite. Mais chez nous ?
Il faut que ce soit plus vite que ce qu'on a été, la hausse. Parce que ce qu'on a constaté, c'est qu'à peine le détroit a été fermé, immédiatement on a eu la hausse sur le carburant. Et donc là, ce qu'il va falloir, et ce qui va être un enjeu du gouvernement, c'est de surveiller en fonction de ce qui va se passer. Mais le retour de la baisse.
Le gouvernement a su réagir à vos yeux au fait, là-dessus ?
Je pense qu'en tout cas, sur la surveillance des prix, ils ont fait ce qu'ils pouvaient faire. Moi, vous le savez, la position que je demandais, c'est qu'il y ait une transparence totale. C'est-à-dire que si jamais le gouvernement faisait des recettes supplémentaires, il devait s'engager à les rendre aux automobilistes sous forme de baisse de taxes. Je regrette que ça n'ait pas été fait. La deuxième chose pour moi, qui m'a un petit peu... que je n'ai pas aimé, je vais le dire clairement, c'est cette histoire de chèque énergie. C'est-à-dire ? C'est très simple. Dans la crise, qu'est-ce qui s'est passé ? Le gouvernement a fait un chèque énergie.
Sauf que, comme toujours, et vous savez à quel point moi je le dénonce, c'est sous plafonnement de ressources. On va dire les choses clairement, ça veut dire quoi ? Le chèque énergie, c'est un chèque assistana qui a bénéficié très majoritairement à des gens qui pourraient travailler, qui ne travaillent pas, et qui a été payé par les impôts de ceux qui bossent. Je résume. Celui qui travaille, lui, il a pris plein dans la figure la hausse du taxe et la hausse du carburant. Et il se dit, c'est bien, cet argent-là a servi à payer celui qui reste chez lui et qui n'a pas été affecté par le prix du carburant.
Donc pour moi, il y a un problème, qui est toujours le même problème français, c'est l'équilibre entre travail et assistana. Et vous connaissez mon combat. Je pense que dans notre pays, il faut défendre ceux qui travaillent, il faut baisser les taxes et les impôts sur ceux qui se donnent la peine de travailler, et il faut arrêter de nourrir un système d'assistanat qui nous coûte très cher.
Ce que dit Marine Le Pen, l'État profite de la crise, elle veut la TV à 5,5% sur les carburants, c'est une bonne idée, une mauvaise idée ?
Elle promet n'importe quoi là-dessus, mais comme souvent. Moi, quand je viens ici, je vous explique, l'État a fait 270 millions d'euros à peu près de bénéfices sur le mois de mars, de recettes supplémentaires, il doit les rendre aux Français. Je vous explique où est-ce que je souhaite le prendre. La proposition de Marine Le Pen, elle se compte en milliards et elle n'explique même pas comment est-ce qu'elle va le financer. Les Français le savent bien, c'est des propositions de politique irresponsables, parce qu'on a déjà un État français qui est ruiné, on a bien compris que si jamais il creusait des trous, à l'arrivée, il le prenait toujours dans la poche des Français.
Donc l'effort qu'il faut faire, c'est d'expliquer où est-ce qu'on fait des économies, ce que je fais ce matin. Je vous dis, moi, je considère qu'il faut faire des économies sur les dépenses d'assistanat, et rendre cet argent à ceux qui travaillent. Ça, on peut juger. On peut être pour, on peut être contre, on peut être d'accord, on peut considérer que c'est juste ou pas juste, mais au moins je fais l'effort de venir ici en vous expliquant où on trouve l'argent. Sinon, ça n'a pas de sens. Et je vais aller jusqu'au bout, M. Aquilie. Vous savez quelle est la seule région qui a baissé la taxe sur le carburant ? Allez-y. La région Auvergne-Rhône-Alpes. La mienne. Pendant que je la gérais.
Pourquoi ? Parce qu'on a fait pendant 10 ans des économies sur les dépenses, et que cet argent, ensuite, on a été capable de le rendre en baissant les impôts. Donc, ça, c'est le seul chemin. Vous voulez baisser les taxes, il faut faire des économies.
Laurent Wauquiez, est-ce que vous soutenez la proposition de loi de la députée Ensemble pour la République, Caroline Yadant, qui vise à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme, en élargissant le délit d'apologie de terrorisme, et en créant un délit d'appel à la destruction d'un État ? Vous n'avez pas que signé, d'ailleurs, ce texte.
