Franck Allisio est l'invité de notre émission "2027 en campagne" |LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:33OuverteRéponse directe
Réaction à l'accord RN-Farage sur les migrants interceptés dans la Manche ?
- 21:50OuverteRéponse directe
Pourquoi couper le robinet des aides à l'Ukraine maintenant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Franck AllisioFait
« Moi, je ne suis pas pour sortir de l'Union européenne, je suis pour tout changer sans rien détruire. »
- 10:44Franck AllisioPromesse
« La dissolution des organisations et des associations islamistes comme les frères musulmans. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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l'ire de votre nouveau rendez-vous du dimanche consacré cette année à l'élection présidentielle 2027 en campagne. On vous emmène dans les coulisse de cette campagne électorale qui s'annonce intense et passionnante. Décryptage des stratégies de communication, l'image de la semaine, vous le verrez, la campagne sur les réseaux sociaux bien sûr des indiscrétions et pour ça je serai accompagné tous les dimanches de la crème de la crème des analystes et commentateurs de la vie politique. Arlette Chabot bonjour. Bonjour. Julien Arnaud, bonjour. Jaometti, bonjour et nous accueillons pour toute l'heure aujourd'hui Franck Alisio. Bonjour, vous êtes député Rassemblement national des bouches du Rô.
Une semaine en campagne 2027 en campagne. Et bien c'est parti. La France des territoires, c'est celle qui n'a pas le loisir d'aller travailler en vélip. Vous savez, on n'est pas des photocopies avec Édouard Philippe. Je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche. Mélanchon pour moi et la France insoumise, c'est fini. Ouais, mais comme disait ma grand-mère aussi, tu rigoles, tu rigoles mais je sais pas de la rigolade. Laissons tous ces gens à leur bidouillage. Rien à attendre des vieux partis pourris. Quand je devrais annoncer ma candidature, je l'annoncerai.
Le Rassemblement national est le parti de la soumission au dictateur Vladimir Poutin enfin excusez-moi Édouard Philippe, il nous fera regretter Emmanuel Macron quand ils prennent leurs grands airs, ils n'ont pas l'intention de payer la dette. Moi, je ne suis pas pour sortir de l'Union européenne, je suis pour tout changer sans rien détruire. Tout changer sans rien détruire. Oui, les petites phrases de la semaine, vous les aurez toujours en ouverture de cette émission. Donc à 11h02, Franck Alisio, je le rappelle, notre invité. Merci euh d'être là, de participer euh à cette émission, cette campagne présidentielle qui s'annonce intense, passionnante.
Et on va commencer justement avec les tendances de la semaine, les enquêtes d'opinion, c'est important, les sondages de la rentrée. Alors, on rappelle, c'est une photographie de l'instanté. La campagne fait bouger les lignes, c'est sûr. Les programmes aussi, les réactions, les personnalités s'affinent, s'affirment. Bon, ce qui est intéressant à regarder, ce sont aussi les dynamiques qui vont elles aussi évoluer. Pierre, vous avez fait un un retour vers le passé, si j'ose dire, et vous avez regardé les chiffres des gagnants à l'élection présidentielle, l'intention de vote, le résultat final au premier tour et le différentiel. Et c'est intéressant. Oui, c'est intéressant.
Des h élections présidentielles, il y a en fait ce tableau a une valeur pédagogique parce qu'il montre l'importance des dynamiques de campagne, probablement aussi des stratégies, de la communication des indigants, de leur performance. C'est intéressant parce que sur ces huit élections passées, il y a quatre les premiers sont vainqueurs dans quatre cas de l'élection et battu dans quatre cas. Et si vous alors on a des exemples célèbres hein, Édouard Baladur, on a beaucoup évoqué le le décès de l'ancien premier ministre ces derniers jours. Il était parti très loin devant et en tête pendant plusieurs mois. Il a été battu et on a un exemple plus récent probablement aussi en tête.
de ceux qui étaient en tête 8 mois avant, il y en a trois qui n'ont même pas participé au second tour. Donc c'est dire à quel point la position de leader n'est pas une position forcément facile. Quand vous êtes leader dans une campagne ou en tout cas en tête des intentions de vote, vous êtes le plus souvent très exposé au récit hostile. Don on en ailleurs le P. Oui. Mais alors évidemment on se pose la question pour Marine Le Pen. Quelle est sa situation aujourd'hui ? Je crois que sa situation est différente des cas que je viens de citer pour plusieurs raisons. D'abord, il n'y a pas que les sondages en ce qui concerne Marine Le Pen.
J'ai mentionné Édouard Baladur à l'époque, on parlait en 95 un peu de bulles son agir. En fait, il n'y avait pas d'historique de l'électorat d'Edouard Baladur. Ça n'existait pas. Là, on a un électorat qui est très structuré, qui est solide. Il y a 2 ans, il y a eu deux très grosses performances électorales du Rassemblement national aux européennes et aux législatives avec des scores qui sont finalement assez proche des sondages prélectoraux d'aujourd'hui. Et on sait dans l'analyse qu'on fait de l'électorat de Marine Le Pen que c'est structuré, que c'est solide, que ça peut résister. Puis je vais citer un dernier chiffre qui est intéressant.
Des six présidentiels auxquels ont participé le Front National et le Rassemblage national, d'abord Jean-Marie Le Pen puis Marine Le Pen. Et bien figurez-vous que entre septembre et l'élection, ils n'ont jamais connu de score en deain de ce qu'ils avaient fait 8 mois avant. C'està-dire qu'ils ont toujours fait ou moins le même chiffre ou même mieux. Donc c'est dire à quel point c'est un cas de figure qui est nouveau et qui mérite d'être sculpté avec précaution. Ça n'est pas le même cas de figure que les années précédentes et c'est un cas de figure qui à mon avis méritera d'être regardé de près même s'il part de très haut.
Donc malgré les embûches, vous allez quand même regarder les dynamiques de campagne, c'est important non ? Évidemment, vous les mettez en place, il y a des stratégies à se dire "Tel mois, on va mettre ce sujet en place, peut-être tel mois celui-là, on va en reparler parce que là, il y a eu beaucoup de sujets en tout cas qui vous concernent cette semaine." Avantage dans cette rentrée, c'est qu'on a pas besoin de consulter les sondages pour savoir qui est la favorite des Français, vu le nombre d'attaques euh dont nous sommes, la la cible. Euh c'est clair, c'est Marine Le Pen qui est la favorite des Français et à partir de là tous nos adversaires tapent dessus.
