État d’urgence : Emmaneul Macron y a songé, Sébastien Lecornu relance l’option
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« Sébastien Lecornu a reconnu effectivement que cette option reste tout à fait envisageable. »
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« Il a été utilisé deux fois en Nouvelle-Calédonie en 1985 et très récemment en 2024. »
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Emmanuel Macron a donc opté à l'X pour des couvre-feux ciblés. Sauf que vous allez nous dire que l'hypothèse d'un cou d'un d'un état d'urgence n'a pas été écarté, hein. Oui, effectivement, c'est absolument pas écarté à ce stade. Et cette option, elle a même à un moment tenu la corde un dimanche matin, Emmanuel Macron aurait eu en tête cette hypothèse avant finalement de de changer d'avis, d'y renoncer dans l'après-midi. Et hier, Sébastien Lecornu a reconnu effectivement que cette option reste tout à fait envisageable. Tous les outils qui sont à la main du gouvernement et singulièrement à la main du premier ministre sous l'autorité évidemment des compétences du président de la République pour se faire. Si c'est utile, je le ferai. Après pour connaître un peu ces sujets, l'état d'urgence
c'est pas un objet politique, c'est quand même quelque chose qui est lourd y compris dans sa [musique] mise en place. Donc si c'est nécessaire, évidemment que nous pourrions le faire. Alors effectivement Emmanuel Macron, c'est pas la première fois qu'il fait marche arrière concernant l'état d'urgence. Il avait déjà renoncer à ce dispositif au moment des émeutes de 2023 mais également pendant la crise des gilets jaunes. Pourquoi il a décidé justement d'opter pour une stratégie gradue et d'y aller étape par étape ? Bah sans doute pour éviter peut-être l'effet loupe ou l'effet dramatisation. Ben, on voit que euh il y a pas que la France he qui regarde la France, il y a aussi les les autres pays et et parce que aussi l'état d'urgence et ben c'est un régime d'exception he c'est celui qui
renforce l'État, qui permet à l'État de renforcer ses pouvoirs lorsque l'ordre public est gravement menacé. Cette loi de 1955, c'est vrai, elle a toute une gamme de mesures. Interdire les rassemblements, autoriser des perquisitions administratives, fermer certains lieux, limiter certaines activités. Et euh cet état d'urgence, il est décrété pour 12 jours et ensuite il faut euh la vie enfin le le il faut que le Parlement euh autorise par la loi sa prolongation. Euh et c'est vrai qu'à ce stade, Emmanuel Macron, il a sans doute voulu éviter de donner le sentiment d'entraver les libertés et notamment les libertés syndicales, mais va se poser à nouveau très clairement cette question et c'est pour ça sans doute que Sébastien Lecorn reçoit demain les organisations
syndicales. Que va-t-il se passer pour la grande manifestation du 5 novembre qui est prévue depuis longue date ? Euh, il a déjà été décrété par le passé he cet état d'urgence ? Oui, à de nombreuses reprises même. Alors forcément il y a longtemps 1955 puisque c'est la date de cette de la création de cet état d'urgence lors de la guerre en Algérie. Il a été utilisé deux fois en Nouvelle-Calédonie en 1985 et très récemment en 2024. Le précédent sans doute le plus comparable avec ce qu'on vit aujourd'hui sont les émeutes de des banlieux de 2005. qu'à l'époque Chirac est président et après plusieurs semaines de violence urbaine et bien son premier ministre Dominique de Villepin instaure l'état d'urgence. Le régime sera ensuite prolongé par le Parlement
et puis plus récemment encore hein 2015 après les attentats du 13 novembre et bien François Hollande décrète lui aussi l'état d'urgence qui sera prolongé à plusieurs reprises et on l'a peut-être oublié mais cet état d'urgence de 2015 il il a été prolongé jusqu'en novembre 2017. Certains le réclament aujourd'hui hein, cet état d'urgence. Oui. Notamment au sein du Bloc Central, sans qu'on sache d'ailleurs vraiment si pour eux c'est par nécessité ou par communication. Parce que au-delà de l'opérationnel, c'est vrai que décréter l'état d'urgence, c'est aussi un signal politique et Emmanuel Macron aurait pu vouloir donner ce signal politique dimanche soir. Alors celui qui le réclame sans réserve, c'est Bruno Rotaillot. Il veut l'état d'urgence.
Pour lui, cette crise euh euh c'est l'occasion de faire la démonstration bah d'un d'un pouvoir égalien qui serait beaucoup plus ferme. Euh pour Gabriel Atal et bien tous les moyens administratifs doivent être utilisés, y compris l'état d'urgence mais sans formellement le demander. Et puis euh Édouard Philie lui, il n'a rien écarté. Il résume ainsi les choses euh après la locution de Demmanuel Macron dimanche soir. Notre pays a besoin d'être commandé et là c'est quand même une manière de sous-entendre qu'il ne l'est absolument pas aujourd'hui. Merci beaucoup à
Emmanuel Macron