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Podcast / conversationREV - Révolution Écologique pour le Vivant· 25 août 2026 111 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Rousseau, Caron, Poutou : Écologie : Rompre ou Jardiner ? #UniRevCité2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 39 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:14OuverteÉludée

    Qui est éco-anxieux ou éco-furieux à main levée ?

  • 6:58OuverteRéponse directe

    L'écologie de rupture a-t-elle un sens politique ou est-elle un repoussoir ?

  • 9:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'une écologie de rupture et quels sont ses chantiers principaux ?

  • 11:53RelanceRéponse directe

    Comment maintenir une radicalité permanente dans l'action politique ?

  • 13:33OuverteRéponse directe

    Quels sont les chantiers principaux pour la rentrée 2026 ?

  • 19:52OuverteRéponse directe

    Comment rectifier le tir face à l'héritage législatif anti-écologique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04Fait
    « Aucune bataille politique, aucune bataille sociale, aucune bataille écologique n'a jamais été gagnée en demandant s'il vous plaît, pardon, excusez-moi. »
  • 8:36Fait
    « Aucune bataille politique, aucune bataille sociale, aucune bataille écologique n'a jamais été gagnée en demandant s'il vous plaît, pardon, excusez-moi. »
  • 11:08Fait
    « on veut rompre avec tout euh sur la question environnementale évidemment et le euh avec les les politiques productivistes et tout ça. »
  • 15:02Fait
    « La radicalité, c'est simplement aller à la racine d'un problème, essayer d'en analyser les causes réelles et ensuite essayer de mettre en place, si on est politique, les solutions qui vont vraiment tenter d'éradiquer le problème. »
  • 17:46Fait
    « Nous, notre écologie, elle est euh elle est éthique, elle est philosophique. Nous, on s'interroge sur les responsabilités de l'espèce humaine par rapport à l'ensemble du vivant. »
  • 23:31Fait
    « Ces lois du plomb en fait leur vrai nom ça s'appelle loi d'urgence agricole. C'était censé être des lois qui favorisent la situation des agriculteurs. »
  • 28:37Promesse
    « nous mettrons en place une 6e République. parce que les institutions sont à bout de souffle. »
  • 31:22Fait
    « il faut effectivement, c'est pour ça que le nom s'appelle révolution. Ça ne passera que par une révolution. »
  • 50:05Fait
    « nous sommes non violents mais on ne dit pas qu'il faut pas se défendre. »
  • 1:48:24non_speechFait
    « on a des débats à l'université d'été qui a lieu actuellement enfin qui commençait aujourd'hui et est-ce que dans l'alimentation on enlève la viande complètement »
  • 1:50:11non_speechFait
    « les besoins essentiels de notre vie soient assurés même sans avoir besoin d'argent et qu'elle soit assurée au nom du commun, au nom du collectif, au nom des biens communs et sorti du marché. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Moi, je n'ai plus du tout envie d'être poli avec le système qui nous conduit

0:03
Non speech

[musique]

0:04
Locuteur

dans cette situation là. Par contre, j'ai absolument l'énergie d'être radical [musique] et que si notre radicalité ne plaît pas, et bien c'est que vous faites partie du problème. Aucune bataille politique, aucune bataille sociale, aucune bataille écologique n'a jamais été gagnée en demandant s'il vous plaît, pardon, excusez-moi. Par contre, toutes les batailles sociales, toutes les batailles politiques, toutes les batailles écologiques qui ont été gagnées l'ont été parce que nous avons été impertinent et impertinente à l'ordre social, à l'ordre politique, à l'ordre économique.

Et donc c'est ça moi la ma décision de la rentrée, ma résolution de la rentrée, [musique] c'est que je n'en ai plus rien à péter de leur bienéance. [acclamation] La radioquité que nous incarnons tous les trois que vous incarnez aussi parce que vous êtes là, c'est en réalité, je pense quelque chose de très raisonnable. Être radical aujourd'hui lorsqu'on est écologiste, lorsqu'on est de gauche, c'est tout simplement être raisonnable face à des gens qui ne le sont absolument pas. Et c'est ça qu'on doit faire comprendre. Et je pense que aujourd'hui c'est l'illustration de la crise du monde capitaliste.

Qu'en fait au lieu de se remettre en cause un petit peu et de dire "Ah, c'est vrai qu'on est un peu bourrin quand même hein, on abîme tout, on va peut-être un peu se calmer et tout ça, non, c'est ça va encore plus loin." C'est en fait c'est aussi la logique de domination. Ils peuvent pas laisser des brèches, ils peuvent pas laisser un petit coin de de de Ils peuvent pas donner raison un seul instant à à une contestation. Il faut qu'ils avancent. Et et c'est peut-être aussi tout ça dans la violence du discours auquel on assiste aujourd'hui, c'est quand en fait des fois on se dit il pourrait être un peu plus modeste, il pourrait être un peu plus un peu plus calme tellement il domine.

En plus, c'est vrai, il domine. On peut pas dire qu'on les frag même si OK ce que dit Sandrine, on va gagner hein. [rires] Bon, c'est pas de suite mais on va gagner, c'est sûr. Euh, rebonjour à toutes et à tous. Merci d'être si nombreux pour euh pour notre en fait notre dernière table de l'UNIRF City, la 4e édition. euh un succès, je pense, on peut le dire, voilà, en terme de nombre, d'ambition et puis on a eu la chance d'avoir des supers intervenants qui sont venus nous voir.

Et donc, je ne vais pas monopoliser la parole, je vais simplement j'ai le grand plaisir de vous présenter à l'université donc Philippe Poutou, triplement [applaudissements][acclamation] triplement candidat là présidentielle.

2:37
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

2:57
Locuteur

Arrêtez, vous allez le gêner. Évidemment, on a également le grand honneur d'accueillir Sandrine Rousseau, député les Ver de économiste. [applaudissements]

3:18
Non speech

[applaudissements]

3:19
Locuteur

[acclamation] Très bon [applaudissements] [acclamation] et puis en toute simplicité Emeric Caron député de Paris président fondateur de la Révolution écologique pour le vivant

3:40
Non speech

[applaudissements]

3:42
Locuteur

[acclamation] [acclamation]

3:51
Non speech

[applaudissements]

3:52
Locuteur

et merci à Laor Debuve, rédactrice en chef de la relève et la peste. d'animer cette table ronde. [acclamation]

3:59
Non speech

[applaudissements]

4:02
Locuteur

Merci. Merci à tous les quatre. Je vous laisse commencer. Merci beaucoup pour cette introduction. Merci à tous les trois pour votre présence. Euh donc on a un temps d'échange qui est prévu à la fin avec des questions-réponses. Donc je sais que ça a été une problématique qui a été adressée sur les autres tables rondes. Donc ne vous inquiétez pas euh tout le monde pourra prendre ce temps d'échange. Moi, je vais devoir partir à 14h30 mais nos fameux intervenants qui sont les principales personnes de cette table ronde qui vous intéresse vont rester avec vous jusqu'à la fin. Donc merci d'avoir attendu jusqu'à présent malgré ce petit retard.

Euh je voulais commencer avant de lancer le sujet de la table ronde qui est écologie rompre au jardiner. On va on va aussi interroger ce terme de jardinage. Il y a un petit bug euh sur la définition de la première partie de la table ronde. Je voulais voir un peu à à main levée comment vous allez avant de commencer cette table ronde qui se veut ambitieuse. Après elle était un petit peu caniculaire et catastrophique à de nombreuses séquences politiques ou médiatiques que nous venons de vivre. Euh donc, et vous avez le droit de répondre aux deux questions à main levée si vous sentez les deux. Qui est échoanxieux à main levée ? Merci beaucoup. Et qui est écho furieux à main levée ?

Merci beaucoup. On peut complètement être les deux. C'est OK d'être les deux. C'est OK d'être les deux parce qu'il y a eu 7000 morts en surnombre en France à cause des cinq vagues de chaleur que nous venons de subir. Il y a eu des milliards d'euros de dégâts. C'est moins connu, mais il y a aussi eu des centaines de milliers d'animaux qui sont décédés cet été dans les élevages français.

Ça a été une écatombe à tel point que les autorités sanitaires ont autorisé les agriculteurs à enterrer les animaux dans des fosses directement sur les fermes avec toutes les problématiques sanitaires que cela peut pourtant entraîner et il y a certains responsables politiques qui se sont étonnés en 2026 que l'on puisse vivre des vagues de chaleur en France alors que la France tous les rapports scientifiques le disent et le pays européen qui va être le premier touché et le plus fort touché par les impacts du dérèglement climatique. Ce qui nous amène à la thématique de cette table ronde écologie rompre au jardiner. On parle d'une écologie de rupture. C'était le terme qui m'a été donné.

Euh donc je me tourne là vers chacun de mes intervenants. Euh peut-être que Sandrine tu veux commencer euh sur ce terme d'écologie de rupture. Est-ce que déjà c'est un terme qui a un sens politique ou est-ce que c'est un terme repoussoir pour embarquer l'ensemble de la société qui a peur ? Parce que là euh tout le monde l'a vécu concrètement dans sa chair, les affres du dérèglement climatique. Ça a été particulièrement mortel à Paris et en Île-de-France, il faut le savoir. Il y a eu une surmortalité énorme par rapport au reste de la France. Donc qu'est-ce qu'on en pense ? Qu'est-ce qu'on fait ? Bonjour à tous et toutes et merci pour l'accueil.

Euh alors écologie de rupture en fait l'été nous a renseigné sur quelque chose que beaucoup savaient déjà mais qui est devenu palpable cet été, c'est que nous sommes au début d'un effondrement. Enfin, nous sommes en cours d'un effondrement.

B qu'on au début ça se discute mais en tous les cas on est en cours d'un effondrement et que pas le temps et c'est une des batailles que je mène au sein de mon parti c'est que nous n'avons pas le temps d'être polis nous n'avons pas le temps d'attendre nous n'avons pas le temps non plus de rester dans les normes d'une politique qui aujourd'hui exclut tout militant politique qui n'accepterait pas ses codes et ses normes ou qui le met à la marge ou qui le traite d'extrême et cetera. Et donc nous n'avons plus le temps de ça. Nous n'avons en tous les cas moi je n'ai plus du tout envie d'être poli avec le système qui nous conduit dans cette situation là.

Par contre, j'ai absolument l'énergie d'être radical et que si notre radicalité ne plaît pas, et bien c'est que vous faites partie du problème. Et en fait, je crois que nous n'avons jamais gagné de bataille.

8:32
Non speech

[applaudissements]

8:36
Locuteur

[acclamation] Aucune bataille politique, aucune bataille sociale, aucune bataille écologique n'a jamais été gagné en demandant s'il vous plaît, pardon, excusez-moi. Par contre, toutes les batailles sociales, toutes les batailles politiques, toutes les batailles écologiques qui ont été gagnées l'ont été parce que nous avons été impertinents et impertinentes à l'ordre social, à l'ordre politique, à l'ordre économique. Et donc c'est ça moi la ma décision de la rentrée, ma résolution de la rentrée, c'est que je n'en ai plus rien à péter de leur bienance. [acclamation]

9:10
Non speech

[applaudissements]

9:14
Locuteur

[acclamation]

9:15
Non speech

[applaudissements]

9:20
Locuteur

[applaudissements][acclamation] Philippe, du coup, je me tourne vers toi à ton sens, du coup, qu'est-ce que ce serait qu'une écologie de rupture et quels sont les points là primordiaux pour les chantiers de la rentrée 2026 ? Donc euh ben d'abord je vais commencer par remercier de l'invitation euh parce qu'en fait on trouve hyper important, c'est être trop rare mais c'est quand même hyper important que que à gauche et dans la gauche radicale notamment à gauche c'est toujours pas très clair mais euh au sein de la gauche radicale on a besoin de débattre dans des conditions très bonnes quoi, des conditions conviviales, fraternelles.

On a besoin de ça de parce qu'on est très proche, ça c'est sûr hein, c'est pas il y a pas de droit tard ou de mais même quand on est très proche, on a forcément des nuances d'appréciation, des nuances ou des différences stratégiques dans la lutte politique, mais c'est hyper important de se retrouver, de discuter dans ces conditions là. Donc voilà. Donc déjà merci à Rêve nous inviter à cette université d'été par la première chose et après bon pour répondre donc à la question.

Alors moi, je fais partie d'un courant politique communiste révolutionnaire qui a à peu près de siècles d'histoire et il se trouve que ce courant politique là défend la rupture depuis le début quoi, mais la rupture avec tout en fait. on veut rompre avec tout euh sur la question environnementale évidemment et le euh avec les les politiques productivistes et tout ça. Mais en fait en fait on veut rompre avec tout et c'est pour ça qu'on est révolutionnaire, c'est qu' on pense qu'il faut dégager le capitalisme, sortir du capitalisme et trouver une mode. [applaudissements] C'est pas là qu'il faut applaudir, je pense.

[rires] Et donc on a cette vision là donc radicale pour reprendre le mot qu'utilisait Sandrine et mais une radicalité oui qui discute de d'une perspective donc de rupture totale avec le système avec son organisation avec tout simplement des rapports de domination des rapports de de de possession et et d'arriver à discuter d'une émancipation totale de l'ensemble des peuples sur terre. Donc on est sur cette rupture là. Alors évidemment, la discussion aujourd'hui, elle elle est sur le thème de l'écologie, de l'environnement. Donc là aussi, on est vachement sur la rupture et euh mais après, c'est discuter à la fois de la perspective et en même temps du mode d'action.

Et euh donc là aussi, on est euh on a envie de qu'il y ait une grosse réflexion sur comment on agit parce que en fait d'une certaine manière, c'est pas toujours très compliqué d'être radical dans le discours. On l'a vu dans le passé et même à gauche, on a eu des gens de gauche très radicaux, surtout pendant les élections. Vous avez peut-être remarqué euh les gens sont de gauche pendant les élections et une fois qu'ils sont au pouvoir, ils sont un peu moins de gauche, hein. Euh et on s'est aperçu que la radicalité, c'est toujours plus facile quand on est soit dans l'opposition, soit dans un processus électoral.

Et la question surtout c'est comment on maintient cette radicalité en permanence en fait et comment on est sincèrement radicaux ou en tout cas sincèrement dans les logiques de rupture. Et donc ça pose le problème de ben déjà d'avoir un regard critique, un bilan critique sur cette gauche-là dont on fait partie d'une manière ou d'une autre euh plus ou moins au bord de cette gauche. Mais voilà et puis aussi sur discuter des modes d'action et nous on pense que ce qu'il faut mettre en avant c'est cette question de de prise en main de la politique par les populations.

