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interviewSud Radio (sur YouTube)· 26 juin 2026 17 min

Vincent Jeanbrun : "Le retour des passoires thermiques sur le marché, c'est gagnant-gagnant !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Maxime Liedo, il est 8h18 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin s'occupe d'un sujet très important, [raclement de gorge] plus qu'important dans cette période. Bonjour Vincent Jambrin. Bonjour.

Vous êtes ministre de la ville et du logement. Ça n'aura échappé, je crois, à personne. C'est pas qu'il fait chaud, c'est qu'il fait très chaud cette semaine avec des records battus dans à peu près tous les coins de France.

Mais d'abord cette question peut-être que beaucoup d'auditeurs se posent. Des hôitaux au bord de l'explosion, des services d'urgence qui euh explosent et qui évoquent même une surmortalité, des écoles obligé de fermer, des pompiers débordés par les appels, des transports dans une situation critique, la SNCF qui annule ses Est-ce que tout ce qu'on voit depuis plusieurs jours est vraiment à la hauteur de la 8e puissance économique du monde ? B ça montre la nécessité de prendre très au sérieux ce qui est en train de nous arriver parce que on l'a entendu au tout début de la vague de chaleur, vous aviez certains, y compris dans le débat politique, il c'est un petit un petit coup de chaud.

On va on va tenir bon, on va serrer les dents. Pourquoi est-ce que justement les pouvoirs publics, le gouvernement alerte en disant attention c'est très sérieux, il va falloir que tout le monde se mobilise. Là, on est en train de voir que c'était pas exagéré.

On a vécu quelque chose d'or norme, d'extraordinaire et effectivement il y a ça a nécessité une mobilisation générale et d'ailleurs je je remercier tous les fonctionnaires, les soignants qui se sont mobilisés dès que tout le monde a pris la mesure de de de la chose et qui risque malheureusement de de continuer à devoir être extrêmement mobilisé parce que on voit bien que cette crise même si les températures venaient à redescendre un petit peu, elle va continuer à avoir des conséquences. Je pense aussi à nos agriculteurs qui prennent cette crise de plein fouet et c'est évidemment une difficulté de plus à affronter. Moi, moi j'ai le sentiment que la mobilisation générale, elle a été plutôt au rendez-vous et c'est une bonne chose.

Je prends par exemple sur un secteur que je connais bien qui est l'hébergement d'urgence, c'est-à-dire comment on prend soin des personnes qui sont à la rue parce que c'est assez contreintuitif mais l'été parfois est plus dur à supporter qu'un hiver et et pour le coup toutes toutes les structures se sont mobilisées, les associations, les bénévoles pour qu'on soit au rendez-vous. Et donc ça c'est à la fois se dire on est capable de gérer l'urgence et en même temps ça nous oblige à se dire qu'il va falloir accélérer les mesures de transition. Mais quand au début de votre propos vous disiez Vincentrin que on a eu quelques politiques qu'on essayé de sous-estimer, ça veut dire qu'on a aujourd'hui une large partie de la classe politique qui n'a pas réellement conscience de ce qui le réchauffement climatique.

Bah il y a encore pas si longtemps dans l'hémicycle vous aviez des climatosceptiques affichés je pense à l'extrême droite notamment qui nous expliquait que tout ça Oui. Puis on entend encore mardi aux questions d'actualité au gouvernement, on entendait des ricanements des dès que le mot changement climatique était évoqué. Donc on voit bien qu'il y a encore une forme de pédagogie à faire.

Mais ça peut sembler lunaire qu'aujourd'hui quand on vit les situations qu'on vit, le ministre du logement concerné quand même par ces thématiques nous explique qu'on a encore aujourd'hui une partie de la classe politique française climatceptique. C'est c'est en fait c'est je vais vous dire c'est presque moins grave que cette classe politique soit pas encore complètement au fait parce que ce qui compte c'est que ce soi nos concitoyens qui se sonent concernés à partir du moment où les Français prennent toute la mesure de ce qui est en train de nous arriver et qu'au fond ceux qui nous alertent depuis un certain nombre d'années n'étaient pas en train de nous annoncer des catastrophes rêvées mais bien une réalité scientifique. cette réalité scientifique, il faut qu'on la prenne en compte sans catastrophisme en se disant "OK, il y a des choses queon pas connu qui vont nous arriver comme c'est scientifique, on est capable de l'anticiper et comme on est capable de l'anticiper, on prend des mesures et je veux le dire ici parce que les mêmes climatosceptiques nous tombent dessus matin midi soir en disant vos normes environnementales c'est n'importe quoi, votre protection de l'environnement c'est débile.