C'est bonne guerre et et nous ça nous va très bien comme ça. En effet, il y a enfin moi ce que je retiens et ce qui fait la différence entre Marine Le Pen et les autres ou peut-être d'autres favoris à d'autres moments, c'est la solidité. La solidité de la candidate et la solidité du socle intellectuel du projet des convictions. C'est-à-dire que il y a trois forces dans dans dans ce pays aujourd'hui à la veille de cette campagne présidentielle. Il y a nous autour de autour de Marine, il y a la gauche et l'extrême gauche. En réalité tout ça quand même avec un vrai favori qui qui est Mélenchon. Donc vous mettez la gauche, vous mettez la gauche derrière Mélenchon.
Oui, parce que je pense que enfin monsieur Gluxman, ces électeurs sont en grande partie des des déçus du du macronisme et qui ne prend aucun électeur à monsieur Mélenchon. Donc le bloc de gauche, il est plutôt du côté de monsieur Mélenchon et entre les deux, il y a un bloc en perte de vitesse en perte de vitesse con euh totale euh qui est le bloc central. En réalité les les macronistes, voilà. Et en dehors de ces trois grands blocs dont un le troisème qui est en forte perte de vitesse, euh il y a il y a pas grand-chose qui existe. Donc Marinet solide et puis vous savez nous les sondages, les dynamiques de campagne, on connaît ça.
Je vais pas vous refaire le coup des du calme des vieilles troupes, mais c'est la vérité. Il y a 5 ans, nous démarrions cette campagne. À un moment donné, il y a eu une forte période de turbulence. Nous avons beaucoup perdu dans les sondages et puis nous avons gagné à nouveau. Nous avons repris ces points et nous sommes et nous sommes arrivés au score que nous étions arrivés avec le nombre de députés auquels nous sommes arrivés. Donc nous avons une candidate expérimentée et un socle de conviction euh très solide. et nous représentons aujourd'hui la seule alternance véritable et crédible.
Et ça vous arrange bien que Jean-Luc Mélenchon soit votre adversaire parce que c'est celle celui que Marine Le Pen si on en croit les enquêtes d'opinion bat le plus largement de même d'ailleurs que Jean-Lucchon rêve d'affronter effectivement Marine Le Pen à ce qu'il se pense entraîner derrière lui un large front antiassemblement national. Vous vous ils se sont choisis. Non non, Marine Le Pen a a répondu à votre question il y a il y a quelques quelques semaines, quelques mois maintenant en disant "Moi, je n'ai pas de préférence et à la limite, je préférais battre le macronisme." Exactement.
Euh plutôt plutôt que de que de battre monsieur Mélancon parce que monsieur Mélenchon au second tour, quoi qu'il arrive, c'est une mauvaise nouvelle et c'est une un danger pour la France. Donc à partir de là et bien ayons enfin peu importe d'ailleurs c'est pas nous qui choisirons, ce sont les Français mais si on a Macroniste et combat le Macron le Macroniste et combat ce bilan depuis 10 ans qui a fait tant de tant de mal à la France et bien ce sera encore mieux encore plus clair.
On voit les tendances de la semaine San Gabriel Atal version premier tour du Parisien ce matinos pour le Parisien 19 % Philip qui du coup dépasserait Jean-Luc Mélenchon et pourrait donc accéder au second tour mais pour ça il faudrait qu'il n'y ait qu'un seul candidat du bloc central. On y reviendra. On va parler de la bataille du récit parce que ça c'est toujours important dans une campagne dans une campagne présidentielle. Il y a des sujets que vous avez envie de pousser au centre de l'actualité et forcément et qui amènent le débat politique. Et cette semaine, il y a eu l'interdiction du voile dans l'espace public.
C'est Marine Le Pen qui a a même elle-même annoncé qu'elle voulait soumettre cette proposition au français par référendum. proposition que les élus RNES sont allés défendre en plateau. Le voile euh islamique, celui qui est revendiqué comme tel, sera interdit sur notre territoire. Et ça passe pas seulement par l'interdiction du voile dans l'espace public, ça passe d'abord par l'interdiction du voile dans un certain nombre de services publics. D'abord, ce sont les Français qui décideront ou pas d'une telle mesure par l'intermédiaire d'un référendum dans lequel nous soumettrons un projet de loi qui visera à lutter contre l'idéologie islamiste.
On a sur la bataille du récit et la stratégie de communication sans bien que voilà le sujet a été lancé. C'est un sujet polémique qui fait débat et qui fait surréagir les autres candidats immédiatement. Pense à Jean-Luc Mélenchon. Et Jean-Luc Mélenchon, vous connaissez tous la formule pendant la campagne du j'ai changé. Cette formule que les candidats utilisent et bien là, il peut l'employer Oui, Jean-Luc Mélenchon au sujet du voile Jean-Luc Mélenchon 2010, ben il considérait le port de la Burkaa comme un traitement dégradant, je cite. On l'interdira et peu Mech qui le proposera défendait-il alors. Il qualifiait même le voile de soumission patriarcale et de chiffon sur la tête en 2017.
Et ben le Juc Mélenchon de 2026. Alors là, on a opéré un virage à 180 voire à 360° volte face du candidat. Il l'a reconnu lui-même mercredi, c'était devant des militants euh à Paris, militants LFI. Et revenant sur cette proposition du RN de sanctionner financièrement les femmes qui porteraient euh le voile dans l'espace public, il dit "J'ai eu honte, ça saoule tout le monde. On recommence à diviser les Français. Il y a 20 ans, je n'étais pas d'accord avec cette histoire. Je n'ai pas compris mais j'ai parlé avec des femmes, j'ai rencontré, j'ai donné mes arguments et puis au terme de la discussion, j'ai été convaincu.
Et bien voilà, [raclement de gorge] en Jean-Luc Mélonchon, une confession quand même très calculée, des excuses en public devant des militants oh c'est pas trop la tradition de la France insoumise. Voilà en quelques minutes une opération des minage très tôt dans la campagne. Franck Alisio, il vous a convaincu ou j'allais dire plus c'est gros, plus ça passe. Mais non, évidemment que c'est un calcul électoraliste chez monsieur Mélenchon. il a vu les choses changer. Il est parti d'une gauche républicaine, il est arrivé il est arrivé dans une gauche communautariste. Il a lui-même d'ailleurs accompagner ce ce mouvement. Il en sera responsable devant l'histoire.
