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AutreLCI (sur YouTube)· 18 août 2026 197 minMixteEnvironnement & énergieInstitutions & élections

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Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour cette nouvelle tranche d'info de la mi-journée. Restez bien avec nous car c'est un événement historique que nous allons vivre ensemble cet après-midi en direct.

Une porte va s'ouvrir sur le vide spatial. Une porte que l'on va scruter attentivement à partir de 14h30. Pourquoi ?

Et bien tout simplement parce que pour la première fois une française va sortir dans l'espace. Sophie Adenau se prépare depuis plusieurs jours. Je suis prête à partir a-t-elle écrit dans son dernier message au cours de la nuit.

On sent qu'elle a hâte d'y être. On la voie Sopie N ici sur les réseaux sociaux. On fait le point avec Simon Créer.

C'est un pas de géant pour Sophie Denau. À 44 ans, l'astronaute Bourguignon va s'élancer dans le vide cet après-midi avec sous ses pieds uniquement pendant plus de 6h notre planète Terre. Quand on ouvre les volets et qu'on voit ces paysages splendides, on se sent bien et heureux et et waouh !

Juste waouh. Première française à sortir de la station spatiale internationale, Sophie Adenau va rentrer un peu plus dans l'histoire. Elle qui scrute le ciel depuis l'adolescence, fascinée par son unique prédécesseur dans la station, Claudie Aignoré.

Elle a dit : "Puisqu'il y a une femme qui est partie dans l'espace, je peux le faire." et elle a tout fait pour y arriver. C'est vrai que moi je suis très très fier d'elle.

Sa mission, remplacer une antenne permettant à l'ISS de communiquer avec le centre de contrôle de Houston. Il y a un entraînement spécifique et notamment à la NASA, cet entraînement est noté et ce sont les astronautes les mieux notés qui font les sorties. C'est au mérite à la capacité de le faire.

Une sortie qui aura lieu en binô. Sophie Adono sera reconnaissable grâce à sa combinaison qui ne portera aucune rayure contrairement à celle de son homologue américain. Alors ça évidemment ça nous intéresse.

On a plusieurs questions sur ces combinaisons notamment sur la façon dont sont choisis les astronautes qui sortent dans l'espace. On a des questions, on va avoir des réponses avec nos invités. Grégory Philips est avec nous.

Bonjour Grégory. Donc responsable de notre service étranger et avec nous en direct Mariean Changi rédactrice en chef du magazine Espace et Exploration. Bonjour.

Peut-être une première question pour vous. La sortie donc elle est programmée à partir de 14h30. On l'a entendu, elle doit durer 6h, plus de 6h même, peut-être 6h30.

Pourquoi est-ce que c'est toujours un événement, une sortie spatiale comme celle-ci ? Ben tout simplement parce qu'une sortie spatiale, c'est quelque chose qui est très compliqué, qui est très physique et ça demande des semaines, des mois d'entraînement. Ce n'est pas juste sortir de la maison et puis aller se balader dans la rue.

Non. Euh, vous êtes obligé de mettre un scafandre. Avant d'enfiler ce scafandre, on va respirer de l'oxygène pur pendant à peu près 1h3 à 2h pour purger son sang de la moindre petite bulle d'azote puisqu'on va être sous pression.

Ensuite, on sort, on est dans le vide, on est fragile hein, vous n'avez plus la coque, la carlingue de la station spatiale internationale qui va vous protéger. Et puis vous avez un travail à faire dans un scafand qui est hyper serré, comprimé, lourd. Alors pas le poids parce qu'on le ressent pas mais lourd dans le sens de la manipulation.

Donc c'est un événement et c'est toujours quelque chose de très physique pour les astronautes. La dernière fois qu'on l'a vécu nous français, c'est avec Thomas Pesquet bien évidemment qui a écrit là ce matin à Sophie Anna en lui souhaitant bonne chance. Profite bien de cette activité vertigineuse lui a-t-il dit.

Effectivement, il l'expliquait aussi la dernière fois Thomas Pesquet. Finalement, aller dans l'espace, c'est un rêve mais sortir comme ça, une sortie extravéhiculaire, c'est un rêve dans le rêve. En fait, tous autant qu'ils sont, disent que une sortie extravéhiculaire, c'est vraiment le Graal.

C'est-à-dire que c'est la petite cerise sur le sur le gâteau de la mission. C'est-à-dire que bah c'est quelque chose dont il rêve parce que c'est très particulier. ils sortent, ils vont être au-dessus de la terre ou éventuellement derrière quand ils vont intervenir sur la station mais derrière la en opposé par rapport à la terre mais au moment où ils sortent en général ils la voient et ils sont tout petit humains, tout fragiles, même s'ils sont dans ce scafandre qui essayent de les protéger, ils sont tout petits et c'est un rêve pour tous parce qu'ils s'entraînent énormément pour ça.

Euh euh et euh Mariange, évidemment, vous connaissez ça beaucoup mieux que moi, donc je je parle sous votre contrôle et j'ai une question à vous poser. Euh c'est évidemment malgré tout extrêmement pérrieux. On se souvient euh de l'astronaute italien euh Luca Parmitano qui je crois en 2013 avait alors qu'il était dans le vide spatial vu de l'eau montée dans le casque de son scafandre.

Ça reste malgré tout une mission à haut risque de sortir comme ça du véhicule. toujours vous savez le spatial c'est difficile l'espace est dur et il n'y a jamais un 100 % parfait on n'est jamais sûr que tout va bien se passer on peut pas le certifier avant effet comme vous le rappelez Luca Parmitano a eu un problème de fuite de son liquide de refroidissement c'est un la moitié d'un verre un demi-v qui a fui et qui est arrivé derrière par derrière sa tête et qui par capillarité l'eau s'est déplacé vers son visage et donc a commencé de boucher ses narines, une partie de sa bouche, ses yeux et donc il ne voyait plus rien. Mais comme quel Lucas Parnitano est quelqu'un qui est extrêmement calme et très bien entraîné, il a pu grâce à son collègue revenir dans la station et enlever ce casque pour se débarrasser de cette eau qui était gênante.

Comme il avait dit, je n'avais pas envie de mourir noyé dans mon dans mon bocal comme ça, dans mon scafandre, dans mon casque comme un poisson. Voilà, c'était ça a été quelque chose de très périlleux et toute sortie extravéhiculaire est périlleuse. Il faut faire très attention.

Oui, c'est jamais anodin effectivement. Là, elle sera pas toute seule Sophieo, il y a un astronaute américain avec elle. Oui, bien sûr, parce que on est à bord l'ISS dans une mission internationale.

Vous savez que cette station spatiale internationale a été imaginé pour succéder à la station russe MIR et vous avez plusieurs pays qui participent à cette à cette ISS. Évidemment, c'est un projet NASA, un projet européen avec les A. Il y a aussi les Canadiens, les Japonais et les Russes qui ont une partie du du module.

Ce qui explique que euh normalement vous avez toujours six à se astronautes à bord de la station de différentes nationalités avec une prépondérance. Évidemment, ce sont les Américains qui qui dominent et là ce sont eux qui gèrent la sortie extravéhiculaire. Mais c'est bien une française qui va participer à ces travaux pendant je crois 6 à 7h.

On verra comment comment ça se déroule. Exement. Et et Marieange Sangui, on l'a dit dans notre sujet, a priori ils ont pas la même combinaison l'un et l'autre.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il faut repérer qui est qui. Vous savez un scafandre euh c'est blanc, vous avez euh tout ce qui est casque pour peu que vous ayez le soleil, ils auront la visière baissée.

Donc on ne peut pas savoir qui est qui. Donc même si il y a un petit drapeau, vous avez un petit drapeau qui représente le pays sur le sur l'épaule. Dans le cas où vous avez deux Américains, lequel des deux Américains est qui ?

Donc c'est très simple. Le leader de la sortie extravéhiculaire a des bandes rouges autour des de ses jambes, au niveau de ses cuisses. Et comme ça, on sait comme ils sortent toujours à deux, on a désigné avant qui est le leader et donc on saura qui euh est la personne qui porte ce scafandre et qui doit diriger et qui fait quoi.

Et là, on sait qui est leader pour cette sortie là. On le sait. Oui, c'est l'Amérique.

Oui, oui, on le sait. C'est Annie Mon. Tout à fait.

C'est l'Amérique. Est-ce que vous voyez bien notre antenne là avec votre ordinateur devant vous ? J'ai une image à vous proposer.

Vous voyez bien ou pas ? Vous l' Oui, tout à fait. Regardez cette image.

Alors, vous vous êtes une experte, vous allez sans doute reconnaître. Euh, regardez Claudie Egoret, c'était la première française à aller dans l'espace. Vous voyez la date là ? 17 août 1996.

Le 17 août, c'était hier, il y a 30 ans jour pour jour. Claudie était donc la première française à aller dans l'espace à bord du fait Soyuse, elle rejoignait la la station. Souven Sophie Anna, elle était devant la télé ce jour-là, elle s'en est souvenue.

Elle en a parlé dans ses réseaux sociaux hier, elle l'a écrit sur son compte X. J'avais 14 ans à l'époque et je me suis dit si elle peut le faire, pourquoi pas moi ? Et elle explique que depuis elle a tout fait pour réaliser son rêve.

On est 30 ans jour pour jour après cette image. C'est une magnifique coïncidence forcément. Ah, c'est extraordinaire.

Je Bon, on aurait pu demander à la NASA de faire carrément la sortie hier quand même. Ils auraient pu faire un petit effort comme ça, c'était parfait. Mais je trouve ça ce clin d'œil assez magique parce que c'est vraiment Claudie a a beaucoup inspiré de jeunes femmes qui sont parties dans le spatial qui ne sont pas toutes devenues astronautes mais Sophie l'a toujours dit.

Claudie a été un exemple pour elle et elle s'est dit comme vous l'avez rappelé, si elle l'a fait pourquoi pas moi ? Et elle s'est donné tous les moyens, elle a travaillé très très difficilement pour pouvoir y arriver et aujourd'hui elle y est arrivée et quelque part elle va faire mieux que Claudie puisqu'elle va faire une sortie extravéhiculaire. Exactement.

Et elle le disait donc travailler pour se donner les moyens de parvenir à son rêve mais toujours dans la passion et le plaisir. Ne jamais oublier la notion plaisir, dit-elle. et elle espère aujourd'hui à son tour devenir un modèle.

Elle était en interview sur TF1 il y a quelques semaines. C'était à la fin du mois de juin me semble-t-il avec Annecler Coudret. Elle répondait depuis la station spatiale internationale de elle parlait de son quotidien, de la vie à bord, de ce qu'elle faisait, des recherches aussi qu'elle menait et aussi et c'est toujours un un comment dirait on pourrait dire un un fascination pour nous qui restons évidemment sur terre, c'est comment est-ce qu'on voit la terre depuis l'espace.

Mais même pour des astronautes aguéris, Thomas Pesqu en parlait mais elle aussi, ça reste extraordinaire. Il y a il y a presque pas de mot pour décrire la terre vue du ciel. Écoutez, pour vous, le soleil se lève et se couche 16 fois par jour.

C'est ça. 16 fois par jour, effectivement. Alors, en fonction de de la l'orbite et de la position de la Terre autour du Soleil, il y a des fois où les nuits sont toutes petites.

Vous évoquez des moments absolument magiques, notamment quand vous vous réveillez, vous ouvrez les volets et la vue n'est pas tout à fait la même que la nôtre. Alors effectivement, c'est difficile de décrire à quel point la Terre est belle, mais vraiment quand on ouvre les volets et qu'on voit ces paysage splendide, on se sent bien et heureux et et waouh, juste waouh. La Terre, elle est belle non seulement dans tous les continents, les océans, les choses que la nature a faite, mais aussi curieusement aussi les choses que le que l'être humain a fait parfois.

Et puis j'ai forcément de l'émotion à chaque fois qu'on passe au-dessus de la France parce que voir toute cette belle nature qu'on a en France à chaque fois ça me fait la même émotion. C'est c'est magique et c'est et c'est très très beau. Voilà, vous avez vu, on trouve pas les mots, c'est juste wou.

Dans l'un de ces derniers messages, elle parle de la France vue du ciel justement et elle fait un focus sur la ville de Lille notamment. Effectivement Mariaange Sanguier, on l'a vu avec Thomas Pesquier, on le voit avec avec Sophie Adenu. Il y a jamais de lassitude, c'est toujours un spectacle extraordinaire.

Aujourd'hui, elle aura pas vraiment l'occasion d'admirer la terre quand même. Non, elle va juste avoir quelques minutes quand elle va elle va sortir, hein, quand elle va s'extraire de la station. Donc là, elle va avoir quelques minutes pour bah voir directement au lieu de voir à travers un hublot, ça sera à travers son casque.

Mais là, elle va bah elle va voir qu'elle est elle est dehors en fait hein. Euh et puis après ben comme toute astronaute, elle a une mission, elle a un travail à faire et elle va se concentrer pour le faire. Euh juste une petite chose complémentaire, c'est-à-dire que euh en fait, elle a euh une tâche principale qui est le changement de l'antenne qui permet la communication euh entre la station et le sol.

Mais c'est la tâche principale. Quand les astronautes travaillent très bien, quand ils travaillent vite et qu'ils n'ont pas eu de problème lors du changement ou de la réparation de quelque chose, il peut arriver qu'il fassent des tâches secondaires et qu'ils en fassent plus. C'est ce qui s'était passé avec euh Thomas Pesquet entre autres lors d'une ces dernières sortie extraviculaires.

Ils avaient tellement travaillé vite avec son binôme, c'est que ils avaient pu faire tout un tas de tâches secondaires. On va voir euh avec Sophie. Je suis sûre que ça va très bien se passer et qu'elle va nous faire une très belle sortie.

Il il y a forcément de la pression. Vous pensez qu'elle est dans quel état d'esprit là ? Parce que on sentait l'excitation dans son dernier message.

On sentait qu'elle avait hâte. Elle dit "Ça y est, je suis prête." Et quand elle a appris il y a quelques jours, on sentait qu'elle était très très enthousiaste. au fur et à mesure parce que vous l'avez dit, aucune sortie extravéhiculaire n'est à Dondine.

Il y a forcément un peu de pression, un peu d'appréhension. C'est quand même une grande première. jamais jamais elle n'a elle n'a elle n'a réalisé un un tel un tel acte.

Elle a certainement une pression mais c'est une très grande professionnelle qui est préparée et entraînée. Donc bien sûr qu'il doit y avoir une petite appréhension, un petit stress de la de la nouveauté hein de de puis de vivre ça pour de vrai et plus simplement en simulateur ou au fond d'une piscine. Donc moi quand je l'ai eu, j'ai eu la chance de la voir au mois de mai en en visio directement.

On a pu discuter toutes les deux et quand je lui dis "Est-ce que tu es prête pour une sortie ? Est-ce que tu sais si tu vas en faire une ?" Et à l'époque, elle ne le savait pas encore et elle m'a dit "Écoute, je suis prête, mon scafandre est là et je n'attends que ça.

Donc je serai je suis très très impatiente de pouvoir le faire." Oui, parce que quand quand on parle dans la station spatiale internationale, on n'est pas sûr de faire ses sorties extravéhiculaires. Euh bon, c'était pas la l'ISS à l'époque, mais Claudie Nioré effectivement est partie, elle n'est pas sortie dans le vide spatial et on l'expliquait dans notre sujet.

Finalement, les astronautes sont choisis au mérite. Est-ce qu'on peut parler comme ça ? C'est un peu ça.

C'est-à-dire que la NASA travaille beaucoup au mérites et aux compétences. quand un astronaute est très compétent, quand il le voit dans à la fois au niveau au moment de l'entraînement, mais ensuite déjà dans tout le déroulé de la mission, il il voit très bien comment ça se passe euh pour l'astronaute et ils vont choisir les astronautes qu'ils vont estimer les plus efficaces. Voilà, c'est c'est comme ça, ça fait partie de leur travail, c'est normal parce que bah être dans l'espace, c'est quelque chose, ce sont des missions qui sont difficiles, qui sont coûteuses et on veut que tout se passe bien le plus rapidement possible et le mieux possible.

Donc Sophie, on l'espérait, on était pas sûr qu'elle fasse une sortie extravéhiculaire. C'est annoncé, elle le fait tout à l'heure. Il est possible parce que la NASA avait laissé passer une petite fuite sur ses annonces, qu'elle en fasse une deuxième.

Ce n'est pas confirmé mais si ça arrive, elle pourrait faire ça la semaine d'après. Ah Marie Changi, j'ai une question, pardonnez-moi si vous la trouvez bête ou simpliste. Quand on est comme ça dans l'espace à 400 km d'altitude, est-ce que l'astronaute peut avoir une sensation de vertige ou de vide sous ses pieds ?

Alors, aucune question n'est bête ou simpliste parce que si vous vous la posez, il y a plein de gens qui se la posent. Donc en effet, quand ils sortent, il beaucoup m'ont dit que quand il qu'il commence à sortir et qu'il d'un seul coup ils voient leur sortie et qu'il voit la terre dessous, ils ont un peu ce sentiment de de vertige mais sans le ressentir de façon négative puisqu'ils se sont entraînés et donc ils savent à quoi ça va ressembler. Mais néanmoins là, c'est pour de vrai.

Et donc, ils ont ce petit sentiment de euh bah de ce que disait Thomas par exemple, c'est que ils sont tout petits petits et queil y a cette immensité qu'il y a autour d'eux et ce vide. Euh ils ne vont pas pouvoir s'appuyer. Ils sont déjà en apesant mais ils ne peuvent pas s'appuyer.

Il y a rien. Il y a Et puis de voir la Terre aussi qui est microscopique au milieu du reste de l'univers. Fascinant.

C'est fascinant effectivement. Le vivra en direct à 14h30. On va réécouter Sopie encore une fois qui avait accordé une interview à la fin du mois de juin qui parlait du des conséquences.

C'est pas sans conséquence d'aller dans l'espace. Imaginez-vous que votre corps vieillit beaucoup plus vite que nous pour nous qui restons sur terre. Écoutez ce qu'on sent le corps qui vieillit qui vieillit vite pendant que vous votre corps sur terre a vieilli depuis depuis que je suis partie donc 4 mois et demi à peu près.

Votre corps a vieillli de 4 mois et demi. Le mien il a vieillli entre 5 et 6 ans déjà. Et donc et je ressens vraiment les effets.

Bon, je vous passe les cheveux gris qui apparaissent, la vue qui se dégrade avec le besoin de porter des lunettes, le besoin de porter des lunettes de temps en temps. Euh la souplesse qui a complètement disparu. Si tentez que quand j'essaie de faire du yoga, ça ressemble à rien parce que j'ai vraiment vraiment perdu ma souplesse.

La bonne chose, c'est que c'est réversible et donc les scientifiques et les chercheurs se régalent à étudier justement les effets du vieillissement sur le corps humain pour pouvoir trouver des solutions aux maladies de la vieillesse et cetera. Voilà, Sophie Adnu qu'on vient d'entendre, qu'on verra donc en direct à partir de 14h30 édition spéciale sur notre antenne première sortie d'une astronaute française dans l'espace à vivre en direct sur LCI. Un grand merci Marie Changi d'avoir répondu si précisément à nos questions.

Vous écouter donne envie envie d'y être et envie de partager cette émotion avec Sophia deu. Merci encore d'avoir été en direct avec nous. Merci beaucoup.

Allez, en attendant en attendant cette édition spéciale, on va revenir à des questions plus ter à terre. Alors plus terre à terre mais essentiel tout de même he pour nous français le budget 2027 et oui vous n'y échapperez pas. Ça va être au menu des ces prochaines semaines.

Il doit être présenté à la rentrée. L'objectif serait de ramener le déficit en dessous des 5 %. Il va donc falloir trouver des économie.

Il faudra donc faire des efforts. Que prépare le gouvernement ? On en parle avec nos invités.

Mathilde Guénégan de notre service politique est avec nous. Merci Mathilde. Christian Boissieux, bonjour.

Bonjour. Vice-président du CCL des économistes, professeur émérite d'économie à Panthéon Sorbonne et Michel Cota. Bonjour.

Bonjour. Journaliste politique éditorialiste évidemment. On ne vous présente plus avec votre livre votre dernier ouvage les derniers grands aux éditions Plomb.

D'abord Mathilde, à quelle sauce on va être mangé ? Que prépare le gouvernement ? Alors déjà un peu de précaution parce que l'été c'est toujours la période des fameux ballons d'essai.

Vous voyez, on nous donne des pistes de réflexion de travail et on précise tout de suite dans les entourages que tout est sur la table, rien n'est arbitré mais ça donne quand même quelques indications. Ce qu'on nous présente pour le moment, c'est la question des pensions de retraite qui pourraient pour une partie les plus aisées, mais on n' pas encore plus de détails, être sous-indexé par rapport à l'inflation ou carrément gelé pour l'année prochaine. On nous parle aussi d'une année blanche pour les prestations sociales.

Ça veut dire que là pareil, on ne change pas avec l'inflation, on reste au niveau actuel. Sur les dépenses sociales, on nous dit qu'il pourrait y avoir des efforts fait sur les médicaments ou les remboursements de certains frais. Pas plus de détails pour le moment.

Et dans le viseur également de Bery, les niches fiscales qui représentent quand même une enveloppe de 90 milliards d'euros. service à la personne, frais de scolarité, crédit impôt recherche ou encore la transmission de bien. Voilà ce qui a été à l'étude.

Et ce qui est étonnant sur ce sujet là, c'est que Sébastien Lecornu, c'est le centre de la stabilité fiscale mais sur les niches fiscales, il voit et il se dit bah peut-être qu'il faudrait revoir l'efficacité de certaines. Donc ça peut bouger. Ça peut bouger.

Alors on va les étudier une à une et éconiquement voir ce que ça peut donner. D'abord Michel Cot, est-ce que c'est toujours le même euh j'allais dire c'est c'est peut-être pas très heureux, mais toujours le même cinéma, pardonnez-moi, au mois d'août, tous les étés, on fait des ballons d'essai, quel que soit le gouvernement, des ballons d'essai, il y a une polémique, on recule, un nouveau ballon d'essai avec polémique, on recule. On assiste encore à la même chose avec cette différence quand même notable que c'est urgent que d'un seul coup ça devient quelque chose de capital pour la vie politique française.

Alors on peut pas tellement compter sur les futurs candidats pour évoquer ces problèmes. Peut-être qu'ils les évoqueront et ce sera quand même leur devoir de le faire. Enfin, on pense pas que ils peuvent vraiment dire "Allez, on sert la vis, c'est pas une bonne façon de faire campagne." C'est dommage, mais c'est comme ça.

Bon, donc là, il y a quand même une urgence euh une urgence et ça c'est pas euh monsieur de Boissieus qui le contraire. Donc, je crois qu'il y aura des ballons d'essai, que ce sont effectivement des ballons d'essai en ce moment, mais que enfin peut-être les futurs candidats seront très contents qu'on ait levé ces ballons d'essai avant qu'ils le fassent eux-même. Exactement.

C'est une façon en quelque sorte de les de leur permettre de se mettre sur notre orbite puisque Exactement. Sauf qu'on voit que l'objectif c'est toujours de réduire les déficits, de réduire la dette. Si on fait un petit peu, imaginons que ce soit ça, le gel des pensions de retraite, une année blanche sur les prestations sociales, un effort peut-être sur les médicaments, s'attaquer à certaines niche fiscale.

Est-ce que vraiment on s'attaque au fond du problème ou encore une fois on cherche comme d'habitude à grapiller quelques milliards par-ci par-là ? Tout ça c'est un peu du bricolage. Euh c'est le bricolage de l'été peut-être pour tester non pas le marché et tester l'opinion publique.

Alors on lance des ballons d'essai. Je veux dire sur les retraites à supposer qu'on ne les indexe plus au-dessus de de 3000 € ce qui était le chiffre qui avait été donné euh au mois de juin par monsieur Papin ministre des PME. C'est quoi ça fait 2 3 milliards d'économie ?

Il faut trouver le je rappelons les chiffres. Les faits sont étus. Le déficit public c'est à peu près 140 150 milliards d'euros.

Il faut qu'on trouve l'année prochaine 28 milliards d'euros pour atteindre les fameux 5 %. Et les 5 % c'est pas très brillant. à 5 % de déficit public si on y est, on est le plus mauvais élève de la classe de la zone euro.

Et je rejoins Michel Cot quand dit il y a urgence euh ve dire le débat est le même tous les ans. Vous êtes parti de là mais la situation elle change. Je suis frappé de la vitesse avec laquelle durant le la première quinzaine du mois d'août notre image auprès des marchés financiers s'est dégradé.

Les taux d'intérêt français ont monté 4 % aujourd'hui hein. Oui mais ce qui m'intéresse, c'est le 4 % parce que c'est ce qu'il faut payer et ce qu'il va falloir payer et puis ça peut encore monter malheureusement mais le fait que les les toits disant en France sont passés au-dessus de tous les autres dans la zone euro. Enfin pas tous les pays de la zone euro, mais on est au-dessus même de pays qu'on regardait dans le temps avec mépris.

