Bonjour chez vous ! du 14 septembre
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Questions et réponses
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- 5:52OuverteRéponse directe
Yann Brossat, vous êtes sénateur de Paris, porte-parole du Parti communiste et directeur de campagne de Fabien Roussel. On commence par la flambée des prix du carburant qui inquiète les Français.
- 7:14RelanceRéponse directe
Mais quelles mesures vous demandez ? Quel est l'objectif de cette mobilisation ?
- 7:52RelanceRéponse partielle
Le gouvernement ne peut pas laisser les Français. Mais le gouvernement, il vous a déjà répondu, Yann Brossard. Il dit que ça coûte 15 milliards. On n'a pas les moyens.
- 9:35RelanceRéponse directe
Autre argument, parce que, pardon, Yann Brossard, il y a quand même des aides, des aides ciblées.
- 10:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous entendez par la révolution avant l'élection ? Quelle est la finalité ?
- 12:02OuverteRéponse directe
Vous êtes parlementaire, vous êtes sénateur. Qu'est-ce que vous allez faire au Parlement ? Est-ce que vous allez prendre des initiatives, des mesures, une fois que la session aura repris en octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:57Yann BrossatChiffre
« On a dans notre pays une baisse du pouvoir d'achat. Ça a été le cas en 2025, c'est le cas au premier semestre 2026. »
- 7:21Yann BrossatChiffre
« La majorité du prix que vous payez aujourd'hui quand vous allez à la pompe, ce sont des taxes. À 60%, ce sont des taxes. »
- 7:39Yann BrossatPromesse
« Nous demandons la suppression, la diminution de la TVA sur les carburants, la suppression des nouvelles taxes qui ont été introduites depuis le 1er janvier, les certificats d'économie d'énergie qui pèsent pour 15 centimes d'euros par litre. »
- 8:24Yann BrossatChiffre
« Effectivement, si par exemple, on décide d'abaisser la TVA de 20% à 5,5 sur les carburants, c'est en réalité d'ailleurs plutôt 10 milliards d'euros. »
- 8:32Yann BrossatChiffre
« Mettons-le en regard des 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. »
- 8:48Yann BrossatChiffre
« Total, qui je le rappelle, au premier semestre 2026, a vu ses bénéfices augmenter de 72%. »
- 9:01Yann BrossatFait
« Je vous le dis d'ailleurs, moi je pense que dans un pays civilisé, personne ne devrait gagner 10 millions d'euros par an, parce que personne n'a besoin de 10 millions d'euros par an pour vivre. »
- 15:56Yann BrossatChiffre
« En 40 ans, la part du travail dans la valeur ajoutée a perdu 10 points au profit du capital. »
- 16:11Yann BrossatChiffre
« Si on était sur la même répartition entre le capital et le travail qu'il y a 40 ans, chaque Français gagnerait 3000 euros de plus par an. »
- 20:04Marine Le PenPromesse
« Je veux qu'en 5 ans, la situation du logement en France, aujourd'hui si tendue, revienne à la normale. »
- 20:44Yann BrossatFait
« Elle propose par exemple la suppression totale de la loi SRU, la loi de solidarité et de renouvellement urbain. »
- 20:59Yann BrossatChiffre
« On a aujourd'hui 3 millions de ménages en France qui attendent un logement social. Ça représente environ 5 millions de Français. »
- 22:23Lionel De CalaFait
« 80% de mon territoire communal est composé des collines de Marcel Pagnol sur les hauteurs de Marseille. »
- 23:31Yann BrossatFait
« La ville la plus dense d'Europe où le taux de logements sociaux a été doublé depuis une vingtaine d'années. »
- 33:25Laurent JacobéliChiffre
« Il y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. »
- 33:25PrésentateurChiffre
« il y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. »
- 34:09PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, il y a 70% des Français qui seraient éligibles à un logement social. »
- 34:20PrésentateurChiffre
« Ce chiffre augmente à 33% chez les étrangers et même à 50% chez les étrangers venant d'Afrique. »
- 36:09PrésentateurPromesse
« vous aurez la priorité chez vous. »
- 43:29PrésentateurChiffre
« le litre serait à 1,84 litre d'essence et non pas à 2,20 euros. »
- 43:35PrésentateurFait
« On est à peu près le seul pays à ne pas prendre des mesures. »
- 44:05PrésentateurFait
« une essence chère, c'est moins de consommation de la part des Français, moins de consommation, c'est moins de TVA qui rentre dans les caisses de l'État. »
- 45:02PrésentateurChiffre
« quand vous payez 2,20 euros le litre, il y a plus de 50% qui vont dans les caisses de l'État. »
- 52:22PrésentateurChiffre
« Un demi million de migrants légaux par an pratiquement un million de migrants illégaux en France. »
- 52:26PrésentateurChiffre
« 20 milliards sont dépensés dans l'aide sociale aux migrants par an. »
- 1:14:27Locuteur 6Promesse
« Première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les français. »
- 1:22:46PrésentateurFait
« Le RN, le parti de la girouette. »
- 1:22:57PrésentateurFait
« Le grand gafouillage sur l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi. »
- 1:23:20PrésentateurFait
« Le parti qui se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu aux Anglais. »
Temps de parole
- Présentateur85 %
- Locuteur 47 %
- ?3 %
≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour
Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle semaine. Comme tous les jours, on va faire le tour des sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions.
On
regarde le programme de ce lundi 14 septembre.
Plus
de 7 mois avant la présidentielle et déjà un air de campagne. Ce week-end, Marine Le Pen et Bruno Retailleau faisaient leur rentrée avec des discours aux allures de projets présidentiels. Et le même électorat visait les droites. Combien de divisions le débat ? Dans une heure avec nos éditorialistes Nathalie Moré, Arnaud Benedetti et Mathieu Souklier. Marine Le Pen qui a mis l'accent sur le logement et le social tout en défendant la priorité nationale.
Est
-ce un retour fondamental pour le RN ? Dans une demi-heure, nous recevons le porte-parole du parti Laurent Jacobelli. Et puis campagne lancée également à gauche. Ce week-end avait lieu la traditionnelle fête de l'Huma et face à la hausse des prix du carburant, Fabien Roussel appelle à la mobilisation. Pousse-t-il au retour des gilets jaunes
?
On pose la question au sénateur de Paris, porte-parole du parti communiste, Yann Brossat. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous à tout à l'heure. Et puis à l'aide de nos régions,
on
fera le tour de la campagne des sénatoriales. L'élection, c'est le dimanche 27 septembre. Notre reportage en Gironde. Et puis nous serons également dans les Alpes-Maritimes avec Baptiste Bize, le directeur des rédactions de Nice Matin. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour.
Et
d'abord le journal avec Stéphane Duguay. Stéphane, c'est vous qui allez nous accompagner cette semaine. Bonjour. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. À la ligne de ce lundi 14 septembre, l'inquiétude autour des prix à la pompe. Oui, avec des tarifs qui dépassent les 2 euros le litre et qui ont des conséquences très concrètes pour les automobilistes que nous raconte Flora Sauvage.
Pas
de plafonnement en vue des prix à la pompe. Malgré un carburant à plus de 2 euros le litre, le gouvernement n'envisage pas une baisse de la fiscalité. Alors, les automobilistes tentent de s'adapter.
Je
conduis un peu moins vite, plus souple. Mais effectivement, vu le contexte international, je m'y attendais.
Déjà, on prend moins la voiture.
Donc, c
'est déjà une première restriction. Et si on doit prendre la voiture et mettre l'essence plus chère, on se prive sur autre chose. Donc,
pour
nous, les vieux, enfin les retraités, ce n
'est
pas évident.
Et le prix du carburant devrait continuer à flamber.
Sur
les réseaux sociaux, les appels à manifester le 17 octobre se multiplient sous le mot-clé gilet jaune 2026.
Un
appel relayé par le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, ce week-end à la fête de l'humanité.
Je ne souhaite pas que l'on attende les élections présidentielles pour que ça change. Je vous propose de passer à l'action maintenant. Je vous propose de faire la révolution maintenant. Parce que c'est maintenant que l'on fout. Et c'est maintenant que l'on doit agir.
En
2018, c'est la taxe carbone imposée par le gouvernement et la mobilisation de quelques internautes sur Facebook qui avaient lancé le mouvement des gilets jaunes.
A
l'époque, le carburant venait de dépasser la barre symbolique des 1,50€ le litre.
Et
le gouvernement qui ne demandera pas de gel du barème de l'impôt sur le revenu. Oui, c'est ce qu'affirme la porte-parole du gouvernement, Maud Bréjon, sur BFM TV. Elle a aussi promis que les retraités ne seront pas ceux qui feront le plus d'efforts pour ce budget. La question de la suppression de l'abattement de 10%, dont il bénéficiait pourtant toujours sur la table. Une option parmi d'autres qui sera étudiée et discutée pour trouver 30 milliards d'euros d'économie. Des discussions qui auront lieu jeudi entre les membres du gouvernement et cette semaine, qui fera l'objet de consultations entre le Premier ministre et les présidents de groupes parlementaires de la droite et du centre.
Et
on l'a appris, Emmanuel Macron qui soumet à Bruxelles une nouvelle version de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Oui, nouvel essai pour cette interdiction des réseaux sociaux. Promesse d'Emmanuel Macron qui avait essuyé d'abord un revers sur son premier texte. Il n'était pas conforme aux droits européens. Voilà donc un nouveau texte pour essayer de mettre en conformité cette réglementation avec le droit européen. Je rappelle que la précédente interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans avait été censurée par le Conseil constitutionnel. En Suède, résultat très serré aux législatives entre les sociodémocrates et l'alliance droite-extrême droite.
Oui, le bloc de gauche arrive d'une courte tête devant avec 176 mandats contre 173 pour le bloc de la droite et de l'extrême droite. Même si les résultats sont serrés, il marque quand même un recul pour l'extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Un premier recul aux élections législatives depuis leur entrée au Parlement suédois. Du côté de la gauche, la chef des sociodémocrates Magdalena Andersson pourrait revenir à la tête du gouvernement après l'avoir quittée en 2022. Écoutez-la, c'était cette nuit.
Quel
que soit finalement le résultat des élections, il y a des raisons de rechercher un nouvel esprit de coopération
dans la politique suédoise et que nous tous, qui avons reçu ou recevrons la confiance de représenter le peuple suédois au Parlement, assumant cette responsabilité avec
sérieux,
en mettant à chaque instant la Suède et le peuple suédois au premier plan. Mais pour l'instant,
nous sommes en tête et si
cela se
confirme, alors la Suède aura un nouveau gouvernement.
Merci Stéphane. On vous retrouve dans quelques instants.
On
va parler de la question du logement avec vous. Mais pour commencer, on va revenir sur la flambée des prix du carburant.
Yann
Brossat, vous êtes sénateur de Paris, porte-parole du Parti communiste et directeur de campagne de Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle. On commence par la flambée des prix du carburant qui inquiète les Français. 2,30
euros
en moyenne pour le litre de gazole des stations-services où ça frôle même les 3 euros. Vous appelez les Français à la mobilisation sur les ronds-points dans les entreprises. La révolution avant l'élection, c'est ce que dit Fabien Roussel. Avec quelle finalité vous allez nous en parler ? D'abord, est-ce que l'objectif premier,
c
'est de relancer le mouvement des Gilets jaunes ? Non, l'objectif premier, c'est de faire en sorte que les Français puissent vivre et non pas péniblement survivre. Parce que la situation est devenue insupportable pour des millions et des millions de Français, de travailleurs qui ont l'obligation d'utiliser leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Le carburant, ce n
'est pas
un achat plaisir,
ce
n
'est
pas un achat d'agrément. C'est un achat auquel vous êtes contraint lorsque vous êtes dépendant de votre voiture. Et donc, on a évidemment besoin de réfléchir à des mesures à moyen terme, notamment le développement de la voiture électrique. Mais en attendant et immédiatement, on a besoin que les carburants reviennent à des prix qui soient normaux et acceptables. On a dans notre pays une baisse du pouvoir d'achat. Ça a été le cas en 2025, c'est le cas au premier semestre 2026. Une baisse du pouvoir d'achat inédite depuis des années. Et donc, on a besoin de mesures d'urgence pour permettre de faire face, notamment avec cette crise liée au prix
des carburants. Mais quelles mesures vous
demandez ? Quel est l'objectif
de cette mobilisation ? Une chose
extrêmement simple, la baisse des taxes sur les carburants. La majorité du prix que vous payez aujourd'hui quand vous allez à la pompe, ce sont des taxes. À 60%, ce sont des taxes. Et donc, il y a une responsabilité du gouvernement. Nous interpellons le gouvernement. Nous demandons la suppression, la diminution de la TVA sur les carburants, la suppression des nouvelles taxes qui ont été introduites depuis le 1er janvier, les certificats d'économie d'énergie qui pèsent pour 15 centimes d'euros par litre.
Et
donc, oui, nous demandons ces mesures au gouvernement.
