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InterviewRadio J — L'interview politique· 24 juin 2024 14 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Benjamin Haddad - Le Barbier du matin du 24/06/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce climat pèse dans la campagne et dans votre circonscription ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Cet antisémitisme qui marque l'histoire du FNRN, qui a marqué ces dernières années LFI, n'a empêché ni Ciotti d'aller vers Bardella, ni le Front populaire de se constituer et de progresser dans les sondages. Pourquoi ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Cette fracture, haut ou bas, peuple élite, les législatives actuelles peuvent la réduire ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Qu'en penser ? Mais la vérité, c'est que cette élection législative, vous allez voter au fond pour deux personnes.

  • 5:15RelanceRéponse directe

    Vous pensez qu'on peut casser le Front populaire et rassembler de Boris Vallaud et François Hollande jusqu'à Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Le pouvoir d'achat, ça passera par quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'on va devoir faire un choix entre le rassemblement national et son histoire, dont on n'est pas dupe, et la France insoumise qui a utilisé l'antisémitisme comme son carburant électoral depuis le 7 octobre »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Quand vous expliquez que les viols du 7 octobre sont commis par un mouvement de résistance, le Hamas, mais vous attendez à quoi ? »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « qui nous dit que l'antisémitisme est résiduel en France, avec Thomas Porte qui menace et désigne des juifs sur les réseaux sociaux »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « avec Rima Hassan qui nous a dit qu'Israël était une monstruosité. »
  • 3:25Invité politiqueChiffre
    « Nous avons un bilan qui est bon sur la question économique, notamment le chômage diminue, le taux d'emploi est élevé »
  • 3:45Invité politiquePromesse
    « il faut qu'on aille plus loin sur la question de la justice et la réponse pénale sur, par exemple, l'excuse de minorité, sur les peines planchées »
  • 7:40Invité politiqueFait
    « Quand vous regardez le programme du Front Populaire, comme celui du Rassemblement National, c'est sapin de Noël de cadeaux, explosion de la dette, explosion de la dépense publique, et donc explosion des impôts. »
  • 7:58Invité politiqueChiffre
    « Nous, nous avons su, ces 7 dernières années, faire baisser les impôts, et donner enfin une trajectoire fiscale lisible à nos entreprises comme à nos ménages. »
  • 9:42Invité politiqueFait
    « Le Rassemblement National a un programme économique démagogique, et d'ailleurs il passe son temps à reculer dessus. »
  • 10:55Invité politiqueFait
    « pour la sécurité d'Israël. J'ai fait partie de la première délégation parlementaire au monde à me rendre en Israël après le 7 octobre »
  • 11:51Invité politiqueFait
    « Lionel Jospin, il était Premier ministre entre 2000 et 2002, quand il y a eu l'explosion de l'antisémitisme. »
  • 12:25Invité politiqueFait
    « La vérité, c'est que vous avez dans la France insoumise des gens qui ont dit que le Hamas était un mouvement de résistance »

Temps de parole

  • Benjamin Haddad78 %
  • Présentateur22 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Benjamin Haddad, bonjour et bienvenue. Dernière semaine avant le premier tour qui aura lieu dimanche pour ces législatives. Et cette campagne est marquée une fois de plus par des agressions, des tragédies antisémites. Il y a eu Courbevoie bien sûr la semaine dernière. Hier, on apprend qu'une rixe a éclaté, que des agressions ont eu lieu autour d'un cinéma contre de jeunes juifs. Est-ce que ce climat pèse dans la campagne et dans votre circonscription ?

0:30
Benjamin Haddad

Déjà ce climat pèse pour les juifs de France. C'est une atmosphère oppressante, étouffante. J'étais hier, place Victor Hugo, dans un rassemblement en soutien à la communauté juive contre l'antisémitisme. Et j'ai entendu tellement de voix me demander est-ce qu'on a un avenir dans ce pays ? Est-ce qu'on va devoir faire un choix entre le rassemblement national et son histoire, dont on n'est pas dupe, et la France insoumise qui a utilisé l'antisémitisme comme son carburant électoral depuis le 7 octobre, qui a une responsabilité dans le contexte qu'on est en train de vivre ?

Quand vous expliquez que les viols du 7 octobre sont commis par un mouvement de résistance, le Hamas, mais vous attendez à quoi ? Comment est-ce que vous pouvez vous regarder dans une glace après ? Donc on doit se battre, on doit protéger les juifs de France. Les mots ne suffisent pas. On dit toujours quand on touche à un juif, on touche à la France, à la République. C'est vrai, mais on doit s'engager collectivement au-delà des clivages partisans et puis prendre des actes, des mesures pour que les juifs de France se sentent en sécurité.