Euh il y a 30 ans parler des pays du club med pour parler de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne et aujourd'hui les soi-disant pays du club MED, il payent à 10 ans, il ils s'endettent à 10 ans à des taux moins élevés que nous. Donc il y a le feu dans la maison là, je veux dire par là avec un débat qui va être très compliqué au Parlement. pas besoin de faire de dessin.

Donc je suis pas en train de vous dire le FMI est pas à Paris et et je souhaite qu'il ne soit pas à Paris et nous ne sommes pas encore dans ce contexte-là mais franchement euh il va y avoir les marchés financiers qu'on les aime ou qu'on les aime pas, c'est un peu le juge de paix. Effectivement, on va revenir sur ces propositions. Ce sont les retraites qui cristallisent là pour le moment les débats avec cette proposition.

Pourquoi pas de geler les prestations pour les retraités les plus aisés ? On fait un point avec Matthéo Siaverino et Morgan Bencab. Dans ce groupe de retraités, il suffit d'une question sur le montant des pensions pour diviser.

Est-ce que vous êtes prête à faire l'effort ? Non. Non, on est quand même dans une situation qui est un peu catastrophique et je crois que chacun doit faire un effort.

C'est bien ce qu'envisage le gouvernement, mettre certains retraités à contribution. Concrètement, les plus modestes seraient préservés et verraient leurs pensions revalorisées comme chaque année au montant de l'inflation. En revanche, elle pourrait être sous-indexée, voire gelée au-delà d'un certain seuil encore à définir.

À partir de 3000 € brut par mois, par exemple, 1380000 retraités seraient concernés pour 700 millions d'euros d'économie pour l'État. Les économistes rappellent pourtant que les retraités ont été parmi les plus préservés ces dernières années en épargnant davantage et avec des pensions revalorisées chaque année du montant de l'inflation. On voit bien que ce cette classe a été préservée plus que les actifs en réalité parce que je rappelle qu'il y a que le SMIC qui est indexé à l'inflation.

Les autres salaires eux ne sont pas indexés. L'idée est hautement inflammable. Encore plus en pleine campagne présidentielle, les deux derniers gouvernements qui l'ont proposé ont été mis en échec.

Et oui, on se souvient du gouvernement Bairou, du gouvernement Barnier. Est-ce que le gouvernement Lecnu va prendre ce risque-là ? Et bien, dans l'entourage du premier ministre, on a conscience que le budget ça va être très compliqué.

Ce qu'on nous explique et là accrochez-vous mais ça va être simple, c'est qu'il y a un système d'ordonnance. Ça veut dire que si on ne peut pas arriver à un vote au Parlement, on peut avoir un autre outil du côté de l'exécutif et passer par des ordonnances. On nous explique que c'est pas une option pour Sébastien Lecnu.

Donc on va s'atteler à un gros débat budgétaire. l'automne sera budgétaire, ça c'est clair. Et Sébastien Lecornui, il le sait que s'il faut utiliser le 493 pour arriver à faire passer ce gouvernement, il le fera avec le risque de tomber.

Et bien là, on rentre dans un brouillard un peu stratégique de qu'est-ce qu'il advient si le ministre est démissionnaire ? Est-ce qu'un autre budget pourrait être présenté ? Est-ce que c'est juste le traitement des affaires courantes comme le veut nos institutions et dans ce que là est-ce que le budget rentre ?

Là, je vous avoue que je ne sais pas. C'est le flou, le plus total. Mais effectivement, le gouvernement semble vouloir prendre son risque.

Il devrait y avoir des débats assez vifs à l'assemblée à la rentrée. Il y a même un député, les républicains qui l'a dit au monde. Ça va être affreux, dit-il.

Est-ce que d'après vous le gouvernement le Cornu a raison d'essayer ou vaudrait-il mieux pas alors qu'on est à quelques mois de la présidentielle ? Parce que il est évident qu'à quelques mois de la présidentielle, les partis d'opposition ne vont pas voter des mesures impopulaires. Ça, on le sait.

Autant que les partis d'opposition principaux n'ont pas de programme économique ou sont des programmes très démagogiques, donc ils sont pas Donc il faut bien que quelqu'un le fasse quand même. C'est ça que je me dis. Je me dis que euh euh le corn au fond, il risque de perdre ou de gagner sur deux terrains.

Un, s'il arrive à débloquer la situation, même effectivement avec des petits bouts de ficell, mais petits bouts de ficelle plus petits bout de ficelle, ça fait quand même une somme. Donc s'il arrive à débloquer, à entraîner, à persuader le au moins le groupe commun et au moins une partie des socio-démocrates, que il faut le faire, que c'est une question de de survie presque, qu'on peut pas payer des des intérêts à 4 %. Bon, ce sera vraiment lui qui en aura pris la euh la responsabilité et d'une certaine façon, ça euh autorise euh les candidats qui eux ont peur d'aller sur ce terrain-là.

Évidemment, on le comprend. Euh, on se dit que le silence d'Édouard Philippe quand même est expliqué largement par ça. Eux, en revanche, ils peuvent se raccrocher à quelqu'un qui pour le moment n'est pas candidat.

Et quand je disais qu'il y avait peut-être un deuxième avantage euh pour le Sébastien Lecnu, c'est que s'il réussit alors il peut dire "Bah vous voyez, moi je l'ai fait exactement entendu, je peux être candidat." Ah donc il y a toujours cette option. La porte n'est pas fermée.

Toujours cette option n'est pas fermée du côté de l'Élysée. En tout cas, c'est pas fermé du tout. Sébastien Lecornu qui hier a tenu une conférence de presse sur les incendies.

Donc il a annoncé pas mal de nouvelles Z a là aussi on verra il y a peut-être une incertitude parce que qui dit nouvelles Z aide, il faut qu'elle soit validée aussi par le parlement. Est-ce que pour est-ce que ces promesses pourront se concrétiser ou pas ? Là aussi, peut y avoir un doute.

Mais alors donc il y avait cette conférence de presse, il annonce des nouvelles aides, il annonce comment il va aider les les sinistrés, les communes, les collectivités, les agriculteurs. Et à un moment donné, il parle du budget, il sait c'est ce qu'il attend dans les prochains jours et il appelle les partis d'opposition à la responsabilité. Celles et ceux qui nous ont dit qu'il y avait pas assez de moyens pour la justice pendant l'affaire Liana pour se rappeler qu'il faut voter un budget.

Tous celles et ceux qui nous ont fait la leçon sur les Canadaires et les moyens de sécurité civile pendant le mois de juillet vont se rappeler qu'il faut voter un budget. Enfin, vous allez pouvoir reprendre toutes les polémiques du printemps et de l'été. Et quand on va y apporter des réponses, je ne doute pas que celles et ceux qui nous l'ont demandé prendront leur responsabilité parce que c'est pas que l'affaire du gouvernement.

La classe politique aussi doit prendre sa responsabilité. C'est pas parce qu'il y a des élections présidentielles qui vont faire n'importe quoi. Il peut être entendu.

Là, c'est la méthode de Sébastien Lecnu et on a vu plusieurs fois dans les débats précédents qui faisait des interventions très courtes parce que il le dit aussi bah il mettra clairement sur la place publique ceux avec qui c'est possible de travailler, ceux qui ne jouent pas le jeu et c'est un petit peu ça a fonctionné l'année dernière, est-ce que ça peut fonctionner cette année ? Ça va être compliqué parce que ce qui s'est passé l'année dernière avec notamment le compromis avec les socialistes à quelques mois l'élection présidentielle c'est impossible cette année. Compromis sur la réforme des retraites justement juste sur la charge de la dette.

Ça cesse ça ne cesse de grossir finalement on arriff boule de neige. C'està-dire que plus vous avez de dettes euh plus vous payez des charges d'intérêt plus vous payez des charges d'intérêt plus vous augmentez le déficit annuel et la dette qui est derrière. Je rappelle les chiffres cette année les charges d'intérêt vont avoisiner 80 milliards d'euros et d'après les projections qui ont été fait par le rapport présenté par les quatre les quatre collègues économistes du mois de juillet à politique inchangé on va dans le mur.

Bon, si je me permets de dire un mot par rapport à ce que disait monsieur le cornu, je suis comme vous. Je trouve qu'il tient il a le mérite de tenir le langage de la vérité sur les incendies, le coût des incendies. Je veux dire, c'est pas uniquement un problème pour l'État ou les collectivités locales.

Il va y avoir un sujet du côté des compagnies d'assurance et et du côté de l'augmentation derrière, malheureusement pour nous tous, l'augmentation des primes. Donc la répartition entre ce qui va être de l'argent public dans un contexte où il y en a pas beaucoup du point de vue des marges de manœuvre. et ce qui va être pris en charge par les compétences, ça va être un sujet politique à suivre attentivement.

Justement, vous parlez des incendies et toute une politique à mettre en œuvre sans doute pour lutter contre le richement climatique. Il y a l'idée de la ministre de la transition euh écologique Monique Barbu qui propose de financer cette adaptation au changement climatique via l'épargne des Français qui représente si plus de 6000 milliards d'euros. C'est deux fois le PIB de la France.

Est-ce qu'il y a la raison ? Est-ce que ça serpent l'épargne français ? Elle appartient au français, elle appartient pas à l'État.

C'est un problème d'incitation. Comment faire en sorte qu'une partie plus importante de cette épargne aille financer le coût de la transition énergétique, la défense et cetera ? Mais ça c'est des problèmes de produits financiers, c'est des problèmes de fiscalité et cetera.

C'est pas à madame Barbu, à n'importe quel ministre de décider de l'allocation de l'épargne par les Français. Pas touche à l'épargne. Non, c'est pas ce que je suis en train de dire.

On ne peut que par des politiques assiettatives éventuellement essayer d'en allonger l'horizon pour financer la transition énergétique, mais c'est uniquement par la politique des produits financiers, par la politique fiscale de l'ÉPANE qu'on peut éventuellement essayer d'agir un peu sur la structure de l'ÉPAN. Ça ça n'est pas d'en haut, si je puis dire, qu'on peut piloter tout ça. Les retraites.

Donc, on sent que ce sera l'un des gros enjeux de 2027. Quelles sera les propositions des candidats en la matière ? même au sein d'un même camp, on voit qu'il y a quand même des dissensions, tout le monde n'est pas d'accord à l'image de Gérald Darmanin, le garde des saut vient de renoncer à la présidente Sielle.

Il soutient Édouard Philippe, il l'a annoncé à la voie du Nord, mais les deux hommes sont en désaccord profond sur l'âge de départ à la retraite. Regardez ce que dit Gérald Armanin. Je suis opposé à la retraite à 67 ans, tel évoqué par Édouard Philippe.

On en a parlé, il n'a pour l'instant pas changé d'avis, mais j'espère le convaincre, dit-il. Nivine Potros. Nivine nous a rejoint.

Bonjour Nivine. Quelles sont les positions des différents candidats donc sur cet âge de départ à la retraite ? Alors d'abord concernant Édouard Philippe, en réalité les choses sont en train de changer.

C'est vrai qu'il y a quelques années et bien le maire du Havre avait évoqué cet âge de départ à 67 ans. Mais dans son propre camp tout le monde n'est pas d'accord. On vient de voir Gérald d'Armanin par exemple.

En réalité, il faudra suivre de très presse qui sera inscrit dans le programme du candidat Philippe parce qu'un changement est possible, nous dit-on. Du côté du Rassemblement national et bien là aussi les choses ne semblent pas totalement arrêtées. Marine Le Pen, elle milite pour un âge de départ à 62 voire à 60 ans avec 40 à 42 années de cotisation.

Mais là encore, c'est intéressant. Ce n'est pas la vie de Jordan Bardella qui dans la presse allemande avait expliqué en fait que le parti à la flamme réfléchissait plutôt à un relèvement de l'âge légal. Là aussi, il faudra être très prudent.

Du côté des Républicains, c'est très clair. Bruno Rotaillot défend l'idée de repousser l'âge de départ à 65 ans. C'était déjà la proposition de Valérie PC en 2022.

Gabriel Atal, lui, il propose tout bonnement de supprimer l'âge légal de départ à la retraite. Il préfère plutôt se concentrer sur la durée de cotisation avec un système de surcôte ou de décôte en fonction de la carrière des uns et des autres. à gauche, le presque candidat Raphaël Gluxman.

Et bien lui aussi, il a dit qu'il ne ferait pas de l'âge légal un totem absolu. Il veut plutôt se concentrer sur la durée de cotisation et surtout sur la pénibilité. Pour ces alliés du PS, en revanche, la position est beaucoup plus claire.

Âge légal de départ à 62 ans avec 43 années de cotisation. Finalement, le seul qui n'a pas bougé d'un Yota depuis des années, bien, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il propose toujours et encore un âge de départ à 60 ans avec 40 années de cotisation.

On verra si c'est euh faisable économiquement dans un instant. Merci beaucoup Nivine. Michel Cot euh 67 ans pour Édouard Philippe.

Nivin nous révèle effectivement qu'à priori c'est en train de bouger. C'est intenable. C'est intenable pour un candidat de faire campagne sur intenable. d'autant que euh ça ça a au moins le l'avantage d'être euh clair en 10 67 ans, mais en réalité manifestement se dégage lentement mais peut-être sûrement hein un un accord pour un pour les cotisations.

On compte le temps des des cotisations et non pas l'âge légal avec des avec des côtes évidemment si on le prend trop tôt et je pense qu'autour de ça on voit effectivement que Jordan Bardella avait le bizarrement le premier montré l'intention ce qui à mon avis lui a pas réussi du côté de Marine Le Pen mais enfin bon passant et et que le reste se met à dire c'est idiot d'avoir un âge retraite même si toute l'Europe pense à passer à 69 ou sur même 70 ans. Donc pas d'âge à retraite c'est tabou. En revanche, le nombre des cotisations, le volume des cotisations, le temps des cotisations, c'est important et c'est là-dessus qu'on peut jouer sans trop euh sans trop provoquer, si j'ose dire, l'indignation, une indignation populaire qui se qui se qui se comme ça qui se concentre sur l'âge de départ à la retraite.

Est-ce que c'est pertinent effectivement de parler de d'années de cotisation plutôt que de d'âge légal de départ ? C'est politiquement plus pertinent parce que la France a un problème avec disons l'âche pivot. On l'a bien vu au moment de la réforme de 2023.

Je vous rappelle quand même que tous nos partenaires autour de nous ont moins de problèmes. Va dire, ils sont à 67 ans pour la plupart. Vous arrivez à l'expliquer ça ?

Je sais pas, j'ai pas de théorie là-dessus. Est-ce que c'est peut-être un problème général de euh de débat sur la valeur de travail euh qui a été posé avec l'arrivée des 35 heures. Je suis pas en train d'accuser les 35 heures de tous les mots.

Je dis simplement, je pense qu'il y a un débat sur les relations avec le au travail. Je pense comme Michel Cot que la manière politiquement de rouvrir le débat parce qu'il faut le rouvrir hein, dire la démographie est implacable. Euh s'il y a un domaine dans lequel on peut faire des prévisions à peu près fiables en économie, c'est la démographie.

C'est pratiquement le seul. Donc euh il y a le vieillissement de la population. l'idée d'indexer l'âge de la retraite, je reviens là-dessus sur sur l'espérance de vie qui est pratiquée par pas mal de nos voisins, c'était une manière, j'allais dire presque objective euh pour tenant compte de ces facteurs démographiques, mais visiblement politiquement, c'est difficile.

Donc il faut rouvrir le débat parce qu'il faut le rouvrir. Oui. Euh euh euh disons en parlant de la durée de cotisation et les incitations peut-être à travailler plus longtemps grâce à une durée de cotisation qui donnerait une retraite plus élevée parce que c'est ça la durée de cotisation et un schéma si étatif derrière ça reviendrait peut-être au même mais on agiterait moins ce qui est devenu un chiffon rouge de la politique française.

Il le dit Gérald Arrmanin quand il s'oppose à Édouard Philippe sur cet âge de départ à la retraite. Il faut être plus à l'écoute de la frustration sociale et des difficultés de nos compatriotes dit-il. Oui, on bien que c'est là-dessus que Darmana se se se se sépare.

Il a Darmana, il a un profil disons grosso de gauche. Euh il y tient beaucoup, il est lui-même, il revendique beaucoup son ascendance populaire et cetera. il croit beaucoup et donc euh c'est son capital en quelque sorte, c'est son capital politique hein, d'être plus euh euh plus ouvert, plus proche de la population, plus proche d'un pays ouvrier.

Bon, donc euh là-dessus, c'est peut-être un un apport essentiel à à Emmanuel Philippe Édouard Philippe peut-être essentiel. Effectivement, c'était l'annonce de la soirée, c'est tombé quoi hier soir, voilà, dans l'interview accordé à la Voie du Nord, il le dit. Donc, il décide de renoncer à la présidentielle, le garde des SAU, pour soutenir Édouard Philippe.

Nous sommes dans une situation extrêmement difficile, dit-il, socialement difficile pour les Français. Donc, j'ai décidé de ne pas rajouter de la division et de ne pas me présenter et de soutenir Édouard Philippe. Voilà comment il l'a annoncé.

Oui. Et dans cette interview là, on voit que ce n'est pas un ralliment avec un grand panache et se dire que tout est merveilleux. Bien au contraire.

Dès la deuxè ligne de l'interview, justement sur les questions de fond, Gérald Darmanin demande des comptes, explique qu'il veut des garanties et a tweeté Édouard Philippe il y a juste quelques minutes avant de venir en plateau où il a bien noté en fait la complémentarité de leur profil et notamment sur le côté de la fibre sociale. Alors le bouger sur la retraite à 67 ans, on l'avait déjà un petit peu vu venir parce que dans les équipes d'Édouard Philippe, on nous explique que c'était pas le totem. effectivement on pourrait un petit peu négocier mais là ce qu'on nous dit depuis quelques heures, c'est qu'il va falloir en fait trancher cette questionlà.

On peut pas laisser une question aussi importante programmatique en suspens. Et il demande en fait à Édouard Philippe ben d'avancer les pions et de se dire concrètement ces 67 ans, ce n'est pas ça. On sait que les deux hommes vont faire la rentrée politique à Tourcoin le 30 août prochain.

C'est peut-être aussi l'occasion de clouter. Et Rénéral Darmanin a aussi de son entourage, c'est ce qui nous laisse transparaître. S'il n'y a pas de bouger sur le question sociale, il le dira.

Donc c'est pas un ralliment 100 % garantie. On y va. Ah non, on voit qu'il y a pas mal de conditions.

Il parle des retraite, il appelle par ailleurs Édouard Philippe à faire le premier pas vers Xavier Bertrand. C'est à lui de montrer son souci de rassemblement, dit-il. Et il l'appelle à voir à avoir un programme plus populaire.

Là aussi, toujours dans la Voie du Nord, je vois beaucoup de frustration sociales chez les gens. Il faut convaincre une partie de l'électorat populaire de voter pour nous. J'appelle Édouard Philippe à rassembler des personnes qui sont différentes autour de lui, d'accepter les critiques, d'accepter la recomposition politique et d'en être le chef.

C'est pas je soutiens comme l'image de mot de Brejon, c'est le meilleur et tout. Loin loin de là avec les conditions. Et cette idée d'un d'un ticket, c'est-à-dire d'un duo d'un binôme avec Xavier Bertrand, elle est intéressante parce qu' ça dit aussi autre chose de la droite, c'est cette histoire d'une d'une golisme plus social.

On n pas encore eu on a sollicité Xavier Berton pour savoir ce qu'il en dit. Je vous tiens au courant dès qu'on a une réponse pour savoir s'il trouve que c'est une excellente idée. Tandarmanin, il dit tout haut.

Estce que tout le monde pense tout bas ? Est-ce que toute la France parle tout bas ? Pense tout bas.

Il dit tout une nécessité évidente qui est que le groupe commun comme on dit doit se réunir autour d'une personne s'il se mettent à se diviser. Si chacun avance son pion et puis simplement fait au dernier moment dit ou là j'ai pas assez de voix, j'ai pas assez donc c'est trop tard. Non, c'est dès maintenant.

On a très peu de temps. On Moi, je suis stupéfaite quand même par la cécité des hommes politiques. Pardon, je vous dis ça en ce moment.

Bon, on n pas 10 mois, on a même plus 10 mois. On a 6 mois, 7 mois. C'est c'est en avril que ça stratég parce que qu'est-ce qu'est-ce qu'on attend pour une décantation ?

On attend la le début avril. A priori, c'était plutôt février. C'est un accord un peu tacite entre les entre Gabriel Atal et Édouard Philippe.

Le mieux placé restera et l'autre se retira. C'est très tard. Ouais, je pense que le ralliment de Darmanin à Édouard Philippe va accélérer les choses.

Oui, moi aussi. Et que cette idée, vous parliez ticket tout à l'heure éventuellement à tr pour moi, il y a déjà un ticket à deux. Édouard Philippe d'Arbanin, c'est déjà un ticket d'une certaine façon où se ce compose se se combine en quelque sorte une approche plus au plus haut fonctionnaires si vous voulez ancien premier ministre certes mais au départ au fonctionnaires comme Édouard Philippe et quelqu'un qui qui est le produit de l' de l'ascenseur social comme d'arbana et je pense que les au fond le débat c'est est-ce que les Français peuvent se retrouver dans un ticket ou dans un ticket de dans un candidat ou un ticket de candidat.

Et là, je pense que ça va vous parler beaucoup de bouger. Alors, je sais que c'est le terme à la mode, excusez-moi de pas l'utiliser nécessairement, mais ça va, je pense que ça va faire bouger ça. H peut-être.

Oui, vous le reprenez. Oui, mais comme verbe et éventuellement et éventuellement effectivement je sais pas ce que à quoi pense Xavier Bertrand éventuellement un un ralliment médité aussi expliqué autant que d'Armana le fait de Xavier Bertrand changerait vraiment beaucoup la donne et notamment poserait le problème un problème capital à Bruno Rotaillo évidemment ça manque un peu de femme sans doute mais ça viendra oui mais on vient c'est souvent le problème avec les macronistes sans doute juste effectivement sur cet accord un peu tacite Pour l'instant, Eddard Philippe est le mieux placé. C'est celui qui est parti le plus tôt, il s'est déclaré en 2024 et a priori donc c'est le mieux placé par rapport à Gabriel Atal.

L'un des deux se retira forcément début début 2027. Ben, c'est l'enjeu des prochains mois, c'est chacun développe sa stratégie euh de campagne. On voit du côté d'Édouard Philippe, c'est d'avoir des ralliments d'avec d'un poids politique.

Du côté de Gabriel Atal, ça a été plutôt d'occuper le terrain cet été avec au moins une quinzaine de déplacements. À un moment, il va falloir les deux du terrain et des rallims. Lequel va réussir à concrétiser en quelque sorte ce début de stratégie et bien les choses vont se décou c'estàd ceux qui excuse mo ceux qui font qui restent encore en piste, ils font monter le prix du ralliment.

C'est ça. Oui. Oui. d'un autre d'un autre côté sans sans ralliment sans ralliment et dans l'état nous sommes avec un début de ralliment effectivement mais quand même beaucoup de gens encore en piste qui attendent on voit bien comment ça se passe entre Atal et Édouard Philippe bien sûr on est d'accord on s dit ah mais le mieux placé ça n'existera pour l'autre mais on voit bien qu'il y a les équipes qui sont pas d'accord et qu'après pour avoir un ralliment en mois de janvier au mois de février c'est très tard les gens sont partis déjà sur leur ligne.

Donc c'est maintenant faire un front commun et c'est pas en janvier. À mon avis, le trou de souris à la rigueur euh euh on peut le concevoir pour la gauche mais en revanche là il y a pas de trou de souris, il faut y aller ou alors on fait autre chose. Bon campagne qui va s'avérer passionnante forcément la suivra avec vous notammente.

Merci beaucoup merci pour les analyses. On va passer maintenant à l'actualité internationale avec une fois n'est pas de coutume. Une petite phrase qui a retenu notre ascension.

C'est devenu un scandale majeur aux États-Unis. Les conditions de navigation à bord de l'USS à Abraham Lincoln inquiète de plus en plus. Les le porte-avion est déployé au Moyen-Orient, vous le savez.

Et bien, les marin à bord parlent de pénurie alimentaire, de douches moisies, de tentative de suicide. Les Américains attendaient une réaction de Donald Trump après avoir minimisé un peu du bout des lèvres il y a quelques jours. Et bien cette nuit, le président américain a carrément balayé d'un revers de la main toutes ses accusations.

Écoutez la petite phrase dont on vous parle. Monsieur le président, a-t-il suffisamment de nourriture à bord de l'USS Lincoln ? Oui, bien sûr, céit un faux reportage de CNN.

Le Lincoln est en mer depuis un certain temps, mais au fil des ans, il nous est arrivé de le laisser en mer. J'étais à une réunion de groupe et un amiral est venu me voir ce weekend. Il m'a dit, "Je connais des gens à bord du Lincoln qui me disent qu'il est magnifiquement entretenu et très bien soigné.

D'autres personnes se sont renseignées et ont découvert qu'il s'agissait d'une fausse information diffusée par CNN. Fake news crit le président américain Grégory Philips nous a rejoint. Merci d'être là Grégory.

