JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de DARIUS ROCHEBIN sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 42 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteÉludée
Est-ce que vous saluez le geste du gouvernement sur le gazole ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Le gouvernement tremble face aux lycéens, que répondez-vous ?
- 4:52OuverteRéponse directe
La suspension des grenades est-elle une bonne mesure ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Ce mouvement peut-il continuer ?
- 7:08RelanceRéponse partielle
Si vous étiez à la place du gouvernement, que feriez-vous ?
- 8:16OuverteRéponse directe
À quel moment faudra-t-il appliquer les règles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06PrésentateurChiffre
« 140 milliards d'économies pour la France avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 0:19Invité politiqueFait
« C'est une mesure du Rassemblement National, et c'est votre serviteur qui l'avait proposé au gouvernement le 29 mars dernier, il y a 6 mois. »
- 3:00Invité politiquePromesse
« Une des mesures phares de Marine Le Pen, c'est baisser les taxes, la TVA de 20 à 5,5 sur le carburant, ce qui permettrait de baisser de 20 centimes. »
- 6:57Invité politiqueFait
« La fin des violences, la fin des blocages est le préalable à toute négociation. »
- 10:52Invité politiqueFait
« On peut améliorer les plannings, notamment utiliser l'IA aujourd'hui. »
- 16:41Invité politiqueFait
« Nous sommes lanterne rouge des marchés dans l'eurozone, on tutoie voire on est devant la Grèce et l'Italie. »
- 20:14Invité politiqueChiffre
« L'année dernière, ils ont augmenté d'1,4 points la taxation de l'épargne. »
- 25:19Invité politiqueFait
« Nous ne pensons pas que rétablir les comptes de la nation impose de faire du mal au peuple français. »
- 26:06Invité politiqueFait
« nous avons identifié beaucoup de gabegies qui permettent de faire des réformes courageuses »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy63 %
- Présentateur28 %
- ?3 %
- Invité3 %
≈ 12,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jean
-Philippe Tanguy,
bonsoir,
merci beaucoup d'être là. Jean-Philippe Tanguy, dans un instant on va parler du plan que vous avez présenté ce matin, 140 milliards d'économies pour la France avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mais réaction à ce que vient d'expliquer Kadi Hadoumdouas, d'abord est-ce que vous saluez ce geste du gouvernement, 12 à 18 centimes de moins pour le gazole, pour les Français, c'est quelque chose
? Mais
c'est une mesure du Rassemblement National, et c'est votre serviteur qui l'avait proposé au gouvernement le 29 mars dernier, il
y
a 6 mois. Donc c'est littéralement une mesure que j'ai proposée, vous pourrez retrouver sur les réseaux sociaux des vidéos où je viens d'expliquer le mécanisme qu'a expliqué M. Lecornu, à savoir que ce sont des stocks qui ont été constitués effectivement quand le baril a été entre 30 et 60 dollars, et que mécaniquement ça ferait baisser le prix. A l'époque, M. Lescure m
'a
dit évidemment, le ministre de l'économie, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est-à-dire presque tous ceux qui nous regardent, nous avait dit que c'était impossible de le faire, et que si on le faisait, c'était au prix de marché. Il y
a
un moment, si vous voulez, ça commence un peu, pas vous évidemment, mais pas à me chauffer, mais d'avoir des leçons, s'il vous plaît, si vous voulez, de gens qui nous expliquent que quand on propose quelque chose pour aider les Françaises et les Français, c'est impossible, qu'on n'y connaît rien, pour que six mois après, ils nous disent que c'est formidable, sans citer Marine Le Pen, parce que, moi, on s'en fiche, mais Marine Le Pen l'avait proposée à M. Lecornu, Jordan Bardella aussi, dans des réunions qu'il y
a
eues, donc si vous voulez, c'est quand même un peu pénible,
mais tant mieux, c'est l'intérêt des Français. Si je comprends bien de votre point de vue, c'est
une bonne idée.
Si
on
l
'a
proposée il y a six mois... Vous pouvez applaudir Sébastien Lecornu, vous avez le droit, vous avez le droit de dire bravo Sébastien Lecornu, si vous le pensez. Alors,
je vais vous
dire
pourquoi je vais dire peut-être bravo M. Lecornu. C'est parce que j'avais mené l'enquête sur la sagesse qui est effectivement entreprise que vous avez citée, qui est gérée par les pétroliers et la grande distribution, qui là-dedans se fait bien plaisir, et je pense qu'il y
a
eu beaucoup de pression. Parce que s'il
y
a six mois, je sais pourquoi il
y
a six mois ils ne l
'ont
pas fait, ils savaient déjà que c'était une bonne idée, c'est que les pétroliers et la grande distribution n'avaient pas envie qu'on libère ces stocks qui sont gérés au nom de la France, mais qui sont payés par les Français. Mais pardon,
est-ce que ça va durer ? Pour la bagatelle de 600 millions
d'euros. Jean-Philippe Tanguy, c'est peut-être une bonne idée, alors quand c'était de votre bouche ou quand c'est dans celle de Sébastien
Lecornu. C'est juste pour attablir
la vérité, M. Rochemin, pardon, je sais que ça vous tient à cœur. Quoi qu'il en soit, est-ce que ça va durer ? On entendait Pascal Péry tout à l'heure dire, en réalité c'est 15 jours.