Mais évidemment, il ne convainc personne. Nous, de notre côté, c'est tout l'inverse. C'est-à-dire enfin, je peut-être je pense pas être le seul là-dessus. Je pense que la constance et le sérieux en politique, c'est une qualité. Euh et cette proposition de loi qui est en effet référendaire euh Marine Le Pen la défend depuis 2021. Elle donc elle la défendait déjà depuis 2022 dans cette dans ce projet de loi référendaire. C'est une proposition de loi mais si on nous arrive au pouvoir, ce sera un projet de loi référendaire. Euh il y a plusieurs choses.
Il y a avant tout, et c'est la principale mesure, c'est euh la dissolution des organisations et des associations islamistes comme les frères musulmans. Et c'est le plus important parce que la le le voile est une conséquence qu'il faut traiter, qu'il faut combattre, mais le plus important c'est combattre les causes et la dissolution par exemple des frères musulmans parce que ce sont ces organisations qui qui incitent qui qui mettent la pression sur les sur les femmes, sur les musulmanes pour qu' pour qu'elles se voent.
dans une loi dans un référendum vous le proposez ou dans une loi lorsque si vous avez une majorité un référendum on a toujours dit que ça faisait partie d'un référendum un référendum où il y aurait 10 solutions de ces associations fermeture des des 10 des mosquées pardonnez-moi radicales 40 % des mosquées à Marseille chez moi sont radicalisés donc on n'est pas sur un petit problème. L'islamisme Oui, [grognement] je suis marseillais, j'ai été candidé à la mairie de Marseille fait 40 % à Marseille. Marine Le Pen a fait également 40 % à Marseille. Il y a 300000 musulmans à Marseille. C'est bien la preuve que si nous faisons 40 % à Marseille, c'est que nous n'avons pas de problème.
Nous n'avons pas de souci avec les musulmans. En revanche, nous avons un souci et nous combattrons jusqu'au bout les islamistes. Notre problème, c'est l'islamisme. Le voile pour nous, l'injab pour être pour être précis, c'est un message politique. Ce n'est pas un message religieux. C'est pas nous qui le disons. Il y a 40 ans déjà, ça ne rajunit pas. à commandant des croyants expliquer que ce n'était pas religieux mais politique.
Il a été combattu au Maroc, il a été combattu en Tunisie par Rabib Bourgipa, il a été combattu en Égypte le le voile parce qu'à chaque fois c'est politique si on veut faire la finir parce que c'est très important et comme on a un petit peu de temps, euh mais pas beaucoup non plus parce qu'on a beaucoup de choses à vous demander Franck Aliso, vous voyez bien compris si on veut un vrai vivre ensemble dans notre pays ça il faut se mettre d'accord sur des règles en commun. Ces règles en commun, c'est un mode de vie. Un mode de vie et pour ça, il faut une République et une France forte. Totale et radicale. La bataille du récit, elle est gagnée là par qui euh Harlette ?
Je je moi je pourquoi Marine Le Pen a ressorti effectivement euh cette idée, l'interdiction en ce moment maintenant. On a cherché, on pas bien compris parce que franchement nous on l'avait quitté sur la règle d'or, les sujets économiques. Paf, revient, c'est revenir aux fondamentaux en quelque sorte effectivement avec un petit cafouillage parce que effectivement Jordan Bardella dit "Moi je suis pas pour la police du vêtement." Ah bon ? Donc on s'est dit c'est pas tout à fait d'accord. Et puis maintenant vous dites "Ah mais surtout ce qui est intéressant c'est l'interdiction des frères musulmans, c'est encore autre chose." Ah ben non, c'est dans le même projet de loi. Il y a de choses.
C'est pas la même chose que contrôler des femmes qui portent le voile sur dans l'espace public. C'est pas tout à fait la même chose que interdire de contrôler. Les deux mesures sont dans ce projet de loi. Les deux mesures sont dans ces projets. Les deux mesures seront appliquées. Il y aur d'un seul coup de remettre. Je vais répondre à une question. C'est tout simple. Si vous reprenez la chronologie, c'est pas nous. Il y avait pas de stratégie là-dedans. Mon mon mon ami et collègue Jean-Philippe Tangui est dans une interview. On lui pose la question, il y répond mais c'est une question de la journaliste, il répond et il ne fait que rappeler le programme de Marine Le Pen.
Il n'y a pas de stratégie là-dedans. On est on est entré par l'économie. On est très heureux de de rappeler ce que vous appelez des fondamentaux, c'est-à-dire marcher sur nos deux jambes, le régalien et l'économique. Mais ce n'est pas une volonté de non pas de notre part. C'est une pas un timing stratégique. Oui, ça peut avoir deux effets parce que ça donne aussi du carburant pour diaboliser la campagne et tout ce genre de thématique et ce récit. Oui, vous avez insisté beaucoup sur est-ce qu'on peut gagner la bataille du récit ? Est-ce que le RN peut gagner la bataille du récit sur ce sujet ? Je crois que le RN ces dernières années a d'abord gagné la bataille de l'opinion sur ce sujet.
C'est-à-dire que aujourd'hui quand on regarde les enquêtes d'opinion ces dernières années sur ce sujet du voile et plus généralement sur les questions d'identité, le RN est perçu comme le parti le plus crédible. Le deuxième point, c'est que et on parlait tout à l'heure du socle électoral de Marine Le Pen, je crois que c'est une stratégie aujourd'hui afficher le voile et le mettre sur la table, c'est chercher à consolider son socle de premier tour pour montrer que le RN plus que tous les autres est très déterminé sur ces questions.
Mais gagner la bataille de l'opinion, ça ne veut pas dire forcément gagner la bataille du récit parce qu'il me semble qu'il y a un un aspect d'ailleurs dont on a entendu parler de la part des opposants à Marine Le Pen ces derniers jours, c'est de gagner la bataille de la crédibilité. Il y a une grande question que les Français se posent sur cette élection présidentielle, c'est comment résoudre ce que moi je qualifie dans la bataille du récit. En tout cas, chez nous, chez nos com on dit souvent gagner la bataille du récit, c'est faire en sorte que la parole soit suivie des actes.
Et aujourd'hui, on sait que l'un des points critiques du bilan d'Emmanuel Macron et les Français reprochent à Emmanuel Macron d'avoir beaucoup parlé et parfois de que les actes n'ont pas suivi. Je pense que l'un des enjeux pour Marine Le Pen dans les mois qui viennent, c'est de convaincre que afficher cette détermination est inutablement le préalable pour faire en sorte que cette mesure soit applicable, réaliste et construit à partir d'un plan. Et ça c'est ce que j'appelle la bataille de la crédibilité.
