"Il y a une grande porosité entre la pornographie et le proxénétisme" témoigne Annick Billon
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merci d'être avec Vion pour cette première demi-heure c'est natrice de la Vendée je le disais vous préciser la délégation au droit des femmes au Sénat et vous avez remis un rapport sur les violences du pornographiques on va évidemment longuement parler mais d'abord un mot puisque vous avez additionné hier Isabelle Rome qui est la ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes avec notamment des questions autour du budget de ce de son ministère est-ce qu'elle vous a éclairé sur le budget alloué aux violences faites aux femmes est-ce que vous y voyez plus clair après cette audition alors on sait que ça augmente de 14%, on sait qu'il y a 1000 places supplémentaires d'hébergement après comme vous le voyez le programme 137 c'est une grosse patate et c'est toujours très compliqué parce que ça se ventile et on sait pas trop comment ça se ventile à ce stade donc oui il y a une augmentation oui le budget pour la ligne 137 n'a jamais été aussi importante la seule chose c'est qu'on voit bien qu'on arrive toujours pas à enrayer les violences intrafamiliales et les violences femme donc il va peut-être falloir un jour qu'on se dise est-ce que c'est une question de budget est-ce que il y a d'autres choses à faire aussi peut-être et le rapport d'en faire du décor et peut-être aussi bien sûr on va en parler mais d'abord une autre question sur cette édition d'Isabelle Rome puisque il y avait aussi des inquiétudes sur la baisse du budget à l'eau au 39 19 c'est le numéro d'appel pour les femmes victimes de maltraitance est-ce que là-dessus elle vous a rassuré alors elle nous a rassuré il y a le 39 19 désormais était accessible 7 sur 7 20 h 24 donc c'est une bonne chose les appels sont en augmentation ça veut dire que comme pour les associations le 39 19 a besoin de moyens supplémentaires et ça bien entendu il faut y répondre on en parle beaucoup du mytho aujourd'hui il y a un avant un après il y a de beaucoup plus de sollicitations des associations beaucoup plus de sollicitations du 39 19 donc ça nécessite des compétences de la formation des moyens humains des moyens d'hébergement de ces associations et là il faut y répondre et pas seulement avec des appels à projet ça a été l'un des points qui a été soulevé par plusieurs sénateurs et sénatrices au cours de cette audition stop aussi aux appels à projets dans les territoires ce sont les associations qui mènent des projets et qui n'ont pas forcément les ressources humaines les ressources en interne pour répondre à des grands appels à projets et donc candidater et être tenu donc oui il faut des moyens pour ces associations mais des moyens considérables sans des procédures d'accès aux moyens trop compliqué et pour l'instant ça reste quand même assez compliqué allez on va parler de ce rapport un rapport choc que vous avez remis sur les violences dans le milieu de la pornographie et notre journaliste américain a réalisé un documentaire sur ce sujet il vient nous rejoindre pour en parler [Musique] [Musique] vous avez donc réalisé un reportage suite au rapport remis par le Sénat sur les violences en milieu de la pornographie d'abord quel est le point de départementage que nous a livré une femme que nous appellerons Pauline un jour pauline est approché par une autre femme sur les réseaux sociaux et solide amitié avec elle à ce moment la police ne va pas très bien les vulnérables elle est en manque d'argent et ce qu'elle ignore c'est que derrière le profil Facebook de la bonne copine qui gagne sa confiance et bien se cache en réalité un homme un rabatteur qui va la manipuler et l'orienter vers un tournage porno lors duquel Pauline dit subir un viol on écoute un extrait de son récit on est en pleine campagne dans une maison quasi vide donc avec eux des hommes je crois qu'ils étaient quatre jours de calvaire et 5 scènes ultra violentes avec plusieurs hommes en Normandie puis en région parisienne il y a toujours en fait cette vulnérabilité financière qui fait que je me dis je ne peux pas repartir sans cet argent ils m'ont tous vu pleurer il y a personne qui s'est dit non moi je peux pas la toucher parce qu'elle