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Discours / meetingIOM - UN Migration· 9 février 2015 11 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieImmigration & asileAgriculture & alimentationÉconomie & entreprises

26Nov2014 - 03 - MONIQUE BARBUT (FR)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « quelques 3% de la population humaine mondiale vit également en dehors de leur pays de naissance »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « 80% des pressions exercées par la déforestation dans le monde résulte de l'expansion agricole »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « la population mondiale devrait atteindre près de 9 milliards d'habitants en 2050 »
  • 2:52Invité politiqueChiffre
    « chaque année déjà 12 millions d'hectares de terre agricoles sont perdus chaque année à cause du processus de désertification »
  • 2:52Invité politiqueChiffre
    « la dégradation des terres pourrait entraîner jusqu'à 12% de diminution de la production alimentaire mondiale »
  • 2:52Invité politiqueChiffre
    « la moyenne des rendements agricoles pourraient chuter de 2% tous les 10 ans jusqu'à la fin du siècle »
  • 2:52Invité politiqueChiffre
    « cela pourrait conduire à une augmentation de 30% du prix des produits alimentaires au niveau mondial »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « au cours des prochaines décennies 135 millions de personnes seront déplacés à cause de la désertification et de la dégradation des terres »
  • 5:02Invité politiqueChiffre
    « 3,5% de la population du Sénégal a quitté les régions rurales pour des zones urbaines sur les 5 dernières années »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « entre 2006 et 2010 la Syrie a connu la pire sécheresse de son histoire »
  • 5:02Invité politiqueChiffre
    « 60% des exploitations agricoles syriennes ont été détruites »

Temps de parole

  • Monique Barbut100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Monique Barbut

