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Conférence de presseLes Écologistes (sur YouTube)· 15 juillet 2026 37 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Conférence de presse : les propositions des Écologistes pour les montagnes françaises !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Invité politiqueFait
    « je devais être hier après l'oignon de la Vanoise puisque j'ai en fait je je la chance de de découvrir le parc de la Vanoise depuis toute petite très régulièrement. »
  • 2:33Invité politiqueFait
    « la route est toujours là-bas. Ah ben il est toujours là-bas et puis manifestement Non non, il est avec mes parents en vacances avec ses cousins cousines comme la première semaine de chaque vacance d'été, il est là-bas. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « On s'est battu il y a 3 ans pour avoir deux Canadaires supplémentaires. Une annonce du président de la République et ben aujourd'hui on sait qu'ils arriveront peut-être qu'en 2028. »
  • 19:05Invité politiqueFait
    « On n'est pas des fétistes et en fait c'est pas pour en tirer des médailles et la gloire, mais plutôt de se dire bah en fait non seulement on le savait, on l'avait dit, mais aussi euh on veut on veut convaincre tout le monde maintenant qu'il faut agir. »
  • 19:38Invité politiqueFait
    « d'ici 10 20 ans, on va voir une disparition de ces glaciers. Ce qui est dramatique, c'est pas seulement pour l'activité de ski, c'est aussi parce que c'est le château d'eau français. »
  • 20:14Invité politiquePromesse
    « nous ce qu'on demande c'est de donner une nature juridique d'ocau glacier. C'est ce qu'on demande aussi sur nos grands lacces, nos grandes cours d'eau »
  • 29:14Invité politiqueFait
    « sans agrandissement bah il y a pas de il y a plus d'agriculture quoi. Et donc le seul créneau, ça serait de s'agrandir, de s'agrandir »
  • 30:35Invité politiquePromesse
    « si on n' pas une PAC spécifique pour les territoires de montagne et notamment sortir de la Pâque à la surface et plutôt à l'individu. »
  • 34:30Invité politiqueChiffre
    « derrière les discours de certains politiques qui nous disent euh ça marche pas, ça fonctionne pas, j'écouté justement ce matin dans notre rencontre avec les élus, ben ici euh ils avaient 18 16 ou 18 hectares constructibles avec la Loisanne dans les objectifs de 1031 2050, il faudrait qu'il passe à 8 hactares. »

Temps de parole

  • Marine Tondelier100 %

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Marine Tondelier

Bon et ben bonjour et merci d'être venu donc pour cette conférence de presse de lancement de notre livret sur les territoires de montagne. [grognement] Peut-être commencer par vous dire dans quel cadre ça s'inscrit les écologistes après des années où c'était compliqué parce qu'on avait moins de monde, moins de salariés, c'était un moment qui était difficile pour l'écologie, ont réamorcé un gros travail doctrinal et programmatique sur plein de sujets. On a d'ailleurs notre programme qui sort le 13 juillet avec plus de 500 propositions sur tous les sujets que vous pouvez imaginer. Mais parallèlement à cela, on a souhaité travailler sur des livrées thématiques.

Donc on en a sorti un sur la solitude, on a un qui va sortir sur l'enfance, sur des sujets un peu transversaux, mais on a aussi tout un pan de travail territorial puisque on revendique en tant qu'écologiste de s'intéresser non pas juste au territoire dans leur globalité, mais à chacun d'entre eux en souhaitant des des propositions dédiées à chaque type de territoire parce que je pense que c'est quelque chose que la gauche a déserté et qu'on en qu'on voit pas le message à chaque française, à chaque français, on sait où tu es.

On a une idée de la victoine qui n'est pas la même ici que là-bas et on va prendre en compte la spécificité de ton territoire, de tes problématiques, de tes besoins, de tes envies et de ton avenir. Donc on sort là le premier livret thématique territorial sur la montagne, mais on en a d'autres en préparation sur le littoral, sur les ruralités, sur les territoires d'outre mer, sur les quartiers populaires. Donc c'est un c'est un travail de de longue haleine et très ambitieux. Euh vous dire que ce livret montagne, il sort dans un contexte très particulier, celui qu'on connaissait depuis longtemps de de montagne un peu en première ligne du changement climatique.

On en parle dans l'introduction, mais il y a des événements récents qui ont montré à quel point ce qu'on imaginait pour bientôt se produisait en fait maintenant et surprenait un peu plus chaque hiver et chaque été par une accélération des phénomènes que tout le monde craignait et que peu quand même ont anticipé. Moi pour la petite histoire, je devais être hier après l'oignon de la Vanoise puisque j'ai en fait je je la chance de de découvrir le parc de la Vanoise depuis toute petite très régulièrement.

C'est comme ça que je suis devenue écologiste d'ailleurs, voilà, par les par les randonnées, par l'amour de la montagne, de ses écosystèmes, de ce qu'on y apprend et et enfin voilà, on voit quand même que là, on est dans un cadre particulier où tout le monde n'a pas la chance de le connaître, mais moi je sais que quand je viens, j'ai toujours du mal à repartir. C'est un truc qui qui m'appelle vraiment. Et donc voilà, cette montagne, si on est là ici, c'est parce qu'on y tient, qu'on veut la préserver.

