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Interviewfestival Off Avignon· 12 juillet 2026 60 minComplaisantFond programmatiqueCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Rencontre publique avec Marine Tondelier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11ComplaisanteRéponse partielle

    Pourquoi faut-il homogénéiser les interventions des candidats ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    À quel titre êtes-vous parmi nous ce soir ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Vous avez pratiqué la danse classique enfant. Êtes-vous spectatrice aujourd'hui ?

  • 9:42OuverteRéponse directe

    Quelle est la place de la culture dans votre programme présidentiel ?

  • 10:19OuverteRéponse directe

    La culture est-elle centrale dans votre projet ?

  • 17:04OuverteRéponse directe

    On comprend le rôle social de la culture. Pourtant, des élus attaquent ce secteur. Que répondre à Christelle Morancé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Marine TondelierFait
    « Nous avons programmé proposé cette primaire de manière constante et cohérente parce que je suis au regret de vous l'annoncer maintenant qu'elle est morte. »
  • 2:36Marine TondelierFait
    « Je suis écologiste. C'est déjà pas mal. »
  • 17:41Marine TondelierChiffre
    « L'argent public pour la culture, je pense que c'est 2/3 à peu près qui vient des collectivités territoriales. »
  • 28:44Marine TondelierChiffre
    « La diffusion du spectacle vivant diminue drastiquement. On parle de 30 % de diffusion en moins. »
  • 45:34non_speechFait
    « Il faut légiférer par exemple. Ah ben moi je suis c'est c'est pas de des lois souvent c'est du domaine du règlementaire, c'est des critères en fait. »
  • 46:09non_speechPromesse
    « Dans les règles, il y aurait par exemple cette parité parité et diversité. »
  • 47:22non_speechFait
    « On a rien contre les professionnels de la culture, vous l'avez compris, je pense, depuis tout à l'heure. »
  • 47:58non_speechFait
    « Moi, je suis pour qu'on apprenne la cuisine aussi à l'école et pas Kofi comme à l'époque parce que je pense que si on sait pas cuisiner, si on apprend pas à les fruits, les légumes, comment on fait un assaisonnement, com vous voyez tout ça c'est c'est des savoirs pour préparer à la vie en fait. »
  • 49:39non_speechFait
    « Le premier sujet avec l'intelligence artificielle c'est son impact sur l'environnement. »
  • 50:50non_speechFait
    « L'IA pour générer des visuels, des films, de la musique s'inspire de tout ce qui existe déjà sur le marché. Donc d'œuvre créée par des humains. »
  • 52:07non_speechFait
    « Si tout le monde se met à faire ça, du coup il y a plus de vrais journalistes. Donc il y a plus de gens qui créent le vrai contenu. »
  • 53:19non_speechFait
    « Si une œuvre est produite par intelligence artificielle, il y a une présomption du fait qu'elle s'inspirait du du répertoire existant. »
  • 53:56non_speechFait
    « Ça a été adopté au Sénat et le Sénat franchement ils sont sur beaucoup de sujets. Il y a rien qui va dans ce qu'ils font mais ça ils l'ont adopté. »
  • 55:02non_speechFait
    « Une intelligence artificielle qui qui qui lance pas en gros toute la purée de toute sa machinerie pour une une recherche hyper simple. »
  • 55:38non_speechFait
    « Notre valeur ajoutée, ce sera jamais d'avoir fait plus que la Chine et les États-Unis sur leur propre terrain et sur leur propre valeur. »
  • 56:14non_speechFait
    « Si vous utilisez Chat GPT ou je sais pas quoi, ben en fait Trump peut saisir toutes les données parce que c'est une boîte américaine sur le sol américain. »
  • 56:53non_speechFait
    « Si tu es un écrivain et que ton maison d'édition par exemple Grasscé est racheté par Boloré, si tu pars, tu perds tous tes droits d'auteur. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Merci beaucoup et merci à toutes et à tous d'être J'ai entendu qu'il fallait homogénéiser les interventions. Je savais pas que la vision de la politique à Avignon, c'est qu'il fallait homogénéiser les choses. Je croyais que c'était la diversité mais d'accord. Vous avez le droit de vous singulariser. Je vous laisserai faire. C'est mes questions. C'est mes questions qui doivent être à peu près les mêmes pour tous les candidats. C'est les règles du jeu. Peut-être juste avant de commencer d'entrer dans la chair de notre problème Marine Tondelier. Vous avez annoncé votre candidature à l'élection présidentielle le 22 octobre 2025 dans la perspective d'une primaire de la gauche.

Vous dépendez aussi une Là c'est la déprimaire. Vous avez compris ? Il y voilà exactement l'hypothèse d'une candidature écologiste autonome. Alors à quel titre êtes-vous parmi nous ce soir ? Et ben moi je suis écologiste. C'est déjà pas mal. Vous avez noté en introduction que le spectacle vivant était attaqué comme l'écologie. C'est le mot vivant, je pense, qui pose problème à certaines personnes. Donc tout vivant est attaqué. Le spectacle vivant n'y échappe pas. C'est trop vivant. Voilà pour eux. Euh et donc je suis écologiste.

L'écologique est une famille politique particulière, sangulière, mais qui a une histoire, voilà, de de plusieurs décennies qui avait plutôt prédis ce qui est en train d'arriver. Et donc, vous avez compris qu'on nous avait pas écouté quand on prédisait, qu'on nous s'est beaucoup moqué de nous. Maintenant que ça arrive, évidemment, c'est de notre faute, ce qui est très logique dans cette société. [grognement] Et donc, on a besoin voilà de la parole écologiste dans la vie politique française. Nous nous situons clairement à gauche.

Je le dis pour celles des fois qui disent, celles et ceux qui me disent "Mais l'écologie c'est ni de droite ni de gauche, ça devrait être partout." Oui, bon ben ça devrait être partout mais quand on pense que c'est partout, en général, c'est nulle part. Et clairement moi les personnes qui disent "Je suis écologiste mais pas de gauche parce que tu vois, j'aime pas trop l'immigrant." Enfin, en gros, les gens qui considèrent que les les yorkshire, les baleines, les dauphins, faut les protéger. Par contre, les migrants et les homosexuels, ça c'est dans la hiérarchie, c'est en dessous. Moi, ça m'a toujours répulsé, révulsé.