merci beaucoup madame mais je vais me permettre de faire cette intervention en français et je voudrais commencer par tout d'abord vous donner une citation de Monsieur Peterson qui est un ordiologue américain qui a dit un jour les oiseaux ont des ailes ils sont libres ils peuvent voler là où ils veulent quand ils le veulent ils ont le genre de mobilité que de nombreuses personnes leurs rencontres et en effet chaque année vous avez à peu près un demi milliard d'oiseaux qui migrent rien contre l'Afrique l'Europe et l'Asie il se déplace à la recherche de nourriture et d'un endroit pour faire leur nid et ils sont chez eux aussi bien au départ qu'à l'arrivée du voyage quelques 3% de la population humaine mondiale vit également en dehors de leur pays de naissance en effet une personne sur cette aujourd'hui ce comme considère comme étant migrant mais suite à la dégradation rapide de de ressources naturelles dont la terre pour de plus en plus de personnes la plupart paumes et vulnérable la mobilité n'a rien d'enviable ils sont forcés de se déplacer parce qu'ils n'ont plus la possibilité de rester dans leur terroirs et dans un contexte de pratique inappropriés d'utilisation des terres et baisse de productivité de celle-ci combinée au changement climatique les paysans partent dans un premier temps pour la parcelle de terre agricole disponible la plus proche il s'agit souvent de la forêt en effet 80% des pressions exercées par la déforestation dans le monde résulte de l'expansion agricole mais une fois que cette terre se trouve elle aussi épuisée les migrations forcer s'accentue et c'est le paradigme que nous connaissons qui s'appelle dégradation à bande migration et comme la mobilité internationale n'est souvent pas une option pour les populations vulnérables ils vont généralement vers des zones urbaines deshéritées où il reste quand même vulnérable souvent liées à des pression obscurantisme et fondamentaliste nous sommes en train de préparer la tempête parfaite et un certain nombre de facteurs s'amplifient les uns et les autres comme la population mondiale devrait atteindre près de 9 milliards d'habitants en 2050 la demande de produit alimentaire provenant de la terre et l'accès à l'eau va doubler la compétition va s'intensifier les productions les terres de production agricole vont se faire de plus en plus rares dans plusieurs régions du monde ainsi chaque année déjà 12 millions d'hectares de terre agricoles sont perdus chaque année à cause du processus de désertification au cours des 25 prochaines années la dégradation des terres pourrait entraîner jusqu'à 12% de diminution de la production alimentaire mondiale et d'après le GIEC la moyenne des rendements agricoles pourraient chuter de 2% tous les 10 ans jusqu'à la fin du siècle cela pourrait conduire à une augmentation de 30% du prix des produits alimentaires au niveau mondial l'eau dans le même temps se fera de plus en plus rare du fait que le réchauffement de la planète fait perdre aux terres leur humidité et rompt le cycle de l'eau ce qui provoquera des périodes de sécheresse plus intenses et plus longue en 2050 plus de 5 milliards de personnes vivront vraisemblablement dans des régions se jette à sécheresse la limite de capacité sera atteinte et dépassée dans de nombreuses zones globalement au cours des prochaines décennies 135 millions de personnes seront déplacés à cause de la désertification et de la dégradation des terres la région du Sahel en Afrique est particulièrement exposé la population y croit en moyenne de 3% par an quelques 80 % des personnes de cette zone dépendent des ressources productives des sols lesquelles continuent de se dégrader le Sahel subit également de plein fouet les effets du changement climatique cette eau cette région connaît déjà des hausses de température ainsi que des variations considérables des précipitations en 2012 de graves inondations au Niger et au Tchad ont provoqué le déplacement de plus d'un million de personnes parallèlement 3,5% de la population du Sénégal a quitté les régions rurales pour des zones urbaines sur les 5 dernières années souvent ces populations déplacées ont pour destination des régions qui ont du mal à subvenir aux besoins de leur propre population enfin il y a lieu de souligner que cette compétition pour l'accès à la terre et à la ressource en eau et source de conflits entre les groupes communautaires prenons par exemple le cas de la Syrie entre 2006 et 2010 la Syrie a connu la pire sécheresse de son histoire 60% des exploitations agricoles syriennes ont été détruites de ce fait les agriculteurs ont perdu jusqu'à 80% de leur bétail ce qui a poussé un million de personnes à se déplacer vers des villes déjà surpeuplées par le million de réfugiés de la guerre d'Irak même si les causes de l'insoutenable guerre civile en Syrie sont multiples la sécheresse et la dégradation des terres liées au climat on a amplifier largement ce conflit contenu de l'accroissement prévisible des effets du changement climatique au cours des décennies à venir ce scénario pourrait bien devenir de plus en plus commun c'est là une vérité dérangeante à laquelle il convient de faire face de manière pragmatique la gestion efficace de la mobilité temporaire ou même de la migration permanente peut constituer une stratégie permettant de faire face à la dégradation des terres aussi bien qu'au changement climatique les migrants particulièrement ceux en âge de travailler peuvent être engagés de manière positive dans la gestion des questions environnementales les effets de la sécheresse et de la dégradation des terres peuvent par exemple être anticipés nous savons que le problème surviendra nous sommes en mesure d'identifier et de cartographier les points chauds en matière de migration avant que le désastre ne survienne si nous travaillons ensemble à gérer efficacement les terres et les autres sources naturelles des pays et des communautés d'origine des migrants cela pourrait contribuer à réduire la migration forcée à renforcer la résilience à la sécheresse et au changement climatiques ainsi qu'à assurer la sécurité de la provisionnement en produits alimentaires la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification bises à obtenir la neutralité en termes de dégradation des terres au niveau local régional et nationale cela signifie qu'il convient d'arrêter la dégradation des terres et de restaurer ce qui a déjà été dégradé afin que la quantité de terre fertile soit stabilisée voire augmenter il s'agit là d'une partie importante des discussions relatives aux objectifs du développement durable et en particulier de l'objectif numéro 15 il est 10 fois moins coûteux d'aider les communautés à gérer leur terre qui constituent souvent leur seul avoir productif à assurer leur sécurité alimentaire et à renforcer leur résilience à la sécheresse que de leur fournir une aide alimentaire en période de famine cela revient beaucoup moins cher que de devoir traiter les conséquences d'un conflit ou de migration forcée à grande échelle lorsque les communautés connaissent la sécurité et que leur terre d'origine est productive les migrants ont beaucoup plus de chance de rester ou de rentrer chez eux il ne doit pas s'agir uniquement de financement public le secteur privé et les migrants eux-mêmes ont un rôle à jouer à l'échelle mondiale vous le savez bien les transferts monétaires des migrants vers leur pays d'origine s'élève entre 400 et 500 milliards de dollars par an c'est transferts sont d'une grande importance économique pour bon nombre de ces pays car ils trouvent ainsi investir dans des secteurs comme le tourisme le commerce le logement et les infrastructures il est à déplorer que ces mêmes transferts soit trop peu affectés aux investissements productifs lesquels représentent seulement 5% du total les investissements dans la gestion des terres et l'agriculture sont encore moins élevés il y a donc un énorme potentiel et c'est la raison pour laquelle la convention s'engage dans un projet avec l'Organisation internationale pour les migrations en vue de promouvoir les investissements de la diaspora dans la gestion durable des terres en conclusion je voulais simplement réitérer le fait que la dégradation des terres enlève aux populations leur pouvoir de décision les contrats à des choix difficiles et souvent impossibles mais c'est là une pression qui peut être gérée à mon sens il en va de notre intérêt à tous que la résilience la stabilité et la sécurité des communautés vulnérables soient renforcées grâce à une gestion durable des terres on partage avec l'OM nous entendons chercher les moyens d'assurer une gestion correcte des ressources foncières de garantir aux populations concernées leurs droits sur les terres dont ils vivent et sur celles où ils reviennent lorsqu'ils émirent de veiller à ce que les incitations pertinentes soient en place en effet la dégradation des terres et des migrations ont un impact sur une grande partie de l'humanité dans notre collaboration il nous faudra insister pour que le monde réagisse face à cette réalité dans les objectifs de développement durable poste 2015 et le nouvel accord sur le climat la gestion durable des terres doit permettre aux populations vulnérables la possibilité de rester si elle le veulent dans leur terroirs le pouvoir de décision qui a t-il de plus précieux c'est là une disposition que même les oiseaux nous enverraient merci beaucoup très clair des liens entre le changement climatique