Et donc la petite actualité, c'est qu'ier, je devais aller rechercher mon fils qui est comme tous les étés était en vacances là-bas et que j'ai jamais pu arriver puisque la route est toujours là-bas. Ah ben il est toujours là-bas et puis manifestement Non non, il est avec mes parents en vacances avec ses cousins cousines comme la première semaine de chaque vacance d'été, il est là-bas. Et là, c'est quand même assez inédit de dire à cause de cet incendie et des blocs de pierres qui ont été projetés sur la route, tu peux pas aller rechercher ton fils mais demain non plus, après-demain non plus, après-après-demain non plus.

et ça pourrait durer jusque lundi voire mardi et encore ils ne sont pas sûrs. Donc c'est on se rend compte que c'est quasiment des scénarios de science fiction en réalité avec du coup le dépôt d'une infirmière en hélicoptère pour prendre en compte les soins urgents à ceux qui en ont besoin. Des ravitaillements d'alimentation parce que le village avec une seule route est bloquée et coupée du monde.

des gens qui rentrent de 3 qu jours de randonnée autour des tours de glaciers de la vannoise et qui ont juste garé leur voiture sur un parking qui n'ont aucun hébergement prévu et à qui on explique que bah ils peuvent pas repartir donc ils peuvent éventuellement fuir à pied en repassant de l'autre côté de la montagne mais leur voiture va rester là donc c'est c'est vraiment des scénarios un peu comme des scénarios catastrophe ou d'anticipation où tout d'un coup il y a des choses qui arrivent où tout le monde est un peu pris au dépourvu et se mobilise en urgence pour pour trouver des solutions.

Et pour le coup, c'est ça aujourd'hui, enfin hier après l'oise, mais je suis à 10 lundi, c'est prévu depuis des mois que je sois le 13 juillet dans la drome. Vous avez vu que dans le DW ça brûle aussi et qu'il y a pas le matériel pour éteindre cet incendie. En fait, on commence à expliquer aux gens que l'incendie s'arrêtera quand la forêt aura fini de brûler en réalité parce que les Canadaires qui auraient pu être là en fait sont en Corse où ça a l'air d'être encore plus préoccupant. Et donc on est dans un moment de l'histoire où on parle plus de préserver [grognement] la planète pendant 50 ans, on parle de protéger euh nos territoires et leurs habitants maintenant.

[grognement] Et donc ça doit tout nous interpeller et notre présence à Tigne où on nous a conseillé de venir et les gens qui ont conseillé ça ont eu raison puisqu'on vient de discuter de du projet Tigne 2050. Donc je dois dire qu'on a été assez impressionné parce que c'est un projet qui outre qu'il est avant-gardiste et lucide par rapport à plein d'autres choses qu'on peut entendre sur les territoires de montagne, il est par ailleurs très courageux.

euh courageux parce que avant-gardiste, donc quand tu explores en premier ces chemins-là, bah tu dois tout créer, tout inventer et courageux parce que euh voilà, ils sont quand même sortis d'une DSP avec la compagnie des [grognement] des Alpes et ils ont créé de toute pièces une structure pour anticiper ce que pouvait être la montagne de demain. C'est y compris en terme de risque économique, de d'ingénierie, de de mobilisation financière, de d'aller trouver cet argent. C'est un paris très très audacieux. Et donc ils expérimentent aujourd'hui, défrichent un sentier que demain beaucoup d'autres stations devront emprunter. Ils ont tout notre tout notre soutien pour ça.

Donc on est là pour vous présenter ce que l'on propose pour la montagne avec nos deux nos deux experts que je remercie beaucoup parce que ils ont [grognement] énormément contribué et coordonné ce projet. Et donc on commence par toi Guillaume si j'ai bien compris. Euh c'est ça. Moi je peux je peux poursuivre déjà peut-être de deux mots effectivement pour revenir sur ce que disait ce que disait Marine, je pense qu'on est euh la question le sujet du réchauffement climatique et de l'impact de ce réchauffement climatique. Hélas, on le voit de manière très très dure en fait.

On l'a vu avec la canicule, on le voit avec les on voit que les incendies et la nécessité de prévoir d'anticiper ce que tu disais sur sur la question des Canadaes. Voilà, on s'est battu il y a 3 ans pour avoir deux Canadaires supplémentaires. Une annonce du président de la République et ben aujourd'hui on sait qu'ils arriveront peut-être qu'en 2028.

Euh donc la question en tout cas de de la prévision, de l'anticipation dans nos politiques publiques euh elle est plus que plus que préignante et donc ça rejoint aussi ces sujets de bah notamment sur les sujets de la de la montagne puisque on sait que ce réchauffement climatique et on le voit euh il est deux fois plus impactant euh qu'ailleurs euh parce que le réchauffement climatique en montagne, il est beaucoup plus fort, il a un impact aussi beaucoup plus fort.

on le voit sur la question tout simplement des stations de de ski de moyenne altitude qui sont déjà en fait dans un questionnement et dans une réalité en fait de comment faire comment faire quand on a pas de neige, quand on a moins de neige, quand on a une neige épisodique. Donc déjà ces éléments-l sont sont réels, ont des impacts. Bah une station qui ferme, oui, c'est quelque chose de très compliqué. C'est un territoire qui peut derrière se fermer. Donc encore une fois l'anticipation, les politiques publiques qu'on peut mettre en place autour autour de ça. On le voit aussi en terme de de risque.

Je vais me rendre lundi prochain, j'y suis déjà allé à plusieurs reprises, mais à la rencontre du à la fois du nouveau maire de la Berérard, enfin de de Saint-Christophe en Onoisan et de et de l'ancien maire et notamment l'ancien qui sort d'un burnout quoi. Parce que l'impact de ce qui s'est passé à la Berarde justement de la fonte d'un glacier, d'un village qui se fait totalement emporter, bah c'est pour des élus bah gérer de l'humain, gérer des gens et qui on va dire bah vous ne pourrez peut-être plus habiter ici. Ça ça se fait pas comme ça. Ça se fait pas en claquant des doigts. Ça demande de l'accompagnement, ça demande de Oui.

de vraiment de de l'humain et de l'écoute pour essayer de trouver un chemin, pour essayer de comprendre parce que collectivement parce qu'on a pas forcément la solution la solution à tout. Et moi ce que je vois derrière ça, c'est aussi des élus qui sont qui sont seuls euh et à qui bah il faut soutenir, il faut réfléchir avec eux pour essayer de trouver des solutions. Et c'est un peu ce qu'on voit très clairement ici avec la rencontre qu'on a eu avec les élus de de Tige. Je dirais que ça fait plaisir en fait parce que oui, on est face à un voilà un mur, on est face à quelque chose de de complexe.