Et donc voilà, pour moi, l'écologie est clairement encré à gauche et donc je vous le dis, nous souhaitons que la gauche puisse gagner en 2027. Nous faisons tout pour. Nous avons programmé proposé cette primaire de manière constante et cohérente parce que je suis au regret de vous l'annoncer maintenant qu'elle est morte. Mais pour moi, c'était la seule manière dont on pouvait procéder pour de manière démocratique, c'est-à-dire en faisant confiance aux électeurs de gauche et écologistes puisque les partis ont échoué deux fois être au deuxème tour.

Peut-être qu'on on peut faire confiance à ceux qui ont toujours été là au deuxème tour pour réparer les conneries du premier pour le dire comme je le pense. [grognement] Et donc c'était une manière démocratique. Voilà, c'est ce qu'on porte pour les institutions de la France. Peut-être qu'on peut se l'appliquer à nous-même en disant bah la 6e République ne commencera pas quand j'aurai les fesses assises à l'Élysée mais je la fais commencer avant en gage de confiance aussi pour vous montrer qu'on sait se transformer nous-même pour transformer le pays. Cette idée donc la France insoumise l'a rejeté très rapidement.

Le PS ça leur a pris beaucoup plus de temps mais c'est officiel depuis hier et [grognement] nous le regrettons. Donc vous dire aujourd'hui quelle est la bonne solution, je n'en ai pas à vous donner. J'en ai discuté encore toute la matinée à Chambéry, j'étais sur le marché à Chambéry où les gens mais dépités mais je partage leur dépit, ils viennent dire moi quand je leur dis mais vous pensez qu'il faut faire quoi ? Ils disent bah on sait pas c'est on sait même pas comment il faut faire et ils ont raison il y a plus de bonnes solutions.

Ce que je peux vous dire ce soir c'est que les écologistes choisiront la moins mauvaise à la fin et que aujourd'hui je ne suis pas capable de vous dire pour la gauche pour la France quelle est la moins votre solution puisque tout le monde a décidé qu'en faire d'en faire qu'à sa tête. Mais je pense que vous êtes la solution parce qu'à un moment quand on voit ce qui se prépare, les gens pourront pas dire "Ah ben on l'avait pas vu venir, on savait pas." Si en fait tout le monde sait, on narrête pas de le dire. Donc le moment de réagir c'est maintenant et je pense que le peuple de gauche etcolo doit exiger que les gens se mettent autour de la table et discutent.

C'est ce que moi je continuerai de faire jusqu'au bout. Et tout ce que je peux vous dire ici, vous connaissez mon histoire. Je suis élu dans une ville de rassemblement national depuis maintenant 12 ans. Moi, j'ai grandi dans le bassin minier du pas de calé àumont. Jamais je ne serai le bulletin de vote qui qui provoque la victoire du Rassemblement national à la fin. Jamais. C'est contraire à mes toutes mes valeurs, à toute mon histoire, à ce pourquoi je me suis toujours engagé. Donc ce ne sera jamais le cas. Mon mon nom ne sera pas sur un bulletin de vote qui fait lier le Rassemblement national.

Ce que j'aimerais, c'est entendre tous les hommes politiques de gauche dire la même chose et donc j'attends qu'ils le disent puis après on discutera.

4:16
Non speech

[applaudissements]

4:17
Locuteur

Peut-être une question plus personnelle avant de commencer cet entretien et et d'entrer dans le dur. Vous avez pratiqué, je crois, la danse classique quand vous étiez enfant. Vous vous avez dit que vous pouviez plus la pratiquer parce que la politique vous prenait trop de temps. Est-ce que vous êtes quand même une spectatrice du théâtre du théâtre de la danse ? Est-ce que vous allez voir des spectacles ? Alors, j'ai fait effectivement, vous êtes bien informé, beaucoup de danse classique. J'ai commencé à 6 ans et j'en ai fait, je pense, jusqu'à mes 36 ans. J'ai repris après la naissance de mon premier enfant, ce qui est ce qui était un défi.

Et puis après, c'est vraiment quand je suis venue secrétaire national des vers, c'était plus possible. Et vraiment ça m'a manqué euh ce rapport au corps, au sol, aux autres, au collectif de de danser ensemble et et de de s'ajuster euh ce rapport au public aussi à la scène qu'on retrouve en politique mais différemment, mais je pense ça m'a beaucoup aidé sur la gestion du du stress aussi. Euh mais j'ai fait toute forme de danse. J'ai commencé par le classique mais j'ai j'ai touché un peu à tous les univers et je trouvais ça super ces stages de danse. Moi je suis dans le bassin mier du pas de calé où franchement l'accès à la culture quand j'étais petite il était bon quoi.

Enfin il y a c'était un territoire où il y avait beaucoup d'investissements pour la culture pour les enfants. Et donc j'adorais ces stages un peu de à Pâqu où on pouvait faire plein de types de dans découvrir des disciplines, faire aussi un peu de musique d'art plastique et donc aujourd'hui ça me manque. Et pour tout vous dire, je vais voir parfois des spectacles de danse, je trouve ça super, mais en fait ça ça me fait mal au cœur, ça me manque trop parce que moi je suis dans le public et ça me manque de danser. Donc voilà. Mais par contre ce que je voulais vous dire en intro, donc je vais le dire là, est-ce que ça répond bien à votre question ? Moi, je viens ici avec beaucoup d'humilité.

Je vais pas faire semblant d'être une spécialiste de la culture ou des cultures qui travaillent ça depuis 25 ans et qui vient vous étaler ma science sur le domaine. Moi, pour moi, la culture très longtemps, ça a été une évidence parce que je fais partie d'un territoire, le bassin minier du Pas de Calé, où la vie est parfois difficile. C'est c'est pas un territoire favorisé de la République mais où il y a toujours eu beaucoup d'investissements pour l'accès à la culture des enfants. Et l'école de musique, c'est pas cher. Et et et à l'école, on fait plein de choses. Enfin, il y a vraiment cette volonté politique depuis très longtemps de faire. Donc pour moi, longtemps, ça a été une évidence.

