Laurence Ruffin, maire de Grenoble
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Après le report du conseil municipal, nous recevons la maire de Grenoble.
- 1:45OuverteRéponse directe
l'image de la démocratie locale, aujourd'hui, c'est ça ?
- 2:44OuverteRéponse directe
on a senti toutes les tensions qui existent entre votre majorité et les élus LFI. On peut même dire des relations délétères, ça va être long, six ans comme ça, non ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Mais c'est quoi la suite alors ? Parce que Clément Chappé souligne que ses conseillers LFI ont été élus avec votre liste. Aujourd'hui, il vous pose un ultimatum : rompre avec LFI ou démissionner.
- 5:32FerméeRéponse directe
Simplement, si vous avez une date pour le prochain conseil municipal suite à cet événement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:14PrésentateurFait
« Il y a une manière de vivre de violences, moi je le décrirais plutôt comme des violences croissantes dans la ville, de la part de LFI. »
- 4:17PrésentateurChiffre
« Il y a une procédure judiciaire qui a été ouverte. Des policiers ont déposé plainte, 5 policiers ont déposé plainte. »
- 5:01PrésentateurChiffre
« On avait 102 délibérations à l'ordre du jour. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Laurence Ruffin16 %
- ?3 %
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C'est l'invité d'ici matin, Noémie Philippot. Après le report du conseil municipal, nous recevons la maire de Grenoble.
Bonjour Laurence Ruffin. Bonjour. Le conseil n'a pas pu se tenir à cause de heures entre des élus de la France insoumise et des policiers municipaux. Quel spectacle
? Ah
oui, c'est lamentable. En fait, pour resituer un petit peu, le conseil municipal commence à 10h. Donc on a commencé normalement sans les élus de la France insoumise qui n'étaient pas présents. On a commencé par l'appel, classiquement. D'ailleurs, en accueillant deux nouveaux membres, deux nouveaux élus de notre liste, puisqu'il y avait eu deux démissions de LFI. Et les élus LFI étaient devant les portes, finalement, de la salle du conseil. Voilà, les élus LFI étaient devant les portes. Alors c'est quelque chose qu'on a découvert a posteriori, puisque moi j'ai commencé l'introduction.
Je le dis aussi parce que c'était un moment assez solennel, puisque je rappelais des personnalités marquantes de la ville qui avaient disparu. Je parlais de M. Vigourou, de Mme Blum, notamment de Jean Giar, qui est un personnage marquant. Et pendant ce moment, à ce moment-là, il y
a
eu des heurtes à côté du conseil municipal. Et j'ai dû, à la fin de l'introduction, suspendre la séance. Ce qui s'est passé, c'est que les élus LFI sont arrivés avec des pancartes revendicatrices,
ce
qui n'est pas permis
au sein du conseil municipal. Alors des affiches étaient, à
priori, collées sur leurs ordinateurs, c'est ça ? Oui, des affiches, effectivement, sur lesquelles il y avait des revendications et qui ne sont pas permises au sein du conseil municipal. Donc ils sont arrivés, ils étaient une quinzaine devant trois membres de la police municipale, qui leur a demandé de se défaire de leurs affiches pour pouvoir rentrer dans le conseil municipal. puisque l'idée d'un conseil municipal, c'est bien qu'il y ait du débat démocratique avec des règles qui sont fixées et qui n'ont pas permis d'entrer, qui ont entraîné des scènes de violence.
Du coup,
l'image de la démocratie locale, aujourd'hui, c'est ça ? C'est des violences entre des élus qui n'entrent pas dans la salle du conseil et les agents municipaux, en l'occurrence la police municipale ? C
'est tout à fait lamentable, d'autant plus quand ça vient d'élus, parce que je pense qu'en tant qu'élus, on doit être garant à la fois du fonctionnement démocratique. Et je remercie nos agents, parce que je pense, d'autant plus hier, on était quand même sur une journée de mobilisation générale pour défendre le service public, pour défendre les conditions de travail, pour défendre l'intérêt général. Et le même jour, en fait, des agents municipaux sont agressés quelque part.
