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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 16 janvier 2022 54 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalEnvironnement & énergieInstitutions & élections

"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 40 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous considérez, Nicolas Dupont-Aignan, comme certains que les journalistes ne doivent plus couvrir ce genre de manifestation où ils sont manifestement en grand danger ?

  • 6:43RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez que le début de reflux que l'on constate actuellement peut être dû justement au pass vaccinal ?

  • 6:49RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous considérez que c'est sciemment que le gouvernement a mené cette politique ? Dans quel but ?

  • 8:59OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'il a menti. Quel est l'intérêt d'Emmanuel Macron de pousser les gens à se faire vacciner ?

  • 10:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que, selon vous, c'est à l'État de lutter contre la désinformation ?

  • 11:38OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous distingue, malgré tout, des autres candidats de droite sur ces thèmes-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40InvitéFait
    « pour la première fois dans notre pays, nos libertés vont être sérieusement entravées en temps de paix pour instaurer une discrimination. »
  • 7:34InvitéFait
    « Il a dit « les vaccinés ne transmettent plus le virus » ou 12 fois moins à l'époque, ou 9 fois moins. »
  • 8:28InvitéChiffre
    « Il a fermé des lits d'hôpitaux, 5700 lits en 2020. »
  • 12:14InvitéChiffre
    « j'ai écrit un livre où je discerne 100 milliards d'économies par an à faire. »
  • 14:57InvitéChiffre
    « Fraude fiscale, on est à 50 si on compte tout. »
  • 22:20Invité politiqueFait
    « il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. »
  • 25:06Invité politiqueChiffre
    « 120 000 morts avec cette épidémie »
  • 25:17Invité politiqueFait
    « il faut arrêter de gérer les hôpitaux comme des entreprises »
  • 29:02InvitéChiffre
    « Vos scores, à la première fois que vous êtes présenté, 0,56%. Deuxième fois, 0,64%. »
  • 30:08Invité politiqueFait
    « Je suis une des rares candidates à dire que ces femmes et ces hommes appartiennent à mon camp, au camp des travailleurs »
  • 36:58Invité politiqueChiffre
    « au moment des européennes, le fait d'avoir eu une candidature animaliste, donc centrée sur la question animale, a permis un résultat de 2,17%. »
  • 37:12Invité politiqueFait
    « On a fait ce score sans aucun moyen financier, sans aucune médiatisation. »
  • 40:47Invité politiquePromesse
    « Nous, ce que l'on porte comme mesure phare, c'est la fin immédiate de l'élevage intensif et industriel. »
  • 41:01Invité politiqueFait
    « Nous avons des rapports de grands scientifiques, et notamment le rapport de l'IPBS, qui... Son rapport de fin 2020, c'est l'ère des pandémies. »
  • 41:30Invité politiquePromesse
    « une réduction drastique de la consommation et de la production d'origine animale à 50% à horizon de 5 ans. »
  • 42:32Invité politiquePromesse
    « Nous sommes totalement contre l'abattage sans étourdissement. »
  • 44:49Invité politiqueFait
    « je pense qu'on est en retard. »
  • 45:04Invité politiqueChiffre
    « Il y a à peu près 700 à 800 000 personnes qui ont le permis de chasse. »
  • 45:19Invité politiqueFait
    « en milieu rural, en majorité, les ruraux ne sont pas d'accord avec la chasse et même détestent les chasseurs. »
  • 49:34Invité politiqueFait
    « l'Europe a permis quasiment toutes les avancées en matière de protection animale. »
  • 49:43Invité politiqueFait
    « Les transpositions des directives, elles attendent toujours le dernier moment pour les transposer, et des fois, souvent, mal les transposer comme en matière de foie gras. »
  • 50:36Invité politiqueFait
    « les futures pandémies, qui sont, semble-t-il, inexorables si l'on ne change pas de modèle, viendront de ces élevages intensifs. »
  • 51:26Invité politiqueChiffre
    « l'IPBS indique bien que les conséquences d'une pandémie coûtent 100 fois plus cher que leur prévention. »
  • 52:36Invité politiqueChiffre
    « nous en avons jusque-là plus de 260 qui nous ont promis leur parrainage. »

Temps de parole

  • Invité politique24 %
  • Invité23 %
  • Nathalie Arthaud22 %
  • Présentateur12 %
  • ?6 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %
  • Locuteur non identifié2 %

≈ 33,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Bonjour,

0:08
Présentateur

bonjour, bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous politique du dimanche de France Inter à la radio, de France Info à la télé Canal 27 de la TNT en partenariat avec le journal Le Monde. Et avant de vous présenter nos invités, car ils sont trois exceptionnellement au nom de toute l'équipe, un grand merci pour la confiance que vous nous accordez chaque dimanche. Vous êtes de plus en plus nombreux le dimanche midi pour Question Politique. Merci. On va essayer d'être à la hauteur.

0:31
Locuteur

Je

0:31
Présentateur

parlais de trois invités. Ils sont en effet exceptionnellement trois. Trois candidats à

0:35
Locuteur

l

0:35
Présentateur

'élection présidentielle, trois candidats qu

0:37
Locuteur

'on

0:37
Présentateur

présente souvent comme des petits candidats, mais qui compte bien ne pas le demeurer. Notre premier invité, qui est déjà en place, dit vouloir sauver la France, sauver nos libertés, selon lui, bafoué par la dictature sanitaire. Ce sont ses mots. La deuxième, qui nous rejoindra ensuite, veut sauver la classe ouvrière. Et puis la troisième veut sauver les animaux. Pour chacun d'entre eux, un désir, se faire entendre durant la campagne présidentielle. Et une crainte, une crainte réelle, ne pas obtenir les fameux 500 parrainages d'ici au 4 mars. Parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.

Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France, Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière et Hélène Thouy du Parti Animaliste sont jusqu'à 13h les invités de Question Politique.

1:18
Invité

Question Politique,

1:22
Locuteur

Thomas

1:23
Invité

Mégaroff sur France Inter.

1:25
Locuteur

Et

1:26
Présentateur

je le disais, le premier est déjà en place. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Merci d'avoir accepté notre invitation pour vous poser des questions. Je serai comme chaque semaine en compagnie de la bande de questions politiques. Cette semaine, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.

1:36
Locuteur

Bonjour

1:37
Locuteur non identifié

à tous.

1:37
Locuteur

Bonjour à vous.

1:38
Présentateur

Françoise Fressos du Monde. Bonjour Françoise. Bonjour Madame. Et Karine Bécart de France Inter. Salut Karine. Salut tout le monde. On dit salut à Karine Bécart, c'est la règle. Le hashtag Question Paul pour vos questions et vos commentaires. Nicolas Dupont-Aignan, hier une cinquantaine de milliers de personnes

1:53
Locuteur

ont

1:53
Présentateur

manifesté contre le pass vaccinal qui devrait être adopté très prochainement après un dernier tour à l'Assemblée Nationale. Dans l'après-midi, près du Trocadéro, un homme cagoulé a identifié des journalistes de l'AFP et a hurlé dans son mégaphone, je le cite, C'est l'AFP, niquez-les, ses fils de putes. Au moins une cinquantaine de personnes se sont alors dirigées vers un journaliste qui a été protégé par deux agents de sécurité qui ont été, eux, violemment agressés. Est-ce que vous considérez, Nicolas Dupont-Aignan, comme certains que les journalistes ne doivent plus couvrir ce genre de manifestation où ils sont manifestement en grand danger ?

2:21
Locuteur

Je considère

2:23
Invité

que toute violence et toute menace sont inacceptables. Mais je considère qu'une fois de plus, vous prenez le petit bout de la lorniette pour grossir des abéciles et des excités. Alors que l'essentiel,

2:37
Locuteur

c

2:37
Invité

'est quoi

2:37
Locuteur

? C

2:38
Invité

'est que pour la première fois dans notre pays,

2:39
Locuteur

nos

2:40
Invité

libertés vont être sérieusement entravées en temps de paix

2:44
Locuteur

pour

2:46
Invité

instaurer une discrimination.

2:49
Locuteur

Et

2:50
Invité

que c'est extrêmement grave.

2:51
Locuteur

Et j'aimerais

2:52
Invité

encore une fois que dans notre vie politique,

2:55
Locuteur

on

2:56
Invité

puisse aller à l'essentiel si on veut intéresser les Français. Car le grand danger aujourd'hui, moi je le vois, je me balade beaucoup dans le pays,

3:03
Locuteur

j

3:03
Invité

'écoute, j'échange,

3:05
Locuteur

c

3:06
Invité

'est le dégoût très profond de nos concitoyens

3:09
Locuteur

pour

3:10
Invité

cette vie politico-médiatique de la petite phrase, de la petite polémique qui passe à côté les souffrances des Français.

3:18
Locuteur non identifié

Mais le fait est que... Nicolas Dupont-Aignan, vous aimez aussi l'invective, en tout cas vous savez

3:23
Locuteur

la

3:23
Locuteur non identifié

pratiquer.

3:23
Locuteur

Ah

3:24
Invité

je ne crois pas.

3:24
Locuteur

Mais le fait est... En tout cas, j

3:26
Invité

'aimerais par exemple qu

3:27
Locuteur

'on

3:27
Invité

parle du pouvoir d'achat, du prix

3:29
Locuteur

de l'essence, j'aimerais qu'on parle des problèmes des Français parce

3:31
Invité

qu'il y a une présidentielle, pardonnez-moi, il

3:33
Locuteur

y

3:33
Invité

a une présidentielle dans moins de trois mois et tout est fait

3:37
Locuteur

pour

3:38
Invité

qu'on ne parle pas des grands enjeux

3:39
Locuteur

du pays. Et

3:39
Invité

moi je me suis engagé en politique pour la France,

3:42
Locuteur

pour

3:42
Invité

mes compatriotes, j'étais maire 22 ans, je pense que le rôle d'un homme politique et le rôle d'une élection, c'est qu'à un moment les Français choisissent leur destin. Alors si vous, journalistes, vous pourriez comprendre que si parfois les gens sont excédés par vous, c'est parce qu'ils en ont assez que vous prêtiez toujours sur les petites affaires au lieu de vous occuper

4:02
Locuteur

des grands enjeux. Bon, la petite affaire, en l'occurrence, excusez-moi, la petite affaire en l'occurrence, c'est qu

4:06
Invité

'on a une très grande majorité de Français qui sont vaccinés et une très faible minorité radicalisée qui ne l'est pas.

4:12
Locuteur

Eh bien je déplore votre

4:14
Invité

présentation. Voilà, c'est toujours la même chose. Ceux qui ne seraient pas dans la majorité seraient radicalisés parce qu'il y

4:21
Locuteur

a

4:21
Invité

des abrutis qui ont fait quelques violences.

4:24
Locuteur

C

4:24
Invité

'était la même chose avec les IG et les jaunes. Je refuse ce manichéisme bon chic bon genre. Je pense

4:31
Locuteur

qu

4:32
Invité

'il y a la question des libertés qui est différente de la question du vaccin.