Alors
ça dépend,
compte tenu, j'ai envie de dire, du mix qu'ils font entre le prix actuel et le prix qu'ils annoncent, à mon avis ils vont étendre ces 10 millions de barils, c'est ça, sur trois mois. Ils ne
vont
pas les libérer d'un coup ou ils vont négocier. Alors parce qu'il faut savoir qu'on a différents stocks. On a des stocks de pétrole brut
et
on a des stocks de produits raffinés. Donc j'imagine qu
'ils
vont d'abord utiliser les produits raffinés et qu'ensuite ils vont donner à nos raffineries, ou en tout cas celles qui nous restent, il n
'y
en a plus beaucoup, le pétrole brut pour le raffiner. Mais il faut bien surveiller, parce que moi j'alerte le gouvernement, il va falloir bien surveiller que ces stocks libérés qui appartiennent aux Français soient bien utilisés dans leur intérêt et qu'au passage, les raffineurs et les pétroliers et la grande distribution ne s'en mettent plein, pas les poches sur le dos des Français. Mais pardon Jean-Vitangui, est-ce que c'est une façon
d'éviter la baisse des taxes ?
C'est-à-dire
que là le gouvernement en réalité fait zéro effort ? Oui, alors c'est
deux choses
différentes. Mais
beaucoup
disent, regardez ce qui se passe en Espagne, là-bas ils ont baissé les taxes.
Mais il faut baisser les taxes, vous savez très bien
qu'une des mesures phares de Marine Le Pen c'est baisser les taxes, la TVA de 20 à 5,5 sur le carburant, ce qui permettrait de baisser de 20 centimes. Temporairement il faudra aussi baisser la hausse de TICPE de taxes d'assises sur le carburant qu'avait pris M. Philippe en 2018, ce qui permet aussi de baisser de 17 centimes. Ça aide aussi sur le fioul, parce que beaucoup de nos compatriotes sont en train de remplir leur cuve de fioul en ce moment. Et ça c'est utile. Mais par contre, la libération des stocks, ça peut être aussi très utile pour les marins-pêcheurs et les agriculteurs qui ne
paient
pas beaucoup de taxes. Pas de taxes pour les marins-pêcheurs, pas beaucoup pour les agriculteurs. Et donc ça permet de faire baisser le prix du gazole avant taxes. Et donc ça peut aussi être utile pour les agriculteurs et pour les marins-pêcheurs.
J
'espère qu
'ils
sont concernés.
Jean-Philippe Tanguy, crise sur crise, il y a cette crise-là, il y a évidemment la crise des lycéens. On entendait tout à l'heure le préfet de police de Paris annoncer une journée qui sera considérable demain. Ce soir, les lycéens, les représentants lycéens disent, et je les cite, le gouvernement n'a pas peur, le gouvernement tremble, disent-ils même. Le gouvernement tremble et ils ajoutent, ils vont céder.
Mais c
'est céder à quoi
?
Ce n
'est
pas très
clair,
si vous voulez. Lâcher de l'argent. Certains demandent 10 milliards. Il n
'y
a pas 10 milliards pour les lycées aujourd'hui. Alors ça dépend si il
y a
10 milliards sur plusieurs années. Mais la France traverse des périodes très difficiles. Qu'il faille des professeurs devant les lycéens, oui. La vraie question, c'est pourquoi il n
'y a
pas de professeurs devant les lycéens. Il y a sans doute des problèmes d'effectifs, mais il y a avant tout un problème d'organisation. Et en fait, ce que traduit cette crise des lycées et du personnel éducatif, c'est aussi un État qui est obèse et qui, malgré des moyens très importants, n'arrive pas à mettre un professeur devant chaque élève, d'entretenir des lycées. Moi, je pense aux parents qui paient très cher leurs impôts et qui voient l'État des lycées, des cantines et du pensionnat. Effectivement, ça fait peur.
L'usage des grenades assourdissantes qui est suspendue. On avait il y
a
quelques minutes le préfet qui expliquait exactement la mesure. Est-ce que c'est une bonne mesure pour vous, le fait de le suspendre
? Écoutez, j'imagine que c'est une mesure qui a été prise avec sérieux. Moi, je ne suis pas spécialiste du maintien de l'ordre. J'essaie d'être spécialiste des sujets que je connais, sur l'énergie ou le budget. Les
policiers s'en faînent.
Vous avez entendu, beaucoup de policiers se disent « Là, on va être un peu empêchés dans nos moyens de nous défendre. »
J'espère qu'ils auront d'autres moyens, d'autres méthodes de faire. Moi, je ne suis pas spécialiste. Ce qui est certain, c'est que le gouvernement n'avait pas anticipé et qu'avant de devoir utiliser ces méthodes pour arrêter les violences et arrêter les voyous et ceux qui saccagent les biens publics, il aurait fallu bien en amont entendre la colère avant que ça se diffuse et avant qu'elle soit gangrénée par des violents qui ne sont souvent rien à voir avec les lycéens et pas même les étudiants. Il paraît même qu'il
y a
des étrangers qui viennent d'Europe pour mettre le bazar. Donc, tout ça, c'est de leur faute, évidemment. C'est qu
'ils
ne sont pas anticipés une fois encore, comme dans beaucoup de crises. Et il faut faire confiance aux forces de l'ordre. Il ne faut pas céder à la pression. Mais moi, en même temps, je voudrais quand même penser à la famille des policiers blessés, des personnels éducatifs qui ont été attaqués et aussi des jeunes. Parce que même s'il
y a
des jeunes qui, sans doute, n'auraient pas dû être là, personne ne mérite de perdre sa main dans une manifestation étudiante. Il faut quand même penser à ce jeune qui a perdu sa main ou d'autres jeunes qui ont été blessés. Est
-ce que ce mouvement peut continuer ? Écoutez, je vous en parlais, les lycéens, deux représentants lycéens qui s'expriment ce soir, tout semble indiquer qu'ils veulent aller de l'avant. Alors,
il
y a cette fin de semaine, certains disent peut-être jusqu'à la présidentielle et certains disent même peut-être au-delà.