Général Livier Campf, bonjour. directeur du cabinet stratégique la vigie, chercheur associé à la fondation pour la recherche stratégique et auteur de l'OTAN au 21e siècle aux édition du Rocher. Sorour Cassmaille, bonjour, vous êtes écrivaine et éditrice franco-irane.

D'abord, la situation politique aux États-Unis Grégoryi et cette réponse du président américain qui fait suite à Pitex, à celle de Pitex qu'on va écouter dans un instant. Mais ça monte aux États-Unis, ça monte et le président américain dit tout ça c'est faux. Bon, fake news contre fake news.

Je pense que la mission actuelle de l'USS Abraham Lincoln est bien l'une des plus longues de de ce porte-avion. Euh sachant que un des records a été battu par le Gérald Ford précédemment qui était resté en mer quasiment 1 an. Normalement, les les les navires ou au moins les équipages doivent être relevés dans un délai beaucoup plus court.

Pourquoi euh Trump s'emporte ainsi contre le média qui lui pose la question ? Parce qu'il sent bien que ça devient quand même un sujet très polémique aux États-Unis. Euh pourquoi ?

Parce que qui a commencé à tirer la sonnette d'alarme ? Ce sont d'une part d'équipage via leur famille. Ce sont les familles qui les premières ont dit c'est pas possible que nos marins vivent dans des conditions aussi déplorables.

Enfin, on l'a dit répété sur ce plateau. Problème de de nourriture, problème de logistique, il manque de déodorant et de dentifrice à bord. Il y a les équipements qui après 9 mois en mer, 6 mois dans le golf commencent à vieillir et à moins bien fonctionner.

Et donc vous avez un véritable ralbol d'une partie de l'équipage euh qui a été communiqué par les familles et vous avez raison, c'est devenu un problème politique puisque le camp démocrate s'en est emparé aussi pointant la responsabilité de celui qui est le commander in chief, le commandant en chef. Alors évidemment, Trump n'est pas responsable de l'acheminement de la logistique à bord de ce euh porte-avion, mais il est le commandant en chef, donc c'est lui qui doit répondre des problèmes rencontrés notamment par ses équipages et un peu responsable finalement de la longueur de de la mission. Écoutez, Pite Exec, le secrétaire à la guerre qui lui aussi en fait et bien criait au en tout cas, il minorait les problèmes rencontrés par les marins à bord de l'USS Lincoln.

Écoutez, c'était il y a 4 jours. C'est une interprétation totalement erronée. Nous veillons à ce que chaque navire, chaque équipage, chaque capitaine dispose de tout ce que nous pouvons leur fournir à tout moment.

Certaines missions sont plus longues que d'autres et j'éprouve plus de respect et de gratitude envers ses marins que quiconque. Ce qu'ils accomplissent en haute mer dans des conditions difficiles avec peu d'escal, c'est incroyable. Les Américains ne comprennent pas ce que cela représente.

En tant que personne qui n'a jamais été à bord d'un navire de ce type mais qui a connu de longs déploiements, je le ressens. Je veux que les équipages soient relevés le plus rapidement possible. Je veux ce qu'il y a de mieux pour eux.

Mes commandants le savent, le président s'attend à cela. Est-ce que l'administration Trump va pouvoir s'en sortir en si bon compte ? C'est-à-dire un président qui crie au fake news, un secrétaire de la guerre qui dit "C'est faux.

Le problème c'est qu'il y a pas que CNN qui l'affirme. Ce sont les familles de marins effectivement qui s'expriment de plus en plus. Ce sont les démocrates qui s'en saisissent désormais.

Et l'un d'eux, un sénateur demande à ce qu'il y ait une délégation du Congrès qui puisse mener une enquête sur place. Voilà ce qu'il dit. Les récits des membres d'équipage menaçant de sauter du navire.

Effectivement, il y a eu des des des témoignages qui parlent de tentative de succis. De sauter du navire constitue un signal d'alarme effrayant quant à la gravité de la situation. Douche moisie, eau chaude sporadique, repas et savon rationnés, toilettes hors duage.

Il réclame donc une mission d'inspection sur le porte-avion américain. Vous avez deux problèmes, vous avez un problème logistique parce que pourquoi finalement le Ford, le Lincoln ont des difficultés, c'est que le D3 d'Ormous est fermé et que avant il rentraient dans le golf et ils allaient faire escal là où il y avait les bases et où pouvaient s'approvisionner. Maintenant, ils ont quasiment plus d'escales à proximité.

Ils sont obligés d'aller à Guam qui a 3000 de mémoire, enfin le moins. Euh et donc ça fait des élongations logistiques qui sont énormes. Donc voilà pourquoi vous avez quand même ce problème du Lincol après celui du fort.

Après vous avez le deuxième sujet que vous vous posez Magalie qui est celui de la dimension politique et on voit bien que le soutien politique à la guerre d'une façon générale mais plus particulièrement à Trump est en train de se roder. il est tombé à son il a 33 % je crois de soutien qui est le plus bas y compris par rapport à son premier mandat. Il n'est jamais tomber aussi bas et parmi sa base militante la base Maga, vous avez 75 % qui sont en train de dire "Vous savez la guerre en Irak, on voit pas très bien en contre l'Iran, on voit pas très bien à quoi ça sert." Et il y en a 3 33 % qui disent "C'est trop long, il faut arrêter." Or, Trump s'était engagé par de guerres longues.

Là, il y a une guerre longue, il y a des Américains qui râent et à la maison, vous avez le galon de pétrole qui est en train de de de monter le prix du galon de pétrole qui est en train de de gasoile, pardon, qui est en train de monter dans des proportions foramineuses. Donc, les gens ne sont pas contents tout simplement. Est-ce que ça peut devenir un gros gros gros problème politique à quelques semaines des élections de mi-mandat ?

On rappelle juste le parcours de l'USS Lincoln. Il était il avait quitté San Diego donc aux États-Unis en novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale. Et en fait, il a été dérouté vers le Moyen-Orient au moment où les États-Unis commencent leur guerre en en Iran.

Ça fait le Ford pour remplacer le Ford. 260 jours en mer, plus de 200 jours sans escale. Ça commence à devenir un record et qui va pas tarder à battre celui du Ford.

C'est intenable. Comment est-ce que Donald Trump peut s'en sortir juste en criant fake news ? Alors, vous avez raison sur notamment les prochaines échéance évidemment les élections de 1000 mandats dans 80 jours.

Il y a quand même fort fort à parier. Peut-être que je serai démenti, mais que la situation iranienne ne sera pas réglée début novembre et que Trump se présentera aux élections avec euh ce fardeau euh sur les épaules. Il y a un autre rendez-vous, c'est euh euh le le 8 septembre, Donald Trump organise, vous savez, une grande convention républicaine avant les élections de Mandat.

Normalement, c'est tous les 4 ans avant l'élection générale. Là, il rassemble tous ses supporters à Dallas, au Texas pour 2 jours de célébration avant les élections de Midterms. Si à ce moment-là les problèmes notamment du Lincoln ou d'autres bâtiments américains ne sont pas réglés, ça fait quand même tâche. c'est vous allez avoir 48 heures de célébration d'un moment très patriotique, très protrum, très républicain alors que y a des boys alors qu'il y a des boys qui sont maltraités sur le terrain.

J'ajoute juste un un détail qui a son importance, c'est l'attachement des Américains à leur armée. Enfin, n'importe qui qui est allé aux États-Unis se souvient des scènes où vous prenez un avion de ligne d'une compagnie intérieure, le commandant de bord va quasi systématiquement saluer les militaires qui se trouvent à bord. Ils vont être applaudis par les gens.

Il y a un vrai lien entre les États-Unis et leur armée. Et c'est pour ça que ça touche au cœur des Américains notamment de savoir qu'ils sont comme ça pour des problèmes logistiques en souffrance et notamment avec des problèmes de santé mentale qui ont été révélés par les familles. Encore une fois, imaginons, je prends le la rhtorique de l'administration Trump.

Est-ce qu'il peut effectivement y avoir version contreversion ? C'est-à-dire que Trump dit c'est faux, les familles des marins affirment qu'il y a plein de problèmes et tout mais il y a bras de cooper. le patron du fameux SENCOM, le commandement central américain qui s'est rendu sur place.

Oui, il aurait pas il aurait pas envoyé l'amiral Cooper. C'est ça. Et donc on voit les images où bon sur ces images tout se passe bien.

Voilà, il a parlé d'une expérience éblouissante, je le cite. Il dit que tout n'est pas parfait à port mais que le niveau de santé mentale n'est pas le pire sur cet avion là par rapport ce porte-avion là par rapport aux autres bâtiments de guerre engagé. Être en mer pendant une longue période n'est pas fait pour tout le monde, dit-il.

C'est difficile et chacun d'entre nous, y compris pour moi, réagissons différemment au stress. Non, de de fait c'est une le fait que l'amiral Cooper soit détaché aussi rapidement sur le SS Abraham Lincoln est une reconnaissance qui a un problème. Même si le discours officiel dit plutôt le contraire, vous n'envoyez pas le patron de SENCOM qui est très occupé en ce moment avec notamment l'histoire du D3 d'Ormous et les opérations, le le blocus du D3, le maintien de l'armada et cetera.

Vous ne l'envoyez pas immédiatement sur le pont de ce navire s'il y a pas un souci. suroras et puis cela donne une piètre image de l'armée américaine à l'extérieur. Il y a pas que la politique intérieure, c'est avec ces plateaux repas que vous voulez nous faire la guerre.

En face, la propagande du régime iraien en jubile et et on fait tout un la sauce de toutes ces ces nouvelles vidéos et cetera euh que voilà, ils sont dans le dans le dans la mer d'Arabie depuis les plateaux repas dont vous parlez, c'est ça ? C'estàd il y a un rationnement et puis ça te donne pas très envie. Apparemment c'est pas très bon.

Voilà. Et et c'est pour ça que au fait Trump ne peut rien faire contre ces photos qui sont diffusées par les familles et les témoignages des familles. Donc il y a aussi cet aspect de politique de politique internationale et d'image de marque de la l'armée américaine qui est après l'armée russe qu'on croyait être deuxème armée la plus importante dans le monde.

Là, c'est la première armée la plus importante qui d'abord il n'a pas pu vraiment venir à bout des gardiens de la révolution et de l'armée iranienne que Trump considérait comme nul. Et et là, il y a cette image, comment on traite les soldats ? Comment on traite image déplorable image déplorable alors que Donald Trump finalement, je sais pas si vous serez d'accord avec ce vocabulaire, est embourbé dans ce conflit au Moyen-Orient avec donc cette guerre en Iran qui n'en finit pas.

Il ne sait pas comment en sortir. Il perd patience et il va jusqu'à menacer un allié dans la région. Ce matin, vous avez dit que vous bombarderiez Oman s'il gênait la réouverture du D3 d'ormouse.

Driez-vous que vous avez perdu patience avec Oman ? Non, je ne pense pas qu'il se soit très bien comporté mais nous les avons maîtrisé très facilement comme nous le faisons avec les autres. Voilà, ça c'est sa réponse.

Alors que sur Fox News le matin même, moi j'ose pas être vulgaire. Mais est-ce que je peux le dire Grégory ? Exactement ce qu'il a dit.

Nous allons bombarder. Ouais, j'ose même pas bref. Je vous le dire en anglais les anglopes à pression à propos d'Oman, il a dit bomb the shit out of them.

On va leur bombarder la gueule. Voilà. Exactement.

On va leur C'est un allié. Il parle d'un allié. Oui.

La question c'est est-ce qu'il va qu'est-ce qu' va bombarder à Oman ? La base américaine aérienne d'Almasira. Non mais exactement. où les Américains ou et les Britanniques euh donc sont là.

Euh c'est c'est assez c'est encore une des euh des tournures de de Trump euh qui qui trompe personne. Mais la question c'est Mais il est en colère juste un mot, il est en colère parce que au fait les négociations entre l'Iran et au sont voilà bloqué n'avancent pas et alors d'après certains médias indépendants de la région euh de l'opposition iranienne, c'est pas parce que Oman est en train de négocier, c'est parce que Oman ne veut pas se soumettre à la volonté des Iraniens. qui impose tous les jours de nouveaux de nouvelles mesures.

Pas de détails làdus les tractations d'oman gêne un petit peu, c'est pour parler avec l'Iran mais on avait juste envie enfin quand on entend ça bon là c'est des justifications un peu plus policées mais quand on le voit prononcer cette phrase je vais leur bombarder pardon j'ai j'ai du mal à être vulgaire mais je vais leur bombarder la gueule on se dit mais pourquoi je mets pourquoi avec plein de points d'interrogation qu'est-ce qu'il lui prend ? Non, mais c'est surtout que Oman est quand même un des pays alliés des États-Unis dans cette région et un des alliés les plus euh les plus fidèles. Donc quand on voit comment il traite ses alliés et je fais une toute petite parenthèse aussi la Corée du Sud qui est un pays allié dans une autre région euh et comment au contraire il il ventent les mérites de dirigeants qu'on peut considérer comme étant dans un camp ennemi type Kimjon ou le Nord-Coréen.

Il vaut mieux être ennemi de Trump que son allié. En tout cas, c'est c'est la manière dont il traite les pays qui jusqu'ici comptaient sur le soutien des États-Unis. Exactement.

Est-ce que il peut même on peut il est plus plus tellement fiable. Donc on parle de la Corée du Sud hier, on parle là d'Oman, on parle du Canada, de l'Europe. Est-ce que finalement l'Amérique de Trump est encore fiable ?

Peu bien évidemment. On voit surtout que Trump est au coup de de de son impasse et tout ce qui manifeste, c'est un dépit, le dépit de ne plus avoir bar sur les événements alors que c'est soi-disant le le roi des accords, le roi de la négociation. Pour revenir à Aan, ce qui le chagrine, c'est finalement qu'il y a une négociation bilatérale.

Vous dites comment est un allié traditionnel les États-Unis ? J'ai un peu pondéré cette appréciation, si vous permettez. Oui, c'est un allié, mais Oman a toujours eu le rôle dans dans dans la région d'être finalement l'acteur neutre qui permettait de faire le lien avec tous les acteurs régionaux.

Donc oui, il était poli avec les Américains mais c'était pas un allié même s'ils accueillent bien évidemment quelques Américains sur le sur leur territoire des Brit aussi avec les Iraniens et avec et voilà. Et donc ce qui ce qui est intéressant, c'est-à-dire que d'habitude Om servait de médiateur finalement dans le panier de crabes et là on s'aperçoit qu'on a une négociation directe entre Oman et l'Iran euh bah justement autour du des trois d'ormous et finalement la réaction vulgaire, je rejoins ce que vous dites Magalie, la réaction vulgaire de Trump c'est celle d'un dépit. Ils sont en train de négocier et alors que doit dans mon esprit euh tenir le rôle de médiateur, a un rôle particulier, à son rôle propre, à sa stratégie propre en dehors de moi.

Et c'est ça qu'il veut punir. C'est cette espèce d'indépendance qui est prise paroman. Hm est-ce que je peux vous montrer une image ?

On a l'impression que c'est ça date. Ça date et elle date de il y a quasiment bah 2 mois jour pour jour. Rappelez-vous c'est quoi ça ?

Versailles. Versaill. Ben, on est arrivé au terme 61e jour.

C'est ça. C'est-à-dire que le 17 juin dernier, à l'issue du G7 qui se tenait à Évian, Donald Trump vient à l'invitation d'Emmanuel Macron à Versailles. On s'était dit, c'était la fin du G7, ils vont parler direct.

Et surprise, Donald Trump ici signe de sa main l'accord, le protocole d'accord avec les Iraniens. Personne ne s'y attendait. C'était il devait être minuit, il était très tard dans la soirée et il prend tout le monde de cours.

L'accord est signé de sa main à lui, Donald Trump. alors que sa délégation devait euh euh la signer le le lendemain, me semble-t-il, le surlendemain même, le vendredi. Il en reste quoi de cet accord-là ? d' qu' il avait présenté triomphalement aux alliés hein.

D'abord, rappelons-nous qu'il paraf le texte en deux versions, en anglais et en farci. En anglais et en persant, ce qui était quand même assez étonnant comme scène. Et ce mémorandum donnait une revoyure à 60 jours.

Euh voilà les points sur lesquels nous allons tomber d'accord dans le dans le délai qui nous est imparti et dans 60 jours, on se retrouve pour euh notamment aborder les questions les plus compliquées. Je pense par exemple au nucléaire iranien. Hm.

Et ben voilà, les les 60 jours sont passés, euh Ormous est fermé. Euh les Iraniens de par leur déclaration se montre chaque jour plus vindicatif. En tout cas, les gardiens de la révolution, la la crise est loin d'être réclée.

Ça veut dire que cet accord-là n'a servi à rien. Bah là, il est mort. Enfin, il est au point zéro.

On sait pas parce que entre-temps, il y a eu aussi un revirement stratégique du du côté iranien. C'està-dire c'est ils avaient signé cet accord. Vous vous souvenez Trump avait déclaré que le le pétrole coule à flot maintenant et cetera et donc il a il a levé les sanctions sur l'exportation du pétrole iranien.

L'Iran a pu euh je sais pas pendant 10 jours à peu près en vendre donc vendre du pétrole. Puis après euh les les le régime iranien a commencé à tirer sur des navires qui euh voulaient traverser donc le T3 et cetera et on est et tout s'est arrêté. Euh Trump s'est fâché, il a il a de nouveau remis le le blocus euh sur le T3 et cetera.

Il y a eu entre-temps un revirement à l'intérieur, cette réorganisation de la stratégie et de du cœur du pouvoir iranien entre-temps. Euh mais parce que justement il y a eu ce bloc des négociateurs extrêmement décrié par les gardiens de la révolution et donc les gardiens de la révolution furieux de cette scèneel. Oui.

Alors ont repris un peu plus la main, ont fait en sorte de faire capoter cet accord. Alors, c'est ce qu'on a on a pensé on a voulu penser que ce sont les gardiens de la révolution en bloc qui sont contre ces ces négociation mené par Kalibaf et Anarchi avec le avec le soutien de PESK et à travers lui de Mabeni. Aujourd'hui, on a d'autres éléments qui laissent penser que au fait les gardiens de la révolution étaient et sont d'accord avec ces négociations.

Donc c'est c'est vraiment une histoire de propagande et de de mener cette stratégie de comment dire de de façade en disant "Nous négocions pas" alors que ce mémorandum d'entente était très favorable. le régime iranien, ils ont quand même eu 3 milliards d'euros tout de suite cash et on parlait de de de lever le la sanction toutes les sanctions de de rendre les avoirs iraniens et un investissement aussi de 300 milliards en Iran. Donc tout ça c'était favorable et on apprend il y a il y a 2 jours par exemple, il y a eu un un autre on on a appris queau au mois de mai, il y a eu un autre canal de négociation via le Kurdistan irakien avec Natsirvan Barzani euh comme médiateur avec directement avec les gardiens de la révolution et Vahidi qui est maintenant chef d'étatmajor avait dit nous sommes d'accord pour négocier mais ça aussi au fait ça n'a pas eu lieu euh pour x raison et hier soir euh le régime irainien alors il démont mais euh le le les bureaux du premier ministre du kurdistan irakien ont été euh touchés par une plie de drone et de de missiles.

Donc c'est c'est je pense que c'est plus une question de politique intérieure iranienne qui joue avec tous ces éléments pour finalement dire que nous nous voulons faire la guerre jusqu'à la victoire. C'est ce qu'il c'est leur slogan. Donc Donald Trump est pieds et points liés.

Ça n'avance pas. Un nouveau bateau a été frappé aujourd'hui à Ormouse. Le D3 est toujours quasiment bloqué.

Et donc cet accord, je vous pose la question à vous aussi général de Versailles, il a servi à quoi ? Il y a eu un avant après quand même. Oui, il y a eu un avant après.

Malgré tout ne ne euh il n'a pas servi à ce qu'on obtienne 60 jours après un accord définitif, mais malgré tout, il a changé le régime des hostilités. C'est-à-dire que nous étions jusque à juin dans un régime assez haut d'hostilité. Depuis, on a eu des escarmouches, on a eu quelques frappes deci de là. et histoire de montrer mais pendant tout ce tempsl et je vous rejoins les négociations ont eu lieu.

Alors après on a la question des négociateurs. Vous pointez comment dire ça le manque de professionnalisme peut-être des négociateurs iraniens. On va dire ça comme ça.

On peut aussi pointer non ou les diversités. Voilà, on peut aussi pointer le manque de professionnalisme peut-être de la partie américaine parce que on a vu qui euh Donald Trump a envoyé, c'est pas forcément des pros pour le coup de la négociation, même s'ils sont entourés euh de diplomates de métier. Et donc, on a finalement des équipes un peu composites de part et d'autres qui ont du mal à se trouver.

Et pour répondre à votre question, non. Le c'est le feu de le mémorandum d'il y a 2 mois a servi à geler relativement les hostilités, même si aujourd'hui 60 jours après, le D3 est toujours gelé. Nous sommes d'accord.

Il y a pas de solution en vue a priori. Malgré tout, il y a eu des discussions qui ont été faites. Peut-être qu'il y a des choses qui vont arriver un de ses jours.

Alors, c'est Fox News qui l'affirme. Donald Trump aurait reconnu l'existence d'une ligne de communication directe entre Washington et le gardien de la révolution. Il continue la diplia les Kurdes via les Kurdes le Kurdistan irak.

Voilà. Euh est-ce que ça veut dire que là tout est à refaire puisque les 60 jours ont expiré ou alors on peut garder cette base pour continuer d'évoluer ? Non, le le le le canal de communication que ça passe par les Kurdes ou d'autres voies euh indirectes a été euh relativement maintenue.

Alors, on n' plus les grandes réunions euh euh du type euh Islamabad ou ou Genève où vous avez euh euh les délégations qui se rencontraient ou Oui. ou Vens et Ralibf, je crois euh qui à un moment donné se sont retrouvé dans la même pièce. Voilà, on n' plus euh ces négociations euh presque directe parce qu'on les pakistanais notamment faisaient la faisaient la navette, mais le canal de communication n'est pas tout à fait rompu et les informations que Sorour euh euh nous rappelait à savoir qu'on passait par euh le président du Kurdistan irakien pour faire passer des messages et cetera euh semble montrer que il que ça peut continuer à discuter.

Vous avez un régime iranien. Encore une fois, il semble que ce soit quand même la la France la plus dure des gardiens de la révolution qui est qui est au pouvoir et qui sont dans une optique assez radicale. C'est-à-dire qu'on on prépare peut-être à nouveau la guerre à grande échelle dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois.

En tout cas, on se on fait tout pour que si cette euh nouvelle phase de la guerre éclate, euh on on soit prêt. Donc euh vous avez quand même côté iranien peut-être pas une volonté, mais en tout cas euh une préparation à une autre phase de la guerre qui pourrait revenir à plus grande échelle. En tout cas, l'un des négociateurs euh en chef iranien, le euh Ralif, donc le président du Parlement iranien, le dit ce matin, le D3 d'Ormous restera fermé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord en juin.

Le D3 DOM, il va jamais rouvrir. C'est mal parti pour l'instant. Ouais, pour l'instant, c'est mal parti.

Jamais. Ne jamais dire jamais. Mais la semaine prochaine ou dans la semaine prochaine pas c'est un levier important pour le régénien qui le maintenant désormais il qualifie de bombe atomique euh plus efficace que la bombe atomique.

Voilà parce qu'il est là et puis il tient il tient en otage toute l'économie mondiale, l'exportation de de l'énergie des des engrais et cetera. Donc c'est très du gaz. Ce qui est tout à fait possible, c'est que le D3 d'Ormous en tout cas n'aura pas le régime à l'issue de la crise que celui qu'il avait en janvier.

C'est-à-dire que dans tout état de cause, d'une façon ou d'une autre, les armateurs queil y ait un accord international qui ait un accord qui a été signé par les les Américains et les Iraniens ou pas, de toute façon payeront une sorte de code part d'assurance, navigabilité et cetera au régime iranien. De toute façon, les armateurs, les assureurs payeront et ça on sait que c'est écrit finalement dans la réalité. Et c'est tout le problème de Trump.

Trump veut pouvoir dire "Le passage est libre et moi je ne garantis pas le paiement. Après vous faites ce que vous voulez, c'est le libre marché." Il se peut aussi que les pays de la région, c'est ce qu'ils ont déjà commencé, de chercher d'autres solutions pour exporter leur leur pétrole comme l'Arabie Saoudite.

Voilà. de euh et donc ça on peut vraiment voir changer tous ces rapports dans le golf. Ça bien sûr c'était pas ne rouvrira jamais, vous avez raison, c'est ne sera plus jamais le même.

Finalement, les iraniens ne lâcheront pas ne lâcheront pas ce D3 d'Ormous alors que Donald Trump continue lui et bien de crier victoire. Donc toujours sur Fox News hier, il dit il a appelé l'Iran à hisser le drapeau le drapeau blanc de la capitulation. Je ne suis pas pressé, dit-il.

Il a assuré que les élections législatives américaines de novembre ne changeraient rien à mes réflexions. Hm. Il est pas pressé.

