Nicolas DUPONT-AIGNAN sur Europe 1 du 06/04/23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteÉludée
Est-ce que vous approuvez, vous reprenez ce lexique ?
- 1:11OuverteRéponse partielle
N'a-t-elle pas montré que sa porte était ouverte, Nicolas Dupont-Ignan ?
- 1:59RelanceRéponse directe
Et les grands syndicats, les syndicats qui étaient hier à Matignon, ils ont quand même appelé à voter contre Marine Le Pen en 2022, et donc pour Emmanuel Macron, et ils connaissaient son projet de réforme. Le président n'a rien caché, pourquoi le lui reprocher aujourd'hui ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Mais vous vous définissez comme gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan.
- 3:32RelanceRéponse directe
Si on vous écoute bien, à chaque tension, à chaque conflit, il faut un référendum.
- 4:17OuverteÉludée
C'est-à-dire, très clairement, Nicolas Dupont-Aignan, le 14 avril, si quasiment tout le texte est validé et il passe au Conseil constitutionnel...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Invité politiqueFait
« c'est un argument spécieux. »
- 2:38Invité politiqueFait
« C'est la première fois sous la Ve République que six semaines, six semaines après l'élection d'un président, les Français, très consciemment, lui refusent une majorité. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« on gaspille 15 milliards d'euros par an parce que M. Le Maire emprunte à taux variable sur les marchés financiers, alors qu'il pourrait emprunter à taux fixe. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« il y a 20 milliards de fraudes à la carte vitale... »
- 5:23Invité politiqueChiffre
« 164 milliards de déficit de commerce extérieur. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« On a une hausse de prix de 25% sur les produits alimentaires »
- 11:10PrésentateurChiffre
« Un sondage IFOP fiducial pour le Figaro Magazine confirme la forte poussée de Marine Le Pen. Si les électeurs devaient voter aujourd'hui, elle gagnerait face à Emmanuel Macron avec 55% des voix. »
- 11:59PrésentateurFait
« Bref, c'est le hold-up parfait. Vous avez pris de laine sur le dos. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur18 %
- ?15 %
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8h13, votre invitée sur Europe 1, Sonia Mabrouk, députée de l'Essonne, président de Debout la France.
Bienvenue sur Europe 1 et bonjour Nicolas Dupont-Ignan.
Bonjour Sonia Mabrouk.
Depuis Pékin, Emmanuel Macron a évoqué la réunion hier entre Elisabeth Borne et les syndicats, dénonçant selon son entourage les mots employés par Laurent Berger qui a parlé de crise démocratique. Et puis, gouvernement obtus et radicalisé, a dit Sophie Binet de la CGT, radicalisé. Est-ce que vous approuvez, vous reprenez ce lexique ?
Moi je regarde, vous savez, aujourd'hui plus les actes que les mots.
Parce
que le pays est dans une situation très grave.
Et
il y a urgence à remettre le pays en avant, en marche si je puis dire, je n'ose pas employer cette expression, c'est-à-dire à dépassionner
et
à détricoter cet engrenage fatal qui nous fait perdre du temps. Et ça veut dire, très clairement,
que
plutôt que de polémiquer, le président de la République devrait, dans son rôle institutionnel, de rassembler, d'apaiser, c'est-à-dire de au moins faire la pause, si ce
n
'est pas retirer le projet. Tous ces prédécesseurs,
qui étaient des hommes d'État, tous les hommes d'État...
N'a-t-elle pas montré que sa porte était ouverte, Nicolas Dupont-Ignan ? Est-ce que ce n'est pas un signe,
ou du moins une volonté
d'apaisement
?
Sonia Mabrouk, vous n'y croyez pas un instant au fond de vous-même. Imaginez tout ce grand cinéma,
sans
aucun biscuit, sans aucune munition. Quand vous réunissez devant toute la France, dans un pays en crise, et les Français, vous savez, ont envie d'en sortir. Quand vous réunissez tout le monde, ce n
'est
pas pour dire, je ne change pas, répéter comme un perroquet les mêmes arguments, c'est au contraire pour faire un pas. Georges Pompidou, après la crise de 68, renégocie, ouvre un grand grenelle. Je veux dire que tous les hommes d'État,
et
c'est là la confusion d'Emmanuel Macron et d'Elisabeth Borne, ils ne comprennent pas quel est leur rôle. Les grands hommes d'État savent, quand le corps social est bloqué, arrêter.