Le gouvernement ne peut pas laisser les Français. Mais le gouvernement, il vous a déjà
répondu, pardon, Yann Brossard. Il dit que ça coûte 15 milliards. On n'a pas les moyens. On n'a pas les moyens budgétaires de prendre cette mesure. Deux choses. Le nombre de fois où le gouvernement nous a dit que ça n'est pas possible, et où au final, il est revenu sur ses engagements initiaux, on l'a vu, y compris pendant le mouvement des Gilets jaunes, où le gouvernement nous a dit que
nous
ne cèderons pas. Et au final, il
a cédé, ce qui montre bien d
'ailleurs que les mobilisations sociales sont à même de faire reculer, y compris le gouvernement le plus têtu du monde. Et deuxièmement, 15 milliards. Effectivement, si par exemple, on décide d'abaisser la TVA de 20% à 5,5 sur les carburants, c'est en réalité d'ailleurs plutôt 10 milliards d'euros. Mettons-le en regard des 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. C'est 10 milliards d'euros pour baisser la TVA sur les carburants. C'est 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. Chaque année et sans contrepartie, y compris pour des entreprises comme Total. Total, qui je le rappelle, au premier semestre 2026, a vu ses bénéfices augmenter de 72%.
C'est quand même une vraie question. On a affaire à des profiteurs de guerre. On a affaire à un monsieur Pouyanné, patron de Total Energy, qui gagne 10 millions d'euros par an. Je vous le dis d'ailleurs, moi je pense que dans un pays civilisé, personne ne devrait gagner 10 millions d'euros par an, parce que personne n'a besoin de 10 millions d'euros par an pour vivre. Et donc on a besoin de
mesures de
justice sociale. Oui, qui plafonnent les prix à la pompe. À 1,99, quand, on s'en souvient, vous l'avez très bien dit dans votre reportage tout à l'heure, le mouvement des Gilets jaunes a émergé quand on était à 1,50. Donc la réalité, c'est qu'on a des Français qui sont aujourd'hui, pour une bonne part, pas tous, mais tous ceux qui dépendent de leur voiture, pris à la gorge, et un gouvernement qui les laisse crever la bouche ouverte.
Mais
autre argument,
parce que, pardon, Yann
Brossard, il y a quand même des aides, des aides ciblées. L'autre argument du gouvernement, c'est la baisse des taxes,
ça
profitera à tout le monde, y compris ceux qui ont les moyens de voir les prix à la pompe augmenter, alors que nous, on préfère des aides ciblées qui sont concentrées sur les gros rouleurs, sur les Français les plus modestes. C'est pas un argument que vous entendez
? D'abord,
ces aides sont tellement ciblées que plein de Français passent au travers, et que plein de Français qui auraient besoin aujourd'hui d'être aidés et d'être soutenus, n'en bénéficient pas. Deuxièmement, moi je suis effectivement, nous sommes, avec Fabien Roussel, favorables à la baisse des taxes. Nous sommes d'ailleurs, je crois, le seul parti de gauche à réclamer la baisse des taxes sur les carburants, précisément parce que c'est un produit de première nécessité pour beaucoup de Français. Mais surtout, ça n'est pas le gouvernement qui va nous faire, à nous, des leçons de justice fiscale.
S'il y a besoin de remettre de la justice fiscale dans ce pays, rétablissons l'impôt de solidarité sur la fortune. Le gouvernement l'a supprimé, mettons de l'ordre, je le redis, sur les aides publiques aux entreprises. Quand on voit que des entreprises qui licencient, qui délocalisent, qui versent des dividendes astronomiques à leurs actionnaires, continuent à toucher ces aides. Donc oui, il y a besoin de justice fiscale, mais il y a aussi besoin de mesures immédiates qui touchent tout le monde par le biais de la baisse des taxes sur les carburants. Taxes qui sont extrêmement injustes, puisque d'ailleurs, elles touchent tout le monde de la même manière, quels que soient ses revenus.
Donc ça, ça n'est pas juste, et donc il faut revenir sur ces taxes.
Qu
'est-ce que vous entendez par la révolution avant l'élection ? Quelle est la finalité ? Ça veut dire du mouvement social. Moi, je n'ai jamais pensé que la démocratie se résume uniquement au vote. Évidemment, c'est essentiel. Mais il y a aussi l'expression démocratique dans la rue, par les mobilisations sociales, par la grève. Et en l'occurrence, le mouvement des Gilets jaunes a fait la démonstration que parfois, quand on a affaire à un gouvernement qui ne comprend rien, qui n'entend pas la colère populaire, ce sont les mobilisations sociales qui viennent à bout de ce gouvernement et qui obtiennent d'ailleurs des avancées dans notre pays.
Toutes les grandes avancées sociales, elles sont intervenues. Bien sûr, lorsqu'il y avait des gouvernements à même relayer ces mobilisations, mais aussi parce qu'il y avait des luttes, des combats sociaux qui se jouaient dans les entreprises, dans la rue.
Et
donc, oui, bien sûr, je souhaite qu'on n'attende pas les élections de 2027. Avec Fabien Roussel, nous ne souhaitons pas qu'on attende les élections de 2027 pour que ça bouge, parce que c'est maintenant que les Français ont du mal à boucler leur fin de mois. Et donc, s'ils doivent attendre le mois d'avril pour que ça change, ça va faire long. Il y a les ronds-points, il y a la présidentielle, il y a aussi le Parlement. Vous êtes parlementaire, vous êtes sénateur. Qu'est-ce que vous allez faire au Parlement ? Est-ce que vous allez prendre des initiatives, des mesures, une fois que la session aura repris en octobre ? Bien sûr, nous allons nous battre sur cette question du carburant.
Il
y aura évidemment le débat budgétaire. Nous déposerons, bien entendu, des amendements, comme nous avons coutume de le faire. Une fois de plus, les carburants, c'est, pour beaucoup de Français, un produit de première nécessité. Quand j'entends dire, parfois, que pour des raisons écologiques, il ne faudrait pas baisser le prix des carburants. Mais ça, ça supposerait que les Français aient le choix d'utiliser ou pas leur voiture. Or, beaucoup n'ont pas le choix. En parallèle, il faut, je l'ai dit tout à l'heure, aider les Français à l'achat de véhicules électriques.
D
'ailleurs, parmi les propositions que nous faisons avec Fabien Roussel, c'est un véhicule électrique qui revienne à moins de 10 000 euros. Aujourd'hui, c'est beaucoup trop cher pour beaucoup de Français. Et donc, il faut les aider à sortir de la dépendance aux énergies fossiles. Malheureusement, dans l'immédiat, il y
a
besoin de faire face, d'où cette proposition de baisse des taxes sur les carburants. Ce week-end, Sautenay, la traditionnelle fête de l'humanité. Grand rendez-vous annuel de rentrée des communistes et plus largement de la gauche. Encore plus, à quelques mois de la présidentielle, vous avez invité Jean-Luc Mélenchon qui en a profité pour faire la promotion de sa candidature.
Nous
sommes formés, éduqués, instruits, organisés, disciplinés. Nous savons ce que nous voulons faire, comment le faire, quand le faire, où le faire. Premièrement.
Et
deuxièmement,
à
la surprise générale, nous le ferons.
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, vous l'entendez, est-ce qu'il n
'a
pas une large avance, déjà, dans la campagne ? Et dans ce contexte, quel est le sens de la candidature de Fabien Roussel, si ce
n
'est diviser un peu plus la gauche ? D'abord, moi, je ne pense pas qu'il y ait trop de candidats à gauche. Il
y a
une pluralité de candidats à gauche, il
y a
une pluralité de candidats à droite. Ensuite, ce sont les électeurs qui, librement, démocratiquement, font leur choix au premier tour.
Ça veut dire que Fabien Roussel
ira jusqu'au bout ? Oui, bien sûr.
Quoi qu'il en soit, il y aura un butin Fabien Roussel. Il y aura
Fabien Roussel qui sera candidat au premier tour. Une élection présidentielle, c'est deux tours. Un premier tour, un second tour. Parfois, on l'oublie. Je voudrais commencer par le rappeler. Deuxièmement, Fabien Roussel va faire entendre, dans cette campagne, une voix spécifique. Il veut incarner la France du travail, la France de ceux qui travaillent et veulent pouvoir vivre de leur travail, de ceux qui ont travaillé toute leur vie et veulent pouvoir vivre de leur pension de retraite sans être ponctionnés, comme prévoit de le faire le gouvernement, de ceux qui sont privés de travail et voudraient pouvoir retrouver le chemin de l'emploi, le monde du travail.
Nous voulons défendre le monde du travail. D'ailleurs, parmi les propositions faites par Fabien Roussel, il y a cette proposition, je ne sais pas si vous l'avez vue, de parité sociale. On est ici au Sénat. On vit aujourd'hui avec des assemblées, à l'Assemblée nationale et au Sénat, qui ne sont absolument plus représentatifs de la société française. Il y a 50% d'ouvriers et d'employés dans notre société. Ils sont à peine 10% dans nos assemblées. Nous voulons la parité sociale. Nous voulons l'obligation pour les partis politiques de présenter 50% d'ouvriers et d'employés à toutes les élections.
Je pense que ça fera beaucoup de bien à notre démocratie qui est aujourd'hui trop coupée de la réalité sociale du pays. Juste un mot sur le travail, puisque dans une interview à Libération la semaine dernière, Fabien Roussel disait « Je veux me distinguer à gauche en portant le travail comme idée centrale. » Parce que les autres ne le portent pas. Je ne suis pas là pour polémiquer avec les autres. Une fois de plus, les électeurs feront leur choix. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que pour nous, la question du travail est centrale. La question du travail. Parce que toutes les richesses partent du travail. Tout ce qui fait que notre pays peut tourner, c'est le travail.
Et aujourd'hui, les travailleurs ne sont pas respectés. La preuve, des millions et des millions de gens qui travaillent, qui bossent dur, n'arrivent pas à vivre de leur travail. Et donc pour nous, c'est la question centrale. La question des salaires. Vous vous rendez compte qu
'en
40 ans, la part du travail dans la valeur ajoutée a perdu 10 points au profit du capital. C'est-à-dire que l'équilibre entre le capital et le travail a été complètement déformé. Vous vous rendez compte que si on était sur la même répartition entre le capital et le travail qu'il y a 40 ans, chaque Français gagnerait 3000 euros de plus par an. On nous rebat les oreilles avec le coût du travail. La réalité,
c
'est
que
ce qui a explosé, c'est le coût du capital. Et bien c'est ça que nous voulons porter avec Fabien Roussel. C
'est ce qu'on appelait dans le temps la lutte
des classes, mais je l'assume parfaitement. En vous attaquant au patron ? En permettant que les patrons lâchent du lest, oui. Oui, bien sûr. Quand vous voyez qu'on a un bout de la société des fortunes considérable qui s'accumule, alors qu'on a autant de Français qui n'arrivent pas à vivre de leur travail, bien sûr, on a besoin d'un équilibre entre le travail et le capital qui soit complètement différent et qui profite davantage aux travailleurs, qui valorise le travail plutôt que la rapacité du capital. L'exemple de Total qu'on a évoqué tout à l'heure est la démonstration que la gloutonnerie, la rapacité du capital est en train de pourrir la vie des Français.
Ça fait des années, mais singulièrement en ce moment où le capital se sent tout permis et où il a malheureusement le soutien du gouvernement. Mais de là, parce que c'est ce qu'on a entendu ce week-end à la fête de l'humanité, tondre les patrons, c'est pas trop violent comme expression ? En tout cas, il y en a un certain nombre qui ont quelques réserves. Et donc, si un gouvernement de gauche était en place demain, oui, bien sûr, la priorité serait de rééquilibrer le rapport entre le capital et le travail au profit du
travail. Le rapport, c'est pas pareil que
de dire tondre les patrons ? Eh bien, en tout cas, je pense qu'on l'a bien compris et que de temps en temps, pour être compris, il faut dire les choses de manière un peu frappante et c'est ce que Fabien Roussel a fait, il a eu raison. Un mot, un dernier mot, parce que je voudrais qu'on parle du logement et qu'on ait le temps pour ça. Les Insoumis vous ont reproché en 2022 d'avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour. Le score de Fabien Roussel, c'était les voix qui manquaient à Jean-Luc Mélenchon, disait-il. Est-ce que là, vous ne prenez pas le même risque d'empêcher la gauche d'accéder au second tour
?
Vous savez, la gauche, dans la Ve République, n'a jamais gagné avec un candidat unique. Jamais. Elle a eu un candidat unique en 1965 et en 1974, elle a à chaque fois perdu.
Elle
a
aussi perdu
avec plusieurs
candidats, comme en
2002, par exemple.
Vous
avez raison, mais à chaque fois qu'elle a gagné, malheureusement, ça remonte un peu, mais à chaque fois qu'elle a gagné, elle s'est appuyée sur une pluralité de candidats. Et j'ai noté d'ailleurs que Jean-Luc Mélenchon, lui-même, lors de ses universités d'été à Valence, disait, le problème de la gauche, ce n'est pas la multiplication des candidats, c'est le manque d'électeurs. Et donc, la question, effectivement, c'est comment nous réussissons à élargir le socle électoral de la gauche. Aujourd'hui, on a une gauche qui est trop faible, qui est en dessous des 40% au premier tour, tout additionné.
Si on veut que la gauche gagne, il faut qu'elle puisse s'adresser à de larges couches de la population. Vous évoquez les élections présidentielles de 2022. En 2022, il y a eu plus de 10 millions d'abstentionnistes. 10 millions. Donc, s'il y a à regarder ce qui aurait permis à un candidat de gauche d'être à second tour, au second tour, regardons du côté des abstentionnistes. Ce que nous voulons faire avec
Fabien Roussel... Donc, vous ne considérez pas que vous
prenez des voix Jean-Luc Mélenchon ? Pas du tout. Et ce que nous voulons faire... Et d'ailleurs, je le dis aussi, c'est le corollaire à la candidature de Fabien Roussel, nous n'agresserons aucun candidat de gauche à l'occasion de cette campagne. Et je pense que nous devrions tous nous en tenir à ce code de bonne conduite. J'appelle à une forme de code de bonne conduite. Je pense que nous ne pouvons pas nous permettre des polémiques, des attaques, des agressions inutiles. Ça n'est pas productif. Nous
avons
d'ailleurs gagné au second tour.