pleure ils ont tous continué ils ont tous dit qu'ils allaient m'achever comme si en fait j'étais c'est comme si c'était une chasse à courre et que j'étais un je sais pas une biche qu'il fallait qu'il fallait achever en fait il fallait m'achever alors Pauline a depuis été entendue par la justice dans une enquête qui concerne des dizaines d'autres victimes présumées et qui a provoqué plusieurs mises en examen et c'est en partie suite à cette affaire que la délégation au droit des femmes du Sénat que vous présidez madame billon a décidé de s'emparer de ce sujet et d'enquêter sur les pratiques parfois peu recommandables de l'industrie pornographique avec au centre la question du consentement des femmes qui prêtent leur corps à cette industrie des femmes qui sont souvent en situation de fragilité comme on vient de voir dans le cas de Pauline nous avons rencontré notamment le journaliste Robin d'Angelo il est l'auteur d'un livre enquête sur le porno et ce qui nous raconte permet de comprendre pourquoi la notion de consentement peut être problématique sur un tournage porno et pourquoi ceux qui seraient considéré comme un viol n'importe où ailleurs et bien là ça passe parce qu'on est sur le tournage d'un film porno on écoute Robin Angelo on est sur un tournage ou de l'ambiance et super bonne le réalisateur se comporte plutôt bien avec l'actrice mais arrive un moment où l'actrice finalement n'a plus envie de faire de la sodomie au moment au moment lié confronté donc bah voilà elle va dire NON NON à l'acteur j'ai pas envie je me sens pas dans je me sens pas de le faire je me sens pas le faire et là finalement le producteur est un peu piégé puisque enfin lui il s'estime piégé puisqu'il dit j'ai vendu au diffuseur qu'il y aurait de la sodomie dans mon film donc bah comment faire comment on fait ma cocotte il lui dit il a dit non non mais je veux pas le faire et là il insiste il insiste il insiste jusqu'à ce qu'elle sait et au final elle va dire bon bah ok je le fais parce que elle s'estime tenue par ce contrat et finalement lors de cette négociation bah c'est normal tout le monde tout le monde trouve ça normal que on fasse céder une actrice qui ne veuille pas parce que bah ça fait partie du business c'est un achat c'est un travail comme un autre témoignage qui paraît aberrant ça veut dire que le consentement n'existe pas ou très peu dans le milieu du porno comme vous l'avez dit tout à l'heure c'est vrai que les profils des actrices majoritairement évidemment en généralise pas ce sont des femmes vulnérables et donc une exploitation donc derrière ce qu'on a démontré dans ce rapport porno l'enfer du décor c'est que il y a finalement une grosse porosité une grande porosité entre la pornographie le proxénétisme et la prostitution et ce qui est expliqué dans ce témoignage c'est que bien souvent ces femmes vulnérables elles ont besoin de cet argent et nous on a auditionné les les victimes de l'affaire French boukake huis clos et donc elles sont piégées il y a un premier viol de soumission et après on obtient ce qu'on souhaite d'elle puisqu'elles sont isolées bien souvent et donc elles ont besoin de cet argent et elles font parce que la notion de consentement elle n'existe pas la notion de consentement elle devrait être réversible à tout moment ce n'est plus possible vous êtes vous êtes dans une pièce dans un endroit isolé avec des hommes une seule femme et donc il y a à la fois ce viol de soumission et parfois aussi on l'a constaté des soumissions chimiques vous avez aussi montré le témoignage de Robin d'Angelo que nous avons auditionné avec les trois rapporteurs ce témoignage son témoignage son livre et et effrayant ce sont des actes de barbarie de torture auquel assiste ces femmes et ce qu'il faut que tout le monde comprenne tous les gens qui visionnent ces vidéos 19 millions de vues uniques par mois rien n'est simulé elle le dit elle le dit dans son témoignage les pleurs le sang les actes de torture les étranglements tout est vrai tout est vrai donc comment aujourd'hui on peut laisser ses vidéos circuler ces millions de vidéos circulaires sans se poser la question c'est ces actes se passeraient dans l'espace public et non pas derrière un écran ou un smartphone il serait rapidement condamné