4:37
Locuteur

Moi

4:38
Invité

je remarque qu'il

4:38
Locuteur

y a

4:38
Invité

beaucoup de Français qui sont vaccinés,

4:41
Locuteur

qui

4:41
Invité

se sont fait vacciner

4:42
Locuteur

et

4:43
Invité

qui refusent

4:44
Locuteur

que

4:45
Invité

notre liberté d'aller et venir, de prendre le train, l'avion, d'aller prendre une glace dans une terrasse de café soit suspendue à un QR code qui les oblige, parce que ce qui est très grave dans le pass vaccinal, à refaire une troisième dose, puis une quatrième, puis une cinquième, au bout de

5:01
Locuteur

sept mois. Au bout de sept mois, si je peux finir ma phrase. La plupart des pays optent pour la

5:04
Invité

vaccination obligatoire pour des raisons

5:06
Locuteur

de santé publique. Si je peux finir ma phrase. Nicolas Dupont-Aignan

5:08
Invité

terminé.

5:09
Locuteur

Il y a deux enjeux.

5:12
Invité

Il y a la question de la liberté. Et moi je vous dis, et c'est pourquoi je voterai compte tout à l'heure, que nous sommes en train de basculer dans une société du contrôle de tous par tous. Les policiers municipaux n'ont pas le droit de contrôler l'identité, mais des tenanciers de bar, des serveurs, tout le monde va contrôler l'identité de tout le monde. C

5:32
Locuteur

'est intolérable. Les

5:34
Locuteur non identifié

policiers

5:35
Invité

municipaux, ce que je veux dire, c'est que ce qu'on a refusé aux policiers municipaux,

5:38
Locuteur non identifié

dans notre

5:38
Locuteur

pays,

5:39
Invité

mais la crise sanitaire a arrêté. La crise sanitaire, elle est réelle. J'ai été un des premiers

5:44
Locuteur

à

5:45
Invité

vouloir mettre le masque.

5:46
Locuteur

On

5:46
Invité

m'a traité de tous les noms quand je l

5:47
Locuteur

'ai

5:47
Invité

mis à l'Assemblée. J'ai été le premier à demander des tests. J'ai été le premier à demander des masques FFP2 pour les personnes âgées. J'ai été le premier à demander qu'on soigne, qu'on ferme les frontières, etc. Donc je ne suis pas un inconscient.

6:00
Locuteur

Simplement, la

6:01
Invité

crise sanitaire est instrumentalisée par le pouvoir

6:04
Locuteur

et

6:05
Invité

par les médias qui le relaient pour faire taire le débat public en France et pour arriver à une élection présidentielle qui serait une formalité pour Emmanuel Macron. Eh bien moi, j'aimerais qu

6:15
Locuteur

'on

6:15
Invité

parle d'autre chose, de l'île d'hôpitaux qu'il a fermé. J'aimerais qu'on parle de la santé publique qui ne se limite pas au Covid. Et j'aimerais qu'on parle du reste. Et je ne vais pas passer 20 minutes à parler du Covid parce qu'il y a d'autres problématiques en

6:26
Locuteur

France. Alors

6:27
Invité

juste, et puis dans le calme, petit un, est-ce que vous reconnaissez que le début de reflux que l'on constate actuellement peut être dû justement au pass vaccinal et on voit que

6:39
Locuteur

dans le pays... A la vaccination

6:39
Présentateur

en tout cas.

6:40
Invité

Et à la vaccination, et s'ils sont pris différemment, petit premier point. Et deuxième point, est-ce que vous considérez que c'est sciemment que le gouvernement a mené cette politique ? Et pourquoi ? Dans quel but ? Par bêtise, par volonté de verrouiller tout ? Et ce qu

6:53
Locuteur

'on

6:53
Invité

peut préciser, c'est qu'il n

6:54
Locuteur

'est

6:54
Invité

pas le seul au monde. Il y a beaucoup de pays, donc il y aura eu un

6:57
Locuteur

complot

6:57
Invité

gigantesque de gouvernements tarés qui voudraient restreindre nos

7:01
Locuteur

libertés. Est-ce que c'est ça ? Non,

7:01
Invité

ce

7:01
Locuteur

n'est

7:01
Invité

pas si simpliste. Il y a plusieurs choses. D'abord, c'est une situation difficile. Et moi, j'ai très bien compris qu'aux premières vagues, il

7:09
Locuteur

y ait

7:09
Invité

de l'amateurisme. Parce que c'était nouveau. Il ne

7:12
Locuteur

faut

7:12
Invité

pas non plus tomber dans le... En revanche, ce qui est insupportable, c'est le mensonge d'État permanent et c'est la manipulation de l'opinion par la peur.

7:20
Locuteur

Et

7:20
Invité

encore une fois, je distingue l'affaire sanitaire des restrictions de liberté.

7:24
Locuteur

Vous avez beaucoup de pays... C'est un mot fort. De quel mensonge parlez-vous ?

7:27
Invité

Je vais vous donner un exemple. 12 juillet, le président de la République, pour faire passer le pass sanitaire, a dit une contre-vérité incroyable. Il a dit « les vaccinés ne transmettent plus le virus

7:38
Locuteur

»,

7:38
Invité

ou 12 fois moins à l'époque, ou 9 fois moins. Et ce qui était complètement faux, le conseil scientifique a dit exactement l'inverse. Le mois d'après, vous retrouvez l'avis du 20 août. Attendez, je finis

7:47
Locuteur

ma phrase. Ça a évolué, monsieur.

7:48
Invité

Il a menti, parce qu'il fallait faire croire aux Français que s'ils se vaccinaient, ce n'était pas pour eux. Parce que le vaccin est légitime en protection individuelle. Je ne le nie pas. Je l'ai toujours recommandé pour les personnes âgées et fragiles. Mais que s'ils ne se vaccinaient pas, par exemple, leurs gamins, les jeunes et tout, ils allaient transmettre à la grand-mère que ça allait être une catastrophe. Aujourd'hui, on s'aperçoit qu'avec les 300 000 cas par jour et 90% de vaccinés,

8:11
Locuteur

c

8:12
Invité

'est un fiasco

8:13
Locuteur

intégral. Et ce

8:14
Invité

que je veux dire, c'est qu'une chose est d'avoir une politique sanitaire avec le vaccin. Une chose n'est pas, et je conteste le fait de tout limiter au vaccin. Il a fermé des lits d'hôpitaux, 5700 lits

8:28
Locuteur

en 2020.

8:29
Invité

Il a fermé des lits d'hôpitaux, il ne soigne pas, il n'a pas donné de masque FFP2 aux personnes âgées, comme je

8:35
Locuteur

l

8:35
Invité

'ai recommandé. Il instrumentalise la crise sanitaire pour entraîner un réflexe de peur qui dissuade les Français de parler d'autre chose. Et je vous dis que c'est la vade Omicron qui est beaucoup moins dangereuse, qui va faire passer le virus, et pas du tout la politique qui l'a menée.

8:52
Locuteur

Et soignons

8:53
Invité

les gens dans les hôpitaux et

8:55
Locuteur

ouvrons des lits.

8:55
Invité

On va

8:55
Présentateur

parler d'autre chose.

8:56
Locuteur

J'ai une dernière petite question.

8:59
Présentateur

Vous dites qu'il a menti. Quel est l'intérêt d'Emmanuel Macron de pousser les gens à se faire vacciner

9:03
Locuteur

? Non,

9:04
Invité

ce n

9:05
Locuteur

'est

9:05
Invité

pas de pousser les gens à se faire vacciner, c'est d'instrumentaliser

9:08
Locuteur

la

9:08
Invité

vaccination pour trouver des boucs émissaires. Ce serait la faute des non-vaccinés, ce serait la faute de ceux qui n

9:13
Locuteur

'ont

9:13
Invité

pas fait le troisième rappel, ce serait la faute de tout ça. C'est ça que je conteste. Je ne conteste pas la vaccination que j'ai recommandée pour les gens fragiles, je la conteste pour tout le monde, tout le temps. D'ailleurs, ce n'est pas une vaccination, tout le monde l'a compris, c'est un abonnement. Il faudra, parce que le PDG de Pfizer décidera dans un communiqué de presse que c'est bon,

9:31
Locuteur

on

9:32
Invité

va obliger les gens à faire une troisième dose. Israël renonce d'ailleurs peu à peu à la quatrième, et

9:37
Locuteur

on s'aperçoit que ce n'est pas

9:37
Invité

si bon.

9:38
Locuteur

En attendant,

9:38
Invité

Israël s'adapte. Eh bien,

9:40
Locuteur

je regrette que le

9:40
Invité

président français ne s'adapte pas. Alors,

9:42
Locuteur

ça veut dire que Nathalie Arton va

9:43
Invité

venir, c'est le grand capital qui organise la vaccination.

9:46
Locuteur

Non, mais attendez, vous laissez

9:47
Invité

entendre que c'est les

9:48
Locuteur

labos. C'est

9:48
Invité

des intérêts, bien sûr, financiers terribles. Et ce que je dis, c'est qu'on met en place un pass vaccinal qui ne marche pas, ça n

9:56
Locuteur

'a

9:56
Invité

pas marché le pass sanitaire, on le voit aujourd'hui, et on le met en place au moment où l'Espagne, par exemple, reconnaît que l'Omicron est beaucoup moins dangereux, et veut qu'on parle de grippe au moment où l'OMS dit qu'il ne

10:07
Locuteur

faut

10:07
Invité

pas faire plusieurs doses, et au moment où tout le monde change, nous, on va surveiller les gens partout. J'ai une

10:13
Locuteur

petite question personnelle. Est-ce que vous avez,

10:16
Invité

vous, le pass vaccinal, et sinon, comment vous allez faire dans les semaines qui viennent ? Eh bien, écoutez, moi, j'ai eu la malchance d'avoir le Covid, donc j'aurai un certificat de rétablissement pendant peu de temps. Je ne sais pas combien, d

10:28
Locuteur

'ailleurs,

10:28
Invité

c'est par décret. Bon, voilà, on ne

10:29
Locuteur

va

10:29
Invité

pas passer des heures là-dessus. Tous

10:30
Locuteur

les Français connaissent ma position. Non, mais comment vous faites campagne

10:32
Invité

et comment vous menez

10:32
Locuteur

les socies sociales ? C'est beaucoup plus

10:33
Invité

difficile, mais moi, je ne suis pas un cobaye, et j'ai refusé ce vaccin

10:39
Présentateur

ARN, tout le monde le sait. Alors, on va évoquer des questions politiques.

10:42
Locuteur

J

10:42
Présentateur

'ai une toute petite question cette semaine. La commission Bronner a rendu son rapport cette semaine pour lutter contre la désinformation. Vous avez sûrement entendu parler de cette commission. Est-ce que, selon vous, c'est à l'État de lutter contre la désinformation ? Mais

10:53
Locuteur

bien

10:53
Présentateur

sûr

10:53
Locuteur

que

10:54
Invité

non. En fait, il n

10:56
Locuteur

'y

10:56
Invité

a pas plus menteur que la Macronie et qui invente un comité contre la désinformation. C'est Orwell. C'est Orwell. Nous sommes dans une société orwellienne. C'est fou ce qui se passe. Maintenant, moi, je fais confiance aux Français. Vous savez, les gens ont du bon sens. On peut être trompé une fois, deux fois, trois fois. Au bout de la quatrième ou la cinquième, on réfléchit. Et j'aimerais encore une fois que l'élection présidentielle soit un moment de débat sur des grandes propositions. J'ai des propositions que j'ai publiées dans ce livre, Où va le pognon ? Parce que je suis le seul à financer mon programme sur le pouvoir d'achat. Parce que les Français souffrent.