Nous
avons intérêt à mener une campagne du premier tour qui soit entre nous une campagne respectueuse et sans polémique.
Le
logement, c'est un sujet auquel vous vous intéressez depuis longtemps. Préoccupation majeure des Français et thème au cœur du discours de Marine Le Pen. Hier, vous l'avez sans doute entendu, Yann Brossat. On va écouter la candidate Rennes à la présidentielle.
Le
logement sera au cœur de mon projet présidentiel. Ce sera, si je suis élu, un des grands chantiers du quinquennat.
Je
veux qu'en 5 ans, la situation du logement en France, aujourd'hui si tendue, revienne à la normale. La fin de l'habitat indigne,
le rééquilibrage du marché locatif, devenu parfois un véritable cauchemar.
L
'amélioration des logements existants, la relance massive de construction de logements, la protection de la propriété contre les squats et les occupations illicites, l'accession pour le plus grand nombre à la place.
Vous
entendez son ambition ? C'est une bonne chose qu'à mettre le logement au cœur du débat présidentiel ? C'est bien qu
'on
parle du logement, mais j'ai eu la curiosité d'écouter ses propositions. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y
a
un écart considérable entre les promesses qu'elle fait et les engagements qu'on crée qu'elle avance. Elle propose par exemple la suppression totale de la loi SRU, la loi de solidarité et de renouvellement urbain. Cette loi qui impose à chaque commune d'avoir un taux minimum de logements sociaux qui a été adopté d'ailleurs du temps où Jean-Claude Guesso était ministre communiste en charge de l'équipement des transports et du logement.
C
'est une honte. On a aujourd'hui 3 millions de ménages en France qui attendent un logement social. Ça représente environ 5 millions de Français. Ce sont des gens qui n'arrivent pas à se loger, qui pour une part vivent aujourd'hui dans des conditions indignes. Et donc, si on n'a plus d'obligation pour les communes d'atteindre un taux minimal de logements sociaux, inévitablement, on aura des difficultés de logement supplémentaires. Alors justement, les maires qui sont les premiers concernés par cette loi SRU, on va aller dans les bouches du Rhône. Bonjour Lionel De Cala. Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes maire LR d'Allo, membre du groupe de travail sur la loi SRU au sein de l'Association des maires de France. Comment vous réagissez-vous, Lionel De Cala, aux propos de Marine Le Pen qui effectivement a dit hier que si elle arrivait à l'Élysée, elle abrogerait cette loi SRU
?
Je suis satisfait que
la question du logement puisse émerger dans le débat de la future élection présidentielle.
C
'est un débat qu'on doit avoir au niveau national. Moi, à titre personnel, je n'appelle pas une abrogation de la loi parce que je n'ai pas le besoin en logement à l'échelle de notre pays. Par contre, ce qui est indispensable,
c
'est de réformer cette loi qui n'est pas du tout adaptée à la réalité d'énormément de communes à travers toute la France. Et c'est quasiment la moitié, par exemple, des communes du bout du Rhône dans mon département qui ne sont pas en capacité d'être en règle avec la loi. Et donc, il est temps d'adapter cette loi à la réalité de nos territoires. Mais juste pourquoi, Lionel de Calac, on comprenne bien, pourquoi vous n'arrivez pas à la mettre en application, cette loi
?
Parce que 80% de mon territoire communal est composé des collines de Marcel Pagnol sur les hauteurs de Marseille, parce que je tiens à préserver un tissu résidentiel et un cadre de vie pour l'ensemble des
habitants, parce que je sais que si je construisais selon ce que tente de m'imposer la loi, c'est mécaniquement de la qualité de vie de tous mes habitants
qui diminuerait parce que les routes n'augmenteraient pas dans les mêmes proportions, les équipements publics n'augmenteraient pas dans les mêmes proportions, les services municipaux ne pourraient pas augmenter dans les mêmes proportions et je ne peux pas me résoudre à voir la qualité de vie de mes habitants diminuer. Cette loi n'est pas adaptée. Il y a des endroits où on peut densifier en matière de logement, là où il y
a
des bassins d'emploi, là où il y
a
des transports en commun, sur des petites communes un peu plus rurales comme la mienne, c'est tout à fait inadapté de construire dans de telles proportions. Yann Brossard, vous entendez la réalité du terrain, cette loi, elle est difficile à mettre en place
«
tu es un maire », je le respecte, il n'est pas l'incarnation du terrain de manière générale. Il défend des options politiques qui sont par ailleurs respectables, qui ont tout à fait leur place dans le débat politique français, mais je note qu'il y a d'autres maires qui disent autre chose. Je suis l'élu d'une ville qui est la ville la plus dense d'Europe. La ville la plus dense d'Europe où le taux de logements sociaux a été doublé depuis une vingtaine d'années. Au moment où la loi SRU a été adoptée, nous étions à 12% de logements sociaux. Aujourd'hui, nous sommes à 25% de logements sociaux.
C'est la démonstration qui, compris dans une ville extrêmement dense, on a la possibilité de faire du logement social. Ce qui est vrai, c'est qu'on a besoin d'aider beaucoup plus les maires, notamment pour développer des équipements publics en parallèle du logement social. Parce que c'est vrai que lorsque vous faites du logement social, en particulier du logement social familial, vous avez besoin de construire des écoles, vous avez besoin de construire des gymnases, bref, vous avez besoin d'avoir les équipements publics qui vont avec. Néanmoins, c'est une loi pour ce qui me concerne, que je suis profondément attaché parce que c'est une loi de mixité sociale.
Parce que si on n'avait pas fait la loi SRU, on aurait continué à développer du logement social uniquement dans les communes qui en avaient déjà beaucoup. Et c'est une loi qui vise non seulement à faire du logement social, mais à faire du logement social dans les communes qui étaient déficitaires. Et donc, je pense qu'il faut continuer avec la loi SRU. mais c'est vrai, accompagner davantage les maires dans la production d'équipements publics qui permettent que ces logements sociaux puissent s'intégrer dans le territoire. Une dernière réponse, Lionel de Cala
?
Oui, c'est une réalité. Cette réforme, elle est plus que jamais indispensable. Il faut sortir de cette logique punitive pour les communes. Moi, je paye plus d'1,3 million de pénalités financières au titre de la loi. C'est de plus en plus insupportable, alors qu'on a de plus en plus de mal à boucler nos budgets communaux. Et donc, j'ose espérer que le temps de cette campagne présidentielle permettra effectivement d'aboutir à minimum à une grande réforme de cette loi qui, si elle avait dû faire la preuve de son efficacité, elle l'aurait prouvé durant ses 25 années d'application, plus d'un quart de siècle.
Donc, aujourd'hui, il est temps à l'adapter à la réalité de beaucoup de territoires à travers la France et pas uniquement en Ile-de-France. Merci beaucoup, Lionel de Cala, maire d'Aleau dans les bouches du Rhône. Autre sujet qui concerne le logement, Yann Brossat, c'est l'encadrement des loyers. Stéphane, on va voir ça avec vous, l'encadrement des loyers qui est en vigueur depuis 2018 dans plusieurs dizaines de villes et qui pourrait disparaître en novembre.
Et oui, une véritable course contre la montre est engagée pour les promoteurs de ce dispositif dont vous faites partie, Yann Brossat, puisque l'expérimentation de l'encadrement des loyers doit s'achever précisément le 26 novembre prochain si aucun texte de loi n'est voté d'ici là. Alors, ce mécanisme pour éviter la flambée des loyers a vu le jour en 2014 avant d'être repris en 2018 mais donc sous forme d'expérimentation dans les zones tendues, c'est-à-dire là où l'offre de logement est plus faible que la demande. Paris était la première ville à le mettre en place en 2019 et aujourd'hui, on compte 69 communes dans l'Hexagone qui encadrent les loyers.
En
Ile-de-France,
ça
concerne plusieurs villes comme plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. Il
y
a par exemple deux agglomérations en Ile-de-France et ailleurs. En France, on peut aussi citer Lille, Bordeaux, Lyon, Montpellier, l'agglomération de Grenoble ou celle du Pays Basque. Alors rappelez-nous, Stéphane, qu'on comprenne bien comment fonctionne l'encadrement des loyers. Alors le principe est assez simple. Le prix est fixé par un arrêté préfectoral, un loyer de référence plus précisément, au-delà duquel le propriétaire n'a pas le droit de louer son bien. Ces critères, ils dépendent de la surface du logement, du quartier, de l'année de construction, du nombre de pièces, des meubles dans le logement ou s'il n'est pas meublé.
Voilà, en théorie, les propriétaires qui louent plus cher que ce loyer de référence s'expose à une amende qui peut aller jusqu'à 5 000 euros. Mais dans les faits, beaucoup d'annonces immobilières dépassent le prix fixé par l'encadrement. Et de plus en plus, si on regarde les derniers chiffres de la Fondation pour le logement, elle a publié son sixième baromètre de l'encadrement des loyers et résultat, 37% des annonces immobilières publiées sur Internet cet été dépassaient les plafonds autorisés par la loi. C'est plus qu'en 2025 et plus qu'en 2024 et la palme d'or du déplacement, elle revient à la ville de Paris où un peu moins de la moitié des loyers proposés dépassent les seuils légaux.
Mais dans son baromètre, la Fondation pour le logement souligne quand même que s'il y a plus d'annonces hors des clous, les montants de dépassement sont moins élevés que l'an dernier. Et malgré ces trous dans la raquette, les promoteurs de l'encadrement des loyers se mobilisent pour ne pas le voir disparaître. Exactement. Le gouvernement a indiqué que la proposition de loi du député socialiste Ignaki Echanis pour prolonger l'encadrement des loyers serait étudiée au Sénat le 21 octobre. devienne pérenne et ouvert à toutes les communes qui le souhaitent. Mais le ministre du Logement, lui, veut restreindre cette proposition de loi.
Il souhaite un prologement de l'expérimentation pendant seulement deux ans et uniquement pour les communes qui sont déjà dans ce dispositif d'encadrement des loyers. Vincent Jambin qui, lui, est à titre personnel défavorable à l'encadrement des loyers. Écoutez ce qu'il disait au Sénat, c'était le 27 mai dernier.
On
a aujourd'hui un dispositif qui, à mon sens, n'atteint pas complètement sa cible puisque c'est surtout les familles les plus aisées parmi les derniers déciles qui en profitent le plus. Par conséquent, on peut s'interroger sur le fait qu'un dispositif qui vient créer moins de rotation dans le parc et une raréfaction de l'offre soit maintenu.
Yann
Brossat, ce sont les arguments du ministre qui se basent sur un rapport qui avait été commandé par Matignon. Qu'est-ce que vous lui répondez ? D'abord qu'il a mal lu le rapport qu'il a commandé lui-même puisqu'en l'occurrence, le rapport dit noir sur blanc que ce qui conduit à la raréfaction de l'offre locative en France, ce n'est pas l'encadrement des loyers et ce rapport souligne par exemple qu'à Nice, on a une raréfaction de l'offre locative plus importante qu'à Paris. À Nice, l'encadrement des loyers ne s'applique pas. À Paris, l'encadrement des loyers s'applique. Ce n'est pas un argument, il n'y
a
aucune corrélation entre la baisse de l'offre locative et l'encadrement des loyers. Ce que je dis au ministre, tout simplement, il n
'est
pas obligé d'être convaincu par l'encadrement des loyers. Il est de droite, il est libéral, il considère qu'il faut laisser les propriétaires faire n'importe quoi, c'est son problème. Simplement, il y a des maires qui ont été élus aux dernières élections municipales en s'engageant vis-à-vis de leurs électeurs à prolonger l'encadrement des loyers. C'est le cas d'Emmanuel Grégoire et de sa majorité à Paris. Ce que je lui dis, c'est tout simplement laisser les maires élus avec ce programme appliquer l'encadrement des loyers, continuer à l'appliquer. Et d'ailleurs, le ministre, en réponse à une de mes interpellations, s'était engagé à ce que la loi sur le prolongement de
l
'encadrement des loyers puisse passer au cours du mois d'octobre au Sénat. Et je le souhaite, je n'attends que ça. Et les deux
ans
qui sont proposés sont un compromis suffisant pour vous ? C'est déjà ça, ça permet de passer l'élection présidentielle.
En
tout cas, c'est indispensable si on souhaite éviter une flambée des prix qui serait très préjudiciable aux classes moyennes et aux classes populaires dans une ville comme Paris et dans beaucoup d'autres villes qui se mobilisent en ce moment. Merci beaucoup. Merci
à vous. Merci à vous
d'avoir été notre invité. Avec
plaisir.
Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes ? Oui, on reparlera de la flambée des carburants qui sont à la une des quotidiens régionaux ce matin. Effectivement, et on va en parler tout de suite avec notre invité. Je propose de partir de l'autre côté de l'échiquier politique.
C
'est la parole du RN, Laurent Jacobéli, qui nous rejoint. Discours de rentrée de Marine Le Pen hier et d'Ainam Beaumont, la candidate du RN qui a fait le serment de tout donner pour conduire à la victoire.