Et les grands syndicats, les syndicats qui étaient hier à Matignon, ils ont quand même appelé à voter contre Marine Le Pen en 2022, et donc pour Emmanuel Macron, et ils connaissaient son projet de réforme. Le président n'a rien caché, pourquoi le lui reprocher aujourd'hui
?
Oui,
mais là franchement, je pense que c'est un argument spécieux. Je vais vous dire pourquoi. Parce que même le président de la République, une fois élu, a dit, vous retrouverez sa déclaration, a dit, j'ai bien conscience que je n
'ai
pas été élu pour mon programme, j'ai été élu dans une espèce de délire, comme à chaque fois, qui a été fait pour bloquer, comme ils disent, Marine Le Pen. Donc ce que je veux dire, c'est que tout le monde a compris cela. Et puis surtout, il y a quand même quelque chose
que
personne ne dit. C'est-à-dire ? C'est la première fois sous la Ve République que six semaines, six semaines après l'élection d'un président, les Français, très consciemment, lui refusent une majorité. Vous savez, ils lui ont refusé
cette majorité. Il va gouverner différemment. Oui,
mais il n'a pas gouverné
différemment. Mais vous vous définissez comme gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan. Eh bien, le général de Gaulle a donné
de grands pouvoirs à l'exécutif, et il les utilise aujourd'hui. 49-3, même si c'est une forme de brutalité de votre point de vue, eh
bien, il peut le faire. Vous oubliez une chose, Sonia Mabrouk.
Très importante. C'est que le général de Gaulle a donné d'immenses pouvoirs au président. Mais le général de Gaulle avait un profond respect du peuple et du suffrage universel, au point qu'il a organisé dix référendums
en
cinq ans. Dix, nous n'en avons pas eu un depuis celui de 2005 qui a été violé. Et, de surcroît, le général de Gaulle est parti sur un référendum perdu. Ça a une autre gueule, si je peux me
permettre, cette expression. Si on vous écoute
bien, à chaque tension, à chaque conflit, il faut un référendum. Et
vous ne gouvernerez jamais comme cela.
Il faut, mais au contraire, le général de Gaulle avait compris ce qu'était la légitimité. Et vous savez, il
y a
une grande différence. D'ailleurs, le gaullisme,
c
'est la transcendance de la légalité par la légitimité. La légalité, elle est là.
Mais
vous pouvez avoir une légalité impuissante, une légalité avec une guerre civile.
La légitimité,
c
'est toute l'épopée
gaulliste de la résistance
à la Vème République. Et si on ne
comprend pas ça, attendez,
si on ne comprend pas ça, on ne peut pas gouverner la France. C
'est-à-dire, très clairement,
Nicolas Dupont
-Aignan, le 14 avril, si quasiment tout le texte est validé et il passe au Conseil constitutionnel...
Il n'est pas
légitime pour moi. Comment ça
?
Et il faudra continuer la lutte. Comment ça ? Parce que... Vous êtes respectueux des institutions, le
Conseil constitutionnel créé par la
Constitution de
58. Oui, mais
parce que je respecte la légitimité, parce que je crois qu
'on
ne peut pas gouverner un pays contre un peuple, parce que je crois que la France a des fractures très profondes, parce que je crois aussi, entre nous, qu'il y a des défis tellement plus importants. Quand je pense... Je vous en avais parlé il
y
a quelques mois, qu'on gaspille 15 milliards d'euros par an parce que M. Le Maire emprunte à taux variable sur les marchés financiers, alors qu'il pourrait emprunter à taux fixe. Quand je pense qu'il
y
a 20 milliards de
fraudes à la carte vitale... Mais vous nous dites ce matin que s'il y a une décision du Conseil constitutionnel, vous ne la
respecterez pas
? Non,
je ne m'éloigne pas du sujet. Je ne parle pas du Conseil constitutionnel. Il ne fait pas de politique. Je parle du gouvernement de la France dans une période où la France doit affronter des défis colossaux, où l'école publique est en lambeau, où la sécurité est en lambeau, où la compétitivité dans des entreprises est en lambeau, 164 milliards de déficit de commerce extérieur. Je vous dis simplement
qu
'on ne peut faire avancer un pays qu'avec ses habitants, qu'avec le peuple, et que ce n'est pas en lui tapant dessus, ce n'est pas en le maltraitant politiquement, socialement, économiquement, qu'on y arrivera. On a une hausse de prix de 25%
sur les produits alimentaires, on a des désordres dans la rue. On ne peut pas continuer comme ça. 11e journée de mobilisation. C'est ça la
Vème République.
