Le prix des carburants... Le "8h30 franceinfo" d'Aurore Bergé
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On ne sait toujours pas quand le Premier ministre prendra la parole pour faire des annonces sur les carburants. Hier, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a promis des mesures simples dans les jours qui viennent. Pourquoi c'est si compliqué de trouver des choses simples ?
Parce que les choses les plus simples ne sont pas en effet les plus simples à mettre en œuvre. Parce que trouver à la fois la manière de bien cibler celles et ceux qui ont le plus besoin d'être accompagnés, d'être aidés. Est-ce que moi, par exemple, j'ai besoin que l'État vienne m'aider pour compenser la hausse du carburant ? Je ne crois pas, parce que moi j'ai les moyens tout simplement d'absorber l'augmentation du prix. Est-ce que par contre, ceux qui ont des revenus plus modestes, qui sont obligés de prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler, eux doivent être accompagnés ? La réponse est oui.
Et puis de toute façon, c'est une question plus globale liée évidemment au pouvoir d'achat. Et c'est ce qu'on fait depuis 4 ans aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on a rendu 50 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français, de baisse de fiscalité. Donc on trouvera la solution qui sera la plus efficace, la plus rapide, la plus compréhensible et la plus simple. Et surtout aussi la plus juste pour celles et ceux qui en ont besoin.
Donc ce sera du ciblé à destination des plus modestes plutôt que du général via par exemple une baisse de la TVA pour tout le monde ?
C'est le Premier ministre qui va l'annoncer. Et encore une fois, ce n'est pas simple de faire des dispositifs simples. Vous savez, les premiers qui promettent en général la simplification sont ceux qui complexifient.
Pour une raison toute simple, notamment, c'est qu'on n'a pas de fichier en France aujourd'hui qui permet de savoir qui a une voiture et qui s'en sert pour aller travailler.
Il y a plein de modalités qui ont des avantages, des inconvénients. Vous baissez la fiscalité, comment vous faites pour demain éventuellement l'arrêt augmenté si évidemment le cours des matières premières change parce qu'on sait que c'est conjoncturel ? Est-ce que c'est légitime de baisser la fiscalité, encore une fois, y compris pour des foyers qui peuvent absorber une hausse ? Vous voulez faire un chèque carburant, ce n'est pas comme un chèque énergie pour payer votre gaz à la fin du mois. Parce qu'encore une fois, qui a une voiture qui n'en a pas, qui l'utilise, qui ne l'utilise pas ? Donc c'est tout ça qui est mis sur la table.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a une solution qui sera mise en place par ce gouvernement parce qu'à chaque fois, sur les questions de pouvoir d'achat, on a été au rendez-vous. Je vous dis, 50 milliards d'euros qu'on a rendus aux Français de baisse de fiscalité, c'est la démonstration que quoi qu'il arrive sur le pouvoir d'achat, on répondra présent.
Mais on est certain d'avoir une réponse aujourd'hui de la part du Premier ministre ? Ou alors il va falloir attendre encore un temps ?
La réponse, elle arrivera rapidement et c'est lui qui fera les annonces. Et ce n'est pas moi qui les ferai ce matin. Mais on sait que c'est une urgence de pouvoir y répondre parce qu'il y a encore une fois des Français qui aujourd'hui, pour la même somme qu'ils peuvent mettre chaque semaine ou deux fois par semaine sur l'essence, ont moins de carburant et donc ça leur pose des difficultés. Et donc on doit répondre à cette urgence-là.
Alors il y a le carburant mais il y a aussi l'électricité. 6 millions de ménages se trouvent aujourd'hui en précarité énergétique. Et la fondation Abbé Pierre demande la mise en place d'un service minimal de l'électricité garantie par la loi qui permettrait donc d'éviter les coupures en cas d'impayé. Vous êtes pour vous ?
Alors déjà sur ces sujets de précarité énergétique, on a fait beaucoup. Parce que la précarité énergétique, c'est à la fois un coût social parce que les gens payent plus mais c'est aussi un enjeu sanitaire parce que ça veut dire que les gens sont dans des logements tout simplement qui sont pour certains insalubres du fait de cette précarité énergétique. C'est par exemple MaPrimeRénov' et c'est des centaines de milliers de ménages qui en ont bénéficié. Et là pour le coup, c'est un dispositif qui est simple et que les gens se sont appropriés très rapidement, très facilement pour tout simplement rénover leur logement.