donc on ne peut pas continuer à laisser cette industrie se développer parce que c'est son c'est une industrie extrêmement lucrative mais ça veut dire si on vous écoute qu'il y a aussi une responsabilité morale de la part des gens qui regardent ces vidéos de la part des citoyens alors moi je suis on n'est pas rentré dans la moralité parce que c'est on constate c'est vidéo en freine ce qu'on a constaté on a fait un constat la pornographie il y a 20 ans elle n'a plus rien à voir avec la pornographie d'aujourd'hui et c'est pas parce que elle est incontrôlée qu'elle est à l'international qu'il faut continuer à laisser ces images circuler donc il faut qu'on trouve le moyen collectivement déjà de se rendre compte des violences qui sont perpétrées avec et les conséquences que ça aussi sur les personnes qui visionnent et puis qu'on se enfin qu'on s'attaque à ce problème au niveau de la société au niveau des politiques publiques parce que pour l'instant on peut le dire clairement c'est un angle mort il y a aussi ce problème de respect de la loi mais je pense qu'on va y revenir on va en parler parce que vous venez de le dire il y a une frontière finalement qui est assez mince entre pornographie et prostitution vous en parlez dans votre rapport vous en parlez dans vos portages Fabien effectivement puisque au fil de vos travaux vous avez entendu aussi les les revendications abolitionnistes et revendications abolitionniste à l'encon du porno qui sont les revendications des collectifs féministes notamment qui sont partis civils aussi dans les dans les affaires en cours et comme vous l'avez évoqué on parle d'acte sexuellement simulé monnayés dans le but de générer du profit donc des voix s'élèvent pour faire entrer la pornographie dans le champ du proxénétisme argument juridique à l'appui et c'est notamment le cas de l'avocate Lorraine question elle défend plusieurs parties civiles dans les différents dossiers en cours on l'écoute s'il y a eu par exemple un échange monétaire pour obtenir ces pénétrations sexuelles et que on en tire profit ou qui a eu un recrutement on est dans le champ du proxénétisme si en plus il y a eu un déplacement de femmes c'est à dire qu'on a fait venir des femmes d'un endroit du territoire à un autre à des fins d'exploitation sexuelle on est sur la traite des êtres humains tout ça évidemment est dans le dossier donc à partir de cette lecture très pragmatique d'un Lorraine question entend tout simplement faire le procès de toute une industrie au delà des affaires en cours face à ces accusations qui sont lourdes l'industrie en question se défend en affirmant que ce sont les dérives de certains de pardon les dérives de certains qui font du tort à toute une profession les poids lourds du secteur que vous avez auditionné à savoir le groupe Dorsel et la société Arès qui est détentrice du site et de la marque Jacquie et Michel s'abrite derrière leur statut de diffuseur en clair il n'était pas au courant des actes répréhensibles de certains producteurs avec lesquels ils travaillaient pourtant alors ça c'est une position qu'ils ont eu quand même du mal à défendre lors de leur audition au Sénat l'industrie promet en tout cas d'instaurer des chartes déontologiques on va écouter enfin une ancienne actrice porno elle est devenue réalisatrice elle s'appelle Émilie Delaunay et elle a rédigé co-rédigé la charte déontologique Dorsel et elle nous parle du tiers de confiance que prévoit cette charte c'est-à-dire une personne qui est censée s'assurer sur les tournages que tout se passe bien on écoute Emilie Delaunay le tiers de confiance aussi appelé coordinateur ou coordinatrice d'intimité selon les tournages c'est quelqu'un qui ne travaille pas forcément pour la production c'est à dire sur le tournage je n'ai pas censé avoir un autre rôle ça peut pas être bah tiens la maquilleuse va être le tiers de confiance de toute façon elle est là tout le temps les actrices l'aiment bien ça c'est pas possible donc c'est quelqu'un en plus elle s'assure aussi que y ait une poubelle des préservatifs du lubrifiant l'accès à une douche des serviettes propres des repas chauds un logement décent madame billon quand l'industrie vous parle de charte déontologique qu'est-ce que ça vous inspire est-ce que vous