Un
discours centré sur le logement et une première mesure, la priorité nationale à Saint-Retour. aux fondamentaux.
On
va en parler avec Laurent Jacobéli. Bonjour.
Bonjour. Merci
beaucoup d'être avec nous, député de Moselle. Porte-parole du Rassemblement national. Une interview en partenariat avec la presse régionale qui est représentée ce matin par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auréane. Laurent Jacobéli, bonjour. Bonjour. On va revenir sur ce discours de rentrée de Marine Le Pen et évidemment sur ses propositions. Mais d'abord un mot puisque cette rentrée, elle a été marquée par les divergences entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. On va y revenir. Je sais que vous n'aimez pas ce mot. Marine Le Pen qui n'a quasiment pas cité Jordan Bardella dans son discours. Jordan Bardella qui n'avait pas l'air aux anges à la fin de celui-ci.
Comment l'est-il y a ? Je vais vous épargner quelque chose parce que sinon vous allez passer neuf mois épouvantables avec une loupe en essayant de voir si quelqu'un se gratte l'oreille, quelqu'un hausse le sourcil à un moment. En espérant trouver un moment, vous pourrez dire Marine Le Pen et Jordan Bardella ne s'entendent pas.
C
'est faux. Marine Le Pen a commencé son discours et il est honnêté de le dire en souhaitant un joyeux anniversaire à Jordan Bardella ce qui est plutôt sympathique comme démarche et non pas du tout
possible. C'est la seule forme où
il a été citée. Repris par l'ensemble de la salle. Donc honnêtement, moi je veux bien rentrer dans ce jeu-là. On peut refaire Dallas, on peut écrire Closer mais je pense que le débat politique et les besoins de Français méritent autre chose. Marine Le Pen et Jordan Bardella font campagne ensemble. Marine Le Pen sera présidente de la République et Jordan Bardella conduira son gouvernement. C'est clair depuis le début ils font campagne ensemble. Il
n'y a pas de
risque de scission ?
Sarah Knafo par
exemple qui dit le RN veut évincer la ligne Bardella. Mais qui dit ça ? Sarah Knafo. Mais d'accord c'est une ennemi politique. C
'est une ennemi politique. Mais si vous
écoutez Sarah Knafo et que vous lisez Libération évidemment vous aurez une vision déformée de la réalité. Écoutez-nous plutôt on le vit au quotidien tout va bien. Ça en doit être peut-être certain mais tout va bien. On a vu que Jordan Bardella enfin l'anniversaire de Jordan Bardella a été souhaité en direct au début du meeting c'est très bien mais on se pose la question de savoir pourquoi il n
'a
pas eu le droit à la parole finalement c'était ça son cadeau d'anniversaire une remise en place en bonne et due forme. Donc on va passer l'interview là-dessus.
Non non c'est
juste pour savoir pourquoi est
-ce
qu'il n
'a
pas pris la parole en fait ? C'est le fief de Marine Le Pen et Nain-Beaumont
d'accord mais
d'habitude les deux s'expriment.
Je
vais vous répondre. Regardez depuis que Marine Le Pen est députée elle fait sa rentrée à Nain-Beaumont et depuis le début elle est seule à parler pour sa rentrée. Ça n'a jamais été différemment. Quand elle a Nain-Beaumont c'est ça
?
Donc il n'y
a
pas de changement en fait. C'est-à-dire que même quand les choses sont habituelles et classiques vous vous dites tiens tiens tiens il y a quelque chose. Mais je vous le dis encore vous êtes des journalistes vous faites très bien votre travail regardez nos mesures regardez ce dont les Français ont
besoin.
Cette espèce de feuilleton qui n'existe pas vous amuse peut-être moi elle ne me dérange pas parce qu'on répond et on sait bien que ce n
'est
pas la vérité. Je ne
suis
pas sûr que c'est ce qu'attendent les Français. De votre point de vue Marine Le Pen a réussi à rentrer en campagne.
Oui clairement
clairement c'est un beau discours un discours présidentiel avec un vrai programme avec des vraies solutions à des problèmes que vivent les Français. Elle a parlé du logement au moment où on se parle il y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. La construction de logement a diminué de 39
% depuis l'arrivée d
'Emmanuel Macron. Donc ça c'est concret et ça touche les Français.
On
va rentrer dans le détail de son discours. La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux. Bien sûr.
Ce
qu'a dit hier Marine Le Pen c'est le retour aux fondamentaux de ce qu'était le Front National à l'époque. Ce n
'est
pas le discours qu'elle tenait en 2022. Ah si, on a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale.
Mais on
ne parlait quasiment plus. En 2022 c'était pouvoir d'achat, pouvoir d'achat.
Mais
on parle aussi pouvoir d'achat mais les deux sont liés. Quand des Français travaillent, payent des impôts, cotisent et qu'ils ont besoin d'un logement social je rappelle qu'ils ont 2,8 millions en attente et qu'on leur dit non vous n'êtes pas prioritaire chez vous alors ce n'est plus possible. Aujourd'hui il y a 70% des Français qui seraient éligibles à un logement social.
Il
n'y
en
a que 11% qui habitent un logement social. Ce chiffre augmente à 33% chez les étrangers et même à 50% chez les étrangers venant d'Afrique. Donc vous voyez bien qu'il y
a
une disproportion totale. La priorité nationale, la plupart des pays au monde le font.
Mais comment vous la mettez en
place concrètement ? C'est très simple. Il y a un logement vacant, il y a plusieurs candidats. À dossier équivalent, il y a un candidat présenté par une famille française et un dossier présenté par une famille étrangère. La famille française passe avant. Mais comment ? C'est
-à
-dire que ce n
'est
pas une rupture de l'égalité devant la loi ?
Ah non, c'est l
'égalité des citoyens. La déclaration des droits de l'homme est très claire. On parle de citoyens et donc les citoyens français chez eux passent avant ceux qui ne sont pas citoyens français. Dans ce studio, vous tournez des émissions de public Sénat. Si quelqu'un vient de LCI, de BFM ou de CNews et veut emprunter votre plateau, si vous avez une émission, vous
prendrez la priorité.
Mais on sait que le Conseil constitutionnel a déjà censuré et limité des mesures qui visaient à restreindre l'accès aux prestations sociales aux étrangers, même en situation régulière. Comment vous faites du coup avec le Conseil constitutionnel pour mettre en place cette mesure de priorité nationale pour le logement ?
Ce
n'est pas anticonstitutionnel. Nous mettrons simplement une condition supplémentaire sur la nationalité. L'idée n'est pas d'interdire le logement social à d'autres que les citoyens français. L'idée est qu'ils aient la priorité. Mais excusez-moi, je ne comprends même pas ce qui choque en fait. Quand on a cotisé soi-même
ses parents, ses grands-parents, vous
savez, moi, le discours rien n'est possible,
on
ne
peut
rien changer, je ne peux plus l'entendre. Voilà. Aujourd'hui, la France, elle est surendettée. Aujourd'hui, la France, elle est en décroissance. Aujourd'hui, les Français voient leur pouvoir d'achat baisser. Aujourd'hui, les
Français voient leur système social décliner. les politiques qui
font des promesses qui ne tiennent pas.
Est-ce que là, vous ne risquez pas de faire
la même chose ? Marine Le Pen a commencé son discours très clairement. Je suis candidate, je serai votre présidente et j'appliquerai mon programme. Je le dis à tous les Français qui nous regardent, vous aurez la priorité chez
vous. C'est
très
bien,
sauf que la manière dont vous présentez les choses, les chiffres que vous affichez,
en
fait, 70% de Français éligibles, 11% simplement... Vérifiable. Non, mais c'est vérifiable, sauf que la façon dont vous présentez les choses donne l'impression qu'en réalité, les citoyens français ne peuvent pas avoir accès aux logements sociaux. Or, le problème du logement social, c'est qu'il n'y
en
a pas assez. C'est d'abord un problème de construction et de disponibilité des logements. Vous avez tout à fait raison.
Il y a
deux problèmes. L'accès au logement social existant et la construction du logement social. Et c'est pour ça que là aussi, nous prenons des mesures, notamment pour desserrer les taux normatifs qui pèsent sur les promoteurs. Depuis les lois votées par M. Édouard Philippe, les conditions pour construire un logement d'habitation sont telles que le surcoût est énorme. Vous
parlez du
RE-2020 que Marine Le Pen a dit. Je voulais éviter les termes trop techniques, mais oui, le
RE-2020
qui rend la construction quasiment impossible. Il faut desserrer les taux.
Il
faut garder quelques normes. Évidemment, celles qui sont utiles, tout ce qui est accessoire,
il
faut arrêter. Juste, pardon, pour finir concrètement sur cette histoire de priorité nationale pour
le logement.
Non, pas du tout, mais j'aimerais comprendre. Par exemple, une aide soignante qui est étrangère, mais en situation régulière en France. Est-ce qu'avec votre mesure, elle devra quitter son logement social ? Non, non. Nous ne demanderons pas à ceux qui ont aujourd'hui un logement social de partir. Mais elle
ne pourra plus y accéder.
Bien sûr, elle pourra rester chez elle et tranquillement. Nous parlons de l'accès au logement social. On ne
va
pas changer les règles en cours de route. Ça ne se fait pas et ce ne
serait
d'ailleurs pas applicable et profondément pas humain. Ce n
'est
pas du tout l'idée.
Donc
vous n'expulsez personne ? Mais évidemment non. Mais ça veut dire que cette même aide soignante, donc étrangère en situation régulière, elle ne pourra plus accéder à un logement social une fois que vous serez au pouvoir. Je vais vous le dire autrement. Vous avez deux aides soignantes qui gagnent le même salaire, qui sont dans la même situation, dans la même zone géographique. L'une est française, l'autre est étrangère. La française aura accès au logement social en priorité.
Sur
la loi SRU,
c
'est la loi qui instaure un quota pour les maires, un quota de logements sociaux. Vous voulez la supprimer ?
Ça ne marche pas.
Même pas la réviser, la supprimer. Ce n
'est
pas une manière de s'attaquer au logement social ? Non, au contraire. On
a
discuté avec les maires et je voyais qu'il y en avait un tout à l'heure sur votre plateau, M. De Cala, le maire de Hallot. Aujourd'hui,
on
a mis
les maires... Il
faut la revoir, mais il ne
faut
pas la supprimer. Oui, mais on a mis les maires aujourd'hui dans une situation inextricable. Il y a une double exigence qui fait que ce n
'est
pas possible. On leur dit en même temps la loi zéro artificialisation nette. Ces noms de codes inventés par les technocrates sont imprononçables. Cette loi ZAN qui dit attention pour protéger l'environnement, etc. vous ne pouvez plus construire. Et en même temps, on leur dit qu
'il
faut construire du logement social. Bon, écoutez, c'est compliqué pour eux. Non, il faut arrêter avec cette loi SRU qui met beaucoup de communes dans la difficulté. Par contre, il faut inciter au logement social. J'ai appelé tout à l'heure une mesure qui était celle du desserrement des états des normes. Il faut aussi dire qu'il y
aura
un accès à la propriété pour les habitants en logement social au bout d'un certain nombre d'années.
Ils
pourront acheter leur appartement et le loyer qu'ils auront versé sera considéré comme un apport, ce qui veut dire qu'il y aura des besoins nouveaux et les promoteurs pourront construire à nouveau. Ce sera dans l'intérêt général, l'intérêt des communes, l'intérêt du secteur du BTP qui va mal. Et comme vous le savez, quand le bâtiment va, tout va. Et donc, ça créera de
l
'emploi et le secteur social puisque ça permettra l'hébergement. Vous voulez
créer une
espèce de location-vente pour le... On peut l'appeler comme ça si ça peut permettre de faire
reprendre. Oui, bien sûr.
Marine Le Pen qui a aussi défendu une loi anti-squat. Alors, on a l'impression quand on l
'a
entendu hier qu'elle en parlait comme d'une révolution. Vous savez qu'il y
a
déjà une loi anti-squat. Oui, mais je sais aussi que beaucoup de propriétaires et j'en reçois beaucoup dans ma permanence ont leur appartement squatté et ne peuvent pas le reprendre. Une loi, quand elle ne marche pas, il faut la changer. Là aussi, je vais revenir à un principe de base.
J
'ai l'impression aujourd'hui de dire des évidences, mais comme notre monde est devenu fou, il faut parfois remettre, permettez-moi l'expression, l'église au milieu du village. Quand on possède un bien immobilier, que ce bien est exploité ou habité par quelqu'un d'autre qui n'a pas le droit d'y être, il faut rendre le bien à son propriétaire. La force de la loi est là, je le dis clairement, pour expulser les voyous qui prennent la propriété d'un autre. Le
droit à la propriété est
essentiel. Il y a déjà une loi qui existe. Qu'est-ce que votre loi ferait de plus que ce qu'il
n
'est pas ? Action immédiate, obligation pour les préfets d'envoyer les forces de l'ordre. Il faut agir. Aujourd'hui, vous avez tout un tas de recours, tout un tas d'astuces
que
les squatteurs connaissent très bien d'ailleurs pour qu
'ils
ne quittent pas leur logement. On connaît les astuces, on connaît les moyens qu'ils ont de
frondir. Il
y a une loi de 2023 qui, elle, est appliquée. Le Sénat a voté une loi en janvier pour renforcer cette loi.