Donc évidemment, on est pour les luttes, pour les mobilisations et tout ça, mais même en permanence, comment il peut y avoir une organisation, une auto-organisation de la population ? Et on pense que ça ça fait partie de la radicalité en fait. Plus on discute de démocratie directe, plus on discute de prise en main à la base par les populations ou au moins en tout cas par les personnes qui sont préoccupées par rapport à ces questionsl et on pense que ça c'est aussi une forme de radicalité.

surtout pas laisser l'avenir politique aux partis politiques, surtout pas laisser à ceux qui sont en position de domination de toute façon, ceux qui sont en position de pouvoir ou ceux qui sont en position de vouloir le pouvoir. Donc aussi, c'est aussi cette question là qui nous semble important à poser dans la question de la de la radicalité, dans la question de la rupture.

13:29
Non speech

[applaudissements]

13:33
Locuteur

Emri, tu mettrais derrière ce terme d'écologie de rupture, de de rompre et les chantiers principaux. Euh, d'abord un petit mot pour remercier Philippe, Sandrine d'être venu, d'avoir fait des Non, non, c'est très important pour nous, pour moi, pour nous tous que vous soyez là avec nous pour clore en plus notre 4e université d'été. C'est une magnifique conclusion, je pense, même symboliquement parce que on vient d'organisations différente mais j'ai l'impression quand même qu'on dit beaucoup de choses absolument similaires et ça déjà ça doit nous interroger et notamment sur la suite des choses.

[applaudissements] Notre rencontre ici, enfin on se connaît déjà, mais le fait qu'on se retrouve et qu'on discute ensemble ici, ça doit être aussi pour moi le début peut-être d'une réflexion politique nouvelle. Voilà, je pense faut pas qu'on travaille tous tout le temps dans notre coin, mais qu'on ait des espaces de réflexion et de travail pour la suite. Ensuite, sur la question de euh la radicalité. Voilà, j'ai tellement de choses à dire sur ce mot. D'abord, la radicalité, j'en parlais un tout petit peu hier dans la prise de parole que j'ai faite, mais il y a peut-être un se de personnes qui n'était pas là hier.

La radicalité, c'est simplement aller à la racine d'un problème, essayer d'en analyser les causes réelles et ensuite essayer de mettre en place, si on est politique, les solutions qui vont vraiment tenter d'éradiquer le problème. Pas des demi-solutions, pas des incantations, mais des solutions réelles. C'est juste ça la radicalité. Donc je pense qu'il y a déjà peut-être un travail pédagogique à faire autour de ce mot et de dire que la radicalité n'est pas de l'extrémisme.

Si la radicalité c'est de l'extrémisme, ce qui est le et ben dans ce cas-là, moi je veux dire les radicaux ce sont ceux qui nous gouvernent aujourd'hui et qui gouvernent ce pays depuis 40 50 ans dans le mépris le plus total des réalités biologiques de ce monde. Ce sont des extrémistes, des radicaux dans ce cas-là. Si c'est comme ça qu'il faut dire ça, ce sont des radicaux qui croient réellement que leur système économique qui détruit l'ensemble du vivant est un système qui est viable à la fois pour les humains et pour les non humains. Alors que on sait tous dès qu'on s'intéresse un peu sérieusement à ces sujets que c'est entièrement faux.

Donc la première chose, c'est de dire que la radioquité que nous incarnons tous les trois que vous incarnez aussi parce que vous êtes là, c'est en réalité, je pense quelque chose de très raisonnable. Être radical aujourd'hui lorsqu'on est écologiste, lorsqu'on est de gauche, c'est tout simplement être raisonnable face à des gens qui ne le sont absolument pas. Et c'est ça qu'on doit faire comprendre, c'est que c'est pas nous qui sommes dans la déraison, dans quelque chose qui serait de l'ordre du délire. Quand on nous fait passer tous, on y a tous eu le droit. Ça aussi on l'a en commun. On a tous été caricaturés.

On a tous été traînés dans la boue pour nos idées, pour ce qu'on représente en disant ce sont des gens qui sont complètement au sol. Alors que je pense que vous avez devant vous des personnes qui disent des choses qui sont en revanche extrêmement terre à terre contrairement à tous ceux qui occupent les plateaux télés 95 % du temps. La dernière petite chose que je dirais parce que je veux pas monopotiser la parole d'emblé par rapport en tout cas l'écologie à la rêve nous on porte et qui est une écologie qui s'assume comme étant radicale.

Je sais Sandrine que toi tu as un débat au sein de ta formation politique pour essayer justement d'imposer un champ idéologique qui serait proche d'une autre. J'ai envie de dire que l'écologie politique telle qu'elle s'est construite en France depuis une trentaine d'années, on a coutume de dire nous c'est une écologie qu'on qualifie de mathématiques. Arnen le philosophe aurait dit une écologie superficielle contrairement à ce que lui proposait une écologie profonde. Et là on va partir dans le domaine quasiment de la philosophie mais c'est très important pour nous la philosophie. Moi, je la qualifie l'écologie mathématique.

C'est une écologie qui dit finalement oui oui le le l'environnement, on appelle ça l'environnement, ce qui nous entoure. Nous c'est déjà un terme qu'on utilise pas. Nous en terme on utilise le terme de vivant auquel nous sommes parfaitement intégrés et sur lequel nous avons des responsabilités. Et bien cet environnement, il faut un petit peu en prendre soin mais c'est toujours une écologie anthropocentrée en réalité. C'est toujours il faut en prendre soin pour notre propre bénéfice. Le réchauffement climatique tel qu'il est présenté depuis très longtemps par les écologistes. Voilà, il faut vite qu'on enraye cela parce que ça va être très nuisible pour l'être humain.

C'est une écologie qui va aussi dire on va mettre des loups dans telle région parce que c'est bien pour la biodiversité ou parfois c'est bien simplement pour le devoir de mémoire vis-à-vis du vivant. Moi, j'appelle ça comme ça. C'est presque pour se donner bonne conscience qu'on se dit "Ah oui, les loup, ils existent encore." Et puis si il y en a deux trois ou les ourses deux trois qui tout à coup sont tué par des chasseurs ou par des accidents de voiture fort opportun et ben on les remplace, on les remplace comme des entités échangeables. Et en fait, j'appelle ça une écologie mathématique parce que vous voyez, on va calculer les les quotas de CO2 qu'on peut émettre.

On va calculer le nombre de loups, le nombre d'ours, le nombre de poissons. OK, très bien. Pour arriver à un équilibre qu'on va juger moralement acceptable. Nous, on dit pas ça. Nous, notre écologie, elle est euh elle est éthique, elle est philosophique. Nous, on s'interroge sur les responsabilités de l'espèce humaine par rapport à l'ensemble du vivant. Et nous disons, nous avons des responsabilités particulières parce que nous sommes l'espèce aujourd'hui dominante. Je ne dis pas supérieur. Jamais [grognement] nous ne dirons que l'être humain est supérieur aux autres espèces animales.

Mais il se trouve, c'est une réalité que nous avons aujourd'hui, le pouvoir de vie et de mort sur tout ce qui nous entoure. C'est nous qui sommes en train actuellement de détruire le vivant, la 6e extinction massive du vivant que nous avons nous-mêmes enclenché. Et cela nous confère une responsabilité particulière. Et c'est là qu'on arrive à notre radicalité. C'est-à-dire que si on va au bout des choses, au bout des questionnements, et bien tout à coup effectivement on ouvre un champ qui peut paraître vertigineux mais qui nous oblige à absolument tout repenser, notamment dans notre organisation économique. Merci beaucoup. [applaudissements] sur qu'on va attaquer.

Justement, je voudrais qu'on s'encre un petit peu plus dans le concret euh parce que il y a eu beaucoup de d'étricotages et de gros reculs environnementaux sur la législation en France et particulièrement cet été. Je pense que vous avez tous suivi la loi d'urgence agricole, autrement appelée loi du plomb 2 qui a été adopté.

Euh ce qui s'est passé à travers cette séquence politique assez éclairante sur euh la fascisation du gouvernement en place et euh un contournement complet euh des euh principes démocratiques et des jeux de la navette parlementaire puisque le sénateur euh Laurent Duplomb a réussi à faire réintroduire les néonicotinoïdes qui avaient pourtant été retoqués par le Conseil constitutionnel à travers des amendements dans la loi d'urgence agricole. Cette loi d'urgence agricole, elle ouvre grand la porte au mégabassine. Elle va aussi légiférer pour brouiller le débat démocratique.

C'est-à-dire que à partir de maintenant, grâce à la loi, quand il y a des projets de méga bassine sur des territoires, il est plus besoin d'avertir la population. Donc la ovulation sera plus prévenue à travers des consultations publiques notamment des projets de développement d'infrastructure de mégabassine sur son territoire. Il y a aussi toutes les commissions de l'eau qui ont énormément perdu de leur pouvoir de régulation et d'expertise indépendante par rapport à ces projets de mégabassine. Et en même temps euh la fameuse mégabassine de Sainte Soline qui a réuni temps tant de crispation et de conflits ces derniers temps.

Elle avec les précipitations cet hiver qui avait été excédentaire, elle avait 50000 m³ d'eau de pluie donc qui était dans la bassine. Cet été, tout s'est évaporé. Il n'y a plus une goutte d'eau dans la bassine. Ce qui prouve en un été, en cinq vagues de chaleur, et ce n'est que le début de ce que nous allons vivre en France, que ce ce problème d'infrastructure est complètement délirant, ne marche pas et comme tout le disent les hydrogéologues va bien pomper dans les napatiques. Donc là, je me tourne vers Sandrine. Comment on fait quand on a un espèce là d'héritage de deux quinquenas de rouleau compresseur législatif ? de bafouement démocratique.

C'est quoi pour toi les les chantiers principaux à la rentrée ? Comment on on rectifie le tir en fait ? Qu'est-ce qui va être possible de faire ou pas ? Bah déjà redire quand même que la loi du plomb 2 comme la loi du plomb 1 est un véritable scandale écologique mais c'est aussi un scandale absolument démocratique puisqueen fait pour les deux lois ils ont évité le vote du parlement. C'est qu'ils ont trouvé toutes les arguis et toutes les possibilités qu'offrait le règlement intérieur de l'Assemblée nationale pour éviter de soumettre au vote ça.

Et tu n'as pas dit un des aspects de ces deux lois du plomb qui pour moi n'est pas le moins dangereux qui est l'augmentation possible sans autorisation administrative et sans contrôle des élevages intensifs de port, de poules et cetera. Et et en fait enfin il y a eu une pétition qui a qui a regroupé je sais plus combien de millions mais je crois que c'est de ou 3 millions de combien ? 2,5 millions de personnes. Il y a eu euh des votes contre et en fait là ils sont passés par toutes les possibilités pour euh imposer leur lois. Ces lois du plomb en fait leur vrai nom ça s'appelle loi d'urgence agricole. C'était censé être des lois qui favorisent la situation des agriculteurs.

Est-ce qu'une seule personne, même macroniste, évidemment il y en a pas dans la salle, mais est-ce qu'une seule personne, même macroniste, est capable de dire que ces lois ont amélioré la situation de ne serait-ce qu'un seul agriculteur en France après cet été, après l'été qu'on a passé ? Et en fait, ce sont deux lois d'urgence agricole qui n'ont rien dit, rien dit du revenu, des conditions de travail. du de la protection sociale des agriculteurs, de la protection des animaux. Aucun des aspects de ces lois n'était des droits sociaux.

L'ensemble des articles de ces deux lois n'étaient que des autorisations à polluer, à s'approprier, à détruire en toute impunité et en fait et à tuer en toute impunité. Et en fait là, on est pour moi dans un moment de bascule et ce que je vais vous dire maintenant va sans doute vous étonner. Mais je pense que nous sommes déjà en train de gagner.

Alors évidemment quand je dis ça juste après avoir parlé de la loi du plomb, quand on regarde les sondages de 2027 et tout ça, c'est pas complètement évident, mais je pense que nous sommes, si vous regardez les enquêtes sociologiques et pas donc pas les sondages mais les études, les recherches sociologiques sur l'état des Français et françaises et des gens qui vivent en France, vous apercevez que tous les sujets sur lesquels on se bat, que ce soit la radicalité écologique, les combats sociétaux et cetera, tout cela progresse de manière importante en fait dans la société française et précisément parce que ils pensent que il nous sommes en état de gagner, alors ils verrouillent tout et ils utilisent leur pouvoir politique, leur pouvoir économique, leur pouvoir social pour médiatique pardon, pour nous empêcher d' de de progr enfin de de manifester et de transformer cette victoire de bataille culturelle en une victoire politique, en une victoire économique.

Et précisément si Boloré dépense autant d'argent. Bouoré c'est un capitaliste. Boloré il aime l'argent. Bouloré n'aime pas perdre de l'argent. Chaque euro compte pour lui. Il il n'arrête pas d'investir dans des maisons d'édition, dans des journaux, dans des trucs. Tout ça est déficit. S'il s'il investit autant d'argent dans des choses déficitaires, c'est précisément parce qu'il sait lui que nous sommes en capacité de gagner. Le seul problème que nous avons, c'est que nous nous l'oublions. [applaudissements][acclamation] Et il y a eu la mobilisation sur la loi du plomb, mais là, j'ai lu dans les dans la presse que ils allaient avancer l'ouverture de la chasse.

Il y allait y avoir des dérogations pour avancer la date d'ouverture de la chasse alors même que les animaux ont énormément souffert cet été. Moi je pense que après la mobilisation qu'il y a eu sur la loi du plomb, après le travail incroyable qu'on fait nos basaran bassine non merci, les soulèvements de la terre sur les mégabassines, il va nous falloir nous affronter à cette ouverture de la chasse. Et j'espère et je vous le dis ici, j'espère vraiment que nous serons nombreux et nombreuses à aller dans les forêts, dans les campagnes, dans les lisières, sur les chemins que nous mobiliserons ce peuple de l'écologie pour empêcher qu'on ait un permis de tuer.

Alors même qu'on a passé l'été de tous les basculements et de l'effondrement. Et en fait, c'est par notre mobilisation sociale, c'est par la mobilisation du mouvement citoyen. C'est parce que nous serons là debout face à eux physiquement qu'enfin qu'enfin ils prendront conscience de la réalité de ce que nous sommes et que nous aussi nous prendrons conscience de l'importance de notre mouvement. Ne nous pensons pas faibles, nous sommes au contraire forts. Ne nous pensons pas divisés, nous sommes au contraire unis. Il nous faut traduire cela politiquement pour qu'en 2027 ce ne soit pas le fascisme mais que ce soit l'écologie radicale. [acclamation]

27:46
Non speech

[applaudissements]

27:52
Locuteur

Même Philippe il me regarde genre wou. [rires] Difficile de rebondir après ça. Emeric, du coup toi ton sens là justement cette cette rentrée, ces filles qui qui nous attendent, c'est des tricotages environnementaux, ton expérience aussi à l'Assemblée nationale, on voit quand même qu'on a une 5è République qui donne énormément de moyens de contourner finalement le débat parlementaire et l'opinion publique. Comment on rectifie ça ?

plusieurs temps effectivement déjà en votant euh pour Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle puisque nous ont choisi nous à la rêve de soutenir vous le savez puisque vous avez été d'ailleurs pour celles et ceux qui sont membres de notre mouvement tous consultés sur cette question parce qu'il porte un projet qui porte le mieux les questions d'écologie et que si nous sommes élus et bien nous mettrons en place une 6e République. parce que les institutions sont à bout de souffle.