Le
gouvernement tremble comme il a peu tremblé depuis ces dix dernières années. Le gouvernement sait qu'à l'aube d'un mouvement jeune et d'un mouvement lycéen, c'est ça qui fait plier. C'est aussi l'unité entre les différents syndicats. Restez mobilisés dès demain. Parce que oui, le rapport de force est de notre côté. Ne lâchez rien, ils vont finir par céder. Nous avons des propositions chiffrées que nous allons présenter. Et c'est pour ça que nous demandons, dès la semaine prochaine, un rendez-vous avec M. le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Le rapport de force est de notre côté, disent-ils. C'est un vocabulaire étrange. C'est-à-dire que cette mise en tension permanente, manipuler des mots qui peuvent faire appel à la violence ou qui peuvent justifier des violences, ce n
'est
pas acceptable. Et c'est pour ça, évidemment, qu'on considère au Rassemblement National que la fin des violences, la fin des blocages est le préalable à toute négociation. Et le gouvernement s'est mis une fois plus là-dedans à céder et va peut-être céder à la violence. On ne peut jamais négocier, céder à la violence. On peut avoir des revendications.
Mais c'est-à
-dire, attendez, attendez, la critique est facile, l'art est difficile. Si vous étiez à sa place, qu'est-ce que vous feriez ?
Qu'est
-ce
que vous feriez de différent dans
le
gestion de cette crise ? Mais le préalable, c'est qu'il n
'y
ait plus de violence. C'est simple. On ne veut pas céder à la violence. Ce n
'est
pas possible. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il
y a
un bonus à la violence, qu'on se fait entendre si on est violent ? Je ne suis pas d'accord.
Mais ça, ce sont des mots, aujourd'hui, vous dites ça, et qu'est-ce qui se passe ? Ok, vous dites qu
'il
ne
faut
pas céder à la violence.
Ce n'est
pas des mots de passer
à la violence. Donc vous refusez de
négocier tant qu'il y
a
des violences dans la rue
?
Mais oui, bien sûr, on ne négocie pas tant qu'il y
a
des violences dans la rue. Qu'est
-ce
que c'est que ce comportement ? Ça arrive à ce comportement-là. C'est-à
-dire
que vous avez des syndicalistes, entre guillemets,
des
syndicalistes, parce que je rappelle que les lycéens et les étudiants ne travaillent pas. Ils bénéficient d'un service public. Donc les syndicalistes, moi, je suis élu d'une région ouvrière, c'était des représentants d'ouvriers sous les machines, à la mine, dans les champs. Ce n'étaient pas des jeunes qui étaient à la fac et au lycée, même s'il
y a
des conditions difficiles. Il ne
faut
quand même pas exagérer. Mais c'est bien le problème. C'est aussi qu'il faut avoir conscience de la chance, de l'opportunité qu'on a d'avoir l'éducation dans notre pays. On peut avoir des revendications, on peut avoir des plaintes, mais on le fait pacifiquement et on n'a pas recours à la violence. De toute façon, ça n'aura pas de fin. Si vous commencez à céder à la violence, ça n'a pas de fin, puisqu'il y aura toujours des violents pour demander plus. Est-ce qu'il
y
a un moment où
il faudra, de votre point de vue, appliquer les règles ? Sur ce plateau, hier,
il
y avait Guillaume Roquette, membre du Figaro, qui disait « Moi, si j'étais le gouvernement et les proviseurs, à un moment donné, j'expulserais ceux qui, après tant de jours, tant de semaines, ne réintègrent pas les lycées.
»
Oui, je ne connais pas le critère exact. Par contre, les violences, s'il
y
a des élèves qui ont commis des violences, des dégradations, qui ont attaqué des proviseurs, des principales, des professeurs, des CPE, des pions, des surveillants, pardon, ou qui ont agressé leurs élèves, évidemment qu'il faudra prendre des mesures disciplinaires. Et c'est inacceptable d'avoir participé aussi à des blocages, parce que les blocages, c'est toujours très choquant, parce que ça consiste qu'une minorité très active ou une majorité peut empêcher une majorité ou une minorité qui a le droit d'aller étudier. Voilà, on n
'a
pas le droit d'empêcher les autres d
'aller étudier. Dans quelques minutes, sur notre antenne, vous voyez le bandeau qui s'affiche. Ce sera les deux France face à face. Tout le monde aura la parole. Grande confrontation menée par David Pujadas. On entendra les lycéens de droite, de gauche, de toute obédience, si j'ose dire. Et notamment une étudiante, qui d'ailleurs est membre du Rassemblement national, votre parti, elle était hier sur ce plateau. Écoutez-la, parce que là, on est dans le débat de fond. Ils parlent de leurs heures de travail. Vous savez que beaucoup de lycéens se plaignent, notamment de devoir commencer à 8h le matin. Écoutez cette séquence et vous réagirez.
