Philippe de Villiers : "Macron, cet alchimiste qui joue avec la France !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Philippe de VilliersFait
« Il a trituré la société. Il a effacé les repères. »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« Une société qui se suicide, c'est une société suicidaire. »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« La main qui soigne ne peut pas être la main qui tue. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je pense qu'Emmanuel Macron, je pèse mes mots, restera dans l'histoire comme un alchimiste qui aura euh joué avec la France comme on joue avec ses cornus. Il a trituré la société. Il a effacé les repères. Tout ce qu'il a pu effacer, il l'a effacé. Il a joué avec la vie, il a joué avec la filiation, il a joué avec la transmission, il a joué avec la vie, il a joué avec la mort. Il a été successivement faustien et promet. Promettez un parce qu'il a joué avec le feu, le feu de la guerre. Quand on est chef d'état, on joue pas avec le feu de la guerre. On protège son peuple. Et puis le feu de la vie, quand on est chef de l'État, on défend une civilisation millénaire.
On ne juge pas, on ne joue pas avec la vie. Et je pense souvent au mot fondateur du jardin d'Eden. Si cou des héritis, vous serez comme des dieux. Je pense qu'il y a en lui quelque chose du démurge, quelque chose de démoniaque à vouloir faire passer cette loi quand il a dit lors de ses vœux, il faut que ce soit une année utile. La vie qu'on retire, la vie qui se retire, c'est ça la français. On parle de retraite et de l'euthanasie. On parle du suicide. Une société qui se suicide, c'est une société suicidaire. Une société qui propose de suicide. C'est une société qui ne veut plus vivre. Voilà, il m'est arrivé quelque chose cette semaine qui m'a bouleversé.
Enfin, avant-hier, un ami m'a demandé d'aller le voir pour me parler de la loi sur l'euthanasie. Je me suis rendu auprès de lui, auprès des siens chez lui. Ce fut un moment rare, un moment poignant, un moment déchirant, un moment intense. Louis- Marie m'a accueilli. Louis Marie a perdu l'usage de ses membres et de sa parole. et il nous parle avec son regard, mais on lit dans l'expression de ses yeux d'une éloquence inouie qu'il écrit pour nous en fait un hymne à la vie. Il décline ce mot que je citais la semaine dernière. Le monde moderne, la civilisation moderne n'est plus qu'une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.
Et lui, premier coup d'œil, on sent, on voit, on devine qu'il déborde de vie intérieure, que sa vie intérieure est florissante. Je le regarde attentivement et je me dis il y a quelque chose d'aérien en lui alors qu'il est cloué à son fauteuil. Je me dis c'est un démenti vivant aux entreprises de le génisme compassionnel qui sont des entreprises mortifères. C'est un démenti vivant. au spectre glaçant de l'amour administré. Il est là, il me regarde, je le regarde, il célèbre par son sourire la civilisation du fort intime où ne rôe jamais l'ange de la mort et du soupçon. Il parle des blouses blanches bienveillantes, bien faisante. Il il parle du lien sacré avec les soignants. Du lien sacré.
Il parle du moment du soin dont on comprend que c'est pour lui un moment de vérité cristalline entre deux personnes. Parce que ce qui se joue là entre deux personnes au moment du soin, c'est la question de la confiance absolue. Parce que la relation du soin repose sur un acte de confiance ineffable. Il y a celui qui accorde sa confiance et il y a celui qui est dépositaire de la confiance. Et je sens que Louis Marie me dit la main qui soigne ne peut pas être la main qui tue et je sens qu'il pense comme moi en cet instant on peut pas envisager de lois en même temps en affichant en plus une équidistence morale qui est scandaleuse.
une loi qui soigne, une loi qui tue parce qu'on prend le risque en faisant voter ces deux lois en même temps de confier au soignant dans une main une seringue avec un calement et dans l'autre main une seringue avec une injection létale. Quand je regarde Louis Marie, il est entouré par son papa, par sa maman, par sa fiancée Elodie. On sent que la relation est est d'une puissance d'affection inouie. Louis Marie est porté, issé, entouré, je croyais. Et puis vient le moment où il veut me glisser un message et le message tel que je l'ai compris est le suivant. Dis-leur vendredi qu'il y a quelque chose de précieux dans la vie, c'est la santé.
Mais dis-leur aussi que il y a quelque chose de plus précieux encore que la santé. C'est la vie. Le petit filet de la vie, les enchantements de l'âme et du soleil levant. Et dis-leur aussi qu'il y a quelque chose de plus précieux encore que la vie. C'est l'amour. L'amour des siens, l'amour de l'être fragile, l'amour de l'instant où passe l'éternité, le miroir de l'absolu. Et là, au moment de partir, il me délivre un ultime message avec un petit billet que me donne sa fiancée et qui dit "Veux que vous lisiez. vendredi aux téléspectateurs et le lendemain aux auditeurs de rep. Et le petit billet, je l'ouvre en partant quand je montre dans ma voiture.
Et c'est un mot du prophète Isaïe d'une actualité brûlante avec les phrases suivantes : "Malheur à celui qui appelle le bien le mal et le mal le bien. à celui qui change les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres. Malheur à celui qui change la douxeur en amertume et l'amertume en douceur. En cet instant où on sait bien ce que va être le destin de cette loi qui va détruire les tissus conjonctifs de notre société. Je dis à Louis Marie qui nous regarde avec sa fiancée, son papa, sa maman. Soyez fier. ce que vous êtes. Marie représente pour moi en cet instant un pays qui ne veut pas mourir.
Philippe de Villiers