Bah la meilleure solution quand on est face à quelque chose de complexe, bah c'est de prendre c'est de prendre les devant, c'est de réfléchir et c'est de mettre du collectif, c'est de mettre de la démocratie. Et c'est exactement ce qu'ils ont fait en fait avec un plan à 2050 de regarder un petit peu plus loin que que le bout de son nez et d'er de se dire en fait ben nous on veut vivre sur nos territoires, on veut vivre en montagne et ben qu'est-ce qu'on met en place pour pouvoir vivre encore de meilleure manière en 2050 et encore après ?

Et donc c'est c'est tout ce qu'ils ont pu mettre en place et moi je je retiendrai peut-être je pense qu'il y a des il y a des des notions montagnardes qui sont fortes. Il y a la question de l'humilité et je pense que quand on aborde ces sujets là il faut de l'humilité. Il faut de l'humilité parce que moi je prétends pas, on prétend pas avoir réponse à tout, avoir parce que on est face à des sujets très complexes et donc il faut de l'humilité, il faut de l'écoute, il faut s'imprégner justement de ce que nous disent aussi les gens qui habitent ces territoires, les élus qui travaillent sur ces territoires.

Euh et humilité, ça veut pas dire que ensuite on agit pas, mais je pense qu'il faut aborder ces sujets là avec humilité. Ensuite, je pense qu'il y a un autre sujet montagnard, c'est le renoncement. La question du renoncement en montagne, quand on renonce, c'est pas un abandon. C'est juste parfois de se dire bah c'est peut-être pas le bon chemin, c'est peut-être par là, pas par là qu'il fallait passer. Et donc faut peut-être contourner, faut peut-être faire autrement, faut peut-être se poser un moment et écouter les autres et écouter ceux qui viennent de redescendre et pour dire bah non, en fait c'était pas le bon chemin.

Et donc il faut que collectivement on réfléchisse à d'autres à d'autres passages. Ça, je pense que c'est aussi une notion forte et importante. Et puis la troisième, bah c'est la solidarité, c'est le collectif. Euh oui, en montagne, on a besoin d'être solidaire, on a besoin de compter sur l'autre, on a besoin de compter sur les autres, on a besoin de faire du collectif et donc de l'intelligence collective. Et c'est ce qu'on voit à travers ce qu' ce qu'a fait notamment, c'est en gros mettre tout le monde autour de la table, réfléchir collectivement, ne pas se cacher des des vraies problématiques.

Au contraire les maîtres très clairement, c'est ce que nous disait un des des adjoints qu'on a qu'on a rencontré. Vous avez vu le maire ou on a vu des des élus et le premier adjoint ? On vous dira pas, on vous dira pas. [rires] Non, mais on veut pas les on veut pas leur nuire. Non mais en fait la la question est puiretour monter à cause de toi c'est c'est de toute façon dans dans le dans dans le lit enfin dans ce qu'ils ont fait c'est de dire qu'en fait euh oui il y a des problématiques. Un glacier qui fond qu'est-ce qu'on fait ? Bah oui, ils font on sait que dans 10 dans 20 ans il aura disparu. Est-ce que on se voit de la face ?

Est-ce qu'on se dit on va le couvrir de canons à neige et essayer de le faire perdurer avec l'impact que ça avoir sur les ressources en eau ou est-ce que ben voilà, on réfléchit autrement et je pense que c'est en posant les sujets comme ça qu'on peut qu'on peut avancer. T 2050, il y a une mesure enfin concrète donc qui vous a moi la en fait la la mesure pas c'est la démarche, c'est le collectif, c'est de se projeter à 2050 et de se projeter à 2050 pour mieux vivre après et pour laisser quelque chose à nos enfants qui soi qui soi viable.

Bah c'est décrire concrètement que le glacier dans 20 ans n'existera plus le renoncement dans 10 ans d'ailleurs de de d'appréhender le renoncement, c'est justement de se dire tout le monde le sait que les glac tout le monde le sait. On nous a longtemps dit mais non ça n'arrivera pas. Euh et deuxièmement c'est quelle réaction on a par rapport à ça ? Parce que derrière un glacier qui va disparaître il y a aussi tout un écosystème. C'estàd que c'est pas on passe pas d'une phase A à une phase B. Enfin, dire du coup, il y a tout un écoscienne, comment on protège aussi ces espacesl ? Qu'est-ce qu'on en fait pour l'avenir ? Et donc, on sait hein qu'on a beaucoup de il y a beaucoup de collectivités.

Boursaint Maurice a a réfléchi justement aussi sur l'avenir de ces glaciers. Justement encore une fois avec d'une manière démocratique en mettant tout le monde autour de la table pour se dire voilà quel type de protection on va apporter. Euh et puis je voudrais avant de laisser peut-être sur les sur les d'aller sur les propositions sur l'actualité législative puisqu'on a eu quand même sur la sujet montagne de deux éléments assez forts. À la fois euh la loi montagne donc a été votée là au Sénat.

Euh moi, c'est une une un texte avec le groupe écologiste et de solidarité et territoire auquel on s'est euh et de la même manière à l'Assemblée nationale sur lequel on n' pas été favorable et on n' pas voté favorablement. Euh pas parce que voilà, on n'est pas d'accord avec la montagne parce que souvent c'est un peu se reproche-là. C'estàd que il y a un texte sur la montagne, on doit obligatoirement le voter et être d'accord avec ce qui peut y avoir dedans. Non, c'est pas tout à fait ça.