Non, mais je la soutiens. Je soutiens cette proposition de loi, je souhaite qu'il y ait ce débat dans l'Assemblée nationale, parce qu'on a en ce moment une explosion de l'antisémitisme dans notre pays. Je veux juste rappeler les chiffres. Ils sont vertigineux. La population juive, aujourd'hui, représente sans doute 0,5% de la population française. 50% de tous les actes potentiellement violents d'agression raciste, ce sont des juifs qui sont victimes.
Vous pensez que ce texte peut être une réponse à l'antisémitisme galopant de ce pays ?
Je pense qu'en tout cas, ne rien faire, ce n'est pas une réponse. Oui, ça c'est clair.
Parce que l'opposition dit que le texte porte atteinte à la liberté d'expression, pas que ça rend plus difficile la critique du État d'Israël.
M. Achille, soyez précis. Elle est fille, il dit ça. Elle est fille. Ceux qui nourrissent l'antisémitisme. Ceux qui prennent la violence dans notre pays. Ceux qui expliquent exactement de la même manière que ce qui fait de la violence dans notre pays, c'est les policiers. Le maire de Saint-Denis, qui propose de désarmer la police municipale. Voilà, c'est elle est fille qui tient ce discours. Moi, je combats elle est fille. C'est le premier danger pour la République.
Et donc, m'expliquer que dans la période actuelle, où on a des familles juives qui font l'objet d'actes antisémites de plus en plus répétés, sans qu'il n'y ait plus aucune limite, il ne faille pas faire une loi pour lutter contre, j'aimerais bien qu'on m'explique le raisonnement.
Il y a quand même cette pétition qui a rassemblé 500 000 signatures, contre le texte, ce n'est pas rien, Laurent Wauquiez ? Non. Il faut en tenir compte ou pas ?
Un demi-million de Français qui sont contre le texte. Que le texte soit perfectible, je n'ai aucun problème. Mais on va en débattre. C'est fait pour ça, l'Assemblée nationale. On va en discuter. Qu'est-ce que je dis, moi, ce matin, à ces étudiants de juive avec lesquels je suis allé discuter à Lyon, et qui m'expliquent qu'elles sont obligées de se cacher, et de cacher tous les signes de leur religion quand elles prennent le métro, sinon elles se font agresser ?
Qu'est-ce que je dis à ce lycée que j'ai chez moi, qui, pour faire 700 mètres pour aller à un gymnase, sont obligés de prendre un quart, parce que sinon ils ont peur de se faire cracher dessus en raison de leur religion, en France, dans la République ? Et donc non, moi, vous ne me trouverez jamais à me cacher sur ces sujets. La lutte contre l'antisémitisme, elle est clé. C'est la République française. On a beaucoup trop baissé le regard dessus. On a beaucoup trop accepté l'inacceptable.
Et qu'on en soit maintenant au stade où vous avez des gens qui organisent une pétition, parce que je ne suis pas dupe quand même, des manœuvres de LFI, qui consistent à juste dire « Cachez-moi ça, on ne va rien faire. Antisémitisme, on ne bouge pas. » Pour moi, c'est inacceptable.
Vous parlez du débat public, Laurent Wauquiez, la France est raciste aujourd'hui. C'est le débat qui court depuis plusieurs jours, depuis la fin des municipales.
Pourquoi ? Parce qu'on critique le maire de Saint-Denis ? C'est ça ? C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de dénoncer la politique d'un maire sans se faire accueillir, sans se faire accuser par LFI d'être raciste. Je critique la politique du maire de Saint-Denis. Je ne critique pas l'homme. J'en ai rien à faire. Par contre, je critique sa politique. Parce qu'un maire, élu dans une des villes où il y a le plus d'insécurité de France, qui prend comme première décision, quand même, enfin première décision, de désarmer sa police municipale. mais c'est dangereux sa politique. C'est une politique qui est irresponsable. Alors, qu'est-ce que fait LFI ?
Comme ils n'ont pas envie qu'on ait le débat sur la politique qu'ils mènent, ils décalent. Et ils cherchent à tout ethniciser dans notre pays. Tout raciser. Définir les gens en fonction de leur culture, de leur religion. Ce n'est pas ça la France. Et donc, je critique le maire de Saint-Denis. Je pense que ce qu'il fait est dangereux. Et je revendique le fait de pouvoir le faire sans être accusé de raciste.
Sans être raciste. Laurent Wauquiez, Patrick Roger le rappelait à l'instant, dans un an, l'élection présidentielle. Vous avez entendu ce qu'a dit Jean-François Copé, le maire de Meaux ?