Mais pour les plus précaires qui vont faire face à des coupures d'électricité ?
Le chèque énergie aussi a été mis en place. Justement pour faire face à ça, il y avait déjà un chèque énergie de 150 euros. Il y a eu 100 euros supplémentaires qui ont été mis en place. Donc à chaque fois, encore une fois, dès qu'il y a un enjeu de précarité, on répond et on répond aussi à une urgence.
Et sur le service minimal, demandée par la fondation Abbé Pierre ?
Sur le service minimal, je ne sais pas concrètement comment il se déploierait. C'est-à-dire à un moment, comment on fait pour constater quelle est la consommation ? Et comme pour l'eau, c'est la même chose. Quelle est la consommation que vous validez, que vous ne validez pas ? Est-ce que c'est en fonction de la taille des foyers ? Moi je pense qu'il faut surtout, face à un moment qui est très conjoncturel, parce qu'on sait qu'on a malheureusement une hausse du prix de toutes les matières premières, du prix de l'énergie, alors on doit venir aider, encore une fois, les ménages les plus modestes comme on l'a fait avec le chèque énergie.
Vous étiez cette nuit à l'Assemblée, au revoir Berger, où les députés ont adopté en première lecture la prolongation du pass sanitaire, d'une manière assez ric-rac d'ailleurs, ça s'est joué.
Pas tout à fait ça, en vérité qu'on a voté.
La possibilité de prolonger le pass sanitaire, pardon, c'est un petit raccourci, vous avez raison, mais on a tellement dit ces derniers jours sur France Info que c'était la possibilité de prolonger le pass sanitaire. Ma question n'était pas du tout celle-là, ma question c'est, il y a une mesure qui ne figure pas dans le texte qui a été adopté et qui vient de partir au Sénat, c'est l'éventuelle suspension du pass sanitaire pour les Français qui ne feraient pas leur troisième dose. Est-ce que vous y êtes-vous favorable ?
Alors, en fait, la troisième dose, c'est tout simplement un rappel vaccinal. C'est ce que les Français font assez communément pour la grippe, notamment les plus vulnérables et les personnes âgées. Donc déjà, je pense qu'il faut complètement banaliser ce sujet de troisième dose. On fait un rappel et on le fait quand on a un risque de comorbidité, quand on a plus de 65 ans, quand on a tout simplement une population qui est plus à risque. Pourquoi on le fait ? Parce qu'on sait qu'à partir du sixième mois, on a malheureusement une couverture vaccinale qui baisse. après la première, deuxième dose, six mois après, vous avez moins de protection liée au vaccin. Donc on ne menace absolument pas.
C'est quand même un peu fou d'ailleurs d'imaginer que la menace, ce soit celle d'une meilleure protection. Parce qu'en fait, ce qu'on dit aux Français, on a aujourd'hui deux millions de personnes qui ont eu recours à cette troisième dose sur six millions de personnes qui sont concernées. Donc ça veut dire qu'il faut dire et redire encore une fois que ce rappel vaccinal, il n'est pas là pour faire plaisir. Il n'est pas là, comme je l'ai entendu encore cette nuit dans l'hémicycle, pour faire plaisir à je ne sais quel labo pharmaceutique, mais parce qu'on a des risques de comorbidité importante, des personnes vulnérables. Et donc, il y a toutes les options qui existent.
Et donc, moi, je pense que notre seule préoccupation depuis 18 mois, c'est quoi ? C'est de protéger les Français. Et protéger les Français en donnant accès gratuitement à toutes les populations.
Est-ce que vous pouvez le servir du pass sanitaire pour mettre la pression sur les 4 millions de Français qui ne veulent toujours pas de cette dose de rappel ?
Moi, je pense que toutes les options pourront être envisagées. Aujourd'hui, ce qui est fait, c'est une campagne de rappel vaccinal et de continuer à aller convaincre les Français de la légitimité et de la nécessité qu'ils aillent se faire vacciner.