Je pense que c'est un texte qui a été fait très rapidement qui aurait nécessité une vraie réflexion parce que la loi montagne euh j'ai rencontré un préfet qui nous disait la loi montagne 40 ans he 1986 cathédrale c'est une loi cathédrale. Ouais mais c'est c'est une loi cathédrale. il l'a comparé la loi 1905 et il me disait euh aborder ce texte- là avec une main tremblante comme disait Montesqueux quoi. Parce que euh c'est une loi d'équilibre.

C'est une des premières lois écologistes qui a euh fait justement la préservation de nos territoires courageuse politiquement euh parce que de dire à un moment donné attention euh notre développement le développement de nos montagnes si on le si on le régule pas si on n'y prend pas soin euh si on ne met pas des textes justement et donc des contraintes bah on risque de le payer plus tard parce que on risque de défigurer nos paysages, on de rééfigurer bah la nature même de ce que de ce qu'est la montagne.

Et le bilan au bout de 40 ans, bah c'est de voir que bah cette loi, elle a fonctionné, elle a marché parce que c'est aujourd'hui pour ça aussi bah qu'on a des territoires qui sont vivables, qui sont agréables et et donc du coup qui sont attractifs. Et je le dis parce que dans cette loi, on a eu un biais très fort avec l'ambiance actuelle de simplification. Il faut simplifier, simplifier, simplifier, sauf qu'on vit dans un monde complexe.

La montagne est un monde complexe et euh euh simplifier maintenant les contraintes, c'est justement parce que il y a eu ces contraintes là dans cette loi montagne et les contraintes en terme d'urbanisme qu'on a justement des paysages, des villages qui sont attractifs. Et si on le compare à d'autres à d'autres pays, on pourrait faire la même comparaison avec la loi littorale. La France a été et heureusement et c'est pour ça d'ailleurs qu'on est le pays qui y ont le plus de tourisme, c'est pas pour rien, c'est parce que ça a été pris.

Donc je pense que c'est un texte et en tout cas une vision qu'il faut absolument préserver et c'est un peu ce qu'on retrouve d'ailleurs dans dans l'ensemble de nos de nos propositions, c'est plutôt de conforter et à partir de ce texte et ce qui manque totalement dans le texte qui a été présenté à l'Assemblée nationale et au Sénat, bah c'est une dimension d'il y a 40 ans qui n'existait pas, c'est la question du réchauffement climatique en fait hein. Alors qui n'existait pas il y a 40 ans, il y avait déjà des réflexions. Mais là aujourd'hui, on doit renforcer ce texte là justement sur comment préparer ces territoires.

Et voilà, en terme de d'adaptation au réchauffement climatique, ça revient ce que je disais sur la berarde, mais ça revient aussi sur tout simplement la question aussi de protection des populations, d'assurance aussi puisque déplacer des gens, la question aussi des déplacés climatiques va se poser qui peut être aussi de l'attractivité pour ces territoires là parce que le fait de la montagne comme refuge, moi je le vois par exemple sur le sur le vert aujourd'hui l'été, bah un gren noble à 40 42°gr euh ça devient difficile. Donc des populations qui montent, des populations qui réfléchissent à habiter dans ces territoires là.

Et donc ben ça pose la question aussi du rééquilibrage de ces territoires. Ça pose une question de la lien avec du lien avec la ville et et les les montagnes aussi sur apprendre peut-être à mieux se connaître. Euh ça passe aussi sur la question des vacances aussi et la question des des colonies de vacances de de le du lien qu'on peut faire entre les enfants et la montagne. C'est tous ces tous ces aspects-là en fait que l'on doit que l'on doit avancer et qui vont bien au-delà en fait de la question euh je dirais simplement touristique, de la question du ski parce que derrière aussi et c'est dans nos propositions, il y a aussi tout ce qui est service public, question de mobilité.

Euh on fait par exemple une proposition euh d'un d'une on a beaucoup parlé des maisons France Services euh qui sont qui ont été là pour palier justement au départ des services publics euh décidés par l'État. Euh ben on fait une proposition notamment de de maison service de service public de maison France service montagne euh parce que en secteur de montagne, on est plus loin des services publics, de tous les services publics et donc on a encore plus besoin de présence humaine, euh de présence euh des différents des différentes services et de et de l'administration et donc de faire en sorte que ces pôles de services publics soient beaucoup plus renforcés dans ces secteurs de montagne.

pourrait décliner ça également sur la santé pour avoir un service de santé adapté à moins de moins de 20 km pour euh ou moins plutôt moins de 20 minutes euh puisqu'on parle plutôt en temps en montagne qu'en qu'en qu'en kilomètr.

C'est des c'est ce genre de de d'élément en tout cas sur lequel on doit avoir à la fois cette spécification liée à un territoire qui est très spécifique mais aussi de dire bah c'est des territoires sur lequels on doit avoir toute l'attention toute l'attention de de des services publics, toute l'attention de l'État et que parfois faut mettre plus mais aussi dans l'autre sens parce que c'est aussi des territoires et on le voit encore je finirai là-dessus avec ce ce que fait Tig bah c'est des territoires d'imagination des territoires qui vont apporter aussi des solutions Et donc c'est aussi le lien qu'on peut avoir avec les collectivités, avec les éurisser la confiance, leur permettre justement d'innover, d'avancer justement sur des sur des initiatives et certainement qui feront et qui permettront peut-être à d'autres territoires de s'en emparer.

Donc voilà, c'est c'est l'ensemble de cette réflexion en tout cas que l'on souhaite que l'on souhaite mener et peut-être je laisse la suite pour parler un peu plus peut-être dans le détail des propositions et peut-être juste ajouter que ce que tu dis sur l'accès au service public et à la santé, c'est très convergant et cohérent avec ce qu'on a proposé dans le livret solitude où on montre bien qu'en fait la solitude donc un français sur qu sent seul est très lié quand même au territoire où on habite pas que mais mais voilà et que le recul des services publics joue beaucoup et une des propositions globales qu'on a pour les territoires, c'est d'alerter sur le fait qu'aujourd'hui on paye les mêmes impôts sur le revenu ou les mêmes cotisations sociales, c'est les mêmes grilles et pour tout le territoire.