croyez un porno éthique et un porno entre guillemets code du travail alors nous ça a pas été notre réponse du tout parce que globalement à l'industrie de la pornographie c'est orienté vers des chartes de déontologie des coordinateurs d'intimité c'est très joli tout ça mais ça concerne très très peu de tournage en réalité ce qu'il faut comprendre c'est que l'industrie porno de la pornographie c'est à l'international les tournages la majorité des tournages ils sont fait en Amérique du Nord dans les pays de l'Est là où il y a aucune règle alors oui il peut y avoir un porno éthique mais le porno éthique c'est rien c'est anecdotique en réalité ça n'intéresse que très peu de personnes donc les chartes de déontologie les coordinateurs d'intimité ça va être pour 10 à 15 films quand vous avez des millions de vidéos qui circulent donc oui on nous l'autre jour sur votre plateau j'étais avec un acteur un acteur alors il syndiqué il représentait l'industrie de la pornographie il avait tourné 15 vidéos enfin ça représente quoi par rapport au millions de vidéos et d'actes de barbarie parce que l'avocate leur question que nous avons auditionné je peux vous assurer que les auditions avec à huit clos avec les victimes de cette affaire French bouké c'était le coordinateur d'intimité c'est en France le la charte de déontologie mais tout le monde ne peut-être l'avait signé il y avait probablement un contrat mais en réalité une voix sur le tournage il y a plus de règles il y a plus de règles ce qui c'est ce qu'il faut comprendre en réalité ces femmes elles sont piégées et se sont majoritairement des femmes qui sont piégées dans cette industrie et que le porno éthique nous on a choisi ni la voir réglementariste ni la voie abolitionniste parce que la voie réglementariste ça concernerait en réalité rien on dit pas que ça n'existe pas est-ce que il y a eu un tournant aussi dans le milieu du porno avec les réseaux sociaux avec l'avènement des réseaux sociaux un multiplication des réseaux sociaux est-ce que ça fait finalement du porno une industrie de masse et ça a considérablement dégradé les conditions de travail des actrices alors vous avez entièrement raison nous on a étudié la progression et la diffusion aujourd'hui c'est massification de la diffusion de la production de la consommation pourquoi c'est depuis les années 2006-2008 l'arrivée des chaînes tubes qui brassent des millions de de vidéos et c'est les smartphones en réalité les smartphones et les réseaux sociaux une consultation sur cinq sur un smartphone concerne des images à caractère sexuel une sur 8 sur un ordinateur donc c'est évidemment le moyen de diffusion et lorsqu'on parle des réseaux sociaux évidemment les réseaux sociaux en réalité on parle même de circuits courts pour only fan par exemple pour les proxénètes parce parce que pourquoi Oni fan qui était au départ utilisé pour avoir on prenait un abonnement on avait une relation privilégiée avec son acteur préféré sa star de rock préféré aujourd'hui on y Fab c'est essentiellement des personnes lambda qui mettent et des très jeunes qui mettent des photos de des photos à caractère sexuel et qui gagnent de l'argent comme cela only fan avait en 2021 imaginé retirer ses contenus à caractère sexuel ils se sont rétractés parce qu'en réalité désormais sur only fan les contenus à caractère sexuel c'est la majorité de des contenus donc ils peuvent plus s'en priver donc on le voit c'est vraiment très très compliqué oui les réseaux sociaux oui les chaînes tubes sont les acteurs de cette industrie de la pornographie et c'est c'est à l'échelle internationale c'est pour ça que les chartes de anthologie on peut les appliquer on peut dire bah tiens on va installer des chartes de déontologie leur travail le retour du consentement mais les vidéos quand elles sont tournées à Bucarest ou en Amérique du Nord ça servira pas à grand chose en réalité une des grosses une grosse partie de votre apport c'est consacrée évidemment à la protection des mineurs comment on protège les mineurs de cette exposition porno puisque aujourd'hui l'accès est finalement facile pour les mineurs quand on voit dans votre rapport que 90% des scènes comportent des violences est-ce que il y a un risque parce que c'est le cas aujourd'hui