Démission d'Emmanuel Macron : «Ce serait un service qu'il rendrait à la France», note Sébastien Chenu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin vous pouvez rassurer vos militants, les militants du RN, vous leur dites venez à Orléans, vous ne craignez rien ?
- 2:26OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça préfigure ce que la campagne présidentielle sera, c'est-à-dire violente
- 3:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous vous dites ? Il était temps ?
- 5:12RelanceRéponse partielle
Mais au final, ce sont les magistrats qui décident. Ils ont visiblement du mal à serrer la vis. Qu'est-ce qu'il faut changer
- 6:37FerméeRéponse partielle
est-ce qu'il faut l'état d'urgence ?
- 8:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner ? Est-ce qu'il va pouvoir tenir jusqu'en avril-mai prochain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Oui absolument, on a des garanties très fortes de la bonne organisation de notre congrès, de l'incapacité évidemment à quelques voyous d'arriver jusqu'au congrès. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Alors on peut manifester contre nous mais si vous voulez, dans une démocratie, les partis politiques n'ont pas à être baïonnés. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Nous sommes le premier parti de France. »
- 3:31Invité politiqueFait
« a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui »
- 4:34Invité politiqueChiffre
« Le nombre de policiers blessés, je crois, est de près de 600, si ma mémoire est bonne. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Ils sont bloqués parce qu'en fait, quand Emmanuel Macron dit, la police devrait faire preuve d'empathie, la police devrait être à l'écoute, bientôt la police devrait être assistante sociale. »
- 6:13Invité politiqueFait
« Ça veut dire qu'en réalité, ils ne peuvent pas être crédibles parce que tout ça se joue, j'allais dire, dans leur cortex idéologique. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Le fait d'aller dans des manifestations masquées, c'est interdit. Le fait d'appel à la violence, c'est interdit. Les vols en réunion, c'est interdit. »
- 11:03guest_politiqueChiffre
« Vous avez vu que d'ailleurs dans les interpellés, les gens qui aujourd'hui ont été arrêtés, il y a 29% de ces interpellés qui sont de nationalité étrangère. »
- 11:47Invité politiquePromesse
« Ce serait un sacré service qu'il rendrait à la France s'il démissionnait. »
- 13:21Invité politiquePromesse
« quelqu'un qui cassait ne serait-ce qu'un arrêt de bus, eh bien, il le rembourserait jusqu'à la fin de ses jours. »
- 13:49Invité politiquePromesse
« de l'autre côté, on créera de nouveaux délits. Le fait de pouvoir participer à des effractions, en tous les cas, à casser, à de la casse de magasins en groupe organisé, eh bien, vous serez sanctionné »
- 15:52Invité politiqueFait
« Ils ont banalisé la violence. Ils ont encouragé les émeutes. »
- 16:59Invité politiqueFait
« La France insoumise, quand elle s'appuie sur la jeune garde, mouvement de voyous violents qui ont participé au meurtre de Quentin de Ranck, eh bien, oui, elle s'appuie sur des délinquants dangereux. »
- 17:20Invité politiqueFait
« Il ne faut jamais oublier que M. Philippe, il fait voter communiste, M. Attal, il fait voter LFI. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu76 %
- Présentateur22 %
≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Grande interview Européen CNews, Romain Desarbres. 8h13, la grande interview CNews Européen avec Sébastien Chenu ce matin. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Merci d'être avec nous, député Rassemblement National du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée Nationale. On va évidemment parler de la casse, on va parler de la sécurité,
on
va parler de la politique et de la présidentielle. Je voulais commencer tout d'abord cette interview avec le congrès du RN qui se tient ce week-end à Orléans. Des manifestants veulent tenter de l'empêcher mais le préfet promet que la sécurité sera assurée. Est-ce que ce matin vous pouvez rassurer vos militants, les militants du RN, vous leur dites venez à Orléans, vous ne craignez rien ?
