Philippe de Villiers : "Avis de tempête sur la croisette !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Philippe de VilliersFait
« Qu'est-ce que reproche ces gens-là à Vincent Boloret finalement ? Il lui reproche d'être un patriote euh conservateur qui veut maintenir la culture française et la transmettre. »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« C'est très bien fait comme système. J'ai eu à le gérer, j'en suis fier. »
- 2:30Philippe de VilliersFait
« Ils ont une peur bleue. Ils m'en font souvent la confidence pourvu qu'il ait pas euh une revivissance des films de tradition. »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« Ce sont des films médiocres. Et donc en fait les auteurs de films médiocres ont peur des films de de qualité. »
- 4:30Philippe de VilliersFait
« La guerre des imaginaires est lancée. »
- 5:30Philippe de VilliersFait
« Depuis 1945, de Gaul leur a donné la culture et l'éducation à la gauche et il a donné l'économie à la droite. »
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sur le fond, je dirais d'abord qu'il y a le déconomètre et ensuite le trouillomètre, [raclement de gorge] le déconomètre. Qu'est-ce que reproche ces gens-là à Vincent Boloret finalement ? Il lui reproche d'être un patriote euh conservateur qui veut maintenir la culture française et la transmettre. En fait, ils oublient d'ajouter que Vincent Boloret, il est donc pour la préférence nationale en quelque sorte. C'est ce que lui reproche mais ils oublient d'ajouter que eux en matière de de cinématographique ils sont pour la préférence nationale bien plus que Vincent Boloré puisque tout le système du cinéma français fait exception à l'absence de souveraineté française.
C'est là encore c'est le dernier le dernier espace résiduel de l'exception culturelle, c'est-à-dire la souveraineté française c'estàdire de la préférence nationale appliquée au cinéma. puisqueen fait quand un film américain est produit, la l'argent des salles arrive au cinéma français. C'est très bien fait comme système. J'ai eu à le gérer, j'en suis fier. Mais que reprocher à Vincent Boloré d'être un patriote mais c'est un patriotisme au service de la création française. Ensuite, le trouillomètre. Je vais vous dire ce que c'est le trouillomètre. Ils ont une peur bleue. Ils m'en font souvent la confidence pourvu qu'il ait pas euh une revivissance des films de tradition.
Parce que s'il y a une revivissance des films de tradition, d'ailleurs à chaque fois qu'on voit un film de grande qualité qui sort, [raclement de gorge] les salles se vident par ailleurs. Ça tient pas la route. Ce sont des films médiocres. Et donc en fait les auteurs de films médiocres ont peur des films de de qualité. Et quand il parle de l'imaginaire français, ça me rappelle un article du monde qui s'appelait le conflit esthétique qui parlait de la cérémonie des jeux et du pu du fou et et qui disait euh "La guerre des imaginaires est lancée." Oui, la guerre des imaginaires est lancée.
Et souvent en voyant ces ces ces films médiocres, je me je pense au mot Baudau de l'air qui parle de l'imagination et l'imagination qui dresse son orgie ne laisse qu'un récif aux clarté du matin. Et donc la peur de ces gens-là, c'est que tout à coup, il y a un autre cinéma qui émerge. Et enfin, ce que je voudrais dire en synthèse, c'est que c'est la panique de la gauche culturelle. Parce que depuis 1945, de Gaul leur a donné la culture et l'éducation à la gauche et il a donné l'économie à la droite. On a vu ce que la droite a fait de l'économie et on a vu que la gauche [raclement de gorge] a a calfutré la culture. Seulement voilà, maintenant le monopole disparaît. Il y a plus de monopole.
Il y aura plus de monopole. Il y a plus de monopole du récit comme disent les sociologues comme dirait Mathieu. Ils avaient le monopole du récit. Ils n'ont plus le monopole du récit. Ça me rappelle un mot de Sol Genet disait le système s'autoacconte. Or le système ne peut plus s'autoaconter. Pourquoi ? Parce que il y a le groupe Boré et d'autres. Il y a des chevaliers de la liberté d'expression, des capitaines de l'industrie qui disent "On pourrait peut-être penser différemment, on pourrait peut-être réfléchir différemment, on peut-être on peut on peut peut-être être un miroir différent de la du réel qu'on a sous les yeux." Ou là là ! Ah bon ? Donc le système ne peut plus s'autoraconter.
Et il y a un autre regard, un autre récit. Il y a les évidemment les réseaux sociaux également. Donc il y a un récit alternatif. Toute l'histoire de cette pétition Zapé Boloré, c'est l'histoire de ce récit alternatif. Si vous me passez, si vous m'autorisez à faire un petit apologue, euh c'est l'histoire du euh du gars de la France insoumise qui va chez son boulanger et qui lui dit "Tu as mon croissant, il est prêt ?" Oui. Il donne le croissant, [raclement de gorge] il lui offre un croissant tous les matins parce qu' il a il a un peu la trouille. Sauf que un jour le gars de la France insoumise insulte le boulanger et lui dit "Ton croissant, il est fade. Il y a ça manque de levin de gauche.
C'est un c'est un croissant d'extrême droite. Ah bon ? Qu'est-ce que tu lui reproches ? Oui, moi je veux un croissant islamique. Ah bon ? Bon ben demain pain sec. Et là qu'est-ce que fait le gars de la France insoumise ? Il dit va voir Mélenchon. Il dit pétition, il faut zapper le boulanger. Toute la boulange française est en moi. C'est scandaleux ce qu'a fait le boulanger. Il m'a dit pain sec. Voilà, c'est un fasciste. Il y a une prise de contrôle fasciste de l'imaginaire de la française.
Philippe de Villiers