Toutes les options sont envisagées, ça veut dire qu'on peut penser à la suspension de ce pass sanitaire au bout d'un mois, par exemple. Si dans un mois, 4 millions de personnes ne veulent pas se faire vacciner, on leur suspend le pass sanitaire ?
Je ne peux pas, sur votre antenne, vous dire que cette option n'existera jamais parce que si demain, il est nécessaire de pouvoir le faire, vous me direz, en fait, vous avez menti à ce micro. Donc, je dis la vérité. C'est-à-dire que je dis que toutes les options existent pour protéger les Français. Et je dis surtout aux 4 millions de personnes vulnérables qui sont à risque parce que 6 mois après leur deuxième dose, elles sont moins protégées qu'elles doivent le faire. Pas pour faire plaisir à Emmanuel Macron, pas pour faire plaisir au gouvernement, au Parlement de ce pays, juste parce que ça les protège et que c'est la raison pour laquelle on fait ce rappel vaccinal.
La présidente déléguée du groupe des marcheurs à l'Assemblée nationale, Aurore Berger, est l'invité de France Info. Toute petite pause, le temps du fil Info, à 8h40 avec Mélanie Delaunay.
Les Ardennes, la Marne et la Meuse, dernier département en vigilance orange à cause de la tempête Aurore. Elles continuent de souffler, mais moins fort sur l'Est et provoquent des perturbations sur les rails. En Champagne-Ardenne, interruption et ralentissement sur les lignes RER en Ile-de-France. Et en Normandie, tous les trains sont à l'arrêt jusqu'à 10h au moins. C'est la région où la plus forte rafale a été enregistrée. 175 km heure à Fécamp cette nuit. 250 000 foyers n'ont pas de courant ce matin. Les députés disent oui avec 10 voix d'écart à la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu'à la fin juillet.
Le projet de loi comprend un amendement qui permettra aux chefs d'établissement de savoir si les collégiens et lycéens sont vaccinés contre le Covid. L'opposition dénonce une brèche dans le secret médical. Le texte sera débattu au Sénat dans une semaine. Face à la hausse des prix de l'énergie, la fondation Abbé Pierre demande un service minimum de l'électricité pour les foyers en difficulté. 1000 watts pour garder un frigo, la lumière allumée. Lyon, Monaco et Marseille qui va affronter ce soir la Lazio à Rome en Ligue Europa au lendemain du match nul de Lille. Zéro partout à domicile face au FC Séville en Ligue des Champions.
France Info
Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec la présidente déléguée du groupe de la République en marche à l'Assemblée nationale, Aurore Berger, le gouvernement se laisse donc la possibilité de réactiver à tout moment l'état d'urgence sanitaire et le pass sanitaire jusqu'au 31 juillet prochain. Ça c'est Siltex qui a été voté cette nuit à l'Assemblée. L'est aussi dans les mêmes termes au Sénat. Pourquoi faire ça ? Pourquoi si long ? Pourquoi une période qui va jusqu'à l'été prochain ? Alors vous auriez pu, comme le réclament quasiment unanimement, toutes les oppositions de droite et de gauche convoquer à nouveau l'Assemblée en janvier, en février ou en mars prochain.
Les oppositions de droite et de gauche, elles ont à peu près tout dit depuis 18 mois. Certains au Sénat voulaient rouvrir les restaurants et les bars alors même qu'on était en plein pic épidémique. D'autres ne voulaient surtout pas entendre parler du pass sanitaire.
Mais elles disent aujourd'hui une campagne présidentielle en état d'urgence sanitaire, c'est-à-dire avec la possibilité pour un exécutif de restreindre les déplacements 15 jours avant le premier tour.
Déjà la session parlementaire, elle va s'arrêter pour des raisons électorales que vous connaissez fin février.
Mais vous connaissez le règlement mieux que moi. Oui, on peut convoquer une session extraordinaire.
Mais ce n'est pas si simple, un simple décret. Et à un moment, moi je pense... Pourquoi ce n'est pas si simple ? Parce que je pense qu'on parle d'un état d'urgence. On parle donc de la nécessité absolue qu'il y aurait si demain un nouveau variant par exemple existe sur notre sol, de pouvoir réactiver quoi ? Juste la possibilité encore une fois d'avoir un pass sanitaire qui fait que dans certains établissements... Et l'état d'urgence sanitaire. Dans certains établissements, on a besoin en effet de présenter un QR code pour pouvoir se rendre au restaurant ou dans un bar.