1:23
Présentateur

C'est leur pays, ils sont ici, chez eux. Cet antisémitisme qui marque l'histoire du FNRN, qui a marqué ces dernières années LFI, n'a empêché ni Ciotti d'aller vers Bardella, ni le Front populaire de se constituer et de progresser dans les sondages. Pourquoi ?

1:38
Benjamin Haddad

Mais vous parlez du Front populaire, mais vraiment, quelle indignité de voir ceux qui nous disent avoir des valeurs républicaines, nous disent vouloir combattre l'antisémitisme, s'engager pour l'Europe, pour l'Ukraine, et qui ont accepté d'aller dans cet attelage extrémiste avec Jean-Luc Mélenchon et ses alliés pour quoi ? Négocier quelques sièges. Les socialistes de M.

Glucksmann qui, pendant la campagne européenne, ont fait une campagne digne, une campagne pro-européenne, qui ont parlé de l'Ukraine et qui maintenant vont s'allier avec Jean-Luc Mélenchon qui nous dit que l'antisémitisme est résiduel en France, avec Thomas Porte qui menace et désigne des juifs sur les réseaux sociaux, avec Rima Hassan qui nous a dit qu'Israël était une monstruosité. La liste est longue comme le bras. Nous, dans le bloc central, vous savez, on a des responsabilités, on a pu faire des erreurs, la situation actuelle nous invite à l'humilité, mais on n'a jamais eu la moindre hésitation face à l'extrémisme,

2:32
Présentateur

face à l'antisémitisme, qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite. Je ne suis pas aveugle, je mesure le malaise démocratique. C'est l'une des phrases d'Emmanuel Macron dans sa lettre publiée par la presse quotidienne régionale ce matin. Il parle de cette fracture entre le peuple et ceux qui dirigent le pays, fracture que nous n'avons pas réussi à résorber, dit-il. Cette fracture, haut ou bas, peuple élite, les législatives actuelles peuvent la réduire ?

2:54
Benjamin Haddad

Je crois que c'est vraiment une fracture que j'ai beaucoup ressenti ces derniers mois dans la campagne européenne. Je me suis déplacé dans la campagne et on l'avait vu lors des Gilets jaunes, on l'a beaucoup vu en France ces dernières années, entre Paris et le reste du pays, que ce soit sur des sujets comme la sécurité, le demande d'autorité, de fermeté face à l'immigration, le poids des normes, de la bureaucratie, de la fiscalité. On l'a vu aussi dans la révolte des agriculteurs. Ça doit nous inviter à l'humidité, il faut l'entendre. Je crois que ce que j'ai aimé dans la lettre du président de la République, c'est qu'on parle de notre bilan.

Nous avons un bilan qui est bon sur la question économique, notamment le chômage diminue, le taux d'emploi est élevé, les investissements reviennent, les usines ouvrent. Ça n'empêche pas le désamour. Mais bien sûr, ça n'empêche pas le désamour, donc il faut se remettre en question et puis il faut voir aussi là où il fallait plus loin. Et notamment, il souligne la question de la sécurité, la lutte contre l'immigration, le désir d'autorité. Moi, je crois qu'il faut qu'on aille plus loin sur la question de la justice et la réponse pénale sur, par exemple, l'excuse de minorité, sur les peines planchées, une acte très forte.

Et ça, je veux dire, que vous soyez à Paris dans le 16e arrondissement ou partout ailleurs dans le pays, on nous parle énormément de ce sujet. Le président l'a mis au centre, donc cette lettre n'est pas insatisfait site. Il y a vraiment trace des perspectives aussi sur les prochaines années, en particulier sur ces sujets où il faut nous qu'on entende la colère qui est exprimée dans le pays, y compris d'ailleurs, on l'entend de façon très respectueuse et exprimée par les électeurs du Rassemblement national et qu'on soit capable d'y répondre.

4:18
Présentateur

Vous pouvez me faire confiance pour agir jusqu'en mai 2017 comme votre président, dit-il, donc pas de démission. D'autres pensent le contraire. Pierre Mazot, hier sur Radio-G, dit qu'il devra démissionner s'il n'y a pas de majorité claire, si c'est ingouvernable. Marine Le Pen lui met la pression aussi sur ce thème. Qu'en penser ? Mais la vérité, c'est que cette élection législative, vous allez voter au fond pour deux personnes.