Sauf que ici, on paye les mêmes cotisations sociales mais on a pas le même accès à la santé que on paye les mêmes impôts sur le revenu mais qu'on a pas le même accès au service public. Et donc il y a une forme de redistribution territoriale inversée où en fait quand on habite sur des territoires plus difficiles en plus en réalité on a on a moins de retour en fait sur les impôts que que l'on paye sur ces sujets là par exemple mais pas que. JB, c'est à toi et peut-être tu te présentes. Ouais aussi. Donc Jean-Baptiste Pon, je suis membre de la direction nationale des écologies.

Je suis élu en Île-de-France et j'ai aussi été, moi je suis originaire du massif du Sensil, donc dans le massif central et j'ai exercé pendant 10 ans comme accompagnateur en montagne partout en France, toujours encadrant au club alpin français différentes activités notamment l'alpinisme. Je suis aussi auteur du livre de randonné. Donc voilà, donc ça c'est mon attache à la montagne.

Euh et pour dire donc nous chez les écologistes effectivement depuis les années 70 vous le savez, on alerte évidemment sur les dangers sur nos ressources en eau, sur le réchauffement climatique, sur l'effondrement de la biodiversité et en fait à la fois le temps avançant et malheureusement nous donne raison et d'ailleurs plus que jamais ben en fait on voit tous les jours l'actualité autour de la canicule et sans sans cesser de rappeler que ces écologistes ont alerté quand même autour de ça. quoi.

On n'est pas des fétistes et en fait c'est pas pour en tirer des médailles et la gloire, mais plutôt de se dire bah en fait non seulement on le savait, on l'avait dit, mais aussi euh on veut on veut convaincre tout le monde maintenant qu'il faut agir. Et donc pour ça, on propose un plan. Donc ce plan, il concerne la montagne parce que la montagne est un territoire qui est premièrement affecté. C'estàd que le le changement climatique et le réchauffement climatique particulièrement fera plus durement les territoires de montagne et notamment les glaciers alpin. Donc on sait que d'ici 10 20 ans, on va voir une disparition de ces glaciers.

Ce qui est dramatique, c'est pas seulement pour l'activité de ski, c'est aussi parce que c'est le château d'eau français. Et donc évidemment, c'est sur ces ressources en eau. On veut se poser la question, on en en parlait à Ting 60 % de la ressource en eau donc vient du glacier. Donc on va quand même avoir une question dramatique qu' va falloir aborder sereinement et avec des données scientifiques objectivé et je pense qu'il va demander aussi une forme de concorde nationale sur tout ça. Donc dès maintenant nous ce qu'on propose déjà sur cet aspect glacier, c'est évidemment de de pouvoir les préserver. Donc pour ça, nous ce qu'on demande c'est de donner une nature juridique d'ocau glacier.

C'est ce qu'on demande aussi sur nos grands lacces, nos grandes cours d'eau puisque aujourd'hui il faut pouvoir au nom de cette nature pouvoir avoir des recours juridiques pour éviter qu'on ait une atteinte grave en fait à ces espaces naturels, à ses ressources en eau. Donc qui aujourd'hui peuvent pas se défendre et avec des projets qui à notre avis sont d'un are temps. C'est ce qu'on voit par exemple sur le glacier de la Girose à la grave. On doit pouvoir avoir une réflexion aussi évidemment sur l'évolution du ski. Donc cette évolution du ski on le propose à travers un fond de péréquation entre grosse et petites stations.

Aujourd'hui, on a plus de 200 enfin un peu moins pardon de 200 stations qui ont fermé en France et donc il faut quand même petit à petit qu'on les adapte parce qu'en fait une station qui ferme sur un territoire c'est potentiellement tout un bassin de vie qui à la fois se ferme parce que une nature va reprendre ses droits. On aura plus d'activité pour garder les milieux ouverts. Mais c'est aussi évidemment des emplois, une population qui disparaît, qui n'a plus d'activité économique.

Donc tout ça en fait, on doit se poser la question parce que ça concerne évidemment tous les territoires français où il y a pu avoir ces activités autour donc des domaines skiabl et j'en parle en conscience que dans le massif central on est particulièrement touché donc en moyenne altitude par ça.

C'est aussi penser aujourd'hui la compagnie des Alpes c'est une compagnie où le premier actionnaire est la caisse des dépôts et donc en fait comment nous donc en donc par l'état donc on peut reprendre aujourd'hui du pouvoir d'agir sur des acteurs aussi gros que la compagnie des Alpes et comment on peut les entraîner à aller vers un tourisme donc à l'année qui doit être plus responsable et pas seulement concentré donc évidemment sur l'exploitation du ski et puis évidemment tout ça ça passe aussi par amener à la transition montagne par l'évolution des métiers, l'évolution des pratiques.

Alors les pratiques, elles ont déjà évolué puisque depuis 2018, on a plus 30 % de pratiquants, par exemple dans la randonnée, première activité donc des Français et des françaises. Et donc aujourd'hui, bah c'est pratique qu'il faut pouvoir les accompagner, les encadrés.

Donc c'est-à-dire se reposer évidemment sur les cadres d'état, donc les accompagnateurs en montagne, tous les centres d'activité, les fédérations comme les comme la FFME ou le club Alpin français qui vont permettre de sensibiliser, accompagner les jeunes générations, mais aussi celles qui s'y mettent donc à préserver la montagne, à y aller en sécurité et puis aussi par des moyens pour financer donc les refuges pour les améliorer, améliorer leur capacité pour préserver aussi les chemins et puis aussi les acteurs de médiation euh et de préservation des territoires comme les parcs naturels régionaux.