Je pense que la campagne présidentielle doit servir à cela et à mon avis ça ne m'étonnerait pas qu'elle insiste sur ce sur cette question d'applicabilité parce que c'est le point probablement qui représente le premier facteur de fragilisation dans cet objectif de gagner la bataille du récit. Et on va continuer à parler de cette bataille du récit mais on va aussi faire quelques flashbacks. Vous verrez c'est toujours important de voir ce qui s'est passé avant. On en tire les leçons du passé notamment pendant les campagnes présidentielles. Restez avec nous. À tout de suite.
Il est 11h23, c'est le retour de votre émission 2027 en campagne avec notre invité Franck Alisio qui est toujours là député rassemblement national des bouches du Rô et c'est parti pour c'est lactu. C'est lactu des questions d'actualité c'est mieux sur une chaîne info. Julien Arnaud c'est parti pour la première question. Ah oui, vous avez vu cette image bien sûr de Jordan Bardella par affond protocole d'accord avec Nigel Farage euh à Birmingham en Angleterre. Des migrants interceptés dans la manche ramené en France pour être reconduit ensuite dans leur pays. Réaction de Jean-Luc Mélenchon hier.
Me voici à commenter le propos lamentable de monsieur Bardella en Angleterre [acclamation] qui s qu'on lui a rien demandé. Promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils voudront mettre dehors et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous. Comment peut-on être aussi misérable ? Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste sans réputation et sans porté. Voilà. Alors, deux réactions et deux questions. Un, fasciste Jordan Bardella.
et de moment j'avais compris que Marine Le Pen ne voulait pas que la France soit le garde barrière en quelque sorte de l'Angleterre c'était en 2022 j'ai l'impression que c'est tout à fait l'inverse. la friture sur la ligne là on comprend pas trop rien qui a qui a changé vous voyez au moin on a réussi une prouesse c'est faire parler à à monsieur Mélenchon de frontière et d'immigration ou et Jandane Bardella fasciste et c'est il s'est fait flouer par Nigel Farage non alors déjà monsieur Farage et ça ça énerve beaucoup nos adversaires, c'est le principal leader de l'opposition en Grande-Bretagne et probablement le prochain premier ministre.
Ça veut dire que notre allié notre allié est le prochain premier ministre. Ça veut dire que plus que jamais nous pourrons mener une diplomatie avec des alliés au pouvoir. C'est important, ça changera tout lorsqu'on sera à l'Élysée. Il y a il y a pas grand chose qui change. Il y a surtout une chose qui ne change pas. On dit depuis des années et on le dit pour protéger la France justement en Méditerranée, on dit qu'il faut toujours ramener les clandestin à leur port d'origine. S'il quittent le port de France pour un port français pour rejoindre la Grande-Bretagne, alors naturellement ils doivent revenir sur le port français.
Mais ce qui change fondamentalement, c'est que monsieur euh Farage, comme nous euh aux affaires, nous mettrons comme priorité absolu de lutter contre l'immigration. Lorsque ces clandestins reviendront sur le territoire français, ce sera d'abord pour être en rétention, en prison, puis ensuite dans un dans un avion parce que la priorité c'est le rétablissement par exemple du délit euh de pénétrer illicitement sur notre territoire qui a été aboli à l'époque par la gauche.
Notre priorité c'est d'affirmer et là-dessus ce sera dans la finom sur l'immigration comme le dit Marine Le Pen depuis des années que lorsque vous êtes clandesquin, lorsque vous entrez de manière illégale sur le territoire français vous avez commis vous avez commencé votre vie sur le territoire français par un acte délictueux et donc vous ne serez jamais jamais je dis bien régularisé ça change il ne sera jamais régularisé le le le le clandestin et le délinquant donc qui a pénétré notre notre territ de de la jungle de calé des des clandestins, c'est complètement au frais de la France.
Là, les frais seront partagés avec la Grande-Bretagne voilà mais encore une fois on s'applique à nous-même, c'est une question d'honnêteté, de sincérité, de cohérence. On s'applique à nous-même ce que l'on demande au pays de l'autre côté de la Méditerranée. C'estàdire lorsque vous avez des clandestins qui quittent votre port, on vous les ramène. Voilà. Mais on va parler, on n jamais dit qu'on laisserait qu'on laissait mourir des gens dans la dans la mer. En revanche, bah il faudrait qu'il parte dans le dans le port d'origine. Vous avez 9 fois sur 10 le port d'origine, il est tunisien, il est algérien, il est marocain, il est libien, il est sur le fond. On a bien compris votre votre ligne.
On verra en effet la ligne de Marine Le Pen, il y aura peut-être à éclaircir sur le sujet mais c'est vrai que sur la forme en tout cas cette image, elle est assez forte et brouille peut-être un petit peu les cilles entre Marine Le Pen et Jordane Bardella. Alors, il est vrai que Marine fera sa rentrée dimanche, mais voir Jordan Bardella signer cet accord de protocole lui-même avec Nel Farage, ça peut brouiller en tout cas les pistes de de la communication. C'est les deux futurs premier ministres, l'un de la France, l' de la Grande-Bretagne.
Enfin, c'est pas encore fait, on se tout le monde se dit mais franchement s'il y a un texte de ce genre avait été signé par quelqu'un qui est au pouvoir macroniste aujourd'hui, [souffle coupé] le RN mais quel scandale ! C'est n'importe quoi. Mais enfin je veux dire, nous sommes tous les deux partisans du rétablissement du contrôle aux frontières. Aujourd'hui, il a 500000 immigrés légaux qui entrent en France chaque année et encore plus qui entrent en Grande-Bretagne chaque année. Ce qui changera entre avec notre allié à Londres et nous-même à Paris, c'est que ça cessera. C'est qu'il y a un mor il y aura un moratoire sur l'immigration. C'est ça le véritable changement. C'est ça la révolution.
C'est ça qui a été annoncé hier. Autre question de fond et de forme parce que c'est ce qui nous intéresse aussi. Arlette. Oui. Dans la série, on a on comprend pas tout. Expliquez-nous Franck Alisiou. Il y a effectivement l'Ukraine et l'ID à l'Ukraine coupé le robinet de l'AD l'Ukraine a dit effectivement Louis Aliot. Donc on connaît les votes he au Parlement européen notamment de Jordan Bardella contre l'octroit d'un prêt à l'Ukraine pour financer sa guerre. explication là aussi de Jordan Bardella. Quand on n pas d'argent pour financer des mesures en France, qu'on cherche à réduire le déficit budgétaire, on ne donne pas d'argent à un pays étranger pour faire la guerre.