Et l'état d'urgence qui permet d'interdire certains déplacements, d'en limiter d'autres ?
Mais personne n'a envie ni la volonté justement qu'on revienne à l'état d'urgence sanitaire. C'est la raison pour laquelle on parlait juste avant du rappel vaccinal et de la nécessité encore une fois que cette troisième dose, eh bien des millions de Français puissent y avoir recours. Ce qu'on a voté, c'est juste se donner la possibilité. Et d'ailleurs, on l'a fait à deux reprises. On a voté des périodes d'à peu près dix mois. Donc ça n'a rien d'exceptionnel par rapport à ce qu'on...
Il n'y avait pas de présidentielle à l'époque.
Oui, d'accord, mais il y avait d'autres campagnes. Donc dans ces cas-là, vous savez, chaque année, il y a une campagne électorale dans notre pays. Donc dans ces cas-là, vous ne prenez que des mesures de très court terme pendant deux mois ou trois mois. Moi, je pense qu'il faut prendre des mesures juste de bon sens qui sont de dire en fonction d'un panel d'indicateurs et basé encore une fois sur un comité scientifique, sur le comité de défense, etc. On prendra la décision qui s'impose pour mieux protéger les Français.
Là encore, vous dites qu'il y aura un panel d'indicateurs. On ne pourra pas déclencher l'état d'urgence ou le redéclencher pas sanitaire. Mais parce qu'on ne l'a jamais fait de cette manière-là. On sent au doigt mouillé.
Enfin, ça s'est fait sur des indicateurs scientifiques.
Mais quand on regarde le texte que vous avez voté, Aurore Berger, il y a bien écrit effectivement en fonction du taux d'incidence ou en fonction du nombre de personnes qui sont à l'hôpital. Mais il n'y a pas de chiffre dans le texte. Ça veut dire que du coup, on peut dire absolument ce qu'on veut.
Non, on ne dit pas ce qu'on veut. On se base encore une fois sur des données qui sont elles-mêmes variables. Parce qu'aujourd'hui, on a un variant, mais il y a d'autres variants qui peuvent exister demain. Aujourd'hui, on dit le taux d'incidence, c'est 50.
Mais peut-être que demain, sur un autre variant qui serait beaucoup plus agressif, ou beaucoup plus agressif sur d'autres populations, eh bien justement, là à un moment, on aura des scientifiques qui nous diront vous savez, le bon taux d'incidence pour mesurer ce variant, si demain malheureusement il existait, ce ne sera pas 50, ce sera peut-être 20, ce sera peut-être 30, parce que l'agressivité, la robustesse de ce variant fera qu'il faudra aller exprimer. Donc si on met un chiffre, si on met un chiffre et qu'on se trompe dans la loi, c'est-à-dire qu'une autre loi doit le défaire. Et là, on fait comment ? Ça veut dire qu'on est coincé. Ça veut dire qu'on ne peut pas prendre de décision.
Ça veut dire qu'on doit prendre à nouveau une semaine, deux semaines, trois semaines pour légiférer. Mais quand on est au cœur d'une crise sanitaire... Ça a pris deux jours là. Non, mais non, ça a pris deux jours à l'Assemblée nationale, ensuite ça va aller au Sénat, etc. Il peut y avoir des recours qui existent et c'est normal, ça s'appelle un état de droit et ça s'appelle la démocratie. Ce que je dis juste, c'est que quand on est au cœur d'une crise sanitaire, on a des décisions qui doivent être prises parfois extraordinairement rapidement et on ne nous pardonnerait pas de ne pas les prendre rapidement si ça met en danger la vie des Français.
Un mot sur l'obligation vaccinale qui touche tous les soignants de France. Elle ne concernera plus les soignants du CHU de Martinique après plusieurs jours de bras de fer avec la direction. Les soignants ont finalement gagné. Ils ne seront plus contraints de montrer leur passe sanitaire pour venir travailler. Est-ce que vous trouvez ça normal ?