Vous
voyez qu'il y a un jour où je fais 8h, 18h. Mais après, ce sont des heures qui vont loin. Le lundi, je commence peut-être à 10h, c'est vrai. Et je finis à 18h. J'ai deux jours où je finis à 18h. Trois jours, pardon, où je finis à 18h. Et enfin, je rentre chez moi, je travaille et je dors. Parce que le lendemain, je commence à 10h. Et vous faites sursauter, qu'on ait tous les avis.
Vous
faites sursauter Louise. Est-ce que je peux avoir votre emploi du temps ? Juste deux petites minutes,
parce
que je n
'ai
pas eu le temps de bien le voir, s'il vous plaît. Juste s'il vous plaît. Donc, lundi et mardi, on commence à 10h, on termine à 18h, certes. Mercredi, pas court l'après-midi. Jeudi, grosse journée. J'accorde, 8h, 18h. Vendredi,
termine
à 15h. Donc là, c'est ça, une grosse semaine. Moi, je préfère vous le dire, je suis complètement honnête avec vous. Vraiment, je suis honnête. Parce que je pense que vous avez tous le désir, je termine. Vous avez tous le désir de faire des études supérieures. Ça va vous faire très, très mal quand vous allez redescendre sur Terre, quand vous allez poser les pieds à plat. Parce que moi, je vous le dis, la journée type d'un étudiant, et aujourd'hui, je suis en master. Il y
a
des moments où je commençais à 8h, je partais de la fac, il était 21h. Il fallait que je fasse mes TD, il fallait que je révise mes partiels, parce que oui, tout ne se passe pas en contrôle continu. Le contrôle continu, c'est la belle vie, je tiens à le rappeler. Et surtout, et surtout, j'ai un 25h semaine à côté.
Quelle séquence, il y
a
des centaines de milliers, des millions de vues sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous en tirez, vous ?
Je pense que Louise a raison. On peut améliorer les plannings, notamment utiliser l'IA aujourd'hui.
Oui,
à mon avis, on pourrait optimiser certains plannings.
Il
faudrait aussi simplifier les matières, ce qui permettrait d'éviter qu'il y
ait
tellement de modules et de cours différents que ça rend les plannings impossibles pour les professeurs et les élèves. Mais oui, la vie, c'est des horaires, c
'est
des contraintes. Moi, quand j'étais au lycée, je me levais le matin à 5h30, je prenais le RER 1h de Bure sur Yvette jusqu'à Paris. J'allais en RECAT. J'étais en RECAT de 8h à 17h, 18h. Je rentrais chez moi après le RER, je travaillais dur, et ça continuait comme ça. Après, j'étais en prépa. Et en prépa, j'étais serveur le week-end, dans une crêperie, je faisais 25h. Alors, avec 20 ans de différence, je ressemble beaucoup à cette jeune femme, Louise, et je lui souhaite bien du succès dans ses études. Et ça veut dire quoi, pardon ? Vous considérez que
ce sont les enfants... Mais c'est la vie, c
'est dur, voilà.
C
'est-à-dire que, oui, moi j'étais étudiant, je voulais réussir. Lycéen, je voulais aller en RECAT. Et bien, je me suis tapé le RER tous les jours. J'ai fait des horaires difficiles. Je m'en suis sorti. Après, je suis allé en prépa, tout seul. Je me suis payé un petit appartement de chambre de bonne de 9m2, place de Clichy. C'était, je peux vous dire qu
'il
y
avait
des toilettes sur le palier. Je n'avais même pas de cuisine. Je ne me plains pas. Enfin, je sais ce que c'est que la vie difficile. Il y
a
des matins, je ne savais pas ce que j'allais manger. Le week-end, j'allais servir des crêpes à Beaubourg, à la crêperie Brise-Milch. Je les embrasse. Et c'était la vie, c'était dur, voilà. Parce que je voulais réussir. Tout le monde n'a pas ces ambitions-là. Tout le monde peut faire ce qu'il veut. Mais la vie, c'est difficile. Mais Jean-Philippe, vous
entendez, il faut faire des erreurs, il faut
travailler. Donc, oui, il faut améliorer...