11:31
Locuteur

Ils

11:32
Invité

ne peuvent plus remplir leur voiture, le décence. Ça coûte trop cher.

11:36
Locuteur

Ils gagnent

11:36
Invité

une misère.

11:37
Locuteur

Vous mettez

11:38
Locuteur non identifié

en avant dans votre programme,

11:39
Locuteur

notamment,

11:39
Locuteur non identifié

les problèmes d'insécurité, des problèmes de souveraineté, les problèmes de pouvoir d'achat, de produits

11:46
Locuteur

français.

11:47
Locuteur non identifié

Qu'est-ce qui vous distingue, malgré tout, des autres candidats de droite sur ces thèmes-là, qui sont vos thèmes principaux,

11:51
Invité

à

11:52
Locuteur non identifié

savoir Éric Zemmour, à savoir Valérie Pécresse, à savoir Marine Le Pen ?

11:55
Invité

Eh bien, un programme d'abord chiffré. Parce que moi, j'ai été maire 22 ans. J'ai redressé une ville qui était en faillite. La ville de

12:00
Locuteur

Yer, dans les Cernes-là.

12:01
Invité

J'ai été réélu dans une ville qui était plutôt centriste, à 80% plusieurs fois au premier tour. Donc je ne vais pas être si mauvais. Je pense

12:09
Locuteur

qu

12:10
Invité

'avant de distribuer, il faut faire des économies.

12:12
Locuteur

Et

12:13
Invité

j'ai écrit un livre

12:14
Locuteur

où

12:14
Invité

je discerne 100 milliards d'économies par an à faire. Très précis, basé sur des rapports parlementaires. C'est un travail sérieux. Et à partir de ces 100 milliards, je veux mettre le paquet sur trois domaines

12:26
Locuteur

prioritaires

12:27
Invité

absolus pour moi.

12:28
Locuteur

D

12:28
Invité

'abord, augmenter le pouvoir d'achat des Français. Réindexer les pensions de retraite. Nos retraités avec l'inflation vivent un enfer.

12:35
Locuteur

Moins

12:35
Invité

3% par an.

12:37
Locuteur

Pour

12:37
Invité

des petites retraites, vous savez, c'est dur. Ensuite, augmenter le salaire net

12:41
Locuteur

d

12:42
Invité

'un treizième mois, grâce à la baisse des cotisations salariales. Pour ne pas que ça pèse sur l'entreprise. Je me réjouis que Pécresse, Valérie Pécresse et Éric Zemmour aient repris mon idée. Je m'en réjouis. Troisième point, supprimer les droits de succession

12:54
Locuteur

sur

12:55
Invité

la résidence principale. Quand on a économisé toute sa vie

12:58
Locuteur

pour

12:58
Invité

acheter un petit pavillon, être obligé

13:01
Locuteur

de

13:01
Invité

ne pas pouvoir le léguer à ses enfants est un drame

13:03
Locuteur

pour nos concitoyens. Mais alors même que d'après les

13:04
Invité

rapports, c

13:05
Locuteur

'est

13:05
Invité

la première source d'inégalité entre les Français. Des grandes fortunes, bien sûr.

13:08
Locuteur

Mais si c'est la

13:09
Invité

résidence principale, si

13:10
Locuteur

je

13:10
Invité

vis dans un immense château... Vous savez, moi je vois tous les jours des gens qui souffrent d'avoir été taxés toute leur vie pour le travail et qui ne peuvent pas léguer le petit bien qu'ils ont.

13:19
Locuteur non identifié

Mais en attendant

13:19
Locuteur

les 100 milliards d'économies, vous faites

13:20
Locuteur non identifié

comment pour les faire

13:21
Locuteur

? Parce que vous affichez 100 milliards d'économies sans vous dire comment vous allez y arriver. Mais si,

13:24
Invité

il

13:24
Locuteur

y

13:24
Invité

a un livre entier où va le pognon que je vous ai envoyé.

13:27
Locuteur

Tout le monde l

13:27
Invité

'a

13:28
Locuteur

lu.

13:28
Invité

Mais

13:28
Locuteur

je vais vous le dire.

13:30
Invité

Deuxième priorité, parce que je vais être très précis, je ne

13:32
Locuteur

vais

13:32
Invité

pas être long. Deuxième priorité,

13:33
Locuteur

c

13:33
Invité

'est baisser les charges sur les chefs d'entreprise qui investissent en France. Pas ceux qui font du l'achat d'actions, qui rémunèrent les actionnaires.

13:40
Locuteur

C'est-à-dire,

13:41
Invité

tout entrepreneur

13:41
Locuteur

qui

13:42
Invité

investira en France verra son impôt sur les sociétés divisé par deux. En revanche, celui qui donne l'argent aux actionnaires ou qui va investir à l'étranger, il paye plein pot. Et troisièmement, et j'ai fini, rassurez-vous, la reconstruction des services publics. Parce que je veux qu'on investisse dans l'hôpital et l'école, l'université, la science. Et là, j'ai un programme très précis et j'aimerais que les Français le connaissent. C'est tout. Comment je fais ? Justement, à la différence des autres qui font des promesses tous les jours dans tous les domaines. Et on fait souvent les mêmes, d'ailleurs, il

14:11
Locuteur

faut

14:11
Invité

être honnête. Puisque je vois qu'on me les reprend. On vous les reprend aussi. En gros, la question de Karine, qu'est-ce qui ferait que j'aurais envie de voter plus pour vous ?

14:19
Locuteur

Eh bien, la différence, c

14:20
Invité

'est que moi, j'ai prouvé par ma gestion locale que je savais

14:24
Locuteur

faire des

14:24
Invité

économies, l'expérience,

14:26
Locuteur

la sincérité, la

14:28
Invité

cohérence. Et puis, je détaille les économies, je ne promets pas n'importe quoi. Et je fais des grosses économies sur la fraude fiscale, très grande faute fiscale. Comme

14:38
Locuteur

tout le monde.

14:38
Invité

Oui, comme tout le monde, sauf

14:39
Locuteur

que, excusez

14:40
Invité

-moi, j'ai beaucoup travaillé au Parlement là-dessus. Et on a des propositions très concrètes qui

14:45
Locuteur

n

14:45
Invité

'ont pas été mises en œuvre. Ni par Valérie Pécresse quand elle était au pouvoir, ni par Emmanuel Macron.

14:49
Locuteur

Donc,

14:49
Invité

fraude fiscale. Fraude sociale qui est considérable.

14:52
Locuteur

Que vous évaluez à combien ?

14:53
Invité

20 milliards. Minimum. On peut monter à 50.

14:56
Locuteur

Et la fraude

14:56
Invité

fiscale ?

14:57
Locuteur

Fraude

14:57
Invité

fiscale, on est à 50 si on compte tout. Et puis, la contribution à l'Union européenne. On paye 10 milliards par an net, ce qui est complètement délirant, pour une organisation qui nous fait tant de mal. Et puis, après, il y a des broutilles, si je puis dire, mais c'est quand même des milliards d'euros sur l'immigration, sur les autoroutes, à des intérêts privés, les oligarques du régime. Bref, tout ce qui fait la France d'aujourd'hui, où ce sont toujours les plus riches. Qui s'enrichissent. Et toujours les classes moyennes qui payent, qui payent, qui payent. C'est ça, la réalité du pays. C'est quand vous bossez, vous vous levez tôt. Vous payez, vous payez, vous payez.

Quand vous êtes dans les plus riches de la société, eh bien, vous êtes favorisé par le gouvernement.

15:39
Présentateur

C

15:39
Locuteur

'est ça,

15:39
Présentateur

la réalité. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez parlé de promesse pour votre campagne, mais il

15:43
Locuteur

y a

15:43
Présentateur

aussi une promesse que vous attendez beaucoup, c'est la promesse des élus de vous parrainer pour la présidentielle. On en est où de cette fameuse course aux 500...

15:50
Locuteur

C

15:50
Invité

'est dur, je ne les ai pas. Je le dis, je lance un appel aux maires. Il m'en manque. Pas beaucoup,

15:57
Locuteur

mais

15:57
Invité

il m'en manque. Pourquoi c'est plus dur, Agne ? Pourquoi ça rentre

16:00
Locuteur

pas cette fois-ci ? Eh bien, je vais vous

16:01
Invité

dire pourquoi c'est plus dur. Est-ce que les maires sont comme les Français ? Écoeurés par ce qu'ils vivent au quotidien. Écoeurés... Tiens, j'ai été dans

16:08
Locuteur

la Creuse... Écoeurés par quoi ?

16:09
Invité

Écoeurés par la vie qui est dure. Je vais vous donner un exemple. Dans la Creuse, un maire me dit, voilà, je travaille... Tous les sources d'emploi ont disparu. Je dois faire 50 km le matin, 50 km le soir pour travailler, en plus de ma fonction. Ça me coûte un plein par semaine.

16:25
Locuteur

C'est 400 euros. Attendez, un plein

16:27
Invité

par

16:28
Locuteur

semaine,

16:29
Invité

c'est 400 euros par mois. Il

16:30
Locuteur

y a raison de plus pour essayer de peser sur la vie politique. Pourquoi ça bloque ? Très

16:34
Invité

juste remarque. Si vous voulez, j'appelle les maires pour vous. Oui, très juste remarque. C'est ce que je ne cesse d'expliquer. Mais c'est pareil pour l'abstention.

16:41
Locuteur

Souvent dans la rue,

16:42
Invité

on m'interpelle. Monsieur Dupont-Aignan, vous avez raison, parce qu'en général, les gens qui viennent vous voir sont gentils. Ceux qui ne sont pas gentils ne viennent pas vous voir. Vous avez raison. Alors j'ai dit, alors vous allez voter. Ah ben non, moi je ne vote plus,

16:57
Locuteur

j

16:57
Invité

'en ai ras-le-bol. Alors, bien fait pour eux. Un maire me dit récemment, moi je ne parraine plus. Bien fait pour eux, toute la classe politique. Et j'ai dit, mais monsieur le maire, comme je le dis aux simples citoyens, si vous ne votez pas, comment on va changer les choses ? Ne pas voter, c'est renforcer ceux qui nous ont gouvernés depuis 20 ans.

17:13
Locuteur non identifié

Mais pourquoi

17:14
Locuteur

un maire qui vous a parrainé ne vous

17:16
Locuteur non identifié

parrainerez plus cette

17:17
Locuteur

fois-ci ? Parce que tout simplement, il y a beaucoup de maires qui

17:19
Invité

le font, attention,

17:20
Locuteur

pour

17:21
Invité

la démocratie. Donc, ils parrainent à tour de rôle. Ils ne

17:24
Locuteur

m

17:24
Invité

'ont pas parrainé en 2017 parce que c'était monsieur Dupont-Aignan qu'ils aimaient bien. Parce que heureusement, il y a beaucoup de maires qui parrainent pour la démocratie, un tiers des maires.

17:31
Locuteur

Et j'appelle les autres à parrainer pour la démocratie. Parce que là, le temps nous prend. Oui, l'anonymat.