4:37
Benjamin Haddad

Vous allez voter pour votre député, donc pour ses engagements, pour son bilan, pour ses valeurs, son ancrage sur le terrain et vous allez voter pour votre majorité, donc au fond pour le Premier ministre. Et donc, moi, je souhaite que Gabriel Attal, qui fait un travail formidable, reste Premier ministre, que l'on gouverne avec tous ceux dans les forces républicaines de faire avancer le pays. Donc, je pense notamment à LR. Moi, ça fait deux ans, on a déjà parlé sur votre plateau, ça fait deux ans que je plaide pour que nous fassions une alliance avec LR pour mettre le paquet sur le régalien, pour continuer à réformer notre économie, pour réduire notre dépense publique.

Pourquoi pas avec les socialistes qui refusent cette alliance avec Jean-Luc Mélenchon et qu'on avance ensemble ?

5:15
Présentateur

Alors, le Président le dit, il le souhaite. Il dit, ce gouvernement qui reflètera vos votes, il peut ressembler les républicains de sensibilité diverse qui auront su par leur courage s'opposer aux extrêmes. C'est-à-dire, ce qui n'a pas pu être fait pendant la campagne, puisqu'on a le Front populaire, on a les LR indépendants, peut être fait après. Vous pensez qu'on peut casser le Front populaire et rassembler de Boris Vallaud et François Hollande jusqu'à Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ?

5:38
Benjamin Haddad

Je le souhaite, je le souhaite. Et je vous parle encore une fois des républicains. Moi, c'est historiquement ma famille politique, je suis de droite, je suis un libéral. On peut avoir des différences. Mais quand il s'agit, encore une fois, de réduire la dépense publique, de mettre le paquet sur l'autorité, sur les questions régaliennes, sur la lutte contre l'immigration illégale, on est pro-européen, on peut avancer avec eux. Alors maintenant, il y a beaucoup de divisions aussi dans ce parti. On l'a vu non seulement sur la question de l'alliance avec le Rassemblement National et Éric Ciotti ces derniers jours, mais on l'avait vu aussi dans l'hémicycle sur la réforme des retraites.

Quand vous aviez un parti qui nous expliquait qu'il était pour la réforme des retraites à 65 ans et qui n'a pas été capable de voter la réforme à 64 ans, on voit bien qu'il y a un problème de leadership et des divisions internes. Maintenant, ces questions d'étiquette et ces questions partisanes, il faut être capable de les mettre de côté, avancer. Moi, j'aimerais qu'on se rassemble autour de la table, qu'on fasse pourquoi pas un programme commun. Chacun devra faire des compromis. Ce n'est pas dans notre culture politique, mais on doit négocier, on doit être capable de faire des compromis.

Mais partout, moi, ça fait deux semaines que je suis en campagne, tous les jours, il y a des gens qui me disent « Mais mettez-vous d'accord, mettez de côté les étiquettes et les questions politiciennes et avancez pour l'intérêt général du pays, je le souhaite. »

6:43
Présentateur

Pour réussir ce rassemblement au-delà de 289 députés, il va falloir faire tellement de concessions qu'on va finir par avoir un gouvernement technique qui ne fera pas vraiment de réforme.

6:50
Benjamin Haddad

Non, parce qu'au fond, ce que nous demandent les Français, qui viennent de la gauche ou de la droite, c'est quand même souvent assez similaire. Je vous parle encore une fois, je me répète, de ces questions de sécurité de migration, le pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat, ça passera par quoi ? Ça passera par renforcer le travail. Il faut que le travail paye en France, ça veut dire des charges moins importantes, ça veut dire prendre toutes les mesures pour continuer de faire baisser le chômage, pour continuer de rouvrir des usines et de réindustrialiser.

7:14
Présentateur

Et augmenter les salaires, le salaire net ?

7:16
Benjamin Haddad

Bien sûr qu'il faut augmenter les salaires, mais on se compare très simplement à nos voisins étrangers, les salaires sont trop faibles. Alors, pour augmenter les salaires, ça veut dire quoi ? La meilleure façon, c'est tout de même de faire augmenter le taux d'emploi, parce que c'est ce qui fait que les entreprises, pour attirer, vont augmenter les salaires, et c'est de faire baisser le coût du travail, et donc notamment les charges. Tous les chefs d'entreprise à qui vous parlez, ils ont envie de faire augmenter les salaires. Ils vous disent, les charges sont trop importantes. Donc il faut là qu'on ait une fiscalité attractive.