Je me serais pas dit tiens, faut qu'on se mobilise pour la culture en danger tout. Enfin, c'était c'était pas vrai quoi ça. Voilà. Et puis par ailleurs, je la ville a basculé Ren et je me suis rendu compte à quel point en fait tout ça était très fragile. Et ça donc c'est un truc qui est en moi. Ça c'est mon expérience de d'habitante de ce territoire. Mais ce que je voulais aussi vous dire et là aussi en toute humilité, c'est que moi quand je suis arrivée chez les écolos, j'ai commencé à militer en 2009 sur je suis arrivée par le sujet de la santé environnementale parce que chez moi, on mourait 5 ans plus jeune que partout ailleurs en France.

Le jour de ta naissance, tu as 5 ans d'espérance de vie en moins alors que tu as encore rien fait [grognement] juste parce que tu es né là. et donc et pollution de de l'air, de l'eau, des sols, de tout. Euh et et et du coup, je suis arrivée par ce sujet-là et dans le côté un peu division internationale du travail chez chez les verts, je disais bah moi ma spécialité c'est ça, c'est la je travailler. Et donc je disais bah il y a des spécialistes de la culture qui le font très bien. Et quand je suis devenue euh voilà euh à la direction des verres, je suis montée un peu en pour moi la culture était un sujet de spécialité de la gauche.

C'est je me suis je me disais ça m'intéresse mais il y a tellement plein de spécialistes et plein de gens qui s'en occupent à gauche de quelle serait ma valeur ajoutée à moi ? Et ce qui m'a beaucoup surprise, c'est que quand je suis devenu secrétaire national des écologistes, j'ai commencé à du coup travailler effectivement tous les sujets et c'est c'est une chance en fait. C'est c'est quand tu es curieux, c'est super. [grognement] Et en rencontrant et en rencontrant et en reercontrant le le milieu de la culture dans toute sa diversité, je me suis rendu compte à quel point ce milieu se sentait orphelin de soutien politique.

Et c'est un truc qui m'a vraiment déstabilisé parce que moi, j'ai toujours cru que c'était évident. euh qui avait euh un lien très fort de la gauche avec le mieux de la culture vu depuis Baumont. Moi par exemple, j'aurais jamais pensé dans ma vie venir au festival d'Avignon. Je m'en faisais une représentation de euh c'est les spécialistes, je serai c'est pas mon milieu quoi. C'est c'est vous voyez mais mais il y a des gens de gauche qui sont sur le coup, ils travaillent, tout va bien.

Et en fait, j'ai été invitée un peu par hasard aux francopholie l'année dernière parce que ils ont un un format qui s'appelle "J'ai la mémoire qui chante et donc je devais choisir cinq morceaux, dire mon rapport à ces morceaux et c'était joué par un orchestre. C'était vraiment, j'intervenais là-dessus et quand je suis arrivé, je croise David Corman qui est député européen écolo que que j'aime beaucoup. J'ai dis mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu es aussi invité, c'est pas possible. Il a que enfin c'est c'était drôle quoi de le de le croiser là. Et il me dit mais moi je travaille sur l'intelligence artificielle et il m'explique tout le travail qu'il faut au Parlement européen.

Et je dis "Ah mais ça c'est un sujet dedans." Il me dit "Bah demain, il y a un repas là-dessus avec la Sassem, viens." Et donc j'ai mis le doigt dans un truc, je suis allé sur repas de la Sassem et j'ai voilà toutes les préadistes sont ouvertes à moi et j'ai vu des gens qui se jetaient sur nous en disant "Les écolos, merci d'être là. Il y a pas grand monde quand même sur le sujet. Et donc de fil en aiguille, bah je suis allée, j'ai beaucoup travaillé avec la SASSM, je suis allée là au festival de Cann. Alors loin des paillettes mais plutôt voir tous les écrans la DH et le collectif 5050 et tous les gens qui sont touchés par par la précarité et par l'intelligence artificielle.

Et euh et je suis venue à Avignon pour tout vous dire ce que le maire m'avait invité mais il est plus maire en fait. Donc petite pensée pour lui parce que je suis venue faire sa campagne et j'ai compris que le nouveau avait eu des propos malheureux d'ailleurs sur en gros le festival d'Avignon. Ça commence à bien faire. On parle un peu trop de la Palestine donc bah oui, puis on va continuer à en parler, je t'annonce.

Euh mais euh je je suis venue aussi en me disant bah je connais bien du coup le milieu de l'édition, bien mieux de la musique, bien milieu du cinéma et le théâtre j'en ai fait, j'en ai j'en ai vu mais je connais moins bien comment ça marche et tous les rendez-vous sur le sujet que j'ai sont demain. Donc je rencontre j'ai une grande table ronde avec toutes les personnes et donc nous on est vraiment venu écouter. Je viens moi-même, je dis pas voici mon responsable culture, il va vous recevoir et puis il me racontera.

Je viens moi-même écouter pendant pendant de jours ce milieu, ses professionnels, ses amateurs, ses ses spectateurs et on sortira outre notre programme présidentiel qui sort lundi avec évidemment Volet Culture, on sortira un livret dédié à la culture, à la rentrée qui s'inspirera de tout ce qu'on aura entendu ici. Voilà comment on travaille. Alors justement dans ce programme présidentiel qui sort lundi, quelle est la place de la culture ? Est-ce que vous diriez que la culture est centrale dans ce projet-là ? Et deuxième question, si vous faites campagne, si vous vous présentez à cette élection présidentielle, est-ce que la culture aura une place dans cette campagne ?

Est-ce que ça fera partie des sujets dont vous parlerez et que vous défendrez ? Alors, il y a pas Si je suis candidate à la présidentielle, je suis candidate à la présidentielle au nom des écologistes et tant que je suis là, je suis là et je fais campagne. Il y a pas si un jour vous faites campagne, je suis en ce moment en Tour de France en vanne électrique 5000 km pendant un mois et donc je vais partout. Là, on parle culture aujourd'hui et ce matin, c'était le livret montagne en Savoie et et après-demain, ce sera les feux de forêt dans la Drome, Lyon. Enfin bref, donc on fait tous les sujets tout le temps sur la place de la culture.