Oui absolument, on a des garanties très fortes de la bonne organisation de notre congrès, de l'incapacité évidemment à quelques voyous d'arriver jusqu'au congrès. Et donc je le dis très librement et nous prenons nos responsabilités en disant à nos militants, à nos adhérents, aux gens qui veulent venir écouter Jordan Bardella et Marine Le Pen, venez vous serez en sécurité à l'occasion de ces journées de congrès à Orléans. En revanche, évidemment, moi je suis interpellé par la façon dont la gauche, l'extrême gauche, bafoue finalement l'article qui dans la Constitution prévoit que les partis politiques, l'article 4, puissent s'exprimer en venant manifester contre nous.
Alors on peut manifester contre nous mais si vous voulez, dans une démocratie, les partis politiques n'ont pas à être baïonnés. Et je vois que du PS à LFI, de la CGT à Amnesty International, tous ces gens-là veulent nous faire taire. Ben non, on ne se taira pas, voilà. Nous avons des choses à dire, Marine Le Pen doit parler aux Français. Nous ne nous tairons pas sous les provocations et sous les intimidations.
C'est un processus antidémocratique
? Je vous le disais, dans la Constitution,
il
est prévu que les partis politiques concourent à l'expression de cette démocratie. Et donc le rôle du Rassemblement National, c'est de parler aux Français. Nous, nous n'avons jamais empêché quiconque de s'exprimer. On n
'a
jamais manifesté, on n'a jamais interdit, cherché à faire taire nos adversaires politiques, nos opposants politiques. Nous n'empêchons pas les autres de s'exprimer. On ne
va
quand même pas demander l'autorisation à M. Mélenchon ou à M. Fort, qui violent cet article-là, en venant, etc. Qui violent cet article de la Constitution.
On
ne
va
quand même pas leur demander l'autorisation de pouvoir s'exprimer. Nous sommes le premier parti de France. Ça fait partie de la démocratie, que les partis puissent s'exprimer. Et nous allons nous
exprimer. Est-ce que ça préfigure ce que la campagne présidentielle sera, c'est-à-dire violente
? Je
n'espère pas, parce que je pense que dans cette campagne présidentielle, les Français ne peuvent pas être privés d'un débat de fond. C'est-à-dire de parler des solutions. Alors les solutions et les propositions qu
'ont
les uns et les autres, nous on en a évidemment sur la sécurité, sur le pouvoir d'achat, sur le logement. Marine Le Pen l'a montré à la rentrée. Mais je pense que les Français, ils attendent ça. On est à un moment crucial de la vie politique de notre pays et on ne peut pas baïonner une campagne présidentielle.
On
ne peut pas faire taire les personnalités qui se présentent à l'élection présidentielle au motif qu'il y aurait en France un pays qui n'est pas tenu, un président de la République qui est débordé, un gouvernement qui est débordé et qui noirait la campagne présidentielle dans cette forme de violence.
Alors justement, après le fiasco sécuritaire du week-end dernier, Emmanuel Macron tente de reprendre la main politiquement. Conseil de défense, ce matin à 9h, réunion avec les lycéens cet après-midi à 15h. Ensuite, il va rencontrer des policiers sur le terrain. Qu'est-ce que vous vous dites ? Il était temps ?
On
a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui, qui prend la parole pour ne rien dire, vraiment d'un président de la République qui est au bout du rouleau. Moi d'abord, je veux aussi, mais nous l'avons fait, assurer les forces de l'ordre de notre soutien. Je le dis parce qu'on n'entend pas grand monde, en dehors de quelques politiques, du Rassemblement national, soutenir les forces de l'ordre. Les Français soutiennent leurs forces de l'ordre, mais ils sont où ? Tous ces artistes, tous ces intellectuels qu'on entend matin, midi et soir donner la leçon ?
Eh bien, je pense que nos forces de l'ordre mériteraient d'entendre des grandes voix dans la société civile, leur dire chapeau et merci. Comme qui, par exemple ? Tous ces artistes, par exemple, ces footballeurs, ces intellectuels. Kylian Mbappé ? Mais tous qui pourraient dire aux forces de l'ordre, merci de faire ce que vous faites. Merci de garantir aux Français la possibilité de continuer à vivre sereinement par votre engagement. Parce que les forces de l'ordre, ce sont eux qui prennent les coups en ce moment. Le nombre de policiers blessés, je crois, est de près de 600, si ma mémoire est bonne.