Euh de fait, les Iraniens non plus sont pas trop pressés. Euh ils ont résisté montré une capacité de résilience aux premières semaines de la guerre parce qu'il s'était organisé pour un conflit ouvert avec le Grand Satan américain. Il semble quand même que l'économie iranienne souffre mais qu'elle est passée en mode survie et que s'il faut endurer encore ces difficultés, ces sanctions et ces difficultés financières, ils se sont organisés pour et je crois que c'était l'un des conseillers de Rally Baf qui il y a quelques jours euh confiait que de toute façon avec Trump, on arriverait à rien et qu'on était prêt à attendre jusqu'à la fin de son mandat, c'est-à-dire 2029, janvier 2029 si je me trompe pas, pour euh éventuellement euh euh rediscuter à nouveau avec les Américains.

Donc les Iraniens aussi sont sur un temps long euh et pourront sans doute tenir encore quelques mois dans cette situation. Juste une réponse, oui, non. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce mot ?

Donald Trump est dans le bourbier iranien. bourbier, c'est c'est pas l'Afghanistan quand même en terme de de de moyens militaire, d'implication de de conséquences humaines pour les soldats américains. Donc c'est pour ça que je me méfie un tout petit peu du mot mais il est dans une situation difficile.

Ouais, je dirais il n'est pas sorti de l'auberge. Pas un bourbier mais une impasse. Une impasse tout de même.

Merci beaucoup pour ces analyses. Allez, un chiffre à présent dans notre émission. Ce chiffre, c'est 700000.

Près de 700000 français en vu leur données fiscales piratées. Chiffre dévoilé hier soir par le gouvernement après la cyberattaque qui a visé, vous le savez, la direction générale des finances publiques. Chacune de ces personnes sera informée individuellement au cours de la semaine.

Ariel Camu, le gouvernement s'excuse et il va le faire 678000 fois. C'est le nombre de contribuables concernés qui vont recevoir dans la semaine un mail. Il indiquera vos données qui ont été dérobées.

Non, j'ai rien reçu. Peut-être que j'ai rien là. On verra.

Si vous êtes concerné, que faire pour se protéger ? Vous devez avoir toujours ces petites bonnes pratiques de base qui passent par le fait de reconnaître qu'un message personnalisé peut-être un faux mail. Prendre du recul quand vous recevez un appel, un SMS et un mail.

Toujours requestionner la donnée que vous avez en face de vous. Attention aussi au mail que vous pourriez recevoir. Ne cliquez sur aucun lien.

Vérifiez les sites sur lesquels vous êtes redirigés. Ceux de l'administration se termine toujours pargouv.fr.

Marwan, expert en cybersécurité, a pu mettre la main sur une partie des données volées publiées en ligne. Il prévient deux victimes devant notre caméra avant même qu'elle n'ait reçu le mail du gouvernement. Là, il y a votre revenu fiscal de référence qui a fuité sur internet.

Sais pas, ça me fait chier. Autant de temps, je vous le dis. Ça peut servir de base de renseignement pour des cambrioleurs, pour des gens qui vont venir faire du homejacking, donc qui vont venir s'introduire chez vous euh puis vous séquestrer dans le but d'avoir des biens à vous.

Selon nos informations, ces données ont déjà été vendues sur le dark web à plusieurs escrocs pour au moins 30000 €. Mathilde Guénégan, Guillaume Bien sont nos journalistes nous ont rejoint sur sur le plateau pour en savoir davantage. D'abord, Mathil politiquement, c'est effectivement extrêmement embarrassant pour le gouvernement qui s'excuse euh comment réagit l'opposition là ?

Bien, l'opposition, elle montre au créneau en disant que clairement ce qui est fait est insuffisant et on ne peut que le concevoir vu la quantité de ces massive de ces données qui a fuité. Donc chacun y va de sa proposition pour le moment. On a vu les sénateurs socialistes dés hier soir dire qu'il voulaient une commission d'enquête parlementaire déjà pour faire la transparence sur ce qui s'est produit.

On reviendra peut-être sur les événements et justement il y a des interrogations sur la question de manque de contrôle. De son côté, Bruno Rotaillot, lui parle d'un plan va pour construire une forteresse euh numérique afin de protéger toutes ces données. La question, ça va être concrètement qu'est-ce qui va être possible de faire ?

Parce qu'il y a différents procédés qui sont utilisés par les euh les hackers et on sait qu'à Bercy en fait, il y a aussi une faiblesse qui est parfois bah juste l'humain, c'est 130000 agences, donc c'est 130000 possibilités de porte d'entrée. Donc je pense pas que la solution, elle sera aussi simple d'avoir juste une solution. On voit que le gouvernement, ils sont à l'œuvre pour déjà s'excuser euh 700000 fois et là, on a une conférence de presse cet après-midi à 16h par le ministre euh de la fonction publique qui va nous donner justement les pistes.

Maintenant, c'est que le premier ministre lui a confié une mission et tout ça. Maintenant, il va falloir atterrir sur des choses très concrètes. Ah d'accord. 16h tout à l'heure, on en saura davantage.

Guillaume effectivement, on a cette ce piratage donc du fisque. C'est pas la seule fois cette année. On a l'impression même que ça se multiplie.

Oui, ça c'est clair que les attaques contre les les structures officielles, elles sont elles se sont multipliées euh récemment. Si on regarde un tout petit peu en arrière, en novembre dernier, c'était le piratage de page emploi. Vous savez, c'est le service pour les particuliers employeurs de d'assistants maternels agréés.

Là, un vol massif de données, des noms, des prénoms, des adresses, des numéros de sécurité sociale, ça concernait 1200000 salariés. En décembre très embarrassant pour le gouvernement piratage au sein du ministère de l'intérieur sur euh accès frauduleux au fichiers des du traitement des antécédents judiciaires et des personnes recherchées 80 fiches consultées par le pirate qui avait infiltré la la messagerie d'un agent du ministère. En l'espace de 5 jours, l'office antiybercriminalité l'a retrouvé a retrouvé ce suspect, l'a interpellé.

C'est un jeune homme de 22 ans euh déjà connu de la police. Il avait même déjà été condamné pour des faits similaires. Nous avaient précisé le le parquet de Paris.

Et puis en avril dernier, c'était le piratage de l'ANTS l'agence de de traitement des titres sécurisés qui fabrique nos nos papiers d'identité. Euh 12 à 18 millions de lignes de données qui étaient proposées à la vente sur des sur des forums spécialisés. Là encore, l'office anticybercrinalité a permis de retrouver le suspect avec un profil très étonnant.

C'est un adolescent de 15 ans qui a fait ça tout seul. euh dans sa chambre chez ses parents depuis Bastia où il habite. Il a reconnu les faits en garde à vue et donc depuis il est mise en examen et sous contrôle judiciaire.

Il y a le piratage du site du ministère de l'éducation nationale qui vient d'être confirmé. On vient de l'apprendre effectivement ce qui fait dire à à Bruno Rotaillot la France est le deuxième pays au monde le plus touché par les cyberattaques et l'État n'a toujours rien fait pour nous protéger affirme donc le patron des LR. Est-ce qu'il a raison ?

Est-ce qu'effectivement on est le deuxième pays au monde le plus touché ? Oui, la France est particulièrement ciblée. Déjà, il faut voir que d'après le dernier rapport en date de l'agence de l'Union européenne pour la cybersécurité, 4875 incidents majeurs ont été détectés en Europe sur 1 an.

Et parmi ces attaques numériques, 38 % ciblent particulièrement les administrations publiques. Donc c'est vraiment les les structures des États qui sont qui sont visés. la France dans tout cela et bien d'après la récente étude d'un d'une entreprise de cybersécurité, notre pays est effectivement le plus touché en Europe en ce qui concerne les piratages de comptes personnels, c'est-à-dire quand on vous vole votre identifiant ou votre mot de passe, vous en avez, on en a tous plusieurs.

S'il y a un manque de vigilance et bien il y a ce vol de type de données. C'est en pleine explosion depuis le début de l'année plus de 23 millions de comptes compromis. Ça place la France même au 2e rang mondial des pays les plus touchés depuis le début de l'année juste derrière les États-Unis.

Alors, nous sommes en direct avec Denis Jacobini. Bonjour, merci d'être avec nous, expert judiciaire en informatique spécialisé en cybercriminalité en protection des données. En écoutant Guillaume Bien, on se dit il y a deux façons de voir les choses.

Soit effectivement la France est particulièrement visée et donc pourquoi ou alors son c'est qu'on est particulièrement mal protégé. Quel est votre avis ? Bonjour à tous.

Euh et bien euh quand tenu du profil de l'attaquant et des attaquants he que euh qu' numéré euh euh Guillaume B à l'instant, en fait il n'y a rien de de politique, il n'y a rien euh d'étatique derrière cette forme d'attaque. En fait, la plupart ce sont des des opportunistes en fait euh qui ont appris en reproduisant des techniques d'attaque déjà connues et partagé, diffusé un petit peu partout et se rendu compte que et bien il y avait des des failles dans les dans dans les sécurités. Alors, dans le cas de la DG FIP, ce n'est pas le système informatique de la DG FIP en lui-même qui a qui a failli euh du moins failli en matière d'accès parce qu'en fait il y a plusieurs étapes.

Il y a d'une part, il faut pouvoir accéder aux informations. Là, apparemment donc c'est l'identité d'un agent et d'un et d'un prestataire qui a été usurpé permettant donc du coup l'entrée dans le système. Là, la négligence, elle est humaine. sont les agents et puis peut-être les les mesures de sécurité qui empêchent à quelqu'un qui n'est pas un agent d'être d'être d'être bloqué.

Il y a une deuxième difficulté, elle est au niveau du vol, c'est-à-dire une fois qu'on est rentré, on vole des données et ça ce n'est pas normal que ça soit détecté. Alors moi, pour moi, il n'y a rien euh d'autre que euh simplement une attaque euh dans un but principal qui est un but financier. On vole des données, on les vend sur le darknet au plus au franc ou à tous ceux qui qui veulent l'acheter.

Euh s'il y a 1000 acheteurs et bien il y aura 1000 fois euh la la vente qui sera réalisée. Mais pour moi, il n'y a rien derrière qui est lié à une attaque de la France ou une attaque visant la France directement. Ouais, c'est uniquement crapuleux pour vous.

D'abord là, on on entendait là, c'est peut-être la l'usurpation d'une identité qui a peut-être permis ce piratage. Il se connectent comment les agences publiques ? Et bien, on a pu avoir le témoignage d'une représentante syndicale de la fonction publique qui expliquait que il y a certains logiciels pour accéder aux données fiscal selon elle où il n'y a qu'un niveau de protection.

On vous demande pas une double connexion, une vérification sur un portable. Donc on rentre les identifiants, il y a certaines données sensibles qui sont accessibles comme ça selon cette syndice. Donc ça pourrait être une première piste de travail déjà.

Une première piste de travail. Ouais. Euh Denis Jacobini mais en même temps, on se dit d'accord, imaginons que nos données, vous et moi, on a nos données fiscales qui viennent d'être piraté.

Est-ce que c'est grave ? Comment est-ce que ça peut servir à des motifs crabuleux ? Euh et bien euh si euh j'ai des informations sur votre assiette fiscale euh et bien j'ai des informations sur votre niveau de revenu, votre style de vie, euh du coup le type de bien que vous pouvez avoir euh chez vous, euh le type de de le type de maison, le type de voiture.

Et donc du coup euh si j'ai des informations sur vos revenus, j'ai des informations sur ce que je pourrais venir voler par exemple. Et donc c'est clair que la première idée qui nous vient, c'est vraiment euh de le le fait de disposer d'informations qui vont cibler du coup euh des personnes en particulier qui disposent de bien de bien importants. Et puis après derrière euh il y a le la réutilisation de de d'informations volées qui sont aussi utilisées pour mener de nouvelles attaques.

C'est-à-dire si j'ai suffisamment d'informations sur vous euh et notamment des informations que la DG FIP détient, et bien du coup je peux me faire passer pour la DG FIP et du coup vous contacter, demander des informations complémentaires ou alors mener une attaque avec de faux mails, de faux courriers qui vont permettre et bien de vous arnaquer vous escroquer. Euh monsieur Jacques Opinier, j'ai une question parce que les pouvoirs publics nous expliquent que c'est un peu une course contre la monde pour essayer de se protéger. Il nous explique du côté de l'administration fiscale qui déjoue près de 7000 attaques par an, que faire en fait pour est-ce que c'est une course de vitesse qu'on perd quoi qu'il arrive ou qu'est-ce que vous préconisez vous dans les solutions ?

Ben en fait, les mesures de sécurité de base n'ont pas tellement évolué ces dernières années. Simplement ce qui évolue, c'est le nombre de structures qui les respecte. Et euh en l'occurrence euh là, il y a des informations qui commencent à ressortir.

La difficulté, c'est que bah il va à ce jour, il y a pas vraiment de transparence sur les feuilles existantes. Mais lorsque il y a une série de bonnes pratiques et qui doivent être mises en œuvre sur un système informatique pour se protéger, et bien si vous le mettez en place ces bonnes pratiques que sur la moitié du système d'information ou ne serait-ce que sur simplement 95 % ou 99 % et bien le pourcentage qui n'est pas protégé représente le maillon faible et le niveau de sécurité de l'ensemble correspond au niveau de sécurité du maillon le plus faible. Donc autant dire que un opportuniste, quelqu'un qui va essayer d'attaquer un système, il va chercher le maillon faible et il va essayer de rentrer par là.

Donc en fait euh la meilleure méthode pour euh protéger un système, c'est déjà mettre en pratique toutes les recommandations euh qui sont euh proposées par l'ANCI. LANCI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information est censé faire quand même des des contrôles pour s'assurer que ces mesures de sécurité sont correctement mises en œuvre. Donc soit elles ont été mises en œuvre correctement et auquel cas ben on est tombé sur un champion.

Je ne crois pas que ça soit le cas. Je pense que les bonnes pratiques euh en matière de sécurité n'ont pas été correctement mises en œuvre. celui qui est censé contrôler euh et bien il n'a peut-être pas bien contrôlé à mon avis et on se retrouve avec des trous béants euh qui euh sont euh bah du coup euh utilisés pour euh mener ce type de vol de données.

Je trouve ça complètement inadmissible. C'est-à-dire à partir du moment où un organisme et qui euh un organisme détient des informations ultra sensibles, des informations euh qui euh et bien si elle fuite euh peut euh entraîner euh des préjudices importants, et bien il doit mettre en œuvre tout son tout ce qui est nécessaire, toutes les toutes les mesures de sécurité qui existent pour protéger nos données. S'il est pas capable de le faire, la Commission nationale informatique et liberté est très claire à ce sujet.

Si vous n'êtes pas en mesure de protéger suffisamment un système, si il y a un niveau de risque toujours important euh pour avec un risque de fuite de données, et bien on ne met pas en place un traitement. Là en l'occurrence, il y a des trous dans la dans la raquette et on laisse les choses faire. Ce n'est pas normal.

On en saura peut-être un peu plus he puisque justement Sébastien Lecnu a demandé un audit auprès de l'agence dont vous parlez, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions. Merci également à à tous les deux.

On suivra bien attentivement ce qui a été ce qui est annoncé par le gouvernement cet après-midi à partir de 16h. En attendant, on fait une courte pause mais vous restez bien avec nous parce que vous verrez que nous européens, on est de nouveau menacé par la Russie. Vladimir Poutine est en train de monter des rails de lancement de drones, des des sites secrets pour s'attaquer à au pays de l'OTAN.

On vous montrera les cartes et puis Gwendoline de Mono attend depuis l'Ukraine pour nous parler de cette nouvelle vague d'attaque ukrainienne sur la ville de Moscou. Et vous restez bien avec nous parce qu'on a une édition spéciale à vous proposer à partir de 14h30 avec la première sortie d'une astronaute française dans l'espace. Sophie Adonau est en train de se préparer.

À tout de suite. 13h30 sur LCI. Merci de nous rejoindre.

Vous n'oubliez pas notre édition spéciale à partir de 14h30. On suivra en direct la première sortie dans l'espace d'une française. Sophie Adonau est dans la dernière ligne droite de sa préparation.

Il lui reste une petite heure avant de pouvoir ouvrir le sas et la porte vers le vide spatial. On le suivra donc en direct. Mais on reste d'abord sur terre avec une nouvelle menace concrète.

L'OTAN est à porté de tir de la Russie Vladimir Poutine construit dans le plus grand secret des rampes de lancement vers les pays de l'alliance. On vous raconte tout dans un instant. On va rester du côté de la Russie qui pour le moment doit gérer sa guerre contre l'Ukraine.

Une guerre désormais bien présente sur son sol en témoigne ses images. Regardez nouvelles explosions à Moscou. Les Ukrainiens ont mené une nouvelle attaque de drone au cours de la nuit.

On va en savoir davantage avec notre équipe qui se trouve en Ukraine en ce moment même Gwendoline de Mono et Éric Joset. Bonjour à tous les deux. Gwendoline, expliquez-nous.

C'est même une attaque d'ampleur he qu'on mené les Ukrainiens puisque le maire de Moscou affirme que 620 drones ukrainiens ont été lancés sur la capitale russe. Oui, c'est ça. Plus de 600 drones ukrainiens lancés à Moscou et dans la région de Moscou.

Alors, les cibles et bien des raffineries russes encore une fois, ainsi que des entrepôts de l'entreprise Wildberries, le géant du commerce en ligne russe si vous voulez. Euh Kief continue euh sa campagne de frappe euh longue portée, de sanctions à longue portée, comme dit Volodimir Zelenski euh le président euh ukrainien euh sur euh ces deux familles de cibles, hein particulièrement donc les raffineries euh et ce géant du commerce en ligne. L'objectif et bien euh c'est toujours d'atteindre euh l'économie du pays, d'empêcher la Russie de financer sa guerre.

Et puis en ce qui concerne le géant du commerce en ligne Wberries, dont plus de 20 entrepôts ont été touchés ces derniers mois, et bien l'objectif c'est aussi euh de créer une colère sociale au sein de la Russie pour qu'il y ait une forme de pression sur le pouvoir pour pousser Vladimir Poutine aux négociations. L'Ukraine continue sa campagne. Il y a chaque nuit des frappes sur le territoire russe, mais il y a également des frappes russes en Ukraine.

Aujourd'hui, il y a eu plusieurs attaques de missile à Kief ou à Cark où plus de 10 personnes 10 personnes sont mortes. Gwendoline, il y a cette campagne de frappe évidemment, mais par ailleurs, on voulait vous interroger sur une autre information. On en a eu connaissance très tôt ce matin.

On apprend que des drones britanniques auraient auraient été utilisés par les Ukrainiens pour frapper des infrastructures militaires et industrielles en Russie. Est-ce que vous avez davantage d'informations ? Oui, oui, ce sont des informations qui sont rapportées également par la presse ukrainienne.

Un drone spécifiquement, c'est le drone Nian qui est de Concepton Conception pardon britannique. Alors, il a une portée, il peut voler environ 150 200 km porortter 20 kg de charge utile. Et il a été utilisé pour cibler des raffineries mais également sur des cibles dans la ville de Belgorotte qui se situent en Russie mais vraiment juste à la frontière avec l'Ukraine.

Ce que l'on sait hein de de la part ce que rapporte la presse ukrainienne c'est que ce drone britannique il est utilisé depuis 6 mois. Alors il faut quand même bien le préciser. Il est utilisé par des opérateurs ukrainiens, pas britanniques, mais depuis 6 mois.

Ça veut dire que les forces ukrainiennes et bien constatent que ce drone fonctionne. Ce qui est particulièrement apprécié ici, c'est qu'il a de grandes capacité de de pour pour toucher sa cible dans des conditions où les systèmes de guerre électronique he de brouillage pour faire simple sont actifs comme en Russie. Donc les forces ukrainiennes en sont contentes et utilisent ce drone, ce qui est assez rare he il faut le noter.

En général, les Ukrainiens testent des drones de conception qui viennent de pays différents et en général et bien ils ne sont pas nécessairement satisfaits de ces matériels. Ça ne semble pas être le cas donc pour ce drone britannique qui est utilisé par les forces ukrainienes. Merci beaucoup Wendolim pour ces dernières informations Éric Josep pour les images. analyse maintenant avec général Olivier Kamf, directeur de cabinet stratégique de la Vigie, chercheur associé à la fondation pour la recherche stratégique.

Sour Casmaille est également avec nous, écrivaine et éditrice franco-iranienne. Mais vous connaissez très bien la Russie et l'Ukraine pour y avoir étudié et travaillé. Et Gregory Philippe est également avec nous. général.

D'abord sur ces drones britanniques utilisés par les Ukrainiens pour frapper le sol russe. On se souvient que depuis pas au début de la guerre mais très très vite, il y a eu ce débat. L'Occident va fournir des armes d'abord défensives puis pourquoi pas offensive à condition de ne pas frapper en profondeur le sol russe.

Ce débat, il est obsolète. Non, pas réellement parce que le drone, excusez-moi, mais 120 km c'est très court. Paradoxalement, ça ça paraît important pour mais quand vous regardez l'économie générale du conflit, c'est quasiment un drone à courte portée parce que ce qu'on appelle la la zone de front, ce qu'on appelle la kill zone qui fait maintenant 30 40 km de large, fait que si vous voulez taper derrière un peu dans la profondeur tactique du front, et ben vous êtes obligé de tirer vous-même 20 km de l'autre côté et donc 120 km vous tapez juste quelques cibles militaires un peu dans la profondeur Mais on est dans la profondeur tactique et pas dans la profondeur stratégique.

Voilà. Donc c'est important. 20 km de charge utile, c'est c'est assez minime.

C'est ça peut paraître beaucoup là aussi aux téléspectateurs, mais 20 km 20 kg d'explosif emporté, c'est vraiment pas beaucoup. Cela étant ce qui est intéressant, c'est effectivement que on a un drone qui est britannique. La question est pas est-ce que les Britanniques rentrent dans la guerre ?

Est-ce qu'on franchit un pas ? La question est Ukrainiens nous ont démontré depuis 4 ans et demi leur vélocité, leur innovation, leur capacité d'adaptation et notamment en matière de drone. Ils ont quasiment tout inventé en matière de drone avec les Russes.

N'oublions pas les Russes parce que en fait chaque fois que les Ukrainiens invent, les Russes trouvent une contre mesure et puis ils vont eux-mêmes inventer quelque chose et cetera et cetera. Et donc aujourd'hui, les deux armées qui sont les plus véloces, les plus habiles en les plus expérimentés en matière de drone sont aussi bien les Russes que les Ukrainien. Ce qui est intéressant là, c'est que alors queon a un grande base industrielle, une grande industrie de défense en matière de drone qui est ukrainienne, qui depuis le début de la guerre s'est multiplié, s'est densifié, est devenu très robuste, très efficace et très technique, voilà quelque chose qui vient de l'Occident.

Et vous avez raison de le dire. Enfin, la journaliste avait raison de le préciser. Les Ukrainiens feront venir effectivement un certain nombre de prototype de l'Occident, que ça soit de France, d'Allemagne, d'Italie, de Grande-Bretagne ou ou des États-Unis.

En général, ils sont déçus parce que ceux qu'ils font localement est d'habitude meilleur. Et là, pour une fois, on aurait mais ça reste à confirmer parce que là aussi, c'est la presse ukrainienne qui le dit, on n pas encore de sources occidentales qui viennent nous le confirmer. restons toujours assez prudents avec les sources d'information, mais on aurait un drone britannique qui serait en en en usage, en exploitation en Ukraine.

C'est intéressant. Évidemment, Moscou a régi. Sergeil Lavrov, le ministre des affaires étrangères, promet une réplique aux occidentaux qui s'impliquent un peu trop dans cette guerre selon lui.

Nous allons durcir notre méthode afin de démanteler tout ce qui en Occident alimente la machine de guerre de l'Ukraine et nous sommes déjà en train de le faire. à l'ouest. Cela fait grogner, gémir.

D'ailleurs, ça n'est pas une coïncidence si de plus en plus de voix là-bas appelle à une trêve immédiate. Mais ça ne marchera pas. Nous ne nous arrêterons que lorsque les problèmes de fond seront réglés.

Quant à s'arrêter là à l'état actuel de la ligne de contact, ça n'est pas possible par rapport à nos grands-pères, nos arrières grands-pères qui ont vaincu le nazisme. On ne peut même pas l'envisager. Bon, c'est toujours difficile de de décrypter le Serge Lavrov parce qu'effectivement, il y a il y a cette volonté d'aller plus loin.

Nos grands-pères n'ont pas reculé devant le nazisme. On le fera pas devant ce régime nazi qualifié du Cronazi par par les Russes. Pardon, pardon juste vous avez raison de souligner cette phrase.

C'est le discours du Kremelin depuis 5 ans sur les racines profondes de ce conflit à savoir il faut dénazifier l'Ukraine, changer le régime. Voilà donc ça c'est effectivement le verbime habituel du Cremelin. La rhtorique sur on va c'est toujours aussi la même rétorique du côté du Kremelin.

C'est-à-dire que vous fournissez les chars léopards, vous fournissez les patriotes à chaque fois. On va répliquer parce que vous allez toujours plus loin. Là, ce sont des drones britanniques qui ont été utilisés pour frapper le sol russe, même si c'est à la frontière, c'est pas très en profondeur.