[applaudissements] Tu l'as très bien dit aujourd'hui, on le voit enfin on est bloqué en permanence grâce à des outils des outils obscurs parfois d'ailleurs que les parlementaires découvrent et qu'il faut expliquer pendant de longs jours dans les médias. Mais comment se fait-il que tel texte il puisse passer sans qu'on soit consulté ou pire alors qu'on a dit non ? Enfin, donc c'est quand même absolument dingue ce qui se passe. C'està-dire que le constat que notre démocratie telle qu'elle est incarnée par notre constitution actuelle est à vous sououf, c'est un constat je pense qui est partagé par toute personne lucide.

Donc on ne peut pas aujourd'hui changer les choses dans ce système actuel avec en plus dans des nos institutions quand bien même on serait au pouvoir des choses qui sont absolument poussiéreuses comme le Sénat qui sert strictement à rien. Nous à la rêve vous savez on on propose de de le remplacer par une sorte d'assemblée du vivant euh qui serait une assemblée dans laquelle on s'interrogerait notamment sur la temporalité des décisions qu'on prend qui serait composé non pas d'élus mais de représentants des grandes questions écologiques et des grandes questions sociales sociétales et ainsi de suite. Donc ça veut dire, c'est pour ça je parlais d'une réflexion totale de nos institutions.

Mais le constat que l'on fait dans ce que tu décris, c'est le décalage absolu entre d'une part écologiques auxquelles nous sommes confrontés, mais ça c'est pas nouveau, et la manière dont nous on peut répondre en tant que citoyen ou en tant qu'élu. Et là, on voit quelque chose qui ne fonctionne plus du tout.

C'est la raison pour laquelle le fait qu'il y a un tel dénit de démocratie dans notre pays, c'est l'un des signes de la poste, je dirais de la fascisation, en tout cas du du postfaschisme, du néofascisme, on va mettre le terme un peu qu'on veut, mais en tout cas cette idée que le fascisme est en train de revenir sous une forme réinventée, ça passe notamment par le fait qu'on a aujourd'hui cette incapacité à faire entendre la voix des citoyens. Ça s'est vu notamment lors de la réforme des retraites, une réforme qui a quand même été imposée initialement.

Là, c'était extraordinaire contre la vie à la fois des citoyennes et des citoyens qui l'ont exprimé très clairement dans la rue, dans les sondages, mais contre la vie des parlementaires eux-mêmes. Donc là, on est vraiment dans le déni. On peut pas faire plus antidémocratique que ça. Mais on a un président qui va nous expliquer que oui, mais lui, il sait pour nous. Voilà, il sait il sait mieux que nous hein parce que les françaises et les français sont bêtes, sont stupides, mais lui évidemment c'est l'intelligence incarné et cetera. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Bah il faut effectivement, c'est pour ça que le nom s'appelle révolution. Ça ne passera que par une révolution.

Alors après derrière ce terme, on peut mettre des tas et des tas de choses. Nous on est des non violents. C'est une révolution non violente. Je suis un petit peu moins optimiste de Sandrie. Don d'ailleurs je me demande peut-être tu as c'est très bien ce que tu dis. Es-tu candidate pour 2027 ? [rires] Non mais non mais je me dis pas qu'on ait gagné en 2027, je dis juste qu'en fait on est vraiment en train de gagner la bataille culturelle et qu'il faut pas minimiser quoi. Absolument.

Mais précisément mais je sais mais précisément c'est ce décalage entre cette bataille culturelle qu'on est en train de gagner parce que de plus en plus de gens prennent conscience sont d'accord avec nous sur le fond et cette incapacité à incarner cette prise de conscience dans le vote dans ceux qui vont se retrouver élus. Donc et là il y a un alors après là encore moi je pense même puisqu'on parlait de de 6e République, je pense même qu'il faut revoir nos manières de voter. C'està-dire que ces histoires de scrutin majoritaire à deux tours. Nous on est nous on est personnellement pour la suppression du poste de président de la République. On est contre le scrutin majoritaire à deux tours.

32:26
Non speech

[applaudissements]

32:27
Locuteur

On est pour la proportionnelle intégrale. On est pour le fait qu'on soit représenté dans une assemblée dès lors qu'on vote pour une assemblée dès que le parti qui se présente fait 1 % des voix. Euh voyez donc tu tu vois il y a énormément de de choses à faire. Donc en tout cas on en fait là où c'est difficile de se projeter, c'est que très honnêtement même si on espère nous que Jean-Luc Mélenchon va l'emporter, qu'on va réussir à mettre en place un gouvernement d'écologie sociale, un mouvement de de rupture, on ne sait pas réellement ce qui va se passer et beaucoup va dépendre cette élection va être extrêmement important pour les 10 15 années qui vont qui vont s'écouler.

et et donc on est dans l'inconnuale et l'écologie de rupture que l'on porte évidemment on sait qu'elle sera pas au pouvoir dans un an mais en revanche on a un travail pour faire en sorte de faire infuser le maximum de nos idées parmi l'équipe qui gagnera si c'est celle que l'on soutient bien évidemment mais sinon dans l'équipe de résistance politique qui va se mettre en place si c'est l'extrême droite qui malheureusement passe parce que là il va y faire du boulot aussi.

Et donc nous devrons être extrêmement présents et nous devrons faire en sorte que lors y a une bataille quotidienne qui va durer des années contre l'extrême droite qui qui s'installe si elle malheureusement elle arrive au pouvoir que les causes écologiques ne soient pas oubliées non plus parce que ça peut être aussi un risque qu'on se focalise sur d'autres sujets qui sont extrêmement importants et que l'écologie passe un petit peu derrière. Merci. [applaudissements] Effectivement, je voulais juste revenir un petit peu sur la réalité de ce que c'est que la 5e République aujourd'hui en France et de pourquoi c'est si difficile en tant que citoyen de faire entendre sa voix.

Je suis rédactrice en chef de la relève et la peste. On est particulièrement attentif à ce qui se joue au niveau de l'aménagement des territoires et des luttes locales. Et en fait moi à la base j'ai fait mon métier parce que je voulais protéger les animaux. Voilà, je ne voulais pas faire de politique, je ne voulais pas parler de politique et et pourtant pour c'est la seule c'est la seule façon d'y arriver et ce que j'ai réalisé et notamment avec les deux quinquena Macron parce que j'ai un peu pris mes fonctions en même temps en même temps que lui on va dire avec la relève. Le niveau de verrouillage et de manœuvre sur les territoires, il est complètement délirant.

Il est délirant à travers la figure des préfets et des préfèes qui sont littéralement les princes et les princesses, d'accord ? Nommées par Emmanuel Macron et les conseils des ministres. Euh si ils font quelque chose qui a le malheur de déplaire à leur roi Macron, ils se font limoger. Donc ça c'est arrivé à Marie Lajus, une préfaite il y a quelques années qui a juste fait appliquer la législation environnementale pour défendre une forêt centenaire contre un obscur projet. d'école, innovation, uptech, on ne sait pas quoi et qui a dit "Bah non, là cette forêt elle est elle est protégée, donc on ne la détruit pas pour faire une école." Elle s'est fait limogée par Emmanuel Macron.

Il y a aussi des jeux de chaises musicales. Le l'exemple le plus frappant de ça, ça a été le préfet Villebois. Je mens pas, c'est son vrai nom de famille s'appelle Villebois. D'accord. Donc lui, il était préfet du côté de Strasbourg. C'est lui qui a maté euh la révolution pour protester contre le grand contournement autoroutier euh de Strasbourg. Donc il y a une grosse aade, une grosse résistance de la population le temps que les recours en justice se fassent, hein, parce que malheureusement en France, c'est comme ça que ça se passe. Il y a un problème, il y a un projet d'aménagement problématique.

Euh les citoyens disent "On n'en veut pas, on l'attaque en justice." Mais tant que la justice n'a pas statué sur le fond, les travaux peuvent commencer. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Les citoyens et les citoyennes se retrouvent chez eux sur le territoire euh devant la politique du fait accompli. où en fait finalement les travaux ont été faits. Donc là, typiquement pour ce grand projet de contournement autoroutier de Strasbourg, ce qui s'est passé c'est que la justice a fini par donner raison à cinq dossiers sur le fond aux militants écologistes en disant cette autoroute est une aberration et d'ailleurs elle est très peu utilisée. Enfin vraiment c'est c'est un échec.

Le préfet qui a maté la révolution des citoyens à cette époque, c'était Villebois qui a été envoyé pour mation autour de la A69 entre Toulouse et Castre quand il a commencé à avoir une résistance de plus en plus aigue de la population. Le préfet Villebois si je le nomme autant, c'est qu'il faut savoir que cette personne est tellement toxique qu'il a fini par être viré parce qu'il harcelait ses propres équipes quand même. Il était sur un management toxique à ce moment-là. Et ça c'est des gens qui nous gouvernent et qui ont tous les droits en fait à partir du moment où ils vont mettre en place une dérogation, tous les droits sur comment on va aménager nos territoires et pourquoi.

Et ça c'est vraiment un des principaux à mon avis écueil de cette 5e République actuellement, c'est que du coup on dépossède complètement les citoyens de ce qui se passe à côté de chez eux. Et c'est là où je me tente vers toi Philippe parce que toi tu es à Bordeaux, pas à Paris. après être présenté plusieurs fois l'élection présidentielle, tu as décidé de faire de la politique sur ton territoire plus particulièrement. Est-ce que tu peux nous parler de ça, des enjeux que tu vois et peut-être évoquer aussi le projet Pur Salman qui vient d'être validé par la préfette de Gironde qui a un projet complètement aberrant écologiquement et tout ça en pleine canicule évidemment.

Alors euh c'est parce que j'avais perdu les élections présidentielles que je me suis dit je vais me rattraper, je vais je vais descendre d'un étage, j'ai été trop ambitieux, je descends un peu et j'essaie d'être maire de Bordeaux. J'ai raté aussi. Et du coup, j'abandonne tout. Voilà, c'est J'abandonne les candidatures, pas le militantisme. Euh non, mais oui, il y a une expérience à Bordeaux, mais c'est difficile de faire le lien avec la discussion précédente aussi parce que il y a la il y avait la loi du plomb. euh qui exprime comme le disait Sandrine tout le cynisme et la violence en fait de du capitalisme quoi. On voit bien aussi le côté décomplexé en fait de ces gens-là.

et qu'en fait tout le monde voit bien, même eux ils le voient quand même que on va à la catastrophe mais ils s'en foutent un peu parce que la catastrophe elle est toujours un petit peu loin et euh c'est toujours la vie des autres finalement c'est pas notre vie à nous qui sera directement concerné même si évidemment beaucoup de peuples aujourd'hui souffrent déjà des dérèglements climatiques, mais on voit tout leur sinisme comment enfin la logique de il y a que leurs intérêts qui comptent en fait c'est le profit personnel, le profit enfin le privé, l'intérêt privé. Voilà donc on est là-dedans, la loi du plan, l'expression.

Donc après ben on peut discuter du projet Salmon enfin l'usine à saumon donc du côté du Verdon donc c'est dans le Homédoc pas à 100 km de Bordeaux mais il y a aussi un data center qui se met en place dans sur la métropole bordelaise et puis en même temps il y a une usine de traitement de cobalt de nickel à part en cuire juste au bord de la métropole. Tout ça c'est en train de se faire, en train de se monter malgré des contestations. À chaque fois, il y a des mobilisations mais des mobilisations qui sont malheureusement pas assez fortes. Elles existent mais elles sont pas assez fortes. Et il y a aussi un surf park qui se monte en bord de métropole bordelaise aussi. Ben tout est aberrent.

Tout c'est du n'importe quoi. Ils arrivent à le justifier. Ça montre moi je pense tout le cynisme et alors qu'en face il y a tous les arguments qu'il faut. le boulot associatif des collectifs, tout le monde c'est au point quoi. Il y a tout ce qu'il faut pour démonter ces projets-l mais ça fait rien. C'est comme une machine infernale. Euh c'est un rouleau compresseur, ça avance et ça écrase. Et je pense que aujourd'hui c'est l'illustration de la crise du monde capitaliste.

Qu'en fait au lieu de se remettre en cause un petit peu et de dire "Ah, c'est vrai qu'on est un peu bourrin quand même hein, on abîme tout, on va peut-être un peu se calmer et tout ça, non, c'est ça ça va encore plus loin." En fait, c'est aussi la logique de domination. Ils peuvent pas laisser des brèches, ils peuvent pas laisser un petit coin de de de ils peuvent pas donner raison un seul instant à une contestation, il faut qu'ils avancent. Et c'est peut-être aussi tout ça dans la violence du discours auquel on assiste aujourd'hui. C'est quand en fait des fois on se dit il pourrait être un peu plus modeste, il pourrait être un peu plus un peu plus calme tellement il domine en plus.

C'est vrai, il domine. On peut pas dire qu'on les frag même si OK ce que dit Sandrine, on va gagner hein. [rires] Bon c'est pas de suite mais on va gagner, c'est sûr. On peut se le dire. Mais moi je moi je suis d'accord pour qu'on se le dise parce que il y a aucune raison de de déclarer enfin de de dire qu'on a perdu. Enfin, il y a aucune raison parce qu'on sait puis on voit l'histoire de l'humanité même si l'histoire de l'humanité elle est dure mais n'empêche que ce sont des mobilisations, des luttes, des révoltes, des émeutes qui font avancer les choses.

Il y a aucune raison de penser aujourd'hui qu'il y aura plus ça, que c'est fini, qu'il y aura plus de révolution, qu'il y aura plus de voilà. Mais ceci dit, voilà, il y a ce match là. En fait, d'un côté on a une force réelle de conviction et puis de d'argumentation et puis on sait que la raison, elle est de notre côté. C'est pour ça que on peut dire qu'on est raisonnable, c'est nous la raison. Mais d'un autre côté, on a une machine infernale qui est prête à tout, qui est prête à tout écraser. Et ça, c'est ça qui fait peur en fait, c'est que même s'ils ont tort, même s'ils sont sans argument, même si ils ont la force et la force d'écraser.