C'est projeter la France dans l'avenir. S
'appuyer sur les Français.
Monsieur Dupont-Aignan, il y a le risque de la venue de casseurs, vous avez parlé de cela, de groupes violents. Il a raison, Gérald Darmanin, d'opposer à ses fauteurs de troubles une extrême fermeté, comme il l
'a
encore rappelé hier lors de son audition au Parlement ?
Il est dans le cinéma permanent, Gérald Darmanin. Ce n
'est
pas ça la sécurité. D'abord, la sécurité, c'est la sécurité de la vie quotidienne. Et j'insiste, on le voit ce qui se passe à Marseille, ce qui se passe partout. Rien n'est fait sérieusement dans ce domaine. Donc ça, c'est une autre affaire. Deuxième point, je suis le premier contre les casseurs, contre cette extrême gauche. Mais vous savez, si de l'autre côté, on n'apaise pas le pays, on n'a pas un ordre juste, mais vous allez appeler
qui ? Des casseurs, des violents,
qui de toute façon vont
casser ? Mais on est
tous d
'accord. Mais
qu'auriez-vous fait ? Mais vous êtes tous d'accord. Vous dites que M. le ministre de l'Intérieur est identifié. Je n'aurais pas laissé arriver en tête de cortège. Donc
arrestation préventive.
Mais comme on a toujours fait correctement...
Coup de canive dans l'état de droit, alors ?
Non, non. Pour chaque Coupe du Monde, on arrête les casseurs préventivement. On sait le faire, tous les syndicalistes, policiers, vous l'expliquent. Mais là, tout le monde a compris.
Vous
savez, les grosses ficelles qu'a employé Emmanuel Macron et son gouvernement, ça a commencé avec Benalla, qui tabassait des gens, et qui venait de la présidence de la République. Donc les grosses ficelles à la Benalla... Excusez-moi, les grosses
ficelles à la Benalla... Ils
entretiennent le chaos et la bordélisation,
alors qu'ils se présentent comme le parti de l
'ordre et de l'autorité
? Non,
attendez. Les grosses ficelles à la Benalla, reproduites pendant la crise des Gilets jaunes, reproduites à la neuvième manifestation, alors que les huit premières s'étaient passées très bien, ça ne trompe plus les Français.
Il
faut lutter contre les désordres, les casseurs, on est tous d'accord, je ne
suis
pas suspect, on m
'a
suffisamment accusé d'être un homme d'ordre. Mais je vous le dis, la France est trop fragile pour continuer à avoir tant d'inégalités, tant d'injustices, tant de gaspillages financiers, tant de retards. Il faut mettre une pause, pause,
on arrête, et on repart sur des basses saines. Sinon, je vais vous dire, on ne pourra pas tenir 4 ans. Pas de pause, pas de référendum,
pas de dissolution, non, non, non, non.
Eh bien, ça veut dire, soit la violence, soit moi j'engagerais la destitution de cet homme dangereux.
Pardon ? La destitution ? Oui, je l'ai dit.
Oui, c'est un homme dangereux qui met en
péril la France. Le président de la République a
été élu par...
Oui, mais vous savez, vous pouvez élire des gens dangereux.
Eh
bien,
vous croyez sincèrement...
