Henri Guaino : «La loi "casseur-payeur" est depuis dix ans un faux-semblant»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur Henri Guaino, qu'est-ce qui va se passer avec cette loi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« il existait une loi votée euh en 1970. Bon, votée quand Georges Pompidou était président de la République, quand Jacques Chaban-Delmas était Premier ministre, quand René Pleven était garde des Sceaux »
- 1:25Fait
« comment peut-on continuer à accepter que le Conseil constitutionnel puisse abroger de cette façon ou annuler de cette façon des dispositions législatives en s'appuyant sur le préambule de la Constitution sans qu'il y ait aucun recours. »
- 2:09Fait
« le Conseil constitutionnel vient de le faire là sur la C'est une atteinte C'est une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression d'interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. »
- 2:53Fait
« la plupart enfin beaucoup de jeunes se socialisent par les réseaux sociaux mais justement, c'est il ne faut plus que la plupart des jeunes se socialisent pour l'essentiel par les réseaux sociaux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Monsieur Henri Guaino, qu'est-ce qui va se ? Alors, bah ce qui va se passer c'est que elle sera peut-être votée ? Mais que et tout le monde le sait, c'est que probablement elle ne correspond pas du tout euh à l'état à l'état de droit tel qu'on l'imagine aujourd'hui et donc le Conseil constitutionnel va probablement dire l'individualisation des peines et cetera. [raclement de gorge] Alors, euh et de toute façon cette loi n'est pas suffisante. Voilà, cette loi est comme toujours depuis depuis les 10 ans depuis le début de du du double quinquennat de de monsieur c'est Macron en faux semblant. Voilà, il existait une loi votée euh en 1970. Bon, votée quand Georges Pompidou était président de la République, quand Jacques Chaban-Delmas était Premier ministre, quand René Pleven était garde
des Sceaux, c'est-à-dire donc voyez un un groupe de fascistes bien connus. Voilà, donc qui a qui a cette loi qui se qu'on a appelé la loi anti-casseurs qui ne portait pas ce nom mais qu'on a appelé la loi anti-casseurs, elle instaurait non pas seulement une une responsabilité civile collective mais une responsabilité pénale collective. Pendant 10 ans, elle a fonctionné. On n'était pas dans une dictature. Enfin, personne ne se souvient, en tout cas les gens qui ont vécu cette époque-là, d'avoir vécu dans une dictature. Bon, les socialistes en 81 ont décidé que c'était une loi liberticide, euh scandaleuse qui qui qui niait tous nos nos principes élémentaires et ils l'ont supprimée. Et bien il y a une chose très simple à faire et à assumer, c'est de rétablir
enfin de de faire de remettre en vigueur la loi de 1970. Voilà. Et puis si le Conseil constitutionnel mais ça nous amène à une autre question qui est euh comment peut-on continuer à accepter que le Conseil constitutionnel puisse abroger de cette façon ou annuler de cette façon des dispositions législatives en s'appuyant sur le préambule de la Constitution sans qu'il y ait aucun recours. Et donc moi je milite pour une chose, c'est que non pas pour qu'on on puisse faire enfin le président puisse président de la République puisse soumettre ces textes tout les décisions du Conseil constitutionnel au référendum mais parce que parce que sur le corps même de la Constitution, ça a un sens et il faut le peuple n'a pas à être l'instance d'appel sur ces sujets. En revanche, sur
tout ce qui relève du préambule de la Constitution, il me paraîtrait légitime et démocratique que le président de la République puisse avec discernement mais puisse soumettre les les les dispositions annulées par le Conseil constitutionnel au au au peuple français. Voilà. Donc parce que quand on dit par exemple Conseil constitutionnel vient de le faire là sur la C'est une atteinte C'est une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression d'interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Alors, on peut discuter de la de la faisabilité tout ça mais en tout cas, cette cette idée de d'atteinte disproportionnée à la à la liberté d'expression parce que la plupart enfin beaucoup de jeunes se socialisent par les réseaux sociaux mais justement, c'est il ne faut plus que la
plupart des jeunes se socialisent pour l'essentiel par les réseaux sociaux. C'est-à-dire la socialisation, c'est la famille, c'est l'école. Voilà. Mais c'est c'est pas si si c'est les réseaux sociaux, on va à la catastrophe civilisationnelle pour reprendre le [raclement de gorge] le débat tout à l'heure, la discussion tout à l'heure. C'est donc voilà, il y a il y a une chose très simple à faire, assumer. Voilà. Alors, certains l'ont commencé à le dire parmi les candidats. J'attends qu'ils le fassent si jamais ils sont élus.
Henri Guaino