Là, j'ai lu un roman, rien à voir avec la la question environnementale, mais c'est un roman. Bon, c'est un un auteur anglais britannique David Pis, il raconte la grève de 84 des mineurs. Euh tout le monde s'en souvient plus ou moins hein, c'est Tatcher qui fait qui va au bout et qui va ça enfin empêcher la victoire de la grève. Et mais c'est impressionnant la violence de cette grève- làà. C'est une guerre, c'est une répression, c'est pire que les gilets jaunes, quoi. Mais moi, j'avais même plus ce souvenir là.

Euh ça écrase, c'est des c'est de l'espionnage, c'est du mensonge, c'est euh des arrestations, enfin c'est euh c'est de l'intimidation, enfin c'est tout tout été mis en œuvre, mais une vraie guerre, une vraie guerre de classe. Et euh et c'est là qu'on voit aussi euh qu'on a intérêt à prendre conscience de ça. Alors, on le voit aujourd'hui, hein, toute la violence du capitalisme, les méthodes qui sont utilisées pour écraser, pour intimider, on le voit aujourd'hui avec la lutte. Tu parlais des bassines. D'ailleurs, Darmanin, il a dit que si la bassine était vide, c'est parce que Julien Leget, il a percé la bâche. Ah oui ? Ouais. principale technique, c'est sûr.

Il a pas dit ça mais je pense que Darmanin le pense [rires] parce que Julien Leg en fait c'est vraiment un écho. Les rivières à sec, c'est lui tout pareil. Ouais le t-shirt c'était un peu l'hommage lutte des bassines et [applaudissements] en même temps un petit signe sympathie avec l'équipe de Lsé qui fait tous ces t-shirts là. Voilà. Mais donc en fait à travers à travers ça c'est cette capacité d'écraser et d'aller au bout. Et nous après la question c'est pour ça qu' en fait on a toujours besoin de ça. Comment c'est quelle soit quelle est notre force en fait de repost et comment on peut changer vraiment la donne ?

Alors autant OK pour être optimiste, mais on a intérêt aussi à discuter des méthodes. Et là je vais pas être trop lent là-dessus mais mais si on ne discute que élection, on va se planter euh parce que c'est pas possible que ça se joue à ce niveau-là. Alors évidemment entièrement d'accord et c'est pour ça que le NPA a il y a a plusieurs NPA enfin je sais pas si vous suivez un peu l'actualité des petits groupes de gauchistes mais le NPAA a décidé de pas présenter de candidature cette année et de soutenir donc finalement la candidature de LFI de Jeanl Minachon choix stratégique et et choix

43:44
Non speech

[applaudissements]

43:47
Locuteur

choix comment va dire en essayant de mettre en pratique aussi le front unique antifasciste si on le fait pas là on le fait quand ? Donc du on pense qu'il faut le faire maintenant parce que effectivement et là de ce point de vue on pense que les résultats électoraux ont une importance, c'est obligé que si l'extraend droit de gagner ça aurait un impact négatif sur le militantisme, sur les mobilisation et on n pas envie de tester, on n pas envie d'essayer hein. Ça on veut pas essayer. On sait ce que ça peut donner. On l'a vu au Brésil, on l' on le voit en Argentine, on le voit avec Trump même, on le voit partout l'extrême droite où les régimes autoritaires l'emportent.

C'est beaucoup plus compliqué pour les forces militantes pour la mobilisation. Donc autant éviter ça, mais ceci dit, ça ne se jouera pas. Tout ne se jouera pas en mai. Et donc après la question c'est c'est justement quelle force on a, comment on s'organise et comment on discute justement pas seulement d'un changement de constitution parce qu'en fait on change de constitution si on passe à la 5 mais ou on repasse à la 4, allez pour s'amuser, on repasse en arrière ou à la 3 on rétrograde et on voit ce que ça donne. Ça sera pas plus démocratique. Mais si on passe à la 6, est-ce que ça sera vraiment plus démocratique ?

Parce qu'à partir du moment où on change pas les rapports de domination et les rapports de de propriété. Euh la Constitution en fait de la Bésie, je pense qu'elle en a rien à faire. Elle peut faire Ah oui bon on va faire comme ça euh ça va être bien non ? Et on a bien vu et c'est intéressant aussi ce qui s'est passé au Chili après la victoire de Boric qui avait suite qui faisait suite à une sacrée mobilisation aussi de la population chilienne en 1900 en 1900 en 2000 en 2019 c'est la révolution russe mais et notamment les féministes et notamment les féministes et oui des mouvants féministes. Il y a d'ailleurs un film super bien de Guzman hein qui raconte les luttes au Chili à ce moment-là.

Ça finit par la victoire de Borit. logique, rapport de force sociale qui change, c'est la victoire de la gauche et derrière la difficulté qu'il y a eu de changer la constitution alors qu'il y avait une dynamique, il y avait une force et puis ça a finalement échoué.

Donc ça fait la démonstration que finalement le le rapport de force malheureusement il il s'inverse de manière très courte et c'est à ce moment-là que les ch se passer et euh et c'est vraiment une question de de rapport de force de de enfin de comment la population se mobilise et c'est vrai que c'est pour ça que c'est plus qu'une élection et comment on peut fracasser tout ça et c'est obligatoirement une remise en cause de de l'ordre social de de l'ordre politique de de l'ordre des dominants et sur merde j'avais oublié un truc sur la question du Oui.

là par exemple aujourd'hui je finis là-dessus euh on peut imaginer que si la campagne qui arrive, je pense ça va être un un grand moment pour nous quand même hein. Malgré tout, il y a un enjeu énorme et puis il peut se passer beaucoup de choses. Mais si c'est juste une campagne médiatique, on aura beau avoir des supers discours de Mélenchon avec ses amis de LFI qui interviendront sur tous les plateaux, ça ne perturbera pas tant que ça le Front National et tous les réaces. Ce qui peut perturber l'extrême droite, ce qui peut la mettre mal à l'aise en posture défavorable, c'est des mobilisations sociales parce qu'ils sont pas à l'aise avec ça, parce qu'il ils ne soutiendront jamais ça.

Et donc la question c'est comment on fait cette bataille électorale qui est à mener, il faut mener la bataille électorale et il faut empêcher le RN de gagner mais comme on a fait avec le NFP et en même temps il faut créer des cadres qui permettent de changer véritablement le rapport de la société. C'est au quotidien, il faut reconstruire des structures euh des structures militantes, des cadres communs unitaires où on discute de stratégies, on discute de de perspective et ça si on fait pas ça, on changera pas la donne.

Donc c'est pour ça que on fait partie aussi de ces gauchistes un peu chiants là-dessus, un peu obsédé sur l'histoire des luttes et sur la l'importance des luttes mais sans le déconnecter non plus des des chances électorales qui restent quand même aussi importantes pour nous quoi. Mais du coup ce cadre militant toi cadres militants qui sont manquants aujourd'hui et les quelles structures et forces mobilisatrice qui sont manquantes aujourd'hui pour jeu de bascule ? Oui, c'est une question, c'est quels sont les tu vois quelles sont les synergies, les groupes, les collectifs manquants sur les territoires à ton sens ? Parce que tu dis faut changer les cadres. OK, mais quel cadre on change ?

Comment on renverse cette ce pouvoir de domination ? plus facile à constater ce qui manque et c'est plus difficile de de formuler ce que on peut le dire de manière très générale. C'est vrai.

Nous, on peut ce qu'on ce qu'on peut voir quand même qui peut nous aider, c'est la force du mouvement féministe actuel, y compris donc la force du mouvement écologiste he parce que à travers les soulèvement de la terre et puis tout ce qui a été fait au bassine et puis même toutes les batailles qu'il y a contre les les extensions autoroutières he ou la lutte contre la ligne LGV à Turin là par exemple euh tout ça montre et même la la lutte du le mouvement LGBT euh le côté euh comment nouvelle forme de lutte en fait nouvelle forme de d'organisation Et je trouve que ce qui est super bien, enfin ce qui est ce qui est plutôt rassurant et enthousiasment, c'est le côté auto-organisation.

c'est voilà à la prise en main par les gens directement concernés et on voit la force de ces luttesl et euh et c'est peut-être des pistes, c'est sûrement des pistes d'ailleurs pour demain. C'est c'est arrivé à enfin à la fois inventer et peut-être aussi revoir aussi des moments révolutionnaires comme la lutte républicaine contre le franquisme en 36 ou même là on fait les c'est les 90 ans justement vous avez remarqué c'est les 90 ans. Macron a pas fêté l'anniversaire mais c'est les 90 ans des du Front populaire et pareil c'est des c'est des choses à comment on peut retrouver réapprendre tous ces luttes là. Mais globalement nous on a une librairie, on est content pour ça.

Mais quand dans la librairie, on aime bien avoir des bouquins qui racontent des luttes du passé. Euh il y a des gens des fois ils disent nous on veut un truc léger, un truc qui nous enthousiasme, qui fait du bien et tout ça.

Et puis nous on leur dit "Mais regardez, lisez des des vieilles luttes ou des et mais on a à apprendre de ça aussi de de et et c'est peut-être à travers ça qu'on peut formuler plus clairement, mais ça veut dire qu'on réfléchisse à ça, qu'on en discute et qu'on sorte justement de cette seule issue électorale mais qu'on arrive à faire la jonction entre les deux et et montrer que ouais l'affaiblissement de la domination capitaliste, c'est vraiment une remise en cause profonde du système et c'est une révolution physique, pas juste dans les urnes.

Il faudra une révolution physique alors le moins violent possible pour pas faire peur à Emanon parce qu'on est on est pacifiste nous aussi, on aime bien qu'il y ait pas de violence mais ça va être difficile de la de l'éviter complètement parce que vous avez vu que dès qu'on défend un peu de la retraite, vous avez vu la retraite, on on en veut juste non, on veut pas trop bosser, on veut pas trop bosser, on se prend des tirs de Alors, quand on voudra discuter de l'expropriation et de la socialisation de l'énergie, je pense que ça va être ça va faire mal quand même.

50:03
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[applaudissements]

50:05
Locuteur

Non, je te laisse côé juste pour dire nous sommes non violents mais on ne dit pas qu'il faut pas se défendre. Philippe Sandrine, tu voulais réagir ? Oui, parce que je vous vois un peu euh douter de notre capacité à gagner et donc je voudrais quand même revenir là-dessus parce que Non, mais en vrai, c'estd que parce qu'en plus déjà si on n'est pas nous convaincu qu'on peut le faire euh déjà un ça ne se produit pas. Mais surtout euh je pense que là on est dans un effondrement du capitalisme. Euh précisément l'été nous a montré que nous étions dans un moment d'effondrement et donc il y a deux options sur la table. La première, c'est un ensauvagement accéléré du capitalisme.

C'est Trump, c'est Musk, c'est Boloré, c'est l'extrême droite et de l'autre côté, il y a une altère société. Mais contrairement au aux crises précédentes, là on a un nouveau sujet qui est que il n'y a plus les conditions matérielles de ce capitalisme, c'est-à-dire que la matérialité même des ressources et cetera devient un sujet, la matérialité de la quantité d'eau, l'accès aux ressources et cetera. Et donc en fait, on est dans un moment critique où on peut basculer d'un côté ou de l'autre. Évidemment, quand on va dans la rue, on se fait réprimer parce que il ils utilisent tous les moyens politiques et la violence contre nous. Ça c'est indéniable.

Moi, j'ai je vais vous dire un des plus grands traumatismes que j'ai eu depuis que je suis député, c'est ce moment où les soulèvements de la terre ont été dissous par Darmanin et euh et donc il l'a annoncé et le à 6h du matin, il est allé chercher les fondateurs du mouvement les soulèvements de la terre dans leur lit avec les forces de police pour les emmener dans les locaux de l'antiterrorisme à Paris. Et en fait, moi comme député, j'avais la possibilité de de enfin j'ai la possibilité de visiter les lieux de privation de liberté. Et donc, je suis allée les voir les copains et copines dans les locaux de l'antiterrorisme à Paris.

Il faut mesurer ce que c'est les locaux de l'antiterrorisme, hein. C'est ultra sécurisé. Vous avez X porte blindée, vous avez des contrôles d'identité partout. Les cellules de détention des en garde à vue des personnes sont prévues pour des terroristes. Donc, elles sont au 6e sousciol. Elles sont dans des conditions où ils ne voient jamais le jour et cetera. Tout ça pour voir des copaines qui ne voulaient qu'une seule chose, c'était préserver l'eau et la terre. Et en fait, je vous je peux vous dire que ce jour-là, j'ai mesuré à quel point leur répression peuvent être incroyablement violente et dure.

Et solidarité avec les copaines qui étaient dans ses cellules, solidarité avec Julien Layet qui aujourd'hui a une a une assignation à domicile. Donc oui, ils ont les moyens de la répression, ça fait aucun doute et ils peuvent nous écraser par leur violence. Ça ne fait aucun doute. Maintenant, moi je suis en train de vous parler d'une bataille culturelle dans la société et de la progression de nos idées à l'intérieur de la société. Et en fait, ils pourront tenir un temps par la répression mais de toute façon, ils n'y arriveront pas à moyen et long terme parce que ces idées-là sont déjà présentes.

Je veux dire, le travail aujourd'hui, si vous regardez par exemple l'adhésion à la valeur travail si chère au conservatisme, et bien l'adhésion à la valeur travail est en train de s'effondrer littéralement. l'écologie est en train de devenir une des préoccupations majeures. Le mais même le rapport aux animaux. Moi quand j'ai dit barbecue, j'ai mis la la France entière en position latérale de sécurité. Il y a eu des il y a eu des sondages qui ont été faits. Il y avait 65 % des Français et françaises qui étaient d'accord avec moi sur ce que j'avais dit.

Donc en fait, je veux dire, on est on ne mesure pas et je crois que c'est vraiment le défaut de la gauche, c'est que nous nous pensons minoritaires alors que je pense que nous ne le sommes plus. Ce qu'il manque, c'est une forme de déboucher politique unitaire et en capacité de gagner parce que moi je pense que ça passe aussi par les élections. Mais ça c'est à nous de le construire et c'est là que nous nous sommes faibles. C'est que nous ne sommes pas en capacité de construire cette espèce de déboucher politique qui serait une véritable alternative et un véritable espoir. Moi j'y j'essaie de le faire à l'intérieur de mon parti.