C'est quand même... L'annonce de Patrick m'a fait sourire. Je me permets quand même de le dire parce que j'ai trouvé ça génial. Patrick nous disait, attention, calez bien vos week-ends pour que ça ne tombe pas au moment de l'élection présidentielle. J'ai adoré. C'était en sortant du week-end de Pâques, ce qu'on est à venir.
C'est un sujet. Ça reste un sujet. Bien sûr que ça reste un sujet. C'est pour ça que la loi de Patrick Roger était très bonne. Pour la participation au scrutin. Laurent Wauquiez, Jean-François Copé sur RTL ce matin dit il y a un schisme chez LR, votre parti, Les Républicains, le maire de Meaux, qui invite votre famille à rester étanche avec le Rassemblement National. Que répondez-vous ce matin ?
Est-ce que pour une fois, au lieu de regarder des schismes, on peut essayer de faire le vrai travail qui est de rassembler la droite ? Moi, ce qui m'importe, c'est de rassembler la droite à cette élection. Parce que, s'il y a plusieurs candidats de droite au premier tour, il n'y en aura aucun au second tour. C'est quand même fou quand on y pense un instant. Le pays... Attendez, M. Aquili, je vais aller jusqu'au bout. Je répondrai à votre question après. Laissez-moi finir. On a un pays qui est majoritairement à droite.
Eh bien, potentiellement, on n'est pas certain qu'on aura un candidat de droite au second tour et que les Français pourront choisir un chemin de redressement pour la France qui soit à droite. J'ai dit à droite, je n'ai pas dit l'extrême droite. Pour moi, c'est très clair. Je n'ai pas l'intention d'aller avec Marine Le Pen parce que sur le plan économique, elle n'est pas de droite. Voilà. Je vous parlais du RSA, je vous parlais de ma lutte contre la cistana. Mais quand vous invitez à ma place Jordan Bardella ou Marine Le Pen et que vous leur posez la question est-ce que vous êtes d'accord pour limiter le RSA et mettre des devoirs en face, bon courage, vous n'aurez jamais la réponse.
Parce que Jordan Bardella, celui, fait des appels du pied, il l'a fait pendant les municipales à la droite classique, la droite républicaine, à vous-même. Il se dit lui-même libéra. Il y a apparemment une espèce de différence avec Marine Le Pen.
Mais tombez pas dans le panneau. Je vous pose la question. C'est des tartuffes. C'est des tartuffes. C'est-à-dire ? C'est des hypocrites. Tartuffes ? Oui, bien sûr. Il n'y a aucun appel à la droite. Regardez, chez moi, Clermont-Ferrand. Ville qu'on a gagnée contre la gauche et LFI. Ça faisait depuis 1919, je crois qu'on n'avait pas gagné Clermont-Ferrand. Il y a eu un appel à la droite. Le candidat RN s'est maintenu. Il n'avait aucune chance de gagner juste pour faire perdre la droite. Et ils ont fait pareil dans plein d'autres villes. Et donc, il y a un double discours constant où d'un côté, on fait semblant de tendre la main, de l'autre côté, on fait l'inverse. Pour moi, c'est très clair.
C'est, je veux rassembler la droite. Toute la droite, rien que la droite.
C'est pas de la tambouille. Regardez Sarah Knafo, parce que vous avez dit une primaire qui irait d'Edouard Philippe à Sarah Knafo. Donc, elle, pour vous, c'est pas l'extrême droite. Ça l'était pour Rachid Adati à Paris, mais pas pour Laurent Wauquiez aux Républicains. Moi,
je ne suis pas sélectionneur. J'essaye de sortir de cette malédiction et que d'ailleurs, vous illustrez avec les propos des uns et des autres où on met des cartons rouges en cherchant à exclure des gens.
Mais Knafo, oui, par là, non.
Je réponds simplement et je réponds clairement. Je pars de quoi ? Je pars du fond. Parce que ce qui intéresse ceux qui nous écoutent, c'est pas de savoir si un tel, on lui met un carton rouge ou non, c'est de savoir vous voulez faire quoi au juste ensemble. Moi, pour redresser le pays, j'ai deux priorités. Remettre de l'autorité de la sécurité, arrêter une immigration hors de contrôle et de l'autre côté, baisser la dépense pour baisser les impôts, contrôler l'assistanat. Tous les gens qui se retrouvent dans ce programme sont pour moi bienvenus. Quand j'écoute les propos qui sont des propos à l'intérieur des LR où on nous dit c'est une folie. Je veux rassembler. Oui, je le redis.