Mais
pourquoi vous n'êtes pas emparé à l
'Assemblée nationale si c'était si important pour vous ? Ce sont des lois
de communication. Et aujourd'hui, peut-être que ça vous a échappé, mais on est ici sur Public Sénat, mais à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas la majorité. Non, mais vous avez des niches. Oui, d'accord. Mais personne ne vote nos lois par principe. Donc, on le fera quand Marine Le Pen sera présidente de la République. Et puis, il y a plein d'autres choses à faire. Il y a 96 millions de mètres carrés aujourd'hui qui appartiennent à l'État et qui sont inexploités. Des bâtiments publics qui ne sont pas utilisés. On parlait tout à l'heure de besoins en logement. Voilà une piste pour aller trouver des surfaces. Il y a des bureaux aujourd'hui qui ne sont pas exploités.
Eh bien, par un jeu fiscal, il sera moins intéressant aujourd'hui d'avoir des bureaux vides pour occuper et ça pourra amener des espaces pour le logement. C'est un plan complet, en fait. Loin des erreurs du passé, la loi SRU est une erreur, la loi ZAN est une erreur. Eh bien, corrigeons nos erreurs. Vous avez les promoteurs qui vous diront que parfois, c'est plus coûteux de réhabiliter des logements de vieux bureaux. Oui, c'est vrai.
De
vieux bureaux en logement.
Ça peut servir
aussi à du logement de qualité, à du logement social. Vous savez, les promoteurs, moi, quand je les vois, ce n
'est
pas ce qu
'ils
me disent. Ils me
disent aujourd
'hui, on est empêchés de construire alors qu'il y
a
du besoin. Et vous les avez consultés pour les mesures que vous annoncez
?
Bien
sûr, nous
parlons à tout le monde, nous parlons au maire, nous parlons évidemment aux promoteurs, nous parlons à ces Français aussi qui cherchent un logement, qui ont le droit à un logement mais qui n'en trouvent pas et qui voient passer devant la file d'attente d'autres qui sont en France depuis moins
longtemps
et qui n'ont pas cotisé. Marine Le Pen a aussi proposé hier le principe de la portabilité des emprunts, le fait que si vous avez un logement, vous avez contracté un emprunt à un certain taux, des années plus tard, vous le revendez pour en acheter un autre, les taux d'intérêt ayant augmenté, vous auriez gardé le même taux d'intérêt qu'au départ, ça c'est possible ? Bien
sûr que c'est possible. Qu'est-ce que
ça implique financièrement ? Ça implique tout simplement de la constance de la part des banques. Si vous avez un prêt sur 20 ans à 3,5%, ça ne changera rien pour la banque. Si au bout de 15 ans vous vendez votre billet et que vous en achetez un autre, les 5 ans seront reportés sur le deuxième achat. La banque continue à faire ses bénéfices. Il faudra peut-être allonger d'ailleurs la durée maximale des prêts mais pour celui qui vend et qui achète, ça permet de faire tourner le marché. Lui-même va acheter quelque chose d'autre et son ancien logement va être vendu. L'idée, c'est de rendre le marché plus fluide, plus créateur d'emplois et plus accessible aux Français.
Les Français préoccupés par le logement, préoccupés également par la hausse des prix à la pompe, est-ce que vous, Laurent Jacobéli, vous souhaitez que le mouvement des Gilets jaunes reparte
?
Je ne le souhaite pas. Si les gens veulent manifester et qu'ils le font dans le calme et selon les règles...
Vous les appelez à manifester
? Non, pas du tout. Vous
irez
vous-même sur les routes
?
A priori, ce n
'est
pas prévu. Vous savez, moi, j'irai sur les routes. Pourquoi ? Pour convaincre de voter pour Marine Le Pen. Marine Le Pen qui proposera de faire baisser la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. Aujourd'hui, avec notre mesure, le litre serait à 1,84 litre d'essence et non pas à 2,20
euros.
On est à peu près le seul pays à ne pas prendre des mesures. Quand vous faites le
plein
d
'essence... Et Maude Bréjon,
vous avez pondu hier 15 milliards pour les caisses de l'État. Vous les trouvez où les 15 milliards ? Si Maude Bréjon savait compter, elle ne serait pas dans la majorité. Clairement, ces gens qui donnent des leçons qui appauvrissent les Français et qui endettent la France, je crois qu'une leçon n'a donné à personne. Si Maude Bréjon voyait un peu plus loin que le bout de son nez, elle verrait qu'une essence chère, c'est moins de consommation de la part des Français, moins de consommation, c'est moins de TVA qui rentre dans les caisses de l'État. Donc, elle devrait y penser, vu l'état des caisses de la France.
Et puis, en même temps, ça veut dire des producteurs français qui vendent moins et donc des pertes d'emplois et donc des pertes de cotisations. Donc, s'ils avaient un tout petit peu de profondeur de vue, ils verraient qu'il est urgent de sauver le pouvoir d'achat des Français pour sauver l'emploi des Français et pour sauver l'économie de la France. Mais s'ils avaient cette intelligence, on s'en serait aperçu.
Pourquoi,
compte tenu de l'état de nos finances publiques, vous ne défendez pas plutôt des mesures ciblées pour les Français les plus modestes, pour les gros rouleurs, pour ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler, plutôt qu'une baisse des taxes qui, finalement, va profiter à tous ?
Parce
que les usines à gaz, ça suffit. Les usines à gaz, ça ne marche pas. Là encore,
à
avoir accès à l'aide ciblée, il y a tellement de paperasse pour tellement peu d'argent à la fin que ça ne m'intéresse pas. Et je vois les mêmes entrepreneurs qui refusent des chantiers parce qu'ils sont trop loin et que ça coûte trop cher en essence. Des Français qui restent chez eux parce que le coût de l'essence ferait qu'ils iraient payer pour aller au boulot. La situation n'est pas tenable. Je rappelle, quand vous payez 2,20
euros
le litre, il y a plus de 50% qui vont dans les caisses de l'État. Le premier profiteur de guerre s'appelle l'État. Marine Le Pen, qui a dit samedi, préférait un budget imparfait mais opérationnel plutôt qu'une loi spéciale. Est-ce que ça veut dire que le RN ne censurera pas le budget ? Non, ça veut dire que simplement nous nous plaçons nous dans l'idée de gagner. Voilà. Marine Le Pen veut être présidente de la République et nous la soutenons pour ça.
Le
budget c'est avant la présidentielle. Bien sûr. Et donc quand elle arrivera à la présidence de la République, quand Jordan Bardella arrivera à Matignon, ils corrigeront le budget. Et donc il est plus simple de corriger un budget existant que de partir d'une loi spéciale.
Il
faudrait
6 mois de boulot. Ça répond pas à ma
question. Est-ce qu'en décembre vous allez censurer ou pas le budget ? C'est très simple. On fera comme on a toujours fait. Si le budget est inacceptable, c'est-à
-dire
que s'il
y a
une hausse d'impôts, s'il
y a
une perte de pouvoir d'achat programmé... Le gouvernement ne
dit
pas de hausse d
'impôts.
Oui, mais confiance modérée dans la parole du gouvernement. Alors nous censurerons. Si en revanche, il nous écoute, il écoute nos propositions et nous allons sortir un contre-budget le 7 octobre, eh bien alors, nous aurons une démarche tout à fait objective. Nous ne nous interdisons à rien. Moi je vois la gauche radicale qui dit, quoi qu'il arrive, nous censurons, Fentremoux qui dit, quoi qu'il arrive, nous laisserons passer parce qu'ils n'ont aucun espoir de gagner. Nous, on a l'espoir.
Mais
donc, vous allez discuter avec Sébastien Lecourne ? Nous allons faire des propositions. C'est M. Lecourne lui-même qui, je crois, a envoyé une lettre aux parlementaires en leur demandant de discuter. Ce sera quoi les lignes rouges dans votre budget ? L'impôt. L'autre contre-budget ? Voilà, ça suffit maintenant. Si le problème se réglait par l'impôt et par la taxe, on l'aurait vu, nous sommes le pays le plus taxé d'Europe et on est celui qui va le moins bien. Donc, pas de hausse d'impôt. Voilà, par exemple,
une une rouges très claire. Donc, s'il n'y a pas de hausse d
'impôt, il n
'y a
pas de censure du RN ? Nous verrons le budget. Il ne
faut
pas que le pouvoir d'achat non plus, par une autre mesure des Français, soit affecté. Donc, nous regarderons ce qu
'il
nous propose. S'il
y
a une dégradation de l'État de la France prévisible, c'est non. S'il y a un engagement de la France au-delà de l'élection présidentielle sur des mesures qui ne marchent pas, ce sera non. si c'est quelque chose de plus neutre et qui nous permettra, nous, en mai, de faire un nouveau budget, un correctif
du budget qui va dans le même sens. Est-ce que, par exemple,
taxer les retraités, c'est neutre ? Non, c'est une taxe, non
?
Donc, rien. Il
ne faut pas toucher aux retraités.
Pas d'impôt supplémentaire. Ce principe du budget réversible,
c
'est Sébastien Lecornu qui l'a annoncé lui-même en disant qu'il ferait un budget qui pourrait être changé par le futur
ou la future
présidente de la République. Encore faut-il que ce futur chef de l'État ait la majorité à l'Assemblée pour pouvoir refaire le budget ? Est-ce que ce sera votre cas ? Est-ce que vous avez la certitude aujourd'hui en cas de victoire, leur Assemblée nationale aura la majorité à l'Assemblée nationale ? Nous nous battons
pour
sauver notre pays. Nous nous battons pour gagner. On ne se bat pas pour faire des hypothèses. Et si les poissons avaient des ailes ? Voilà. On se bat pour que Marine Le Pen soit présidente de la République. Jordan Bardella, chef de gouvernement, avec une Assemblée majoritaire.
On
fait sur le terrain une campagne quotidienne. Mes collègues députés RN font un boulot formidable ainsi que nos alliés d'Éric Ciotti. Donc oui, nous aurons la majorité et on se bat pour
ça. Avec vos alliés d'Éric
Ciotti, c'est
ça ?
Évidemment. Et tous ceux qui voudront nous rejoindre parce que je le rappelle, nous tendons la main à tous les patriotes sincères. Moi, je ne peux pas croire que les élus de terrain LR, les électeurs LR aient envie de continuer à travailler à la sape de la France. Ils veulent sauver ce pays. La plupart sont des
vrais patriotes. Bruno Retailleau, c
'est la sape de la France
?
Bruno Retailleau est un macroniste. Voyez le bilan de Macron.
C
'est pas ce qu
'il
dit.
Ah
oui, non mais les gens qui mentent en politique, il y
en
a deux ou trois. Donc pour vous, c'est un macroniste. Mais en revanche, vous tendez la main au LR
?
Évidemment qu'ils travaillent avec nous. Il y a plein de députés LR qui font un boulot formidable, des élus locaux LR qui font un boulot formidable et qui se trouvent contraints par la politique de leur chef, toujours en quête d'alliances improbables et de postes bien rémunérés. Eux, ils ne sont pas dans cette logique. S'ils veulent travailler avec nous, travaillons ensemble. Ce pays a
besoin d'être sauvé.
Pardon ? Il y en a déjà qui disent je travaillerai avec vous. En tout cas, il
y
en a qui envisagent l'idée mais je ne vous donnerai évidemment aucun nom aujourd'hui. Stéphane. D'ailleurs, je dis LR parce que c'est le plus évident mais si quelqu'un d'un autre parti a envie de sauver ce pays et est
d'accord
avec la plupart de nos mesures, qu'il vienne.
Ça
va jusqu'où ? Des gens qui respectent la démocratie, qui respectent le scrutin populaire.
Je
pense qu'elle est
sûre. Parce que tout à l'heure, ça n'est exclue. C'est votre
ennemi
?
Politique, pas l'ennemi humain. Ça, j'ai bien compris. Mais donc elle, vous ne l'appelez pas pour rejoindre
? Éric Zemmour, Sarah Knafou.
Je crois qu'elle n
'est
pas dans cette logique. Bruno Retaille, non
?
Elle a envie d'un grand remplacement politique. Elle veut remplacer le RN. C'est ça son ambition. Nous, on veut sauver la France. Mais si demain, elle change d'état d'esprit, vous savez, on ne va pas mettre un videur à l'entrée. Tous ceux qui sont sincères, tous ceux qui veulent sauver le pays pourront travailler avec nous. La dernière fois qu'on a fait campagne aux législatives, le slogan était pour un gouvernement
quels
sont les prochains thèmes mis en avant par Marine Le Pen après le logement ? Comment est-ce que vous allez faire campagne ? C'est
quoi
votre stratégie ? Aller voir les Français, proposer des mesures. Donc des déplacements de terrain ?
Bien sûr,
des déplacements de
terrain. D'autres grands
meetings ? Oui, il y aura des grands meetings. Le prochain grand rendez-vous,
c'est Orléans. C'est le 25 octobre à Orléans. Ça, c'est le
congrès du parti ? Oui, mais il
y
aura après le congrès un grand meeting ouvert à tous avec Jordan Bardala et Marine Le Pen. On a la chance d'avoir deux leaders populaires, les deux personnalités politiques préférées des Français. Donc ils vont sillonner la France, parfois séparément. Et alors je compte sur vous pour à chaque fois ne pas dire ils ne sont pas ensemble, ça ne va pas. Parfois ensemble pour peut-être vous rassurer et vous tranquilliser.