Autour de mille, oui. Autour de mille, vous voyez.
Le nombre de commerces qui ont été abîmés est très important. C'est aux forces de l'ordre que nous devons, en premier lieu, dire merci. Pour le reste, effectivement, le gouvernement, c'est un fiasco total, un gouvernement dépassé, un gouvernement qui n'a pas anticipé les choses parce que tout cela ne dégringole pas de la planète Mars. Que ce soit les violences ou les revendications, d'ailleurs, qui peuvent être entendues dans les manifestations, le gouvernement n'a rien anticipé.
Emmanuel Macron promet d'être intraitable. Vous l'avez entendu avec les casseurs. À ce jour, il y a 217 personnes en détention provisoire ou condamnées à de la prison ferme sur 2700 personnes interpellées. Gérald Darmanin a demandé au parquet d'être ferme. Mais au final, ce sont les magistrats qui décident. Ils ont visiblement du mal à serrer la vis. Qu'est-ce qu'il faut changer
? D'abord, j'ai entendu ces aires de flûte déjà en 2022 avec la Ligue des champions. J'ai entendu en 2023, pendant les émeutes, on sera intraitable, on sera ferme. Vous allez voir ce que vous allez voir, tout va changer. Tout ça, ce pipeau, on l'a déjà entendu. D'abord, ce gouvernement, et c'est la raison pour laquelle ils ne sont absolument pas crédibles, ils sont idéologiquement bloqués. Et puis, ils sont idéologiquement soumis. Je m'explique. Ils sont bloqués parce qu'en fait, quand Emmanuel Macron dit, la police devrait faire preuve d'empathie, la police devrait être à l'écoute, bientôt la police devrait être assistante sociale. La réalité, c'est qu
'on
ne rétablit pas l'ordre en jupe droite et collier de perle.
Je
veux dire, c'est quelque chose de sérieux. Et puis,
ils
sont idéologiquement soumis parce qu'ils ont fait élire LFI, LFI a fait élire Macron, la gauche a fait élire Macron, Macron a fait élire des députés de gauche. Ça veut dire qu'en réalité, ils ne peuvent pas être crédibles parce que tout ça se joue, j'allais dire, dans leur cortex idéologique. Ça ne marche pas. Ils ne savent pas ce que c'est que protéger, ils ne savent pas ce que c'est que faire oeuvre d'autorité
ou restaurer l'autorité dans le pays. Sébastien Chenu, invité de la grande interview CNews Europe 1. Bruno Rotaillot demande l'instauration de l'état d'urgence qui donne plus de pouvoir à l'État pour mettre les casseurs hors d'état de nuire. Je vous pose la question, est
-ce
qu'il faut l'état d'urgence ? Non
mais
nous,
on
n'exclut pas l'état d'urgence par principe, on ne
va
jamais rien exclure. Qu'est-ce qui pourrait faire que vous l'appeliez de vos voeux ? Non mais ce qu'on pourrait faire,
c
'est qu'on déclencherait
l'état d'urgence si d'abord
toutes les dispositions du code pénal n'étaient pas appliquées. Or, elles ne le sont pas. Il
y a
un certain nombre de dispositions du code pénal. Vous savez, dans le code pénal, il n
'y a
pas besoin d'inventer mille et une choses. Il n
'y a
pas besoin de déclencher des états d'urgence qui sont de toute façon provisoires. Appliquons déjà ce qui existe dans le code pénal. Le fait d'aller dans des manifestations masquées, c'est interdit. Le fait d'appel à la violence, c'est interdit. Les vols en réunion, c'est interdit. Mais tout ça doit être sanctionné. Tout ça existe. Il y a un arsenal dans le code pénal, mais il n'est pas appliqué. Et derrière, évidemment, la sanction pénale n'est pas du tout au niveau, mais parce que là encore, rien n'a été anticipé. D'ailleurs, rien n
'a
été anticipé. On n'a pas recruté à cette force de l'ordre. On ne les a pas assez formés à ces nouvelles formes de délinquance. Les pillages, la guerre de rue, les émeutes, ils n'ont pas été formés. Et puis derrière, évidemment, pas construits de prison, pas adaptés à la réponse pénale, pas voté de loi anti-casseur. Juste un mot, si vous me permettez. Monsieur Philippe, Edouard Philippe, qui a été Premier ministre dans ce pays, aujourd'hui, comme les autres, il parle et il roule les mécaniques en disant, vous allez voir ce que vous allez voir. Nous, quand il était Premier ministre, avec Marine Le Pen, on était sept députés du Rassemblement national.