17:35
Invité

Il faut revenir à la règle d'avant où le Conseil constitutionnel,

17:38
Locuteur

tiré au sort. C'est un tirage au sort.

17:39
Invité

Voilà. Il ne

17:40
Locuteur

faut

17:40
Invité

pas que le parrainage soit

17:42
Locuteur

dans la presse le lendemain matin.

17:43
Invité

Mais ça changerait quoi ? Parce qu'en fait, ils ont honte de dire qu

17:45
Locuteur

'ils

17:45
Invité

vous parrainent ? Non, ce n

17:47
Locuteur

'est

17:47
Invité

pas par rapport à moi. C'est qu

17:48
Locuteur

'ils

17:48
Invité

ne veulent pas avoir l'air de prendre parti. Parce que souvent, dans les journaux locaux, dès que le parrainage arrive au Conseil constitutionnel, il y a un avis. Et moi, j'explique aux maires que les Français veulent pouvoir voter pour des gens différents. S'il

18:01
Locuteur

n

18:01
Invité

'y a pas le choix à l'élection présidentielle, il y aura

18:03
Locuteur

un

18:04
Invité

tremblement de terre démocratique par l'abstention. Et au-delà de la liberté du pouvoir d'achat, moi, je veux être le candidat de la démocratie. Vous savez que je suis gaulliste, je propose le RIC, je propose le référendum fréquent, le référendum révocatoire à mi-septénat. Si on ne... Quinquennat. Non, parce que je veux qu

18:22
Locuteur

'il

18:22
Invité

y

18:22
Locuteur

ait

18:22
Invité

un septénat avec un référendum révocatoire à mi-septénat, comme en Californie. Si on ne rend pas le pouvoir aux Français,

18:29
Locuteur

vous

18:31
Invité

avez commencé sur la violence.

18:33
Locuteur

Si

18:33
Invité

on ne rend pas le pouvoir aux Français à cette élection et que si c'est une fausse élection,

18:36
Locuteur

vous

18:37
Invité

aurez un quinquennat émaillé de violence.

18:39
Locuteur non identifié

Malgré tout, 22 candidats à la présidentielle. Mais

18:41
Locuteur

il n'y en a pas 22. Il y en a eu 11 la dernière fois. Pour l'instant, il

18:44
Locuteur non identifié

y

18:44
Locuteur

en

18:44
Locuteur non identifié

a 22.

18:45
Invité

Il y en a 22

18:46
Locuteur non identifié

qui demandent

18:46
Locuteur

des parrainages. Vous

18:47
Invité

le savez très bien qu

18:48
Locuteur

'il

18:48
Invité

n

18:48
Locuteur

'y en

18:48
Invité

aura pas 22. Le tout est qu'il y

18:50
Locuteur

ait

18:50
Invité

une diversité et que les Français tranchent. Et que les Français aillent voter.

18:54
Locuteur

Il

18:54
Invité

y a 47 millions d'électeurs. Eh bien moi, mon boulot, avec d'autres, c'est que sur ces 47 millions, il y

19:01
Locuteur

en

19:01
Invité

a peut-être plus de 40 millions qui votent et non pas 30.

19:04
Présentateur

Merci. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci de votre invitation. Merci. On n

19:07
Locuteur

'a

19:07
Présentateur

pas que parlé donc du pass vaccinal. Et on va maintenant accueillir un deuxième invité. Candidate, elle aussi, à l'élection présidentielle.

19:15
Invité

France Inter. Question politique. Thomas Négaroff.

19:24
Présentateur

Elle s'est installée à la vitesse de l'éclair. Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Candidate de lutte ouvrière. Comme Nicolas Dupont-Aignan, c'est votre troisième course à la présidentielle. Alors on commence par la question qui fâche, avec laquelle on en vient de terminer avec Nicolas Dupont-Aignan. Les parrainages, les signatures, c'est aussi votre obsession du moment

19:42
Locuteur

? C

19:43
Nathalie Arthaud

'est un obstacle pour nous aussi, en effet. Il faudra un engagement militant jusqu'à la fin pour avoir nos parrainages. Voilà. Bon, maintenant, je suis confiante.

19:52
Invité

En 2012, vous étiez la première, je crois,

19:54
Locuteur

candidate

19:54
Invité

à déposer vos parrainages. Vous êtes aussi confiante ou est-ce que vous sentez aussi que c'est plus compliqué ?

20:00
Locuteur

Vous

20:00
Nathalie Arthaud

savez, nous, nous nous déplaçons physiquement. Nous allons discuter avec les maires. Et en fait, ce que nous ressentons, c'est que non, il y a quand même une volonté d'assurer le pluralisme réel. Et puis,

20:13
Locuteur

il

20:13
Nathalie Arthaud

y a beaucoup de maires, vous savez, qui sont très proches des classes populaires et qui sont heureux de permettre, y compris à une voix comme la mienne,

20:22
Locuteur

de

20:22
Nathalie Arthaud

s'exprimer dans l'élection. Donc,

20:25
Locuteur

je suis confiante. Une

20:26
Locuteur non identifié

voix comme la vôtre, hormis l'élection présidentielle qui revient tous les cinq ans en France, c'est quoi lutte ouvrière aujourd'hui en France dans le paysage politique

20:34
Locuteur

?

20:35
Nathalie Arthaud

Eh bien, écoutez, c'est une organisation qui est implantée dans les entreprises, dans les quartiers populaires, qui se présente aux municipales, mais surtout aux municipales, aux régionales, à toutes les élections, qui est tout le temps présent pour mener le combat politique. Mais c'est surtout une organisation qui est là pour aider, pour aider les femmes et les hommes du monde du travail à se défendre, à s'organiser, pour se battre, pour faire entendre leurs revendications,

20:59
Locuteur

pour imposer... Mais c'est un syndicat, ça

20:59
Locuteur non identifié

?

21:00
Locuteur

C'est pas

21:00
Nathalie Arthaud

un parti politique ?

21:01
Locuteur

Non,

21:01
Nathalie Arthaud

parce que c'est aussi des perspectives politiques, vous savez, quand nous disons que dans cette société, ce sont les femmes et les hommes qui sont essentielles, qui sont essentielles, les aides à domicile, le facteur, celui qui nous conduit, celui qui nous soigne, l'ouvrier, l'ouvrier qui fabrique notre alimentation, qui nous permet de circuler, ce sont eux qui sont essentiels et que ce sont leurs intérêts, leurs besoins, qui doivent passer avant, avant les profits, avant les dividendes, avant les grandes... Ça,

21:26
Locuteur

c

21:26
Nathalie Arthaud

'est une perspective politique. Et de dire, parce que nous, c'est une organisation qui affirmons cela, que les travailleurs, en combattant l'exploitation et donc en contestant la classe capitaliste, eh bien, ils sont à même de changer toute la société et de résoudre des problèmes qui sont insolubles. Dans le cas de cette société, je pense à la crise climatique, je pense aux rivalités internationales, donc je pense aux guerres. Et ça,

21:47
Locuteur

ce

21:47
Nathalie Arthaud

sont des perspectives politiques.

21:48
Présentateur

Justement, est-ce que vous considérez que la crise sanitaire

21:51
Locuteur

a

21:51
Présentateur

mis en avant vos idées, les ont rendues peut-être plus valables que jamais dans notre histoire contemporaine ?

21:57
Nathalie Arthaud

Ah, je pense que clairement, clairement, là, on a mesuré

22:01
Locuteur

qui

22:01
Nathalie Arthaud

portait la société sur ses épaules. Voilà. Et on a mesuré qu'en effet, ces fameux ouvriers, dont on m'a dit depuis toujours qu'ils n'existaient plus, on a mesuré combien ils étaient indispensables. Voilà. Combien ils étaient indispensables. Et vous savez, moi, je me souviens, et d'ailleurs, je l'ai noté parce que je me souviens de la déclaration de Macron, le 13 avril 2020, il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Moi,

22:30
Locuteur

ce que j'observe,

22:31
Nathalie Arthaud

c'est que ça, pour lui, c'était des mots en l'air. Mais j'appelle les femmes et les hommes du monde du travail, justement, à le dire, et y compris à profiter de cette campagne électorale pour le dire. J'étais très heureuse qu'il y ait une mobilisation aussi massive des enseignants dans la rue cette semaine, parce que je pense que c'est aussi le bon moment pour peser sur

22:51
Locuteur

la vie politique.

22:51
Invité

Est

22:52
Locuteur

-ce

22:52
Invité

que,

22:52
Locuteur

justement,

22:52
Invité

vous considérez, comme notre invité précédent, que le coronavirus, que ce soit Omicron ou autre chose, pèse sur la campagne et que les gens ont cette préoccupation ? Et qu'est-ce que vous pensez du pass vaccinal qui va être voté, probablement, cet après-midi

23:06
Locuteur

?

23:06
Invité

Bien sûr, il pèse. Bien sûr que cette épidémie...

23:09
Locuteur

Est-ce que c'est normal

23:10
Invité

qu'on ait fait ça, en

23:10
Locuteur

clair ? Cette épidémie pèse.

23:12
Nathalie Arthaud

Bon, maintenant, moi, effectivement, je suis contre. Je suis contre le pass vaccinal parce qu'il est inutile sur le plan sanitaire et que c'est d'abord et avant tout une mesure politique. Moi, je pense,

23:22
Locuteur

en effet...

23:24
Invité

Il

23:24
Locuteur

est

23:24
Nathalie Arthaud

inutile sur le plan sanitaire parce qu'on voit très bien que la recrudescence de cette épidémie, elle n'a rien à voir avec les non-vaccinés, que le virus se répand, se diffuse et, en réalité, est devenu incontrôlable, Omicron. Mais que les formes graves sont

23:41
Locuteur

évitées ? Bien sûr,

23:43
Nathalie Arthaud

moi, je suis vaccinée. Je pense que la vaccination, en effet, nous protège des formes graves. Mais je ne pense pas que l'on puisse soigner correctement à coup de triques, voilà, par la contrainte. Je pense qu'il faudrait aller vers les plus vulnérables, les plus âgés, les convaincre, leur expliquer, prendre le temps. Mais vous savez, dans cette société, c'est toujours comme ça.

24:03
Locuteur

Mais c'est une course

24:03
Invité

de vitesse aussi, la lutte contre le virus. On peut le comprendre que c'est une situation un peu exceptionnelle, non ? Mais écoutez, franchement,

24:10
Nathalie Arthaud

même tous les médecins, je les ai écoutés, depuis le début, moi, c'est ma boussole dans cette affaire. C'est ce que disent les médecins. Voilà. Les médecins,

24:19
Locuteur

aujourd

24:21
Nathalie Arthaud

'hui, disent que le pass vaccinal est une affaire politique. Et c'est vrai que moi, je suis quand même choquée de voir que l

24:29
Locuteur

'extrême

24:29
Nathalie Arthaud

droite, l'extrême droite, les boucs émissaires, c'est les immigrés, les musulmans. Voilà. Alors ça,

24:34
Locuteur

c

24:34
Nathalie Arthaud

'est les boucs émissaires favoris de l'extrême droite. Macron, c'est le bouc émissaire, c'est les non-vaccinés. Et ça lui permet comme ça de bien cacher ses

24:41
Locuteur

responsabilités dans le chaos qu

24:44
Nathalie Arthaud

'il

24:44
Locuteur

y a aujourd'hui

24:45
Nathalie Arthaud

à l'hôpital public.