Non, moi je crois qu'il faut qu'il y a une décision qui puisse s'appliquer sur l'ensemble du territoire national et évidemment les Outre-mer, c'est le territoire national et je crois que c'est une mesure de bon sens que de dire que les soignants doivent évidemment être eux-mêmes en capacité d'être vaccinés. Donc vous regrettez la décision qui a été prise ? Je pense qu'encore une fois, il n'y a pas de raison qu'il y ait des exemptions. Il y a des situations qui sont plus compliquées que d'autres et on a bien vu malheureusement que la sous-vaccination qui existait aux Antilles provoquait une surmortalité.
Il y a une autre mesure qui a été adoptée cette nuit lors de l'examen de cette prolongation de la possibilité d'utiliser le passe sanitaire jusqu'au 31 juillet prochain, Salia Braclia, qui concerne l'éducation.
Qui concerne l'éducation, effectivement, les chefs d'établissement des collèges et des lycées pourront avoir accès aux fichiers de vaccination des élèves. Ils pourront savoir qui parmi les élèves est vacciné ou pas et ça, ça pose problème pour les syndicats de l'éducation nationale. Ça pose un problème de divulgation de ces fichiers.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est une mesure de bon sens. Aujourd'hui, vous avez un cas contact dans une classe. Vous avez uniquement une attestation sur l'honneur des parents qui dit « Moi, mon enfant, il peut continuer à aller en classe parce qu'il est vacciné. » C'est une attestation sur l'honneur. C'est une attestation sur l'honneur.
Et donc ?
Et si jamais ça n'est pas le cas. Et si jamais d'autres enfants tombent malades. Et si jamais on a une propagation du virus. Autre exemple, on part en déplacement scolaire. On va au théâtre, par exemple. On va dans un autre établissement. Ou on va au musée. Et là, on vous demande par exemple votre passe sanitaire. Et on se rend compte que l'enfant, le collégien, le lycéen, il ne l'a pas. Qu'il ne l'a pas. Mais ça, ça s'anticipe ? Non, en fait, puisque le chef d'établissement n'a pas le droit de le savoir.
Il suffit de le demander aux parents. Ils font des attestations.
Non, c'est uniquement une attestation sur l'honneur. Donc, vous vous retrouvez avec un enfant qui pensait pouvoir entrer et qui finalement pas. Donc, c'est juste une mesure de bon sens.
Mais c'est arrivé, ça ? Ou c'est un cas théorique ?
Non, mais ce n'est pas du fantasme. C'est qu'aujourd'hui, les parents nous disent qu'en fait, on ne comprend pas parce que nous, on a vacciné nos enfants. Mais en vérité, on ne sait pas. On n'a pas les moyens de savoir. Le chef d'établissement n'a pas les moyens de savoir. Et donc, quand on a un cas contact et qu'on a juste déclaration sur l'honneur à faire pour dire, rassurez-vous, moi, mon enfant, il peut continuer à venir en cours parce qu'il a été vacciné. Et bien, on a le risque, éventuellement, que toutes les attestations sur l'honneur ne soient pas véridiques.
Et je pense qu'encore une fois, il faut du bon sens juste pour protéger encore une fois nos adolescents parce que le risque épidémique, il peut aussi demain les concerner. Quand j'entends des gens complètement irresponsables hier dans l'hémicycle en disant, il n'y a aucun risque. Mais qu'est-ce qu'ils en savent ? Qu'est-ce qu'ils en savent qu'il n'y a aucun risque pour nos enfants qui ont 12 ans, 13 ans, 14 ou 15 ans ? Si on a fait cette couverture vaccinale aussi pour les 12, 17 ans, c'est justement parce qu'on considère qu'il y a un risque. Et donc, encore une fois, qu'on doit pouvoir les protéger.
Depuis vendredi dernier, les tests dits de confort sont devenus payants pour tous les non-vaccinés en France. On a vu que ça avait abouti assez rapidement dès la journée de vendredi à une chute de moitié du nombre de ces tests pratiqués. La défenseure des droits hier, Claire Hédon, a dit que c'était pour elle une obligation vaccinale déguisée. Elle a critiqué cette mesure en expliquant qu'elle risquait de concerner avant tout les personnes les plus pauvres puisque ce sont, elles, les moins vaccinées. Comment vous prenez en compte ce qu'elle dit ?