On a fait des propositions sur l'armement de la police municipale. On a fait des propositions sur la justice. Aucune d'entre elles n'a jamais, même pas été refusée. Examinée, toutes ces années 2017, 2018, 2019, on a fait des propositions, mais non, ça ne les intéressait pas. Alors aujourd'hui, les entendre, sincèrement, tous ces gens manquent terriblement de crédit. Et c'est les Français qui payent l'absence de crédit, de volonté, de compétence, qu'ont eu tous ces politiques qui
sont succédées. Sébastien Chenu, est-ce que vous diriez que dans certains cas, on fait face à des actes de terrorisme, comme ce qu'on a vu à Limoges
? Aujourd
'hui,
le mot de terrorisme n'est visiblement pas adapté, parce que moi, je pense qu
'il
faut faire très attention aux mots. Il y a des gens qui ont des casiers judiciaires. Il y a des gens qui sont évidemment des ennemis de la République. Aujourd'hui, je n'ai pas vu, en tous les cas, je ne crois pas comprendre qu'il faille saisir le parquet antiterroriste. Mais en revanche, il y a une forme de délinquance, par exemple les Black Blocs, qui nécessiteraient qu'on gère nos frontières. On l
'a
fait d'ailleurs au moment du Covid. On a repris le contrôle en main d'un certain nombre de nos frontières.
On
nous dit qu
'il y a
des Black Blocs qui arrivent de toute l'Europe. Mais gérons aussi nos frontières. Ces gens-là sont dans leur grande majorité identifiés,
les Black Blocs. Sébastien Chenu est avec nous ce matin sur CNews et Europe. Ces manifestations, elles ont été amplifiées sur les réseaux sociaux. Le renseignement a eu du mal à anticiper le passage du numérique à la rue. Est-ce qu'il faut restreindre l'accès des mineurs aux réseaux sociaux ? Est-ce que c'est une piste à étudier ou est-ce qu'on est complètement à côté de la plaque ? En
tout
cas, il faut regarder. Il faut que nos services de renseignement disposent des moyens pour regarder plus précisément. Là encore, on a vu que les services de renseignement étaient parfois démunis. Mais ce que je veux dire, c'est que vous n'aurez la fermeté qu'avec Marine Le Pen. La réalité, c'est que tout le reste, c'est du pipeau. Tout le reste, ce sont les propos de gens qui n'ont rien anticipé, rien prévu. Aujourd'hui, on nous parle des réseaux sociaux, mais enfin, vous n
'allez
pas me dire qu'il
y
a trois mois, il
y
a six mois, pendant les émeutes de 2023, ces problèmes-là ne se posaient pas déjà. La réalité, c'est que vous n'aurez la fermeté qu'avec ceux qui la prônent depuis longtemps, qu'avec ceux qui ont fait des propositions, qui ont une réflexion, qui ont une volonté, qui ont l'absence de complexe idéologique à ramener l'autorité et la sécurité des Français. Vous ne l'aurez qu'avec Marine Le Pen.
Qu'est-ce qui se passe en ce moment dans le pays ? C'est une révolte sociale ? C'est un mouvement contre la vie chère ? C'est un mouvement lycéen ?