Vous essayez de le faire là où vous êtes tous et toutes, mais maintenant il va falloir vraiment qu'on rentre en campagne, qu'on passe à l'action et qu'on mette toute notre énergie dans la capacité à gagner. Mais je vous le dis, on est en capacité de le faire. Voilà. vraiment

54:04
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

54:18
Locuteur

tu as raison de Sandrine de de de rappeler que la victoire est possible. Bien sûr. Mais alors j'ai envie de te dire aussi que il y a quelque chose qu'on doit avoir en tête, c'est on fait quoi de la victoire ? Et on gagne comment ? Parce que si on gagne en étant bras sur nos sujets, et ben là, on va avoir un vrai souci après. Parce que pour moi, et on se le dit à la rêve, la victoire n'est pas tout. Parce que et là, je vais rejoindre Philippe dans ce qu'il a dit tout à l'heure. Oui, on est très de gauche avant d'être élu et puis après on doit oublier qu'on était de gauche et qu'on a été élu là-dessus. Et ben sur l'écologie, c'est peut-être tout à fait la même chose.

On peut arriver avec des grands discours, on peut arriver avec des promesses, enfin avec des grands pas si grands ça que ça aussi. Ça c'est l'une des choses auxquelles on est particulièrement attentif à la rêve puisque nous assumons d'être radicaux. Quand nous on dit par exemple un jour faudra plus manger de viande, on nous regarde vous êtes fous. Vous êtes fous, on fait quoi des éleveurs ? Vous vous rendez pas compte l'économie de la viande chez nous en France ?

tout ce que et nous on imagine un système économique derrière qui au contraire euh favoriserait ceux qui sont éleveurs aujourd'hui parce que beaucoup d'entre eux souffrent terriblement en réalité de leur métier avec énormément d'ors de travail des gens qui peuvent partir en vacances des gens qui arrivent à peine pour certains d'entre eux pas tous à vivre de leur métier euh beaucoup qui voudraient faire autre chose. Nous on propose des reconversions, on propose d'en faire des cultivateurs pour ceux qui veulent rester dans les cultures. Enfin bref, on a tout un système sur beaucoup de sujets sur la question du par exemple de réduction du temps de travail.

Vous savez que nous on a là aussi des objectifs à long terme qui peuvent paraître utopiques, mais qui sont très ambitieux. N' dit pas 32h comme disent par exemple les verts d'Europe écologie. Nous on dit 20h. Réfléchissons à une société où on ne travaille plus que 20h par semaine. Sachant que là encore c'est pour simplifier la question parce qu'en réalité c'est beaucoup plus complexe pour beaucoup d'activités. On peut pas réduire simplement l'activité à une question de temps de travail. Mais et là, j'en reviens à l'objet de notre débat aujourd'hui parce que là Sen jardinage ou rupture. Exactement.

Et là, tu parles à l'instant et tu as raison d'en parler parce qu'il faut que ça passe par une victoire. Il faudrait pas que la victoire soit déceptive à la fin par rapport à la gravité de la situation dans laquelle nous sommes. Quand on sait que si euh tous les humains et les humaines de la planète consommet autant que les françaises et les français, il faudrait trois planètes. Si c'était comme les Américains, cinq planètes, je le rappelais hier. Ça veut donc dire que nous en France, on a un problème de consommation. On consomme trop. Si on consomme trop, ça veut donc dire qu'on doit consommer moins.

Si on consomme moins et qu'en plus on veut ramener la production en France pour des tas de raisons absolument logique, ben ça veut dire qu'il faut qu'on produise moins. Ça veut donc dire qu'il faut qu'on invente d'autres leviers économiques, d'autres manières de créer ce que je disais dans dans le la petite allocution que j'ai faite, ce que j'appellerai moi l'économie de subsistence, c'est les moyens financiers qui font qu'on peut avoir un logement, qu'on peut s'habiller, qu'on peut se nourrir et cetera et faire en sorte que ça ne repose plus uniquement sur l'argent qu'on touche d'un emploi.

Il faut repenser et c'est pour ça qu'on a tellement de ponts avec le NPA la question de la propriété privée sur des biens essentiels comme le logement, la maison et là tu vois qu'on entre dans des champs qui pour le coup entre en contradiction avec beaucoup d'idées communes qui sont encore assez populaires. Et c'est là la difficulté et je pense que c'est l'une des difficultés auxquelles la formation politique dans laquelle toi tu essayes d'apporter un renouveau idéologique, c'est pour ça que cette formation politique, elle stagne aujourd'hui. Et tu le constates tout ? Non, je dis l'inverse. Je dis exactement l'inverse.

Je dis que toi tu essayes précisément, je pense, de les alerter sur le fait que la manière dont ils ont pris les questions écologiques fondamentales depuis 20 ou 30 ans n'est pas la bonne du tout et qu'elle est beaucoup trop tiède et c'est pour ça que finalement électoralement ça se ressent aussi. Et je pense que notre défi à nous trois, c'est d'essayer de faire comprendre dans l'opinion que précisément être radical, je le disais, c'est être raisonnable, mais même que c'est le seul chemin à prendre aujourd'hui. Et là, je pense qu'on a quand même un travail très long. C'est pour ça je dis oui, tu as tout à fait raison.

La victoire de notre camp est possible en 2027 et on doit tout faire, tout se mobiliser pour y arriver. Et je suis d'accord avec toi, gagner en 2027, c'est pour la gauche et pour l'écologie. C'est possible.

Mais ce ne sera que le début pour nous du travail parce que et c'est ce qui nous réunit je crois aussi ce matin, c'est qu'au sein de ce camp, nous incarnons quand même une voix singulière et qu'on va plus loin sur un centre de sujets que ceux dont nous sommes les alliés, les alliés fidèles, les camarades parce que nous essayons d'ouvrir des chemins sur un certain nombre de sujets que ces chemins ils sont absolument essentiels, que ce soit effectivement, je vais le dire aujourd'hui, mais sur les droits des animaux. C'est une question effectivement qui est économique et cetera, mais qui est profondément éthique.

Remettre de l'éthique dans la politique, pas seulement dans les pratiques, mais dans les idées qui vont émaner nos formations. C'est absolument essentiel. La politique est en train de mourir, notre pays est en train de mourir, le monde est en train de mourir parce qu'on est en train d'en extraire toute notion morale. Le génocide d'AGaza, c'est une faillite morale. Les canicules, c'est une faillite morale. Et donc voilà. Et là, je pense il faut être aussi conscient de toute la difficulté de la tâche qui est devant nous, mais ne pas en avoir peur. En revanche,

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Locuteur

en effet, il y a un sujet sur la ligne politique et la radicalité qui est portée. Moi, je pense que c'est pour ça que je me bats au sein de mon parti pour que nous ne nous perdie pas dans une alliance avec le Parti socialiste qui a quelque chose, je le dis, de confortable parce que le Parti socialiste n'est tellement pas éc écolo qu'en fait il y a aussi une forme de rentre de situation que d'être avec eux et de pouvoir parler d'écologie et d'être les spécialistes de la question.

Mais euh mais moi je je très sincèrement au-delà des partis politiques, je pense que dans un moment où nous pouvons accompagner, améliorer, transformer un petit peu le système, c'estd que nous avons besoin d'une rupture d'avec ce système économique et social, faute de quoi euh nous ne résoudrons absolument aucun des mots de ce monde. Donc c'est précisément parce qu'il nous faut cette rupture qu'il nous faut aussi avoir un discours radical et nous ancrer profondément à gauche.

Maintenant, je je enfin voilà, je je pense que et peut-être est-ce aussi une différence, c'est que encore que j'en sais rien, mais moi quand j'entends lesfill appeler à ce que des personnalités les rejoignent et je peux vous dire que j'ai beaucoup beaucoup d'appels en ce sens. Euh par pas toi. Ah ben très bien. Donc [rires] pas mais toi tu es déjà venu alors. Non mais donc ils ont ils appellent ils en appellent à des personnalités. Moi je pense qu'il faut aller au-delà des personnalités et créer une dynamique institutionnelle. Et les partis politiques font partie de cela.

Maintenant, là où je rejoins Philippe, c'est que je pense que les partis politiques ne sont plus la solution dans le monde dans lequel nous sommes. C'estàd que les partis politiques et je vois le mien est absolument verrouillé par un nombre très restreint de personnes qui en décident absolument tout et qui sont là pour distribuer et avoir un pouvoir sur l'attribution des places. En fait, il faut se le poser clairement.

Et donc tout le flou sur la ligne arrange tout le monde puisque ça permet de donner un coup à l'un, un coup à l'autre, un coup au troisème et cetera et qu'en fait c'est si nous ne revoyons pas la la manière même de faire de la politique, alors nous n'arriverons pas à nous sortir. Maintenant, moi je reste dans ce parti politique précisément parce que dans la 5e République, il n'y a pas tellement d'autres espaces dans lequels on puisse influer sur les décisions de stratégie de politique électorale. Mais voilà, j'en connais toutes les limites et je vais vous dire, je la vis quotidiennement toutes les limites.

Moi, je je me disais tout à l'heure quand vous m'applaudissiez et encore merci pour cet accueil hyper chaleureux, si j'avais eu cet accueil là chez les vers, j'aurais été hyper heureuse. [rires] Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.

1:02:46
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[applaudissements]

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Locuteur

[acclamation] [applaudissements][acclamation] et la bataille continue. Et c'est aussi en lâchant rien qu'on gagne les choses. Je 2 secondes, tu as raison de de dire que il y a un énorme problème de fonctionnement des partis politiques. Après, il y a une solution aussi, c'est créer son propre parti quand on n'est pas content des partis qui existent. Et nous, c'est ce qu'on a fait à la rêve. [applaudissements][acclamation] Merci. Attends, je je prends la main, je vais je vais devoir vous vous quitter malheureusement. Donc, je voulais juste dire un petit mot. Merci euh vraiment à tous les trois euh pour cette présence aujourd'hui. Moi je pars mais eux ils restent hein, vous inquiétez pas.

Euh ce que je voulais vous dire c'est qu'il y a une séquence politique forte en 2026 euh qui est passée un petit peu sous les radars médiatiques. Je le sais parce que moi j'attendais euh les listes les listes électorales pour les municipales 2026 avec impatience. Pourquoi ? Et pour vous dire à quel point le débat démocratique il est il est faussé par la main mise de 9 milliardaires sur 90 % de la presse française en novembre 2025 qui quand le RN a fait un communiqué de presse en fanfaronnant et en annonçant qu'ils allaient présenter 650 listes estampillé RN au municipal 2026.

Moi, j'ai attendu au mois de mars de voir les médias qui feraient le taf pour dire combien il y avait de liste RN vraiment. Ils l'ont pas fait. Donc je l'ai fait. Voilà, il y en avait 405 liste RN et l'association des maires de France, elle elle a estempillé 600 listes, je crois en plus des 405 du RN extrême droite.

Donc voilà, c'était pas non plus la grosse victoire du RN dans les territoires comme c'était annoncé comme il l'avait dit enfin faronant dans tous les médias dont les propriétaires sont leurs amis et à vo sur 36000 communes et à l'inverse seulement sur les listes citoyennes participatives donc estampiller de gauche écolo et cetera, tout ce que vous voulez qui protège les animaux bien évidemment qui dénonce le génocide à Gaza bien évidemment aussi là, il y en avait 682. D'accord.

Donc c'est pour montrer aussi ce que dit Sandrine sur ces batailles culturel qui est complètement ignoré, floué par les médias dominants qui contrôlent cette espèce de débat en permanence qui nous oblige souvent à avoir des réactions par rapport aux dingueries que va faire ou dire les gens du gouvernement. Mais se passe sur les territoires euh des choses très concrètes et euh notamment parce que là c'est l'été, je voulais vous parler euh des rivières. Euh il faut savoir qu'il y a une espèce de révolution ontologique de notre rapport aux rivières qui est en train d'avoir lieu dans tous les syndicats des rivières de France et franchement ça fait plaisir.

Donc c'est des techniciens, c'est des hydrogéologues qui décident de libérer les rivières, de décoreter les rivières, d'enlever les canaux, les drains, les fossées, les buses, d'arrêter de faire en sorte que les rivières elles filent droit vers la mer. pour réhydrater les territoires. Euh je suis notamment le travail d'une association qui est le mouvement euh de l'alliance avec le peuple castor euh qui est mené en France par des personnes formidables dont l'artiste franco-américaine Suzanuski et euh le philosophe Baptiste Morizo que vous devez connaître.

Il y a quelque chose qui est en train de se passer au niveau de quel est notre rapport à l'eau, au vivant, au sol, des choses très concrètes. On a beaucoup parler de l'agriculture. Faut toujours avoir en tête en France que la France, elle est composée pour moitié de surface agricole.

Donc quand on a des députés à l'Assemblée nationale et je pense à Jean-Claude Rau qui a essayé de protéger les captages d'eau potable des pesticides et qu'on voit que le RN et LR ont voté contre la protection des captages d'eau potable des pesticides alors que on a des études qui prouvent que rémunérer les agriculteurs pour qu'ils ne mettent plus de pesticides sur ces captages d'eau potable, ça coûte moins cher que de dépôer de l'eau. On voit à quel point nos dirigeants actuels sont hors sol et complètement déconnectés de ce qui va faire un territoire vivant et en bonne santé.

Parce que c'est d'abord si on maintient des conditions d'habilité d'habitabilité pardon pérenne en France qu'on va pouvoir y arriver. Donc il y a vraiment des choses qui se passent de partout. Intéressez-vous au syndicat des rivières prê chez vous. Les luttes locales, je suis sûr que je vous faites déjà donc je me permettrai pas de vous le dire. Et en tout cas, merci pour votre présence aujourd'hui. Soutenez la presse indépendante. Je suis attaquée en diffamation par une multinationale en ce moment et on a vraiment besoin d'aide pour continuer notre travail. Merci tout le monde.

1:07:33
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[applaudissements]

1:07:46
Locuteur

Ah ajouter euh sur la question de on va gagner, on va pas gagner euh je pense qu'on peut gagner. Enfin, on milite toutes et tous euh parce que quelque part, on croit qu'on peut gagner. Mais même si on pensait ne pas pouvoir gagner, il y a pas de raison de pas militer non plus, de pas se battre quand même. On n'est pas obligé d'aspirer la victoire pour se battre. Des fois, c'est une question de dignité. Donc, mais ceci dit, voilà, je pense qu'il y a évidemment qu'on peut gagner, mais c'est pas c'est pas à mon avis la question, le débat, il est pas là.

C'est on a intérêt à avoir quand même une réflexion sur toutes les fois où on a gagné, où on a pensé gagner et en fait, on avait pas vraiment gagné. Et là, on peut se retrouver dans une situation un peu comme ça aussi. On peut penser gagner et et c'est pas dit qu'on gagne vraiment. Borit, Chili, je reviens là-dessus, c'était une sacrée victoire. 5 ans après, c'est un fasciste qui gagne. Qu'est-ce qui s'est passé pendant les 5 ans ? Ben Borit aussi de gauche soit-il a réprimé le mouvement étudiant l'année d'après. Et et puis petit à petit, bam bam bam, tout s inversé.