Est-ce que ça reste un tabou ? Est-ce que utiliser des armes occidentales pour taper la Russie sur son sol, ça reste un tabou ? Ça en tout cas ça a été une décision importante de Londres d'autoriser cet usage mais rappelons que les Russes utilise ou ont utilisé des drones shaed iraniens, ils utilisent des obus nord-coréens et peut-être même bientôt des des milliers de de soldats coréens sur sur le front.

Et ça ne fait pas pour autant de l'Iran ou de la Corée du Nord des cobelligérants dans ce dans ce conflit même si on utilise leur matériel. Après la réaction de Moscou n'est pas très surprenante, vous avez les propos de Lavrov, vous avez un communiqué très dur de l'ambassade de Russie à Londres hier qui dit "En en résumé, "Le Royaume-Uni aura à répondre des conséquences de cette collaboration militaire. Vous êtes complice et co-auteur de ces frappes et vous optez délibérément pour un escalade du conflit." Donc la réponse de Moscou est extrêmement ferme.

J'ajoute à cela au-delà de ces drones aussi parce que le Royaume-Uni est l'un des plus gros contributeurs évidemment de l'aide financière et militaire à l'Ukraine depuis le début du conflit. Forcément. Sor Kasmaille.

Oui. Bah il craignent que les que les occidentaux, les pays de de l'OTAN ou les pays européens prennent de plus en plus de part dans cette guerre. C'est pour ça qu'on a vu par exemple se balader des drones sur des bases ou les aéroports allemands, LAFC par exemple il y a quelques jours et et ce genre de de choses.

Et dès le début, vous parliez de rhtorique russe. La rhtorique russe c'était que c'était au fait une guerre contre les avancées de l'OTAN. Et c'est c'est pour ça que c'est très à part le fait que il il qualifie le régime le l'État ukrainien de régime de Kiev mais euh mais que au fait il y avait eu un accord pour que l'OTAN n'avance pas vers vers la Russie et cetera. et que voilà c'est une guerre et d'ailleurs la résultat c'était qu'on a eu la Finlande par exemple et la Suède qui ont adhéré du coup alors que la Finlande était restée en deh l'OTAN pendant des années et des années et ils se sentent menacés ils ont décidé de passer par voilà donc c'était contreproductif mais c'est tous ces si vous voulez ces régimes qui ont une propagande une rhtorique idéologique qu'il qu'ils avancent à chaque pas qui ils doivent le mettre en euh en premier lieu si vous voulez à chaque pas pour justifier leur parce que là par exemple la stratégie que suit Zelenski récemment ça porte vraiment ses fruits. fait de de frapper sur Viberies et sur les raffineries bien sûr c'est des infrastructures mais bon il y a aussi une utilisation militaire aussi bien dans le les entrepôts de Wildberis que les raffineries et mais ça touche aussi ça apporte aussi cette conscience à la population russe qui jusque-là considérait voilà considérait la guerre très lointaine quelque part auelà des frontières Ça nous concerne pas, ça concernait grosso modo si vous voulez juste autour de course que un peu les régions frontalières mais là il ils ils attaquent en profondeur.

Vous avez encore des relations en Russie des personnes qui témoignent théâtre. Oui. Et donc vous voyez un avant après cette stratégie encore une fois donc Gwendoline de Mono en parlait.

Il y a eu cette vague de frappe, une nouvelle vague frappe de drone sur Moscou. Il y a eu encore donc effectivement un entrepôt de cette on va pour faire simple on va dire de cette Amazon russe qui est Wild Berries qui a encore été frappé. Buen de Bono le disait la stratégie ukrainienne c'est de créer une colère sociale parce que vous n'avez plus de carburant.

Il y a des On va on va les entendre ces témoignages. Il y a des fils d'attente intermidables pour maintenant avoir de l'essence. Il y a des restrictions par endroit.

Il y a donc ce cet Amazon russe qui perturbe les livraisons, qui perturbe aussi les transactions bancaires parce que c'est plus qu'un un distributeur Wildberries. Est-ce que vous le sentez chez vos contacts en Russie ? C'est-à-dire qu'il y avait une espèce d'indifférence à cette opération spéciale et aujourd'hui ça fait partie de leur quotidien ?

Écoutez, dans mes contacts, il y avait jamais on parlait jamais de la guerre, surtout euh les gens qui son une partie euh de mes amis sont à Moscou à Saint-Pétersbourg, mais j'en ai aussi dans euh à Catherine Bourg et dans d'autres villes de province. Mais il parlait jamais de la guerre dans les dans les le rapport qu'on avait. Et là, depuis 3 semaines, il il ne part que de la guerre parce que ça les touche, parce qu'ils ont vu des des colonnes de fumée, parce qu'il ils ont dû attendre dans les fils d'attente parce qu'ils n'ont pas eu leur colis.

Donc c'est c'est cela dont je parlais au fait parce que au au début au tout au tout début de l'avènement de Poutine quand il est il a pris le pouvoir en Russie, il a passé un pact avec la population russe. vous, je prends le le pouvoir, il y aura une certaine stabilité économique et il y aura la sécurité et donc mais il y aura pas la démocratie, il y aura pas vous pouvez pas et la classe moyenne qui est très importante en Russie a a accepté ce pacte avec Poutine. Aujourd'hui, ce pacte, il tombe à l'eau parce qu'il y a plus de sécurité et c'est pour ça que au fait, il a toujours appelé cette guerre opération spéciale pour ne pas l'appeler guerre.

Et et ça c'est tout ça c'est c'est sur le plan psychologique c'est très important pour la population haute. Or maintenant ils commence à comprendre que il y a plus de sécurité qui peuvent être touché n'importe où. même on a vu en Sibérie occidentale, ils ont il y a eu des frappes.

Donc euh donc voilà, c'est on entre peut-être dans une nouvelle ère euh de la politique intérieure russe. Est-ce que effectivement ça peut avoir Est-ce que ça peut porter ses fruits ? Écoutez en tout cas l'impact que ça peut avoir chez quelques moscovites.

Là aussi, c'est difficile d'interviewer des Russes sur le sol russe. On sait très bien que la parole est contrôlée. Sauf que depuis le mois de juin et ces pénérues d'essence, il y a plus en plus de colère qui s'exprime, en tout cas de l'exaspération.

Écouter, je suis là depuis environ 30 minutes et comme vous pouvez le voir, il y a encore cinq voitures devant moi. Ça va probablement me prendre encore 20 minutes. Au final, je m'absente du travail pendant environ 1 heure juste pour faire le plein.

Cette situation dure depuis plusieurs jours. C'est inattendu car nous avions déjà baissé la garde et les choses s'étaient améliorées. Mais aujourd'hui, les problèmes sont de retour.

Bien sûr, ça n'est pas agréable. Nous sommes en voyage et nous voulons faire le plein. C'est déjà la deuxième station service où nous essayons.

Il n'y avait rien à la première. Celle-ci semble avoir du carburant. Mais regardez un peu cette file d'attente.

On va passer près d'une heure rien qu'à essayer de faire le plein. Imaginons général que cette stratégie ukrainienne dure des semaines et des semaines, des mois et des mois. Est-ce qu'il peut les Ukrainiens peuvent créer la colère sociale dont parlait Gwendoline de Mono il y a un instant ?

Peut-être. Euh, d'abord, il va falloir que ça dure témois et témoin. Souvenez-vous, on avait déjà eu ces mêmes images en juin, notamment sur la Crimée et puis finalement, les Russes ont réussi à trouver des expédients pour rétablir la situation.

Donc là, ça marche. La vraie question est sous-jacente, c'est est-ce que ça peut durer dans la Est-ce que ça peut durer ? Mettons, prenons l'hypothèse que ça dure.

Est-ce que ça engendre une colère sociale ? Très probablement bien évidemment même en France, souvenez-vous he qu'on a des restrictions et qu'on fait tous la queue, ça nous est arrivé ici, personne n'est content de malaise. Ça grogne.

Est-ce que ça peut déclencher quelque chose de politique ? Oui, mais pas forcément dans le sens que vous espérez enfin que que esprit français peut espérer. C'est-à-dire que la grne fait que on va raller contre Poutine et que du coup il va y avoir un changement de pouvoir et qu'on va avoir quelqu'un qui va mettre fin à la guerre.

Non, au contraire. Euh les échos que l'on a, les sondages que l'on a euh font que les gens effectivement prennent en compte la guerre qui vient de leur quotidien mais du coup disent "Bon alors maintenant vous mettez le paquet et puis vous vous vous faites que ça se termine et sous-entendu vous cassez la figure aux Ukrainiens." C'est-à-dire que paradoxalement cette colère et cette gêne au quotidien des Russes fait que là où finalement c'était assez loin, ils vont dire "Bah maintenant, vous mettez les moyens." Ce qui est paradoxalement surprenant parce que les Russes sont aujourd'hui quand même en grande implication dans cette guerre.

Je veux dire, ils sont en économie de guerre, je crois qu'ils sont à 6 ou 8 % du PIB en dépense de dépense. Même si leur économie résiste bien, je veux dire, ils sont à 1,2 ou 1,3 % 1,2 % de croissance prévue cette année, ce qui est mieux que la France ou ce qui est mieux que que l'Allemagne. Mais tout ça pour dire que malgré tout, la pression sociale, si elle arrive, si elle perdure, reprenons cette hypothèse, n'est pas forcément en faveur d'un apaisement, mais peut-être d'un durcissement.

Et d'ailleurs, quand vous observez ce qui se passe depuis 3 semaines avec la réaction des Russes justement sur les frappes de Wberis ou sur les frappes de des raffineries, vous apercevez que alors que les Russes il y a jusqu'à encore 2 mois ne ciblaient que des cibles militaires ou du complexe militarau justifiant d'un intérêt stratégique qui est directement lié au front. On voit aujourd'hui qui frappe des stations essence, qui frappent des entrepôts, qui frappent des locomotives, qui qui frappent euh tout un tas de euh de ponts et d'infrastructur qu'ils ont frappé toute la sortie du port d'Odessa et que donc eux-mêmes euh ont une stratégie de durcissement dès à présent que l'on observe depuis 2 mois et qui affecte en retour l'économie. général, ça fait plusieurs hivers, ça fait même qu hiers que les Ukrainiens sont dans le froid parce que les Russes dès le début ont touché des magie, vous avez raison mais nous nous en avons malheureusement fait la chronique sur ce plateau.

D'hiver en hiver, les témoignages sont de plus en plus effrayants. Et là aujourd'hui, on s'aperçoit, je prends l'exemple des sousstations électriques. Aujourd'hui, les Russes avant ils visaient les les grosses sousstations.

Ils sont en train de de cibler en ce moment même au mois d'août des sous-stations à 750 et 350 kW. Je crois que c'est ça la la la l'unité de mesure, c'est-à-dire celle qui qui descendent vraiment bas. Donc l'hiver qui approche va être encore plus difficile à supporter pour les Ukrainiens.

Je dis voilà, je veux dire ce que je veux dire, c'est que la stratégie ukrainienne porte des fruits mais en retour durcit probablement la guerre et l'action russe. Je rappelle que au début de la guerre, les Russes n'ont pas hésité de frapper sur des trains, des bus, des gardes, théâtres. Oui, voilà, ça c'est pas nouveau, ils l'ont toujours fait.

Cela dit, c'est possible ce que vous décrivez comme réaction, mais la mobilisation générale reste très impopulaire. Alors, nous sommes d'accord. Et est-ce qu'il prendra le risque ?

Est-ce que ça reste une des questions. Est-ce que Vladimir Poutine prendra le risque de la mobilisation générale ? On sait qu'il a un gros gros problème de ce qu'on peut dire main d'œuvre, c'est-à-dire que il manque de de soldats.

Non, mais Sour a parfaitement raison de de soulever cette question. On va avoir les élections législatives le 18 septembre, je crois, alors qui sont des élections à la Russe, hein, donc disons, on va dire, moyennement libre, on va on va dire, mais on va quand même regarder la participation euh pour voir si les Russes vont aux urnes ou pas. Et puis euh c'est sans doute le calendrier que Poutine pourrait envisager s'il décide une mobilisation.

Peut-être l'annonce de cette deuxième mobilisation après celle de l'automne 2022. Souvenez-vous les scènes à l'époque avec ces milliers de jeunes qui avaient fui la Russie pour fuir l'appel au au drapeau ? Là honnêtement, on a aucune certitude sur le fait que Poutine va franchir ce pas.

Euh les l'ordre de grandeur qu'on imagine, c'est à peu près 300000 hommes, peut-être un peu plus, mais c'est une décision très lourde parce que là, elle pèsera à nouveau sur la société russe avec un risque de fuite des jeunes et de fuite des cerveaux à nouveau. Exactement. Mais nous avons déjà nous nous avons des informations de sur les mesures que prendrait la bureaucratie russe parce que vous savez c'est une bureaucratie énorme de de totalitaire et ils sont en train d'organiser à plusieurs strates cette cette mobilisation qui qui est dans les tuyaux en fait.

Oui. Ils sont en train de vérifier les dossiers militaires des gens par exemple. Ouais.

Alors dans au niveau des des gouverneurs puis au niveau des des régions, même dans les entreprises et je sais par exemple dans les académies de de théâtre, ils sont en train déjà de voir de de faire des listes et cetera, ce qui vraiment fait très très peur aux jeunes. Oui. Donc très impopulaire comme mesure, mais pour vous, elle est inéluctable.

Je je pense qu'ils sont en train de se préparer pour le faire vraiment d'une manière très organisée, pas juste appeler les gens à venir à tel bureau pour s'inscrire, mais l'imposer à travers cette structure bureaucratique qui est la Russie au fait et qui est très ancienne et qui impose ce genre de mesure où vous pouvez rien faire si votre entreprise vous est obligée d'envoyer un certain quota euh au front. Euh Ouais. Il y a Ouais, ça serait un pas politique énorme quand même de de de la part du Kremelin.

Donc l'hypothèse est sur la table, tout le monde le sait. Elle est quand même plus mentionnée du côté occidental et du côté ukrainien que du côté russe parce que c'est plutôt la population qui en parle que les autorités. Les autorités ne disent rien euh sur cette mobilisation, même si vous avez raison que l'administration fait son travail, prépare, officiellement.

Voilà. Mais le le vrai sujet, il y a la question du mécontentement et il y aura aussi l'effet induit sur le développement, enfin le développement le le l'activité économique russe. Parce que la question si vous voulez de de de l'économie russe qui est entre guillemets malgré tout en croissance depuis 3 3 ans, c'est que il y a une raréfaction des ressources humaines et que donc finalement la main d'œuvre disponible, il faut qu'elle l'aille vers les forces productives plutôt qu'elle aille vers la guerre.

Et donc c'est aussi pour ça que les gens qualifiés, on va les garder à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Et c'est aussi pour ça qu'ils mettent des primes énormes dans les régions reculées avec des gens qui sont peu qualifiés. Une mobilisation serait forcément euh étale, c'est-à-dire qu'elle s'adresserait à tout le monde et là ça entravit l'économie russe.

C'est pour ça que je pense que c'est le il y a un facteur politique mais il y a aussi un facteur économique qui freine considérablement le Krémelin dans la prise de cette décision. et et concernant la population qui serait concernée, c'est Nivin Potros qui sur ce plateau nous racontait il y a quelques jours que sur les moteurs de recherche russe, la recherche la plus fréquente il y a quelques euh mois encore, c'était il y aura-t-il une mobilisation à l'automne ? Euh cette dans les trends, vous savez comme on dit notamment Google, les tendances, pardonnez-moi, ça a été remplacé par comment éviter la mobilisation.

Donc vous avez quand même chez une partie de la jeunesse une véritable inquiétude sur la décision de prendre Poutine. Il y a par exemple un site d'information, un média indépendant euh euh de langue russe Médusa euh qui rapporte justement il demande à ces lecteurs de poser les questions les plus importantes et toutes les questions c'est ça au fait. Est-ce qu'il y aura mobilisation ?

Comment éviter la mobilisation ? Quels sont les arguments qu'on peut avancer pour ne pas faire ? Et d'ailleurs, toute cette préparation générale dont je parlais, c'est pas une hypothèse occidentale, c'est vraiment les les décrets qui sont en train de parce que c'est pour vraiment bientôt, il parle de d'octobre ou fin septembre.

Exactement. Officiellement, le pouvoir à l'approche des élections n'a aucun intérêt d'en parler mais officieusement il y a des choses qui sont en train de d'être mises en place en tout cas. Donc euh elle est combinée aux deux, c'est-à-dire une décision extrêmement impopulaire d'une mobilisation générale à des pénurides carburants, à des bombardements récurrent euh à Moscou.

Est-ce que ça peut donner quelque chose ? Est-ce que la colère sociale effectivement peut amener quelque chose politiquement ? Je sais que vous êtes très très sceptique, mais c'est un peu la l'objectif des Ukrainiens.

On va regarder une vidéo, donc évidemment une vidéo de propagande pendant cette guerre du côté des Ukrainiens où les sites de carburant sont toujours les infrastructures de carburant sont toujours visées. Là, c'est le premier corps d'Azovof de la garde nationale d'Ukraine qui publie cette vidéo qui mène une seconde opération de drone envers ces infrastructures de carburant. Et là, ça se passe non pas sur le sol russe mais sur les territoires occupés de Donk. сяц тому ми попередили окупанта азов бачить усе і будь-які спроби провозу та зберігання військових вантажів були жорстоко покарані ворог з першого разу не зрозумів споваючись на нові засоби захисту тож ми ще раз нагадаємо палаючі крапки на карті відповідають складам станціям переливання палива та іншій інфраструкту заточені на постачання палива окупаційному угрупуванні. Вони залишилися тільки на картах. Зараз там лише выпалена земля.

Ça c'est une opération qui est baptisée Hell to enfer numéro 2. Donc c'est une seconde vague d'opération de de drone qui vise, vous l'avez compris, ces infrastructures de carburant mais aussi de logistiques militaire. On parlait de la la stratégie de viser les infrastructures de carburant pour perturber les approvisionnements des particuliers.

On n'oublie pas ce que ça peut faire dans le réapprévisionnement d'une armée. Et là, on est on est dans la région occupée de Donesque. Absolument.

Et et c'est valable des deux côtés. Je veux dire, là on voit ce que font les Ukrainiens, les Russes font la même chose. Euh parce que bien évidemment et sur une guerre d'usure, sur une guerre longue, l'essentiel c'est la logistique.

La logistique de proximité. Là, on est à 20 km en arrière du front. Donc c'est ce qu'on appelle de la logistique de proximité.

Euh ou ça peut être de projet logistique de très longue portée, les frappes sur les raffineries d'un côté ou les stations électriques de l'autre. Euh à chaque fois plus vous entravez la logistique de l'ennemi, ben moins il a de liberté de manœuvre. La logistique c'est finalement ce qui permet la liberté de manœuvre.

Sûr, mais on connaît les conséquences de toutes ces vagues de frappe. Est-ce qu'on sait si l'armée russe est effectivement totalement désorganisée ? Si elle désorganisé ?

Malheureusement elle n'est pas désorganisée. Elle est gênée parce que à la guerre le but de chacun des gérants est de gêner l'autre d'entraver ses capacités et de et de rompre localement ses capacités. Cela étant chacun trouve des deux côtés d'ailleurs, chacun trouve les moyens de compenser, de remplacer, de disséminer et cetera.

Euh là, ce qui est le plus surprenant, si vous voulez, c'est que vous ayez des amoncellements finalement de de wagons. C'est ça qui est le plus surprenant. Euh parce que aujourd'hui, ce qu'on a vu, c'est euh à une dsémination, une décentralisation extrême des deux côtés d'ailleurs euh de ces points logistiques, que ça soit en munition, en carburant ou ou en armement.

La Russie donc qui continue sa guerre contre l'Ukraine et qui prépare la guerre de demain. La guerre de demain et ben ce n'est pas celle-ci hein, c'est celle qui l'opposerait l'obsession de Vladimir Poutine. Vous savez de quoi de qui je parle l'obsession de Vladimir Poutine ?

L'OTAN. L'OTAN évidemment. Révélation du journal anglais le télégraphe qui se base sur des images satellites.

La Russie a construit de nouvelles rampes de lancement dans 10 de ses bases près de l'Europe. Là, on les voit ces images satellites. On voit l'avant et après avec ses bases de lancement.

Plus précisément, ce sont 59 rails de lancement de drones qui ont été bâtis base près de la frontière avec l'Ukraine, avec la Biélorussie. 11 pays membres de l'OTAN seraient à porté de tir de ces nouveaux sites. On les voit ici.

Alors, on voit la Finlande, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie jusqu'à la Turquie. Est-ce que général et l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN ? Non, bien sûr.

Alors, c'est vrai qu'on l'a mis en rouge, pardonnez-nous parce que bon, c'est voilà, c'est c'est c'est bien ce qui fait partie de l'autre euh non plus. Oui, c'est pour montrer en fait le cercle rouge et dedans il y a les pays de l'OTAN. Voilà, juste militairement, on se protège comment général parce que la Russie se prépare, nous il faut qu'on se prépare aussi.

Oui, mais là on vous alors le titre parlait de missile et là on voit bien sur la carte qu'il s'agit de drone de drone longue portée. des drones à longue portée. Ça ne vole pas très vite aujourd'hui, même si on voit apparaître des drones à micro turbine qui peuvent voler à 350 400 km/h, mais pour l'instant les drones ils sont finalement assez lents et donc ce sont plus des des des armes de massification combiné à des frappes de missile si vous voulez euh que euh des des menaces très importantes en elles-même.

Là encore parce que la charge utile, la charge d'explosif qui est portée par le drone est là encore assez faible. On parle d'une cinquantaine de kilos d'explosif. ça commence à faire mais c'est pas non plus gigantesque.

Tout ça pour dire faut quand même expliquer que depuis 1949 1950 tous les pays de l'OTAN de l'Alliance atlantique sont sous le la menace des missiles russes. Alors missiles nucléaires principalement mais on a aussi maintenant des missiles conventionnels qui existent depuis longtemps. Et donc ce qui est intéressant avec ça, c'est que on a une densification si vous voulez de ces menaces, un étagement supplémentaire.

On a tout en haut les missiles nucléaires qui sont le seuil que personne ne va atteindre. Ensuite, on a des missiles je qu'on appelait conventionnel, même si euh la limite est assez compliquée, parce que à partir du moment où le missile vole, qu'est-ce quelle est la nature de la charge qui l'intérieure ? Est-ce que c'est du conventionnel ou nucléaire ? mettons, prenons par principe que ce sont des missiles conventionnels comme ce qui se passe en Ukraine.

Et là, ce qu'on voit, c'est ce qu'on a observer aussi bien pendant la guerre d'Ukraine que pendant la guerre d'Iran dont nous parlions tout à l'heure. C'est finalement des combinaisons d'attaques de missiles, une trentaine, une cinquantaine, une centaine de missiles et puis en dessous 400 500 drones qui vont saturer les défenses aériennes. Alors, comment on se protège ?

Soit avec du solaire quand on en a, mais contre les drones c'est assez compliqué. Soit avec des avions par exemple des F16 ou des Jaguars pardon ou des rafale qui porte des soit au canon soit éventuellement sur du missile RR. Et c'est on a d'ailleurs un certain nombre d'avions euh de fabrication euh occidentales des F16 qui en ce moment en Ukraine abattent un certain nombre de drones quand les drones volent contre Kief ou Lev ou on peut pas Ouais, on ne peut pas rester attentiste là.

Si on voit si les satellites révèlent la construction de ces nouveaux nouveaux rails de lancement, ça veut dire que l'Ukraine enfin la Russie pardon se prépare à quelque chose. Elle elle elle devient menaçante concrètement contre les pays de l'OTAN. L'OTAN ne peut pas rester inactif.

Mais l'OTAN n'est pas inactive. Excusez-moi, je j'ai beaucoup travaillé sur le temps, je a beaucoup servi. Euh mais le temps n'est pas inactif et c'est d'ailleurs son métier depuis sa création que de préparer, d'empêcher justement une agression.

Mais depuis 1949, les deux parties, même si vous avez eu des hauts et des bas, vous avez eu des haut jusque pendant toute la guerre froide, débat dans l'immédiate après guerre froide où ça s'est apaisé. Puis on voit maintenant une résurgence de la tension. Mais qu'est-ce que font les uns et les autres ?

On se durcit. Qu'a fait l'OTAN depuis le début de la guerre d'Ukraine ? Il a musclé considérablement son dispositif.

On peut peut-être montrer la carte parce qu'on pourra faire euh un détail. Je veux dire, on a des bataillons et des brigades qui sont en Roumanie, qui sont dans les pays Baltes. Euh en Bulgarie aussi, on a des des choses en Pologne.

On est en train de réfléchir à installer des choses en en en Finlande. Donc l'OTAN est utile, l'OTAN est en train de se préparer. En revanche, nous avons collectivement un défi qui est celui de cette nouvelle guerre que l'on voit qui est à l'articulation de la dronistique et de la robotique et avec l'éron de la masse qui sont des choses que l'on avait pas du tout anticipé les 20 dernières années.