Donc on a quand même une image qui est assez difficile à vivre, et donc je dis mon soutien aussi aux agents du service public qui font vivre la ville et qui font vivre globalement la démocratie, et qui ont essayé de défendre la démocratie. J'insiste aussi sur le fait que l'espace du conseil municipal est normalement un espace démocratique qui doit permettre de discuter, puisque leur cause peut être juste, mais la manière dont ils le font doit respecter les règles démocratiques et on ne peut pas faire fi des règles démocratiques.
Ou là,
on a senti toutes les tensions qui existent entre votre majorité, Laurence Ruffin, écologiste et socialiste, et les élus et les filles. On peut même dire des relations délétères, ça va être long, six ans comme ça, non ?
En fait, je ne pense pas que ce soit ça. Je pense que c'est vraiment la manière dont on exerce la démocratie. Moi, je suis attentive au respect de l'apaisement dans la ville et dans nos instances, dans l'hôtel de ville en particulier, et que toutes les tendances puissent s'exprimer. Le conseil municipal doit être le lieu de débat dans le respect
des divergences de point de vue.
En fait,
il
y a une manière de vivre de violences, moi je le décrirais plutôt comme des violences croissantes dans la ville, de la part de LFI, qui ont commencé par des insultes homophobes vis-à-vis d'un commerçant, puis de Barbara Butch, qui a quand même été une femme, qui a été seule sur scène, qui a d'abord été insultée, puis qui a eu des envois de projectiles. Et aujourd'hui, on a un conseil municipal qui ne peut pas se tenir suite à de la violence qui est faite aux portes du conseil municipal. Donc je crois, et j'en appelle aussi la France Insoumise Nationale, pour considérer qu'on ne peut pas vivre dans notre ville de point de vue démocratique.
Et ça dépasse en fait pour moi la question des partis. C'est la manière dont on veut faire vivre la démocratie dans une ville.
Mais c'est quoi la suite alors ? Parce que Clément Chappé, le leader du groupe d'opposition réconciliée Grenoble, souligne, ses conseillers LFI ont été élus avec votre liste. Aujourd'hui, Clément Chappé vous pose un ultimatum, rompre avec LFI ou démissionner
?
Oui,
c
'était... Écoutez, moi, LFI aujourd'hui est dans l'opposition. Ce que je peux faire aujourd'hui, c'est de faire en sorte que la démocratie soit respectée. Il y a une procédure judiciaire qui a été ouverte. Des policiers ont déposé plainte, 5 policiers ont déposé plainte.
Il
y
en
a 3 qui ont été à l'hôpital.
Du côté des LFI aussi,
les élus ont porté plainte ? Voilà, tout à fait. Donc c'est pour ça que moi j'en renvoie à la question judiciaire, en disant qu'il y
a
une enquête qui est en cours, et qui doit déterminer ce qui s'est passé, et mettre l'accent sur ce qui va vous permettre demain d'exercer de manière apaisée la démocratie dans cette ville. Et donc je le renvoie effectivement à la justice, vous avez raison. Et moi j'ai toute confiance dans la justice pour faire ce travail dans ce moment. et nous permettre ensuite de rétablir un fonctionnement normal. Je voudrais aussi insister sur quelque chose, c'est que pour arriver à un conseil municipal, en fait on est là pour délibérer au service des grenobloises et des grenoblois. On avait 102 délibérations à l'ordre du jour.
Ça veut dire qu'il y avait un gros travail qui avait été fait par les élus de la majorité et par les agents pour faire en sorte d'améliorer la vie dans la ville. Je voudrais en citer quelques-unes. Juste avant, vous parliez de la Belle Électrique. Dans le prolongement de ce projet, on devait, la phase B ouvre dans le parc Paul Mistral, qui est un beau projet pour les grenobloises et grenoblois. La ville a souhaité redonner de la vie à ce projet. On devait passer en conseil municipal le soutien de ce projet. On devait aussi soutenir le planning familial et un nouveau
centre de santé pédiatrique. C'est un sujet
important, on l'entend, Laurence Ruffin. Simplement, si vous avez une date pour le prochain conseil municipal suite à cet événement.
Écoutez, on pense le tenir la semaine prochaine. Il n'est pas encore convoqué, mais on va le convoquer très rapidement pour permettre justement de faire avancer toutes ces délibérations au service de l'amélioration de la vie des gens. Merci beaucoup, Laurence Ruffin. Merci
à vous. Mère de
Grenoble d'avoir été avec nous ce matin. Bonne journée à vous.
Laurence Ruffin