Tous ceux qui se retrouvent là-dedans sont bienvenus. Quand j'écoute Sarah Knafo, je n'ai pas l'impression d'avoir une dangereuse extrémiste dans ses propos pendant la campagne de Paris. Sur le fond,
sur la programmatique, vous êtes d'accord avec elle, etc. Toute dernière question, Laurent Wauquiez, pour boucler ce que disait Patrick Roger au début de l'interview, vous, vous seriez prêt à être le rassembleur. Vous faites ces autres propositions qui fait un peu flasher tout le monde à droite, mais vous seriez prêt à dire aussi ben moi, Laurent Wauquiez, je n'y vais pas.
Oui, pourquoi ? Vous ne diriez pas à vous ? Non, ce n'est pas ça. Je ne peux pas venir sur ce plateau et vous dire il y a trop de candidats à droite, c'est n'importe quoi, c'est la machine à perdre et venir ici ensuite et vous dire au fait, moi aussi, j'ai une candidature à la présidentielle. J'y pense. Et donc, pour l'instant, je mets toute mon énergie à rassembler la droite.
Dans le petit, pour l'instant, il y a un petit quelque chose, il y a un chouïa quand même.
Non, je sais que je vais devoir être amené à m'exprimer dessus mais je ne peux pas venir ici et vous dire il y a trop de candidatures, tout le monde fait n'importe quoi et venir rajouter la mienne. Pour l'instant, toute mon énergie, elle est sur un seul discours. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas les schismes, ce qui m'intéresse, c'est rassembler, ce qui m'intéresse, ce n'est pas de mettre des cartons rouges.
Il y a Bruno Retailleau qui lui fait sa primaire chez LR. Et oui, et juste un mot dessus. C'est la dernière chose que je vous remercie ce matin.
Juste un mot dessus, ce n'est pas un vrai choix qui est proposé aux républicains et aux militants. C'est un choix de dupe parce qu'on leur propose des options dans lesquelles la seule vraie question ne leur est pas posée. Est-ce que vous souhaitez à tout prix un candidat LR avec d'autres candidats de droite et le risque de perdre ou est-ce que vous souhaitez le rassemblement de la droite ? Et très étonnamment, cette question-là, elle n'est pas posée aux républicains et aux militants de la droite. Et donc, quand on consulte les militants LR, il faut vraiment les consulter. Il ne faut pas leur proposer un choix de dupe.
Il faudra le dire à Bruno Retailleau ça.
Il faut et je me bain inlassablement. Je préférerais tellement que LR soit le moteur du rassemblement. C'est ce que j'essaye de porter.
Merci Laurent Wauquiez. Merci Laurent Wauquiez. Un petit mot, c'est la fin aujourd'hui. C'est pour qu'elle est mon week-end, c'est ça ? Oui, oui. Non mais c'est la fin des auditions de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public aujourd'hui. Est-ce que ça a été utile selon vous ?
Moi je trouve qu'une commission d'enquête est toujours utile. Elle a souvent été excessive. Elle a parfois été mal régulée. Elle a un peu donné le sentiment d'être de partie pris sur certains moments mais honnêtement qu'il y a une commission d'enquête qui braque aussi les projecteurs sur comment est dépensé notre argent. Je trouve ça pas inutile. Vous attendez un rapport et ensuite un certain nombre de choses ? Non mais parce que
il n'y aurait peut-être pas de rapport.
Ah bah ça, ce serait un échec catastrophique. C'est-à-dire que pendant autant de temps avoir fait autant d'auditions et qu'on n'ait même pas de rapport à l'arrivée, ce serait juste lamentable. Donc oui, le devoir du rapporteur c'est de sortir un rapport. Sinon il ne sert pas à grand chose.
Merci Laurent Wauquiez, député des haute loire-président du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée Nationale d'avoir été avec nous. Vous reviendrez évidemment puisque vous avez dit que dans quelques temps vous direz ce que vous allez faire pour la suite. Tiens, j'aimerais vous entendre. 0 826 300 300. Est-ce qu'il y a trop de candidatures potentielles en fait à droite ? Vous pouvez appeler justement à réagir et puis surtout les autres sujets notamment aussi l'accord et le répit un peu avec cet accord entre Donald Trump et l'Iran.
Laurent Wauquiez