Édouard Philippe écarte la candidature de Sébastien Lecornu à la présidentielle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez ce point de vue Elliot Maman ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que on est dans les clous par rapport à ce qui se fait d'habitude ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la primaire à droite pourrait reproduire les mêmes égos et divisions ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'une primaire élargie est utopique ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Édouard PhilippeFait
« Moi, si vous me posez la question, je ne crois pas qu'il a envie d'être candidat à l'élection président de la République. »
- 3:00Édouard PhilippeFait
« Sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui d'être premier ministre, je ne crois pas qu'il s'y intéresse ou qu'il le prépare. »
- 6:00Gill BoutinFait
« Le format parfait, c'était celui de Nicolas Sarkozy en 2007. »
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Europa Info 13h 14h [musique] Guillaume LR presque 13h49 sur Europe soyez les bienvenus si vous nous rejoignez pour cette dernière partie d'Europa info. À vos côtés Guillaume Larich et Liot Maman journaliste et chroniqueur indépendant Gill Boutin journaliste économique et politique au Figaro. Lors des premières parties de l'émission bien on a balayé un petit peu les candidats à la présidentielle Raphaël Gluxman Jean-Luc Mélenchant a parlé à présent d'Edouard Philippe.
Exactement. Édouard Philippe qui est actuellement dans l'océan Indien voyage entre Mayotte et également l'île de la Réunion prend la parole. Hier, il était invité par BFM TV à à s'exprimer et pour les présidentiels.
Édouard Philippe lui écarte carrément une candidature de Sébastien le Cornu. On s'entend très bien et ça fait très longtemps qu'on s'entend très bien. Moi, si vous me posez la question, je ne crois pas qu'il a envie d'être candidat à l'élection président de la République.
Je ne le crois pas. le connaissant tel que je le connais. Sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui d'être premier ministre, je ne crois pas qu'il s'y intéresse ou qu'il le prépare. [soupir] Il ne croit pas qu'il ne s'y intéresse ou qu'il le prépare.
Est-ce que vous partagez ce point de vue Elliot Maman ? Ouais, c'est un peu compliqué de dire. C'est vrai qu'on a toujours eu l'impression que Sébastien Lecnu du moins s'approchait de cette échéance électorale avec une forme de rationalité.
Il n'a pas particulièrement envie d'être dans les affaires politiciennes. Ça c'est évident. Euh or euh c'est vrai que la gestion politique c'est probablement intéressant.
Sébastien Lecnus livre à celle-ci depuis quelques temps désormais. Euh mais pour véritablement réussir dans une campagne dans une campagne présidentielle, il faut réussir à faire la MU de la politique euh à la politique électorale. Donc ça évidemment c'est tout de suite quelque chose d'éminemment différent.
C'est vrai Austique ce serait pas forcément le meilleur des calendriers pour Sébastien Lecnu. A priori à l'heure actuelle il arrive dans l'opinion à imprimer une espèce de marque de confiance. du moins, les Français lui la reconnaissent et donc je pense qu'il aurait encore plus d'arguments s'il revenait soudainement en 2032 par exemple où il peut donner l'argument qu'il est le sortant et donc qu'il va réussir à récupérer cette espèce de à la fois volonté de rupture mais en même temps d'équilibre qu'il a tenu depuis le début de cette instabilité institutionnelle en France depuis la dissolution que là maintenant où il aurait une espèce de ligne de crête à tenir sur le ton.
Euh je ne suis pas complètement dans la continuité parce que ça fait pas non plus 10 ans que je suis là. Exactement. Mais enfin quand même, vous avez vu qu'en tant que premier ministre, je fais très bien les choses.
Donc à mon avis, ce serait très compliqué. Et en plus, il demande quand même à l'intégralité de son gouvernement de surtout rester à l'écart de toutes les affaires qui sont très directement euh politicienne électorale, sauf Gérald Arrmanin qui lui a réussi à trouver euh à s'imisser dans une brèche. Donc je je peut-être que Edward Philippe a raison, nous disons que l'espace est tellement saturé que je ne vois pas comment décemment en analysant la situation, on peut se dire que un candidat en plus aurait ses chances et serait le bienvenu.
On va parler encore d'Edouard Philippe bien évidemment qui envisage un rassemblement de la droite et du centre prochainement mais voilà il y a un moment pour tout on l'écoute. Avant l'heure c'est pas l'heure, après l'heure c'est plus l'heure. Une campagne c'est pas une succession de sondage, c'est une dynamique de campagne.
Bah ça se passera quelque part entre novembre et février. Si c'est après, ce sera Si c'est après, ça sera trop tard. Déjà février, c'est tard. novembre, décembre, janvier, février, je calcule bien, ça fait 4 mois, ça fait plus de 120 jours pour faire une campagne à droite par rapport à ce qu'on connaît, vous qui êtes journaliste politique Gill Boutin, est-ce que on est dans les clous par rapport à ce qui se fait d'habitude ?