Aujourd'hui, on a des PNR qui donc ont été quand même délégitimés pour certains dans leur rôle n'ont pas été augmenté sont déficit sur leurs moyens et donc ça évidemment on doit région comment il dépend des régions, ils dépendent des régions mais aujourd'hui on doit quand même pouvoir agir sur le rôle qu'ils ont, les compétences qu'ils ont parce que aujourd'hui effectivement c'est des acteurs qui agissent sur les activités pastorales, sur le maintien des milieux ouverts, sur l'entretien des chemins et puis après sur le niveau national direct, c'est les réserves naturelles, c'est le lien sur les zones nature à 2000 qui sont européennes. Donc c'est tout ça évidemment qu'il faut penser.

La transition sur les métiers, c'est un meilleur financement sur les formations, les formations de transition donc avec l'école nationale des métiers de montagne mais aussi sur les activités donc pour financer des activités autour des métiers de l'agriculture, autour des métiers du pastoralisme, de la civiculture. Donc c'est tout ça aujourd'hui qu'il faut penser pour donner un avenir aux gens qui habitent et qui veulent vivre en montagne. Donc ça passe aussi par offrir de la mobilité.

Euh donc euh on a un peu dit aujourd'hui il y a des territoires où on peut améliorer évidemment l'offre ferroviaire, où on doit développer une offre aussi alternative de mobilité active aussi du vélo, mais on doit aussi euh donc penser euh de nouvelles formes de mobilité euh pour euh bah voilà offrir à la population à l'année euh donc des conditions de vie euh qui soient donc pérennes euh et ça passe bah là on le voit ici par le logement aussi où on a de grosses difficultés à se loger sur certains territoires de montagne que c'est devenu totalement inaccessible alors qu'on a un enjeu à avoir des gens qui habitent à l'année sur ces territoires.

Donc pour vous dire c'est un petit peu tout cet ensemble de de choses et de proposition donc on trouve aujourd'hui dans notre livret montagne qui évidemment comme tous nos livrets à vocation a être toujours amélioré et qui est mis au débat mais toujours dans une amélioration continue.

la démarche aussi qu'on produit autour de ça, mais qui aujourd'hui vient quand même apporter un constat, un bilan et puis j'oublierai une chose parce que évidemment on a mis beaucoup de de de d'éléments euh qu'on a avancé sur la situation catastrophique qu'on vient en ce moment et notamment sur les grands incendies parce qu'on avait des promesses donc engagées de la part de l'État sur la mise à disposition de Canada notamment pour le DIWA qui finalement ont été remobilisés ailleurs. Donc on a clairement un défaut aujourd'hui de l'État qui a pas rempli sa fonction et qui aujourd'hui est pas à disposition. On a qui doit choisir les hommes. On en est à choisir la zone qu'on va qu'on va sauver.

Dans ces cas-là, on a aussi aujourd'hui délégitimé le rôle de l'ONF qui a perdu 40 % de ses effectifs donc en 20 ans et aujourd'hui et ben moins bien entretenir les forêts françaises et bien ça se retrouve directement quand on a des énormes incendies qui se déclarent donc notamment sur le territoire de montagne et donc c'est tout ça aujourd'hui effectivement qu'on doit penser dans ces situations d'urgence.

Je pense aussi donc au phénomène donc à caractère exceptionnel mais d'effondrement euh la dent crol hier, le secteur du charmose donc à Chamoni aussi qui s'y effondrait euh du grand charmose qui s'est effondré he je crois que c'était hier c'est ça euh et euh et monsieur il se passe tellement de choses qu' passe tellement chos c'était cet hiver en plus he trou du glace ah mais il y a eu un nouvel éboulement hier et qui a été couvert par le Dauphiné l'UR voilà c'était une autre rubrique en fait [raclement de gorge] en a tellement Et voilà, mais il y en a tellement, mais ça pose aussi une question de la montagne évidemment est vivante, va complètement évoluer, va complètement être transformée et donc comment aujourd'hui on s'y adapte, comment en fait aujourd'hui donc on on accompagne tout ça ?

Puisque euh Guillaume l'a dit, c'est évidemment ce qui en a vécu il y a 2 ans à la Berérarde. C'est ce qui a vécu le village de Bliton en Suisse, donc qui était complètement donc ravagé. Mais c'est ce qui va arriver à d'autres endroits. Et donc tout ça en fait, on peut pas juste dire on va le subir sans s'y préparer et sans s'adapter pour la suite. Et donc c'est un peu tout ça que propose aujourd'hui le plan des écologistes euh qu'on vous soumet et qui aujourd'hui répond plus que jamais au aux enjeux essentiels a la montagne. La campagne présidentielle évidemment c'est un plan national pour la présidentielle et pour la le volet sur les feux vous l'avez rajouté déjà ? Ouais j'ai vu.

Mais vous l'avez rajouté ou il était déjà ? Alors il y avait déjà des incendies avant la semaine dernière. Donc [rires] on confirme on confirme qu'il y avait déjà on travaille déjà dessus et voilà. Mais bon non mais on voit bien que chaque été euh ça devient un sujet récurrent chaque été auquel on a beaucoup de propositions. Oui. Si vous devez en sélectionner allez 4 c euh phare on va dire. Je vais juste dire quand même sur le plan le le plan la demande des deux Canadaires pour le DIATA formulée par notre député Marie Pochon déjà l'an dernier et c'était déjà un engagement qui a pas été respecté.

Les propositions sur un objectif de 40000 nouveaux soldats du feu et 10000 camions citernes pour les feux de forêt, c'était proposé par notre parlementaire aussi Sandra Régol. Euh donc vous voyez, c'est pas quelque chose juste qu'on a posé comme ça. C'est des choses qui sont portées par nos parlementaires au quotidien et sur l'ONF à chaque salon des mèes. Exactement. Et on est on est à leur côté pour en soutien moral déjà mais ces baisses d'effectif, on les a dénoncé à chaque chaque étape. Exactement.