Ça veut dire que là évidemment on se dit ça va pas là c'est le retour vers l'amitié avec Vladimir Poutine, c'est le retour au aux sympathies anciennes du rassemblement national avec la Russie. Il n'a jamais eu d'amitié avec Vladimir Poutine en politique. Général de Gaul l'avait dit bien avant, on n pas d'amis. Euh, on a des intérêts, on défend les intérêts de notre pays. Monsieur Poutine défend les intérêts de la Russie. Nous défendons les intérêts de la France. Euh la guerre, c'est quelque chose de de de grave pour le coup. Je rappelle que en moins de 5 ans euh il y a eu euh dans ce conflit euh civil, militaire tout blessé, mort, disparu, confondu 2 millions de guerre.
Donc la priorité oui, mais il faut rappeler les choses. La priorité notre priorité absolue, c'est une conférence internationale pour la paix. Voilà, fait là ce qui se fait là euh c'est une initiative de de monsieur Trump qui est qui est un peu unilatérale. Là, ce que l'on veut c'est une véritable conférence internationale pour la paix, donc avec les deux belligérants. Et depuis le début, nous rappelons bien que dans les deux béérants, il y a un agresseur Vladimir Poutine et un agressé l'Ukraine. Voilà. Et à chaque fois, enfin depuis le début, nous avons toujours affirmé cette ligne.
Nous avons toujours affirmé notre soutien à l'Ukraine avec des limites, ce qui nous empêche parfois de voter de de voter des textes. Pourquoi ? C'est parce que dans ce texte, il y a parfois l'envoi de troupe au sol. Pour nous, c'est l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ou à l'OTAN. Pour nous, c'est non également. Il y a parfois le soutien financier à du matériel offensif pour nous enfin c'est non parce que toutes ces toutes ces limites ça nous permet de pas être un belligér en direct. Vous comprenez bien que si deux puissances nucléaires s'enfrontent en belligè en direct là ça fait plus de millions de morts. Ça fait des centaines de millions de morts.
Quand vous dites des troupes au sol on va pas envoyer de militaires français au sol. L'idée c'est des garanties de sécurité une alliance après la paix. C'est ça qui est envisagé euh par la France et du pays européen. Non non, il y a eu il y a eu plusieurs fois des la la question des troupes au sol qui s'est posée. Monsieur Macron d'ailleurs s souvent amusé en terme de voilà pour faire peur à l'opinion. Euh nous à chaque fois qu'il y a un soutien défensif, nous l'avons nous avons soutenu, nous l'avons affirmé ce soutien et nous continuerons à respecter ses engagements une fois aux affaires si les Français le souhaitent dans quelques mois.
La question d'Arn c'était pourquoi à ce moment-là et pourquoi dans ces termes notamment Louis Alliot a exprimé en fait couper le robinet c'est là plutôt que on comprend et on la sait votre position et votre programme. Mais l'explication c'est quoi ? Non mais la formule est un petit probablement un petit peu ramassée. Là on vient de vous on vient de vous développer en les engagements question du monde tenu maintenant c'est évident qu'on a en tête la situation financière du pays et que donc il faut des garanties lorsqu'on donne des somnes très importantes parce que nous sommes très endettés et il nous faut des il nous faut des garanties.
Par exemple lorsque lorsque les États-Unis prennent des garanties sur les terres rares ensuite et bien il y a des garanties. Voilà, il faut il faut qu'à un moment donné le peuple français prête de l'argent ou donne de l'argent. Il faut qu'il y ait quelque chose en en échange. Les droits sera rétablie. Lieu a parlé trop vite et s'est fait taper sur les doigts. Mais l'expression vous-même, vous dites au début il y a des morts dans cette guerre. Couper le robinet, c'est vrai les aides, on parle là aussi pareil dans une guerre donc de personnes qui attendent de l'aide.
Donc la formule en tout cas et vous venez de le dire, elle était sûrement un petit peu trop un petit peu trop ramassée comme le dit Jarnaud, il a dû se faire un petit peu taper sur les doigts Lou sur le front. On va passer une petite précision juste un petit mot. Selon vous la Russie est une menace pour certains pays européens une menace pour nous ou pas ? Pas du tout à l'heure actuelle. Pour certains pour certains pays européens c'est évident. Si j'étais balte, si j'étais je serais inquiet. Mais français, vous êtes tranquille.
Bah écoutez, je dis pas qu'il y a une géographie je suis un rassuré aussi parce que je suis une puissance nucléaire voilà et que je sais que demain Marine Le Pen sera défendre les intérêts de la France y compris et surtout face à Vladimir Poutine on va faire un flashback rien que pour vous retour vers le passé on va parler de Charles Pasquis en septembre 94 vous venez septembre 94 strictement rien à voir justement mais ça fait partie aussi de cette campagne présidentielle c'était quelques mois avant les élections de 95 et la victoire de Jack Chirac. Regardez, je suis très loyal envers Édouard Baladur que j'estime et avec lequel j'apprécie de travailler.
Quant à Jacques Chirak, nous verrons bien le moment venu, quel est le mieux placé. Pour le moment, je ne me détermine qu'en fonction de l'intérêt général. L'intérêt général, c'est un accord et un seul candidat. Pierre, un accord, un candidat pour l'intérêt général et un accord, c'est un seul candidat en effet pour l'intérêt rôle de formule. En réalité, quand on est aujourd'hui, évidemment quand on regarde cet extrait, on pense à au débat sur la primaire aujourd'hui entre la droite et le centre.
Euh en fait quand on est personnalité politique de droite et du centre aujourd'hui ou candidat à la présidentielle à forceurie, on a quand même en tête le fait que aucun président de la République de la du centre et de la droite n'a été élu après une primaire et les deux fois où il y a eu des primaires, les deux non seulement ont été battus mais ont été éliminés dès le premier tour. Donc aujourd'hui, la vraie difficulté dans le débat des primaires, c'est de faire comprendre à ceux qui peuvent y participer que c'est un gage qui leur permet de gagner l'élection présidentielle.
Dans la l'exemple que vous citez 95, c'était une primaire qui était destinée, l'idée de la primaire était destinée à éliminer Jacques Chirac de la compétition. Aujourd'hui, la droite est confrontée à ce débat non pas pour être éliminé du second tour, mais pour participer au second tour. C'est là toute la l'évolution qu'on a connu ces 30 dernières années et c'est lié aussi cette évolution au fait que la droite et le centre aujourd'hui sont devenues des structures partisanes très faibles, beaucoup plus faibles qu'elle ne l'était à l'époque.