On va faire sauter tout ça quand on arrive au les oppositions vous disent justement vous dites à l'instant ça fait plus de 10 ans qu'on nous alerte là l'opposition et même les français vous disent oui mais en fait vous n'avez pas anticipé ça fait 10 ans qu'on nous alerte là qu'est-ce que vous avez fait parce que visiblement on déclenche des plans blancs c'est ce que j'étais en train de vous dire c'est que moi ça fait moi je suis donc sur sur la question de logement sur la question de logement on a mis des normes environnementales pour que le bâtiment soit plus performant d'un point de vue environnemental à la fois parce que il faut moins polluer donc moins de bilan carbone mais aussi il faut être plus résilient et plus adapté à ce type de changement Donc ces normes elles sont contraignantes par exemple. Et qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? On voit que les bâtiments qui ont été rénovés et fait à neuf avec des bonnes normes et ben elle protège mieux que ceux qui n'ont pas été rénovés.

Et vous avez d'un autre côté des politiques qui vous disent "Non, non mais les normes, on va tout faire sauter." Moi moi ce que me disent les entreprises, elles me disent pas on veut plus de norme, disent juste ne les changez pas tous les matins. C'est pas le même débat.

C'est effectivement il faut pas tuer nos entreprises et nos entrepreneurs en faisant au yoyo sur les normes n'importe comment. Mais si on a de la prévisibilité et qu'on se fixe un objectif vertueux, ça peut marcher. Je suis pas en train de vous dire qu'il faut défendre les normes mais il faut défendre les règles.

Et ça veut dire pardon parce que c'est ces règles, elles datent on on parle d'un truc pardon c'est technique la RE2020 c'est toutes les règles qui s'appliquent au bâtiment sur l'environnement. 2020 ça date de 2020. Ça veut dire que quand même le gouvernement les gouvernements qui sont succédés ont quand même mis en place des choses qui mais c'est pas pour dire que tout est parfait loin s'en faut.

Alors justement Vincent plutôt que de parler de la RE2020, je je comprends que dans votre jargon, ce sont importants, mais il il y a quelque chose qui raisonne beaucoup plus singulièrement notamment à l'oreille des français, c'est le fameux DPE. Tout le monde sait ce que c'est le fameux diagnostic énergétique d'un appartement. Là, on a notamment entendu la la PDG de particulier à particulier qui a expliqué que par exemple, on pouvait très bien avoir un appartement classé A et être dans une bouloire thermique.

Est-ce qu'il y a pas quand on entend une telle absurdité, est-ce qu'on a pas tout simplement un changement à faire dans les prochaines semaines de façon assez urgente sur ce DPE ? sur le DPE, vous avez de toute façon une analyse sur le confort d'hiver et le confort d'été. Euh vous le sujet c'est possiblement le confort d'été a été quand même un peu sous-estimé là parce que quand votre bâtiment est A et que vous êtes quand même dans une brouilleur thermique, c'est un problème.

Je vous confirme qu'il faut absolument que ces ces ces modèles là soient beaucoup mieux pris en compte et qu'on soit en capacité notamment sur la question des volets, sur la question de la protection au rayonnement solaire, qu'on soit en capacité d'aller plus loin. Moi, j'en suis convaincu. Je vais travailler là-dessus avec mes équipes et et les collègues au gouvernement parce que là aussi ça a une vertu presque pédagogique.

Maintenant euh un un logement A euh s'il a été bien pensé, normalement il a une capacité notamment d'aération double flux qui fait que on est censé pouvoir refroidir. L'avantage en fait de ces logements très très bien isolés, c'est que si par exemple vous utilisez du rafraîchissement à l'intérieur, bah ce frais, il va rester beaucoup plus longtemps à l'intérieur. Là, selon les chiffres quand on s'y penche, c'est quand même 30 % des logements classés A qui sont de vraies bouilloirs en été.

Donc là, est-ce qu'il y a pas urgence plus que seulement de la consultation du travail avec vos équipes d'ici la fin de l'année de se pencher de faire peut-être évoluer le système de calcul du DPE ? Bah en fait, c'est vraiment avoir une deux lettres très claires, la lettre de du rapport au froid et la lettre du rapport au chaud. Et et ça, on on doit être capable en très très vite d'avoir des outils beaucoup plus pédagogiques évidemment.