Donc, je vous ai dit pour moi ça a été longtemps une évidence et je me rends compte là à quel point elle est menacé. Mais surtout ce que j'ai envie de vous dire, c'est que il n'y aura pas de victoire de la dans la bataille culturelle sans la culture. Je le dis aussi simplement que je le pense et je pense d'ailleurs que c'est pour ça que la culture est attaquée par beaucoup de personnes. Pour moi, au fond, ce qui est attaqué aujourd'hui dans ce pays et vous en faites partie et c'est du coup faut être fier aussi d'être attaqué pour ces raisons-là, c'est toutes les personnes qui tiennent à bout de bras ce pays et qui font qu'il ne s'effondre pas.

par exemple le mieux de l'économie sociale et solidaire auquel appartiennent beaucoup de compagnies finalement. euh c'est euh ceux qui prennent soin, les profs, euh la santé, c'est euh les associations, c'est euh les militants, les syndicalistes, vous voyez, c'est ces personnes qui euh qui s'engagent en réalité de plein de manières différentes.

Il y a des métiers qui sont des engagements, il y a des activités qui sont des engagements, on peut cumuler les casquettes et je vois bien à quel point toutes celles et ceux qui tiennent ce pays à Bogba qui mettent du lien, qui mettent de la chaleur, qui mettent de la convivialité en fait sont aujourd'hui attaqués par des gens qui ne supportent pas ça. Moi ce que je porte c'est une politique du sensible et en réalité la culture c'est ça aussi c'est apporter une lecture sensible des choses. C'est faire réfléchir, c'est ouvrir les esprits, c'est le moment du spectacle et puis c'est ce qu'il y a après où tu repenses, où tu réactives, où tu réfléchis.

Et en fait beaucoup de politiques n'ont pas envie que les gens réfléchissent parce que s'ils réfléchissent peut-être qu'ils voteront pas pour eux. Donc il y a il y a ce côté un peu de de d'apprentissage du sensible, de réflexion, d'ouverture au monde, d'ouverture à l'autre et de tolérance. Finalement, je pense que pour moi la culture c'est ça et je vais vous raconter une petite anecdote sur ce [grognement] moment où j'ai compris ça de manière très enfin je me le suis pris dans la figure. Vous savez donc ma ville est tombée RN en 2014 mais l'agglomération non à ce stade. Et il y a le Cléa, donc les résidences d'artistes.

Et donc il y a une artiste qui s'appelle Claire Audi qui fait du du théâtre de l'extrême. Je ne savais pas ce qui était le théâtre de l'extrême. Donc le théâtre de l'extrême, c'est que elle va vraiment sur les limites enf sur sur les sur des sujets hyper durs en gros. donc notamment euh sur le théâtre concentrationnaire, c'est-à-dire qu'elle ressort des archives des camps de concentration, des pièces qui ont été écrites dans les camp de conation, dans la clandestinité et elle les rejoue et notamment [grognement] une une pièce d'un jeune euh tchèck qui avait 14 ans et qui jouait dans un un baraquement pour jeunes garçons.

Il pour tenir en fait, il il jouait une pièce pour se moquer des des de l'occupant, des nazis. Et donc c'est toute une c'est c'est ils ont reconstruit tout un univers avec un dictateur et cetera en se moquant de lui et c'est ça qui les faisait tenir. Et donc elle arrive à un moment dans cette résidence d'artiste. On est devenu assez rapidement amis parce que enfin c'était super de la voir et et notamment elle me racontait que son premier rendez-vous avec l'anie il y a le maire enfin il y avait l'adjoint à la culture le directeur de la culture qui disait parce qu'elle voulait aller dans les écoles on parlait et cetera.

Alors il disit non non mais alors ou là là c'est c'est un sujet très très lourd. [raclement de gorge] Alors l'autre il répète très très très lourd. C'est très très lourd. Là, c'est très lourd. Là, c'est genre fallait pas qu'elle en parle aux enfants. Et elle, comme elle fait du théâtre de l'extrême, elle y va. Elle fait les migrants, elle fait tous les sujets un peu dont personne ne veut parler, surtout pas mon mère. Et elle arrive dans dans le collège un des collèges de Lembon Gérard Philippe où elle prend en fait une classe de 6e de primo arrivant et une classe euh de 6e classique et elle fait un atelier où elle est fait se rencontrer.

Avant même la rencontre, la classe de 6e classique dit "Ouh là là mais nous on veut pas travailler avec les migrants, c'est des voleurs, ils vont voler nos affaires, ils ont des maladies, on a peur, on n pas du tout envie de les rencontrer." Voilà.

Et puis elle les amène dans un atelier où elle ils se présentent tous et puis il devaient se peindre l'un l'autre et à un moment il y a quelqu'un qui dit "Mais ils arrivent quand les migrants ?" Elle dit "Bah enf c'est eux en fait c'est donc déjà il y avait ce truc qui en disant ah bon c'est des vrais enfants en fait ils sont comme nous et la pièce en fait moi je découvre tout ce travail parce qu'un jour elle m'invite en disant c'est la restitution enf tous ceux qui veulent sont invités c'est ouvert. On invité les parents.

Il y a plein de parents qui veulent pas venir mais les enfants disent "Allez si tu viens me voir tu verras." Et donc moi je je viens et je me prends ce spectacle dans la figure Puissance 300.

En plus à l'époque c'était à calé la jungle enfin c'était des moments très très durs où on passait moi je je faisais tout le trajet retour à chaque fois en pleurant enfin c'était très dur et là on voit ces enfants qui racontent leurs préjugés ils racontent eux-mêmes ils lisent ce qu'ils avaient écrit à l'époque sur les migrants puis les les primos arrivants qui racontent leur histoire et en fait ça ce qui était beau par exemple c'est que les enfants comprennent qu'en fait bah il y a des migrants, il y en a une qui était venue de Hongrie dans une caravane avec ses parents et son hamster quasiment comme un déménagement et puis il y avait une petite d'Angola là qui disait "Voyez, ce t-shirt, c'est le dernier truc qui me reste de ma vie d'avant.