Et aujourd'hui, le camp de la droite ou en tout cas le camp des droites est dominé par le Rassemblement national qui menace l'hégémonie de ce que fut à l'époque UDFRPR. Donc tous ces cet extrait est intéressant parce qu'il montre à quel point les acteurs politiques quand ils imaginent des primaires sont confrontés toujours au même problème qu'il soit de droite ou de gauche et qui va voter et selon la composition du corps électoral de qui va voter qui peut en tirer bénéfice. Et ce débat aujourd'hui il concerne à droite mais il concerne aussi la primaire de gauche dont on annonce qu'elle a un favori. Moi, je ne crois pas qu'il y a de favori dans cette élection primaire à gauche.
On dit encore ce matin l'un de vos confrères dans la tribune dit Gluxman grand favori de la primaire. Mais quel est le critère pour être favori de la primaire ? Quand on sait aujourd'hui quelle est la la physionomie potentielle de cette primaire à gauche, on voit qu'il y a trois personnalités, non des moindres et à mon avis, une fois de plus, on risque d'avoir une surprise par rapport à ce que disaient les commentateurs voir les acteurs politiques sur ce sujet. Franzo, c'est qui votre favori de la primaire à gauche ? Oh, j'ai pas de Dieu merci, je n'ai pas de Je ne voterai pas à la primire. Vous avez bien idé ?
Jamais je jamais participé à une primière d'ailleurs et ça fait trop longtemps que j'ai quitté j'ai quitté une MP pas j'ai pas eu à j'ai pas eu à le subir. Vous n alors prim à gauche ah non j'arriverai pas à vous faire un un pronostic. Alors là, je pense je vous l'ai dit, je pense que monsieur Gluxman ne prend que des que des macronistes et les autres aussi. D'ailleurs, monsieur Hollande, enfin, on a bien compris que le que le PS essayé de se raccrocher en disant on prendra pas un électeur à monsieur Mélenchon, alors on va essayer d'empliquer à monsieur Édor Philippe qui a l'air un peu plus fragile.
Après stratégiquement, vous avez pas d'intérêt ce qu'il y a des primaires vous de toute façon il faut vous avez pas intérêt qu'il y ait une primaire notamment sur le bloc central ou à droite pour qu'il y ait un seul candidat. C'est là où ça peut vous mettre en vient de me rappeler une primaire, c'est une machine à perdre. Moi la primaire, je suis compte pourquoi ma première carte elle été au RPR. D'ailleurs en 95 j'avais 14 ans donc je m'en souviens un petit peu. En effet, monsieur Pascois fait ça pour faire gagner pour avantager monsieur Baladur. Lui-même a peut-être une idée derrière la tête le concernant. Bon bref. Mais il y a deux problèmes majeurs.
La primaire, nous ne sommes pas aux États-Unis, nous sommes en France. Primère, ça marche pas en France. Voilà, c'est tout simplement. Et nous sommes sous la 5e République et pas sous le régime des partis. Et les primaires, ça met en avant évidemment euh les parties, ça les met en position de force. Et on va chercher une primaire, on on procède à une primaire lorsqu'on n'est pas sûr de soi, lorsqu'on a un problème d'incarnation par rapport à son leader, lorsqu'on a un problème de conviction et de programme. Bon, la primaire ne résout rien à ce à ce problème. On le voit bien, le seul président qui a été issu d'une primaire, et c'est pas un exemple, c'est monsieur Hollande. Voilà.
et encore des premières bien particulières parce que monsieur Soscan était parti dans des conditions que l'on connaît. Euh donc je suis très heureux que ma famille aujourd'hui d'inspiration bonapartiste goliste y échappe et qu'on est clairement une une candidate. Non non on est totalement à l'abri. Nous avons une candidate, elle est officiellement candidate, nous avons un premier ministre pour pour Matignon. Euh et nous allons euh et nous allons comme ça avancer et gagner cette bataille. Alors Marine Le Pen qu'on a pas vu à la à la braderie de Lille ce weekend, c'est quand même des endroits parce que une campagne présidentielle sont des lieux aussi hein.
Beaucoup on voit la [raclement de gorge] foire de Chalon, il y aura le salon de l'agriculture, il y a des endroits comme ça. Julien, on nous aime bien, on aime bien vous emmener dans les coulisses justement. Ouais. Et la braderie de Lille, c'était le passage obligé là pour les candidats à la présidentielle. C Oui. Plus de 2 millions de visiteurs attendus à Lille pour cette traditionnelle braderie. La première trac écrite tiens, elle remonte au 12e siècle et à quelques mois de l'élection présidentielle et bien plusieurs candidats ils font des apparitions. Vous le voyez Gabriel Atal, c'était toute toute première fois. Jean-Luc Mélenchon, Marine Tendelier, Michel Barnier aussi.
Oui, Moulefrit pour tout le monde. La politique s'est donc invité au milieu des bradeux. Oui, vous savez, c'est le terme pour désigner les vendeurs de cette braderie. Mais pour j'allais dire que cette braderie euh une visibilité au niveau national, il faut attendre 801. Et pourquoi 1981 ? Et bien parce que Pierre Mourois, maire de Lille, fraîchement nommé premier ministre du gouvernement de François Mitterran, va embarquer des journalistes avec lui pour faire découvrir la bradri. L'ensemble des chaînes de télévision sont là, le suivent à l'époque et c'est parti. Ça devient hyper populaire qui plus et ensuite après Pierre Monois Martin Aubri, donc popularité de cette braderie.
Est-ce que ça rapporte vraiment quelque chose au candidat ? Alors, si on parle des candidats à la présidentielle et qui sont en campagne, vous voulez que je vous dise ? Difficile à dire. Pourquoi ? Parce que septembre 2021, il y a pas de candidat. À cause du Covid, la braderie est annulée. Septembre 2016 pour la présidentielle, pas de candidat. Pourquoi ? Menace terroriste. L'événement est annulé. 2011, avis de tempête sur la braderie. Coup de vent et pluie. Les commerçants rembalent. Seul Martin Aubri qui est candidate à la primaire citoyenne et se fait remarquer à la braderie 2006.
Et ben là, les projecteurs, ils sont pas du tout sur l'île, ils sont ailleurs à quelques kilomètres au sud, direction Marseille, Nicolas Sarkozy devant les jeunes de l'UMP. [acclamation] Cette accolade donnée à une star née dans la rue illustre parfaitement pour Nicolas Sarkozil le message qu'il souhaite faire passer ce matin à la jeunesse. Alors oui, [applaudissements] je persiste et je signe. La rupture est nécessaire. Voilà Nicolas SarkoZi la rupture. Regarde aussi qu'on va tourner hop à quelques kilomètres détour par Florac en Lauser. C'est Golen Royal. Ben face à rentrer. Je suis désolé je ne suis pas venu avec Johnny Olidé. Ce sera pour la prochaine fois.