C'est la rentrée mais mais en l'occurrence il y a il y a déjà beaucoup d'indicateurs. Ce que ce que je vous dire c'est que il y a aussi parfois une question de pratique, c'estàd que les logements A ou B, ils sont hyper isolés. Donc s'il y a du frais dedans, il le garde beaucoup plus longtemps que n'importe quel autre logement.

Par contre, si vous faites rentrer le chaud dedans, ça reste aussi. Et on a vu au début de la canicule des personnes qui étaient dans des logements A ou B qui allaient ouvrir les fenêtres. H ce qui fait que l'air chaud rentrait et une fois qu'il est dedans par contre il y reste.

Mais Vincent Jean-Brin, justement on parle de logement, vous avez présenté justement votre projet loi logement sur lequel on va on va rentrer un peu dans le détail mais il y a une mesure qui serère un peu tout le monde que ce soit la gauche ou des associations, c'est qu'en plein cannicule voulait permettre de louer des 700000 logements considérés quand même comme étant des passoirs énergétiques à condition en réalité que le propriétaire s'engage à faire des traviot la signature d'un contrat avec une entreprise ou et le versement d'un accomte. Est-ce que ça ne pouvait pas plus mal tomber comme annonce ? Moi je crois que ça ça tombe parfaitement au contraire parce que justement on dit quoi ?

On dit au moment où les Français n'arrivent plus à se loger, on va faire en sorte qu'il y ait pas 700000 logements qui sortent du parc locatif. Donc vous dites en réalité on va permettre à des gens de se loger dans des logements qui sont invivables à condition qu'on fasse des travaux de Alors déjà pardon mais c'est c'est pas invivable 12 mois de l'année et deuxièmement sur les 3 mois on y est faut garantit on se garantit que les travaux soient réalisés parce que sinon dans 5 ans vous aurez un ministre du logement qui vous dira "Ah bah oui c'est terrible il y a encore beaucoup trop de bouilloirs et de passoir thermique dans ce pays nous on de manière pragmatique on dit il y a 700000 logements Fou G ils sont identifiés on sait où ils sont ils sont la propriété de ce qu'on appelle bailleurs privés, c'estàd gens qui mettent en location le bien qu'il possèdent. Et bien c'est gagnant, gagnant, gagnant gagnant parce que le propriétaire continue à percevoir un loyer qu'il va pouvoir mobiliser pour rembourser les travaux parce que sinon le risque c'est que les travaux soient jamais faits.

C'est gagnant pour le locataire parce qu'il sait que le logement dans lequel il va pouvoir être, il va s'améliorer. Surtout bah il a un logement parce que 700000 logements en moins, c'est considérable. On parle de logement multiplié par le nombre d'occupants, c'est des millions de français des associations comme gagnant le comble du cynisme.

Mais moi je je vais leur dire une chose, le dogmatisme, les leçons de morale ça met pas les gens à l'abri. Ça c'est du dogmatisme les leçons de moral dire vous allez faire des gens dans des passes ter mais c'est caricatural. La fondation pour le logement, elle dit quoi ?

La priorité absolue, c'est d'avoir un toit. c'est d'avoir un toit parce que c'est plus facile d'avoir un toit et d'essayer de le refroidir. C'est plus facile de trouver des solution mais on a un toit, on a un refuge et ce refuge, il est hors de question de le laisser en FOG.

Et on dit au propriétaire, vous avez 3 ans si c'est une maison individuelle, vous avez 5 ans pour réaliser les travaux et c'est formalisé par un contrat. On veut quoi sinon ? H on veut quoi là ?

Tout tous ces politiques qui critiquent qui qui sont dans la caricature absolue, on fait quoi ? Mais 700000 familles de ces logements il restent FG pendant 5 ans 10 ans. H vous savez que le donc là c'est un contrat gagnant gagnant le logement ça va demander notamment la rénovation énergétique selon les termes qu'on emploie ça va demander de l'argent on a appris ces dernières heures que la France avait quand même passé la barre des 3500 milliards d'euros de dette est-ce que pardon mais votre job c'est pas de dire que vous avez peut-être beaucoup d'ambitions mais que nous sommes face à un mur d'endettement et que vous n'allez pas du tout avoir l'ambition de vos de vos projets tout simplement ni les financements pour les réaliser les moyens de vos ambitions ?