Sur
Instagram, il y a tant de ces réactions qui disent « Ah là, voilà les vieux qui viennent nous faire la leçon. Notre vie à nous aussi est dure, disent-ils. Ils disent qu
'on
doit prendre, c'est lourd, parcours super lourd. Il faut prendre des médicaments anti-dépression. Et vous venez, vous, nous faire la leçon. »
Mais
je
ne fais aucune leçon, puisque je vous raconte ma vie. Chacun fait ce qu'il veut. Moi, je ne suis pas en train de dire aux gens « Tout le monde doit faire comme j'ai fait. Tout le monde fait ce qu
'il
veut. Tout le monde n'est pas d'accord comme Louise. Mais la vie, c'est le travail. Quand, après, on va voir s'en sortir pour résister à la Chine, à la concurrence internationale, ça va être difficile. Il va falloir travailler. Il faudra tous progresser. Il faudra être solidaires. Pour défendre les acquis sociaux, le modèle social, il faut travailler. Moi, je suis désolé, on ne peut pas mentir aux gens. Voilà. Donc, j'ai écouté aussi Louise. Je ne connais pas son nom de famille, à cette dame. Là où elle a raison, c'est qu'il n
'y
a rien de gratuit. Il n'y
a
rien de facile. Donc, le problème d'une certaine gauche, et aussi des centristes, c'est qu'on a fait croire qu'il fallait... Tout était possible sans travailler. Ça n'existe pas. Voilà. Ça n'existe pas. Donc, évidemment, c'est plus facile de faire le tour des plateaux en étant démagogique et en disant « Oui à tout. » en disant « On va donner 10 milliards aux lycéens qui n'existent pas. » Ça n'existe pas. On peut faire des efforts. On peut rationaliser les dépenses pour mieux dépenser et dégager des vrais moyens pour que les professeurs soient sur le terrain, pour que l'argent aille à l'amélioration des équipements publics, pour qu
'il
n
'y ait
pas de gabegie ni de gaspillage. Mais non, on ne peut pas améliorer à de nos éames l'argent. On a déjà presque la moitié de la richesse française qui part en impôts, presque 60% de la richesse française qui part en dépenses publiques. Et on va parler
du budget dans un instant et de vos plans. Donc, ceux
qui disent que « Oui, c'est sûr que quand on est insoumis et qu'on dit « On va faire 183 milliards d'impôts », c'est sûr qu'avec 183 milliards d'impôts, on peut promettre à la fois le Père Noël, Pâques et Halloween à la fin, puisque c'est un cauchemar.
Vous parlez de la France insoumise. Regardez ces images qui ont beaucoup marqué, très applaudies ou très critiquées, mais très applaudies par la jeunesse. Bali Bagayoko, par exemple. Il y a quelques minutes sur cette antenne, le préfet de police de Paris précise qu'il a déposé un article 40. Il accuse Bali Bagayoko d'avoir incité à la violence. Réaction là-dessus ?
Mais là, M. Bagayoko est avec, alors bon, ceci dit, je salue le drapeau français, mais il est avec des jeunes cagoulés dans la rue. C'est interdit. Donc déjà, c'est interdit. Ce n'est pas autorisé en France de se balader, cagouler volontairement, dissimuler son visage. Pour faire quoi ? Pareil, il y a quelqu'un qui
a
un masque. S'il est malade, il ne
va
pas taper les forces de l'ordre. Donc s'il met un masque, c'est qu'il ne veut pas qu
'on
voit son visage. C'est illégal. Mais ça aussi,
c
'est accepté
par la... Il y a des guisants
Spiderman, il n
'est
pas malade.
Non, il y en avait un
autre qui
avait un masque
médical.
Mais quoi qu'il en soit, est-ce que vous reconnaissez, il y a l'accusation facile de dire qu
'il
fomente, etc. Il
faut
avoir du biscuit pour ça. Ça
ne vient pas de
nous, ça vient du gouvernement.
Vous croyez ça ? Que la France insoumise fomente ? Je n
'ai
pas d'avis. Je vois que M. Mélenchon a fait un discours très violent où il a mis de l'huile sur le feu, sans mauvais jeu de mots, en accusant la police de comportement raciste. Je vois un certain nombre de députés insoumis qui ont encouragé les débordements, qui ont encouragé les blocus. Soyons honnêtes, il a dit aussi pas de violence, il
a dit on met des
brassards blancs. Il a dit aussi que c'était
légitime. Non mais c'est-à-dire que c'est tout et son contraire. En fait, ils mettent de l'huile sur le feu et après, comme ils voient quand même que ça déborde et qu
'ils
pourraient être responsables, ils font semblant de s'excuser. Ils sont populaires.
Cela dit,
ils
sont populaires. Vous avez
vu à quel
point ils sont acclamés par la foule. Mélenchon, président, dites les choses. Si vous étiez descendu dans les lycées, etc., vous, ou des LR, ou d'autres, etc., ou des PS, je ne
suis
pas sûr que vous auriez cet
accueil. Mais ça n'engage que vous. Moi, dans ma circonscription, les lycéens sont très favorables au Rassemblement National. C'est sûr que si vous allez dans des blocages organisés par les syndicats d'extrême-gauche, avec des casseurs de gauche, d'extrême-gauche, les Black Blocs, effectivement, on ne
va
pas être bien accueilli. Si vous allez voir des honnêtes... Vous
y
êtes allé pendant la crise ? Vous êtes allé devant certains lycées pendant la crise, là ? Vous êtes prêt à y aller ? Il n
'y
a pas de crise dans ma circonscription. Vous ne pouvez pas aller dans un endroit où il n
'y a
pas de crise. Vous n
'êtes
pas... Ce n
'est
pas la seule circonscription de France où tout se passe bien dans les lycées, j'imagine. Il n
'y a
pas un miracle.
Il n'y a pas
de problème particulier. Jean-Philippe Tanguy, il faut venir à la situation économique puisqu'il y a de très grandes inquiétudes sur la France. Et vous allez parler de vos solutions du IRN. Un mot sur les taux d'emprunt. On affichait tout à
l
'heure les taux d'emprunt. Je crois qu
'on
était à 4,85 avec un différentiel avec l'Allemagne qui est très important. Quel est pour vous le degré du danger ?
Et
en particulier, c'est monté même sur 4,91. La différence avec l'Allemagne est très inquiétante. Est-ce qu'il est vrai qu'actuellement, sur les marchés de votre point de vue, il y a une espèce de vent, pas de panique, il ne
faut
pas exagérer, mais de réelle inquiétude pour la France de la part des marchés
?