Et si on doit retenir quelquesunes, bah je pense que le fond de péréquation aujourd'hui pour permettre une adaptation mesure qui avait de une mesure du rapport à la cour des comptes il y a 2 ans sur des station. Tout à fait, tout à fait. Mais porté aussi par les écologistes notamment au Sénage parce que Gu l'a dit sur les maisons de montagne, il y a aussi sur évidemment la rénovation des refuges sur le plan de financement aussi pour les formations des métiers de la montagne ou de tous les métiers de la culture du pastoralisme. Tout ça c'est des des éléments qui étaient pas forcément faire évoluer la mission de la compagnie des Alpes.

Je pense qu'il y a pas grand monde aujourd'hui qui l'a abordé et de que nous on le pose aujourd'hui dans le débat.

Puis ça fait quand même 20 ans qu'ils sont dans les parcs de loisir donc il a diversifié le Oui mais alors c'est pas tout à fait à cette évolution là qui une station c'est pas tout à fait sur l'évolution du parcérix cequel on pensait ou du musée Grévin mais effectivement on pr l'oignon hein ou mais ils ont perdu ici ils ont perdu oui mais ils sont allés vers une station je pense que beaucoup de stations s'interrogent en faitchir aussi mais ce que je comprends quand même de ces débats là c'est c'est les stations qui font le choix à temps pour être libre de leur choix et les stations qui font le choix trop tard et qui sont en fait contraintte financière parce qu'ils ont une certaine emprise quand même.

Moi, j'avais peut-être sur le dans les propositions en tout cas sur le sujet pastoralisme, agriculture euh on l'a vu avec la loi d'urgence agricole qui est on va dire une une catastrophe dont alors je parlerai même pas du sujet de l'eau, du sujet des pesticides qui est alors pour le coup une catastrophe terrible et en plus qui crée un une vraie clivage en fait et qui est souhaitable pour personne en fait entre les agriculteurs et et le reste du monde quoi. Et ça c'est c'est terrible. Mais au-delà de ça, c'est l'orientation globale. Qu'est-ce qu'il y a à travers cette loi d'urgence agricole ?

Et c'est dans les mots en fait de la ministre de l'agriculture, c'est de dire en fait sans agrandissement bah il y a pas de il y a plus d'agriculture quoi. Et donc le seul créneau, ça serait de s'agrandir, de s'agrandir et donc notamment la ferme fameuse ferme France où il y aurait qu'un seul modèle qu'une seule ferme. B si on fait ça, si on raisonne comme ça, bah c'est la fin de l'agriculture de montagne parce que l'agriculture de montagne, elle est spécifique. Agrandir, ça ne marchera jamais parce que agrandir dans un secteur de montagne où on est où on est isolé, ben non, ça ne marche pas. ça fonctionne pas parce qu'on a des distances qui sont plus importantes.

Et oui, si on veut une agriculture de montagne, il faudra la soutenir parce que l'agriculture de montagne en tant que telle, si on parle juste compétitivité, elle sera jamais compétitive avec l'agriculture dans la Bosse ou en Australie ou ailleurs, quoi.

Donc il y a la nécessité de la de la soutenir parce que elle apporte aussi un intérêt écologique en terme de biodiversité, d'ouverture des espaces en lien aussi avec l'activité ski he parce que si les pâturages sont pas voilà on a plus et donc il y a vraiment ce sujet-là sur les traités de libre échange notamment on a quand même parce que on parle beaucoup du mercour et cetera, on a quand même validé un traité de libre échange avec l'Australie qui va faire rentrer 30000 tonnes de d'Ouvin sur le territoire. Euh bah tout ça c'est des choses qui s'attaquent justement directement au pastoralisme.

Et donc je pense que là on a pas mal de propositions euh sur euh alors il y a il y a des propositions qui sont au niveau législatif mais il y a des propositions au niveau européen. C'est la question de la PAC par exemple. Euh très clairement si on n' pas une PAC spécifique pour les territoires de montagne et notamment sortir de la Pâque à la surface et plutôt à l'individu. Un aspect on a beaucoup travaillé par exemple sur les métiers d'herboristerie. les herboristes, c'est on s'en aperçoit peut-être pas forcément mais c'est une activité qu'on retrouve beaucoup en montagne parce que c'est des petites surfaces.

Il y a les cuilleur par exemple aussi qui est plutôt lucrative en tout cas qui permet en tout cas d'avoir une activité locale. Bah par exemple un herboriste qui a 1 hectare zéro de pâqu zéro. Alors qu'il fait vivre sa famille, il fait vivre un territoire. Euh si on prend euh quelqu'un qui a euh 100 hactares de céréales et machin, il va avoir allez 20000 voir 30000 € de euh de pack. Donc ça c'est pas acceptable. On a la même chose avec les marchés hein. Euh ils ont un forfait à 1500 € ce qui est pas non plus totalement acceptable mais on voit que là on a des réorientations à faire si justement on veut soutenir notre agriculture de montagne.

Le sujet aussi du loup et des prédateurs et de la difficulté justement des des éleveurs par rapport à justement la présence du loup. Et là, on a des clairement des divergences d'approche. Pas dans le sens le l'impact pour des éleveurs face au loup, il est considérable. Ça change leur manière de fonctionner. Quand il y a une attaque, c'est quelque chose qui est très dur. Mais soit on dit et en gros, on a pas de solution et on dit bah on va vous donner des fusils et puis vous allez pouvoir tirer dessus. ce que la plupart des éleveurs ne veulent pas en fait hein parce que c'est pas leur métier et qui veulent pas avoir un fusil entre les mains.