Vous [grognement] savez, moi je le dis souvent, le ministre du logement, c'est pas lui qui fait les logements. Euh moi, mon job, c'est de faciliter la vie de ce que j'appelle l'équipe de France du logement. C'est-à-dire tous ceux qui à leur échelle produisent du logement privé, social, qui le construisent, qui le vendent, qui le financent.

Et cette équipe de France, elle elle doit travailler à produire des logements neufs parce que par définition c'est les plus vertueux et rénover l'ancien. [grognement] Euh en en faisant ça, on le fait avec différents outils de l'investissement privé et c'est pour ça que dans le plan relance logement que j'ai présenté en conseil des ministres mercredi, on a des outils pour faire en sorte que il y a une rentabilité pour les Français avec une forme de défiscalisation quand on investit dans le neuf et dans la et dans l'ancien avec travaux. Euh il y a cette idée de pouvoir euh euh mieux financer la transition.

Euh je le disais, il y a il y a cette idée aussi euh avec ma prime Renof par exemple de de compter sur le financement des entreprises. Vous savez que c'est à travers pardon les C2E là, vous savez c'est c'est c'est ce que payent les entreprises polluantes. On vient financer la rénovation des particuliers en France.

Et donc à la fois, vous avez raison, l'État d'être dans une situation financière critique. Vous avez vu la ministre transition peut travailler avec les entreprises. Je je juste d'un mot, on va financer le volet 3 de l'enrube, la rénovation urbaine des quartiers.

Le premier financeur des quartiers, c'est action logement. Action logement, ce sont les entreprises qu'on appelait le 1 % patrial. Pré, mais est-ce que ça veut dire que comme ministre par exemple de la transition écologique qui a qui a parlé hier un moment d'un mur d'investissement, est-ce que vous vous dites oui, on est face à un mur thermique ?

Ah il y a mais vraiment vous savez en plus j'étais maire pendant 10 ans. Quand vous avez des groupes scolaires qui sont dans un état catastrophique que vous en avez h vous voyez le mur d'investissement et c'est vrai que on mesure à l'échelle du pays que là il y a eu urgence à à faire la transition de notre bâtimentaire. Mur thermique c'est c'est l'expression employée par la fondation Jean Jores.

Est-ce que ce serait pas une expression à mettre dans le débat public pour justement expliquer la gravité de la situation ? Moi je je pense qu'il faut de toute façon qu'on fasse la pédagogie à tout le monde et qu'on commence à planifier la transition. Et je vous parler de mon expérience de mère parce que quand vous avez h groupes scolaires, c'est des un groupe scolaire c'est des dizaines de millions.

Euh à chaque fois on en a rénoveré un mais quand vous rénovez le premier, vous savez qu'il vous en reste sep rôes à rénover et que ça prendra 10 15 20 ans. Et donc il y a il y a une temporalité qui est forte mais vous savez le meilleur moment pour planter un arbre c'est il y a 30 ans et c'est maintenant. Et là on y est. votre projet de loi, il a quand même aussi connu euh une une accélération, c'était euh censé être à la rentrée.

Finalement, l'examen de votre texte va débuter dès juillet euh au Sénat. Est-ce qu'il y a urgence ? Est-ce que ça euh on peut dire, c'est-à-dire que euh quand on voit aujourd'hui à quel point on se préoccupe de ces sujets, est-ce que euh vous savez quand est-ce que le tête pourra être adopté et surtout vous avez déjà une idée de combien ça va coûter pour les finances publiques ?

Euh le calendrier, il est très important parce que il est il est fondamental que tout le texte soit validé donc et au Sénat et à l'Assemblée avant la fin de l'année avec les décret prix pour qu'on puisse démarrer l'année 2027 avec tous les outils que j'ai évoqués pour relancer euh le logement en France. C'est très important parce que au-delà de la question de la canicule qui est cruciale actuellement, les Français n'arrivent plus à se loger, ne vivent plus correctement dans leur logement. Ils ont perdu 25 m² de pouvoir d'achat en 10 ans.

Ça veut dire que il y a des étudiants qui renoncent à leurs études parce qu'ils ont pas le stud. Alors non mais pour le tamis, on a bien compris pour quel coup globalement. Mais pardon mais parce que on n'est pas juste en train de parler de bâtiment en fait.

