Benoît Hamon était l’invité du JT de 20h de France2 le 26/03/2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes d'accord avec François Boire Barouin ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Marine Le Pen ? On a abandonné les territoires ultramarins ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on a attendu ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que aujourd'hui le Parti socialiste est à la hauteur de l'événement ? Est-ce qu'il vous soutient ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que si aujourd'hui vous retrouviez en face de François Hollande, il pourrait pas vous dire 'Mais c'est toi qui m'a mis des coups de couteau dans le dos ?'
- 10:00FerméeRéponse directe
Question simple. Si Manuel Vals avait remporté cette primaire, vous l'auriez soutenu.
- 12:00OuverteRéponse directe
Il y a un jeu de chat et la souris entre vous et Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:15Benoît HamonFait
« il y a 50 ans de retard structurel sur euh un certain nombre de services publics qui expliquent aujourd'hui euh une aspiration d'aiguillané d'abord à pouvoir consommer sans payer trop cher »
- 3:00Benoît HamonChiffre
« j'ai mis sur la table dans cette campagne présidentielle sans attendre les problèmes de la Guyane la nécessité de programmer 2 milliards 500 millions d'euros en 5 ans pour les outresemes sur les grands travaux d'infrastructure »
- 5:00Benoît HamonFait
« je ne suis pas favorable à ce qu'on remette en cause l'impôt sur la fortune pour augmenter la TVA aujourd'hui »
- 5:30Benoît HamonFait
« je ne suis pas favorable qu'à un chômeur on lui dise si vous ne prenez pas un emploi à 50 km de chez vous alors que sa vie est là, on le rille des statistiques de de Pôle Emploi et on supprime son animisation »
- 7:00Benoît HamonPromesse
« je mets sur la table un traité de démocratisation de la zone euro que j'ai proposé à monsieur Junker au Parlement européen »
- 7:30Benoît HamonFait
« je vais lui parler de défense européenne qui ne voit pas qu'aujourd'hui on a besoin de plus d'Europe quand justement monsieur Poutine se comporte ainsi à la frontière orientale de l'Europe »
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L'invité politique de ce dimanche, c'est le candidat à l'élection présidentielle issue de la primaire de la belle Alliance populaire. Bonsoir Benoît Amont. Avant de vous retrouver tout à l'heure, juste un point sur cette actualité.
Est-ce que vous êtes d'accord avec François Boire Barouin ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Marine Le Pen ? On a abandonné les territoires ultramarins ?
Non, on les a pas abandonné mais pour la Guyenne, il y a 50 ans de retard structurel sur euh un certain nombre de services publics qui expliquent aujourd'hui euh une aspiration d'aiguillané d'abord à pouvoir consommer sans payer trop cher. Mais ce sont aussi des problèmes de sécurité avec des problèmes de rénovation des commissariats, des gendarmeries, des problèmes d'électrification dans un certain nombre de communes intérieures. Qu'est-ce qu'on a attendu ?
Je pense qu'il y a eu des plans successifs, mais la réalité c'est qu'il faudrait mettre tout à plat, voir ce qu'il est nécessaire de faire aujourd'hui pour rattraper le retard qui est celui qu'on a accumulé année après année. C'est la raison pour laquelle moi j'ai mis sur la table dans cette campagne présidentielle sans attendre les problèmes de la Guyane la nécessité de programmer 2 milliards 500 millions d'euros en 5 ans pour les outresemes sur les grands travaux d'infrastructure parce que il y a là des inégalités qui sont des inégalités qui se rajoutent au problème que vivent tous les Français des inégalités structurelles et je pense que moi je veux dire que on peut ne on ne peut pas ne pas être solidaire en clair il faut être solidaire avec eux c'est être solidaire avec eux mais essayer de trouver une voix et la voix je pense que Bernard Kaznev la recherche, il faudra à un moment qu'il y ait un interlocuteur politique qui parle au Guyanais. On vous retrouve dans quelques minutes pour l'interview politique de ce dimanche et Benoît Amon est toujours avec nous.