Et et nous, on a quand même une sacrée expérience aussi d'une gauche qui a tout renié, qui a trahi l'Espagne a cette expérience là. La Grèce Syriza 2014-215 programme hyper radical, c'était pas une gauche molle Sirizza. Euh et ben vous voyez l'histoire de la Grèce avec une extrême droite très forte, des assassinats militants, enfin le climat en Grèce il hyper dur même s'il y a toujours des mobilisations étudiantes notamment. Donc en fait c'est ça la c'est la question qu'on peut se poser, c'est ça veut dire quoi gagner ? Je crois je crois que Émic le disait aussi. Et euh et donc du coup, évidemment que la question électorale, elle est hyper importante.

On peut pas être indifférent à avoir une mairie d'extrême droite ou pas ou même des députés, le nombre de députés d'extrême droite ou de la gauche radicale. On n'est pas indifférent à ça. C'est très important dans le rapport de force. C'est très important dans pour faire caisse de résonance et même des fois de prendre des décisions qui vont dans le bon sens. Mais le fond du fond fait que aujourd'hui on s'aperçoit bien que un succès électoral ne suffit pas et n'a jamais suffi. On a une grande grande expérience quand même électorale en France.

On peut revenir à à mai juin 36, même si c'est un peu exceptionnel parce que c'est la victoire électorale n'a rien à voir avec la grève, elle était avant la grève mais c'est vrai que c'est la grève qui va imposer au gouvernement des des des droits nouveaux qui étaient pas prévus. Euh bon, c'est une histoire un peu particulière, mais sinon euh voilà. Donc moi, je pense qu'il faut qu'on a une réflexion là-dessus et après de faire ce lien entre un un agenda électoral et en faisant en prenant conscience qu'on est quand même quelque part de l'institution parce que l'agenda électoral à la limite la bourgeosie elle en a elle en a pas grand chose à faire.

On peut très bien elle peut très bien avoir un personnel des fois on l'a vu même les artifices de la constitution avec le 493 mais pas que le 493. On pense qu'on est assez fort pour gagner. Hop, il tire un tiroir, il dit "Non, il y a ça, on peut on peut quand même. Et combien de trucs ils ont comme ça ?" Et la Constitution qu'on passe à la 6e ou même à la 7e ou à la 8e ou même admettons on passe à la 15e directement, c'est pas dit que ça change énormément de donc c'est ça, c'est cette réflexion là qu'on a besoin d'avoir et et donc du coup ça fait le lien après sur ben le mouvement féministe d'aujourd'hui, le mouvement écolo euh LGBT.

Je pense que c'est trois exemples qui montrent la capacité de de la population à pouvoir s'auto-organiser et du coup influencer. Et le rapport de force, il se joue vachement plus à ce niveau-là, à notre avis, sans le déconnecter du reste, hein. Mais et c'est ça qu'on a besoin d'avoir et d'autant et je finis là-dessus quand même, euh c'est que on est pour nous, on est pour, on l'a dit, on soutient la candidature LFI, on pense qu'il faut serrer les rangs et et surtout avoir une stratégie qui empêche, en tout cas tout faire pour empêcher l'extrand de gagner. Mais on sait très bien que la FI elle-même, je suis désolé s'il y a un mais enfin autant se le dire, tout n'est pas nickel.

Euh du point de vue démocratique, du point de vue des pratiques militantes, il y a du sectarisme, il y a il y a de l'autoritarisme. Donc on est on est on est on est un peu [rires] on est un peu obligé des fois de reconnaître certaines choses et de se dire que et surtout que quand on r pas avec le mitérandisme, on peut aussi se poser des questions. Mitteran, c'est un des plus grands traîtres mais il a pas trahi en 80. En fait, Miteran, il a trahi pendant la guerre d'Algérie et il a toute une histoire. Mais quand on est quand on est dans cette ligne politique là, on peut aussi se dire ils vont mieux être lucide quand même. On n' pas encore réussi à construire la gauche dont on avait besoin.

Une gauche radicale, ouverte, unitaire qui respecte tout le monde et ça c'est pas gagné. Et euh et si on veut une campagne présidentielle dynamique qui mobilise un peu comme on a vécu avec le NFP. NFP c'était super bien.

C'était une mobilisation large qui a dépassé là qui a dépassé les les rangs militants qui qui a été prise en main par beaucoup de gens qui étaient pas du tout militants et ou militante et on a vu une dynamique pendant 3 semaines qui a permis au moins une victoire qui est importante parce qu'on a on n pas eu le RN à l'issue de ces 3 semainesl et et on aimerait bien que cette campagne présidentielle redevienne quelque chose qui ressemble à ça et où tout se discute où ça bouillonne d'idée où on essaie de voir comment on reconstruit la gauche qu'on a envie d'avoir et en fait qui qui permet d'offrir comme dit Sandrine un déboucher politique réel et qui est connecté en permanence avec les mobilisations sociale avec l'auto-organisation dans les quartiers dans les entreprises un peu partout.

Enfin voilà tout ça nous semble crucial dans la dans la période qui vient et ça c'est très possible.

1:12:56
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1:13:01
Locuteur

Merci. Merci beaucoup à euh C là va y avoir la séance de questions réponses. Je sais que vous avez beaucoup de questions. Je veux juste d'abord remercier Lauri de Bov qui a dû partir prendre un train mais on la remercie d'avoir été là. Et je vous précise avant de passer aux questions que on aura après une séance de dédicace pardon sur le stand de la rêve avec donc Philippe Poutou, Sandrine Rousseau Emeric Caron. pas merci beaucoup d'être là tous les trois, c'est vraiment super de vous écouter et rassurant aussi. Euh j'ai une question en trois phases, je suis désolée. Je vais essayer de faire court. D'abord, les luttes locales.

Moi, je viens de Creuse, on a l'implantation de l'usine biostyle à Gré qui est en train de nous poser des gros problèmes. Euh, on lutte autant que faire ce peu mais je crois qu'on a pas assez de d'écho au niveau national malheureusement. Heureusement, on a des grosses associations qui peuvent nous aider comme canopé forêt vivante. Mais c'est pas suffisant. Il nous faut aussi des relais politiques. Deuxème énorme deuxème énorme projet en cours, une méga porcherie à Royard de Vasvière qui va tout pourrir. C'est-à-dire on a un lac qui fait 10000 hectares qui était le plus grand lac d'Europe qui va être détruit à cause de l'implantation d'une mégaporcherie de 2000 animaux.

On essaie de se battre mais là pareil, ils sont en train de tout faire passer par le biais du préfet. Deuxième partie que je voulais voir avec vous, c'est les reculs possibles par rapport aux lois écosidères et liberticibles. Liberticide, pardon. Comment on peut faire avec tout ce que Macron a fait passer pendant 10 ans sans démocratie aucune ? Est-ce que vous pensez que si la gauche passe, la vraie gauche, on va pouvoir reculer ? Et la 3è partie encore plus grande, comment on va faire vis-à-vis de l'Europe et de la finance mondiale pour euh lutter contre ce qu'on essaie de nous imposer au voilà, je pense que la Grèce c'est un très bon exemple. Ils ont été détruits par l'Europe.

Euh la crêpe a été retournée quoi. Ouais. Oui, il y a il y a plusieurs questions, nous sommes plusieurs donc on va se répartir le travail. Je prends quelle partie ? Euh il y avait une partie qui était sur le recul des libertés. C'est c'est ça la deuxième question c'était D'accord. Euh en fait, j'ai l'impression d'avoir un tout petit peu parlé de ça tout à l'heure puisque je parlais à la fois de la pratique des institutions tel qu'elles sont aujourd'hui. Euh et puis on a un personnel politique aujourd'hui qui est au pouvoir euh qui euh de toute façon, queles que soient les institutions, de toute façon se serait comporté de cette manière-là, c'est-à-dire dans la violence.

Aujourd'hui, on est vraiment dans le règne de la violence à tous les niveaux. C'est pour ça qu'on a cette violence politique, cette violence médiatique et cette violence qui s'exerce aussi physiquement maintenant sur des personnes en manifestation. Si nous arrivons au pouvoir, il est évident que tout cela changera tout simplement parce que les personnes qui seront quand bien même on resterait dans le même cadre. Moi, je dis effectivement qu'il faut qu'on ait une nouvelle constitution, même si Philippe doute un petit peu, mais il a complètement raison d'être très attentif à "OK, mais on met quoi dedans ?" Non, mais il a raison.

Donc, mais je dis que même dans le cadre dans cette constitution, on sait qu'on peut faire autrement. Enfin, on assiste aujourd'hui à nos recrudescence aujourd'hui des violences policières par exemple. Il y a moi quand j'avais 18 ans, 20 ans, 25 ans, on pouvait manifester, je ne dis pas que ça n'a jamais existé en manifestation, on pouvait manifester sur un certain nombre de sujets sans risquer de se faire tabasser. On pouvait avoir des revendications écologiques sans risquer de se faire arrêter chez soi. On pouvait avoir des des revendications pour le droit international sans être traité par les pouvoirs publics comme un potentiel terroriste.

Donc il y a vraiment eu quelque chose qui s'est passé depuis plusieurs années de lors de la violence. Donc de toute façon, si nous nous arrivons au pouvoir, nous aurons des pratiques différentes. Ça c'est la première chose. Il y a aussi quelque chose qui est extrêmement important dont on n pas parlé encore aujourd'hui qu' faudrait absolument pas sous-estimer dans le moment politique qu'on est en train de vivre. C'est la l'importance du cadre médiatique. Je le disais, la violence médiatique, c'est-à-dire le fait qu'on permette à une chaîne comme C News d'émettre sur une fréquence publique.

Donc une chaîne qui tient des propos racistes, des propos haineux, des propos sectaires, qui diffusent des fake news. C'est très important. Ce qui est particulièrement nouveau, je trouve, dans cette élection, c'est que jamais la question de la vérité factuelle n'a été aussi importante dans la question politique.

Et ça fait partie là encore nous en tant qu'écologiste, je trouve du sujet puisque tout ce qu'on raconte nous si on parle que d'éthique animale, moi dans tous les bouquins que j'écris depuis des années sur ce sujet, je ne cesse de dire si on est bien informé sur euh la réalité biologique des animaux non humains euh de de ces animaux qu'on élève si euh on a lu les dernières avancées en étologie, en neuroscience, en biologie moléculaire et cetera. On en arrive euh en philosophie morale, on en arrive à la conclusion qu'on n' plus le droit d'exploiter les animaux.

Et je pense que beaucoup des choses que nous faisons, que nous pensons sont lié à la manière dont nous avons été alimenté en information. Il se trouve qu'aujourd'hui comme en effet ça a été rappelé, il y a une dizaine de milliardaires qui contrôlent l'essentiel de l'information, ça a une influence majeure. On a maintenant les réseaux sociaux aussi qui donc qui sont contrôlés cette fois-ci par des des hommes d'affaires étrangères, des milliardaires étrangers dont on voit aussi qu'il peuvent influencer terriblement la manière dont les informations sont rapportées. quand vous allez sur des moteurs de recherche, Chat DPT et cetera, les réponses qui vont vous être faites euh sont déjà dirigées.

Et je pense que une grande partie de la bataille, elle est là, ça c'est quelque chose dont à parler, c'est que je pense que euh dans la résistance ou dans la campagne qu'on doit mener, mais on mais de toute façon dans la résistance qui est la nôre par rapport au climat ambient, il y a vraiment la question de comment on informe, comment on replace la vérité factuelle au cœur de notre propos et comment on la fait émerger alors qu'elle est vraiment évacuée de tous les plateaux. Moi, j'ai moi je suis journaliste à la base. Je vois des choses que j'avais jamais imaginé.

Je vois des gens qui vont sur des plateaux télé, des responsable politiques, associatif et cetera ou des éditorialistes qui se prétendent spécialistes en économie qui disent mais des mensonges absolus et qui ne sont absolument pas repris par des journalistes dont ce serait le travail. Et là nous bah on a une difficulté parce que effectivement dans le système actuel quand tu as pas l'argent euh pour par exemple créer des alors il y a on a reçu Denis Robert hein vous étiez là peut-être vendredi exemple de réussite mais qui est quand même encore un peu atypique dans le paysage global et général d'un média indépendant qui lui va effectivement essayer de travailler les questions de vérité.

Donc voilà, ça c'est une difficulté qu'il faut pas sous-estimer. Je pense que la bataille informative va être au cœur de la campagne qui vient, mais il faudra aussi revoir complètement si on est élu la question de la liberté de la presse aujourd'hui, de l'indépendance de la presse et ensuite on aura toutes les questions culturelles aussi. Il y avait d'autres questions mais je veux pas monopoliser la parole. Votre question était très très large. Donc déjà je je oublié les autres. Pardon. Excusez-moi, je Ah, sur les lutte local, juste n'hésitez pas à nous écrire parce que des fois nous, on les voit pas aussi depuis l'assemblée.

Donc, envoyez-nous vos luttes locales sur les adresses de l'assemblée parce que moi je pense que c'est par là que ça passe. Là, pour le coup, je rejoins absolument Philippe et donc j'essaie d'en faire le plus possible. Après, j'ai un agenda qui me le permet pas tout le temps, mais en tous les cas, si moi je peux pas, je l'envoie aussi à d'autres.

Et en fait, il y a il est très important qu'il y ait des écharpes qui soient là-bas parce que c'est aussi une manière de montrer que depuis la République, enfin depuis la la l'Assemblée, on voit les choses et donc n'hésitez pas à nous solliciter pour qu'on vienne et après ça alimente aussi évidemment les luttes, les amendements à l'assemblée, enfin ça alimente les discours politiques, les positionnements, les lignes. Donc c'est très très important quoi.

J'ai quand même dire un petit mot sur les luttes locales, mais je suis d'accord avec Sandrine et je pense que le nous on le voit aussi autour de Bordeaux par exemple là tu citer des exemples dans la Creuse ou le Limousin à Bordeaux on a allez au moins 5 si chantiers en fait 5 si mobilisations qui sont là mais trop faible par rapport à à la logique destructrice des pouvoirs parce qu'en fait on en revient au cynisme de ces gens-là c'est qu'ils sont ils s'en foutent le préfet va finit par valider alors ils sont prudents et quand suivant la résistance qu'il y a, ils vont ils vont ils vont jouer le le calendrier des recours, enfin ils vont faire gaffe et tout ça, mais au bout du compte, la décision, de toute façon, ils l'ont déjà dans la tête.