Déjà, elle a toute liberté, évidemment, en tant que défenseur des droits, de le dire. Et c'est aussi ce que fait notre État démocratique. Par contre, la meilleure manière de protéger les personnes les plus vulnérables, y compris, en effet, cette sous-couverture vaccinale, ce qui fait qu'on a moins de couverture vaccinale parmi les Français qui sont les plus pauvres, c'est qu'ils se vaccinent. C'est qu'ils puissent se vacciner. La vaccination, elle est gratuite.
Que ce soit chez les plus pauvres, que ce soit en banlieue, qu'on n'arrive pas à aller chercher des gens.
Mais bien sûr que si, que ça nous inquiète. Et c'est pour ça qu'on va vers les populations concernées. C'est pour ça qu'on met des vaccinodromes. C'est pour ça qu'on met des solutions de proximité qui existent. Tout ce qu'on a dit sur le aller vers, sur aller chercher les gens, sur les vaccinations à domicile qu'on a faites, y compris pour des personnes très âgées qui n'osaient plus sortir de chez elles, on fait la même chose aussi pour des personnes qui sont dans des quartiers plus paupérisés. Parce que malheureusement, on a, en effet, cette carte de France qui est inquiétante où on voit que ce sont les personnes qui sont les plus pauvres qui sont souvent moins vaccinées.
Mais est-ce que la réponse, c'est quoi ? C'est uniquement de dire continuez à faire des tests. Et puis deux fois, trois fois par semaine, vous allez le faire. C'est un coût. C'est un coût pour la société, quand même, pour l'ensemble des Français. Mais surtout, c'est une hérésie parce que ce qui vous protège le mieux, ça reste d'être vacciné.
Il y a 7 millions de personnes aujourd'hui éligibles à la vaccination qui ne le sont pas. Vous en connaissez ?
Oui, j'en connais. Malheureusement, déjà, il y en a à l'Assemblée nationale qui l'ont suffisamment dit. Il me semble, pas besoin de citer leur nom, mais que malheureusement, certains l'ont dit suffisamment haut et fort dans l'hémicycle. Qui, du coup,
rentrent dans l'hémicycle en se faisant dépister et en payant pour avoir le pass sanitaire.
Malheureusement, non. Il n'y a pas de sanitaire à l'Assemblée, non ? Alors, on n'a constitutionnellement pas le droit parce que vous ne pouvez pas empêcher un parlementaire d'accéder à l'hémicycle. D'accord. Nous, on voulait le mettre en place, mais nous n'avons pas le droit.
Ils ne sont pas vaccinés, ils se font tester gratuitement ?
Il n'y a pas de raison qu'ils soient testés gratuitement. Il y a maintenant, voilà, s'ils ont refusé de se faire vacciner,
ils se feront...
Il n'y a pas de pass sanitaire à l'Assemblée nationale.
Il y a un contrôle pour savoir si, non, donc rentre qui veut à l'Assemblée nationale, vacciner ou...
Alors, non, ne rentre évidemment pas qui veut. Quand je dis rentre qui veut, vous l'imaginez bien. Vous l'imaginez bien. Vous l'imaginez bien. Il y a des contrôles qui sont faits sur les visiteurs de l'Assemblée nationale, mais sur les députés, nous, on avait proposé un amendement, notre groupe avait proposé un amendement. Il n'est pas de nature constitutionnelle parce que vous ne pouvez pas empêcher quelqu'un qui est un élu de la nation, qui est un député, d'entrer dans l'hémicycle. Ce qui est une vraie question qui se posait pour la première fois en vérité avec ce sujet du pèse vaccinal, de la nécessité de se faire vacciner.
Et en effet, nous, on considérait au sein de La République en marche qu'il y avait une légitimité à dire qu'à partir du moment où on imposait aux Français et où on recommandait fortement aux Français de se faire vacciner, il fallait qu'on le soit nous-mêmes. Rassurez-vous, ce sont des cas très isolés et qui ne font leur front de commerce aujourd'hui que sur ce sujet.