J'ai plus que ce t-shirt. Tout le reste de ma vie d'avant a disparu. Mes parents, je je il y a plus que ça qui me relie." Et puis enfin donc c'est c'est un spectac très puissant. Et puis le troisème acte, il raconte où ils en sont maintenant. Et les enfants qui avaient tous ces préjugés au début prennent le micro en parent en lisant ce qu'ils ont écrit. Et il y en a qui disent "Mais moi maintenant s'il y a à la récréation, j'en vois un qui embête, je vais je vais l'aider." Parce que moi c'est mes c'est des enfants comme nous en fait. C'est mes copains, moi je vais les défendre.

Qui dit moi quand j'écoute la télé et que j'entends euh alors il disait j'entends Marine Le Pen et ben moi je ça m'énerve en fait parce que moi elle ment en fait elle ment pour qu'on s'aime pas mais en fait elle dit du mal d'ux et ce qu'elle dit c'est pas vrai ce que moi maintenant je les connais. Moi quand j'entends mes parents dire ça je leur explique que moi c'est mes amis maintenant et que je les connais et que c'est pas ce qu'il pensent. Et j'ai trouvé ça maisant parce que tu dis à quel à quoi ça tient en fait. Et j'avais souvent dit ça au conseil municipal en me disant mais vous dites des trucs sur les migrants mais allez passer mais un quart d'heure à calé.

Regardez dans les yeux les gamins. C'est je pense qu'en fait ce que vous n'avez jamais fait c'est considérer que juste c'est des êtres humains et dans les yeux vous pourrez pas leur dire ce que vous dites là. Et en fait ce spectacle, j'ai vu à quel point des enfants qui étaient dans un écosystème et la télé et les tractes et les trucs et voilà, tu les extraits de ce système, tu les mets juste face à la réalité, tu les laisses se parler et tu laisses les choses se faire et ça marche. Et donc j'ai pris conscience de la culture comme voilà comme levier pour baisser les intolérances, pour baisser les barrières et pour juste être humain.

Et j'ai trouvé ça magnifique et c'est l'un des l'une des sources de mon engagement sur le sujet. On comprend euh avec l'histoire que vous venez dans euh de de raconter en effet le rôle social de la culture et pourtant euh souvent ce sont les élus qui attaquent cette même culture. En décembre 2024, Christelle Morancé, présidente du conseil régional des pays de la Loire a fait voter une baisse de 62 % des aides au fonctionnement de près de 500 structures culturelles. Qu'est-ce qu'on peut lui répondre ? Et est-ce que vous à l'Élysée, vous sanctuariseriez le budget de la culture pour éviter que des baisses comme ça drastiques puissent se faire dans les régions ?

Alors, malheureusement euh et euh ce qui se passe là euh aujourd'hui avec la baisse pour les 28 plus grandes structures nationales le monde, il y a pas que les collectivité euh qui baisse l'argent. Mais c'est vrai que l'argent public pour la culture, je pense que c'est 2/3 à peu près qui vient des collectivités territoriales. Et donc, il y en a qui baissent parce que tout baisse parce que leur propre dotation de l'État ont baissé et il y en a qui ont fait vraiment de la de la bagarre contre le milieu culturel, un argument politique, une croisade, je dirais, ça leur va bien.

Et il se trouve que Christelle Moranel est du parti d'Édouard Philippe quand même qui si la gauche ne se débrouille pas pour se mettre d'accord sera peut-être le seul challenger face à Marine Le Pen au 2è tour. Ça ça interpelle quand même. C'est ça. C'est enfin moi je je le dis Édouard Philippe alors il paraît moins pire que Marine Le Pen mais je pense que s'il est au pouvoir il nous fera regretter Emmanuel Macron. Imaginez d'un point de vue environnemental, d'un point de vue social, je pense qu'on ne se rend pas bien compte qu'il a l'air sympa, propre sur lui, il est poli, voilà. Mais franchement, il nous fera je vous le dis, il nous fera regretter Macron.

Donc faut qu'on trouve une solution pour avoir une quelqu'un d'autre deuxième tour et je serai partisane de ça. Mais comment on différencie la la coupe budgétaire parce que le budget est en base d'une coupe idéologique parce qu'il y a eu quand même des attaques d'élitisme par exemple sur il suffit de lire les interviews quand même. Christelle Morané c'est assumé la posée limite avec la tronçonneuse de Xavier Miley. Donc c'est c'est assumé.

Et moi, je me rappelle pendant les municipales, j'étais allée à Nant et j'avais rencontré tout le milieu de la culture qui m'avait dit "Ah, vous êtes conseillère régional des Haut-de-Fance, vous avez de la chance vous, votre président de région c'est Xavier Bertrand." Alors oui bah enfin sur la chasse, sur les migrants sur les oliennes, ils disent ouais mais sur la culture il était ici à votre place il y a quelques jours.

J'ai lu le j'ai lu le le descriptif et c'est vra sur les budgets cultures, je pense qu'on est moins impacté que d'autres mais aussi parce que Xavier Bertrand est un fin politique et qu'il a compris que s'il a attaqué toute la culture dans les Hava- de France, il allait pas aller bien loin.

Et moi je pense que Christelle Morané oûre que je suis absolument pas d'accord avec elle et qu'elle me fait peur mais je pense qu'en fait elle fait une une erreur d'appréciation politique parce que elle est très soutenue elle a été élu présidente de région donc elle est très soutenue dans sa région mais je pense que ses propres électeurs ne considèrent pas que la culture c'est que pour les Parisiens et les bobos notamment j'étais à l'aval il y a ce qu'on a c'est le festival qui s'appelle le le des trois éléphants et en fait nous on a sorti chez les verts un un livret sur la culture dans les ruralités et je peux vous dire que quand tu es dans les ruralités, le festival pardon des trois éléphants à l'AV, c'est un truc qui rythme ton année.