Non mais un mot parce que pardon, Jordan Bardala il
ne sillonne pas que la France. Il va aussi outrement.
Bien sûr.
Un déplacement qui a beaucoup fait parler il
y
a quelques jours. Il n'était validé par Marine Le Pen ce déplacement ? Ce déplacement était prévu. Là encore, ils discutent ensemble.
Vous
savez, chacun n'est pas dans son bureau à 30 kilomètres de l'autre. Donc on se parle, on discute.
Marine
Le Pen savait qu'il allait signer cet accord avec Nigel Farage et savait ce que contenait cet accord ? Cet accord, il a été mal interprété alors sciemment ou pas par un certain nombre d'adversaires politiques. D'ailleurs je préfère le terme adversaire à ennemi qui n'est pas le bon. Un certain nombre d'adversaires politiques ou un certain nombre de journalistes. Mais cet accord, c'est quoi ? C'est les migrants doivent savoir
qu
'en France et en Angleterre ils seront renvoyés chez eux pour ne pas qu'ils viennent en fait.
Ils seront d'abord renvoyés
vers
la France. Ils
sont repris en mer dans le trajet de la France vers l'Angleterre.
Oui mais y compris dans les eaux
internationales britanniques.
Imaginez l'inverse.
Là encore, un peu de hauteur de vue. Le migrant qui sait que s'il est pris en pleine mer il va aller en Angleterre. Mais son but est atteint puisqu'il veut aller en Angleterre. Et que beaucoup de ceux qui sont à Calais ne viennent pas pour rester en France mais viennent pour aller en Angleterre. Nous on leur dit, on leur envoie un signal la France et l'Angleterre. Si vous débarquez en France dans l'espoir d'aller en Angleterre ne débarquez pas en France
ce n'est pas
suffire.
Ah
mais
il n'y a pas
que ça. Non mais comment vos électeurs apprécient ce genre de choses en fait ? Parce que finalement ce que fait Jordan Bardella c'est de s'engager au nom de la France en disant moi Premier ministre la France reprendra les migrants qui traversent la Manche y compris ceux qui sont pris
dans
les eaux internationales britanniques.
Si un migrant
arrive en Angleterre c'est l'Angleterre qui le renverra chez lui. Voilà. Si un migrant est en France pas en
Angleterre et n'arrive pas en
Angleterre
d'être pris sur les
eaux internationales ou les eaux françaises ou britanniques il sera expulsé de France. Mais c'est évidemment logique c'est pour tarir le flux. Ce que vous ne comprenez pas c'est que la situation actuelle ne nous convient pas. Un demi million de migrants légaux par an pratiquement un million de migrants illégaux en France. 20 milliards sont dépensés dans l'aide sociale aux migrants par an. Cet argent nous allons le rendre aux français et nos frontières nous allons les contrôler.
Juste dernier mot. C
'est la détermination d'un Premier ministre futur je l'espère qui est Jordan Bardella et pour appliquer une politique avec laquelle nous aurons un contrat avec les français et nous remplirons notre contrat. Nigel Farage c'est un brexiteur est-ce que ça veut dire que vous voulez en revenir au Brexit ? Bien sûr que non. Nous pouvons dialoguer avec celui qui sera probablement le futur Premier ministre du Royaume-Uni sans pour autant adopter son programme. Parler avec les autres pays de l'Union Européenne parler avec nos autres partenaires y compris hors Union Européenne comme le Royaume-Uni c'est normal quand on s'apprête à gouverner.
Notre président de la République a voulu donner des leçons à la Terre entière il était isolé de la Terre entière mais on veut travailler avec les dirigeants et pas les regarder de haut. Merci Laurent Jacobelli
Merci beaucoup d
'avoir été notre invité à la Une de Ouest France Stéphane Aviation les carburants bas carbone peine à décoller c'est à lire ce matin dans votre journal on regarde ce qui fait la Une dans nos régions. Stéphane vous nous rejoignez pour cette revue de presse de nos quotidiens régionaux on commence par les prix des carburants Stéphane qui continue de flamber c'est à la Une ce matin de l'Union et du Dauphiné. Oui entre 2,10
euros
le litre de sangplon et 2,30 euros le litre de gasoil ça pèse beaucoup dans le porte-monnaie des automobilistes parce que Nadine 61 ans interrogée par l'Union explique qu'elle paye 200 euros par mois de carburant on ne sort plus le week-end on va moins voir la famille qui habite un peu loin explique-t-elle même constat que Corine qui reste plus souvent à la maison dit la mère de famille au quotidien de l'Aisne une situation qui nourrit la colère et laisse planer la possibilité de retour des gilets jaunes avec cet appel à se mobiliser le 17 octobre je les rejoindrai sans problème lance Nadine à l'Union
La
colère qui s'exprime aussi dans le monde agricole durement touché lui par la canicule oui c'est à la une du républicain Lorrain et de Midi Libre dans ses colonnes le quotidien de l'Est revient sur les terres de Jim plus grande foire agricole en plein air d'Europe certains se demandaient si c'était vraiment le temps de faire la fête confie au journal Jonathan Nondier il est président des jeunes agriculteurs en Moselle d'autant que le plan d'un milliard d'euros du gouvernement face à la canicule pour les agriculteurs ne convainc pas c'est ce que dit aussi dans les pages du Midi Libre ce matin Eric Brunel qui est éleveur en Lauser il sort la calculette 1 milliard pour 350 000 agriculteurs ça fait 2500 euros par exploitation pour lui il dit que c'est une manière de supprimer les petits agriculteurs et de favoriser les grandes exploitations
en
Normandie l'enquête sous haute pression se poursuit après le déraillement d'un TER vendredi soir oui c'est à la une de Paris Normandie ce matin l'accident a fait 44 blessés dont une jeune femme de 18 ans qui a été placée en urgence absolue la victime est toujours hospitalisée mais n'est plus en danger a précisé le procureur du côté de l'enquête les policiers cherchent à savoir comment un morceau de rail de plusieurs centaines de kilos s'est retrouvé sur les rails de ce TER si certains estiment que cela relève d'un acte malveillant le procureur reste prudent à ce stade de l'enquête aucun élément ne permet d'évoquer un acte de malveillance commis avec l'intention de faire dérailler un train voilà ce qu'a écrit le procureur de Rouen dans un communiqué ce week-end on est beaucoup plus léger beaucoup plus réjouissant la presse de la Manche se fait l'écho du bonheur des fans de Céline Dion qui ont assisté à son grand retour sur scène samedi avec 6 amis qui sont à la une de la presse de la Manche 6 amis originaires du Cotentin qui racontent leur périple pour assister à ce concert qu'elle n'aurait raté pour rien au monde un voyage en voiture une location à Paris pour le week-end la tente dans la salle avant le début du concert avec une coupe de champagne siglée Céline Dion et elles se sont époumonnées sur tous les titres de la star québécoise J'irai où tu iras un garçon pas comme les autres où my heart will go on voilà la liste est longue et elles sont racontées dans les pages de la Manche 2h30 deux spectacles qui leur laissent des étoiles plein les yeux voilà on ne désespère pas d
'y
aller merci Stéphane merci pour cette revue de presse vous restez avec nous parce qu'on va ouvrir notre page spéciale sénatorienne dernière ligne droite de campagne l'élection c'est le 27 septembre prochain et on va vous faire vivre ces derniers jours de campagne avec la presse régionale notre reportage dans quelques instants mais Stéphane on le disait la presse régionale qui se fait l'écho bien évidemment de cette campagne des sénatoriels on commence avec la une de Corse Matin qui nous plonge dans la campagne qui bat son plein c'est une campagne pas comme les autres la campagne des sénatoriels parce que les candidats doivent convaincre des grands électeurs en majorité des élus locaux le maire de Carbucci à Pierre-François Bellini raconte encore ce matin comment les prétendants au Sénat sillonnent les villages pour rencontrer les maires voilà ce qu'il dit les sénatoriels impliquent des discussions dans une ambiance feutrée très personnelle on est davantage sur le rapport humain c'est convivial voilà pour la campagne des sénatoriels on n'est pas sur des meetings on n'est pas sur des rencontres dans des foules des selfies non loin de là en Corse que ce soit la Haute-Corse ou en Corse du Sud le maire de Carbucci estime que cette année il y a un thème central qui n'existait pas vraiment les années précédentes celui de l'autonomie voilà pour les débats en Corse allez on va aller dans un département pas très loin les Alpes-Maritimes où là aussi la campagne bat son plein pour en parler on va à Nice on retrouve Baptiste Bise bonjour Baptiste merci beaucoup d
'être avec nous
Marcin directeur des rédactions de Nice Matin Varmatin Monaco Matin on va faire le point avec vous sur les sénatoriels dans les Alpes-Maritimes alors Baptiste il y a 6 ans les républicains avaient remporté les 5 sièges du département au carton plein et cette année ils apparaissent en difficulté c'est vrai qu'entre temps il y
a
eu le départ d'Éric Ciotti et il ne
faut
pas l'oublier Éric Ciotti était président national de LR il a quitté LR pour fonder l'UDR en 2024 et s'allié avec le RN et puis entre temps surtout il y a eu les dernières municipales Éric Ciotti a été élu maire de Nice et deux députés RN ont été élus maires de communes importantes dans les Alpes-Maritimes il
y a
Alexandra Masson à Menton et Brian Masson à Cagnes-sur-Mer alors comme l'explique Mathilde Tranois qui est reporter politique à Nice Matin dans le dossier qu'on publie aujourd'hui dans les différentes éditions de Nice Matin la liste UDR RN apparaît ultra-favorite pour ses sénatoriales Éric Ciotti espère même décrocher 3 des 5 sièges
il
y a 10 jours à Levinz le nouveau maire de Nice qui est président de la métropole de Nice-Côte d'Azur aussi a fait une démonstration de force véritablement en rassemblant plusieurs milliers de personnes lui 16 000 on n
'a
pas compté mais ils étaient très nombreux pour sa rentrée politique il est vraiment l'homme fort du département aujourd'hui c'est lui le patron
il
contrôle tout ou presque il n'y
a
qu'à voir la composition de la liste des candidats au sénatorial pour le comprendre il est quand même parvenu à imposer trois adhérents de son parti UDR aux trois premières places éligibles avec le député européen Laurent Castillot en tête
on
retrouve un peu la situation des municipales à Nice où Éric Ciotti avait totalement invisibilisé le RN au sénatorial dans les Alpes-Maritimes le RN accepte de faire de la figuration
ça
c'est l'offensive UDR-RN quelle est la stratégie des LR Baptiste
? c
'est un peu la débandade à droite quand même il faut le dire le ministre des Transports Philippe Tabarro qui est en retrait de LR a préféré ne pas se représenter quant aux deux sénatrices sortantes Alexandra Borchio et Dominique Estrosi-Sassonne elles conduisent toutes les deux une liste et elles ont toutes les deux reçu l'investiture de LR Alexandra Borchio de son côté elle a su constituer une liste avec des élus de poids quand même sa cote de sympathie est très élevée elle peut compter sur le soutien de maires influents dans les Alpes-Maritimes comme Jérôme Viau à Grasse Jean-Léonetti à Antibes ou encore David Lissnard à Cannes pour Dominique Estrosi-Sassonne la donne est un peu différente elle joue sa survie en politique c'est une parlementaire très respectée au niveau national et localement aussi mais il faut bien reconnaître qu'elle est affaiblie par la défaite du maire sortant à Nice puisqu'elle figurait elle-même sur la liste de son ancien mari Christian Estrosi
alors
dans les Alpes-Maritimes on voit que les plaques tectoniques bougent encore et que la recomposition de la droite n'est pas totalement achevée le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes Charles-Lange Inési très respecté lui aussi était tenté de se présenter et de marcher dans les pas de son père qui a été sénateur
mais
depuis qu'il a affiché son soutien à son ami Eric Ciotti durant la campagne des municipales Charles-Lange Inési a dû se mettre en congé de LR il n'a pour l'instant pas pris position pour les sénatoriales soutiendra-t-il Alexandra Borgio qui fait partie de sa majorité au département
ou
bien franchira-t-il le pas en soutenant la liste UDRRN
il
lui reste moins de deux semaines pour se prononcer s'il se prononce
La gauche
dans tout ça Baptiste
Ben
oui vous avez raison Oriane la gauche dans tout ça elle avance en ordre dispersé il y
a
le communiste Francis Tujac qui est soutenu par le PS et les écologistes Adrien Noué qui porte les couleurs de LFI et Jean-Christophe Picard qui se présente en candidat écologiste dissident
de
toute façon dans les Alpes-Maritimes il faut bien le reconnaître la gauche même unie serait ultra minoritaire Merci beaucoup Baptiste merci
à vous et votre
dossier spécial sénatoriel il est à lire ce matin dans Nice Matin Féroce bataille politique pour les sénatoriales c'est à lire dans votre journal merci Baptiste et à très vite et on continue notre tour de France de la campagne des sénatoriales notre reportage en région en Gironde où la droite et le centre abordent ces sénatoriales en position de force après plusieurs victoires aux municipales dont la ville de Bordeaux à gauche 5 listes se disputent les voix des grands électeurs tandis que le RN espère profiter de la dispersion pour décrocher pour la première fois un siège dans le département 6 sièges à pouvoir et seulement 2 sénatoriales sortant le match est donc ouvert reportage de Cécile Cixou et Audrey Viettas
elle
est la grande favorite et pour cause Nathalie Delattre a réussi un tour de force en Gironde
bonjour merci
de votre accueil bonjour en faisant l'union de la droite et du centre
sous
sa bannière des membres de LR Renaissance et Horizon
cette union elle est absolument nécessaire pour pouvoir faire que nous ayons le maximum de sénateurs et de sénatrices pour nous représenter
en
Gironde la droite et le centre partent avec un avantage ils ont remporté plusieurs villes importantes comme Bordeaux et Bègle aux dernières municipales résultat ils disposent aujourd'hui de nombreux conseillers municipaux qui sont les principaux électeurs au sénatorial un point électoral qui pourrait être décisif mais Nathalie Delattre reste prudente et s'appuie sur son bilan
j'ai la chance d'avoir pu proposer des lois d'avoir des lois aujourd'hui qui sont utilisées comme celles sur les agressions d'élus on ne
sait jamais à l'avance en fait même si on a pour ma part beaucoup plus de communes engrangées avec l'élection municipale et bien ça va ça va
dépendre
du score des autres listes aussi mais j'espère que nous accrocherons le troisième siège
trois
sièges potentiels sur les six à pourvoir dans le département de quoi laisser de l'espoir aux élus locaux de gauche réunis ce soir-là à Pugnac une commune rurale du département on a besoin en effet d'élus de gauche qui viennent sur ce Sénat et qui rééquilibrent un peu les choses parce que ça n
'a
pas été le cas sur ces dernières années donc on compte sur vous oui mais voilà la gauche part en ordre dispersée avec cinq listes les communistes le parti radical de gauche la France insoumise les écologistes et le parti socialiste enfin allié lui à place publique
historiquement au niveau des sénatoriales en Gironde il y a toujours eu un peu ce panorama il faut le savoir il y avait beaucoup de demandes et d'exigences particulières qui étaient quand même difficiles
la
dispersion des voix est inévitable mais les socialistes espèrent incarner le vote utile à gauche
les grands électeurs ils sont quand même un peu aguerris à la chose ils savent qu'aujourd'hui les autres listes de gauche en présence ont vraiment peu de probabilité de parvenir à faire un sénateur ou une sénatrice
sur
le papier la situation s'avère donc compliquée pour les écologistes contraints de partir seuls eux qui ont perdu les mairies de Bordeaux et Bègle aux dernières municipales
mais
il y a un contexte les ravages des méga-feux de cet été en Gironde pourraient influencer le vote de certains élus
même si on ne veut pas être ceux qui prétendront récupérer finalement les voies après les incendies on n'est vraiment pas du tout dans cette
logique là pour autant on sent qu'il y
a
une prise de conscience généralisée et on
sent aussi on nous le dit en tout cas que les gens comprennent mieux aussi notre constance le fait qu'on en ait fait un sujet prioritaire
à
voir si cela sera suffisant pour conserver le siège de l'écologiste Monique Desmarco qui ne se représente pas un siège convoité par la députée RN Edwige Diak
tout ça c'est les relances que j'ai fait dans le train des personnes qui sont d'accord pour nous rencontrer avec qui il faut caler une date
sa stratégie est affûtée depuis des mois elles rencontrent et tentent de convaincre des maires sans étiquette
un
à un
Il
faut environ 450 voix pour être élue pour avoir le dernier siège et au lendemain des élections municipales le RN disposait d'un capital de 100 grands électeurs donc il nous fallait partir tôt en campagne pour faire un travail de terrain estival aussi du coup tout l'été nous avons sillonné les routes du département
Et
il y a un argument qui fait mouche si le rassemblement national engrange 10 sénateurs partout en France il pourra composer un groupe politique et avoir plus d'influence au Sénat
Edwige
Diak vice-présidente du RN entend bien faire partie
Voilà
pour ce reportage en Géronde tous les jours à cette heure-ci on suivra la campagne des reportages dans les départements à enjeu mais d'abord place au débat nous allons revenir sur la rentrée de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau les droites combien de divisions
?