Bien sûr, nous sommes lanterne rouge des marchés dans l'eurozone. On tutoie, voire on est devant la Grèce et l'Italie. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a une masse de dettes qui, ce
qu
'on appelle, on fait rouler la dette, enfin le gouvernement fait rouler la dette. On avait de la dette rachetée par la Banque Centrale à des taux très bas, et donc des taux négatifs jusqu'à 1%. On doit se refinancer entre 4 et 5%. Donc faites la différence, évidemment, c'est colossal. Si vous empruntez, vous remplacez 100 milliards de dettes à 0% d'intérêt par 100 milliards de dettes à 4,5% d'intérêt, ça vous coûte 4,5 milliards par an, alors qu'avant,
ça
vous coûtait 0%. Donc la charge est monumentale, et la France emprunte plusieurs dizaines de milliards d'euros tous les 15 jours sur les marchés.
Il
y a eu une adjudication la semaine dernière pour 7 milliards d'euros à presque 5%. Donc c'est très grave, et le gouvernement a présenté un budget qui ne rétablit pas les choses. Et ce que fait Marine Le Pen, et j'en ai parlé hier, qui était très fort, et moi je maintiens que ça a rassuré les marchés, c'est l'annonce de rétablir l'équilibre primaire en 18 mois. Qu'est
-ce
que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en 18 mois, on fait les efforts nécessaires pour que le déficit, le budget de la France soit à l'équilibre en dehors du paiement des intérêts de la dette. On
va y venir, mais j'aimerais que vous restiez un instant sur l'incriture. Ce qui a fait l
'Italie, c'était l'objectif qui avait atteint l'Italie, et c'est parce que l'Italie a atteint cet objectif d'équilibre primaire du budget qu'ils ont calmé les
marchés.
Vous faites la comparaison avec l'Italie. L'Italie a un endettement qui est très détenu par des Italiens. La France, c'est le contraire. Il y
a
une majorité de prêteurs étrangers qui détiennent de la dette française.
Et c'est pire que ça, parce que comme l'a révélé hier Marine Le Pen dans sa conférence de presse, si on isole la part de la dette possédée par la Banque de France et la Banque européenne, la dette française
sur
le marché est détenue à 70% par les étrangers, alors que pour les Italiens, c'est 69% par
les Italiens. Alors ça, c'est un fait. Mais est-ce qu'il n
'y a
pas de votre part un petit fantasme souverainiste de dire, oh là là, ces étrangers ne sont pas mal disposés, ils veulent gagner de
l
'argent. C'est normal, tout le monde veut gagner de
l
'argent. Quel problème, d'après vous, ça pose à la France ? Parce que vous êtes
sous
la pression des marchés internationaux, par définition, c'est tout. Ce n
'est
pas une question que les étrangers seraient méchants. Quel est le risque
exactement, alors ? Qu'est-ce que ça
amène comme risque supplémentaire ? Il y a deux
problèmes, c'est que pour la balance des paiements, c'est des capitaux français, c'est les impôts des français qui partent de l'Europe, qui quittent le territoire au lieu d'être dans l'épargne des français et distribuer, ce n
'est
pas des dividendes, mais c'est des intérêts sur, par exemple, vos assurances-vie. Donc c'est comme de l'argent qui sort du pays. Et deuxièmement, si les marchés s'emballent par des pressions extérieures, vous devez payer plus et vous devez raquer, tout simplement. Moi, ce qui est très important aussi qu'a dit Marine Le Pen hier, c'est qu'elle l'a dit. Dire aux Françaises et aux Français que le fait que 70% de la dette sur le marché pour la France est dans les mains d'intérêts étrangers et que ça n
'a
pas de conséquences, bien sûr que ça a des conséquences. Bien sûr que Marine Le Pen a traduit son excellente tribune sur la règle d'or en anglais pour que les investisseurs internationaux savent de quoi ils retournent, mais pour une question simple,
M.
Rochebin, quand vous êtes un investisseur étranger, vous n'avez pas connaissance de la France, des détails de la France, et vous n'avez pas un intérêt patriotique à que la situation s'arrange. J'ai juste un dernier point. La France est un pays riche. Donc là où c'est dangereux par rapport à d'autres pays, c'est que les investisseurs étrangers, ils savent qu
'on
peut payer. Ils savent qu'il
y a
6 000 euros d'épargne financière qui appartient aux Français et que certains gouvernements, et Marine Le Pen a mis un rideau de fer définitif. Jamais Marine Le Pen ne fera un lien entre l'épargne des Français et la dette de l'État.
Tout le monde lui dit ça en théorie. Non, non, c'est pas vrai. En cas de crise,
la crainte, elle existe quand même parce que malgré tout, le matelas, il est là. Mais tout le monde dit, en jurant ses deux mains et ses trois mains, on ne touchera jamais à l'épargne des Français.
C'est faux. L'année dernière, ils ont augmenté d'1,4 points la taxation de l'épargne. Et là, il y
a
une taxe sur l'épargne dite en déshérence, mais c'est toujours l'épargne des Français parce que certes, la personne qui détient cette épargne est décédée, mais il y
a
un hérétier qui est en attente. Donc c'est encore pour piquer de l'épargne aux gens. Et surtout psychologiquement, ils ont, en faisant ça, en taxant les livrets A en déshérence et l'épargne en déshérence, le gouvernement franchit un tabou. Et vous verrez que si les Français ne font pas barrage à M. Philippe et à M. Attal ou à M. Rotaillot aux prochaines élections, le tabou de l'épargne avec eux, il ne sera pas respecté.