C'est un rendez-vous annuel, c'est ton axé à la culture, c'est un moment, c'est une parenthèse dans toutes les difficultés. C'est c'est chouette quoi. Et d'ailleurs, 1 € mis dans un festival d'argent public, c'est 3 5 € de retombée économique sur le territoire. La ville d'Avignon le montre très bien en 2003, quand ça a été annulé dans dans le conflit sur l'intermittence, je pense que toute la ville en a souffert durablement. Donc vous voyez, je pense qu'elle fait vraiment une erreur manifeste d'appréciation politique. Mais comment on fait pour que ça se reproduise pas ? Est-ce que on doit bah faut les battre, j'ai pas trop d'autres solution.

Mais même si vous devenez présidente, peut-être que les régions seront toujours dirigées par d'autres partis. Est-ce qu'on doit sanctuariser ? Est-ce qu'il faut déléguer la culture à d'autres échelons ? Comment on fait pour préserver la culture ? Moi je pense qu'il faut des contractualisations en fait entre l'État et les territoires, mais c'est compliqué pour l'État de contractualiser en disant tu as pas droit de baisser des dépenses cultures quand l'État le fait lui-même plus qu'il ba il baisse les dotations des régions. Donc ça c'est c'est quand même une vraie difficulté. Nous, on pense qu'on doit augmenter les dépenses de culture. Alors, on disait 1 % du budget de l'État pour la culture.

Nous, le programme de nouveau Front populaire auquel je reste fidèle, c'est 1 % du PIB pour la culture, mais 1 % du PIB d'argent public, c'est-à-dire que c'est l'État et les collectivités territoriales. Et [grognement] là-dedans, il y a un pact à avoir ensemble pour savoir comment on répartit les choses et où va l'argent. Mais ce qu'il faut aussi regarder de très près, c'est la répartition territoriale de ces dépenses pour la culture. Oui. Parce qu'il y a des régions plus riches que d'autres, par exemple. Alors, il y a des régions plus riches que d'autres, mais il y a aussi et et ça c'est la l'habitante du Pas de Calé qui va vous le dire droit dans les yeux.

Il y a aussi des territoires qui sont plus privilégiés que d'autres. Je parle même pas de évidemment quand tu es à Paris, la ville de Paris, ils font plein de choses ou la ville de Lyon ou la ville, il y a il y a des villes qui ont plus de moyens pour faire plein de choses. Tant mieux. Mais l'État lui-même ne ne répartit pas ses sommes pareilles sur le territoire. C'est normal, il y a aussi plus de structures dans certains territoires. Mais je vous donner un chiffre qui est assez parlant. Sachant que quand vous êtes en France, vous payez les mêmes cotisations sociales, c'est le même pourcentage de votre salaire partout, mais vous avez pas accès à la santé pareil.

Et ben pour la culture, vous payez tous les mêmes impôts sur le revenu. C'est la même grille pour tout le monde en pourcentage de ces revenus mais vous n'avez pas accès à la culture pareille. et le ministère de la culture français dépense en moyenne 800 € par an et par habitant pour les Parisiens, 46 € par an et par habitant pour le doux, 9 € par an et par habitant dans le pas de calé. Sachant que dans le pas de calé, on paye en pourcentage de nos revenus les mêmes impôts sur le revenu. Donc il y a un vrai pour moi enjeu. Est-ce que l'État, on va pas dire bah on ferme l'opéra de l'opéra Bastie, ils en avaient deux, ils en auront plus qu'un.

Mais moi je pense qu'en 1981, quand la gauche est arrivé au pouvoir et qu'ils ont pu, ils ont dit on va ouvrir un nouvel opéra en France, bah le fait qu'ils en ouvert un deuxième à Paris plutôt qu'un quelque part sur le territoire dans une ville où il y en avait pas, dans une grande ville où il y en avait pas, il y a beaucoup de grandes villes où il y a pas d'opéra, c'était un sujet. Euh et donc je pense qu'il y a une vraie réflexion politique à voir sur l'égalité des territoires et l'égalité de l'accès à la culture.

Parce que quand on parle de droit culturel, c'est le droit de chacun d'avoir accès à à la culture dans toute sa diversité, le droit de la pratiquer aussi, le droit de fréquenter des œuvres et cetera, mais c'est aussi voilà l'égalité territoriale et l'égalité sociale. Et je trouve queon n'y est pas vraiment aujourd'hui. Voilà, vous avez mentionné le 1 %. Est-ce que ce sera toujours dans votre programme de 2027 ? 1% du PIB état et culture enfin état et collectivité territoriale pardon. Voilà donc c'est un de vos engagements. On peut on peut partir là-dessus. [grognement] Et quelle trajectoire budgétaire permettrait d'y arriver à ce 1 % puisqu'on entend qu'il y a de moins en moins d'argent ?

À qui on enlève pour arriver à ce 1 %. Ah bah c'est c'est il y a à qui on enlève ça c'est quand vous regardez du côté des des dépenses en regardant à recette constante. Moi je pense que il y a des gens qui ne payent pas assez d'impôts. Donc c'est en fait j'ai quand j'ai vu cette histoire des 28 plus grandes structures nationales qui allaient être ponctionné en gros sous forme c'est présenté comme de la justice sociale, j'ai dis tiens ils essayent de faire la taxe duukman mais ils font ils ont ils ont pas compris.

nous la taxe du c'était [rires] que les que les plus riches financent le le les les les dépenses sociales et et les enfin par dépense sociale, je veux dire dépenses de justice sociale y compris pour la culture. Et [grognement] donc moi je regrette que dans ce mandat il y ait autant de cadeaux qui étaient faits au plus riches qu' soit privé enfin des particuliers ou des des boîtes et qu'en fait c'était très drôle d'arriver à enfin drôle, il faut avoir de l'humour hein mais d'arriver dans le bureau de Sébastien de Cornu. Alors c'était le Cornu 1. Après, il y a eu le corn préfigurateur et après il y a eu le corn 2.

Donc on l'a vu trois fois et on lui parle de la taxman oui oui d'accord n'importe quoi. Et la deuxième fois qu'on voit, il était venu avec plein de gens de Bercy et il y a quelqu'un de Bercy qui dit "On va vous montrer un graphique, ça va vous plaire." Je dis "Ah bon ? On va montrer le graphique" et il dit donc regardez donc ce graphique comme ça. Et donc il dit là c'est l'impôt sur le revenu. Enfin combien les gens payent en tout de tout type par rapport à leur revenus. Donc j'ai regardé ça monte ça monte ça monte ça monte ça monte et pour les 1 % les plus riches et fait falaise. Alors je dis bah vous m'expliquez ça mais c'est ce qu'on vous avait dit la semaine dernière.