Marine Le Pen et Bruno Retailleau qui tenaient donc tous deux leur discours de rentrée ce week-end des discours aux allures de projet présidentiel à 7 mois du premier tour et pour en parler nos éditorialistes Nathalie Moré bonjour merci d
'être
avec nous journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra les journaux de la façade est de la France Arnaud Benedetti bonjour merci
d'être
avec nous directeur de la nouvelle revue politique et Mathieu Souquier bonjour merci d'être la essayiste et votre prochain livre parait en octobre Casser la vague aux éditions de l'Aube on aura évidemment l'occasion d'y revenir Mathieu, Nathalie week-end chargé pour vous vous avez suivi les meetings de Bruno Retailleau de Marine Le Pen sur place à Hénin-Beaumont est-ce que de ce que vous avez vu sur place vous diriez qu'ils ont réussi leur rentrée
je
pense qu'ils avaient l'objectif avant cette rentrée de réussir cette rentrée encore mieux qu'ils ne l'ont fait pour deux raisons différentes d'abord on va commencer par le RN qui est le plus proche puisque c'était hier le RN a connu une rentrée très mouvementée avec pas mal de polémiques donc effectivement je pense que Marine Le Pen se serait passée d'une rentrée qui a été plus émaillée par les silences ou les actions de Jordan Bardella et je pense que pour elle hier elle a été assez habile dans la mesure où elle a essayé je pense qu'on y reviendra tout à l'heure de recentrer le débat et de mettre des choses dans le débat pour justement recréer une dynamique derrière elle et c'était sur le thème du logement Bruno Retailleau c'est un peu différent il est dans une période où il en campagne depuis sept mois maintenant et où il reste au niveau des sondages dans l'étiage du score DLR aux dernières européennes donc on a une absence de dynamique du côté de Bruno Retailleau et moi j'ai senti lors de son meeting de samedi certes des jeunes complètement derrière lui puisque c'était la rentrée des jeunes LR mais en même temps un certain pas un doute mais un certain scepticisme sur l'avenir de la campagne
Oui et on va y revenir Bruno Retailleau pourra-t-il aller au bout on va en parler Arnaud de votre point de vue est-ce que c'est une rentrée réussie
? C
'est toujours une question à laquelle il est difficile de répondre ce qui est sûr c'est que si vous voulez les enjeux pour l'un et pour l'autre étaient très différents Marine Le Pen aujourd'hui sa situation c'est celle
d
'une échappée dans une étape du
Tour de France qui doit gérer son avance c'est ça la situation de Marine Le Pen et celle de Bruno Retailleau c'est quelqu'un qui est plutôt je veux dire en fin de peloton et qui doit essayer de s'accrocher au groupe donc c'est un peu compliqué pour lui si vous voulez Marine Le Pen avait en fait deux objectifs en effet premier objectif faire un peu oublier toutes les controverses ou polémiques qui ont animé depuis la fin août la question des relations entre Bardella et Marine Le Pen c
'est
un premier point deuxième point oui elle a plutôt réussi parce que je rejoins ce qui a été dit elle a été assez habile finalement je veux dire d'abord elle a pris un thème qui est le logement qui jusqu'à présent n'est pas abordé dans la campagne présidentielle et le thème du logement c'est un thème qui est transverse et qui concerne tous les français et notamment les classes populaires entre autres et les classes moyennes donc de ce point de vue là elle est très habile elle a pris un sujet extrêmement concret qui parle aux français et in fine elle a eu un discours qui était un discours assez déclivant d'une certaine façon alors certes il y
a
la question toujours de la préférence devenue priorité nationale qui est un sujet qui pose en effet un certain nombre d'interrogations sur le plan constitutionnel mais de toute façon là dessus il l'assume depuis c'est l'historique du Front National même en l'occurrence il l'assume depuis tout le temps donc c'est pas un sujet fondamental pour eux mais en mettant si vous voulez cette question du logement clairement il fait que ce matin qu'est-ce qu'on fait on parle des propositions de Marine Le Pen donc de ce point de vue là elle a plutôt réussi sa rentrée mais non si vous voulez ça n'enlève pas toutes les questions qui se posent en effet concernant encore une fois les relations avec Bardella la ligne politique sur un certain nombre de sujets qu'il s'agisse du voile ou qu'il s'agisse de l'économie ça ça reste entier stratégiquement politiquement parlant c'est bien joué de la part de Marine Le Pen le discours d'hier et de miser sur un thème central qui est le thème du logement oui elle a fait d'une part du grand classique et à la part ailleurs je suis totalement d'accord avec Arnaud innover en utilisant en employant un thème extrêmement concret et qui constitue un impensé politique absolu alors que dans l'équation sociale de nos concitoyens c'est désormais quelque chose de déterminant la part écrasante du budget du poids du logement dans le budget des ménages c'est effectivement quelque chose de terrible et c'est un impensé
politique
oui mais surtout dont le poids s'est largement accru au cours des 30 dernières années et les difficultés de pouvoir d'achat de nos concitoyens sont en réalité directement liées à cette question du logement qui est donc un impensé politique c
'est
-à-dire qu
'il
n
'y a
pas un parti politique qui a jamais proposé la moindre idée un peu neuve un peu claire sur le sujet on n'a jamais eu un grand ministre du logement et d'ailleurs dans l'ordre protocolaire on voit toujours que le ministre du logement est un ministre délégué ou un sous-secrétaire d'état qui est le dernier ou à peu près de la liste donc de ce point de vue-là c'est habile elle avait assurément complètement raté sa rentrée c'est-à-dire que les 10 derniers jours ont été émaillés alors il y
a
la question de la rivalité avec Bardella il y
a
par ailleurs une forme d'impréparation alors l'impréparation ou la cacophonie sur l'Ukraine ou sur la retraite ce sont des sujets complexes et à la limite on peut comprendre que ce qui est plus étonnant c'est l'impréparation autour du voile c'est
-à
-dire que la polémique interne autour du voile alors que là on est vraiment au cœur du cœur de ce qu'il propose depuis toujours on est un peu plus étonné donc on voit bien que c'est un parti qui est à la fois très fort compte tenu de sa virginité politique mais aussi qui reste encore assez faible par son manque d'expérience qui frise quand même parfois l'incompétence pour autant même si sa rentrée était totalement ratée je pense que tous les partis rêveraient de rater leur entrée en campagne comme Marine Le Pen c'est-à-dire que j'ai fait l'exercice pardon je termine juste là-dessus j'ai fait l'exercice qui consiste à aller regarder les sondages tous les sondages neuf mois avant toutes les élections présidentielles depuis le début de la Ve République alors on joue toujours aux favoris qui à la fin n'est pas le président voire même qui n'est pas au deuxième tour DSK en 2011 Juppé en 2016 etc etc on
nous a quitté
il y a quelques semaines effectivement bon Baladur
les
grands favoris à neuf mois de l'élection étaient toujours entre 25 et 28
toujours
entre 25 et 28 jamais au-delà Sarko en 2006 Mitterrand avant sa réélection etc Marine Le Pen n'est pas entre 25 et 28 elle est entre 35 et 38
et
elle avait pris même trois points depuis le 7 juillet et sa condamnation très sévère donc personne n'a abordé l'élection présidentielle avec une telle avance le deuxième c'est Édouard Philippe si on en croit les sondages une Marine Le Pen égale deux Édouard Philippe ça c'est du jamais vu Avec un dernier mot sur le logement elle s'est aussi adressée aux maires notamment aux maires ruraux hier et on imagine qu'à deux semaines des sénatoriales c'est pas complètement un autre
croyez
-vous c'était assez drôle de regarder dès qu'elle a pris tous les irritants pour les maires c'est-à-dire le ZAN la Zéro Artificial l'utilisation nette des sols c'est difficile à
dire un lundi
matin la
loi
SRU tout ce que les maires et toute la problématique des normes tout ce que les maires abordent à deux semaines du vote des sénatoriales elle a coché et en disant bien en disant les maires ruraux on sera là etc donc oui elle est clairement il y avait deux grilles de lecture il y avait à la fois elle s'adressait aux gens qui ont des difficultés à se loger en disant le DPE c'est fini par exemple ça aussi le DPE ça parle énormément aux gens qui qui veulent vendre ou accéder à la propriété donc elle a pris tous les héritants et elle les a mis de côté donc oui c'était extrêmement habile parce que non seulement elle parle à une majorité de gens le logement vous l'avez dit est un thème central mais en plus elle crée le débat et donc aujourd'hui tous les gens enfin toutes les partis politiques sont obligés de répondre à ces propositions
là
où Marine Le Pen en 2022 avait fait campagne sur le pouvoir d'achat elle a cette fois-ci débuté son discours en annonçant une première mesure qui concerne la priorité nationale on l'écoute
la
première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les français
nous
allons garantir à tous les français comme cela se pratique dans tous les pays du monde un droit naturel et juste
avec
nous les français quelle que
soit leur couleur de peau ou leur religion leur origine ou leur résidence quelle que soit leur région ou leur condition sociale seront prioritaires comment vous l'analysez Arnaud est-ce qu'il faut y voir un retour fondamental de ce qu'était le front national dans cette campagne 2027 de Marine Le Pen
non
pas du tout c'est pas un retour au fondamental
ça a toujours été dans le logiciel du rassemblement national d'ailleurs par contre il y
a une évolution
ce qui est intéressant c'est l'évolution sémantique on était sur la préférence nationale on passe à la priorité nationale ce qui est à peu près quand même la même chose en termes de contenu mais on voit bien qu'elle intègre finalement les critiques sur la sémantique préférence nationale ce n
'est
pas tout à fait la même et d'ailleurs vous avez quand même constaté que dans son discours elle a cette cette clause rhétorique où elle dit quelles que soient leurs origines quelles que soient leurs religions c'est extrêmement important le quelles que soient leurs religions dans le discours en tout cas qu'elle tient devant ses partisans donc là-dessus on est j'allais dire sur quelque chose qui est encore une fois tout à fait j'allais dire traditionnelle dans le rassemblement national à ceci près qu'en effet la sémantique évolue mais par contre elle a clairement encore une fois posé son discours à partir du thème du pouvoir d'achat elle parle du pouvoir d'achat fait que la thématique du pouvoir d'achat est encore plus importante en 2027 qu'elle était en 2022 en plus ce qui plus est elle s'adresse à un public qui est celui du nord dans sa circonscription historique et d'un bon moment donc c'est vraiment là le cœur des classes populaires alors peut-être que le discours va quelque part un peu évoluer ou en tout cas se nuancer au gré de la campagne mais en tout cas là-dessus je veux dire c'est vraiment quelque part quelque chose d'absolument essentiel dans la déclinaison de son programme Mathieu vous êtes d'accord avec Arnaud il ne faut pas y voir un retour au fondamental On est vraiment dans le très classique sur cette question du pouvoir d'achat effectivement il est rare qu'un thème se soit imposé de façon aussi écrasante et de façon aussi durable dans l'opinion pendant très longtemps c'était le chômage qui était tout en haut du podium là c'est le pouvoir d'achat lors de la dernière élection présidentielle déjà en 2022 ça a écrasé tout le reste le Rassemblement National ne fait pas exception c'est-à
-dire