Donc, on sait qu'on est aujourd'hui, malheureusement dans la plupart des cas pas assez forts pour empêcher que ces projets aillent jusqu'au bout. à part des exemples très rares comme même les bassines, c'est quand même pas mal puisqu'ils arrivent à à faire annuler des projets de bassine. Pas toutes mais quand même quelques-unes. Il y a eu six VinC dans le passé il y a une dizaine d'années hein. Petit petit hommage à Réi Fres en passant hein mais l'époque d'une répression hyper brutale du PS à l'époque et Notre Dame des Landes. Donc on a des victoires et même il y a d'autres petites victoires comme ça. Enfin petite, c'est jamais petit une victoire en fait.

Mais mais c'est vrai qu'après donc la solution ben c'est la connexion de ces luttes là certainement. Mais c'est ce que tentent les soulèvement de la terre. Ils le font très bien parce que bien souvent quand il y a quelque chose qui se passe ils invitent et et c'est souvent l'occasion de c'est des carrefours en fait chaque mobilisation. Et on l'a vu quand il y avait les manifes de soutien à Julien Leguet dans la lutte des bassines ou même les les grands moments de la lutte des bassines, c'était des souvent des des rencontres en fait, des retrouvailles de plusieurs luttes et il y avait des débats des tables rondes qui étaient à Mel de Poitier là.

Bon ça existe mais c'est vrai que on est en retard quoi. Voilà, on est en retard par rapport à la logique par rapport au pouvoir qui arrive à à faire passer les choses en force. Donc oui, la solution c'est ce qu'on appelle la convergence. Bon voilà, c'est facile à dire hein. Après, il faut des militants, des militantes, il faut des des cadres, il faut des réseaux et c'est des choses qui qu'il faut construire. Et c'est vrai que ça pose aussi la question du lien avec les partis politiques qui peut-être ne jouent pas le rôle comme il pourrai le jouer en popularisant les luttes. Euh mais bon voilà, c'est comme ça.

Et puis même les syndicals, les forces syndicales qui jouent peut-être pas le rôle qu'elle pourraient jouer. Euh même si les forces syndicales sont beaucoup plus faibles qu'à une certaine époque. Elles ont pas c'est des fois c'est facile à dire qu'il devrait faire mais pour faire il faut des moyens militants en fait. Et bien souvent il y a une fragilisation et un affaiblissement des forces militantes quel que soit le secteur y compris le secteur associatif. Donc on voit bien toute la difficulté qu'on a euh d'être fort sur tous ces terrains-là, quoi.

Mais bon, ceci dit, voilà, il y a il y a il y a quelque chose qui est en train de se mettre en place et qui est plutôt plus qui va dans le bon sens en fait. Il y a quelque chose qui se construit, mais c'est vrai que euh on est on se sent toujours un peu en retard. Euh voilà, donc ça c'est et après sur la gauche, euh une gauche qui gagne, ben pour faire vite, euh une gauche qui gagne, ben il faut qu'elle soit radicale, on va dire, raisonnable. Radicale, puisque raisonnable, c'est être radical. Euh mais ça suffit pas parce qu'on peut avoir un projet radical.

C'est surtout, je pense le la difficulté qu'on a, c'est de la la construction d'une gauche qui soit connectée en permanence avec le mouvement social. Quand je dis mouvant social, c'est bon, c'est les syndicat, c'est le tissu associatif, les grosses organs, les collectifs et tout ça. Ça peut être attaque, ça peut être la LDH, enfin tout c'est tout tout ce qui existe aujourd'hui de militant et mais aussi tous ces toutes toutes toutes les luttes qu'il y a.

comment une gauche peut se construire en en étant en connexion permanente et à la fois donc de gérer le calendrier électoral et en même temps de de jouer sur l'appui des luttes et comment les luttes peuvent enfin l'importance des luttes c'est que c'est des gens qui interviennent directement. Donc c'est cette gauche-là qui nous manque en fait. Une gauche qui ignore pas et puis qui s'appuie et puis qui pas pas juste voter pour moi au moment où il faut hein ou pas une gauche des mago qui va dire "Ah c'est chouette la lutte et puis après on oublie la lutte hein. On le voit trop souvent ça. On le voit localement notamment hein à Bordeaux.

à gauche a gagné la métropole il y a quelques années et en fait ils ont tout tout laissé passer hein t tous les projets à la con même des fois ils les ont soutenus donc c'est pas si simple que ça mais c'est vrai que voilà c'est ça qui nous manque quoi à la fois une gauche radicale et une gauche qui euh bah enfin c'est que ce soit un peu la même chose en fait voilà mais après j'ai pas il y avait quoi il y avait finances aussi hein je suis pas moi je suis pas bon en finances moi l'Europe oui c'est économiste ouais c'est vrai Ah ouais ! Libérale en plus, non ? Euh non, antilibéral. Non, mais euh évidemment que on a une question avec les traités européens.

Évidemment qu'on a une question aussi avec ce qu'on appelle la richesse et la dette. Évidemment qu'on a aussi une question avec euh le trading de haute fréquence et la spéculation très rapide. Mais ça, ce sont des décisions politiques de les laisser comme ça. Moi, je pense que par exemple une des erreurs majeures qu' a fait l'Europe, c'est de laisser la BCE indépendante du pouvoir politique. Je pense qu'une une banque centrale, elle doit absolument sa monnaie, la monnaie est quelque chose de politique. La création monétaire est quelque chose de politique. C'est pas quelque chose de technique, c'est quelque chose qui répond à des besoins, à des besoins sociaux fondamentaux.

Et donc si euh enfin si on laisse les banquiers entre eux sans espèce de contrôle, alors évidemment on a des politiques qui mettent la monnaie au-dessus de tout. Mais de la même manière, on je pense que dans les réformes qu'on aurait à faire, il y a la séparation de la finance d'affaires et de la finance de l'épargne, de la gestion de l'épargne des des citoyens et citoyennes. Est-ce que c'est pas du là aujourd'hui c'est les mêmes banques qui gèrent tout. Ça veut dire que le jour où il y a un problème, où il y a un effondrement, ben c'est l'épargne des ménages aussi qui est affecté. Donc en fait, il y a toute une réforme monétaire à penser, toute une réforme financière à penser.

Mais ça c'est pareil. C'est vrai que en Grèce, ils avaient tenté he de proposer une alternative à cette politique européenne et aujourd'hui on n'y est pas. Après euh voilà, moi je je pense que la Banque centrale européenne va pas pouvoir continuer sa politique bien longtemps, va pas pouvoir continuer à penser que des investissements de de la rupture écologique sont des investissements euh sont mises dans la case coût des États et viennent alimenter un déficit. Donc je pense que voilà, on ne va pas pouvoir continuer comme ça. Après tout cela ce sont des décisions politiques et ça fait partie des majorités à gagner, y compris dans d'autres pays.

C'est pour ça que moi je ne lâche pas l'internationalisme dans nos luttes. Je pense que sur l'écologie comme sur le féminisme comme sur le social, la question n'est pas d'être nationaliste ou national, n pas n'est pas d'être dans un champ national mais d'être sur une dimension internationale qui nous permettra d'avoir de véritables leviers d'action.

1:28:22
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[applaudissements]

1:28:30
Locuteur

Je oui, je fais cours. Je fais cours. Merci évidemment à tous les trois et merci au festival. Vous m'entendez à Emerric et pour ces tr jours merveilleux que je viens de passer et ça ça me fait du bien. Ça c'est mon premier festival. Moi, je voudrais m'adresser à monsieur Poutou puisque je viens de cette région du Sud Gironde, moi Lango. Vous avez parlé des projet d'instructeur, vous avez oublié la LGV qui va nous détruire le siron à côté de chez moi et et 3000 hectares de forêt et cetera. Et j'ai une question pour vous.

On avait un maire écologiste que vous dites de gauche Pierre Urmique à Bordeaux et vous l'avez pas soutenu et je voulais savoir pourquoi et si vous trouvez que notre nouveau maire de Bordeaux est mieux que ce le précédent qui a pas été élu à quelques voix près de répondre enfin de discuter là-dessus. Donc Urmic allié au Parti socialiste qui soutient l'ALGV, qui soutient pratiquement tous les projets écoides, qui n'a jamais rien fait contre. Donc ça c'est intéressant. Donc en fait nous on a vu une écologie une écologie dans la métropole alliée à un parti socialiste qui est allié qui était qui avait intégré la droite dans l'exécutif de la métropole.

Et sachez que le PS en à cette élection là, à l'issue de cette élection là soutient Casnav. Voilà qui a mis d'ailleurs les écolos en position très délicate puisque les écolos étaient avec le PS et un PS hyper droitier. C'est un PS libéral, c'est un PS c'est roussé, c'est et donc nous on soutient pas le PS en fait et on soutient pas ceux qui sont avec le PS. Et puis pour dire dernière chose quand même qui était pour nous hyper importante, c'est Kurmic, il a armé la police municipale avec un discours étonnamment dans la ligne Rac. Et donc ça, ben c'était pas possible de soutenir quelqu'un qui donnait des armes à la police municipale parce qu'on sait très bien ce que ça signifie par la suite.

Une police municipale armée euh ben c'est des situations encore plus problématiques notamment envers la jeunesse et notamment envers la jeunesse racisée dans les quartiers populaires. Et je rappelle que cette gauche là y comprismique a été incapable de soutenir la révolte des jeunes dans les quartiers populaires en 2023 suite à la mort de Naël. Ça fait beaucoup de choses. C'est pas c'est pas notre gauche. Nous on veut notre gauche et c'est pour cette raisonlà qu'on a pas soutenu. Voilà. Alors après évidemment malheureusement derrière c'est le Macronien qui gagne mais enfin bon le PS soutient Casnave et se sont alliés à la métropole. Donc du coup on se dit on a pas de regret on va dire hein.

1:31:09
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[applaudissements]

1:31:16
Locuteur

Bonsoir je Mais attendez juste pardon parce que Urmic himself ne soutenait pas la LGV. Je veux pas qu'on laisse faire des choses, c'est que voilà juste Oui, c'est vrai. Je pense que il y avait la l'armement de la police municipale et que je n'ai pas vraiment pas compris pourquoi il avait pris cette décision mais voilà. Mais sur la LGV, je veux quand même pas qu'il y ait de doutes quoi. Ouais. Ouais. Mais justement le problème qu'il y a c'est que c'est un jeu de dupe, c'est qu'on est allié au PS et le PS qui soutient tout ce que les écolos sont censés combattre.

Alors à la métropole quand il y avait les votes sur la LGV, la métropole faisait les vert faisaient abstention, pas que du contre hein.

C'était il y a un jeu de mais comme le PS mène la danse sur la région bord de l'Est parce que le PS a le département, il a la région, il avait la métropole et il avait les grandes villes comme ce nommont et Mignac les plus grandes villes de de Donc du coup il y a un rapport de force qui est en faveur du parti socialiste et on voit de c'est tout simplement de l'électoralisme comment les vers se sont alliés à un PS et donc en fermant les yeux quand le PS défendait des saloperies et c'est alors si c'est ça faire de la politique si c'est s'alier avec des gens dont On sait pertinemment qu'il mènent des politiques qui vont à l'encontre de ce qu'on revendique pendant les campagnes électorales.

Je dis ça pose un problème de de de confiance politique. Donc du coup nous bah nous on joue pas ce jeu-là à partir du moment et en plus il faut quand même reconnaître que moi j'étais élu avec on était deux élus et puis un moi tout seul à la métropole à aucun moment cette gauche là a cherché à s'appuyer sur nous ou à essayer de nous englober à un moment donné à un autre ça aurait été compliqué mais enfin ils auraient pu tenter et ils l'ont jamais fait parce que eux-mêmes considèrent qu'on a ils ont rien à voir avec nous. Ils nous ont attaqué en permanence. euh quand euh quand on critiquait, il disait le PS hein, je parle du PS y compris des vers.

Même en conseil municipal, même la gauche des vers, même Harmonie le CER disait "Je ne comprenait pas." C'estàd en fait ces gens-là quand on n'est pas d'accord on comprend pas parce qu'on est con parce que évidemment moi en plus je viens d'une usine forcément un ouvrier il comprend pas grand-chose. Et on a une sorte d'élite politique y compris à gauche socialement c'est pas le prolétariat, c'est pas les précaires, c'est une casse politique et malheureusement même la gauche, elle est abîmée par ça.

Elle a socialement, c'est ce que pourrait peut-être décrire Sandrine Rousseau sur la sur la l'ambiance dans le dans le parti des vers, c'est que mais on le voit aussi à gauche, on le voit bien souvent. Donc ça c'est une difficulté qu'on a, c'est-à-dire en fait il y a il y a une non prise en compte de la souffrance sociale parce que tout simplement c'est ça leur est étranger, c'est pas leur milieu social. Et donc du coup on c'est quelque chose qui n'aide pas à faire des choses ensemble et et ça explique les les désaccords politiques. Enfin Harmonie Le Cerf, elle vient d'un milieu extrêmement populaire.

Enfin je je me permets parce que je voilà elle vient d'un milieu très très populaire et Harmony Serf, elle a une une sensibilité. Non non, elle elle a pas soutenu ça mais bon voilà jamais déqu Non mais après il y a il y a voilà mais en tous les cas je sur harmonie il y a pas de doute et elle était contre l'armement de la police municipale. Il y a pas de doute non plus.

Après c'est vrai que euh voilà il y a quand même eu un un sujet d'ailleurs ça pose la question aussi de l'échec électoral au municipal qui est que il y avait une promesse de changement et de radicalité avec l'écologie qui n'a pas été totalement en tous les cas perçu par les citoyens et citoyennes dans toutes les villes où l'écologie a gagné. Voilà, je finis là-dessus, c'est que il y a il y a du gâchi. Il y a un gâ en fait. C'est ça le truc, c'est qu'en fait c'est ça sert à rien de bon nous on n pas de joie à dire la gauche a encore une fois renié ses idées mais c'est vrai que c'est du gâchi à chaque fois et ça nous coûte cher parce qu'en fait ça fait ça remet la droite en selle.

Voilà et c'est certainement pas les gauch comme nous qui sommes responsables de la remise en place de la droite c'est que c'est la gauche quand elle mène pas la politique qu'il faut mener quand elle arme la police municipale et quand elle soutient pas les jeunes qui se révoltent. Et ben oui, la droite en profite et ça ça nous coûte cher. Mais Hollande c'est ce qu'il a fait, Jospin c'est ce qu'il a fait. Mitteran c'est ce qu'il a fait. C'est à chaque fois qu'on renie, qu'on se retourne contre ses propres électeurs, qu'on se retourne contre la population qu'on est censé défendre, ça coûte très cher. Et ça coûte pas cher qu'à la gauche. À la limite la gauche, elle perd, on s'en fout.

Ce qui fait chier, c'est que derrière le rapport de force, il se dégrade et que la droite revient triomphante et que elle a elle reprend le pouvoir. Et c'est pas la faute des gauchistes. Ça c'est trop facile.