C
'est un mouvement étudiant ? C'est une révolution ? Quand on voit les militants d'extrême-gauche qui marchent vers l'Elysée, qu'est-ce qui se passe ? Je
crois que toutes les additions arrivent en même temps, vis-à-vis du pouvoir macroniste, qui a failli sur tous les points. C'est-à-dire que ce pouvoir macroniste appauvrit les Français, son pouvoir d'achat, n'a rien anticipé sur les grandes questions de notre société, l'avenir de nos jeunes, les jeunes qui se posent des questions entre leur avenir à l'université, ou le chômage, ou une formation, leurs lycées qui parfois sont très abîmés, leurs classes surchargées. Donc je pense que d'abord il y
a
un échec social, économique, sécuritaire et puis migratoire. Vous avez vu que d'ailleurs dans les interpellés, les gens qui aujourd'hui ont été arrêtés,
il
y a 29% de ces interpellés qui sont de nationalité étrangère. Donc l'addition de tous ces échecs qui sont nés il
y
a très longtemps, mais qui ont été sous Emmanuel Macron, je crois, accélérés parce qu'il n'y
avait
aucune volonté de s'y attaquer, eh bien se présente et donne un cocktail qui est agité d'ailleurs, comme dans un shaker, par des partis politiques d'extrême-gauche, par M. Mélenchon. Et je pense qu'en cela, effectivement, c'est très dangereux et que cette nouvelle France à laquelle appelle Jean-Luc Mélenchon, c'est en fait juste des voyous qui agitent le cocktail de tous les échecs de la
Macronie. Est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner ? Est-ce qu'il va pouvoir tenir jusqu'en avril-mai prochain ?
Ce
serait un sacré service qu'il rendrait à la France s'il démissionnait. Vous savez,
nous,
Marine Le Pen l'a dit, nous, nous sommes prêts. Le gouvernement de Jordan Bardella, qui, si les Français nous font confiance demain, est prêt, ou en tous les cas, est prêt à se mettre au travail. Nous avons les propositions, nous avons la volonté, nous avons les équipes. Nous sommes prêts à relever le défi. Des élections législatives anticipées ne nous font pas peur. Et une élection présidentielle anticipée ne nous fait pas peur. Emmanuel Macron rendrait service à la France s
'il
ne le fera pas. Chacun a bien compris que la personnalité d'Emmanuel Macron l'amènera à se maintenir jusqu'au bout. Donc rendez-vous. Nous,
c
'est le message aussi qu'on dit aux Français. Tenez bon, il n'y a pas de fatalité à vivre dans cette France insécurisée ou dans cette France appauvrie. Notre pays mérite bien mieux que les
dirigeants qu'il a aujourd'hui. Sébastien Chenu, je voulais vous entendre également, ainsi que les téléspectateurs de CNews et les auditeurs d'Europe 1, sur le principe du casseur-payeur.
Il
y a des dizaines et des dizaines de politiques qui jurent la main sur le cœur que s'ils étaient au pouvoir, ils feraient payer les casseurs. Et vous allez certainement me dire, comme eux, que vous ferez payer les casseurs si vous êtes au pouvoir. Mais qu'est-ce qui changerait très concrètement avec le RN au pouvoir ? Puisque souvent, ils ne sont pas arrêtés. Et quand ils sont arrêtés, les services sociaux traînent des pieds pour les faire payer. Les juges traînent des pieds et les familles qui ne sont pas aisées disent qu'elles sont insolvables. Qu'est-ce qui changerait
avec le RN
? D'abord, nous n'avons pas de blocage idéologique, on n
'a
pas de complexe. Et on a considéré qu'effectivement, quelqu'un qui cassait ne serait-ce qu'un arrêt de bus, eh bien, il le rembourserait jusqu'à la fin de ses jours. Et s'il n'est pas solvable, alors, souvent, beaucoup de ces gens vivent d'aides sociales, alors nous irions lui supprimer ces aides sociales. Et puis, si ce
n
'est pas suffisant, eh bien, et qu'il bénéficie d'un logement social, eh bien, nous irions le sortir de ce logement social, parce qu'un
logement social,
sans relogement, il peut aller dans le parc privé, un logement social, c'est la solidarité nationale. Ces gens qui bénéficient de la solidarité nationale à divers degrés de leur vie, s'ils commettent des infractions, seront privés de cette solidarité nationale. Et puis, évidemment, de l'autre côté, on créera de nouveaux délits. Le fait de pouvoir participer à des effractions, en tous les cas, à casser, à de la casse de magasins en groupe organisé, eh bien, vous serez sanctionné, même si vous n'êtes pas vous-même formellement identifié, puisqu'on n'arrive jamais à savoir qui a fait quoi. Si vous faites partie de cette bande, vous serez sanctionné.
