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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 février 2023 4 min

Orpea : un sénateur fustige un « État brancardier » sans « vraie politique » pour la dépendance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ma question s'adresse à Monsieur le Ministre des Solidarités nous avons donc appris ce matin par voie de presse que l'accord de prise de contrôle du groupe ORPEA par la Caisse des Dépôts a été finalisé cette nuit la CDC va désormais détenir 5 ans,2 % du capital cette manœuvre celle la volonté de la puissance publique de sauver un groupe privé à la dérive une telle opération intervient en réaction à l'un des plus grands scandales sanitaires à la suite de la parution du livre les fossoyeurs de Victor Castanet toutefois le tableau d'ensemble que cela dessine interroge d'un côté l'état use d'un puissant instrument financier pour sauver un grand groupe à Buc lucratif de l'autre une majorité des pâtes publiques et abusent non lucratif souffre d'un manque de moyens humains et financiers partout en France les questions sur le ministre sont donc simples quelle est la vision gouvernementale la problématique de la dépendance de nos aînés plus précisément au vu du vieillissement de la population et de l'accroissement des besoins en matière de dépendance que comptez-vous faire afin que les logiques de marché et la pression de quelques actionnaires avides ne priment sur la satisfaction de l'intérêt général je vous remercie merci pour vos réponses la parole est à Monsieur Jean-Christophe Combre ministre des Solidarités de l'autonomie des personnes handicapées merci monsieur le Président Monsieur le Sénateur Arnaud la semaine dernière je répondais à une question de votre collègue madame la sénatrice Michel meunier pour dire tout ce qui a été fait et réalisé par l'État depuis le depuis que le scandale hors pa a éclaté et vous le voyez chaque semaine la situation évolue j'en ai parlé tout à l'heure mais je ne commenterai pas plus une opération financière en cours même si je crois que nous ne pouvons que nous en réjouir et effectivement l'état accueille extrêmement favorablement cette nouvelle qui va permettre d'accélérer la transformation du groupe ORPEA et d'aller dans le bon sens mais cependant il n'y a pas que le groupe ORPEA vous l'avez rappelé et en tant que ministre de l'autonomie j'ai la responsabilité de renforcer la confiance des Français dans leurs EHPAD j'ai la responsabilité de transformer un secteur pour pouvoir permettre de préparer notre pays au vieillissement de la population ça passe d'abord je l'ai rappelé aussi tout à l'heure par des soignants mieux reconnus dans leur engagement des soignants plus nombreux mieux rémunérés avec un investissement plus fort dans la qualité de vie au travail de ceci ça passe par des familles aussi et des résidents rassurés ça passera en effet par une accélération de la transformation de l'offre c'est ce qu'on a voulu faire aussi avec l'accélération des contrôles tous les EHPAD je le rappelle seront contrôlés d'ici à la fin de l'année 2024 c'est ce que nous faisons en mettant en place un grand plan de lutte contre l'Allemagne traitant et c'est ce qui a été fait pour la première fois et puis c'est ce que nous faisons aussi avec est-ce que je fais en poussant les investisseurs aujourd'hui à regarder à se tourner plus fortement vers l'intérêt général c'est important et j'ai toujours dit que le rendement économique soit mis au service du progrès humain en particulier dans ce secteur et j'attends de ces investisseurs qui qu'il montre aujourd'hui leur exemplarité merci Monsieur Jean-Michel Arnaud oui Michel le ministre j'entends votre réponse qui me satisfait que partiellement le contribuable mais un milliard d'euros pour sauver un groupe à la dérive un groupe qui facturé des prix de journée démentiel à des seuls fins de satisfaire l'actionnariat je pense que dire que l'on se satisfait de cette situation c'est imaginer que l'État n'est plus un état protecteur n'est pas un État providence un état brancardier l'État intervient sous la pression d'une enquête de presse vous nous dites effectivement avoir entendu le résultat et les messages adressés à l'occasion de la dérive de ce groupe je vous mets au défi effectivement de relancer une vraie politique en direction des personnes âgées et une loi dépendance digne de ce nom d'une part et d'autre part d'accélérer et d'amplifier le contrôle sur les établissements but lucratifs l'argent ne doit pas être l'élément moteur de l'accompagnement de nos aînés c'est inacceptable et je crois nécessaire qui est une réaction forte de l'État pour protéger nos plus vulnérables je vous remercie [Applaudissements] [Musique]

Orpea : un sénateur fustige un « État brancardier » sans « vraie politique » pour la dépendance — Jean-michel Arnaud · Pourquijevote