Quand vous regardez le programme du Front Populaire, comme celui du Rassemblement National, c'est sapin de Noël de cadeaux, explosion de la dette, explosion de la dépense publique, et donc explosion des impôts. Nous, nous avons su, ces 7 dernières années, faire baisser les impôts, et donner enfin une trajectoire fiscale lisible à nos entreprises comme à nos ménages. Il faut continuer, non seulement de ne pas augmenter les impôts, et après de revenir sur la baisse.

8:03
Présentateur

La manière de gouverner doit changer profondément, c'est aussi dans cette lettre d'Emmanuel Macron. Que distinguez-vous derrière cette phrase ? Ça veut dire quoi, gouverner différemment ? Ah mais je peux vous dire que les choses seront différentes.

8:13
Benjamin Haddad

Mais de toute façon, l'une des conséquences naturelles de cette dissolution, c'est que la pratique du pouvoir va beaucoup changer. Vous aurez un groupe de députés de notre groupe, qui reviendra plus libre, plus émancipé, vis-à-vis de l'exécutif, et qui voudra se faire entendre. Vous aurez des logiques, encore une fois, de compromis de négociation à l'Assemblée Nationale, qui seront inévitables, inévitables, impossibles à contourner. On a eu une pratique du pouvoir qui a souvent été très verticale dans notre 5ème République, comme ces 7 dernières années.

Je crois que les Français veulent qu'on gouverne différemment, que le Parlement ait plus de pouvoir, que les corps intermédiaires aient plus de pouvoir, et qu'on arrive sur une pratique du pouvoir qui soit plus équilibrée.

8:54
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas la négation du macronisme ? Parce que le macronisme enjambait les corps intermédiaires depuis 2017.

8:59
Benjamin Haddad

Je crois que c'était une erreur de gouverner de cette façon. Je crois que ça a créé des crispations. Et donc je vous le dis, je pense que vous allez avoir des députés qui sont loyaux, qui savent d'où il vient. On a nos convictions, on est dans une famille politique, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus, mais qui vont vouloir peser dans la décision, qui vont vouloir s'exprimer, et donc qui seront plus libres et plus émancipés.

9:19
Présentateur

Pour l'instant, cette addition ne l'a pas. Le Bloc RN et le Bloc Nouveau Front Populaire écrase cet espoir d'une majorité, certes composite, mais modérée. Mais qu'est-ce qui peut changer dans la semaine qui reste ?

9:30
Benjamin Haddad

Moi je refuse cette petite médiatique qui est en train de s'installer. Vous avez d'un côté le Bloc du Front Populaire, et de l'autre celui du Rassemblement National. Il représente deux régressions. Le Rassemblement National a un programme économique démagogique, et d'ailleurs il passe son temps à reculer dessus. J'ai encore vu ce matin qu'ils nous expliquent maintenant qu'ils ne vont plus sortir du marché européen et de l'énergie. Ils sont quand même un peu dans le refus d'obstacle. Et l'isolement diplomatique européen. De l'autre côté, vous avez le Front Populaire allié aux islamistes, aux antisémites, et avec un programme économique qui serait une catastrophe absolue pour le pays. Ben non.

Il y a une alternative autre que ce duo mortifère pour l'avenir de notre pays. Il y a un bloc central, nous on se bat, on est en campagne, rien n'est jamais joué. Moi j'ai vécu aux Etats-Unis, j'ai vu l'élection de Trump le matin, le New York Times nous disait 95% pour Hillary Clinton, le soir c'est Trump qui est élu. Donc les jeux ne sont jamais faits en politique tant que les électeurs n'ont pas mis le bulletin dans l'urne. Donc on fait campagne avec tous nos collègues sur le terrain, à fond, pour convaincre, pour écouter aussi, pour être humble, mais pour dire qu'il y a une alternative, c'est ce bloc central des républicains pour continuer de faire avancer notre pays.

10:30
Présentateur

Que dites-vous à vos électeurs dans le 16ème arrondissement, dans votre 14ème circonscription, pour qu'ils n'aillent pas voter RN, notamment pour se protéger contre l'antisémitisme croissant ?

10:40
Benjamin Haddad

Déjà, je les écoute et je les respecte, parce que moi je ne vais pas faire des leçons de morale. Les inquiétudes, elles sont réelles et elles sont légitimes. Après, moi je sais d'où je viens, je sais qui je suis, je me suis battu en particulier depuis le 7 octobre pour la sécurité d'Israël. J'ai fait partie de la première délégation parlementaire au monde à me rendre en Israël après le 7 octobre pour aller visiter les kiboutts qui avaient été touchés par la barbarie du Hamas, pour aller rencontrer les familles des otages. Ça a été le moment le plus éprouvant, le plus difficile de mon mandat.