que les jeunes et à l'esprit finalement que les violences dans le sexe et la norme alors ce qu'il faut dire pour les mineurs c'est quand même que le Sénat il y a deux ans avec un amendement de Marie Mercier avait avancé sur le contrôle de ces images pour empêcher des adolescents des mineurs de voir ces images aujourd'hui c'est pas la réalité vous cliquez j'ai 18 ans vous accédez directement et même d'avoir avant d'avoir cliqué la majorité des mineurs peuvent être exposés de manière involontaire donc oui ça entièrement 12 ans deux tiers des moins de ça a des conséquences graves sur leur construction sur les adultes qui sont qu'ils vont devenir avec un déficit d'empathie un déficit d'empathie dans les relations humaines sexuelles et bien entendu ça provoque et ça a été démontré au cours de nos auditions des troubles de l'alimentation du comportement de la tension des conduitaristes et une normalisation de de pratiques sexuelles qui n'ont rien de normal qui ont en réalité qui sont totalement banalisés nous avons eu témoignage dans un collège dans lequel nous nous sommes rendus avec les trois rapporteurs Alexandra borque Fontain Laurence Cohen et Laurence Rossignol d'une infirmière qui nous expliquait que un couple d'adolescents était amoureux ils ont décidé d'avoir des rapports sexuels le seul logiciel le seul disque dur du garçon le seul référentiel c'était la pornographie donc je t'étrangle je te tire les cheveux et je te double pénètre je suis désolé le matin de vous parler de cette façon là mais vous imaginez l'état de la jeune fille et un psychothérapeute nous a dit en réalité la vision de ces images pour des enfants c'est un viol psychique donc sur leur construction et on était en plateau l'autre fois il disait des enfants sont terrorisés à la vue de ces images parce qu'ils se disent mes parents font ça c'est terrible mais est-ce que ça veut dire qu'il faut aussi revoir l'éducation l'éducation sexuelle ça manque aujourd'hui dans l'éducation nationale or c'est dans la loi dans la loi il y a des séances obligatoires à la vie sexuelle à la sexualité à la vie affective elles sont pas peu ou mal dispensées en gros hier la ministre nous a dit que c'était de l'ordre de 15% je crois dans les établissements scolaires donc ça veut dire rien et en plus il y a un vrai sujet c'est quel contenu parce que si vous êtes en train de parler d'anatomie à des adolescents alors qu'ils ont visionné des images de pornographie depuis leur 9 ans vous comprenez qu'on est complètement hors sujet donc il faut bien entendu que la loi soit appliquée pour cela et comme pour le l'accès des mineurs à des images voilà il faut tout faire pour empêcher cela il faut qu'elle soit appliquée mais qu'on adapte aussi les contenus donc il faut avoir un référentiel et qu'on se dise on le fera pas si on a du temps on le fait parce que si on arrive pas à avancer sur les violences intrafamiliales c'est peut-être qu'on a un sujet de Fond de société par rapport aux relations entre les sexes aux relations sexuelles basiques sur la suite de votre apport on le disait 23 propositions vous rencontrez la ministre Isabelle Rome le 18 octobre prochain qu'attendez-vous maintenant du gouvernement alors bien entendu on a 23 propositions sur la table on va aller les présenter bien entendu à la ministre en charge de de ce sujet on va les présenter également officiellement à notre président Gérard Larcher l'idée bien entendu c'est de porter ses propositions au plus haut niveau et d'agir vite il y a des propositions dont le gouvernement doit s'emparer mais s'emparer rapidement il y a l'application de la loi par exemple sur le contrôle de l'accès des mineurs à ces images les cours d'éducation à la sexualité c'est maintenant tout de suite c'est dans la loi donc il y a d'autres choses qui sont plus compliquées à mettre en œuvre notamment l'écran noir notamment le contrôle de l'identité ça il va falloir y travailler ensemble probablement ça veut dire qu'il y a des solutions on n'est pas impuissant face à ces violences dans le milieu du porno ah non on n'est pas impuissant et lorsqu'on a décidé de travailler en octobre à l'automne dernier sur ce sujet les deux affaires l'affaire révéler dans le monde French bouké en décembre vont nous aider