Le fil à fou à 8h50. Mélanie Delaunay, on se retrouve dans un instant.
La circulation des RER fortement perturbée en Ile-de-France à cause d'arbres tombés sur les voies déracinées par la tempête en Champagne-Ardenne. Aucun TER ne circule. C'est totalement à l'arrêt en Normandie. Plusieurs trains supprimés aussi en Bretagne. 250 000 logements sont sans courant en tout ce matin. Les rafales touchent maintenant l'Est. Plus que trois départements Ardennes, Marne et Meuse en vigilance orange. Sur France Info, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale plaide pour une double vaccination contre la grippe et le Covid avec la troisième dose pour les personnes éligibles pour éviter deux formes potentielles de pneumonies graves dit Alain Fischer.
Savoir quels élèves sont vaccinés contre le Covid d'un amendement voté cette nuit à l'Assemblée va permettre aux chefs d'établissement d'avoir ces informations. Les députés ont adopté le projet de loi pour prolonger le recours au pass sanitaire jusqu'à l'été. Les sénateurs vont se prononcer dans une semaine. C'est le 39e album Astérix et le Griffon sort aujourd'hui en librairie. l'éditeur a déjà prévu 5 millions d'exemplaires de la BD Cet album est traduit en 17 langues. France Info
Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Toujours avec Aurore Berger présidente déléguée du groupe La République En Marche à l'Assemblée Nationale François Hollande est en promo médiatique depuis hier il publie un livre affronté dans lequel il critique beaucoup Emmanuel Macron entre autres on écoute l'ancien président de la République.
Un président il y en a eu plusieurs a toujours une conviction majeure Emmanuel Macron il n'a pas de doctrine à partir de là il avance il est pragmatique il est intelligent il saisit les occasions et les opportunités il change au gré des événements c'est pas le en même temps c'est l'ère du temps mais un pays a besoin d'avoir un sens une vision
Emmanuel Macron n'a pas de vision de conviction pour le pays dit l'ancien président François Hollande est-ce qu'il y a du vrai dans ce qu'il dit ?
Il a commencé son interview en disant qu'il n'était absolument pas animé ni par l'aigreur ni par l'amertume ce qui se ressent profondément ensuite dans ses propos honnêtement je n'ai aucun commentaire à faire c'est très bien si son livre se vend parce que ça fera vivre nos libraires indépendants mais je ne ferai pas partie de ceux qui l'achètent
Il a déchiré les français comme personne dit-il
Écoutez il me semble que la fin du quinquennat de François Hollande c'est fini de telle manière que l'ancien président de la république n'a même pas été en capacité de se représenter et de rassembler son propre camp
Vous avez peut-être vu Aurore Berger les images d'Éric Zemmour hier lors d'une visite du salon Millipol qui a pris une arme un pistolet à lunettes je ne suis pas expert et qui a fait mine un fusil à lunettes un fusil à lunettes qui a fait mine de viser pendant quelques instants les journalistes en souriant il a expliqué que c'était de l'humour par la suite Marlène Chappat a réagi assez vivement en disant qu'elle était horrifiée par ces images est-ce qu'il faut réagir à tout ce que fait et tout ce que dit Éric Zemmour ?