Il ne reste que 28 jours pour convaincre Benoît Amont. Est-ce que vous êtes en train de vivre en ce moment allez un coup de mou dans cette campagne ? Moi, je n'ai pas du tout ce sentiment là, même si incontestablement depuis quelques semaines s'organise des ralliments à Emmanuel Macron qui consiste à me planter un couteau dans le dos.
Je cla pas du côté de Jean-Luc Mélenchon. Non, pour l'instant je parle de cela. C'est-à-dire me planter des couteaux dans le dos.
On m'annoncerait même la semaine prochaine une mise à mort avec le ralliment de Manuel Vals à la candidature d'Emmanuel Macron. C'est oublié une chose, c'est que ce ne sont pas eux qui m'ont donné vie. C'est d'abord un vote populaire, celui de 2 millions d'électeurs au primaire qui ont décidé de faire confiance dans le projet politique qui est le mien.
Moi, je suis un combattant. Je ne me suis pas préparé à ce qui allait être une course tranquille. J'étais à peu près convaincu que celles et ceux qui ont gouverné depuis très longtemps, de droite comme de gauche, tous ces vieux cassiques qui se réunissent autour d'un seul et unique candidat, celui qui leur permettrait de gouverner encore 5 ans de plus, que cela ferait obstacle à ma candidature parce qu'elle porte justement un projet qui tourne la page.
Vous avez remporté une primaire. Mais c'est pas rien la démocratie, vous savez. Mais pourquoi je vous dis ça ?
C'est pas rien monsieur Deous. Parce que d'un mot quand la démocratie est en danger, quand vous avez trois candidats à cette élection présidentielle, monsieur Fillon, monsieur Mélenchon et madame Le Pen qui exprime de la fascination pour monsieur Poutine qui vient d'arrêter 700 opposants parce qu'il voulait mettre lui la démocratie au pas quand ils sont prêts justement à rediscuter des frontières en Europe avec eux. Ça n'est par rien la démocratie en France et respecter le verdict des prim élection présidentielle n'est pas remporté une élection présidentielle après cette primaire.
Il était important de réunir de rassembler autour de vous. Ça ne se fait pas. Pourquoi choisissent-ils finalement plutôt Emmanuel Macron où finalement la dynamique de campagne actuellement serait du côté de Jean-Luc Mélenchon ?
C'est juste là, vous êtes pris en sandwich. Finalement, je vous réponds de la manière suivante. Celles et ceux qui à droite ont gouverné, veulent gouverner encore en se mettant derrière Emmanuel Macron.
Celles et ceux qui à gauche, eux aussi veulent gouverner encore et garder le pouvoir. Cela moi, de toute façon, je n'aurais pas gouverné avec eux. Que ce soit clair, je n'aurais pas gouverné avec eux parce que je ne suis pas favorable à ce qu'on remette en cause l'impôt sur la fortune pour augmenter la TVA aujourd'hui.
Je ne suis pas favorable à ce que demain on facilite les licenciements. Je ne suis pas favorable à ce qu'une aide soignante, une infirmière, un ouvrier qui gagne peu, on lui explique demain qu'on va réduire son pouvoir d'achat. Je ne suis pas favorable qu'à un chômeur on lui dise si vous ne prenez pas un emploi à 50 km de chez vous alors que sa vie est là, on le rille des statistiques de de Pôle Emploi et on supprime son animisation.
C'est la raison pour laquelle moi je dis aux électeurs de gauche, moi je j'ai conscience que vous êtes indécis. J'ai conscience que vous êtes aujourd'hui indécis. Mais objectivement, qu'est-ce qui nous réunit ?
Qu'est-ce qui nous réunit nous, vous devant votre téléviseur, moi qui suis candidat ? Des problèmes en commun, des désirs en commun. Le fait que nos enfants vivent mieux, le fait que nos parents et nous-mêmes vieillissons dignement, le fait qu'on puisse un appel personnelle.
Je veux terminer. Le fait que nous puissions demain nous débarrasser de la menace aujourd'hui du terrorisme, des violences dans notre société, cela nous réunit. Mais ce qui nous réunit davantage, c'est une histoire à partager.