Vous savez, je crois qu'il faut savoir ce qu'on veut dans la vie. En réalité, c'est aussi cette volonté qui nous anime. Nous, on veut ramener l'ordre dans notre pays. L'ordre et la liberté. C'est la liberté pour les commerçants de vivre de leur boulot. La liberté pour les Français de ne pas craindre. Il y a des pays dans lesquels on ne craint pas de se balader à 23h, dans lesquels les jeunes filles ne craignent pas de s'habiller comme elles veulent, dans lesquels les commerçants ne dorment pas, comme j'en ai vu, dans leur commerce samedi et dimanche soir. C'était en bas de la rue Étienne-Marcel. Des commerçants qui m'ont dit ça parce qu'ils ont peur d'être cambriolés, d'être cassés.
Eh bien, oui, nous, nous considérons que la liberté et
l'autorité, ça
marche
ensemble. Des commerçants, justement, qui s'arment pour certains d'entre eux avec des armes tout à fait légales. Mais le préfet de police de Paris, pour ne parler que de la capitale, leur dit que la police va les protéger, mais qu'ils peuvent aussi faire appel à de la sécurité privée. Comment est-ce que vous avez réagi quand vous
avez vu ça ?
Mais
il
y a
un côté pathétique parce que ça veut dire que l'État, en fait, n'est pas capable de protéger les Français, n'est pas capable de protéger des Français qui travaillent. L'État, finalement, leur dit, écoutez, comptez sur vous-même. D'abord, les Français, les professionnels qui ont eu des magasins cassés, pillés, vont voir leurs primes d'assurance aussi augmenter. Il y aura un coût des émeutes qui sera très lourd à supporter pour les professionnels. Et là, ils vont devoir, encore une fois, compter sur eux-mêmes. Eh bien, nous, nous leur disons, avec nous, vous pourrez compter sur l'État. Ce qu'on veut, c'est un État qui protège les Français.
Entendre ça, c'est finalement une façon pour la Macronie de dire, nous avons failli. Nous ne sommes pas capables d'assurer la protection des Français.
Le rôle de la France insoumise dans ce qui nous arrive, est-ce qu'au-delà de la bordélisation du pays, comme on dit désormais, LFI veut une révolution, veut faire tomber le gouvernement
? Mais ils ne s'en cachent
pas. Ils ne s'en cachent pas. Ils ont banalisé la violence. Ils ont encouragé les émeutes. Ils ont ciblé les policiers dans des propos qui sont des propos publics. Ils ont refusé de condamner un certain nombre de caillassages ou d'actions violentes. De Mathilde Panot à Bali Bagayoko, vous les entendez, Madame Milie Soir, relativiser. Leurs affidés intellectuels, je pense à l'écrivain Édouard Louis, j'ai fait un article 40 contre cet écrivain, c'est-à
-dire
que
j
'ai signalé au procureur, ses propos sur Radio-Canada d'appel à la violence. qui dit, oui, moi je suis pour qu
'on
pille les commerçants et qu
'on
casse dans les rues de Paris. Eh bien, toute cette philosophie pré-révolutionnaire, elle dit quelque chose, c'est qu'ils ne respectent pas la démocratie, ils veulent prendre le pouvoir par la rue. Eh bien, nous, nous sommes des démocrates. Nous pensons qu'effectivement, c'est aux Français de décider de leur sort. Et c'est en cela qu'ils ne nous feront pas taire et qu
'ils
ne feront pas taire les Français. Vous dites qu'ils sont dangereux pour la démocratie. Oui, oui, ils sont dangereux pour la démocratie, mais ils le sont depuis très longtemps. La France insoumise, quand elle s'appuie sur la jeune garde, mouvement de voyous violents qui ont participé au meurtre de Quentin de Ranck, eh bien, oui, elle s'appuie sur des délinquants dangereux. Mais le pire, voyez-vous, c'est qu'ils ont été élus, réélus, avec la complicité de M. Philippe, Attal, du Bloc central, qui a préféré faire élire un certain nombre de voyous de la France insoumise plutôt que des députés parfaitement républicains du Rassemblement national. La Macronie porte une très lourde responsabilité.