Nous pensions que la technologie suffisait. On s'aperçoit que maintenant une technologie entre guillemets low cost bas coût finalement assez accessible permet d'avoir tout un tas d'instruments de masse et là ça pose un grand problème pour nous occidentaux. On rappelle que votre dernier ouvrage c'est l'OTAN 21e si je connais un peu ma t enfin bon travailler sur le sujet général s'exprimer on n'ose rien dire et j'en ai d'autres des questions.

Écoutez, en attendant Vladimir Poutine, je parlais de son obsession. Effectivement, il s'en est jamais caché. Ça fait des décennies qu'il en parle, il en est persuadé.

L'OTAN ne fait que grignoter du territoire un peu plus vers la Russie et donc l'OTAN et menace menace directement la Russie. Écoutez, nous constatons malheureusement que le risque de conflit s'accroit dans cette région. L'OTAN y étant progressivement son influence.

De nouveaux blocs militaires et politiques voient le jour et de nouveaux systèmes d'armement sont déployés ou en cours de déploiement, ce qui représente également une menace pour notre pays. Les tensions s'intensifient également dans la région artique voisine comme cela a déjà été évoqué ici autour de l'utilisation de la route maritime du nord. Voilà prise de position il y a quelques jours seulement.

On ne on voit que sa rétorique est toujours la même. Absolument. Ça change pas.

Et d'ailleurs, il a fait aussi après Y Sarahins, il a il a aussi fait une visite sur les îles couriles et ça a mis en colère le Japon parce que c'est ce sont des îles qui sont donc voilà disputées entre les deux. Euh et donc c'est intéressant parce que au fait euh je pense que c'est le jour où les Ukrainiens ont frappé euh le Navala 6is qui est un un port important stratégique sur la mer noire euh qui est qui est aussi bien une base navale qu'un que qu'un plateforme d'exportation, mais aussi le le le point de pipeline avec le Kazakhstan pour le pétrole. Euh et c'est ce jour-là qu'il va euh au fait à l'autre bout du territoire de son territoire très loin du fond diversion pour euh justement exposer euh ces éléments de de sa de sa rhtorique.

Ouais bien sûr. contre l'OTAN et ces menaces perpétuelles de l'OTAN contre la Russie. Elle cherche quoi la Russie en construisant ses ses nouveaux sites de lancement ?

Écoutez, vous avez des services de renseignement américains euh cités par la presse américaine qui ont estimé cet été que euh la Russie viendrait, c'est l'expression utilisée, tester tester un des pays de l'OTAN entre quelque part entre cet automne, donc demain et euh 2029. H euh alors quelle serait la forme de ce test ? Honnêtement, personne ne le sait.

Est-ce que c'est une continuation de ce qu'on appelle la guerre hybride ? est-ce que ils vont monter le curseur un peu un peu plus loin et cetera. Mais le fait que la Russie veuille nous adresser le signal que s'il le faut, on pourra aller tester un des 11 pays de l'OTAN qui peuvent être soumis à ces tirs de de drone.

C'est une certitude. Juste revenir sur le sonore de de Poutine qu'on vient d'entendre. Il fait écho à celui de Lavrov qu'on a écouté un peu plus tôt sur les racines profondes de ce conflit.

Pourquoi il a déclenché cette opération spéciale en février 2022 aussi parce que c'est un c'est un montra pour lui, c'est une obsession quasiment. Il ne veut pas du rapprochement de l'Ukraine avec l'OTAN. Donc il faut toujours avoir ça en tête si on en est là aujourd'hui.

Certes, il veut changer de régime à Kiev. Certes, il considère que Zelenski et ses amis sont des nazis et cetera, mais il y a aussi et surtout je ne veux pas que l'OTAN soit en Ukraine. On peut toujours provoquer en envoyant un drone là, il y a de jours, il y avait un drone qui se baladait en Roumanie qui a été euh je pense voilà intercepté par l'OTAN.

Euh mais il peut toujours essayer de voir si l'article 5 fonctionnerait bien ou pas. Oui, ça peut être des petites provocations pour pour tester pour tester parce que à part ça, à part tester le temps, il aurait quel intérêt parce que beaucoup nous disent quand on dit attention avec les les avertissements du chef d'étatmajor des armées en France par exemple Famandon qui alerte on aura une confrontation directe avec la Russie à plutôt moyen terme ils le disent ça va dans le sens des renseignements américains. Et beaucoup nous répondent mais n'importe quoi.

Vladimir Poutine ne va jamais se frotter à l'OTAN si vous voulez. le le les deux ont raison. Ouais.

Euh Poutine ne va pas lancer une grande guerre patriotique en envoyant des divisions blindées à travers l'Europe qui vont traverser l'Ukraine, la Pologne, l'Allemagne pour arriver au rein déjà. Voilà, je dire déjà il arrive pas à traverser l'Ukraine, il arrive pas à traverser le Donbas, excusez-moi. Mais donc ils ont raison, on n'aura pas un affrontement généralisé de cette nature là.

En revanche, et là où le le chef d'étatmajor des armées, Fabien Mandon, a raison, qu'il y ait des tests possibles. Oui. que Poutine imagine par exemple queil règle l'Ukraine, mettons que dans son esprit règle, je sais pas très bien ce que ça veut dire mais qu'il arrive assez fin en Ukraine d'ici 1 an, 2 ans et que il y ait un cessé le feu, un mémorandum comme comme en Irinons, il peut se dire et bien je continue l'effort que j'ai, l'effort militaire que j'ai puisque une fois que j'aurais réglé cette question là, je peux augmenter ma pression. continuer mon effort de guerre pour être prêt 2029-2030 à faire quelque chose.

Faire quelque chose là encore, c'est pas les grandes les grand les les corps d'armée de l'armée rouge euh qui traversent la Pampa, qui traversent la plaine du nord. Mais en revanche, aller tester tel pays Balte, aller tester telle zone en Roumanie, aller tester telle chose en Baltique, pourquoi pas ? Et là où vous avez raison, vous avez mentionné quelque chose qui est important, c'est le vrai sujet, le vrai intérêt qu'aurait Poutine là-dedans.

Ça n'est pas une conquête territoriale. Le vrai sujet serait de tester la solidarité politique et stratégique de l'Alliance atlantique qui est doublement fragile. On va dire les choses assez simplement.

C'est-à-dire que militairement l'OTAN, l'organisation fait son boulot. Je l'ai rappelé tout à l'heure, mais en revanche, on sent bien qu'il y a une difficulté politique. La première difficulté politique, elle est transatlantique parce que on l'a mentionné en première partie des desmissions, vous m'avez posé la question est-ce que Trump est fiable ?

Je vous ai répondu non. Et donc si Trump est pas fiable, quitte de l'Alliance atlantique et de l'article 5 qui dit un pour tous pour un. Je fais ça assez simplement pour nos auditeurs.

Article 5, un pour tous pour un. Donc est-ce que Trump viendrait ? Grand 1 et grand même à l'intérieur de l'Europe.

Ne nous voilons pas la face. Nous avons des des distorsions, nous avons des dissensions, nous avons des différences. Je parle même pas des Anglais qui sont hors enfin qui sont dans le temps mais qui sont hors mais mais à l'intérieur de l'Europe, un pays comme l'Espagne euh ou le Portugal euh ou l'Irlande serait pas forcément enclin euh euh je parle même pas de la Slovaquie ou de la Grèce euh à faire tout ce pour un s'il y avait quelque chose au fin fond de l'Estonie.

Je je je dis les choses assez assez bravement et donc assez simplement schématiquement. Mais Poutine peut essayer de tester ça. Il va pas le faire maintenant je pense tant qu'il est euh impliqué en Ukraine.

Tout à l'heure vous posez la question euh est-ce que c'est un bourbier euh le des trois d'Ormus pour Trump ? Est-ce que l'Ukraine est un bourbier pour Poutine ? Non, pas encore.

Est-ce que c'est une épine dans sa marge de manœuvre ? Évidemment. Donc aujourd'hui, il ne le ferait pas mais est-ce que à l'avenir il pourrait le faire ?

Oui, pourquoi pas ? Pour effectivement, on le voit pour essayer de créer des dissensions et donc d'affaiblir absolument l'alliance atlantique. Vous parliez de Donald Trump justement, on va parler d'un scandale majeur aux États-Unis.

Les conditions de navigation à bord de l'US Abraham Lincoln inquiète de plus en plus. Vous savez, c'est ce porte-avion qui est déployé au Moyen-Orient. Et bien les marins à bord parlent de pénurie alimentaire, parlent de douche moisies, parlent même potentiellement de tentative de suicide.

Les Américains attendaient une réaction de Donald Trump. Il avait un petit peu minimisé du bout d'élèves il y a quelques jours et à peine. Et là, lors d'une d'un point presse, on va dire, à la Maison Blanche, il a répondu à une question spécifiquement sur donc les conditions de navigation de l'USS Abral Nicole.

Bon ben, c'est des fake news pour le président américain. Monsieur le président, y a-t-il suffisamment de nourriture à bord de l'USS Lincoln ? Oui, bien sûr.

C'est un faux reportage de CNN. Le Lincoln est en mer depuis un certain temps, mais au fil des ans, il nous est arrivé de le laisser en mer. J'étais à une réunion de groupe et un amiral est venu me voir ce weekend.

Il m'a dit, "Je connais des gens à bord du Lincoln qui me disent qu'il est magnifiquement entretenu et très bien soigné. D'autres personnes se sont renseignées et ont découvert qu'il s'agissait d'une fausse information diffusée par CNN." Voilà, fake news crit boîte le pas de Pitex, le secrétaire à la guerre qui y a quelques jours parlait officialement erronée.

Nous veillons à ce que chaque navire, chaque équipage, chaque capitaine dispose de tout ce que nous pouvons leur fournir à tout moment. Certaines missions sont plus longues que d'autres et j'éprouve plus de respect et de gratitude envers ses marins que quiconque. Ce qu'ils accomplissent en haute mer dans des conditions difficiles avec peu d'escales, c'est incroyable.

Les Américains ne comprennent pas ce que cela représente. En tant que personne qui n'a jamais été à bord d'un navire de ce type, mais qui a connu de longs déploiements, je le ressens. Je veux que les équipages soient relevés le plus rapidement possible.

Je veux ce qu'il y a de mieux pour eux. Mes commandants le savent, le président s'attend à cela. Voilà, Grégory, l'affaire, elle est pas anodine aux États-Unis, elle prend vraiment de l'ampleur.

Est-ce que l'administration Trump peut s'en sortir avec des réponses comme celle-ci ? Euh non, à fake news, fake news et demi, les conditions à bord de l'SS Lincoln ont été dans un premier temps décrites par les les soldats eux-mêmes, les marins eux-mêmes et et relayés par les familles des marins qui ont les premières ont diffusé notamment des messages mais aussi des photos notamment des plateaux repas. On va aller voir les plateaux repas effectivement qui euh illustrent la manière dont sont nourris ces 5000 hommes et femmes qui se trouvent sur ce navire depuis euh depuis 9 mois maintenant 6 mois dans le golf.

Euh donc ça commence à devenir quand même un vrai problème euh politique et sociétal. politique parce que évidemment les démocrates euh rentrent dans la brèche, il vous a pas échappé qu'il y a des élections de mi-mandat dans 80 jours. Donc c'est évidemment un sujet dont on peut dont l'opposition peut s'emparer pour dire regarder comment le commander et chief traite ces soldat et puis sociétal parce que 5000 personnes sur un navire qui fait des ronds dans l'eau dans en mer d'Arabie avec des conditions de vie très dégradé bah c'est 5000 familles en fait puisqu'ils racontent à leur famille ce sont des des pères des mères des frères des sœurs qui racontent à leur famille voilà ce qui se passe sur ce bateau depuis des semaines on n pas de dentifrice, on a pas assez de déodorant, la bouffe est infecte.

Euh et en plus, il y a un problème plus politique et stratégique. On comprend pas bien combien de temps va durer la mission et pourquoi on est là. Euh et donc ça devient un problème de société parce que on on l'a dit, les Américains sont très attachés à leur armée et je pense que ces images sont extrêmement négatives pour l'opinion publique américaine et d'autant plus négative que le président américain n'y répond pas.

Il accuse CNN, il n'a de mots que pour CNN. Il a que CNN. Il parle de fake news.

Euh, il y a néanmoins quand même un peu répondu en envoyant sur le porte-avion l'amiral Brad Cooper. Cet homme-là, on va le voir effectivement, c'était samedi dernier, le patron du Sencom, le patron du Sencom, le commandement central américain qui s'est rendu en personne sur l'USS Abraham Lincoln. Donc ça c'est quand même une réponse.

Que le patron du SENCOM fasse le déplacement sur le navire, se fasse filmer en train d'échanger avec les soldats. C'est quand même qu'au Pentagone, on a pris conscience que il y avait quelques difficultés. Ouais effectivement.

Mais alors le mot moi m'a vraiment interpellé parce que à l'issue de cette visite, il a publié un texte qui a été relayé par le Sencom et voilà ce que dit Brad Cooper. Il dit "J'ai vécu là-bas une expérience éblouissante." Donc ça va quand même un petit peu à l'encontre de ce que dénoncent les marins mobilisés sur place.

Il dit qu'effectivement à bord tout n'est pas parfait mais que le niveau de santé mentale n'est pas le pire. Observé ici. Être en mer pendant une longue période dit-il n'est pas fait pour tout le monde.

C'est difficile et chacun d'entre nous y compris moi réagissons différemment au stress. Mais c'est reconnaître à Mimo quand même qu'il ait un problème et que il a couru pour pour régler. Mais ce que moi je me demande, c'est peut-être le général pourrait me répondre, est-ce qu'ils peuvent pas approvisionner par hélicoptère, par parce que vous disiez que les bases sont loin loin et on peut pas C'est la question qu'on se pose.

Bien évidemment, vous avez des des des ravitaillements de ce qu'on appelle les les je consommables. Voilà, merci. des ravitaillements consommables.

Cela étant un porteavion comme ça, vous devez mettre de du kérosène pour les avions, vous devez renforcer les munitions, vous devez aussi apporter la nourriture, de l'eau poltable et cetera. Donc vous avez tout un tas de sujets qui sont pas aussi simples que ça et puis euh même si Pitex et le le le généraux disent "Oh, vous comprenez 250 jours de terrain c'est rien." Euh j'ai quand même fait quelques opérations et cetera et cetera au bout au bout de 6 mois même si alors je ne suis rien, moi, je suis pas à bord d'un bâtiment, mais au bout de 6 mois, le temps commence à paraître long quand même.

Donc c'est assez simple et il y a quand même quelque chose qui est important, c'est que le Lincoln va être relevé bientôt. Je crois que c'est le ser c'est le Washington qui est parti du Japon. Si vous voulez le vrai sujet derrière le Lincoln, c'est que bien évidemment, il va être relevé d'ici une semaine, 10 jours, 15 jours, le temps que le Washington arrive.

Mais le seul problème c'est que vous n'avez plus de porte-avion américain dans la zone de Chine. Et là c'est finalement une impasse énorme dans la stratégie globale, mondiale, américaine. C'est-à-dire que vous posiez la question tout à l'heure bourbier à passe en tout état de cause stratégiquement et vous le mentionnez tout à l'heure, cela montre les limites de la puissance militaire américaine.

La puissance militaire américaine ne peut pas durer au sens des guerres longues. Or, ces guerres longues, on les voit de plus en plus fréquemment ces dernières années. On le voit en Ukraine et on commence à le voir malheureusement dans le golf. et traiter ainsi ses propres soldats, enfin ses propres marins, c'est quand même ça pose des questions et ça pose aussi une question de l'image de cette armée américaine qui a été mise en échec finalement par l'Iran parce qu'elle est pas parvenue à ses fins et puis voilà comment elle traite ses boys.

C'est-à-dire que elle est obligée de les laisser en mer des jours et des jours alors que normalement effectivement on parle de 6 mois de mission et là ils en sont à quasiment pas un an mais jours 9 260 jours. plus de 260 jours mobilisés sans perspective pour le moment de retour et ça pour moralement c'est extrêmement difficile. Voilà comment l'armée américaine est capable de gérer les siens.

Donc il y a un vrai problème d'image et donc peut-être que c'est pas encore un bourbier mais ça veut dire que tant que c'est pas fini il faut l'incol qui soit relevé par le Washington et après ça dure combien de temps ? Mais on est on est bien d'accord. C'est c'est c'est ce que je disais en parlant de limite du modèle militaire américain.

On avait des États-Unis qui avaient un dispositif mondial. C'était finalement le seul la seule puissance qui pouvait avoir un dispositif militaire mondial. C'est-à-dire qui était à la fois dans l'Atlantique, dans l'océan Indien, donc dans le Golf et puis dans le Pacifique.

On s'aperçoit que aujourd'hui il ne peut plus tout faire. Je laisse tomber le le l'Atlantique parce que visiblement c'était quasiment abandonné. Mais regardez euh même le golf dans la durée, ça a commencé quoi ?

Le 28 février. 28 février, on est le 18 août, 6 mois après, 7 mois 6 mois après. Euh je sais pas qu'ils sont au bout du rouleau, mais ils montrent leur carences, leur limite.

Ex et il y a pas de guerre. Et il y a pas et encore et c'est même pas la guerre vraiment. Oui, mais c'est un dispositif.

Alors là, je suis pas tout à fait d'accord avec vous. Euh on a suffisamment expliqué est-ce que c'est une guerre, est-ce que c'est pas une guerre, est-ce que c'est un seul feu. Il y a un dispositif opérationnel de de de intense quand pas de haute intensité mais intense et engageant.

C'est pas juste de l'entraînement. Il y a pas de frappe au fait ça. Non non effectivement pas d'échange de tir.

On va partir la tête dans les étoiles. Vous savez de quoi je parle ? C'est une édition spéciale qu'on vous propose à partir de maintenant sur LCI puisque Sophie Anna, la française est en train de se préparer.

Ça y est, elle est dans la station spatiale internationale depuis le mois de février, vous le savez. Et bien, elle va devenir la première française là dans les minutes qui viennent à sortir dans l'espace. C'est une sortie extravéhiculaire.

Ce n'est jamais arrivé pour une astronaute française. Et on suit tout ça en direct sur LCI. Donc à tout de suite.

Votre météo des plages sur les bords de manche. Il va falloir composer avec les nuages et puis une ambiance assez grise. C'est vrai que ce soit à Vimurio encore à Fécamp, il fera 21 à 22°gr pas plus.

En revanche, la baignade peut être très agréable puisque la température de l'eau est équivalente et ça c'est vraiment optimal pour bien profiter de l'eau. En direction du golfe de Gascogne. C'est vrai que on prend quelques degrés de plus mais là aussi c'est bien plus agréable, bien plus respirable.

Il fera jusqu'à 26° à Biarite. C'est une température de 25°. Là aussi, c'est optimal pour la baignade.

Et puis enfin, en Méditerranée, on conserve toujours de très fortes chaleurs, même si ça y est, on est enfin sorti de cette canicule et des températures de l'eau toujours aussi chaudes jusqu'à 29° en direction de la Corse. Je vous souhaite une excellente journée et l'info continue sur LCI. C'était votre programme avec Magolia.fr.

Changez votre assurance de prêt et économisez sur manolia.fr, FR comparateur en assurance de près immobilier. C'était la météo des plages avec les glaces extrêmes, cacahuète et caramel extrême jusqu'au bout.

Merci de nous rejoindre sur LCI. C'est un événement historique que nous vivons ensemble cet après-midi en direct dans quelques minutes. Une porte va s'ouvrir sur le vide spatial pour la première fois.

Une française va sortir dans l'espace et cette française c'est Sophie Adonau. Elle se prépare depuis plusieurs jours. "Je suis prête à partir", a-t-elle écrit ce matin sur son réseau social X.

On imagine on imagine son impatience, son enthousiasme d'ailleurs, l'enthousiasme qu'elle avait partagé avec tout le monde il y a quelques jours quand elle a dit qu'elle allait sortir dans l'espace et c'est une grande première, c'est historique. On le vit en direct sur LC, on vous le disait, cette sortie, elle va durer 6h30. C'est toujours un événement et on va le décrypter pour vous, on va l'analyser et on aura ces images en direct.

Vous le voyez ici depuis le sol, cette sortie, elle est supervisé forcément par la NASA et puis depuis la station spatiale internationale, on aura quelques images dans les toutes prochaines minutes de cette porte qui va s'ouvrir sur le vide spatial. On va le commenter avec nos spécialistes Nathalie Tinja. Bonjour, merci d'être avec nous.

Chargé de relation internationales et chef de projet histoire de l'espace à l'ESA, c'est l'agence européenne de l'espace. Gill Davidovic est également avec nous. Bonjour.

Planétologue, président de la commission planourologie. Voilà, j'ai je ralentis pour essayer de bien prononcer les mots. Société astronomique de France et Olivier Lascar, bonjour.

Bonjour, rédacteur en chef à Science et Avenir. Votre analyse évidemment sera précieuse. On a aussi envie d'avoir des sentiments, des des des sensations avec un autre invité qui est en direct avec nous, c'est Jean-Pierre Egnoret.

Merci beaucoup de participer à notre édition spéciale Spationaute. Vous avez passé énormément de temps dans l'espace. Vous êtes d'ailleurs le français qui a passé le plus de temps dans l'espace. 209 jours en deux missions spatiales 1993-19.

D'abord un mot. peut-être de ce que peut ressentrir Sophie nous. On est tous différents.

Évidemment, les sensations peuvent être différentes. Mais quand vous vous apprêtez pour la première fois à passer ce sas et à vous élancer dans le vide spatial, qu'est-ce que vous aviez vous ressenti à la fois de l'excitation et peut-être de l'appréhension ? Non, pas de pas pas de l'appréhension parce qu'on est parfaitement préparé pour cette ce geste très technique effectivement.

Mais juste une petite correction, je ne suis plus le détenteur du vol. C'est aujourd'hui le vol le plus long, c'est Thomas Pesquet qui l'a fait aujourd'hui. Bon, je dois remettre mon logiciel à jour.

Bientôt. Oui, sera bientôt peut-être Sopia N d'ailleurs. Euh qu'est-ce qu'on éprouve ?

Et bien d'abord, on éprouve de la fierté parce que le fait d'être désigné pour une sortie extravéhiculée véhiculaire pardon euh c'est un signe de confiance et et pouvoir participer à ce genre d'activité pour les astronautes, c'est vraiment le gra parce que c'est l'activité qui demande le plus de préparation mais aussi euh qui demande le plus de contrôle de soi et et de capacité physique. C'est c'est sûrement l'activité qui est la plus impressionnante d'un point de vue psychologique. sortir dans le vide absolu, se retrouver comme un petit satellite et puis bien fragile malgré tout puisque il faut absolument faire rituer l'entraînement avec la plus de rigueur possible y compris alors d'abord bien sûr pour réaliser la mission correctement on est le seul à pouvoir le faire parce que dans une santé extraordiculaire à l'intérieur de la station on peut se faire aider de ses camarades là en l'occurrence Sophie aura un collègue à côté d'elle unon qui va mais chacun a ses tâches à faire et ne peut pas faire les tâches de l'autre.

Donc c'est une énorme responsabilité d'autant plus que chaque sortie extravéhiculaire est est gourmand ressources bah des ressources en air par exemple des ressources en potentiel du scafand. Donc euh voilà, c'est fierté et sans des responsabilités et concentration et puis aussi dominer euh ces sensations parce que sortir dans le vide de l'espace à 400 km autour de la terre juste protégé par son petit scafandre, c'est très impressionnant. Évidemment, c'est alors vous vous allez parler de ces sensations bien évidemment parce qu'on a pas mal de questions à vous poser, mais d'abord je voulais faire réagir nos invités autour du plateau parce que vous dites beaucoup de choses sur la confiance mais sur le graal.

Là, c'est ce sont les mots de Jean-Pierre Ignoret. Sortir dans l'espace comme ça, c'est le graal. Les mots de Thomas Pesquet, c'était le rêve dans le rêve.

Aller dans l'espace c'est un rêve mais pouvoir sortir s'en est encore un autre. Oui, déjà être astronaute, c'est pas à la portée de tout le monde, mais faire une sortie extravéhiculaire, tous les astronautes ne le font pas. Certains en font plusieurs.

Donc, c'est vraiment important. Je crois que ce qui aurait supérieur à ça, c'est d'aller sur la lune. Oui, mais peut-être est en train de se préparer effectivement.

Ça sera et pourquoi pas Sophie ? Parce que parce que le temps est plutôt favorable au aux femmes dans l'espace. Donc donc Sophie se qualifie aujourd'hui avec cette EVA pour pour d'autres aventures spatiales avec cette sortie extravéhiculaire effectivement elle va se jeter dans ce vide spatial si impressionnant.

Là encore c'est supervisé depuis la terre. Regardez donc depuis la NASA s me semble-t-il pour cette sortie qui va commencer dans dans les minutes qui viennent. Et puis on a les la l'image de la station spatiale internationale que vous avez vu tout à l'heure.

C'est de là que la porte pourra s'ouvrir. Et donc les deux astronautes Sophie Adnu et l'astronaute américain Anil Menon vont pouvoir commencer leur mission. On parlera du détail tout à l'heure, mais on est encore dans l'émotion.

Dans l'émotion. Est-ce que chacun vous pourriez avoir un mot ? Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on va vivre là dans un instant ?