24:46
Locuteur

Marine Le

24:46
Invité

Pen, Éric Zemmour, ils sont comme vous.

24:47
Locuteur

Ils

24:47
Invité

considèrent ou même Nicolas Dupont-Aignan, qu'on vient d'entendre, ils considèrent que c

24:50
Locuteur

'est

24:50
Invité

de la politique, le pass vaccinal. Vous êtes sur le même point de vue. Parce que c

24:55
Nathalie Arthaud

'est tellement gros. Quand

24:57
Locuteur

on

24:58
Nathalie Arthaud

voit la responsabilité de ce gouvernement dans l'état des hôpitaux, quand on voit que, écoutez, 120 000 morts

25:05
Locuteur

avec

25:06
Nathalie Arthaud

cette épidémie, on aurait pu supposer que ça serve d'électrochoc pour l'hôpital public, que cela enfin montre qu'il faut arrêter avec cette politique comptable, il faut arrêter de gérer les hôpitaux comme des entreprises. Eh bien non. La réalité, c'est que ça continue. C'est que les lits continuent d'être supprimés, y compris en pleine pandémie. Donc c'est cela qu'Emmanuel Macron et son gouvernement veulent cacher en reportant toujours la faute sur la population.

25:33
Locuteur

Françoise

25:33
Nathalie Arthaud

Ressose.

25:33
Locuteur

Question

25:34
Invité

sociale. Vous avez parlé au fond de tous ces personnels et de métiers qui sont en tension et qui sont très importants pour nous. On a vu le mouvement des Gilets jaunes et on voit qu'en France, ce qui monte, c'est la droite radicale,

25:48
Locuteur

l

25:48
Invité

'extrême droite et pas la gauche ni l'extrême gauche. Comment expliquez-vous ce hiatus

25:52
Locuteur

?

25:53
Invité

Vous savez,

25:53
Nathalie Arthaud

moi, je pense que beaucoup de femmes et d'hommes qui, quand ils veulent se battre, justement, quand ils veulent se battre, quand ils n'acceptent plus, eh bien, ils regardent vers nous. Ils regardent vers la lutte ouvrière. Ils regardent vers les perspectives que l'on défend. Quand

26:06
Locuteur

il s'agit,

26:07
Nathalie Arthaud

quand ils veulent se battre, quand ils veulent se battre, quand il s'agit d'élections, c'est une autre histoire. D'abord, il y en a beaucoup, y compris dans la classe ouvrière, qui sont complètement écureux, qui n'attendent plus rien des élections. Parce que la réalité, c'est qu'en fait, d'élection en élection, de toute façon, ils galèrent et il faut qu

26:24
Locuteur

'ils

26:24
Nathalie Arthaud

se débrouillent tout seuls. Donc il y a cela. Et puis, vous savez, le réflexe en période d'élection, c'est quoi ? C'est le réflexe électoraliste.

26:31
Locuteur

C

26:31
Nathalie Arthaud

'est-à-dire, on est à la recherche, on est à la quête d'un sauveur suprême. Moi, je ne mange pas de ce pain-là. Je me

26:36
Locuteur

présente, mais en disant très clairement... Vous présentez la présidentielle.

26:38
Invité

En fait, vous avez l'air de dire, l'élection, ça ne sert à rien, ou en tout cas... Non. Pourquoi

26:42
Locuteur

est-ce

26:43
Nathalie Arthaud

que vous vous présentez à l'élection ? Non, je ne dis pas ça. Mais simplement, moi, je me présente sans dire, votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir. Demain, ce sera les jours heureux. Non,

26:52
Locuteur

mais attendez, vous la vivez comment, cette élection présidentielle ? C'est une

26:54
Nathalie Arthaud

obligation ou c

26:55
Locuteur

'est

26:55
Nathalie Arthaud

un sacerdoce pour vous ? Non, mais je me présente parce que j'ai une politique pour les travailleurs. Je me présente pour dire la vérité, en fait, aux travailleurs. Cette vérité que si on ne se bat pas, si on n'impose pas un rapport de force, il ne se passera rien sur les salaires. Il ne

27:10
Locuteur

se

27:10
Nathalie Arthaud

passera rien sur les retraites. Enfin si, pardon. Les retraites reculeront. On attaquera les retraites. Comme on a attaqué les droits pour les chômeurs aujourd'hui, si nous ne renouons pas avec les luttes collectives, eh bien nous continuerons d'être méprisés, d'être humiliés, d'être piétinés. C'est ça la réalité. Il n'y a pas de reconnaissance à attendre dans cette société pour se faire respecter. Il faut se battre. Et ça, c'est une politique. Vous voyez, c'est une politique que je défends, effectivement. Alors c'est plus difficile. Moi, je ne dis pas, vous glissez votre bulletin dans l'urne et puis après, super.

27:41
Locuteur

Pourquoi c'est plus difficile, Madame Arthaud ?

27:42
Invité

Pour reprendre la question de Françoise, si vous faites le total droite nationale ou extrême droite, comme on l'appelle, on est au-dessus de 30. Et quand on fait le total gauche, eh bien on est au-dessous de 20 ou aux alentours de 20. Comment vous expliquez ce mouvement depuis les dernières années ? Comment vous dites ? Les Français sont idiots, les Français sont méchants,

28:01
Locuteur

les Français n'ont rien compris.

28:02
Présentateur

Et puis question subsidiaire, quand on regarde comment vote la classe ouvrière, elle vote de plus en plus à la droite extrême. Pourquoi vous n'arrivez pas à les séduire ?

28:12
Nathalie Arthaud

C'est en fait la réponse que je viens de donner. Vous savez, dans une période de crise, dans une période de repli sur soi, dans une période de plus en plus tendue, oui, il y a des réflexes comme ça où on rejette l'autre, où on renvoie. Et puis cette politique-là de division qui est portée par l'extrême droite, ce poison-là, de dresser des pauvres contre les pauvres, d'utiliser les immigrés et les musulmans en particulier, parce que c'est quand même assez clair, eh bien c'est une façon d'affaiblir le monde du travail. Voilà. Et ça, c'est

28:51
Locuteur

une politique

28:53
Nathalie Arthaud

qui

28:53
Locuteur

sert à ceux qui

28:53
Nathalie Arthaud

dirigent,

28:54
Locuteur

qui dominent. C'est divisé

28:55
Invité

pour régner en fait. Vos scores, à la première fois que vous êtes présenté, 0,56%. Deuxième fois, 0,64%. Donc quelle est votre stratégie pour essayer d'aller au-delà ? Et au-delà de ça, quel est votre regard sur les divisions de la gauche aujourd'hui

29:10
Locuteur

?

29:10
Présentateur

Ça fait environ 200 000 électeurs.

29:13
Nathalie Arthaud

Oui, mais moi je ne cherche pas, je ne vais pas modifier ma politique et mon discours et je ne

29:18
Locuteur

vais

29:18
Nathalie Arthaud

pas changer d'opinion, parce que les sondages me donnent... Non,

29:23
Locuteur

encore une fois, non.

29:23
Nathalie Arthaud

Non,

29:23
Locuteur

mais c'est les résultats de l'élection présidentielle. Moi je

29:25
Nathalie Arthaud

suis... Oui, mais je ne... Moi je ne

29:27
Locuteur

suis

29:27
Nathalie Arthaud

pas une girouette comme bien d'autres, hein, qui effectivement... Et Le Pen, ça a été le cas, ils affinent tous leur politique là pour appâter le plus d'électeurs possible.

29:36
Locuteur

Ben

29:36
Nathalie Arthaud

non, moi j'ai des convictions. Et moi je vais dans cette campagne, y compris avec la fierté de ce que je représente. La société est de plus en plus individualiste, eh ben moi je défends des valeurs collectives, effectivement. La société est de plus en plus, comment dire, tentée par le repli nationaliste, voire raciste. Eh bien moi je suis internationaliste. Et je dis, d'ailleurs je serai une des seules candidates à pouvoir dire aux émigrés, aux femmes et aux hommes émigrés, ceux qu'on appelle les migrants, bienvenue, bienvenue. Je suis une des rares candidates à dire que ces femmes et ces hommes appartiennent à mon camp, au camp des travailleurs, parce que c'est ça la réalité.

Ce sont des femmes et des hommes qui avaient un toit, une famille, un métier, qui ont été chassés de chez eux, sous un déluge de bombes. Et ce sont des travailleuses et des travailleurs qu'on retrouvera à nos côtés, dans les usines agroalimentaires, sur les chantiers de bâtiments, et il faudra qu

30:21
Locuteur

'on

30:21
Nathalie Arthaud

se batte contre l'exploitation, pour de meilleurs salaires, ensemble. C'est cette politique-là que je représente, je peux vous dire que j'en suis fière.

30:27
Présentateur

C'est ça qui vous distingue selon vous d'un Fabien Roussel, candidat communiste, d'un Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, voire d'un Philippe Poutou,

30:34
Locuteur

candidat de la LCA

30:35
Présentateur

?

30:35
Nathalie Arthaud

Non, fondamentalement, ce qui me distingue de Jean-Luc Mélenchon ou de Fabien Roussel, c'est que moi, je ne veux pas gérer cette société. Voilà. Je ne veux pas gérer cette société capitaliste. Elle ne peut fonctionner bien que pour les riches. C'est ça, la réalité. Dans le cadre de

30:50
Locuteur

cette société... Ça ne vous

30:50
Invité

affaiblit pas un peu tous

30:52
Locuteur

les 5 ans ? Je veux la renverser, cette société. Je pense qu'il faut la

30:54
Invité

renverser. Pardon ? Est-ce que ça ne vous affaiblit pas ? En gros, on a l'impression que c'est pour parler de votre société idéale, mais en disant « je ne veux pas de cette société ». Ben oui, on peut tous être contre un certain nombre de choses, mais on doit faire avec. Moi, je pense que si on fait avec, on

31:09
Locuteur

est

31:10
Nathalie Arthaud

mort.

31:10
Présentateur

Quand on est

31:11
Locuteur

révolutionnaire,

31:11
Présentateur

on ne

31:11
Locuteur

fait

31:11
Présentateur

pas avec.

31:12
Locuteur

Je

31:12
Nathalie Arthaud

pense clairement que dans le cadre de cette société capitaliste, on

31:16
Locuteur

ne

31:17
Nathalie Arthaud

résoudra pas le problème des inégalités, du sous-développement. On ne pourra rien faire avec cette crise climatique. On n'en sortira pas. On va détruire. On va faire mourir la planète avec cette société-là. On va de guerre en guerre et on va de crise économique en crise économique. Pour moi, cette société capitaliste où il n'y a que l'argent, les cours boursiers qui comptent, elle marche sur la tête. Elle marche sur la tête. Donc c'est le problème fondamental. Et les premières victimes et les premiers qui sont en but à cela, c'est le monde du travail.

C'est la raison pour laquelle je pense qu'en effet, lorsqu'ils seront en colère, lorsqu'ils défendront leurs intérêts, ils auront cette possibilité de remettre la société sur ses pieds.