Une histoire à partager qui doit justement mettre de côté objectivement cette logique qui consiste d'un côté à se réunir derrière une candidature qui est une candidature qui ne propose qu'une chose, poursuivre ce qui a été fait et qui a échoué déjà. Or, si nous poursuivons ces politiques qui réduisent les services publics, ces politiques qui diminuent la protection sociale, ces politiques qui consistent à dire aujourd'hui qu'il faut baisser l'impôt sur la fortune, nous aurons quoi ? Mais dans quelques mois, encore plus de désespérance et donc encore plus d'extrême droite.
C'est une c'est une folie de faire cela. Je le dis aux électeurs de gauche, ne faites pas ce choix-là. Votez pour plutôt que de voter par défaut, de voter par élimination. ce qu'on l'on vous demande, le seul vote utile important, c'est le vote utile pour vous.
Vous aurez le pouvoir le 23 avril, utilisez-le. C'est ce qu'on appelle un appel face caméra. Absolument.
Juste est-ce que aujourd'hui le Parti socialiste est à la hauteur de l'événement ? Est-ce qu'il vous soutient ? Moi, je lis simplement les choses.
Bertrand de la Noé, Gérard Colomb, Jean-Ive Ledrillant, ils sont toujours membres du Parti socialiste. Cette maison est fracturée de l'intérieur. Est-ce qu'il faut les sanctionner ?
Ben vous avez raison. Et moi, je m'honore que Colen Royal et dit qu'elle ne participerait pas aujourd' feuilleton des ralimons. Je m'honore que Christian Tobira me soutienne, je m'honore que Martine Au me soutiennent.
Je m'onore que Annie Dalgot, maire de Paris, Johanna Roland, maire de Nathalie, ma mère de Ren mais je vais aller au bout me soutiennent parce qu'elle respecte la parole donnée. Savez-vous que plusieurs d'entre elles ne m'avaient pas soutenu au primaire ? Elles font le choix elles de se tourner vers l'avenir et de dire une chose.
Comment parlerons-nous à nos électeurs si nous ne sommes pas capables de respecter la parole donnée ? Le verdict désurne. La démocratie, c'est notre bien le plus précieux.
Et bien, respectonsla. Alors moi je suis candidat, je vous l'ai dit, je me battrai et je me battrai avec pas l'énergie de celui qui euh doit euh se prémunui des coups de couteau qu'on lui met dans le dos, mais parce que je suis confiant, confiant dans mon pays, même si euh j'en ai honte quand je vois François Fillon, quand j'en ai honte quand je vois qu'on est décrit comme le pays de la corruption, quand j'en ai honte quand je vois les costumes et les montres de monsieur Fillon, les emplois familiaux de madame Le Pen, j'en ai honte quand je vois qu'ils sont encore candidats quand dans n'importe quelle autre démocratie moderne, ils ne pourraient plus l'être. J'en ai honte dans ces moments-là, mais je suis confiant dans le fait que les Français veulent tourner la page.
Cela fait deux fois Benoî que vous parlez de coup de couteau dans le dos. Est-ce que si aujourd'hui vous retrouviez en face de François Hollande, il pourrait pas vous dire "Mais c'est toi qui m'a mis des coups de couteau dans le dos ?" Est-ce que Manuel Vals, quand est aujourd'hui, il fait le choix de suivre ses idées ?
Il ne vous dirait pas la même chose. Qu'est-ce que vous en pensez ? D'abord, il y a une différence.
Le programme de François Hollande, il l'a mis en œuvre avec des succès et des échecs. Parmi ces échecs, il y a eu à mes yeux le fait de faire le choix de la loi travail. Mais non, mais la loi travaille à mes yeux, faciliter le licenciement comme baisser la rémunération des ors supplémentaires, ça n'est pas ce pourquoi la gauche avait voté.
La déchéance de nationalité, ça n'est pas l'idée que se fait la gauche de l'égalité des citoyens devant la loi. C'est la raison pour laquelle, comme d'autres, j'ai exprimé des désaccords sur le fond. Mais j'ai toujours respecté ma parole, notamment la parole donnée aux électeurs.