Il dit "Oui, mais là on a regardé les chiffres, c'est vrai." Je dis "Bah oui, ça fait un an qu'on vous l'explique." Et donc il découvrait et berlué le fait que les 1 % les plus riches de notre pays payent moins d'impôts sur le revenu relativement euh à vous et moi ici. Bah oui, c'est un sujet donc l'argent existe et euh et si on avait pas raboté autant de recettes fiscales, on serait pas obligé de raboter les dépenses quoi. Alors, l'argent existe, il existe aussi dans le privé. Quelle est votre position sur le messena ?

Est-ce que les avantages fiscaux que tirent les entreprises ou les particuliers d'ailleurs quand ils pratiquent le messen culturel, est-ce que vous souhaitez les maintenir tel qu'el ? Est-ce que vous souhaitez changer cette loi ? Quelle est votre position sur J'ai rencontré toute l'industrie de de du du j'allais dire du disque. Ça fait boomer de dire ça ou pas ? Mais vous comprenez ce que je veux dire ? Qui a été beaucoup challengé du coup ces dernières années mais mais on parlait de l'intérêt de ce Mcena et de pourquoi c'était très important de le garder y compris dans leur pratique professionnelle.

Donc ça voilà, il y a c'est quand on parle des niches fiscales, on parle pas des dons au aux associations d'intérêt général, on parle pas des des dépenses pour la culture. Ça ça fait partie des niches fiscales que l'on soutiendra. Voilà. Et je pense qu'il y a un je sais pas si vous avez me posé la question donc je dis là il y a un sujet sur le pass culture. Je vous laisse partir sur le pass culture. Donc il y a un sujet sur le pass culture parce que donc il y a le droit le pass culture individuel et le pass culture collectif.

Donc sur le pass culture collectif, je pense qu'il a fait beaucoup de bien en spectacle vivant euh parce que bah il y avait ce côté tout d'un coup, on avait ce catalogue, les gens pouvaient choisir. Enfin, je pense que ça a été un espoir. Voilà, donc faut dire il y a un dispositif bien qui a été mis en place mais eux c'est quand ils font un truc bien, ils le désinguent 2 ans après. Donc c'est un peu compliqué comme pour le fond vert.

Et et donc je pense que premièrement ça a mis en difficulté des gens qui ont cru qu'ils étaient programmés, qu'ils avaient signé puis comme ça s'est arrêté complètement brutalement en fait un dispositif qui était là pour aider à mis en difficulté euh des compagnies. Donc ça c'est assez inacceptable. Et sur le pass culture individuel bien sûr que ça fait du pouvoir d'achat que tu as ce chèque qui est là. Tu peux faire ce que tu veux avec. C'est j'aurais bien aimé être jeune et la voir à l'âge à l'âge où j'avais cet âge là, c'est-à-dire il y a de plus en plus longtemps.

Mais en réalité, c'est ça participe un peu à l'uniformisation de la culture et moi je pense que les c'est comme pour le CICE ou c'est comme pour les les dons qu'on fait aux entreprises en fait c'est quand même toujours les très gros qui en bénéficient. Et aujourd'hui, le pass culture individuel de fait euh il va euh dans les salles UGC, donc à Boloré, euh il va aller dans des grands festival qui ont pas forcément besoin de ça.

Et donc je trouve que c'est pas très juste en réalité et il faudrait le l'orienter pour qu'il bénéficie plus bah au à la richesse du du tissu culturel, c'est-à-dire permettre à des jeunes d'aller vers des offres culturelles vers lesquelles ils n'auraient pas été spontanément. Et ça voilà, je pense que c'est c'est assez important de le dire. Et ça très concrètement, ça se passe comment ? Il faut se faire aider par son professeur par exemple qui va choisir pour nous le spectacle à aller voir pour reprendre le spectacle.

Je pense qu'il faut le flécher sur il faut par exemple enfin moi mon rêve ce serait que ce soit plutôt vers des salles indépendantes, vers des cinémas indépendants, vers du des salles indépendantes et des œuvres indépendantes. Enfin, vous voyez, il y a un truc boloré ses films et ses salles. Ils ont pas besoin de l'argent public pour se faire engraisser en réalité.

Il y a un truc un peu comme ça et et pour le coup en plus il y a eu un peu un effet d'OBen où en fait c'est des films que les jeunes auraient été voir et ils vont les voir quand même sans sans payer alors qu'en fait ils auraient été pris à payer pour l'idée c'est que ce pass il serve plutôt à des choses que vous n'auriez pas à des découvertes en fait voilà des choses vers lesquelles vous n'auriez pas forcément été et ça je pense que je je je peux pas vous dire exactement quels sont les critères mais on est en train d'y travailler. Ce sera le l'une des questions qu'on abordera demain avec le milieu et ce sera les détails seront dans notre livrée culture à la rentrée, mais l'idée vous l'avez.

Voilà, vous allez certainement aussi aborder cette question là dans vos rendez-vous demain. Une des grandes préoccupations du milieu, c'est la diffusion puisque la diffusion du spectacle vivant diminue drastiquement. On parle de 30 % de diffusion en moins. C'està-dire qu'on parvient quand on parvient à créer des spectacles, mais après on arrive pas. On a dit 37 37 voyez. Voilà 37 %. Bravo ! Euh ce qui est terrible puisqu'on crée un spectacle mais on arrive pas à le tourner. Les chiffres de diffusion sont euh la moyenne je pense pour un spectacle qui est créé c'est cinq représentations et trois pour la danse.

Donc c'est depuis que j'en fais plus he c'est il y a voilà exactement il y a quand même un un vrai sujet sur la p que les gens pent pour voir mais pas pour de bonnes raisons. [rires] Mais mais peut-être une question plus générale puisque puisque vous êtes là qui dit tourner dit empreinte écologique forte. Est-ce que pour vous c'est une problématique ? Est-ce qu'on peut parler de tourner quand on est écologiste ? Bon, je suis pas sûre que les gens qui sont venus au off d'Avignon sont ceux qui émettent le plus de carbone dans le monde.