Est-ce que vous avez changé ? Quand, d'ailleurs, dans le débat que nous transmettions, débat du MEDEF, Marine Le Pen a lâché ses mots règle d'or, règle d'or, généralement, c'était les rigoristes, des gens plutôt de droite, très traditionnels, des Allemands. Jamais on n'entendait le RN parler de ça. Est-ce que vous avez changé ?
Est
-ce que vous avez assumé le fait de dire 140 milliards ? On verra comment vous y arrivez. Là, c'est plus compliqué. Mais 140 milliards d'économies,
c
'est quelque chose. Est-ce que vous dites « Oui, nous avons changé »
?
Oui, parce que nous avions sous-estimé la capacité de certains gouvernements à truquer les chiffres, à maquiller les chiffres, à mentir,
à dissimuler. Zéro méaculpa. Vous ne dites pas un petit peu « Nous aussi, nous avons été peut-être trop généreux, trop populistes, trop insouciants ? » Pas du tout. On n'a jamais gouverné, monsieur. Oui, je sais bien.
Mais vous êtes opposé
à
la réforme des retraites. Par exemple,
tous les marchés internationaux disent que l'opposition à la réforme des retraites a empiré les choses.
Ce
n
'est
pas... Encore une fois, ce n
'est
pas un complot.
C
'est du gentil.
Je ne sais
pas que le marché international ne parle pas. Je ne sais pas avec quel marché vous avez échangé, peut-être, mutamment.
Je
ne sais pas, parce qu'un marché ne parle pas, monsieur Rojbin.
Il y a quelques
investisseurs. Non, mais
il faut les investisseurs.
Allez-y. Est-ce que vous connaissez un investisseur étranger qui dit « Bravo la France, c
'est
vrai, vous avez refusé la réforme des retraites, ne réformez rien,
tout va bien ? » Non, mais pour
représenter Marine Le Pen et Jordan Bardella auprès de beaucoup d'investisseurs internationaux, notamment anglo-saxons et asiatiques, ce qu'ils veulent, c'est une réforme des retraites qui tienne la route. Le problème n'est pas la justice sociale du système, c'est que les ressources soient bonnes. Et Marine Le Pen a annoncé hier que nous allons faire de nouvelles annonces sur l'équilibre du système.
Et on
va reparler dans un instant. Jean-Philippe Tanguy, regardez, on a le droit de se moquer de vous ? Oui, on a le droit. Vous avez la langue assez bien pendue d'habitude
sur les autres. Moi, j'ai beaucoup de
dérision sur moi. Eh
bien, regardez,
c'est le petit moment difficile pour vous pendant la présentation de votre grand plan d'économie parce que, visiblement, vous n'ayez pas très bien dormi et un petit moment qui faisait quand même un peu amateur. Écoutez-le, vous pourrez commenter.
C'est de ma faute. Nous avons travaillé tard et il y a quelques coquilles. Voilà, vous... C'est 15 milliards, le bon chiffre. D'accord. Je vous présente toutes mes confuses.
Voilà. La formule, je vous présente toutes mes confuses. Quand ça ne
veut
pas, ça ne
veut
pas. Il y
a
un clin d'œil. C'était humoristique. J'espère que vous ne l
'avez
pas pris au premier degré. Humoristique, mais c'est vrai que ça fait un peu amateur. Non,
parce
qu'en
fait... C'est
le grand plan du RN. On l'attendait depuis des semaines. Oui, mais pourquoi... Il y a une vidéo après ça
où,
en fait, le journaliste était trompé et c'est moi qui avais raison.
Mais les coquilles, vous les avez bien dans le texte ? Non. Vous
dites vous
-même. Je
reconnais qu'il y a des coquilles. Parce que
j'étais bien élevé, M. Rochebin. Et donc, un interlocuteur me dit que j'ai tort. J'ai tendance à croire qu'il a raison et que c'est moi qui ai tort. Et qu'en fait, après vérification qui est sur Internet et que je vous enverrai après cette émission pour que vous passiez une bonne nuit et que vous ne culpabilisiez pas, c'était nous qui avais raison et c'était le journaliste qui s'était trompé.
Quoi qu'il en soit, le...
Mais on aurait pu se tromper. On aurait
pu se tromper car l'erreur est humaine.
Alors, l'erreur est humaine. Est-ce que la vôtre est humaine aussi ? La croissance magique. Vous vous tablez sur un chiffre de croissance de 1,8% dès 2028. Et c'est vrai qu'on peut questionner tout le monde là-dessus. Alors, on peut rêver toujours mais quand on voit l'état de la croissance, elle est quoi ? 0,4 ? C'est ça ? Oui. Et l
'année
dernière,
elle
est prévue entre 0,8 et 1. L'année prochaine, pardon. Oui. 1,8% de croissance. Il faut vraiment mettre un cierge, plusieurs cierges pour penser que ça va
arriver. Absolument pas.