La parole qui consiste à dire quand il y a un verdict donné par le peuple à la démocratie, on l'accepte. Sinon, ça veut dire quoi ? Si le président de la République qui est élu ne me correspond pas, et bien là aussi je dis ce n'est pas le bon et je fais autre chose.
Non, la démocratie ça doit être respecté surtout quand elle est menacée. Question simple. Si Manuel Vals avait remporté cette primaire, vous l'auriez soutenu.
Évidemment, j'aurais dit, je l'avais dit, je l'avais déclaré. Moi, je ne me dédie pas. J'observe que quand François Hollande avait été choisi, je n'avais pas fait sa campagne.
J'avais fait la campagne de Martin Aubri. Vous m'avez trouvé à ses côtés du début jusqu'à la fin pendant la campagne des primaires. Oui, j'ai été son ministre.
J'ai fait deux lois. Une loi sur la consommation, sur l'économie sociale et solidaire appréciée par les milieux économiques comme par les consommateurs. Donc oui, moi j'ai travaillé mais quand vous avez des désaccords sur le fond, ma démission n'était pas une démission pour convenance personnelle, vous le reconnaîtrez.
Elle était sur le fond un désaccord avec des politiques économiques qui à mes yeux créent plus de chômage qu'elle ne créait d'emplois. Une question concernant Jean-Luc Mélenchon. Euh il y a un jeu de chat et la souris entre vous ?
Clairement. 28 jours, il y aura pas de votre côté de retrait pour Jean-Luc Mélenchon. Il y aura pas de retrait de Jean-Luc Mchon pour vous.
Additionnant finalement vos deux chiffres actuellement, ça vous donne peut-être la possibilité d'être au second tour aujourd'hui. Vous vous dites "J'irai moi jusqu'au bout." Clairement.
Mais bien sûr que j'irai jusqu'au bout parce que je serai au second tour de l'élection présidentielle. Vous ne le dites pas mais dans tous les sondages, je bats Marine Le Pen, je la bat systématiquement au second tour. La question exactement, c'est pour ça que je dis aux électeurs de gauche, ne vous laissez pas aujourd'hui détourner de ce qui doit être votre objectif.
Cette élection, vous vous avez le pouvoir tous les 5 ans. On veut vous le reprendre en vous disant votez contre, votez par élimination, votez pour. Si ce qui vous préoccupe, c'est l'avenir de vos enfants et le monde dans lequel vos enfants feront des enfants, si l'air sera respirable, si cette société sera moins violente, si vous vous voulez vous préoccuper de la jeunesse que nous allons laisser à cette planète aujourd'hui, votez pour.
C'est tout le sens de ma candidature. C'est pour ça que j'ai de la force et c'est pour ça qu'aujourd'hui je continue à tracer mon chemin. Et il n'y a donc définitivement pas un candidat de gauche de trop dans cette campagne.
Mais non, mais parce que moi je suis d'une gauche ouverte démocratique et européenne et je vous dis ma différence. Non, mais je pense que sur la question de l'Europe, oui, je ne pense pas que la sortie de l'Europe et de l'euro ce soit une bonne solution surtout à un moment où aujourd'hui les classes populaires et classes moyennes sont particulièrement fragiles. Vous qui avez critiqué finalement l'alignement de de François Hollande sur Angela Merkel pendant toutes ces années, vous allez demain, vous allez l'avoir mardi pour lui dire ça, mais je vais lui dire que je mets sur la table un traité de démocratisation de la zone euro que j'ai proposé à monsieur Junker au Parlement européen, je vais lui parler de défense européenne qui ne voit pas qu'aujourd'hui on a besoin de plus d'Europe quand justement monsieur Poutine se comporte ainsi à la frontière orientale de l'Europe et quand monsieur Trump annonce qu'il ne veut plus financer la sécurité de l'Europe qui ne voit pas qu'on a besoin justement de parler de davantage d'Europe et pas de moins d'Europe.
Merci beaucoup Benoît Amont d'être venu ce soir sur le plateau de France [Musique]
Benoît Hamon