je crois à prendre conscience aussi alors vous nous aider en ayant cette pensée à toutes les victimes mais ça va nous aider à avancer sur ce sujet mais toute la société doit s'en emparer et moi je salue le travail du Sénat parce que il y aura un avant et un après ce rapport parce que si vous avez des s'il y a des gens qui lisent ce rapport ils vont rapidement se rendre compte qu'il y a urgence il y a une urgence vitale on peut pas continuer d'éduquer des générations entières au porno ça se joue aussi au niveau européen la bataille ça se joue aussi au niveau européen parce que on l'a vu dans nos travaux lorsque les États-Unis par exemple durcissent la réglementation pour les tournages puisque c'était essentiellement Los Angeles Las Vegas le nord de la Floride et bien les tournages se déportent dans les pays de l'Est donc oui il y a un travail à mener aussi à l'international et bien entendu au niveau de l'Europe merci Fabien merci merci et évidemment je rappelle que vous avez réalisé ce documentaire suite au rapport du Sénat sur les violences dans le porno merci beaucoup Fabien on va terminer en allant voir l'actualité du côté de la Vendée à côté de chez vous on retrouve Guillaume Roblet à La Roche-sur-Yon bonjour Guillaume merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental de Ouest-France Vendée et dans Ouest-France le récit d'une nouvelle agression d'un élu le maire de Saint-Urbain une commune de Vendée qui a été agressée dans l'exercice de ses fonctions tout à fait c'est vrai que la Vendée n'est pas le département le plus dangereux de France il fait bon vivre et tout on est heureux d'être en Vendée madame la sénatrice pourrait en témoigner mais tout n'est pas parfait pour autant et on a été contacté par le maire de une petite commune à côté de Challans dans le nord-ouest de la Vendée Didier buton il s'appelle c'était jeudi dernier il y a une semaine il circule en voiture dans sa commune quand un jeune un jeune mineur en scooter a fait le tour de sa voiture lui donner des coups de pieds dans son rétroviseur et certaines d'intimidation qui se sont poursuivies de longues minutes et ce qui nous explique c'est que ça fait deux ans que c'est compliqué avec cette personne qui aujourd'hui 16 ans et la réponse pénale est compliquée sur la délinquance des mineurs parce qu'il est mis dans des centres et puis il s'enfuit donc c'est le maire se sent face à une impasse ils se sont en insécurité aussi il y a deux choses il y a la délinquance des mineurs mais ce que je veux surtout le point que je vais aborder avec madame la sénatrice c'est la sécurité des élus on est dans un climat social tendu on l'a vu avec les manifestations antipasses il y a quelques mois les gilets jaunes avant il y a une tension sociale comment elle perçoit ça de sa fenêtre de sénatrice merci Guillaume d'être avec nous Monsieur le Directeur ce matin Ouest-France et de bon matin avec nous à Paris c'est vrai que je disais en aparté la violence elle augmente et ça on le ressent moi je le ressens aussi lorsque j'ai on a rendu ces travaux sur la pornographie beaucoup de gens m'ont interrogé aussi par rapport au risque parce qu'il y a eu des menaces sur des actrices notamment je pense qu'il faut une réponse pénale véritablement rapide dur parce que on peut pas accepter aujourd'hui ces actes envers les élus il y a déjà un engagement être élu c'est un engagement au quotidien qui nécessite finalement beaucoup de temps beaucoup d'énergie et on ne peut pas se satisfaire de du non-réponse pénale donc là juste elle doit faire son boulot les élus ils doivent être protégés et on doit enfin réconcilier les Français avec leurs élus enfin moi j'ai moi-même été victime il y a de nombreuses années lorsque j'avais un poste d'adjointe à l'urbanisme de nombreux tags et de et c'est une véritable agression moi le Maire Monsieur le maire Didier button j'imagine dans quel état il doit être dans quel état il doit être parce que véritablement c'est c'est une lorsqu'on est agressé de cette matière là c'est injuste souvent il y a pas les sanctions derrière et quand il y a pas les sanctions c'est compliqué à vivre et à supporter donc merci de mettre en avant ce sujet parce que c'est pas la première fois qu'il y a des agressions d'élus comme