Et depuis, mon soutien à la sécurité d'Israël n'a jamais fléchi, mon combat contre l'antisémitisme n'a jamais fléchi. Je suis tous les vendredis au Trocadéro avec les maires de l'espoir pour rappeler que nous avons toujours des otages à Gaza et nous y serons jusqu'à la libération. Et donc je dis tout simplement à mes électeurs, votez pour quelqu'un qui a des valeurs, qui est claire, qui est stable et qui continuera à se battre, quoi qu'il arrive, quelle que soit la configuration, après l'élection du 7 juillet.

11:35
Présentateur

Lionel Jospin veut mobiliser contre le Rassemblement National et il dit sur BFM, les filles sont républicains à quelques exceptions près. Que lui répondre ?

11:44
Benjamin Haddad

Lionel Jospin, pardon mais là c'est le bal, alors on a eu François Hollande, maintenant on a Lionel Jospin. Lionel Jospin, il était Premier ministre entre 2000 et 2002, quand il y a eu l'explosion de l'antisémitisme. Mais demandez si on se rappelle de ses grands discours et de son combat à l'époque.

12:05
Présentateur

Il a eu le courage de dire le Hamas est un mouvement terroriste là-bas, sur place.

12:08
Benjamin Haddad

D'accord, non mais il l'a dit, enfin pardon, si c'est ça le brevet du courage, moi je trouve que c'est surtout absolument scandaleux de ne pas le dire. Ça devrait être la base de dire que le Hamas est un mouvement terroriste. Si on en est là pour dire, finalement il a dit que le Hamas est un mouvement terroriste, donc ça veut dire qu'il est irréprochable sur l'antisémitisme. Non, moi je juge aux actes.

La vérité, c'est que vous avez dans la France insoumise des gens qui ont dit que le Hamas était un mouvement de résistance, vous avez des gens qui ont dit qu'Israël est une monstruosité, et Jean-Luc Mélenchon qui passe son temps à attaquer le CRIF, à attaquer les personnalités publiques juives, à dire que l'antisémitisme est résiduel dans notre pays. Vous avez David Guiraud qui nous fait ses tweets sur les dragons célestes, mais enfin ça n'arrête pas. Jour après jour, ça n'arrête pas.

Donc à un moment, quand est-ce qu'on dit stop, et quand est-ce que les alliés de ce mouvement disent, mais c'est plus possible, ce n'est pas un mouvement républicain, et ce n'est pas un mouvement avec qui on est capable de faire une alliance sur des valeurs.

13:00
Présentateur

Donc cas de conscience, si vous avez des duels LFI-RN quelque part en France, qu'elles consignent donner, ou des triangulaires où on dira « Renaissance doit se retirer pour éviter un député RN ». Mais aujourd'hui, on est dans le premier tour.

13:12
Benjamin Haddad

Et donc la seule réponse valable à ça, c'est voter pour un candidat du Bloc Central, Ensemble pour la République, Renaissance, Horizon, Modem, et précisément, vous n'aurez pas à faire ce choix dangereux pour notre pays. Voter pour l'un des candidats, ce n'est pas aujourd'hui l'alternative qui s'offre à notre pays.

13:28
Présentateur

Les triangulaires, ça permet aussi des négociations, et notamment pour se rapprocher des LR ou d'une gauche modérée.

13:33
Benjamin Haddad

Mais vous allez encore essayer de m'entraîner sur ce terrain. Moi je vous dis, votez pour un candidat, Ensemble pour la République, et vous n'aurez pas à faire cette alternative. Après, pour aller plus loin, je vais quand même vous répondre, effectivement, là je vous l'ai dit en début d'interview, je souhaite qu'on trouve des façons de travailler, et donc des alliances, au premier tour, au second tour, et après, et après, dans l'Assemblée Nationale, avec les Républicains, avec les socialistes modérés,

13:55
Présentateur

avec ceux qui veulent avancer ensemble. Benjamin Haddad, candidat dans la 14ème circonscription de Paris, pour dimanche, donc le premier tour, 30 juin. Merci.

14:04
Benjamin Haddad

Merci beaucoup Christophe Barbier, on vous retrouve demain à 7h45, votre invité sera Stanislas Guérini, candidat aux élections dans la 3ème circonscription de Paris. Merci.

14:12
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.