que ces électeurs désormais ont le pouvoir d'achat comme préoccupation essentielle qui a rejoint en été sur le podium la question de l'immigration qui avant était le marqueur presque unique en fait de l'extrême droite ne nous trompons pas pour autant la fondation Jean Jaurès a établi une cartographie des différents électorats du Rassemblement National sous la signature d'Antoine Bristiel étude très intéressante il y a 4 électorats différents en fait sociologiquement du RN ce que montre l'enquête en question c'est que quels que soient ces électorats quel que soit le niveau socio-économique de ces différents électorats vous savez on dit souvent que le RN est le parti des catégories populaires il est vrai que désormais le RN est majoritaire chez les catégories populaires mais les catégories populaires celles qu'on appelle la France des oubliés en général c'est 20% en réalité de l'électorat RN pas davantage et l'électorat aisé du RN pèse autant et ce qui est très intéressant c'est que les 4 électorats en question ont pour point commun non pas du tout la question du pouvoir d'achat non pas du tout la question de la retraite à 60, 62 ou 65 ans mais l'immigration de façon écrasante c'est pour ça qu'on peut observer que les rivalités les prétendues rivalités entre Jordan Bardella et Marine Le Pen c'est-à
-dire
une ligne sociale étatiste d'un côté ou une ligne ultra-libérale et conservatrice de l'autre ça ne change rien pour les lecteurs parce qu'on sait que sur le fond du fond qui est la préférence nationale hier rebaptisée priorité nationale Jordan Bardella et Marine Le Pen c'est exactement la même chose donc dans les sondages ça donne exactement le même résultat je partage complètement ce qui a été dit de toute façon la question de l'immigration le Rassemblement National n'a même pas besoin d'en parler parce que de toute façon il est identifié historiquement à ce sujet le Front National a bâti ses succès dans les années 80 sur la question de l'immigration donc d'ailleurs toutes les études d'opinion montrent que les Français considèrent qu'il est plus crédible sur cette question que les autres formations politiques donc pour elle en parler c'est presque quelque chose qui ne peut que raviver des polémiques dont elle n'a strictement pas besoin donc elle va en effet tracer son chemin sur les questions économiques et sociales après c'est vrai qu'aujourd'hui vous avez l'élément qui est fédérateur dans l'électorat qui est en effet beaucoup plus diversifié qu'on ne
l
'imagine du Rassemblement National c'est la question de l'immigration et la question régalienne dans son ensemble Comment ça a été perçu Nathalie vous qui étiez à Hénin-Beaumont ce discours ce choix de Marine Le Pen de toujours miser sur les questions sociales de centrer sur le logement mais quand même de commencer en parlant de la priorité nationale
Je ne
suis
pas sûre que le discours à Hénin-Beaumont ait été très bien perçu pour avoir été dans vraiment de très nombreux meetings de Marine Le Pen moi j'ai trouvé les gens qui étaient là il y avait plusieurs centaines de personnes comment dire assez sages et je n
'ai
pas trouvé une salle qui vibrait complètement le seul moment où ça a vibré très fort parce que c'était finalement un discours assez technique le seul moment où ça a vibré vraiment très fort et où les gens ont acclamé leur candidate c'est le moment où elle a dit que tous les délinquants les familles de délinquants allaient être expulsées des logements sociaux donc ça ça faisait référence à tout ce qui était le volet sécuritaire dont tous les militants hier m'ont parlé quand je suis allée les voir pour eux leur premier motif de vote c'est non pas l'immigration mais c'est vraiment la sécurité on a un problème de sécurité dans ce pays de respect disait-il et ce sont des valeurs qu'elle a convoquées dans son discours hier le respect etc donc je pense que le discours a été sans doute moins bien perçu que d'autres par le passé et en revanche ce qu'on attendait beaucoup c'était la relation entre Marine Le Pen et Jordan Bardella Jordan Bardella et je le rappelle président du parti républicain et depuis des années ils avaient toujours pris la parole ensemble lors d'un meeting c'est la première fois depuis je crois qu'il est président de ce parti qu'il n'a pas pris la parole hier alors même que c'était son anniversaire il a été d'ailleurs ça a été assez vite balayé donc on voit bien quand même que malgré ce qu'ils affichent il y
a
des tensions qui restent au Rassemblement National c'est magnifique
et
dont les militants parlent
oui
ils en parlent on a croisé plusieurs militants enfin parmi les militants que j'ai croisés en fait certains le regrettent certains regrettent que même à un moment que Marine Le Pen qu'ils aiment beaucoup auparavant d'ailleurs soit encore leurs candidats parce qu'ils disent elle s'appelle Le Pen et c'est encore un frein
ils
sont tous derrière elle sans aucune ambiguïté mais certains regrettent que Jordan Bardella ne soit pas plus présent
ça
peut peser sur la
campagne
de Marine Le Pen alors même si le
RN
crie sur tous
les plateaux qu'il n'y a
aucune tension
mais ça peut peser
les débats qui nous animent en tant que commentateurs et analyste de la situation politique et du Rassemblement National je veux dire sont des débats qui n'ont strictement aucune prise pour l'instant sur les tendances de fond regardez les derniers sondages ils confirment que le Rassemblement National est fortement je veux dire est fortement arrimé je veux dire à un étiage qui est très très très haut donc pour l'instant ça n'a pas d'impact en l'occurrence de même que la question de savoir s'il y a une ligne plus libérale du côté de Bardella et une ligne plus étatiste ou plus sociale du côté de Marine Le Pen franchement je veux dire ça n'a là aussi aucun effet sur l'adhésion électorale pour l'instant alors après la vraie question c'est de savoir si la réitération en effet sur la distance peut avoir un effet érodé éventuellement personne ne peut y répondre à ce stade mais pour l'instant en tout cas clairement je veux dire ça n'a strictement aucun effet
Alors
Marine Le Pen qui n'a pas attaqué Bruno Retailleau tout juste une petite phrase sur ceux qui la qualifient de socialistes c'est-à-dire Bruno Retailleau Bruno Retaille lui en revanche samedi lors de son discours de rentrée ne s'est pas privé d'attaquer la candidate du RN on l'écoute
le
RN le parti de la girouette
trouvez
-moi un sujet un seul sujet
sur
lequel ces bonimenteurs-là
n
'aient pas changé d'avis
d
'abord le grand gafouillage le grand gafouillage
sur
l'Ukraine sur la retraite sur le voile aussi
l
'acte finalement
de
contrition de Jordan Bardala à Londres devant Nigel Farage
on
aura tout vu les amis
qu
'on m'ait dit un jour que le parti
qui
se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu aux Anglais franchement franchement je ne
m
'y attendais pas
voilà
les pics de Bruno Retailleau Mathieu qui joue sur ces divisions et sur la difficile rentrée du Rassemblement National ça peut prendre dans l'électorat de droit ? alors sur le fond il n'a pas tort c'est-à-dire que je réévoquais la rentrée ratée de Marine Le Pen tout à l'heure on observe comme le disait Arnaud et je souscrais totalement à ce qu'il disait on observe qu'il n'y a absolument aucun impact sur le socle électoral de Marine Le Pen Jordan Bardala c'est
-à
-dire le RN dispose aujourd'hui du socle non seulement le plus large mais le moins volatile donc en fait il peut se passer absolument tout et n'importe quoi les scores de premier tour sont les mêmes mais l'impréparation qu'on a vu à l'oeuvre la semaine dernière je le redis sur retraite Ukraine et y compris le voile l'impréparation il y a une partie de l'électorat de droite dans une perspective de second tour que ça peut arrêter et quand même la rediabolisation à l'aune de ce qu'on a observé à Carcassonne où là pour le coup il y
a
aussi des gens qui peuvent se dire en réalité quand même même si les mots ont changé même si les visages ont changé le fond n'a pas du tout changé donc ça effectivement ça peut jouer le pauvre Bruno Rotaillot n'a pas totalement tort sur le fond pour autant on voit bien que
c
'est pas seulement sa rentrée qui est ratée c'est son entrée en campagne depuis du mois qui ne fonctionne pas du tout il est pris en sandwich entre la gauche et la droite en réalité après 10 ans de macronisme se sont reconstitués autour de 15% un peu moins pour Raphaël Glucksmann la gauche et la droite de gouvernement un peu moins de 15% pour Raphaël Glucksmann un peu plus pour Edouard Philippe en fait le créneau de droite est déjà occupé et Bruno Rotaillot fait le pari que c'est en allant émarger sur une partie de l'électorat de Marine Le Pen qu'il peut se faire une place au soleil on voit bien qu'à ce stade ça ne marche pas du tout Nathalie on a intitulé ce débat les droits de combien de divisions est-ce qu'aujourd'hui il y
a
une vraie fracture une vraie séparation entre les LR et le RN vous qui étiez à la rentrée de Bruno Rotaillot il y
a
des LR qui se disent si ça ne fonctionne pas pour Bruno Rotaillot on ira voir du côté de Marine Le Pen
alors j
'ai rencontré beaucoup c'était la rentrée des jeunes donc j'ai rencontré beaucoup de jeunes militants et effectivement les jeunes militants moi je les ai trouvés un inquiet et deux pensant à l'avenir mais c'est-à-dire au premier tour est-ce que Bruno Rotaillot sera absent du premier tour je veux dire c'était quand même la question qui agitait les jeunes LR tous n'en sont pas convaincus je vous rappelle juste la phrase de François-Xavier Bellamy qui est peut-être passé inaperçu samedi mais il a dit il a dit en s'adressant aux jeunes il a dit il faut rendre possible ce qui est impossible
c
'est-à-dire de gagner cette élection franchement il y
a
quand même plus optimiste pour le numéro 2 du parti LR et pour reprendre le fil de ma discussion effectivement moi j'ai rencontré beaucoup de jeunes LR qui étaient alors ils disent ok on va voter Rotaillot si jamais il est encore au premier tour mais surtout pas Edouard
Philippe c
'est-à-dire que ce qui est très étonnant c'est qu'Edouard Philippe qui quand même vient de LR est honnit totalement de la plupart des jeunes LR que j'ai rencontrés
plus que
Marine Le Pen absolument ils sont assez entre plus que Marine Le Pen pour être très honnête j'ai senti plus d'appétence vers Reconquête plusieurs m'ont dit il faut reconquérir l'électorat de Reconquête qui effectivement on voit bien qu'il y
a
une porosité forte entre LR et Reconquête mais j'ai rencontré aussi beaucoup de jeunes LR qui déjà en 2022 ont voté Marine Le Pen au second tour
Ce sont des électorats qui peuvent se rejoindre ce sont des candidats qui peuvent se rejoindre Arnaud ou plein
?
Des électorats potentiellement oui enfin vous parlez de l'électorat de Reconquête et de
l
'électorat de...
Non d
'électorat LR et d'électorat RN RN L'électorat Rotaillot ou l'électorat Le Pen
? Moi
il me semble que l'électorat Rotaillot est un électorat... Ce qui reste de l'électorat LR aujourd'hui c'est l'électorat Rotaillot c'est-à-dire l'électorat qui refuse la compromission avec le macronisme et le bloc central c'est un électorat qui est plus droitier donc il considère qu'Edouard Philippe a trahi en étant le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron donc là-dessus c'est un électorat qui se retrouvera plus facilement dans un second tour peut-être en faveur de Marine Le Pen qu'en faveur d'Edouard Philippe
10
secondes Mathieu ? Assurément l'électorat qui reste aujourd'hui à LR est un électorat de droite radicalisé la droite modérée ou la droite de gouvernement d'hier elle est en réalité chez Edouard Philippe qui ne cherche pas du tout à réactiver l'héritage du macronisme en même temps mais qui affirme une campagne une ligne bien de droite bien classique Merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis et je vous retrouve demain avec grand plaisir très bonne journée
Public
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