31:56
Présentateur

J'ai quand même une question pour revenir sur la question sanitaire, mais d'un point de vue peut-être plus dans votre vocabulaire à vous. Est-ce que vous considérez qu'il y a la main du grand capital derrière la crise sanitaire que nous connaissons aujourd'hui et sur éventuellement les solutions qu'on tente de lui apporter

32:09
Locuteur

?

32:10
Nathalie Arthaud

Non, mais

32:10
Locuteur

je

32:11
Nathalie Arthaud

ne dirais pas ça. En revanche, vous savez, tout ce qui se passe dans la société est récupéré systématiquement par les groupes capitalistes. Ils cherchent à en faire leur beurre. Mais vous voyez, même le problème de l'écologie. Ils savent utiliser l'écologie pour prospérer, pour faire leur profit. Donc là, oui,

32:27
Locuteur

ils

32:27
Nathalie Arthaud

se sont emparés de cette épidémie en cherchant les vaccins. Ça a été une véritable ruée vers l'or. Ça, c'est une évidence.

32:34
Locuteur

Et un succès

32:34
Présentateur

scientifique.

32:35
Nathalie Arthaud

Un succès scientifique, mais ça peut être déconnecté quand même. Tous les succès scientifiques ne sont pas obligés de transformer des gens en millionnaires en quelques semaines ou de faire que les grands labos deviennent des... Comment dire ? Un jackpot permanent pour les actionnaires. Enfin bon,

32:51
Locuteur

on

32:51
Nathalie Arthaud

peut... Et je pense d'ailleurs que beaucoup de scientifiques... Et il

32:54
Locuteur

n'y a

32:54
Nathalie Arthaud

pas que les scientifiques. Le vaccin,

32:56
Locuteur

ça

32:56
Nathalie Arthaud

a été... Pour moi, c'est un progrès. C'est un merveilleux progrès, d'ailleurs, de la santé. Et là, c'est la démonstration que la société, quand elle met les moyens, elle peut effectivement faire des progrès fantastiques. Mais je fais une différence entre tous ceux qui ont bossé jour et nuit et qui vont d'ailleurs, des scientifiques, des chercheurs, jusqu'aux laborantins, jusqu'à l'ouvrier, d'ailleurs, qui veillent à la qualité de la fabrication, etc. Et puis les actionnaires qui... Vous savez, c'est Picsou qui ne raisonnent qu'en fonction de leurs cours boursiers.

33:27
Locuteur

Alors,

33:27
Présentateur

on va recevoir dans un instant Hélène Thuy, la présidente du Parti animaliste. Elle défend les droits des animaux. Les droits des animaux, pour vous, vous en pensez quoi

33:34
Locuteur

?

33:35
Nathalie Arthaud

Moi, je pense que... Oui, dans cette société, il y a une course à la rentabilité qui fait qu'on fait souffrir, voilà, de façon inutile, les animaux. Mais c'est comme les hommes, en fait. C'est exactement comme les hommes. Et ça fait partie aussi des choses qu'on pourrait remettre à plat, justement. Mais

33:53
Locuteur

c'est pas un problème

33:53
Invité

bourgeois, en clair, la cause animale,

33:55
Locuteur

pour vous. Mais c'est

33:55
Nathalie Arthaud

un problème qui nous touche tous. Voilà. C'est un problème qui nous touche tous. Mais c'est bien le reflet aussi de notre société. Encore une fois, il faut justement qu

34:05
Locuteur

'on

34:05
Nathalie Arthaud

ne se résigne pas à cette société où il n'y en a que pour une minorité capitaliste qui accumule tous les moyens financiers, etc. et qui laisse les classes populaires dans la misère.

34:18
Invité

Je reviens à votre ambiguïté sur l'élection. Parce qu'au fond, vous dites, bon, les signatures, c'est difficile, mais vous espérez les obtenir. Si, par exemple, vous, vous avez vos signatures et qu'un Éric Seymour ne les a pas, alors qu'il représente actuellement plus de pourcentage de voix, est-ce que c'est un problème démocratique pour vous ou

34:35
Nathalie Arthaud

pas ? Je peux vous faire la liste des problèmes démocratiques dans cette élection. Elle est assez longue. Et quand même, je tiens à souligner que le plus grave, à mon avis, c'est le fait que les étrangers n

34:45
Locuteur

'ont

34:45
Nathalie Arthaud

pas le droit de vote. C'est le fait que quand on est ici depuis 5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans, qu'on travaille, qu'on paye des impôts, on n'a pas le droit de voter. Ça,

34:52
Locuteur

c

34:52
Nathalie Arthaud

'est un problème de taille, autrement plus important que les petits problèmes circonstanciels dans Zemmour. Moi, je suis convaincue que la droite, elle lui fera la courte échelle. Voilà. Mais voilà. Dans cette élection, en effet, il n

35:06
Locuteur

'y

35:06
Nathalie Arthaud

a rien de démocratique.

35:07
Présentateur

Merci, Nathalie Arthaud. Merci d'avoir été votre invitée. Merci, au revoir. Et le temps que vous sortiez, nous accueillons notre nouvelle invitée, Hélène Thouy, présidente du parti animaliste.

35:18
Invité

France Inter. Question politique. Thomas Négaroff.

35:27
Locuteur

Bonjour,

35:27
Présentateur

Hélène Thouy. Bonjour. Bienvenue dans Question politique. Merci. Un visage, une voix que peut-être les gens vont découvrir. Mais vous avez quand même réussi à obtenir plus de 2% des suffrages lors des élections européennes en 2019. On verra si c'est votre espoir. Cette fois-ci, pour la présidentielle, une petite question peut-être un peu simple, voire simpliste pour vous. Ça veut dire quoi, parti animaliste

35:48
Locuteur

? Alors,

35:49
Invité politique

le parti animaliste, c'est le parti qui défend les intérêts des animaux, mais de façon plus générale, qui étend le champ de notre considération.

35:57
Locuteur

C

35:57
Invité politique

'est-à-dire que, évidemment, nous sommes des humanistes. Mais ce que nous voulons, c'est ne pas arrêter le champ de notre considération aux humains, mais de l'étendre aux animaux et de prendre en compte, dans nos décisions politiques, les humains, évidemment, et les animaux. Mais du coup, c'est un lobby ou c'est un parti politique ? Non, nous sommes un parti politique et nous respectons toutes les règles afférentes au parti politique. Un parti

36:17
Locuteur non identifié

politique, son objectif, c'est d'accéder au pouvoir et de l'exercer. C'est le vôtre ou pas

36:23
Locuteur

? Alors,

36:24
Invité politique

un parti politique, son rôle,

36:26
Locuteur

c

36:26
Invité politique

'est de

36:26
Locuteur

faire... Son

36:26
Invité politique

objectif ? Son objectif,

36:27
Locuteur

c

36:27
Invité politique

'est de faire émerger au niveau politique, dans les décisions politiques, des idées que l'on porte. Et nous, nous espérons bien sûr gouverner, mais à défaut de gouverner, nous souhaitons au moins que nos idées gouvernent.

36:39
Locuteur

Comment

36:39
Invité politique

vous

36:40
Invité

espérez, justement, peser sur la situation ? Vous êtes crédité de 1 à 5, à 2 ou peut-être plus dans les sondages. Comment est-ce que vous espérez pouvoir influer sur la politique du futur vainqueur à la présidentielle

36:51
Locuteur

? Alors, ce

36:52
Invité politique

que l'on a pu voir, c'est qu'au moment des européennes, le fait d'avoir eu une candidature animaliste, donc centrée sur la question animale, a permis un résultat de 2,17%. Alors, 2,17%, ça peut paraître assez anecdotique et faible, peut-être, de prime abord. Sauf que ce que l'on a remarqué, c'est d'abord que personne n'avait vu venir ce score. On a fait ce score sans aucun moyen financier, sans aucune médiatisation. Et on a vu tout de suite après des prises de position de la quasi-totalité des autres formations politiques. Tout d'un coup, juraient la main sur le cœur que la cause animale était importante.

Et on a vu, notamment à l'approche de l'échéance présidentielle de 2022, des avancées pour la question animale. Alors, bien sûr, insuffisante. Mais ça prouve bien que cet électorat et ce score électoral permettent des avancées. Est-ce que c'est une

37:36
Invité

préoccupation qui monte dans la jeunesse ? Est-ce que dans votre électorat, vous avez vu, en fait, quel type d'électeur a été attiré

37:42
Locuteur

? Alors,

37:43
Invité politique

c'est une question à laquelle il est difficile de répondre parce que la grande spécificité de la cause animale et du mouvement animaliste, c'est sa diversité. Nous avons des personnes de toutes les catégories sociales, de toutes les origines, de tous les âges, des ruraux, des urbains. Et c'est justement, d'ailleurs, la beauté de ce mouvement, c'est qu'il réunit des personnes extrêmement diverses, qui ne se seraient jamais rencontrées dans d'autres mouvements et qui arrivent ensemble à défendre la cause animale.

38:05
Présentateur

— Ça veut dire aussi que quand vous dites qu

38:06
Locuteur

'ils

38:06
Présentateur

viennent de partout, campagne, ville, différents âges, est-ce qu

38:09
Locuteur

'ils

38:09
Présentateur

viennent aussi de droite, de gauche, d'extrême droite, d'extrême gauche chez vous ?

38:13
Invité politique

— Alors c'est quelque chose de très important. Le parti animaliste, il est transpartisan. Pourquoi ? Parce que la cause animale, elle dépasse les clivages politiques. Et il faut qu'elle dépasse les clivages politiques parce qu

38:22
Locuteur

'on

38:22
Invité politique

ne peut pas l'enfermer dans une sensibilité politique. L'enfermer dans une sensibilité, c'est l'empêcher, finalement, d'avancer. Nous,

38:29
Locuteur

ce

38:29
Invité politique

que l'on veut, c'est que la cause animale, ça ne soit pas un fonds de commerce, ni le nôtre, ni celui d'un autre parti. Pour que ça avance, il faut que toutes les formations politiques, tous les citoyens se sentent concernés et donc s'en saisissent.

38:41
Locuteur

— Alors est-ce que vous

38:41
Invité

pouvez juger différemment les différents candidats ? Est-ce que vous avez une forme de hit parade personnel entre ceux qui n'en ont rien à faire, ceux qui sont convertis très récemment

38:50
Locuteur

et

38:51
Invité

ceux qui l'ont toujours cru ? On peut imaginer que Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon fassent partie de ceux qui ont été sensibles à ça, peut-être Marine Le Pen avec les chats. Est-ce suffisant

38:59
Locuteur

? —

39:00
Invité politique

Alors je ne fais pas de hit parade. En tout cas, une chose est sûre, c'est que si je me présente, c'est que j'estime qu'aucun des candidats, aucune des formations politiques n'est à la hauteur.

39:08
Locuteur

Pourquoi ? —

39:08
Locuteur non identifié

Pourtant, en vous alliant à un candidat, ça pourrait éventuellement justement... Il pourrait gagner et porter réellement vos idées.