dans d'autres départements il faut qu'on arrive à enfin contenir cette cette ces conflits cette haine cette sous-jacente et que il y a une relation normale qui s'instaure entre les élus et la population parce que le maire en réalité c'est la bonne a tout faire comme dirait notre président Gérard Larcher et donc un moment il faut aussi respecter le travail qui est mené par ses élus au sujet à lire dans Ouest-France Guillaume vous allez nous en parler ce sont la multiplication des résidences secondaires et l'impact évidemment sur les prix pour l'immobilier en Vendée c'est un vrai sujet en Vendée mais pas que mais sur l'exemple sur le cas vendéen il y a 95.000 biens concernés ça représente deux logements sur 10 deux maisons sur deux logements sur 10 sont des résidences secondaires la situation est plutôt inégale dans le département c'est le littoral ou c'est en tension 82 % des résidences secondaires en Vendée sont sur le littoral ça représente 77 624 résidents il y en a 22 000 rien que sur le pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie 14000 aux Sables-d'Olonne ça représente 30% du parc où vous habitez madame la sénatrice au sable d'Olonne est-ce que il y a trop de résidences secondaires en Vendée madame la sénatrice alors la question du logement et vous l'avez dit dans votre propos elle est elle est générale en réalité elle est générale mais la Vendée bien entendu est concernée la tension existe dans des tout un tas de villes on prend de Nantes on prend Angers je prends toutes les villes globalement il y a une tension moi ce que je voudrais dire si on en est là aujourd'hui c'est qu'il y a eu un déficit d'anticipation aussi un déficit d'anticipation c'est-à-dire des politiques de logement qui soit menés à échelle plus plus moi j'ai été adjointe à l'urbanisme dans une commune le Château d'Olonne à l'époque il n'était pas fusionné avec Les Sables-d'Olonne nous avions une politique avec le maire Jean-Yves Burnot extrêmement proactive c'est à dire l'achat de terrain ensuite la construction de programme où vous aviez tout un tas de formes d'habitée pour permettre à des gens qui travaillent d'habiter sur leur lieu de travail c'était du logement social mais pas que de la maison en accession des terrains libres de construction et donc moi je crois véritablement que oui il y a beaucoup de logements secondaires on peut pas tirer à vue non plus sur les logements les résidences secondaires après il faut ajuster libre le sejuste équilibre il n'existe pas là où j'habite et dans les îles dans les villes pardon et dans d'ailleurs aussi en Vendée dans les dans les villes comme Saint-Gilles-Croix-de-Vie il faut injuster c'est-à-dire que probablement que la fiscalité n'est pas adaptée aujourd'hui pour favoriser la construction et la proposition de logements à l'année il y a des résidences vacantes également il faut véritablement avancer sur ces sujets là la ville des Sables comme d'autres villes des de Vendée ma vais sollicité pour qu'on puisse enfin être zone tendue ce qui permettrait d'appliquer des dispositifs de taxation mais il y a pas que la taxation comme solution bien entendu et donc qui permettrait d'avoir des solutions pour construire du logement et réguler cette offre de logement moyen un sujet qui me tient à cœur aussi c'est les Airbnb les Airbnb aujourd'hui c'est à dire que de nombreuses personnes propriétaires de nombreux propriétaires s'orientent plutôt vers le Airbnb plutôt que la location à l'année pour une question de rentabilité mais pas que en réalité parce qu'il était lorsque vous avez des locations qui se passent mal c'est compliqué de se séparer du locataire et de le faire sortir donc il y a un certain nombre de choses à mettre en place il faut y travailler moi je souhaite que les villes comme Les Sables-d'Olonne rentrent dans les zones tendues j'ai travaillé avec le maire Yannick Moreau nous allons tenter d'avancer sur ce sujet le gouvernement a déjà été rencontré j'espère nous sortront merci Anne aiguillon merci beaucoup qui est à La Roche-sur-Yon 15 mesures phares pour cet hiver et après c'est à la Une de Ouest-France avec évidemment le plan de sobriété présenté hier par Elisabeth borde merci Guillaume merci beaucoup d'avoir été notre [Musique]
Annick Billon