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Discours / meetingCTV INFO· 24 avril 2025 6 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesDéfense

Amélie de Montchalin : ”Nous voulons réduire de 6% notre dépense publique en cinq ans"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « nous avons donc le transparent, on va vous le montrer, pris l'objectif collectif de atteindre un déficit de 5,4 % du PIB en 2025. »
  • 0:48Invité politiqueChiffre
    « si nous n'avions rien fait, le déficit se serait porté à 7 % du PIB. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « un effort inédit, un effort qui n'a pas de comparaison depuis 25 ans »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « 24 milliards d'économie cette année »
  • 2:27Invité politiquePromesse
    « nous voulons réduire de 6 % notre dépense publique en 5 ans »
  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « nous sommes en train de décrire une situation où il faudrait passer de 100 € de dépense à 94 € de dépenses en 6 ans »
  • 4:37Invité politiqueFait
    « plus cher par ses achats, plus cher de faire des dépenses de communication »

Temps de parole

  • Amélie de Montchalin94 %
  • non_speech6 %

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Non speech

[Musique] [Applaudissements]

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Amélie de Montchalin

Protéger les Français et faire face ensemble aux crises, aux défis et nous redonner des marges de manœuvre pour agir et investir. C'est bien monsieur le premistre ce que vous venez de décrire, c'est le sens de notre action. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Vous l'avez d'ailleurs dans votre déclaration de politique générale fixé comme un objectif collectif et nous avons donc le transparent, on va vous le montrer, pris l'objectif collectif de atteindre un déficit de 5,4 % du PIB en 2025. Ces budgets de 2025, ils ont été adoptés, vous le savez, dans une manière, une méthode assez inédite. Nous sortions de la censure et surtout si nous n'avions rien fait, le déficit se serait porté à 7 % du PIB.

Cet effort en 2025, c'est une réduction de dépenses de près de 33 milliards d'euros dont le près de 3/4 sont aujourd'hui porté par l'État qui fait un effort, vous le voyez, de 24 milliards d'économie cette année. Un effort inédit, un effort qui n'a pas de comparaison depuis 25 ans, mais qui nous amène à réfléchir sur la manière de de porter également l'effort dans les prochaines années. Tout le monde a pris sa part cette année et nous devrons continuer à bien partager les efforts dans les années qui viennent. Nous venons de tenir avec l'ensemble des ministres qui ont la charge de ces dépenses un comité d'alerte pour que nous ayons de la transparence sur la manière de tenir cet objectif.

Nous avons associé les parlementaires, les élus locaux, la sécurité sociale, les partenaires sociaux et nous continuerons évidemment à rendre compte de notre tableau de bord mensuel et des décisions d'ajustement pour que ces objectifs soient tenus. Le deuxième élément que je voulais présenter, c'est la suite du propos du Premier ministre sur ce fameux 3 %. 3 %, c'est notre cible. Contrairement à ce que certains pensent, ce n'est pas le dictate de Bruxelles. Nous ne faisons pas cela pour les autres. Nous le faisons pour nous, pour notre nation, pour notre indépendance, pour notre souveraineté.

Et nous le faisons surtout pour réussir à stabiliser puis faire décroître la part de la dette dans notre PIB. Le but, ce ne sont pas les finances publiques. Le but, ce ne sont pas les chiffres. Ce sont nos marges de manœuvre. C'est notre capacité à rester un pays puissant, un pays souverain, un pays qui peut choisir, un pays qui peut regarder ses priorités, se donner les moyens de réussir. Et pour cela, ce que nous avons à faire, d'autres pays l'ont réussi. Premier ministre a cité des pays, je peux vous en citer d'autres. L'Espagne, l'Italie, le Portugal, ils sont arrivés. Et donc, nous pouvons le faire.

Si nous étions à ménage, nous sommes en train de décrire une situation où il faudrait passer de 100 € de dépense à 94 € de dépenses en 6 ans. Nous voulons réduire de 6 % notre dépense publique en 5 ans. Vu comme ça, je crois que nous avons devant nous des choix certes importants, mais des choix que nous pouvons réussir à faire ensemble en tant que Nation Unie. Un choix s'impose à nous aujourd'hui, c'est celui de la défense. Depuis 2017, nous avons fait face en tant que pays à la crise du Covid, à l'inflation, à la crise énergétique et nous avons su collectivement être au rendez-vous.

Aujourd'hui, si nous voulons rester un pays puissant, souverain, libre et indépendant, c'est sur les enjeux de défense, de dissuasion, de protection que nous sommes attendus dès aujourd'hui et encore pour l'année prochaine évidemment avec Sébastien Lecornu. Nous mettons les moyens à disposition. Le président de la République avait dès 2017 enclenché une dynamique de doublement de notre dépense. Vous le voyez par rapport aux autres pays, nous sommes un pays qui est fort. Nous devons le rester parce que je le rappelle, sans souveraineté financière, il n'y a pas de souveraineté stratégique et sans souveraineté stratégique, il n'y a pas d'indépendance de la France.

Alors, j'imagine bien que vous vous posez une question. Comment allons-nous faire ? Je voudrais ici avant d'en arriver au choix qui seront posés à l'été, dire au français que nous pouvons avec quelques principes, je crois de très grand bon sens, des principes qu'il d'ailleurs appliquent dans leur vie quotidienne, en faire aussi des principes pour le pays. Deuxième élément, ce sont les arrêts maladies. C'est un élément sur lequel nous voyons aujourd'hui une très grande dérive. Nous devons dépenser en 2024 17 milliards et demi d'euros pour les armes maladies. C'est un/art de plus qu'en 2021 pendant le Covid. Là aussi, il fera agir.

3è dépense que nous ne pouvons plus accepter, c'est que quand on est un ministère, quand on est un maire, quand on est un acteur public, tout coûte plus cher. Plus cher par ses achats, plus cher de faire des dépenses de communication. Et donc là aussi, nous devons revoir les prix auxquels les acteurs publics payent leurs achats et leur fonctionnement. Et le dernier élément, c'estd le mécanisme des achats. Tout à fait. Le dernier élément, c'est que certains appellent la gratuité qui déresponsabilise. Souvent parce qu'il n'y a plus d'étiquettes, parce que nous ne connaissons pas le prix des services publics, nous avons oublié qu'il n'y a pas d'argent public, il n'y a que notre argent.

Il n'y a pas d'argent de l'État, il n'y a que l'argent des Français. Et à ce titre, nous devons redonner de la valeur au service public que nous recevons, de la valeur à ce qui n'a plus de prix et pourtant à un très grand coût. Là aussi, c'est un principe. C'est autour de ces principes que nous construirons le budget. Avec cela, nous pouvons réduire la dépense, le faire sans trançonneuse, sans serpè ou sans sécateur, mais le faire avec démocratie, efficacité et je crois confiance des Français. Je vous remercie. Merci. Ah.