On est en train de parler des gens qui vivent dedans et c'est important que vous ayez une famille qui renonce à faire un enfant parce qu'elle a pas la pièce en plus pour loger correctement cet enfant quand vous avez un jeune actif qui va dormir dans sa voiture parce qu'il a pas le studio qui lui permettrait de se loger. C'est ça dont on est en train de parler et c'est pour ça qu'il y a urgence aussi. Le coût le le coût comme je vous le disais euh c'est c'est un investissement partenariat.

Je prends par exemple la rénovation urbaine des quartiers. Non mais je vous le dis 5 milliards pour la rénovation urbaine des quartiers. C'est le premier financeur les entreprises à travers action logement les bailleurs sociaux eux-mêmes, la caisse des dépôts et finalement l'état 10 % d'une somme pareille.

Ça prouve en fait que on va chercher sur ces questions de logement différents financements un peu partout. C'est possible. Sur ce projet de loi, il il y a différentes choses, notamment l'idée d'augmenter l'offre des logement pour construire plus vite, pour construire mieux.

Vous venez aussi de parler de la difficulté des Français à se loger. Est-ce que on irait vers une baisse des loyers ? Vous avez aussi fait un test dans certains coins du pays pour encadrer les loyers.

Est-ce que vous, ministre du logement, avant la fin des du quinquena d'Emmanuel Macron, c'est quelque chose que vous allez mettre vraiment sur le devant de la scène ? Il a existé une une expérimentation qui s'appelle le plafonnement des loyers où dans certaines villes comme à Paris par exemple euh il y a des critères qui encadent la possibilité d'augmenter euh les loyers. Est-ce que ça marché ?

J'ai commandé un rapport. Le rapport montre que objectivement c'est pas très satisfaisant. Moi je suis euh à la lecture de ce rapport plutôt euh contre philosophiquement.

Pour autant j'ai entamé une concertation avec les les villes qui ont bénéficié de cette expérimentation. Elles elles font aussi le constat que c'est loin d'être parfait mais que pour le coup on envie de poursuivre leur expérimentation pour aller plus loin. Moi j'ai dit mon opposition à la généralisation de de ce plafonnement des loyers qui vraiment notamment parce que par exemple il concerne on le voit à Paris les les les publics les plus aisés je les 8e et 9e des ces ça veut dire les publics déjà agisés.

Donc ça on n'est pas vraiment dans le cœur de cible mais euh encore une fois moi je comprends l'envie d'un d'une mairie, la liberté d'un maire de dire j'ai envie de continuer mon et on peut s'opposer quand on est ministre à la généralisation. Donc on peut travailler à ce que euh les villes qui le souhaitent poursuivent d'un an ou deux leur expérimentation. Merci beaucoup Vincent Jeanvin d'avoir été avec nous ce matin, ministre de la ville et du logement.

Une dernière question, il y a l'animateur d'une d'une émission qui s'appelle quotidien qui a voulu faire des blagues. Certains ont aimé, d'autres moins sur ceux qui vivaient sous les toits. Il a beaucoup ironisé.

Certains ont considéré que c'était indécent. Est-ce que peut encore faire des blagues sur la canicule ou ceux qui vivent sur les toits ? On s'est interdit désormais.

On a le droit de faire des blag dans notre pays. Par contre, elles ont le droit, on a le droit de pas les apprécier. H vous en tant que ministre, vous n'avez pas forcément apprécié cette ironie.

Je pense que vu la période, c'était pas le meilleur affaire. Hm, merci beaucoup Vincent d'avoir été avec nous ce matin. Je disais ministre de la vie et l'agement, bon courage.

Je crois qu'il y a ce qu'on appelle du pain sur la planche qui vous attend pour les prochains jours et les prochaines semaines. Et on a bien entendu le timing, l'urgence d'ici la fin de l'année de faire notamment voter ce projet de loi. Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Sud Radio.

Il est 8h35, on vient d'en parler avec le ministre, l'importance des investissements en France avec ce chiffre quand même. 3500 milliards de dettes, on l'a appris il y a quelques heures et une alerte notamment de la Cour des comptes qui parle de d'un réel risque d'étouffement. Est-ce qu'après la canicule, la France va être étranglée par la dette.

Venez en parler avec nous.