Euh tout en disant on il faudra garder euh une population viable donc des loups. Donc si on part de ce principe-là, s'il y a des loups, il y aura des attaques. Et donc en fait nous notre vraie réflexion c'est comment on soutient les éleveurs, comment on leur apporte des solutions. C'est ce qu'on a fait par exemple sur le sujet de de l'encadrement juridique notamment sur les chiens de protection pour que à la fois les maires et à la fois les éleveurs soient, on va dire, moins embêtés sur les questions de responsabilité et d'assurance pour faire en sorte que ben quand ils ont mis tout en place, même s'il y a une attaque, leur responsabilité soit soit dégagée.

Ça c'est des voilà des choses qui étaient qui étaient demandées très fortement. Ça fait partie des amendements qu'on avait déposés et qui sont euh et qui sont passés. On propose par exemple aussi une réserve opérationnelle euh parce qu'on sait que ben des éleveurs ils ont besoin, on a besoin de de gens en fait hein pour protéger pour aider justement sur la protection la protection pastorale.

Ça existe déjà ou avec ce que fait Ferus déjà ça existe déjà ce que j'allais dire ça existe déjà avec Ferus sauf que là c'est des associations et ben de se dire pourquoi on ne ferait pas une réserve opérationnelle comme ça peut se faire avec la gendarmerie avec les pompiers qui soit du coup officialisé encadré avec de la formation qui permet que bah des bonnes volontés puissent s'inscrire et puissent venir et en plus ça crée un vrai lien [raclement de gorge] entre justement ruralité montagne zone urbaine ou autres.

Euh donc voilà, ça c'est des propositions et moi ce que je constate, on l'a vu dans la loi d'urance agricole, c'est que en face on a zéro propositions à part prenez un fusil et tirer dessus, zéro proposition. Et en réalité, c'est pas ce que demandent les éleveurs. Eux ce qu'ils veulent, c'est de l'accompagnement. C'est de savoir comment ils vont être aidés, c'est de savoir comment faire quand ils ont une attaque. Donc ça fait partie de ces choses-là. Et puis un autre aspect que pour finir euh j'ai été du coup président de la de la mission d'information là sur l'évaluation de la loi montagne et loi littoral.

On a eu des divergences au final sur le sur vous avez pas signé pas signé le rapport parce qu'on a eu quelques petites divergences mais ça fait voilà c'est parce que on sait à peu près où on va et on a Mais les divergences elles ont été quoi ? Elles ont été sur l'artification des sols, c'est-à-dire de dire toute l'orientation de ce rapport qui a été pris par le rapporteur et de dire en gros cette loi, elle est cathédrale, elle est formidable, elle est magnifique mais en gros entre guillemets elle nous emmerde un peu et on peut pas faire ce qu'on veut. Donc on va faire sauter en fait toutes les contraintes. Je je caricature un poil mais c'est un petit peu ça.

En tout cas, on met le doigt dans de la simplification dans le fait que voilà euh nous on dit l'inverse en parce que si justement cette je l'ai dit tout à l'heure elle avait porté ses fruits, c'est justement parce queil y a des contraintes et qui vont avec aussi bah le zéro artification net 2050. Ça c'est quelque chose aussi d'important pour nos territoires. C'est que si on réfléchit pas sur comment on travaille sur de la sobriété foncière et sur le fait que oui, un moment on pourra pas construire, bah parce que sinon tout c tous ces espaces là ben seront recouverts de de bâtiments.

Et ce que je trouve intéressant, c'est que derrière les discours de certains politiques qui nous disent euh ça marche pas, ça fonctionne pas, j'écouté justement ce matin dans notre rencontre avec les élus, ben ici euh ils avaient 18 16 ou 18 hectares constructibles avec la Loisanne dans les objectifs de 1031 2050, il faudrait qu'il passe à 8 hactares. Euh bah eux dans leur projet, dans leur hectare en 2030 he ouais c'est ça. Dans leur projet, dans leur orientation, ils ont retenu 4 hectares.

Donc ça veut dire que localement Ça veut dire que localement les élus en fait ont bien compris en fait qu'il fallait dans cette direction he de réserve disponible foncière qu'il fallait réfléchir qu'il fallait réfléchir du coup à cette sobriété foncière parce que c'était dans l'intérêt justement de ces de ces territoires et qu'est-ce que demandent les élus en fait il demandent pas à l'avoqué de dire on s'en fout de la loi on la respecte pas et cetera qu'est-ce qu'il demande de l'accompagnement de l'ingénierie il demande à ce que les services de l'État soient à leur côté et oui parce qu'on est dans un monde complexe parce qu'on est face à des problématiques complexes et ben de l'intelligence collective et faire en sorte que il puisse être accompagné, trouver des solutions.

Et ce que je trouve aussi intéressant et ce qu'on a vu dans la dans la mission d'information, c'est que moi partout où je suis allé, à chaque fois qu'on a rencontré des élus, on est allé nous montrer des élus pour dire "Ah mais eux, ils sont ils sont embêtés par la loi montagne, par ses contraintes et cetera." Pu en fait quand discute à la fin, je leur dis "Mais votre projet du coup vous avez pu le faire ?" à chaque fois, ils me disent, "Ben oui, en fait, on l'a pas fait là, on l'a fait ailleurs.

Et puis, en fait, ben venez voir parce que c'est devenu un projet pilote euh qui est assez exceptionnel parce qu'on a on a on a soit réaménagé une friche, soit on a réutilisé une dent creuse et en fait, on a créé quelque chose qui était qui est beaucoup plus intéressant qu'en réalité que le projet d'avant. Donc oui, quand on met des contraintes, quand on pousse un peu à se creuser la tête, ben en fait, on tire tout le monde vers le haut. Et donc c'est aussi dans cette type d'orientation je pense qu'il faut aller et ça il y a il y a du combat à mener parce que en face effectivement ça discours simpliste un peu populiste de dire allez on simplifie tout et on fait tout comme on a envie quoi.

Voilà, vous savez