39:15
Locuteur

—

39:15
Invité politique

Alors ça,

39:16
Locuteur

c

39:16
Invité politique

'est une question qui m'étonne toujours parce que... — Ah bon ? — Oui. En fait, si ne peuvent se présenter ou non voient au chapitre que les candidats qui sont susceptibles d'être élus président de la République et donc pesés, en fait, il n

39:28
Locuteur

'y a

39:28
Invité politique

que deux ou trois candidats qui auraient le droit de se présenter ou qui seraient légitimes. Et s'allier à un candidat qui fait 4, 7, 8, 12, il n'ira pas plus que nous au second tour. Et donc la question animale ne sera pas plus défendue ou mieux défendue. Pire, elle sera diluée dans d'autres thématiques. Et donc la stratégie que l'on a adoptée, elle a été validée aux européennes. Et nous pensons qu'elle sera encore validée à la présidentielle et elle permettra de s'avancer.

39:51
Présentateur

—

39:51
Locuteur

Mais

39:51
Présentateur

vous n'avez pas eu l'envie, comme certains ont pu le faire par le passé, d'offrir une sorte de label parti animaliste à tel ou tel candidat en fonction de leurs engagements, ce qui serait une manière aussi vraiment de peser sur les programmes des candidats.

40:03
Locuteur

—

40:03
Invité politique

Non, c'est pas la stratégie que nous avons adoptée. Il

40:05
Locuteur

y

40:05
Invité politique

a des associations qui font des chartes,

40:07
Locuteur

qui les soumettent

40:07
Invité politique

aux candidats. Et souvent, on voit que les candidats s'empressent de les signer au moment des élections. Et puis après, quand on revient quelques mois après, les dispositions ne sont pas appliquées. Donc non, nous considérons justement que... Le constat que l'on a fait et la conclusion que l'on a tirée des européennes, c'est que la seule chose que comprennent les politiques et les formations politiques, c'est les voix qu'ils perdent. Et donc pour qu'ils perdent des voix, il faut qu

40:31
Locuteur

'il y ait

40:31
Invité politique

des animalistes sincères qui viennent aux élections. — Alors si vous n

40:33
Locuteur

'êtes

40:33
Locuteur non identifié

pas un lobby, que vous êtes un vrai parti, que vous défendez des idées, que vous avez des convictions, ce serait quoi la société animaliste que vous

40:41
Invité politique

nous proposez ?

40:41
Locuteur

— La

40:42
Invité politique

société animaliste que l'on propose,

40:43
Locuteur

c

40:43
Invité politique

'est une société où l

40:45
Locuteur

'on

40:45
Invité politique

prend en compte l'intérêt de tous les animaux. Nous, ce que l'on porte comme mesure phare, c'est la fin immédiate de l'élevage intensif et industriel, parce que nous sommes en pleine crise sanitaire. Nous avons des rapports de grands scientifiques, et notamment le rapport de l'IPBS, qui... Son rapport de fin 2020, c'est l'ère des pandémies. Et ce qui est pointé, c'est les risques majeurs que font courir l'élevage intensif si l'on continue. Là, aujourd'hui, on est en train de discuter des mesures dans le cadre de ce contexte sanitaire. C'est normal. Mais au lieu de toujours réagir, la politique, c'est aussi prévoir.

Et nous, nous sommes les seuls à assumer véritablement et avoir la détermination de sortir de l'élevage industriel et intensif et de s'en donner les moyens en assumant une réduction drastique de la consommation et de la production d'origine animale à 50% à horizon de 5 ans, ce qui est conforme à tous les rapports scientifiques.

41:34
Locuteur

Ça

41:35
Présentateur

veut dire quoi quand vous dites l'intérêt des animaux ? J'ai pas compris.

41:39
Invité politique

Les animaux ont des intérêts en tant qu'être vivant doué de sensibilité. Et le premier intérêt, c'est l'intérêt à ne pas souffrir. On articule beaucoup les règles de protection des animaux en fonction de limiter leur souffrance. Et donc ce que l'on dit, c'est que lorsque l'on va mener des politiques publiques, lorsque l'on va réfléchir à des politiques publiques, au lieu de toujours se limiter à prendre en compte les intérêts des humains, il faut aussi prendre en compte les intérêts des animaux, leurs souffrances. Et ce que je voudrais dire par rapport à ça, c'est qu'on l'oublie, mais le destin des animaux, il est totalement lié au destin des humains.

Et se préoccuper de l'un, c'est aussi se préoccuper de l'autre. Il faut vraiment, et il est urgent, de prendre ça en considération.

42:15
Locuteur non identifié

Donc on ne tue plus d'animals pour manger, par exemple ?

42:18
Invité politique

Alors, c'est pas le programme du Parti animaliste. Nous n'avons pas la fin de la consommation de produits d'origine animale. Par contre, nous avons une réduction à hauteur de 50% à horizon de 50%.

42:27
Locuteur

Et l'abattage

42:27
Invité politique

rituel, est-ce que vous prenez position ? Oui, bien sûr. Nous sommes totalement contre l'abattage sans étourdissement. Il faut étourdir les animaux. L'abattage,

42:35
Locuteur

c

42:35
Invité politique

'est déjà un procédé absolument douloureux, gravissime pour les animaux. Le minimum qu'on leur doit, c'est de leur assurer le minimum de protection. Et l'étourdissement, ça en fait partie.

42:44
Présentateur

Françoise Fressose ?

42:46
Locuteur

Ce

42:46
Invité politique

qui est

42:46
Invité

très intéressant,

42:47
Locuteur

c

42:47
Invité

'est en fait, quelle est la part de l'animal, au fond, dans notre vie à nous, à nous tous. On a été en France assez en pointe sur la reconnaissance de l'animal comme un être vivant, doué de sensibilité. On voit en Espagne, par exemple, qu'il y a une proposition de loi qui dit que maintenant, quand il y a un divorce dans un couple, il y aura la garde partagée de l'animal domestique. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à considérer, au fond, l'animal un peu comme nos enfants ? Ou est-ce que vous dites qu

43:15
Locuteur

'il

43:15
Invité

y

43:15
Locuteur

a

43:15
Invité

quand même une limite dans la reconnaissance du droit de l'animal ?

43:18
Locuteur

Alors,

43:19
Invité politique

on n'est pas pour l'égalité des humains et des animaux. Mais entre l'égalité et la prise en compte de leur intérêt, le fait de limiter leur souffrance, ça, c'est tout à fait accessible. On a déjà amorcé des prises en compte de la souffrance des animaux. Vous parlez de cette décision en Espagne. Effectivement, les animaux sont souvent considérés comme membres à part entière de la famille. Et donc, moi qui interviens, parce que je suis avocate aussi, je fais beaucoup de droit de la famille, on voit bien que les animaux, au moment d'une séparation, une séparation, c'est déjà un moment de déchirement dans une vie.

Si en plus, il faut se déchirer et perdre les liens avec son animal de compagnie, oui, ça a des incidences. De la même façon que quand une personne âgée va dans un EHPAD et qu'on lui arrache son animal de compagnie, il faut reconnaître que oui, nous avons des liens forts avec les animaux et que nous devons respecter et prendre en compte ces

44:03
Locuteur

cas. Comment vous

44:03
Invité

réagissez au propos du pape qui regrettait il n

44:07
Locuteur

'y a

44:07
Invité

pas si longtemps que les jeunes ou les couples préféraient avoir des animaux domestiques, des chats, des chiens, plutôt que des enfants ? C'est un sujet, ça ou pas

44:14
Locuteur

? C

44:15
Invité politique

'est un sujet peut-être pour lui. Je pense que ça relève de la liberté individuelle, que non seulement ce n

44:20
Locuteur

'est

44:20
Invité politique

pas incompatible. Je ne comprends pas trop l'opposition à opposer les animaux de compagnie avec les enfants. Souvent, les animaux de compagnie sont les fidèles alliés des enfants. Donc c'est un peu étonnant comme remarque. Pourquoi

44:31
Locuteur

on est

44:31
Invité

frileux en France ? Est-ce que c'est uniquement pour préserver le lobby des chasseurs

44:35
Locuteur

qu

44:35
Invité

'on évalue à un million de voix ?

44:37
Locuteur

Ou de l'agroalimentaire.

44:38
Invité

Ou de l'agroalimentaire quand vous parlez de l'élevage intensif. Deuxièmement, est-ce que vous considérez qu'on est en retard par rapport à nos collègues européens

44:47
Locuteur

? Oui,

44:48
Invité politique

je pense qu'on est en retard. Nous avons le poids aussi des lobbies en France qui est très fort. Il y a aussi une méconnaissance, je pense, des politiques sur la question des lobbies des chasseurs. C'est très intéressant. On a entendu Emmanuel Macron durant son quinquennat qui a expliqué que les chasseurs représentaient 5 millions de personnes, ce qui est complètement faux. Il y

45:04
Locuteur

a

45:04
Invité politique

à peu près 700 à 800 000 personnes qui ont le permis de chasse. Il y a vraiment une intox qui est faite depuis des années par les chasseurs qui se présente souvent comme... Des protectants de la biodiversité.

45:14
Locuteur

De la

45:14
Invité politique

biodiversité et de la ruralité. Or, moi je suis rurale, je suis née à la campagne, j'habite à la campagne, j'ai grandi à la campagne. Je peux vous assurer qu'en milieu rural, en majorité, les ruraux ne sont pas d'accord avec la chasse et même détestent les chasseurs. Donc le problème,

45:27
Locuteur

c

45:27
Invité politique

'est que d'un point de vue politique et d'un point de vue parisien souvent, malheureusement, ruralité est assimilée à la chasse. Donc l'interlocuteur, c'est la fédération de chasse. Et non, ce n

45:34
Locuteur

'est

45:34
Invité politique

pas du tout ça.

45:35
Présentateur

Justement, vous avez commencé à nous donner quelques pistes sur votre parcours. Vous avez dit que

45:39
Locuteur

je

45:39
Présentateur

suis avocate, je viens de la ruralité. Comment est-ce qu'on devient Hélène Thouy

45:42
Locuteur

?

45:44
Présentateur

C'est-à-dire présidente du parti animaliste, bien sûr.

45:46
Invité politique

Alors, c'est une coprésidence.

45:48
Locuteur

Coprésidente, évidemment.

45:49
Invité politique

Alors, moi, je suis sensible à la question des animaux. Depuis ma tendre enfance, j'ai arrêté de manger des animaux à l'âge de 7 ans parce que j'ai grandi à la campagne. Je voyais les animaux, notamment de ma grand-mère, qui gambadaient. J'ai pu avoir des contacts avec les animaux.

46:04
Locuteur

C'est les animaux

46:04
Présentateur

qui gambadaient

46:05
Locuteur

? Oui, les animaux. Et

46:08
Invité politique

donc, le dimanche,

46:09
Locuteur

il

46:09
Invité politique

y avait, comme dans beaucoup de familles, des repas avec le poulet qui avait été élevé et tué. Donc, moi, j'ai pu faire très vite ce lien. Près de chez ma grand-mère,

46:16
Locuteur

il

46:16
Invité politique

y avait un abattoir aussi où j'entendais les animaux. Je me rappelle, l'enfant me bouchait les oreilles pour ne pas entendre les animaux hurler à l'abattoir. Donc, j'ai été très tôt, très jeune, sensible à la question des animaux. Donc, j'ai pris cette décision à l'âge de 7 ans. Et ça irriguait toute mon adolescence ensuite. Je me suis décidée à faire des études d'avocat pour défendre les animaux. Mais dans le cadre de mon exercice professionnel, je me suis rendu compte que, certes, il fallait faire appliquer le droit. Mais souvent, le droit était impuissant et les juridictions impuissantes à défendre des animaux et qu'il fallait aller sur le terrain politique.