Alors, une expérience hors du commun, il faut rappeler évidemment que l'espace c'est un milieu qui est éminemment hostile à l'espèce humaine. Ouais. C'est pas naturel que d'aller dans l'espace.

Et euh comme ça a été dit, les astronautes sont des gens qui sont extraordinairement entraîné. il réagissent, ils réalisent des gestes qui sont des gestes techniques. Donc l'idée c'est de d'abolir toute appréhension, tout sentiment, mais quand même il doit y avoir un petit quelque chose qui ressemble à une petite crainte quoi.

Il doit y avoir un petit très fond de trouille qui prévaut dans toute cette aventure. Il paraît que l'impression qu'on a quand on y arrive dans l'espace, c'est d'abord ce silence. un silence qui n'est pas commun, un silence qui est presque anormal.

Les astronautes disent que à l'intérieur de leur combinaison, ils entendent leurs organes, ils entendent leur propre corps parce que tout le reste n'existe plus. Donc tout ce film qu'on peut se faire dans nos têtes, nous qui sommes des bipèes terrestres, ça doit quand même aller très très rapidement dans le crâne des astronautes, quoi. Ouais.

Gill Davidovic, vous allez vivre quoi là vous dans quelques minutes ? Bah, c'est un profond vertige en fait. Évidemment, c'est c'est vrai que c'est un peu reptilien quand même.

C'est pas du tout naturel. C'est c'est une situation hors du hors du commun en fait qui n'a pas de logique classique. C'est vraiment l'avèement de l'intelligence humaine et de la technologie qui nous permet de nous affranchir de notre condition terrestre.

Ça va être pendant 6h27 la femme la plus isolée du monde. Elle va être seule. Elle ça va devenir un satellite artificiel de la Terre.

H elle sera complètement autonome d'un point de vue de sa combinaison. Et évidemment, ça doit être une sensation exceptionnelle de sortir la tête du sas. Elle va sortir en deuxè.

On verra ça tout à l'heure, mais ça doit être un vertige fulgurant. 400 km, plus de 400 km de vide à 28000 km/h avec la terre énorme qui va défiler à une vitesse formidable. C'est vrai à vue d'œil, on le voit ça.

Ben, vous le voyez d'abord si vous j'imagine parce que peut-être Jean-Pierre pourra nous le dire, mais j'imagine que même s'ils n'ont pas le temps de regarder très très longtemps euh le paysage défilé, oui, la Terre est gigantesque quand même malgré tout. Jean-Pierre Agory, alors votre première sortie, j'espère ne pas me tromper, c'était 93. 99.

Ah 99. Bon voilà. Bon voyez, j'ai j'ai un petit problème.

Le 19 avril précisément 99, on peut on peut essayer de se replonger. Est-ce que vous avez vous avez en mémoire encore précisément ce que vous avez ressenti à ce moment-là ? Voà.

Oui, on parlait de trouille tout à l'heure, mais c'est pas la trouille, c'est pas la peur, c'est l'intense concentration. En ce qui me concerne, j'étais chargé d'ouvrir la porte de Mire et il se trouve que la porte extérieure du SAS, elle s'ouvre vers l'extérieur. Et avant d'ouvrir cette porte, il fallait euh déboulonner en fait 16 boulots qui avaient été rajoutés pour assurer l'anchité de la porte suite à un incident précédent.

Et donc il y avait avec une clé dynamométrique. Donc dans le vide de la semi-obscurité, il a fallu pendant une vingtaine de minutes déboulonner les boulons un par un. Et puis finalement est venu le moment où on tourne la volant de la porte qui l'a déterrou vers l'extérieur et on est obligé de se pencher et là on rentre dans un monde complètement différent et et d'un moment à l'autre.

D'un seul coup, on est plongé dans un scénario, dans un spectacle, dans avec l'univers vaste et tout noir autour de nous. euh un univers complètement inhabituel auquel on peut pas se préparer même pendant l'entraînement parce que l'entraînement monde un oui un tout autre monde. Pardonnez-moi de vous couper Jean-Pierre, vous allez tous m'aider à décrypter cette image parce qu'on a vu une porte s'ouvrir.

Est-ce que ça veut dire que les deux astronautes Sa vont pouvoir sortir avec en premier, vous l'avez dit visiblement, donc ce sera l'astronaute américain Anil Menon et qui sera suivi de Sophie A et c'est un moment historique parce que on le rappelle, c'est la première française qui va effectuer une sortie extravéhiculaire. On a le bonheur d' voir Jean-Pierre Egorayet mais c'est Claudie Egnoret, la première française à être allée dans l'espace. Elle avait malheureusement pas eu la chance de sortir et Sopia va réaliser elle ce rêve sans doute dans les minutes qui viennent.

Est-ce que c'est ça là euh ce à quoi on assiste ? C'est-à-dire qu'une porte vient de s'ouvrir ? Ouais.

Oui. Les deux astronautes ne vont pas tarder à sortir. Le premier est sorti déjà.

On voit l'américain là. On voit l'Américain ici effectivement qui flotte déjà qui qui va être positionné qui doit être positionné au bout du bras robotique de la station spatiale internationale qui est une sorte de support qui va lui permettre d'être bien calé devant le dispositif qui doit être changé pendant cette mission spatiale puisque cette sortie dans l'espace elle ne se fait pas pour rien. Elle a une touours un travail, une mission à faire et donc là c'est la tâche auquelle les deux vont s'atteler.

Mais c'est d'abord le premier astronaute qui sort et donc il faut toujours quelques minutes avant que le Vous voyez, il s'accroche. Ouais, il met deux deux longes comme quand vous faites d'escalade ou Oui. Donc ça c'est la sécurité.

Ça c'est on va écouter un petit peu peut-être les commentaires. Super travail d'équipe. Bravo.

Normalement, c'est Ann qui fait les qui parle aux astronautes qui est qui est une astronaute elle-même qui a fait deux EVA et qui était dans les stations pas plus tard qui a fait deux vols et qui était dans la station en 2025. D'accord. Donc là, elle est à terre.

Elle est quoi ? À la base de Elle doit être à Houston, j'imagine. Cre de contrôle.

Voilà. Alors, ils sont ils sont en lien avec Houston. Mais cette mission durant laquelle on voit deux astronautes, on va voir deux astronautes dans l'espace à l'extérieur de la station, c'est quand même une mission à qu c'est-à-dire qu'il y a deux autres astronautes qui sont à l'intérieur de l'ISS et qui vont contrôler tout ce qui se passe à l'extérieur, qui vont notamment manipuler le bras robotique que je citais au bout duquel il y a l'astronaute américain à l'extérieur de l'ISS.

Et c'est vraiment une mission à 4 et d'ailleurs la précédente sortie extravéhiculaire, elle n'avait pas été faite par Sopia mais Sopia travaillé à l'intérieur était à l'intérieur aux commandes du bran. On essaie d'écouter les échanges. Voilà.

Donc c'est un dialogue entre les deux là, on est d'accord. Donc l'astronaute américain euh répond donc on depuis la terre, on dit "Prenez votre temps." Et donc la première chose euh qu'il fait là, c'est ce qu'on venait de dire, c'est de s'attacher effectivement c'est la mesure de sécurité primordiale et c'est d'abord ce qu'il fait avant de pouvoir faire euh de pouvoir commencer à travailler.

Voilà, c'est Donc pour l'instant tout va bien, tout se passe comme prévu. Oui. Il va falloir euh c'est un travail d'endurance hein, on l'a dit, il y en a pour 6h30 et c'est un travail épuisant parce que les combinaisons sontour lourdes rigides.

Ne serait-ce que le fait de maintenir la main serrée sur son outil, ça demande un effort qui est considérable. Et je relisais ce matin un des papiers de sciences et avenir où il y avait le témoignage d'un d'un technicien qui disait que cette sortie de 6h30 dans l'espace, c'est l'équivalent d'un marathon qui durerait le même lapse de temps. Faut bien être conscient de ça.

Effectivement, c'est un travail sur terre que vous feriez peut-être en en très peu de temps. Là, il faut 6h30 parce qu'on imagine bien les conditions qui sont extrêmement difficiles. Et c'est très éprouvant physiquement, c'est très éprouvant pour le corps.

D'où les la préparation en amont, une préparation avant d'aller sur l'ISS, mais quand vous êtes déjà dans l'ISS, Sopiano l'expliquait, c'est-à-dire qu'elle s'est préparé ces derniers jours à sortir spécifiquement. Donc là, on est toujours dans le protocole de sécurité. Qu'est-ce que vous voyez là ?

Mais oui, il faut attacher également les trousses à outil pour ne rien laisser filer. Ouais. parce qu'évidemment ça deviendrait des objets des débris spatiaux dangereux.

Puis ça manquerait on est au tout début de de la mission. Ça manquerait mais c'est très très important évidemment aussi de ne rien perdre. On est au-dessus on est à 400 km auudess de la terre.

C'est là on est au-dessus de l'Afrique d'ailleurs. Regardez en temps réel. Alors vous vous disiez que c'est effectivement un marathon pour le corps, mais c'est aussi une hyper concentration pour l'esprit hein.

Du coup chaque geste compte et est et mesuré donc c'était extrêmement éprouvant probablement aussi pour pour l'esprit. 6h30 sans pause, pas de pause, aucune pause. Donc effectivement pour l'esprit la concentration on imagine c'est pas non plus très très é dans 400 dans 400 km au-dessus de la terre et aucune sortie n'est anodine.

C'est-à-dire que nous on assiste à un spectacle, on est Jean-Pierre Ignoret parlait de fierté tout à l'heure. Effectivement, c'est une fierté pour la France mais ce n'est jamais sans risque. effectivement parce que il y a des risques qui sont inhérents au milieu au milieu physique au l'espace qui effectivement est hostile en terme de température en terme de bah il y a 16 levées de soleil hein par jour enfin en 24 he donc ça veut dire qu'il y en aura quatre pendant la ça veut dire nuit jour ils vont passer de nuit jour voilà donc donc il y aura de la nuit il y aura du jour il y a il y a le soleil quand il y a le jour il y a le froid et la nuit quand il y a la nuit.

Donc déjà ça après il y a les micrométéorites qui peuvent qui peuvent impacter. C'est très contrôlé hein mais c'est voilà il y a des objets mais tout ça est très contrôlé donc voilà et puis donc donc c'est déjà l'environnement après il y a soi parce que ils sont c'est c'est déjà des surhommes et des surfemmes parce qu'ils sont sélectionnés Sophie elle a été sélectionnée sur 22523 candidats qui déjà sont des gens qui sont sélectionnés au diplôme à la la formation donc déjà il y a une sélection importante. Donc elle elle est préparée.

Elle avait 3000 de vol sur 3000 heures de vol sur 22 hélicoptères avant de rejoindre les a. Donc aussi, elle avait vraiment une expérience dans l'armée de l'air de l'espace qui la prépare. Il y a le training qu'elle a fait, l'entraînement qu'elle a fait à et dans les différents états, les cinq partenaires de la de la station en fait.

Mais malgré tout, ça reste une expérience éprouvante. Bon, qui est très contrôlé, c'est-à-dire il y a plein de capteurs en fait dans la combinaison. Donc on va contrôler ces battements de cœur.

Euh enfin t tous ces paramètres physiques seront contrôlés. Mais malgré tout ça reste une expérience exigeante et puisante et il y a que le moment venu qu'on sait vraiment qu'on va réagir. Même si dans la simulation, dans le dans l'entraînement, elle a été extraordinaire he Sophie.

Mais après, il y a l'expérience en elle-même, il y a comit à l'épuisement, comment voilà. Alors, elle est prof de yoga, donc elle s'est maîtrisé normalement, elle s'est maîtrisé tout ça aussi. Est-ce que c'est arrivé dans l'histoire qu'effectivement des astronautes en sortant comme ça alors non pas panique mais il y a une espèce d'émotion un peu plus forte que prévu espèce de alors apparemment on commence à entendre Sophie.

Ça y est, je suis prête à sortir. Voilà ce qu'elle vient de déclarer. Ça bouge.

On va la voir donc sortir. Sophie Adeno, première française à effectuer une sortie extravéhiculaire. Première française donc à aller à sortir dans l'espace.

Voilà. Voilà Sophie Adenau donc qui vient de dire "Je suis prête" et qui va sortir à son tour après donc l'astronaute américain Anil Menon pour mener cette mission. dans l'espace à 400 km au-dessus de de la terre.

Une mission qui va durer 6h30 et Sopie Anno qui devient en direct sur LCI. Regardez la première française à sortir dans l'espace. C'est absolument historique.

Jean-Pierre Aguret parlait de sa fierté il y a un instant. Voilà, tout fonctionne visiblement puisqu'elle est en relation, on le rappelle, avec les personnels de la NASA resté au sol. C'est un travail d'équipe avec les deux astronautes qui restent dans la station spatiale internationale et donc les deux qui sortent aujourd'hui.

Et la voilà. Ouais. Ouais.

Voilà Sopiano qui sort. Voilà. D'abord les pieds en avant.

C'est ça. C'est possible aussi. On est en apesanteur, c'est jamais évident.

Vous pouvez vous évidemment vous pouvez commenter parce que chacun vous faisiez part de votre enthousiasme euh avant qu'elle ne qu'elle ne sorte dans l'espace et ça y est, on y est. Qu'est-ce que vous ressentez là ? C'est très émouvant évidemment.

Bon, moi c'est une collègue en plus donc Oui, vous la connaissez très bien. Donc on la connaît bien. On l'a accompagné toutes ces années.

Elle réalise son rêve. Euh en même temps, elle doit être très concentrée sur sa mission. Effectivement, moi je suis très heureux pour elle parce que j'avais été extrêmement frappé par l'interview qu'elle avait donné depuis l'ISS il y a quelques semaines.

Je crois que c'était pour un JT pour TF1 où elle avait elle avait une émotion qui était qui n'était pas feinte du tout quoi. Il y avait quelque chose qui était de l'ordre. Elle avait mis ses trips sur la table quoi pendant cette interview et c'était extrêmement émouvant et quand on voit ça aujourd'hui, on se dit elle est elle a vraiment atteint le but extrême qu'elle s'était fixé enfant.

Elle a souvent dit que c'est l'exemple de Claudie Aignoré qui l'avait inspiré. Claudia qui avait qui qui est qui est parti dans l'espace en 96 et en 2001 qui est allé dans la station MIR et dans l'ISS et aujourd'hui elle doit se dire quand même quelque part même si elle est extraordinairement technique professionnelle elle doit se dire quand même quelque part la petite fille que j'étais a atteint son but. C'est extraordinaire parce que je sais pas si Jean-Pierre Aignuré nous nous écoute, j'espère mais on est aujourd'hui le 18 août parler de la sécurité ou 30 ans plus un jour exactement 18 ans.

Oui vous voilà Jean-Pierre vous évidemment parce queon va parler de votre fille Claudie votre femme pardon. Alors je vous écoute en même temps que je parle pardonnez-moi parce que je vous entends mal votre femme Claudie. Donc il y a quasiment 30 ans jour pour jour, c'était hier, il y a 30 ans jour pour jour, elle s'envole pour l'espace.

C'était un 17 août, le 17 août 1996. Et Sophie Anna, elle s'en souvient parce qu'elle était devant la télévision ce jour-là, il y a 30 ans tout juste. Et elle a écrit sur son compte X hier.

Elle le dit, "J'avais 14 ans à l'époque et je me suis dit si elle peut le faire, pourquoi pas moi ?" Et elle explique que depuis elle a tout fait pour réaliser son rêve. et Jean-Pierre, on le voit ce rêve se réaliser 30 ans après.

Voilà. Et ma femme toute à côté de moi est en train de regarder ça avec émotion parce que ça lui rappelle effectivement bon la sortie extravéhiculaire mais ce vol pour elle aussi elle est un souvenir inou. Ah, vous êtes tous les deux en simplement rajouter que là dans les moments présents, la tâche de Sophie, c'est d'assurer sa sécurité parce qu'on voit très bien qu'elle flotte complètement en pesanteur.

Euh, sauf que ses pieds ne servent à rien. ses va devoir s'en servir pour faire ce qu'elle a à faire, utiliser les outils et donc il faut absolument qu'elle s'agrippe grâce à un filin déroulement déroulant pardon à la station de telle manière que elle n'est plus à l'esprit de vérifier en permanence qu'elle est accrochée. et je pense que là, elle va rejoindre une plateforme quelque part qui va lui permettre de travailler d'abord d'abord de se déplacer jusqu'à zone d'action sur la poutre Z et et puis ensuite donc de faire son changement d'antenne, ce qu'elle a fait sur place.

Mais je pense que là, elle est dans l'émotion de on est submergé par la réalité de ce qu'on vit qui n'a rien à voir avec ce qu'aucun être vivant peut vivre sur terre et et elle doit avoir ce mélange de concentration sur ce qu'elle a à faire et aussi de faire le plein de cette expérience inouie qu'elle est en train de expérience inouie effectivement Thomas Pesquet tout à l'heure lui a envoyé un message c'était dans la matinée, il lui a souhaité bonne chance et il lui a dit profite bien de cette activité vertigineuse Est-ce que effectivement se retrouver comme ça à 400 m à 400 km de la terre est totalement dans le vide ? C'est une expérience ? Vous parliez d'un autre monde.

C'est c'est Oui, c'est Ouais, c'est très fort. On est on est ramené à rien du tout, à une poussière tellement ce qui ce qui nous entoure est immense. Et puis on a parlé tout à l'heure des risques.

Bon, les risques sont clairs, hein. Si si elles se décrochent par exemple, qu'elle s'éloigne de la station. Alors dans système américain, ils ont des petits systèmes de secours, mais bien sûr, il faut pas avoir à les utiliser.

Et or, ces entraînements qu'elle a fait en piscine lui ont donné une certaine connaissance de ce qu'elle a faire, déjà ce qu'elle a à faire, mais là on a un pesanteur et dans ce milieu vaste et sur la vraie station avec comme l'a dit Nathalie, le soleil hein qui lui donne une température sur son escapant de 150° d'un côté, mo 150 de l'autre. Alors bien sûr, c'est thermorégulé, mais tout ça c'est une expérience inouie unique. Il faut s'adapter très rapidement puisquon attend bien sûr qu'elle réalise la mission sans perdre de temps.

Mais prendre son temps, c'est important parce que c'est ça qui assure la sécurité. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui se passe là ? A priori il sont il d'abord ils ils ont vérifié leur combinaison respective c'est ça et là ils vont pouvoir je pense qu'il vont non là ils sont en scafant tous les deux évidemment he ça s'est fait dans le sas ils ont dénitrogéné et là ils sont dans la phase de sortie la première chose à faire c'est de réunir les outils dont ils ont besoin pour la mission et et de et avant même de se sécuriser grâce au filins qui les attachent enfin qui leur donne un point sûr de recueil si jamais la main par fatigue lâche la main et et avec le risque de décrocher.

Bien sûr. Donc la première chose à faire, c'est d'assurer la sécurité. Ensuite, il va y avoir un transit vers la zone de travail mais je ne sais pas encore si ça va se faire grâce au bras télé manipulateur ou si on va la mettre là où elle sort sur une plateforme et grâce à cette plateforme et au bras canadaire la l'amener sur le le site la la trust Z.

C'est-à-dire la poutre sur lequelle elle va travailler. C'est ce qu'on va voir. On va voir si si elle y va en rampant.

Moi, dans mon temps, quand on était intervenu justement sur une antenne extérieure, euh à l'époque chez les Russes on crapautait comme un un alpiniste et donc mètre par mètre avec des mousquetons de sécurité, on se déplaçait et c'est bien qu'au bout d'une demi-heure d'ailleurs, j'avais des ampoules de sang sous sous les ongles tellement le fait de comprimer ce gant pour s'accrocher pour accrocher le mousqueton, décomprimer, recomprimer, ça une centaine de fois les frottements deviennent extrêmement pénible pour les mains. à cause de de la rigidité du Scafar. Apparemment, elle vient de déclarer parce qu'elle est en liaison encore, on le disait avec la NASA, je vais doucement, je veux être certaine que tout va bien.

Donc, elle fait en sorte Ouais. Alors, c'est essentiel. C'est essentiel.

Elle va crapaillité puisque c'est l'Américain qui sera sur le canadarme, c'est ce qui est prévu en tout cas. Donc, elle va se rendre sur les différentes zones en s'accrochant aux différents éléments de la station. Nathalie Tinjot, vous la connaissez Sopiano, vous vous rendez compte que Jean-Pierre Egorayet regarde ces images avec Claudie Egnoret qui était donc un modèle pour Sophie Anou.

Elle s'est dit donc il y a 30 ans tout juste si elle elle est capable pourquoi pas moi ? Et elle explique après qu'elle a poursuivi ce rêve en se donnant les moyens d'y parvenir sans jamais oublier la passion et le plaisir. Et elle espérait ces derniers jours, elle le disait pourquoi pas à moi aussi de transmettre cette envie.

Pourquoi pas des des des enfants aujourd'hui peut-être la regardent, se disent "Mais moi aussi je veux faire ça." Alors, c'est la 11e astronaute française. Sur les 11, il y en a cinq qui ont fait des EVA.

Et moi, pour avoir pour les connaître tous et avoir beaucoup travaillé avec eux, je je suis fascinée par cette communauté qu'il y a entre eux avec des individualités très différentes, cette transmission euh et et cette affection aussi des uns pour les autres. Euh elle a été beaucoup accompagnée par les astronautes tout le temps de la préparation pour les sélections euh pendant la sélection également. Donc c'est vraiment enfin cette transmission, elle existe euh chez chez nos étoiles chez nos étoiles françaises et elle se poursuivra.

Il y a déjà on on sait déjà qu'il y a énormément de vocation parmi les jeunes filles suite à la à la mission de Sophie. Donc je ne doute pas une seconde aussi dans toute la communication qu'elle fait dans l'ISS, je ne doute pas une seconde qu'elle va qu'elle va susciter des vocations. On a entendu donc Jean-Pierre Agner part de son émotion il y a un instant.

Peut-être que c'est une émotion partagée. Tout à l'heure, vous parliez de c'est un bonheur. C'est le mot que vous avez utilisé.

Bon, une petite interruption, le voix de de l'image, c'est jamais évident évidemment, mais ça y est, Sophie Ano est dans l'espace. C'est très rare pour des Français. C'est la première française ici à à à l'avoir effectué.

La mission va pouvoir commencer mais on parlait de forcément dans sa tête là, il s'est passé quelque chose à Sopien. forcément, elle est à 400 km au-dessus de la Terre et ben, c'est un morceau d'histoire auquel on assiste ici. Oui.

Oui. Et puis on on est certain que ce ce côté rôle model va fonctionner à fond parce que euh il faut la la conjonction entre différents ingrédients. Il y a effectivement l'exploit qui est réalisé par ces personnalités hors du commun et il y a ce que porte la personnalité en question.

Et c'est vrai que Sophie Adnu, elle a quelque chose de solaire qui a été parfaitement perçu par le public et on peut être certain que des tas de petites filles rêveront de vivre les mêmes aventures, de petites filles et de petits garçons aussi parce que je pense que des personnalités comme celle-là, ça doit fédérer Tous Azimut. Effectivement ça ça féder Tous Azimut 15h2 édition spéciale sur LCI. On a le bonheur de vivre en direct ces images absolument sidérante.

On est dans dans l'espace dans ce grand vide à 400 km de la terre et et Sopia qui est en train de réaliser un exploit finalement. Je pense que le le mot n'est pas trop fort. Gill Davidovic, on on évoquait la personnalité solaire de de Sophie Adna.

On pense aussi à la personnalité solaire de Thomas Pesquet. Euh et là alors que là on voit des images là de l'Américain euh voilà, on on essaie de c'est pas forcément évident de de les distinguer sur sur ces images, mais sur ces personnalités hors norme finalement, il faut être euh plus que solaire pour réussir de telles performances. C'est presque une performance sportive de très haut niveau.

Oui. Oui. Al, c'est effectivement une performance physique, sportive et et mental aussi, hein.

Il faut une hyper concentration. Euh ce qu'on retrouve chez tous les astronautes, même ceux qui n'ont pas fait de VA, tous les astronautes, on a la chance, comme le disait Nathalie de de connaître tous les astronautes français et et d'autres. C'est une marque de fabrique qui que l'on retrouve sur toutes ces personnalités sont des personnes attachantes euh qui reviennent transformer et qui sont déjà des personnalités exceptionnelles avant leur avant leur grand vol évidemment avant leur premier vol, mais qu'il le deviennent encore plus euh effectivement au fil aussi de euh leur post tour comme on dit hein, le post fly tour, c'est qu'après généralement après leur mission spatiale Ils vont dans les écoles, ils vont à la rencontre du public, ils vont donner des conférences, ils vont témoigner de leurs aventures d'une certaine façon de leur sacrifice.

C'est un c'est comme pour les sportifs de très haut niveau, il y a une forme de sacrifice physique, familial, professionnel. On rappelle que Sophie Anna est un petit garçon, hein. Sophie Anna est un garçon effectivement mais voilà donc c'est pas c'est probablement pas évident pour elle et pour sa famille comme ça n'a pas été pour tous les autres hein.