Il ne
faut
jamais oublier que M. Philippe, il fait voter communiste, M. Attal, il fait voter LFI. Ils le font publiquement. Ils ont une grosse responsabilité là-dedans.
La présidentielle et notre dernier sondage Opinion Way pour CNews Europe 1 et le JDD crédite Marine Le Pen de 36% des voix au premier tour, plus un point. Et, précision importante, les Français ont été interrogés après ce qui s'est passé samedi dernier. Marine Le Pen est aujourd'hui ultra-favorite. Comment vous le gérez
? Avec
beaucoup d
'humilité, d'abord. Et puis, c'est une lourde charge. Nous savons que le pays que nous allons, si les Français le souhaitent, devoir redresser autour du gouvernement de Jordan Bardella et sous la présidence de Marine Le Pen, eh bien, nous allons mettre du temps. Mais nous avons la volonté de faire, de mener d'autres politiques, d'autres politiques budgétaires, d'autres politiques sécuritaires. Nous avons cette volonté, donc beaucoup d'humilité. Et puis, nous disons, je vous le disais tout à l'heure, ces solutions de sécurité, d'autorité, elles ne viendront qu'avec nous. Ce n
'est
pas la peine de se disperser en allant écouter, en allant voter pour des candidats qui vous jouent de la flûte. La réalité, c'est qu'il n'y a que nous qui pourrons rétablir la sécurité et redresser le pays.
Alors,
je ne
sais
pas si vous pensiez à Bruno Rotaillot et David Lissnard, parmi les candidats qui jouent de la flûte, mais ils ont déjeuné ensemble mercredi et ils vont peut-être s'allier à un rassemblement de la droite pour faire face au RN. Comment vous accueillez cette éventualité,
ce projet ? Sincèrement, on n'en est plus à la cuisine électorale. Moi, je dis aux électeurs de Bruno Rotaillot et David Lissnard, mais venez directement avec nous. On a besoin de rassembler les Français. Ne perdez pas votre temps avec des gens qui déjeunent ensemble pour bidouiller, pour faire de la cuisine électorale. On a besoin d'un soutien massif des Français. Les enjeux qui sont devant nous sont considérables.
Il
va falloir un gouvernement d'ouverture si vous êtes élu. Si Marine Le Pen est élue à l'Élysée,
il
faudra ensuite une majorité à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, nombre de nos problèmes vient du fait qu'il n
'y a
plus de majorité. Est-ce que vous aurez besoin des députés LR ? Est-ce que vous aurez besoin d'un gouvernement d
'ouverture
? Mais Marine Le Pen a déjà montré en s'alliant aussi avec Éric Ciotti qu'elle était capable de parler à des gens qui ne sont pas nos clones, qui ont un certain nombre de points communs avec nous, mais aussi des divergences. Eh bien, on continuera à s'ouvrir parce que nous,
on
veut unir les Français. Vous savez, notre message, il s'adresse à tous les Français qui viennent de gauche. Il y
a
des gens parfaitement respectables à gauche, qui sont républicains, qui pensent qu'effectivement, l'effort, le mérite, l'autorité, la liberté, ce sont des valeurs auxquelles ils croient. On leur tend la main et on tend la main, évidemment, à tous les électeurs de droite en leur disant, ne perdez pas votre temps, ne vous dispersez pas, ne perdez pas votre temps. Et évidemment qu'on ira chercher très largement des hommes et des femmes pour accompagner Jordan Bardella dans son gouvernement.
Sébastien Chenu était l'invité
de la grande
interview C News Europe 1 ce matin. Merci beaucoup
Sébastien
Chenu, à bientôt. Merci Sébastien Chenu, merci Romain Desarbres. À suivre sur Europe 1 vos signatures du vendredi à votre Club Culture. À tout de suite.
Sous
-titrage
ST' 501 Sous-titrage ST' 501
Sébastien Chenu