C'est cohérent ou alors justement pour lui aussi dans la même chose que ce que dit l'ancien premier ministre, ça pourrait être même trop tard pour lui ? Non, il y a pas d'habitude parce que le format parfait, c'était celui de Nicolas Sarkozy en 2007. Vous avez un candidat qui est identifié depuis très longtemps, qui travaille le terrain, qui arrive comme le le plus naturel du monde, qui entraîne derrière lui, même ceux qui sont pas complètement d'accord avec lui, mais parce qu'ils n'ont pas le choix.
Donc ça c'est la ça c'est le cas parfait de du candidat qui arrive dans dans les meilleures conditions. Aujourd'hui, la droite doit apprendre à faire comme la gauche, c'est-à-dire faire des primaires, faire décanter, réussir à faire en sorte qu'un candidat émerge et que les autres qui disaient bah que ce n'était pas le candidat finalement disent "Oui, il est pas si mal et je vais et je vais le suivre." Donc c'est ce n'est pas du tout un bon un bon format.
Ça c'est pour le la droite le centre droit, ça c'est clair. En revanche, il n'a pas tort parce que je vois mal Gabriel Atal tout de suite renoncer parce que là il est dans une phase agressive et ascendante et euh en en travaillant le terrain pendant tout l'été. Donc lui son but c'est de jouer les outsiders pour tenter de remettre en cause cette certitude que Édouard Philippe est le seul à pouvoir rassembler au centre.
Bah d'ailleurs Eddard Philippe il oppose sa méthode à data, il privilégie la dynamique de campagne, je le cite hein, le style et les propositions plutôt que les seuls sondages. C'est c'est son droit. Après, on peut aussi considérer qu'il avait un peu il commettait une erreur en se montrant assez absent pendant l'été en laissant l'espace à Gabriel Atal.
Mais ce que je veux dire, c'est que sur le le timing, c'est pas forcément faux par que d'espérer que ça se décante dans cette période là parce que il faut que bah comme je disais Gabriel Atal finalement reconnaisse potentiel. Là, je me positionne du point de vue de de Philippe, c'est que sa potentielle défaite et le et le rally et dans le même temps que la droite apparaisse trop faible également dans les sondages, la droite de de Retaillot et autres. Donc et en plus de ça, vous avez de budget au milieu.
En fait, il voudrait peut-être pas rater le coche non plus face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui eux sont déjà bien avancés. Oui mais en fait c'est un non sujet je dirais dans l'immédiat Marine Le Pen et Jean-Lucchon puisque eux c'est bon ils sont établis le doit réussir à à sortir à s'extraire à être au-dessus du du jeu c'est par rapport à tous les autres. Alors en dans quel délai ça peut se passer ?
Oui il faut plusieurs mois pour que chacun finisse par admettre que il doit se ranger derrière un candidat qui a de réelles chances. Mais là encore une fois je me positionne du point de vue de D Philippe. Je dis pas que c'est lui qui a le plus de chance mais c'est comme ça qu'il doit réfléchir.
Elliot Maman. Oui, et par ailleurs, ça raconte aussi l'affaiblissement complet des structures partisanes aujourd'hui en France. Euh le centre en est tout de même un exemple assez flagrant puisque le parti macroniste, je pense que plus personne ne sait comment il s'appelle, plus personne ne sait comment le groupe euh parlementaire s'appelle non plus et on ne sait pas combien il y a de partis au centre d'ailleurs parce qu'il y a eu tellement de protoformations qui sont nées autour du macronisme que on a tous absolument perdu le compte.
En revanche, ce qui est quand même fascinant et d'ailleurs, mais ça découle aussi de de l'affaiblissement de l'autorité du parti évidemment, mais par rapport à la méthode de désignation d'un candidat, alors tout le monde s'est complètement contredit et finalement on ne sait pas du tout, c'est complètement ératique. Edvoir Philippe, il y a 4 5 mois, les proches de la campagne Horizon étaient assez vocaux, ils étaient de fervants défenseurs de la possibilité de plutôt recourir à la méthode des sondages pour assez vite départager un candidat. Et d'ailleurs, il y a 4 5 mois, ça tombait bien parce que la domination d'Edouard Philippe euh dans l'espace politique du centre était indubitable.
Il était quasiment à plus de 20 % ou aux alentours de 20 % dans les sondages de premier tour avec Gabriel Atal qui était à l'époque à 7 8 %. À l'époque Gabriel Atal dit lui disait "Non, non, il faudrait plutôt faire une primaire", ce qui était assez cohérent parce que les sondages n'étaient pas du tout dans son sens et que en plus il sait qu'il est plutôt doué en campagne et en communication politique Gabriel Atal. Là, on voit que les courbes d'Edouard Philippe et de Gabriel Atel sont en train de se rapprocher.
Et alors, soudainement, on a Édouard Philippe qui nous explique "Oui, non mais vous savez, la campagne c'est pas une succession de sondage." Et Gabriel Atel qui dit "C'est en fait, il réécrit l'histoire un petit peu." Exactement.