Jean-François Carvois des enfants, Philippe Perin, Claudier Jean-Pierre Ignoré. Voilà donc c'est c'est un un métier à part évidemment et donc il faut être préparé. les amis, la famille, les agents spatiales sont autour de ces personnalités pour les accompagner aussi dans dans ces phases parce que bah c'est difficile, c'est fatiguant.

Alors là, on va voir mais certains de nos astronautes, je pense à Philippe Perin mais aussi à Thomas Thomas Pesquet ont enchaîné les sorties extravéhiculaires parfois quelques jours seulement après la première. Ah oui, donc on imagine effectivement la difficulté jusqu'à 4. On va il s'accroche là.

Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu ce qu'on voit sur cette image ? Donc pour remettre en perspective un peu ce qui va se passer aujourd'hui, il y a à peu près neuf grandes étapes. Là, on est dans on est encore dans dans la sortie et dans tous les éléments de sécurisation à partir de la sortie.

Ensuite, il va y avoir la préparation de la zone 1 euh de la poutre de segment de la poutre Z1 pardon qui est la zone de travail. Donc ça ça va durer une vingtaine de minutes. Il faut la mettre en sécurité notamment, il va falloir éviter qu'il y ait une rotation puisque bon, elle elle ne fonctionne plus nominalement.

Donc il y a une autre antenne qui a pris qui a pris le relais. Mais néanmoins, il faut s'assurer qu'elle va qu'il y aura pas de rotation de l'antenne qui pourrait chercher les satellites relais en fait puisque c'est en fait c'est une antenne qui permet de renvoyer les données sur terre via des satellites relais. Donc il va falloir sécuriser l'antenne, la la retirer, la stocker temporairement et tout ça c'est des déplacements hein.

Récupérer la nouvelle antenne qui en fait est là depuis 2009. Elle est déjà elle est sur la zone de stockage. Elle est là depuis 2009 pour assurer la redondance et la résilience en fait des des communications.

Ensuite, elle va installer une nouvelle antenne. Ça sera le gros morceau, sécuriser l'antenne installée et puis après il y aura le nettoyage du bras du Canada 2, le bras armé qui est fourni par les par les Canadiens qui est vraiment un outil de technologie incroyable. Et puis après la phase du retour qui sera vous avez vu la la phase de sortie du SAS, la phase du retour ça sera ça sera un peu pareil.

Donc voilà un peu ce qui va se passer. Et là pendant les 6h euh 6h à venir hein parce que duré estimé à 6h30 les contraintes opérationnelles peuvent faire répéraphie répétée assez magique aussi à on rentre dans la zone nuil. Ouais.

C'est-à-dire et bien dans la zone d'ombre de la terre, c'est que la moitié du globe est éclairée par le soleil, l'autre moitié est plongée dans le dans la nuit hein. Et donc là, on est au sud-sudest de l'océan Indien, donc encore assez loin de l'Australie et on va rentrer dans dans la zone nuit. Donc on ne sera plus éclairé, les astronautes ne seront plus éclairés.

Donc ça ça change la donne pour eux. C'est une complication supplémentaire. Alors ça ça illustre aussi à propos du terme de sacrifice qui a été dit que cet exercice est éminemment dangereux.

Euh la différence entre les zones d'ombre et les zones d'éclairage font varier les températures de l'ordre de 200°. Il faut pouvoir supporter ça. La combinaison que porte l'astronaute, c'est pas une simple c'est pas un simple tenue de bibum.

C'est un bijou de technologie avec quantité d'appareillage qui permettent par exemple de maintenir le corps à une bonne température, à une bonne pression. Et il faut se rappeler quand même de la déconvenue de la mésaventure terrible qui est arrivée il y a un peu plus de 10 ans à un autre astronaute européen qui était qui est Lucas Parmi Tano, l'italien qui a fait se noyer dans l'espace pendant une sortie extravéhiculaire. C'est-à-dire que le liquide de refroidissement de sa combinaison, il y avait une fuite et il a commencé à rentrer à l'intérieur de son scafandre grâce à un sang froid extraordinaire qu'on trouve chez ses chez ses personnalités grâce à l'extrême préparation hein.

C'est ça. C'est ça. Il a su quoi faire et il en a tiré des des logiques très froides des cartésiennes.

Il a dit quand quelque chose comme ça arrive finalement c'est une forme de bénédiction parce que ça permet d'améliorer la combinaison. La pompe qui était défectueuse on l' on l'a transformé. ce problème ne n'aura plus court lors de prochaines sortie et et pour l'instant tout a l'air de parfaitement fonctionner.

Sophie Ana qui dit "Je me sens bien", Sophie ADN donc euh première française dans l'espace dans ce vide absolu édition spéciale avec également avec nous Philippe Baptiste. Merci d'être avec nous, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace. On on vit ensemble ce moment historique particulièrement émouvant.

J'imagine que au-delà du ministre, l'homme que vous êtes passionné d'espace regarde ça avec énormément d'admiration. Ah oui, absolument. D'abord, je enfin je suis de tout cœur mais comme tous les Français avec Sophie Adna qui vit une expérience extraordinaire. première française dans l'espace, 2è européenne.

Euh c'est une expérience extraordinaire et puis c'est aussi un peu d'émotion parce que je me rappelle Sophie au moment des tests de présélection quand on avait pu un peu discuter avec elle, discuter de sa motivation, de son enthousiasme pour l'espace, pour la station spatiale internationale, pour devenir une astronaute de lézard. Et puis aussi redire que Sophie c'est une femme aussi absolument fabuleuse. Donc pilote d'essai qui a fait un nombre incalculable de choses.

Toujours très modeste, toujours très calme, très sereine, déterminée, enthousiaste, enfin voilà. Donc c'est c'est je voilà je l'accompagne de tout mon cœur. C'est un symbole de de fierté pour la France.

Elle est en train de devenir un élément phare, une figure emblématique de de la France. Bien sûr, bien sûr. Vous savez, les astronautes, il faut voir les choses très lucidement.

Ils font à la fois des choses très importante pour la science. Ils font des des manipes, des expériences dans l'espace en apesanteur ou en micropesanteur qu'on peut pas faire sur terre. Et ça c'est très important.

Donc on fait de la science qu'on peut pas faire sur terre grâce à la station spatiale, mais c'est aussi un moment où de fierté collective, il porte aussi une fierté collective française, européenne, mondiale. On se reconnaît tous dans cette dans cette dans cette quête qui est absolument assez extraordinaire en fait de de compréhension du monde, d'observation aussi de la terre à travers l'espace, d'observation de la fragilité de la terre au travers de l'espace. Donc donc en orbite dans l'ISS, il y a pas seulement de la science, il y a aussi un sentiment de un sentiment de de de compréhension du monde, un sentiment qui dépasse beaucoup d'autres et donc de très grande fierté aussi.

On a tendance parfois à critiquer la France ou à dire que la France est est en retard. Est-ce que Thomas Pesqu ou aujourd'hui Sophieano sont des arbres qui cachent la forêt ou est-ce qu'il y a une réelle force française dans l'espace ? Ah bah vous savez aujourd'hui la France est la plus grande puissance spatiale européenne.

La question qu'on peut légitimement se poser, c'est est-ce que l'Europe investit suffisamment dans l'espace ? Et ça je pense que c'est une vraie question et moi je j'ai beaucoup travaillé dans ce secteur en particulier et ma réponse est non. On n'investit pas assez dans le dans dans l'espace.

Il faut qu'on le fasse plus. Pourquoi ? Parce que l'espace c'est important pour notre économie.

On en a besoin tous les jours pour communiquer, pour se positionner avec des systèmes de positionnement par satellite. On en a besoin pour aussi pour notre défense et notre sécurité. On sait que c'est essentiel par exemple aujourd'hui dans le conflit qu' a en Ukraine aujourd'hui.

C'est aussi indispensable pour la science, pour comprendre la terre et cetera. Donc l'espace c'est un c'est un enjeu absolument majeur pour nos pays et donc il faut qu'on investisse dans ce secteur là et c'est vrai que l'Europe investit 6 ou sep fois moins que les États-Unis. Donc moi, je crois vraiment que c'est le moment de se réveiller et je pense que ça va être le cas parce que je crois que c'est un sentiment qui est partagé aujourd'hui par beaucoup de chefs d'État, que aujourd'hui en particulier on est à la veille de d'un budget européen qui va être décidé dans quelques dans quelques mois maintenant et je suis convaincu que le spatial aura une part beaucoup plus importante que précédemment.

Donc voilà, c'est un moment qui est important et c'est vrai que cette sortie de Sophie Adna, elle incarne un peu tout ça. Monsieur le ministre, une question pour vous de d'Olivier Lascar, rédacteur en chef à sciences et avenir. Oui, bonjour monsieur le ministre.

Il se passe beaucoup de choses dans le domaine spatial à l'heure actuelle. Il y a le programme Artémis de retour sur la Lune, le programme des Américains qui est annoncé pour un allunissage espéré en tout cas par l'administration américaine pour 2028 avant la fin du mandat Trump. Est-ce que vous pensez qu'il y aura un billet pour un français dans le Starship qui ira sur la Lune ?

Je je je l'espère et en tout cas je pense que on a un français absolument extraordinaire qui s'appelle Thomas Bessier qui est à mon avis qui serait un candidat parfait pour faire ça. Mais la question c'est à la fois la question du calendrier 2028 c'est un calendrier très très très agressif hein. Donc ça veut dire que c'est c'est voilà.

Et puis c'est aussi la question de ce que la France doit faire avec ses partenaires. La France et les Européens. qu'est-ce qu'on doit faire en particulier pour l'exploration ?

Et je dois dire que évidemment on veut travailler avec nos amis américains, on l'a toujours fait. C'est vrai que c'est compliqué aussi parce que il y a des changements de pied qui sont quand même assez incessants hein de la part de nos partenaires américains sur les questions spatial comme sur d'autres questions et et donc c'est pas toujours simple mais je crois que tout ça plaide aussi pour que à un moment ou un autre l'Europe se confronte aussi à son destin dans l'espace et se demande en gros ce qu'elle doit faire en tant que puissance spatiale autonome et ce qu'elle doit faire en coopération. Ça veut pas dire qu'on arrête de coopérer, mais ça veut dire qu'on doit repenser un petit peu ce qu'on veut faire en européen et ce qu'on est prêt à faire en coopération.

Et je pense que c'est indécisé. Vous savez qu'il va y avoir un grand sommet spatial international le 9 et le 10 septembre prochain à Paris accueilli par le président de la République. Et bien évidemment, c'est une des questions qui sera abordées parmi de nombreuses autres.

On voit en même temps que vous parlez, monsieur le ministre, des des images, on les a vu juste à l'instant, des images de la caméra. hein, de Sophie Anna elle-même où on voit ses ses déplacements et ses gestes. Gill Davidovic.

Oui, absolument. On voit donc elle est bien passé dans la nuit hein, elle est éclairée. Vous voyez qu'elle elle a un projecteur sur le casque qui éclaire ses mouvements et on a bien vu hein les mousquetons qu'elle qu'elle met, qu'elle positionne sur cette rampe de vie, hein.

Ça c'est vraiment très très important. C'est son c'est son fil de vie, son fil d'Ariane, double fil d'Ariane en plus des mousquetons et du fil d'Ariane qui qui maintient aussi sa boîte à outil. Pardon pour l'image mais peut-être pour parler vraiment aux gens.

C'est un peu comme l'acrobranche. Exactement comme l'escalade ou l'acrobranche. Exactement la même chose.

On a deux sauf que à la croche sauf que là on a l'espace alors déjà on a l'espace autour l'espace et le vide spatial autour de nous mais surtout vous savez maintenant à l'acrobranche pour des raisons de sécurité on n'enlève plus du tout même là. Il vérifient leur gant. Pardon.

Excusez-moi. Je vous interrompe je crois qu'on leur demande de vérifier leur gants aussi. Alors, vous savez que le les gants c'est un des une des parties les plus sensibles de la combinaison spatiale.

Pourquoi ? parce que potentiellement d'abord c'est la partie la plus utilisée évidemment he puisque elle se saisit et se dessaisit de tout un ensemble de choses mais c'est la partie la plus sensible parce que potentiellement c'est là où elle peut râper en fait la combinaison sur des bords saillants. Vous voyez que c'est extrêmement complexe.

Là on voit pas trop mais il y a quelques instants, quelques minutes auparavant, on a vu l'incroyable complexité de la surface extérieure de la station spatiale. C'est pas du tout plat, c'est pas du tout lisse, c'est pas comme la carrosserie d'une voiture ou d'un avion, hein. C'est tout un ensemble de systèmes, de sous-systèmes qui compose la partie extérieure de la station.

Donc il y a des risques concrètement, il y a des risques de déchirurch de déchirur tout simplement. Il y a des risques de déchireur. Alors normalement c'est conçu pour ne pas se déchirer évidemment mais les gants sont une des parties les plus sensibles effectivement parce que c'est la partie la plus sollicitée durant cet exercice.

Alors en tout cas tout va bien, pas de problème avec ses gants, pas de problème avec son casque. C'est ce que l'on comprend de de leurs échanges pour l'instant. Oui, je je vous laisse si vous permettez rebondir sur les propos du ministre Philippe Baptiste.

Euh je je me félicite de de la détermination française à aller vers une solution peut-être de volé européenne qui est en cours de discussion. Et pour vous dire pas plus tard qu'aujourd'hui, le directeur général de l'agence raciale européenne est en train de revoir notre nouvelle stratégie qu'on va proposer dans le cadre du sommet et ensuite dans une conférence ministérielle qui va se tenir avant la fin de l'année. Donc pour une ambition plus grande pour l'Europe dans le domaine des vols habités.

C'est à c'est à ça aussi euh que que sert cette mission incroyable qui est en train de réaliser Sophiano, c'est-à-dire de de pousser plus loin, de de vraiment de déplacer les pions sur les fitiers et de marquer un grand coup pour la France. Absolument. Et et d'ailleurs euh vous savez le le philosophe Raymond Aron parle de légitimité de l'époque.

Il dit il y a pas de bonne ou mauvaise décision, il y a celle qui rencontre la légitimité de l'époque. Et le formidable engouement du du public qu'on a vu au moment de l'éclipse qu'on voit aujourd'hui autour de Sophie, ça prouve que malgré les guerres, malgré tout ce qui peut se passer, ça reste légitime une ambition et j'ai beaucoup apprécié les propos du ministre sur la science, sur ce qu'on fait, sur les missions scientifiques qu'on conduit non seulement dans cette mission mais aussi avec nos satellites qui s'agit d'observation de la terre, qui s'agissent de navigation, qui s'agisse du programme scientifique qui est un programme phare chez nous. Euh, il y a toute une panoplie de de missions spatiales qu'on qu'on rendu qui apparaissent légitimes euh au public.

Et comme nos financements sont publics, il est important que ça soit perçu comme légitime par les gens et c'est important aussi que ça suscite des vocations. Euh donc et que le programme éducationnel Sophie passe beaucoup de temps à faire de l'éducation à bord de la station sociale et du sens et du sens pour les pour les pour toutes les générations d'ailleurs. Ça fait tris quarts d'heure maintenant que cette mission a commencé.

Un petit peu moins longtemps que Sophie Adna. Ça y est. est en train euh d'officier euh dans l'espace.

Euh Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace, vous vous suivez cet événement euh avec nous. On parlait d'un sentiment de fierté et puis peut-être aussi de motivation pour euh pour notre jeunesse. Ben je oui, je voulais rebondir, c'estàd qu'on on parlait, on dit la science, elle est légitime.

Oui, évidemment, elle est légitime, mais elle est plus que légitime, elle est indispensable. Si on prend par exemple la question de l'observation de la Terre, l'observation de la Terre pour le cuma, mais l'observation de la Terre aussi pour survivre au changement climatique qu'on est en train de subir, et je reviens un instant à l'actualité de l'été, c'est-à-dire au feu de forêt qu'on a connu qui sont terribles. C'est si on n pas les outils qui nous permettent d'anticiper ces crises, qui nous permettent de suivre au travers des satellites d'observation, qui nous permettent de de comprendre ce qui est en train de se passer, de trouver des solutions, voir d'aider demain les pompiers qui vont travailler justement à éteindre les feux et cetera, c'est plus que de légitime.

C'estàdire que c'est c'est l'espace est devenu un outil absolument indispensable pour vivre dans nos sociétés technologiques d'aujourd'hui. Et c'est vrai qu'il y a une certaine défiance qu'on entend régulièrement sur la science. Est-ce que ce que l'on vit là en ce moment, ça peut aider justement à rétablir l'équilibre, à remettre la science sur le devant de la table pour ceux qui parfois ont tendance à douter ?

Bah en tout cas, ce qui est sûr, c'est enfin je je sais bien qu'évidemment la science est parfois beaucoup questionnée et que on est on est effectivement dans un moment où les opinions sur les réseaux sociaux valent autant que la parole d'un d'un chercheur, d'un spécialiste qui travaille avec des outils qui sont des outils et une méthodologie qui a été scientifique et qui a permis de construire le monde dans lequel on vit aujourd'hui. On est aujourd'hui. Et donc évidemment, il faut lutter contre ça.

Alors des gens comme Sophie Adna, comme Thomas Pesquier, comme Claudie Aignuré, comme tous les tous ces gens qui sont des emblèmes justement de la science et de la technologie, ils ont un rôle très important parce que ils permettent justement de redonner confiance en la science tout pour notre société. Et puis je voudrais rappeler aussi aux gens qui nous écoutent que la science c'est c'est la science qui permet de faire tout ce qu'on fait au quotidien. C'est la science qui permet d'utiliser votre téléphone portable.

Votre téléphone portable n'est pas simplement un objet technologique. C'est aussi un objet qui construit sur de la science. Euh c'est la science qui fait qu'aujourd'hui notre espérance de vie n'a jamais été aussi élevée.

C'est la science qui fait qu'aujourd'hui vous êtes capable de prendre l'avion, vous êtes capable de vous déplacer, vous êtes capable. Elle est elle est dans le quotidien de dans chaque minute de notre vie aujourd'hui. On qu'on le veuille ou non, on vit dans une société qui est très technologique et qui est bâtie sur une construction scientifique.

Et donc, il faut la comprendre. Il faut pas il faut pas s'y opposer, il faut comprendre et il faut s'approprier la science. C'est un outil pour comprendre le monde.

Pour en revenir à cette performance de Sophie Anna, est-ce que pour vous c'est une c'est un espoir que davantage de jeunes filles s'engagent dans les filières scientifiques ? On sait que c'est aussi un sujet, ça doit vous préoccuper. Absolument.

Il y a pas on a on a on manque cruellement de jeunes qui s'inscrivent dans des disciplines technologiques ou scientifiques. C'est vrai pour les garçons, mais c'est encore beaucoup plus vrai pour les filles. On a en moyenne que 30 % de filles dans ces filières là.

C'est pas du tout assez. Donc moi, je vise évidemment l'équilibre. Je voudrais en particulier rappeler le plan Fillem Math de d'Élisabeth Born qui a été vraiment quelque chose de très très bien et qu'il faut absolument poursuivre.

Il faut continuer dans cette direction et il faut attirer les filles. On a besoin des filles. On a besoin des filles mais on a aussi besoin des garçons.

On a besoin de tout le monde. Et moi ce que je dis aujourd'hui aux jeunes, c'est intéressez-vous aux filières scientifiques, aux filières technologiques qui sont des filières où non seulement vous allez trouver un travail, un travail qui va vous permettre d'évoluer dans la société et très facilement, je dis ça en particulier au aux futurs bacheliers qui l'an prochain s'inscriont dans l'enseignement supérieur, mais aussi parce que c'est absolument c'est des enjeux qui sont des enjeux tout simplement passionnants. Euh parce que vous pouvez découvrir des choses, vous pouvez oppousser les frontières de ce qui a été fait précédemment.

Et donc voilà, j'encourage tout le monde à faire ça, mais j'ai peut-être un billet personnel parce que moi aussi je suis chercheur donc voilà j'ai cette passion de la science. Et donc j'imagine que vous allez suivre très attentivement les les 6 heures qui restent à Sophie Ano dans l'espace. Absolument.

Je vais me brancher sur sur la retransmission de de Houston à travers la NASA et les AAS. Et vous pouvez continuer aussi à regarder sur LCI. Merci infiniment monsieur le ministre pour cette intervention en direct dans notre édition. spécial.

Merci beaucoup. Et puis ce ce tweet à l'instant du président Emmanuel Macron qui affiche une photographie de de Sophie Anna et qui dit "L'heure des pionnières. En devenant la première française à sortir dans l'espace, Sopie Anna incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini le visage de tous les possibles." C'est ça qu'elle incarne Nathalie.

Oui, oui, effectivement, c'est très bien vu et euh et j'en profite pour saluer euh le le l'implication personnelle du président dans dans euh dans les les activités spatiales de la France et et de l'Europe. C'est vraiment il y a un moment, il a même dit "L'espace c'est moi" pour dire que vraiment ça ça ça relevait quasiment du régalier en fait. Alors, c'est pas inhabituel parce que l'espace est très haut dans tous les agendas politiques, que ce soit aux États-Unis, c'est le vice-président qui préside le le Conseil national euh de l'espace.

Donc, dans tous les pays, l'espace est très haut dans l'agenda politique et on voit l'implication effectivement du ministre du quotidien de tout le monde. Absolument. Ce n'est pas parce que il y a une dimension militaire qui est de plus en plus importante évidemment, il y a la dimension scientifique, a la dimension espace utile.

On parlait voilà des télécommunications, de la navigation par satellite de il y a une dimension espace utile. Il y a une dimension quasi mystique quand on voit ces images. Euh enfin on est en communion en communion avec l'univers.

Alors il faut savoir que les astronautes sont des envoyés spéciaux de l'humanité. Donc par exemple, tout le monde doit Oui, c'est c'est ils ont même un euh Claudie rappelait souvent qu'elle a un passeport spécifique qui fait d'elle un un enville spécial de l'humanité. Et donc euh ça a des applications légales, par exemple, c'est qu'on doit tous leur porter secours.

C'està-dire même pendant la guerre froide euh on était tenu de porter, si on était américain, on était tenu de porter secours à des astronautes russes et inversement. Voilà. Donc c'est vraiment euh donc ça touche à quelque chose d'universel quelque part.

Elle vit une expérience très individuelle mais elle est porteuse de l'humanité dans cette expérience. Merci pour ces très jolis mots pour cette édition spéciale Nathalie Tinjaot. Merci à vous Gill Davidovic et Olivier Lascar.

Évidemment on va continuer de suivre tout au long de la journée ces ces 6 heures de chorégraphie absolument impressionnante de Sopie Ana première française donc à sortir dans l'espace. On la voit là à la manœuvre encore 6h donc que nous allons suivre évidemment très attentivement. On y retournera régulièrement dès qu'il y a de nouvelles informations.

Mais pour l'instant nous dit-elle, tout se passe très bien. Vous restez avec nous dans un instant. Nous nous irons à Moscou pilonné par les drones ukrainiens.

Vladimir Poutine prépare l'Aryposte et puis nous parlerons des drones qu'il pointe. Vladimir Poutine en direction des pays de l'OTAN. À tout de suite.

La météo avec CIC Ban Hybrid vous faire profiter si vous le souhaitez d'une relation 100 % digitale sans renoncer à un conseiller dédié. C'est ça construire pour que le monde bouge. Ce mardi est le premier jour sans vigilance orange canicule.

C'est une première depuis le 28 juillet dernier. La vague de chaleur est en train de s'estomper progressivement avec l'arrivée de cette aanique. Alors, il est en train de s'imposer dans le nord et l'ouest.

Ça va être encore un peu plus long dans le sud-est où les températures résistent. Cette chaleur encore bien marquée, d'où la vigilance jaune hein pour les départements du sud-est et le pourtour méditerranéen cet après-midi. Dans ces secteur, il fera encore 33 voire 36° et même peut-être 37° du côté de NIM.

On reste donc largement au-dessus des normales. C'est beaucoup plus respirable en allant vers le nord-ouest où on est en dessous de la barre des 30° avec un soleil largement dominant pour la moitié sud. Toujours du vent Méditerrané.

Attention au risque d'incendie, peut-être un orage en Corse et puis on a ces nuages plus nombreux de la Bretagne au nord de la scène en liaison avec une perturbation britannique. Quelques averses possible très localement demain, un nouveau front va tenter de s'approcher du pays avec des averses organisées entre l'estur de la Loire et le nord de la scène. Plus on ira vers le sud, plus le soleil sera rendez-vous avec toujours une tendance orageuse possible sur la Corse, mais aussi du côté des Pyrénées. les températures, elles vont poursuivre leur baisse dans l'Ouest notamment demain entre 21 et 29°gr alors que la chaleur résistera encore du côté de la vallée du Rô 36 par exemple à Lyon ou encore du côté de Valence.

Un mot de la suite avec un jeudi un peu chaotique dans l'est des orages attendus jusqu'en région paquet seront localement forts. Température en baisse et cette baisse elle va se poursuivre vendredi si bien que localement repassera même en dessous des normales de saison au nord. Toujours de l'instabilité dans le sud-est ou encore en direction de la barrière pyrénienne.