On va laisser cela
aux urnes, non, être tranché. Vous croyez
sincèrement
que
la France va pouvoir continuer 4 ans comme ça,
dans
la compétition mondiale ? Moi, j'ai honte.
Oui, oui, mais destitution, destitution ? Mais si
le président de la République ne prend pas conscience de son rôle,
de
ce qui se passe dans le pays, je ne souhaite pas la destitution, je ne
suis
pas du tout de ce style-là.
Mais vous en parlez, hein ? Oui, mais s'il ferme toutes les portes. Il y a le premier à en parler. Oui,
pas de retrait,
pas
de pause,
pas
de référendum, pas de dissolution. Il n'utilise aucun des instruments que la Constitution de la Vème lui a donnés dans les mains pour changer les choses, pour sortir d'une impasse.
Tous les outils employés ont été prévus par la
Constitution jusqu'à là.
Mais
justement, il ne les utilise pas. Mais enfin...
Donc,
c'est un homme dangereux qui ne les utilise pas. Et je vous le dis, je vous le dis, moi, je ne veux pas de violence dans mon pays. Quand on condamne un peuple à la violence, ça finit toujours mal. Nicolas
Dupont-Henon, vous êtes historienne, Sonia Mabot, vous avez suffisamment vu l'histoire de France. Vous ne voulez pas de violence et vous parlez de destitution. Est-ce que vous n'êtes pas celui qui est en train de mettre
de l'essence sur
un...
Non, pas du tout. Je dis au président de la République, tout le monde est prêt à repartir. Les Français, vous savez, ils ont envie de repartir dans un pays calme, serein, de l'ordre, de la justice.
Si
vous avez l'occasion, là, sans perdre la face, Jacques Chirac l'a fait, François Mitterrand, Georges Pompidou, le général de Gaulle, tous les plus grands ont su, d'oser leur action. Conduire un peuple par une vision, par une cohésion. C'est ça, la politique. Ce n
'est
pas d'être tout
seul,
isolé et d'avoir un comportement
qui est de plus en
plus dangereux
pour le pays. Je le dis. Vous parlez de
la dangerosité d'un comportement. Il
y a aussi des mots
dangereux. Est-ce que vous les condamnez quand même ? Parce qu'à entendre certains, nous serions dans un état policier. La France
de Macron marcherait sur les traces du
Chili de
Pinochet. La répression
serait organisée.
Mais bien sûr que
c
'est ridicule. Ces mots sont grotesques. Mais le problème n'est pas, ce ne sont pas ces mots. Le problème aujourd'hui, ce que ne veut pas voir la petite oligarchie française qui nous gouverne en vérité.
Vous êtes
député depuis combien de temps
?
Non,
mais
je suis élu. Oui,
mais d'autres aussi quand même.
C'est
une grosse
différence.
Ah, c'est-à-dire ? C'est parce qu
'il
n'est pas élu que M.
Macron... Non, je
ne parle pas d'Emmanuel Macron. Je parle d
'une oligarchie qui dirige le pays. Parce qu'il n'a pas été un élu local qu'il a
réagi
ainsi ?
Je pense, oui. Je pense que si Elisabeth Borne, Emmanuel Macron avaient eu une expérience élective, ils auraient compris qu'on ne gouverne pas contre le gré des gens. Comme on n'élève pas d'ailleurs une famille contre le gré de sa famille. Je veux dire, ça ne peut pas marcher. Et encore une fois, j'insiste. Moi, ce qui m'intéresse,
c
'est comment notre pays s'en sort. Comment les Français sont réconciliés, apaisés. Comment on atténue les souffrances. On a 25% de hausse de produits alimentaires. On a une énergie. On pourrait atténuer la crise énergétique en faisant ce qu'ont fait l'Espagne et le Portugal, revenir à un prix national. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on prépare nos PME. Mais
qui serait ?
Donc j'aimerais qu'on passe au chantier
utile plutôt
que cet orgueil.
Qui pourrait
mener à cela ? Un sondage IFOP fiducial pour le Figaro Magazine confirme la forte poussée de Marine Le Pen. Si les électeurs devaient voter aujourd'hui, elle gagnerait face à Emmanuel Macron avec 55% des voix. Elle est habile. C'est elle qui a adopté la stratégie gagnante.