1:35:16
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[applaudissements]

1:35:23
Locuteur

Bonjour et merci à tous les trois dans cette ambiance d'union et parfois de polémique que nous saurons, j'en suis sûr, dépasser le moment venu. Euh moi je Ouais. Euh moi, je voulais juste apporter un dernier témoignage, une une petite alerte sur le fait que euh l'ADN de l'extrême droite euh je sais pas s'il marche bien le le micro, ça veut l'ADN de l'extrême droite. Vous en êtes tous conscients ici. Vous vous imaginez tous ce que peut représenter un un monde, une République française. Je sais même plus si on pourrait parler de République, mais il existe des Républiques illibérales.

Euh même peut-être la première dans d'entre elles, celle des États-Unis d'Amérique, ce qu'elle est en train de devenir. Et ben, vous imaginez tous, tout cela est encore théorique pour vous. Il y a un endroit où il y a des zones dans le monde où ce n'est pas du tout théorique parce que l'ADN de le l'extrême droite, il s'est structuré avec le le les débuts et la naissance du capitalisme avant le la télorisation, le fait qu'on se retrouve dans les colonies et dans sous la pression et grâce à à l'outil de l'esclavage avec des masses de gens qu'on a qu'on a déporté et qui était qu'on avait jamais vu on avait jamais vu la possibilité d'avoir autant de gens disponibles pour autant de tâches.

qui pouvait être séquencé. Et donc du coup, c'est ça la la prétélorisation. C'est ça qui fait que euh les dommes, les colonies et plus tard l'Afrique euh colonisée représenteront des laboratoire considérable du capitalisme et en feront la une fortune tellement tellement considérable, tellement incroyable qu'il y aura toujours une porte d'entrée directe entre les grands planteurs et les patrons différents de l'Élysée. Il y aura même un roi Louis X qui qui qui et et Napoléon Bonaparte qui ne sont pas des républicain mais qui qui maintiendront ce lien.

Ce que je veux dire par là, c'est que nous dans les colonies et dans les Dumtom, on a connu euh concrètement pardon l'extrême droite au quotidien. Extrait drame au quotidien, ça veut dire l'élimination des opposants, la presse totalement muselé, les discours horswelliens, le l'impossibilité de l'impossibilité de d'avoir une vie épanouie sous quel angle que que ce soit. On a connu l'assujettissement de tout un pays à une autre puissance. pendant des siècles, l'interdiction de parler sa langue, l'interdiction de de lire des livres.

mon père euh qui a qui était parmi un des premiers fonctionnaires de la l'administration coloniale n'avait pas le droit de devenir médecin parce qu'on formait juste des cadres pour maintenir le système. par ce système qui on retrouve les éléments qui aujourd'hui interrogent sur le sur le futur de la France puisqu'ils sont aujourd'hui complètement dans le débat public tout à fait validé et vous le rappelez tout à l'heure monsieur Caron c'est c'est terrifiant pour moi de d'écouter ces news. C'est terrifiant pour moi d'écouter même TF1 ou LCI ou n'importe quelle chaîne ou même Libération ou même Marianne c'est terrifiant.

Et donc terrifiant, je vois un naufrage médiatique épouvantable qui me rappelle par trop la la dictature dans laquelle j'ai grandi. Et je voulais juste vous dire, soyez méfiant, soyez pas seulement théoriques. Pensez à comment se construisent les choses et comment les idées politiques évoluent parfois comme des organismes qui se reproduisent pas forcément là où on a l'habitude de les voir. Et c'est pour ça que je vous interroge là-dessus, c'est que bah la France-Afrique, bah les partis politiques français savaient très bien que ça existait.

Euh il y a eu des protestations, il y a toujours eu des protestations un peu comme ça de façade un peu par un peu le PC, un peu le un peu le le des des des mouvements subversifs. Mais le premier fausoyeur de l'Afrique moderne, celle qui aurait pu avoir sa chance, celle qui aurait pu se battre pour ces ces ressources, au moins en disposer suffisamment pour ne pas avoir avoir nos enfants venir se noyer dans la dernier. C'est le premier fauxoyeur de cette de cet avenir là, c'est François Mitteran en inventant la France-Afrique. Jacques Focard, c'est le conseiller de de Gaulle pour les affaires.

C'est lui qui organise le massacre des Bamiliqués, 400000 personnes lors de la de la décolonisation du Cameroun. Mais Mitteran qui comme vous le savez, il écrit le coup d'état permanent contre De Gaulle, mais il en reprend absolument les habits lorsqu'il devient président. Il y a des gens qui sont de gauche avant les élections et qui ne le sont plus tellement après. On a déjà entendu cette phrase tout à l'heure. Donc euh voilà, moi c'est ça que je voulais dire. Quelle est la responsabilité des partis politiques et euh et lisez l'histoire des autres pour ne pas avoir à la revivre.

1:40:50
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[applaudissements]

1:40:51
Locuteur

[acclamation] Merci beaucoup pour ce témoignage. Nous sommes bien évidemment d'accord. Je pense pas que ça plaît forcément un commentaire de de notre part. Je pense que vous avez vraiment bien expliqué les choses en deux mots parce que je pense qu'on va prendre une dernière question. Je sais pas où est Loubia. Oui, Lubia est en train de de passer le micro à quelqu'un. Et je pense qu'on va pas tarder à arrêter parce que je vois que certaines et certains ont des trains à prendre parce que donc je sais et notamment je pense aussi à Sandrine et à Philippe. Donc euh si vous êtes d'accord euh on va peut-être prendre une une dernière question. Tu voulais dire quelque chose sur Oui.

pour dire que il y a quand même une question décoloniale à penser aussi dans notre dans nos dans nos programmes politiques mais aussi dans notre vision du monde.

C'est que aujourd'hui même un rapport du a une dimension coloniale en ce sens où il ne pense pas la réparation, il ne pense que la diminution du risque mais il ne pense pas la question de la réparation et que ça c'est fondamental et donc je le dis là-bas et que par ailleurs si on veut que un un parti quand il gagne le pouvoir ne soit pas ne fasse pas des choses à l'inverse de ce qu'il a promis, c'est aussi renforcer les contrepouvoirs, alimenter le mouvement social, faire en sorte qu'il y ait une indépendance et cetera des des contrepouvoirs et que ça ça se pense aussi dans la transformation écologique parce que il n'y aura pas par exemple de vraie transformation écologique s'il y a pas une presse véritablement libre, une véritable aussi déontologie des des journalistes et qu'il n'y ait pas une concentration des pouvoirs parce que moi l'Europe qui se qui nous empêche de faire le moindre service public parce que soi-disant ça ça atteint à la concurrence et ça fait des rentes de monopole permet quand même que toute la presse soit monopolisée par les milliardaires d'extrême droite.

Et donc ça ça fait partie aussi des réformes à à structurer, c'est que les contrepouvoirs dans une démocratie, les les la liberté des peuples qui se révoltent et qui ont des mouvements sociaux doit être garanti constitutionnellement et non pas juste des promesses électorales. Et je rajouterai juste

1:43:14
Non speech

[applaudissements]

1:43:16
Locuteur

évidemment je cautionne tout ce que vient de dire Sandrine. des colonialismes fait partie intégrante du combat écologiste bien évidemment et j'amais plus en disant que euh comment dirais-je la la logique colonialiste est toujours très présente dans notre pays. Elle est présente dans des politiques publiques. Elle peut se voir dans la manière dont la police agit dans dans les quartiers. Elle peut se voir sur des politiques publiques qui sont décidées et puis elle se voit aussi dans la manière dont la France a laissé faire un génocide à Gaza. Derrière, il y a bien évidemment aussi la question de ce colonialisme dont la France n'est absolument pas guérie au moment où on se parle.

Et la Kanie, bien sûr, tu peux en parler si tu veux, Philippe. Ouais. Non mais j'étais pas je ne prétendais pas être exhaustif parce que parce que parce que monsieur a fait un un un voilà exactement et j'avais pas laquelle la victoire comment la victoire si gag mais euh le plus c'est quand même un peu on a des formulaires d'inscription tion à notre stand. Je pense que c'est le moment de de prendre des décisions dans sa vie. [rires] Vous savez, parfois vous avez des erreur c'est c'est c'est c'est les bonheurs du hasard qui tout à coup vous vous ouvre des chemins auxquels vous n'aviez pas pensé alors que la vérité était là devant vous. Je je suis navré. Je suis navré. Ouais ouais. Merci.

On fait une dernière question. Voilà. Je suis navrée. Alors, je sais que vous avez beaucoup d'attente mais là il y a des enfin comment dire une séance de dédicace. Après, vous pourrez leur parler. Je fais une dernière question. Je suis désolée si je ne l'ai pas fait dans l'ordre des mains levées, j'ai vu beaucoup de mains levées. Donc je vais laisser la parole pour une dernière question et ensuite on pourra passer aux dédicaces et vous pourrez parler aux intervenants directement. Voilà. Donc il y a des en fait il y a des impératifs de train. Après, je suis sûr que vous comprenez toutes et tous et je vous remercie beaucoup pour votre patience. Merci Lou. Bonjour.

Je vais essayer de faire vite. C'est une question pour vous trois mais j'aimerais rebondir sur les propos de Sandrine. Vous avez dit si notre radicalité ne vous plaît pas, c'est que vous faites partie du problème. Alors c'est c'est un propos que j'approuve. Je l'ai même repartagé sur Instagram. Ah désolé. Je recommence. Euh vous avez dit euh si votre si notre radicalité ne vous plaît pas, c'est que vous faites partie du problème. C'est un propos que j'approuve. Je l'ai même repartagé sur Instagram, ce qui est assez rare pour être noté.

Euh mais je me suis ensuite souvenu, j'ai été candidat aux euh aux élections euh municipales à Poissi et j'ai eu beaucoup de mal à parler d'écologie radicale à un certain public, les abstentionnistes évidemment et aussi les personnes issues de quartiers dit défavorisé, dit populaires et notamment je pense à tous ces parents solo qui n'arrivent pas à joindre les debouts, qui qui n'arrivent pas à éduquer correctement leurs enfants, qui ont du mal quotidiennement pour bien se loger. et mon discours d'écologie radicale dans ce cadre là était inaudible. Alors, ma petite question, c'est tout simplement comment est-ce qu'on embarque ces ces personnes-là avec nous dans notre radicalité ?

Et enfin, une petite question spéciale qui m'a été demandée pour pour vous Philippe. Est-ce que le A dans NPA c'est pour antispéciste ? Merci. [acclamation]

1:47:17
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[applaudissements]

1:47:20
Locuteur

Blague à part, je vais laisser la parole à Philippe et à Sandri. C'est juste quand euh j'avais moi commencé à réfléchir à une formation politique, j'avais dit effectivement qu'on a dû l'appeler le NPA puisque je trouvais qu'on avait beaucoup de points commun, sauf cette question qui à l'époque était embryonnaire vraiment chez vous et je trouvais que ça aurait été génial de faire le nouveau NPA mais qui s'était de nouveau parti effectivement antispéciste.

Ben répond moi je répondra pas une chose une chose est certaine c'est que ça veut pas dire le nouveau parti anticapitaliste antisémite parce qu'il y en a qui ont dit que c'était ça hein donc pas du tout mais ça aurait pu être en tout cas on revendique l'antispécisme et comme le dit de plus en plus he c'est que ça fait partie je crois qu'on n'est pas la seule organisation à à être influencé par le militantisme notamment de enfin il y a toute une militantisme radicale contre la souffrance animale contre les avatires et tout ça Donc même si on a toujours été un peu sensible à ça, mais c'est vrai que de plus en plus on le formule assez clairement.

Donc on peut dire qu'aujourd'hui la NPAA revendique l'antispécisme même si c'est des choses qui sont toujours en construction parce que par exemple on a des débats à l'université d'été qui a lieu actuellement enfin qui commençait aujourd'hui et est-ce que dans l'alimentation on enlève la viande complètement et donc des camarades sont archi pour l'a déjà pratiqué d'ailleurs l'année dernière mais ça crée quand même euh des malaises du côté d'une partie des camarades qui disent mais quand même c'est un peu sévère et tout ça donc voilà mais en tout cas ce qui est sûr c'est que comme beaucoup d'organisation on est on On est touché par ces discussions là et c'est chouette parce que ça permet de remettre en question pas mal de de de choses et puis voilà, ça fait partie d'une dynamique aussi dans le mouvement militant hein.

Il y a pas que cette question là mais d'autres questions de prise de conscience de et de mon et puis c'est aussi la question de l'intersectionnalité des luttes quoi. qu'en fait on peut aussi sortir du d'une lit principale et de montrer qu'en fait toutes les autres il y a des tas de luttes contre des des oppressions, contre des dominations qui sont tout aussi importantes et donc c'est arrivé à connecter tout cela et ça fait partie pour nous en tout cas d'une lutte anticapitaliste globale.

1:49:19
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[applaudissements]

1:49:27
Locuteur

intersectionnalité. Ouais, intersectionnalité. Euhité, on a du mal à en parler. Moi, je vais vous dire euh je pense absolument le contraire. C'estd que la radicalité écologique, c'est aussi euh une radicalité de qualité de vie. C'estàd préférer à chaque instant la qualité de notre vie, la qualité de notre environnement, la qualité de de ou de de notre avenir plutôt que l'argent. Et en fait les familles solo dont tu parles sont des personnes qui sont absolument dépendantes du matin jusqu'au soir du moindre argent qu'elles gagnent ou qu'elle ne gagne pas.

Et c'est précisément ça l'émancipation humaine que nous cherchons derrière nos propositions, c'est de faire en sorte que toute notre vie ne soit pas conditionné par l'argent que nous avons ou que nous n'avons pas et que les besoins essentiels de notre vie soient assurés même sans avoir besoin d'argent et qu'elle soit assurée au nom du commun, au nom du collectif, au nom des biens communs et sorti du marché.

Et donc en fait quand on parle à des parents solos qui n'arrivent pas et souvent des mes joindre les debouts et qui cumule un ou deux emplois, bien précisément c'est une manière de leur dire mais le loyer que vous payez, l'eau que vous payez, l'électricité qui n'arrête pas de s'envoler, l'inflation parce que là comme il y a pas eu de fruits et légumes pendant tout l'été, l'inflation de la rentrée va être absolument terrible. Tout cela en fait c'est le résultat des politiques libérales et notre notre écologie radicale vous protège de cela.

1:50:54
Non speech

[applaudissements]

1:50:57
Locuteur

Et ben je pense que ce sera ça le mot de la fin pour cette table ronde. Je pense ça se résume assez bien tout ce qui nous unit ici sur cette scène mais dans la salle. Merci beaucoup Sandrine. Merci Philippe d'être venu conclure nos nos unir F cit 2026. Merci à vous. M.