C'est sa stratégie et c'est la raison pour laquelle vous m'interrogez ce matin Mais vous avez le droit de me dire
je ne réagirai pas et on passe à la suite
Mais en fait c'est toute l'ambiguïté qui est la nôtre depuis le début en effet de cette campagne qui ne dit pas son nom et d'un candidat qui ne dit pas qu'il est candidat ou pas ce qui est certain c'est que personne ne doit pointer une arme sur un de nos concitoyens quel qu'il soit les deux seuls candidats
Arme non chargée je ne sais pas si je l'ai précisé
Oui mais même non chargée et encore heureux On en vient à commenter quand même ça Personne ne pointe une arme sur un de nos concitoyens Les deux seuls hommes politiques qui l'ont déjà fait ils s'appellent Bolsonaro et Trump
Donc il y a du Trump Il y a une volonté évidente
de dire que l'outran se génère de l'agitation qu'elle génère du buzz médiatique et qu'elle génère probablement malheureusement des intentions de vote dans des sondages Trump ça s'est fini avec un président qui a refusé de reconnaître sa défaite et qui a fait que ses partisans ont essayé d'assiéger le Capitole parce qu'il refusait de reconnaître la défaite c'est fini dans de la violence Bolsonaro la réponse aujourd'hui que la France apporte c'est qu'elle accueille des réfugiés politiques du Brésil qui sont notamment des personnes homosexuelles qui sont en danger de mort au Brésil C'est ça le populisme au pouvoir Le populisme au pouvoir il met en oeuvre son programme et son projet électoral Celui d'Éric Zemmour il suffit de lire ses livres Je ne sais pas quelle sera la prochaine cible Il y a eu beaucoup les femmes très obsessionnelles sur les femmes Il y a eu des journalistes Il y aura probablement demain les homosexuels il suffit de lire ce qu'il dit dans son livre sur le lobby LGBT qui a gagné et qui a mis l'État à ses pieds Il suffit de lire ce qu'il dit sur l'équipe de France où il considère qu'il y a trop de noirs dans l'équipe de France Il va désigner toutes les catégories sociales comme étant des cibles
La question s'est posée au moment de la première campagne de Donald Trump dans la presse américaine qui n'a jamais trouvé la réponse En tout cas il n'y a pas eu de réponse unanime de tous les médias Il y a eu une réponse
à postériori de la presse et la presse postérieurement à l'élection de Donald Trump et à sa défaite s'est excusée et s'est excusée si je vous assure vous pouvez retrouver des exemples de la presse notamment de CNN qui s'est excusée du fait que vraisemblablement ils ont participé à ce phénomène qui était d'abord un phénomène médiatique Donc vous pensez
là on se met un peu en abîme mais vous pensez par exemple qu'on a tort d'en parler en ce moment ?
Je pense qu'il ne cherche que ça il ne veut que ça qu'aujourd'hui c'est quelqu'un qui fait une promotion pour un livre qu'il vend son livre il n'est pas candidat encore déclaré à l'élection présidentielle le jour où il le sera son statut sera différent s'il l'est s'il l'est parce que pour l'instant il joue une un statut qui le protège Mais ça veut dire
que Marlène Schiappa quand elle réagit hier sur un réseau social elle fait une erreur ?
Mais chacun réagit comme il veut moi ce que je dis
Non non non c'est pas comme il veut parce que là c'est le gouvernement qui réagit face à Eric Zemmour et que certains médias un média
vous avez peut-être vu en l'occurrence une chaîne d'information qui est concurrente à la nôtre mais qu'on peut citer CBFM a dit nous nous avions fait le choix de ne pas diffuser la première vidéo d'Eric Zemmour mais à partir du moment où une membre du gouvernement réagit on ne peut plus le taire parce que sinon on va nous reprocher de passer sous silence une info et une réaction Oui et d'autres
c'est une info de toute façon l'aurait diffusée donc le buzz aurait existé quoi qu'il arrive il existe sur les réseaux sociaux et donc malheureusement tout le monde aurait vu cette image à un moment d'une personnalité d'un polémiste qui met en joue en riant des journalistes Est-ce que cette campagne elle va être uniquement rythmée par l'outrance de quelqu'un qui pour l'instant n'est même pas candidat à l'élection présidentielle ou est-ce qu'on va parler tout simplement des idées politiques Donc vous dans la majorité vous voulez l'ignorer ?
Je crois que la politique c'est un combat que ça doit se faire sur des idées politiques et je ne vois pas quelles sont les idées politiques quand elles se résument à de l'outrance systématique et à la désignation de certains de nos compatriotes comme étant des cibles potentielles de l'action qu'ils pourraient mener demain que ce soit les femmes que ce soit les personnes homosexuelles que ce soit les journalistes que ce soit les magistrats de quelqu'un qui dit qu'il ne faut plus de contre-pouvoir dans notre pays cet homme est dangereux cet homme est dangereux et je ne veux pas d'une quelconque manière me dire dans quelques mois dans quelques années nous avons participé à ce que cet homme prenne une place qu'il n'aurait jamais dû prendre dans notre pays
Merci Aurel Berger et bonne journée à vous Si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisez la bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur France Info.fr
Aurore Bergé