Moi, vous savez, j'en ai pris plein la figure parce qu'en 2017, j'ai dit Emmanuel Macron, je ne le sens pas. Je soutiens Marine Le Pen parce que je savais à quoi ça allait amener. Il a fallu 7 ans pour que les Français le comprennent parce que par la preuve, parce qu'il y
a
eu une propagande incroyable contre Marine Le Pen et pour Emmanuel Macron. Là, j'en m'en réjouis de ce sondage. Mais attention, c'est les sondages, il
y a
les sondages et la réalité. Et moi, je vais vous dire ce qui me hante.
Vous voyez
où elle fait le plein des électeurs.
Grâce au voix de
près d'un électeur sur 5 de 2022, d'Éric Zemmour, de Valérie Pécresse et d'un certain Nicolas Dupont
-Aignan.
Bref, c'est le hold-up parfait.
Vous avez pris de laine sur le dos.
Tout nu. Elle vous prend tout. Mais alors ? Moi, je souhaite que la France s
'en sorte. Et alors
? Je souhaite que la France s'en sorte. Mais je vais vous dire ma seule inquiétude.
C
'est le retard français. Je pense à l'école. Je pense à tout ce que je vous ai dit. Et c'est les 4 ans. Mais vous croyez que les Français vont supporter 4 ans d'être traités comme ça ? Mais connaissez-vous le peuple français ?
Pourquoi il ne le
connaîtrait pas ? Pourquoi vous auriez le monopole de la connaissance
du peuple français ?
Vous dites qu'Emmanuel Macron ne le connaît pas,
ne le sent pas. Il ne le connaît pas.
Il le méprise. Il l'insulte. Ça fait des années que ça dure. Et à un moment, ça pète. Et je dis à Emmanuel Macron réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard. C'est quoi trop tard ? Qu'est-ce qui peut se
passer ?
Vous savez, trop tard, c'est une crise grave. C'est des morts demain dans une manifestation. Oui, ça peut arriver. L'histoire, vous savez, est
un torrent. Et nous l'avons connue, malheureusement. Et c'est pour ça, peut-être
aussi. Et moi, j'ai beaucoup étudié
l'histoire. Nicolas Dupognan,
qu'il faut saluer parfois aussi, malgré les critiques aussi, le sang-froid de nos policiers dans un pays qui a connu des drames et
qui
veut...
Des policiers
exceptionnels qui subissent dans nos banlieues tous les jours ce qu'ils ont subi dans les manifestations.
On parle des manifestations, on ne parle jamais de ce qu'ils subissent.
Cousséquine, c'est
encore
une fois un pays en crise nerveuse qui perd du terrain dans tous les domaines.
Et
il y a urgence à le redresser avant qu'il soit totalement déclassé. Et donc, je pense que la réforme des retraites injuste, inutile qu'il y a aujourd'hui ne mérite pas tout ça. Même Jacques Attalys
qui n'est pas les soutiens... Mais est-ce que ça mérite de parler de
dissolution aujourd'hui ? De dissolution. Qui peut le penser ? Qui peut le croire quand vous le dites ? De destitution.
De
destitution. Vous voyez, même le mot est difficile à
dire quand même. Mais je crois qu
'il
faut
à un moment le dire parce qu'il faut créer un électrochoc. si toutes les voies démocratiques sont fermées, on va perdre 4 ans. La France ne peut pas perdre 4 ans sur le système
de
problèmes migratoires, de sécurité, de compétitivité, d'école, d'hôpital, etc. Donc, maintenant, moi je me réjouis des sondages, mais on ne
va
pas attendre 4 ans. Donc, soit le président réagit, arrête cette réforme des retraites, nomme un nouveau Premier ministre, et moi je serai un opposant respectueux des institutions, soit
le président
continue à alimenter le désordre, et nous place dans une situation dangereuse. Et moi, je prendrai mes responsabilités.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité ce matin.
Merci à vous. Et
bonne journée à vous.
Nicolas Dupont-Aignan