Et puis d'ailleurs lui Gabriel Atal maintenant qu'il remonte, il nous dit "Mais peut-être que finalement les sondages en fonction des semaines, on choisissement." Et en plus, enfin, c'est complètement absurde parce que un sondage est là pour nous dire comment les Français interprètent les équilibres électoraux à un moment. Il est pas là pour nous dire comment les Français estiment que les partis doivent conduire leur campagne.
Elliot, j'ai une question pour vous. Est-ce que la primaire à droite pourrait reproduire éventuellement les mêmes égos et les divisions qui ont miné la gauche ? euh c'est une possibilité mais dans le même temps dans la mesure où il n'y a pas véritablement de candidats présidentiels qui fassent véritablement un radé dans l'opinion à l'heure actuelle à droite euh c'est peut-être un tout petit peu moins un danger.
Euh maintenant oui, on a vu et même d'ailleurs dans les les précédentes campagnes, on peut penser à la primaire de 2017, Natalie Cosco Morisé, Alain Jupé et le reste de la droite qui qui s'était rallié derrière François Fillon. Enfin, je veux dire, il y avait eu un véritable chisme au sein du euh parti les Républicains à l'époque. Donc, évidemment que les primaires sont toujours un moment extrêmement délicat, mais là, dans la mesure où les divergences sont tellement faibles, il n'y a pas non plus de grande figure qui soi massive dans l'opinion, même entre Édouard Philippe et Gabriel Atel, les choses sont absolument timorées.
Je pense que s'il y avait une primaire qui incluait plus de gens à droite, on arriverait à voir quelque chose de plus ou moins détendu. Mais je suis peut-être beaucoup trop justement. Alors quand je vais poser la question à vous Gill G Boutin, il parle de d'avoir une primaire plus large, l'union des droites, une primaire plus élargie comme le souhait David Lisnard par exemple ma mère de Cann c'est utopique ou pas ?
Oui parce que Édouard Philippe n'a pas intérêt à s'y livrer. Il est sur une stratégie, il a été le tout premier à se lancer en campagne. Ça commence à faire, ça doit faire un an peut-être, je ne sais plus.
Il a annoncé donc privilégier les intérêts personnels plutôt que les intérêts d'un parti. Non, là là ce que je veux dire c'est plutôt une histoire de stratégie intérêt personnel. Franchement se livrer à une primaire, c'est pas forcément vouloir le bien collectif, c'est aussi se faire valoir en sachant qu'on ne sera jamais élu mais se ménager une place potentielle de ministre.
Donc ça ça sert aussi à ça une primaire, c'est pas du tout pour Exactement. Et puis il faut être rationnel, c'est vouloir mélanger des personnes dans un exercice démocratique où certains comme Gabriel Etal n'ont pas forcément très envie de se retrouver avec une Sara Knafo à l'autre bout de l'échiquier et même David Lisnard et qui est représenté comme fréquentable mais il a un discours très volontariste et assez radical notamment dans son projet économique qui pourrait en faire fuir plus d'un et donc participer à une primaire c'est sous-entendre qu'on veut bien aussi ensuite rejoindre le gagnant de cette primaire dans la gouvernance. Donc donc ça rend tout compliqué en fait de de diaboliser l'autre extrême de cette primaire.
Je pense qu'il faut il ne faut surtout pas l'organiser en fait cette primaire parce que ça serait une perte de temps, ça démonétise la parole politique et euh puis l'élection, ça reste quand même la rencontre d'une personne avec une une vibration nationale et euh il vaut mieux laisser parler ça. Est-ce que c'est oui, c'est les sondages qui jouent un rôle effectivement, c'est des séquences, c'est des moments et puis après c'est un ressenti et c'est les petits candidats aussi qui finissent paressentir que à la fois ils vont pas y arriver et que c'est leur responsabilité de faire gagner le moins mauvais d'entre eux. B je retiens quand même que aussi ça peut permettre à certaines personnes qui sont pas très connues de se faire valoir, de se faire connaître et d'avoir une première rencontre aussi.
C'est qu'une carrière c'est long. On parlait de Sarnafo, elle a fait 10 points à Paris. Certes, elle a pas été élue, mais par contre ça commence à imprimer aussi dans les esprits.
Donc c'est c'est s'acheter à un avenir et donc c'est prendre le temps et et prendre cette faire cette rencontre avec les Français. Merci d'avoir passé cette heure avec nous sur Gill Boutin, Elliot Maman. très bientôt sur cette antenne.
Merci à Estelle aussi pour cet inter. Euh moi je vous retrouve ce soir 19h21h pour Europe 1 info et je vous laisse avec le journal d'Arthur. À suivre sur Europe 1 les infos bien sûr avec le flash, vous l'avez dit et puis je vous accompagne moi toute l'après-midi sur Europe 1 avec notamment juste après le flash, le meilleur des récits extraordinaires signé Pierre Belmar.
à tout de suite.
Édouard Philippe