[applaudissements]
Ah on ne sait pas. Ma vedette à moi, c'est vous. Voilà, c'est [rires] Ben conclusion. Et bien les politiques y vont mais finalement pas en masse pendant la capotte présidentielle. Je dirais que c'est vraiment la première année où beaucoup défilent à cette braderie de Lille en tant que candidat bien évidemment à l'Élysée. Pourquoi parfois Pierre ce sont dans ces moments-là où on parlait de l'authenticité parfois qu'on peut avoir avec un échange avec quelqu'un quand on boit une bière, on va manger une saucisse. L'agriculture par exemple le se l'agriculture c'est vraiment ces moments-là qui peuvent permettre aussi des images qui parfois restent.
Vous faites conférence la semaine dernière à l'épisode qu'on a beaucoup commenté sur les frites mais comme on pense à Jacques Chirac au salon de l'agriculture l'authenticité en fait c'est pour moi c'est une question de répétition d'abord c'estàdire que si vraiment vous voulez donner le sentiment que vous êtes vous-même et vrai dans la bataille du récit l'authenticité on a on a besoin de preuve à répétition on pourrait presque donner le conseil Édouard Philippe de refaire son opération dans un contexte peut-être différent parce que le vrai risque quand c'est ponctuel c'est que les français l'opinion détecte l'artifice, détecte le fait que ça n'est pas quelque chose de réel.
Par exemple, quand Marine Le Pen se met en scène avec ses chats qu'elle aime beaucoup et qu'on voit ça, c'est authentique. Par exemple, si on veut pas, on est dans la répétition parce qu'elle ne le fait pas qu'une fois. Donc c'est plutôt une preuve. Vous savez, l'authenticité ou la proximité, ce sont pas simplement des territoires de présence dans des braderies comme celle qui a été évoquée là à Lille. Ce n'est pas simplement les frites et cetera. C'est ça peut être une question de langage, ça peut être une question de vraie préoccupation pour la difficulté d'un certain nombre de de public. Si j'ai deux exemples qui me viennent en tête d'ailleurs deux exemples qui sont d'ancien confrères.
François Ruffin quand il a fait merci patron il y a une dizaine d'années, il a démontré depuis il est dans cette proximité avec les inquiétudes, les préoccupations des gens et c'est quelque chose qui d'une certaine mesure démontre l'authenticité. Un autre exemple, vous l'avez parfois sur votre plateau, Robert Ménard. on on vende parfois son langage familier, son sa son tuto sur les plateaux, mais il le fait très souvent, ça n'est pas simplement ponctuel. Donc voyez que l'authenticité, ça peut être aussi parfois des maladresses, ça peut être parfois des erreurs reconnues, ça peut être parfois des des émotions sur un plateau.
Euh l'authenticité c'est quelque chose qui n'est pas simplement lié à la présence à des actes symboliques comme celui qu'on a auquel on a assisté la semaine dernière qui à mon avis ne permet pas à Édouard Philippe d'engranger la moindre la le moindre bénéfice. Et puis dernier petit commentaire, il y a toujours un petit sujet, vous avez fait référence à Jacques Chira qui est au salon de l'agriculteur de l'agriculture.
Il y a toujours un petit sujet sur pardon hein mais lesarques l'authenticité la capacité des énarques candidats à se décoincer un tout petit peu déconnecté des français il y a une exception dans ce domaine c'est Jacques Chirac qui l'était arc mais qui quand il allait au salon de l'agriculture personne ne doutait de la la franchise et de la spontanéité voilà et c'est ça c'est un un contreexemple si je puis dire par rapport à ce que jeis de de vous mais en tout cas ces lieux qui servent de temps en temps à la communication qui servent beaucoup dans une campagne présidentielle, il y a autre chose qui sert beaucoup dans une campagne présidentielle qui a dit, c'est l'heure du qui a dit monsieur le président de la République, vous avez dit quoi qu'il en coûte voici combien ça a coûté 6 join la facture, vous avez la réponse ?
Non, Sarah Knafo exactement Sarah Cafo. Dédicace qu'elle a écrit sur son livre, qu'elle a envoyé à Emmanuel Macron. C'est elle d'ailleurs qu'il diffuse sur les réseaux sociaux. Monsieur le président de la République, vous aviez dit quoi qu'il en coûte, voici combien ça nous a coûté. 6 juin la facture. Sarnf. Bon, opération de com très très importante. Elle était numéro 1 des ventes sur Amazon he quand même son livre là, il y a encore vendredi. Elle on ne sait pas si elle sera candidate ou pas ou est-ce que ce sera Eric Zemour. Bon, il c'est ce qu'ils disent. Voilà.
Elle pourrait vous piquer des voix quand même non il ils ont coup il y a il y a 5 ans ça a pas marché ça elle a une bonne communication sur son livre notamment le cas du siècle mais il y a pas que ça quand elle est à la mairie de Paris elle a fait aussi beaucoup de stratégies de communication qui ont marqué qui ont fait le buzz l'inf c'est pas cause toujour c'est comme toujours. C'est voilà on passe d'une séquence com à une sé une séquence comme à une séquence com là le le bouquin en fait en mode fait entrer l'accusé. Bon bref voilà ça ne enfin moi la la communication pour la communication c'est tellement éloigné de la conception de la politique de Marine Le Pen.
C'est comme ce que vous avez montré sur Eddard Philippe ça sonne tellement faux quand il faut le montrer c'est que c'est pas vrai. Eddard Philippe dans sa baracasse frite c'est pas vrai. On sent que c'est monté par dame derrière qui gère qui joue au directeur au directeur de campagne parce qu'il peut pas s'en s'en empêcher. Marine Le Pen a toujours protégé sa vie privée. A jamais fait de manière le seul politique d'ailleurs à avoir fait ça, protéger ses enfants. Elle s'est jamais exposé. Elle est députée du Pas de Caléis, elle a pas besoin, elle fait pas semblant. Voilà, elle est proche des Français, elle a pas besoin, elle fait elle fait pas semblant.