46:48
Présentateur

Et précisément, qu'est-ce que vous pensez des associations qui font des descentes dans les boucheries, par exemple, de manière assez violente parfois ? Est-ce que c'est des formes d'activisme que vous reconnaissez comme légitimes quand il s'agit de défendre les intérêts des animaux

47:00
Locuteur

? Alors,

47:01
Invité politique

moi, je me suis inscrite dans une voie légale, légaliste et démocratique. C'est pour ça que j'ai fait le choix de créer un parti politique. Et je pense que nous devons défendre la cause des animaux par un processus démocratique. Et je crois au fonctionnement de nos institutions et je crois au fonctionnement démocratique.

47:15
Invité

Mais quand on voit une vidéo massacrant des lapins ou des poussins, c'est pas plus efficace que de dire que c'est pas bien de s'en prendre aux animaux ? C'est pas finalement un mal nécessaire ou un bien souhaitable ?

47:25
Invité politique

Bien sûr. Mais là, c'est pas des actions violentes qui étaient

47:27
Locuteur

visées. Non, mais

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Invité politique

c'est des choses illégales

47:29
Locuteur

? Pas

47:30
Invité politique

forcément. Le fait de diffuser des images de la réalité de ce qui se passe, c'est pas

47:33
Locuteur

en soi

47:34
Invité politique

illégal. Les conditions de diffusion sont encore... Sachant que pour les vidéos que vous citez, souvent ce sont des personnes qui ont accès aux élevages et aux abattoirs qui eux-mêmes sont scandalisées pour des raisons économiques, sont contraintes de travailler et de continuer à travailler. Mais il n'en résulte pas moins. Un écœurement, une grande difficulté. On discute avec ces salariés d'abattoirs, avec ces salariés dans les élevages. Personne ne veut faire ces métiers. Il y a un turnover incroyable.

47:56
Locuteur

Et

47:56
Invité politique

donc, ce sont les premiers à dénoncer ça. Et donc, oui, l'image est importante. Elle est importante, je pense, parce qu'on n'imagine tellement pas l'atrocité de ce que l'on fait subir aux animaux, qu'on est obligé de mettre ces images pour avoir un électrochoc. Moi-même, puisque je suis sensible aux animaux depuis mon très jeune âge, je n'avais jamais vu des images d'abattoirs, jusqu'à ce

48:15
Locuteur

que

48:15
Invité politique

je doive travailler sur les vidéos d'abattoirs, et que je continue ces dossiers-là. Et à chaque dossier, je me dis, cette fois-ci, j'ai vu le pire que l'on fait aux animaux. Et à chaque dossier suivant, c'est pire. Il n'y

48:26
Locuteur

a

48:26
Invité politique

pas de limite dans l'horreur de ce que l'on fait subir aux animaux.

48:29
Locuteur

Dans

48:29
Présentateur

votre engagement, on sent que l'engagement, il est fort, que vous êtes très militante, que vous êtes très engagée. Au début de l'émission, au début de l'entretien, plutôt, vous nous avez dit, on est transpartisans, on ne regarde pas d'où viennent les gens. Ça peut aussi choquer des gens qui nous écoutent. Vous accueillez chez vous, qui que ce soit, à partir du moment où ils défendent les intérêts des animaux, que l'on soit d'extrême droite, voire néo-nazis, pourquoi pas, ou qu'on soit de gauche, de centre-gauche, de centre-droite, d'extrême droite, d'extrême gauche, peu importe, c

48:55
Locuteur

'est

48:55
Présentateur

ça

48:55
Locuteur

? Non,

48:56
Invité politique

alors,

48:56
Locuteur

ce

48:56
Invité politique

n

48:56
Locuteur

'est

48:56
Invité politique

pas exactement ça.

48:57
Locuteur

D

48:57
Invité politique

'abord,

48:57
Locuteur

on

48:57
Invité politique

a une charte

48:57
Locuteur

des... Quelles sont les

48:58
Présentateur

limites que vous

48:58
Locuteur

posez ? Alors, on a une

48:59
Invité politique

charte des valeurs, très claire, sur les valeurs républicaines, les valeurs de démocratie, auxquelles tout adhérent et tout représentant du parti adhère, évidemment. Et ce que je disais au début de l'émission, c'est que lorsque l'on est animaliste, c'est d'abord qu'on a une considération pour les humains. Et ce n'est pas une restriction du champ de notre considération, c'est un élargissement.

49:18
Locuteur

Est

49:18
Invité

-ce que vous considérez que l'Europe peut aider la France à bien se comporter vis-à-vis des animaux, ou est-ce qu'au contraire, c'est un frein ? En gros,

49:25
Locuteur

c

49:25
Invité

'est la même question que

49:26
Locuteur

ce

49:26
Invité

que je vous posais tout à l'heure. Est-ce qu'on est un peu en retard ? Est-ce que vous espérez, à l'échelon européen, pousser un petit peu les choses sur les droits des animaux

49:33
Locuteur

?

49:33
Invité politique

D

49:33
Locuteur

'un

49:33
Invité politique

point de vue de la question animale, l'Europe a permis quasiment toutes les avancées en matière de protection animale. Toutes les règles de protection des animaux proviennent de l'Union européenne. Et la France est toujours à la traîne, il faut bien le dire. Les transpositions des directives, elles attendent toujours le dernier moment pour les transposer, et des fois, souvent, mal les transposer comme en matière de foie gras. Donc non, d'un point de vue des animaux, l'Europe a été bénéfique, insuffisante mais bénéfique.

49:55
Locuteur

Dans

49:55
Présentateur

votre programme, vous êtes sur la question animale. En quoi est-ce que ça irrigue l'ensemble de la société, au-delà même de la question, vraiment spécifiquement, de l'abattoir, etc., des questions liées aux animaux ? En quoi c

50:05
Locuteur

'est

50:05
Présentateur

un programme global ? Parce que vous prétendez avoir un programme qui dépasse et de loin la question animale.

50:10
Locuteur

Oui,

50:11
Invité politique

je l'ai dit tout à l'heure, la question qui nous occupe malheureusement depuis presque deux ans, c'est la question sanitaire qui a des implications sur notre vie quotidienne,

50:19
Locuteur

l

50:19
Invité politique

'aspect économique et vraiment tous les points de notre vie quotidienne. Et la question animale, elle nous renvoie à la façon dont traitent ces animaux dans ces élevages intensifs et industriels. Et l'IPBES a indiqué en 2020 que les futures pandémies, qui sont, semble-t-il, inexorables si l'on ne change pas de modèle, viendront de ces élevages intensifs pour une raison que les animaux vivent dans des conditions concentrationnaires, que ce sont des clones génétiques. Et donc, par exemple, s'agissant... Concentrationnaires, vous dites ? Oui, concentrationnaires, oui, concentrés. Par exemple, l'élevage de porcs, c

50:57
Locuteur

'est

50:57
Invité politique

un élevage de cochons, c'est très significatif parce que le cochon a une génétique à 95% similaire aux humains. On est très proche, en fait, des cochons. Si un agent pathogène se développe dans un élevage de cochons, eh bien la transmission à l'humain est très facile. C'est une voie royale, disent les scientifiques. Donc ça veut dire quoi ?

51:16
Locuteur

Ça

51:16
Invité politique

veut dire qu'en matière sanitaire, en matière de santé publique, si l'on continue à avoir ces élevages industriels et intensifs, on prépare les futures pandémies dont on connaît les conséquences économiques. Et d'ailleurs, l'IPBS indique bien que les conséquences d'une pandémie coûtent 100 fois plus cher que leur prévention. Allez, dernière question qu'on a posée à tout le monde.

51:36
Locuteur

Alors, vous cherchez

51:37
Locuteur non identifié

vos parrainages. J'imagine, comme tout le monde,

51:39
Locuteur

il

51:39
Locuteur non identifié

vous en faut à vous aussi 500. Comment est-ce que vous êtes reçus sur le terrain ? Comment ça se passe ?

51:42
Invité politique

Alors, on est très bien reçus. La plupart des maires comprennent parfaitement cette candidature, estiment même qu'elle est nécessaire. Mais le problème des maires, les deux tiers des maires, refusent de parrainer quelques candidats que

51:54
Locuteur

ce soit. Pourquoi ?

51:56
Invité politique

Même

51:56
Locuteur

la

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Invité

cause animaliste

51:57
Invité politique

? Alors, et c'est quelque chose d'assez paradoxal, parce que beaucoup nous disent, j'espère sincèrement que vous allez avoir vos 500 parrainages, mais moi j'ai pris la décision de ne parrainer personne.

52:05
Locuteur

C'est à

52:05
Invité

cause du lobby des chasseurs, par exemple ?

52:07
Invité politique

Alors, il peut y avoir ça. On a eu des retours sur les lobbies des chasseurs, mais de façon plus générale, je pense, comme la plupart des candidats, en fait, comme il

52:13
Locuteur

y

52:13
Invité politique

a une transparence des parrainages, il y a des pressions, notamment des pressions à des subventions. Et donc, les maires ne veulent absolument pas subir aucune pression et que l'on puisse tracer

52:23
Locuteur

leur parrainage. Des pressions à subventions,

52:24
Invité

vous faites allusion à qui ? À quoi

52:25
Locuteur

?

52:26
Invité politique

Eh bien,

52:26
Locuteur

des

52:26
Invité politique

pressions, notamment des conseils généraux, des conseils régionaux. Les petites communes ont des budgets extrêmement faibles. Et donc, pour un maire rural, on peut le comprendre, c'est vraiment une question qui se pose. Mais heureusement, nous en avons jusque-là plus de 260 qui nous ont promis leur parrainage. Mais la route est encore longue. On a des militants extraordinaires qui se mobilisent partout. Mais vraiment, tous les maires et les élus qui m'écoutent, nous avons besoin de ces parrainages.

Parce que la question animale, c'est une question qui est fondamentale pour un nombre considérable de Français, que tous les grandes avancées sociétales ont commencé par des courants émergents, dont le parti que je porte. Et donc, nous avons besoin de

53:01
Locuteur

ces parrainages. Merci.

53:02
Présentateur

Merci beaucoup. On a entendu votre appel à travers nous, aux élus, pour qu'ils vous parrainent. Merci Jean-Philippe Ballas. Merci Alexandre Gillardy. Merci Louis Odebert, Julien Dumont et Florian Berkani pour la réalisation de l'émission. Merci Nathalie. Merci Françoise. Merci Karine. Et puis je précise, si vous aimez la politique, que tous les dimanches, il y a 18h10 jusqu'à 19h, un dimanche de campagne, nouveau rendez-vous jusqu'à l'élection présidentielle. C'est présenté par Claire Servageant

53:28
Locuteur

avec

53:29
Présentateur

l'inimitable Thomas Legrand. Moi, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Questions politiques.