C'est un calcul mécanique. C'est que comme on baisse les impôts de production de 20 milliards d'euros, comme on baisse la TVA de 12 milliards d'euros plus 4 milliards de TICPE, tout ça fait un choc de compétitivité, un choc de croissance. Comme on baisse la facture d'électricité pour les entreprises de 25%, ça fait un choc de croissance. Comme on récupère 10 milliards d'euros que nous pique la Commission européenne pour rien et qu'on laisse dans l'économie française, ça fait de la croissance. Donc là, 20, 20, 16,
l
'électricité, ça représente encore 4 milliards 40, 10, 50, 50 milliards remis dans le PIB français, ça fait
1
,2 point de PIB remis dans l'économie
française.
Vous déflattez 0,5 points parce qu'effectivement on demande un effort sur l'immigration qui peut être récessif, ça fait donc 0,7 points et donc on arrive à cette espérance de croissance avec d'autres petites mesures que je n
'ai
pas eu le temps de décrire ce soir. Mais c
'est
très raisonnable. Soyons concrets, on sait comme moi, vous êtes assez frangeux pour le dire, les gouvernements eux-mêmes ont dit n'importe quoi pendant des décennies.
Ils
ont donné des objectifs de déficit non tenus, des objectifs de réduction non tenus, des objectifs de croissance non tenus. Donc de toute façon ce que vous dites là, ça n'a pas une valeur extrême parce que personne ne sait dans quel état sera l'économie dans 6 mois. En revanche, est-ce qu'on peut dire que pour la première fois le RN dit oui, il faudra serrer la ceinture ?
C
'est-à-dire il faudra peut-être momentanément avoir un niveau d'aide sociale par exemple moins grand que ce que les Françaises et les Français ont eu pendant des années ?
Nous, nous ne pensons pas que rétablir les comptes de la nation impose de faire du mal au peuple français. Nous estimons qu'il y
a
beaucoup de gabegies, le millefeuille territorial, la désorganisation de la sécurité sociale. Au sein de la sécurité sociale, notamment la branche maladie, il y a beaucoup de soins qui sont mal prescrits. Il y a des doublons, il y a des rentes notamment dans la radiologie et dans la biologie médicale. L'hôpital est mal organisé d'ailleurs, les soignants en souffrent énormément. Pourquoi se
refuser à cet aveu ? Autour de nous, des gens comme Schröder, sociodémocrate, en d'autres temps, des gens comme Thatcher l'ont dit. Ils ont dit, il y
a
un moment donné où il faut corriger n'importe quelle famille qui se serre la ceinture en perte de famille. Une mère de famille dit ça le soir à 20h autour de la dinde. Désolé les gars, il va
falloir réduire
un peu le budget. Et on a l'impression que c'est un tabou,
y compris chez vous. Non, pas du tout. C'est que nous avons identifié beaucoup de gabegies qui permettent de faire des réformes courageuses parce que se débarrasser des choix administratifs et territoriales qui ne servent à rien. Il y a une grosse pression. D'ailleurs, qui a réagi ce matin ? Le lobby des intercommunalités qui n
'est
pas content. Le lobby des grosses villes France urbaine qui n
'est
pas contente. Il y aura sans doute l'Union européenne qui n
'est
pas content. Vous aurez le lobby des énergies intermittentes qui se met 14 milliards d'euros dans la poche chaque année. Il y
aura
plus d'argent pour eux qui n'est pas content. Il y aura nos partenaires européens qui ne
sont
pas contents parce qu'on va vendre le prix de
l
'électricité en Europe au prix français et pas à un prix qui arrange les Allemands, les Espagnols, les Italiens et les Britanniques et c
'est
les Français qui paient pour ça. C'est sûr qu'on va affronter des vrais lobbies mais on ne
va
pas faire du mal aux Françaises et aux Français mais comme vous l'avez dit Marine Le Pen, si
toutes
les mesures que nous proposons
de
lutte contre les rentes, les abus, quasiment parfois des comportements de mafieux sur les marchés publics ne fonctionnent pas, nous aurons le courage de dire qu'il faudra faire un effort supplémentaire. Mais moi je suis persuadé M. Rochebin et d'ailleurs je porterai une large part de responsabilité si ça devait échouer que nous allons réussir et vous pouvez conserver cette vidéo que je suis persuadé
que nous disons la vérité
et vous reconnaîtrez on a commencé cet entretien avec le carburant que parfois il m'arrive de me tromper moi j'ai aucune difficulté à dire je me suis trompé c'est pas si courant en politique que
parfois j'ai quand même raison.
Dans quelques secondes on va aller à la grande confrontation une question courte réponse courte est-ce que vous pouvez censurer ce gouvernement notamment sur la question des désindexations des retraites est-ce que vous êtes prêt à faire tomber ce gouvernement si vous en avez les moyens
?
Oui mais c'est moins sur la désindexation elle-même que leur absence d'économie et le fait que ce budget nous met dans le rouge.
Vous
êtes prêt à aller à
une
disséduion prêt à aller au combat de législatif même ça si on imagine.
Ah bien
sûr qu'on est prêt à aller au législatif on n'a plus jamais été aussi prêt nous on attend que ça d'aller aux élections et d'avoir l'arbitrage des françaises et des français et leur rendre la parole par les élections et par les référendums et vous voyez la règle d'or ce ne sera pas référendum ça fait déjà trois référendums qu'on annonce ce sera presque autant que le général de Gaulle. Merci Jean-Philippe Tanguil.
Jean-Philippe Tanguy