Voilà pour citer, je pense qu'Avau se rappellera de l'auteur. Je dire quand on disait 95, quelqu'un disait "C'est pas en montant sur une table, sur une table qu'on prend de la hauteur. C'est pas en mangeant des frites qu'on est proche du peuple." Voilà. C'est c'est comprenant c'est en ayant un vrai projet. Non mais c'est pas sympa parce qu'elle a dit sur ce plateau euh qu'elle pourrait être ministre. Pourquoi pas ? A-t-elle répondu de Jordan Bardella. Franisio dit non, j'ai l'impression [rires] dit rien du tout.
Fran qui fait le casting gouvernement c'est Marine Le pourquoi pas quand elle dit pourquoi pas c'est pas remarqué que c'était enfin voilà on était au maximum de ce que de ce que peut faire la communication. fait son bout de chemin et puis c'est encore une fois c'est pas moi qui fait le gouvernement. Et alors la campagne sur les réseaux sociaux parce que ça va se passer là-dessus aussi sur les réseaux sociaux clairement on peut le dire non ? On voit beaucoup beaucoup de candidats qui s'y mettent. Je pense quand même que le Rassemblement national est assez actif aussi sur les réseaux sociaux.
On va décrypter justement tout au long de cette campagne présidentielle ce que vont faire les différents candidats candidats qui ont fait leur rentrée. Jordan Olivier donc sur les réseaux sociaux. Oui. Et parmi les politiques les plus actifs cette semaine sur les réseaux sociaux et sur le sujet de l'éducation nationale, il y a Gabriel Atal, l'ancien Premier ministre. Il s'est rendu mardi dans une école d'ici les Moulino On est dans les hautes scènes mais déjà la veille sur TikTok, il souhaitait une bonne rentrée à tous les élèves sans distinction.
Que tu passes un examen important cette année, que tu rentres en alternance, que tu rentres au collège, au lycée ou à l'université, cette année, elle t'appartient. Alors profites-en, crois en toi, donne le meilleur de toi-même et bonne rentrée. Une vidéo tout de même vue par plus d'un million d'internautes. D'autres responsables politiques se sont également exprimés sur le sujet le plus souvent sur X. C'est le cas par exemple de Jean-Luc Mélenchon qui a fait une proposition politique, un plan pour appliquer la gratuité intégrale à l'école publique, cantine scolaire, fourniture, activité périscolaires et internat dans l'enseignement professionnel. Rien ne doit rester à la charge des parents.
Marine Le Pen également votre candidate pour 2027, Franck Alisio, elle aussi s'est emparée du sujet. Elle demande "L'inclusion des enfants en situation de handicap, c'est une urgence nationale", annonce Marine Le Pen. Édouard Philippe de son côté a carrément rédigé une lettre, lettre de deux pages. Il s'adresse directement aux parents avec trois priorités, je cite : "Refaire de l'école un lieu de l'excellence et du mérite, l'autorité, condition de la sérénité et enfin plus d'autonomie pour les établissements et plus de pouvoir pour les parents." Alors lui n'est pas candidat mais le président de la République aussi quand même fait sa rentrée sur les réseaux sociaux.
Il les utilise quand même he aussi pas mal sur de nombreux sujets. Emmanuel Macron ? Oui. Dernière rentrée scolaire pour le président Macron. Il était dans un établissement pour échanger avec les élèves mais également avec les enseignants concernant l'interdiction du téléphone dans les lycées. Un texte promulgué juste avant la rentrée. Interdiction des téléphones. Oui, mais visiblement pas pour tout le monde. Les communiquants d'Emmanuel Macron, eux, avaient le droit à leur smartphone pour suivre la visite. Vous le voyez sur ces images, images publiées sur les réseaux sociaux du président.
Et grâce à cette vidéo, on apprend que le président de la République a déjeuné, il a mangé à la cantine avec les lycéens. Alors, c'est vrai qu'on a enquêté, on a notamment sollicité, c'est vraement enquêté Jordan sur savoir qu'est-ce que c'était que ce plat. [rires] On connaît le menu du président de la République. Tomate, mozzarella, épinard, pâte et fromage avec des fruits. Alors à mon sens, il manque peut-être une source de protéine. Pourquoi pas le fameux cordon bleu dont raffolle le président de la République. Ah oui, c'est vrai. Escalope. Escalope. L'escalope bleu, évidemment, le cordon bleu.
Les réseaux sociaux, d'ailleurs, vous aviez étudié le Rassemblement national, ils sont quand même sur les réseaux sociaux hein, ils sont assez actifs, comme on dit. C'est ça. Bien implantés sur les réseaux sociaux. Est-ce que ça va être un axe important pour votre campagne justement pour 2027 ? Bah beaucoup de gens regardent les réseaux sociaux évidemment. J'espère qu'il se détermineront pas par rapport au conseil de Job DPT ou de je ne sais qui. Mais ce qui est sûr c'est que enfin je trouve notre communication quand même beaucoup plus spontanée, beaucoup plus naturelle. Regardez sur ce que vous avez montré d'un côté.
Vous avez une candidate à la prudentielle, une femme d'état qui fait un texte, qui fait une proposition, qui prend un engagement. De l'autre côté, il y a des apprentis influenceurs, voilà qui dit qui joue à tutoyer et tout. Enfin, monsieur Atal, c'est un influenceur. Marine Le Pen, c'est une femme d'état. On le voit même dans leur communication. Allez, reste d'État aussi. Non. Oh, Jean-Luc Mélenchon, il il joue pas, il surjoue pas mal la communication aussi, hein. Il reste 30 secondes. On voudrait vous faire réagir sur le vis le visage de la semaine, c'est même le visage du jour.
Je réuss régional en Allemagne aujourd'hui qui pourrait voir la victoire de l'AFD, le parti de l'extrême droite, Singmoon, le voilà. des têtes de liste 35 ans. Euh, vous ne saisez pas le Rassemblement national plus au côté de la FD au Parlement européen. Euh trop sulfureux pour vous et vous diriez comme le Derhpagle que c'est l'homme le plus dangereux d'Allemagne. Laisse les Allemands faire leur choix. Le choix de Marine et de Jordan à l'occasion, vous l'avez rappelé, des dernières élections européennes, c'est de ne pas siéger avec l'AFD. Vous avez rien à voir avec eux. Nous avons Benah oui, nous n'avons rien à voir avec eux.
Nous avons de de véritables problèmes sur le fond comme sur la forme. Euh nous n'avons voilà, nous ne considérons pas que l'AFD sont sont nos allié en Allemagne donc qui siège avec d'autres personnes que nous au Parlement européen et c'est très bien comme ça. Merci beaucoup. Merci beaucoup Franckio.