Je pense que quand un milliardaire émet en 90 minutes plus de CO2 qu'un être humain moyen dans toute sa vie, on peut se dire que c'est pas parce que vous avez été voir un spectacle de danse d'une d'une artiste qui venait de je sais pas où que vous avez à vous tout seul cramé la planète. Mais oui, le milieu de la culture va devoir se réinterroger. comme le milieu du sport et des grandes compétitions que ce soit la coupe du monde où les JO 2030 vont devoir se réinterroger. Enfin, tout ça, on le sait, c'est c'est là. Et donc nous, on est en contact avec pas mal de personnes qui contribuent à la réflexion sur la transition écologique du milieu de la culture.

Tout comme on travaille avec ceux qui réfléchissent la transition écologique de tous les milieux puisque tout le monde va devoir bouger. Non pas juste pour éviter la catastrophe mais pour s'adapter à ce qui est en train de se passer. Et moi je voilà truc bête mais mon mon fils il a pas fait sa représentation de fin d'année de musique parce que la salle elle était impraticable. Et donc ils ont dit si si on fait la répétition puis au dernier moment ils ont dit non mais en fait on abandonne on peut pas mettre les enfants dans cette situation ni en fait leurs parents, leurs grands-parents dans le public donc on arrête.

Donc de fait il y aura une réflexion collective à avoir sur parce que vous aviez commencé la la question par quelque par d'autres sur la diffusion. Oui sur la diffusion. Donc il y a sur l'empreinte écologique et la réflexion évidemment. La question de la diffusion, c'est pas que ça aujourd'hui. La principale question traumatisante de la diffusion, c'est la censure. Il faut se le dire. Alors moi, en tant qu'élu à Baumon, ce que je dois vous dire, c'est que pendant 10 ans, ils ont quasiment pas bougé une oreille.

Même Claire Audiu, elle a eu le droit de faire son spectacle au collège avec des migrants parce que je pense qu'en 2014 dans dans la France, dans la société, il savait qu'il fallait qu'il se carou. Vous avez gagné l'embumont mais tout le monde l' regardait et s'il voulait gagner d'autres villes, s'il faisaient scandale sur scandale, ils ont fait quelques erreurs où on les a pas raté, ça se savait, ça faisait le tour du pays, ça leur revenait. Donc vraiment, il faisait attention. Et moi je me rappelle chaque année, on était le personnel de cette salle de spectacle nous appelait donc c'est l'escapade.

C'était une MJC qui était gérée après sous forme de théâtre par une assaut avec les le la ville était propriétaire des murs et il y avait un bail. Et tous les ans, il disaient là, on a très peur, ils nous font peur, il nous il nous on voit un truc bizarre dans la réunion, on s'inquiète. Et donc tous les ans, on préparait l'artillerie lourde au cas où. Et puis en conseil municipal, il disaient Caramba, encore raté, vous voyez les gauchistes et ben on va même pas baisser le budget. Donc arrêtez, vous avez des préjugés sur nous, pour qui vous prenez-vous. On va tiens, on va m mettre plus d'argent comme ça vous pourrez rien dire. Allez vous plaindre. Ah bah non, vous pouvez pas pleurer là.

Ah vous pouvez pas faire venir la presse parisienne pour se plaindre. Enf un truc comme ça tout le temps. Et donc bah d'année en année, on se disait bon bah écoutez tant mieux. Si ça permet de de classale continue, tant mieux. Et puis l'année dernière, juste au moment où le bail devait être renouvelé, euh vraiment au dernier moment, ils ont dit "Bah, on a pas de nouvelles pour le la convention." "Ah oui, c'est parce que non, mais vous partez, en fait, on remunicipalise le théâtre." Ils ont confié la programmation à la municipalité.

Bah, en fait, c'était un une salle qui appartenait à la ville et qui était gérée par une assaut indépendante avec OCA, des gens de la ville mais aussi plein de gens. Et et au dernier moment, ils ont dit "Ah non, en fait, l'assaut s'est terminé. Donc donc c'était le théâtre de l'escapade. Eux ils appellent ça l'escapade le théâtre et maintenant c'est municipal donc c'est eux qui décident de tout et tout le monde est municipal et ça a été vraiment faux au dernier moment. Donc on a fait les manifes avec la CGT spectacle devant et cetera. C'est notamment cette salle qui a accueilli Jean-Luc Laé il y a 15 jours. Donc vraiment ça sert à de grandes choses désormais.

et où il y avait une dame une dame de la paroisse et des verres qui étaient devant avec sa petite pancarte Jean-Luc Laé pas dans ma ville je sais pas quoi et il y a et qui disait non Jean-Luc Laet et il y a ma mère rentré à vélo de voilà rentré chez qu'on habite vraiment dans la rue et elle m'a dit bah j'ai vu la pauvre Nicole elle était avec sa pancarte et puis il y a un mec qui passait qui revendiquait de voir Jean-Luc L qui lui a dit tu as pas de la vaisselle à faire toi et donc c'était vraiment bonne ambiance dans la ville vous voyez et Jean-Luc était déjà venu en 2015 c'était avant sa condamnation mais il y avait déjà les histoires et je me rappelle qu'on s'était fait huer parce que on avait dit que c'était il y a peut-être d'autres gens invités et Jean-Luc avait très mal pris.

Alors dans sur Facebook, les gens disaient euh euh rentrez vos enfants, Jean-Luc L arrive en ville, faites attention et tout et et lui sur scène, il avait dit et moi je remercie le maire parce que les élus communistes, nana, ils nous ont s et le maire m'a soutenu et pour le pour montrer à l'élue, je vais demander à tous vos enfants de venir sur scène et tu allé des parents qui disaient "Non, non par contre non, non, on est il y avait un truc franchement mais je me suis dit du coup ils ont compris tout le monde et ben non là il est condamné et le réinvite et et dans plusieurs villes du secteur donc c'est dramatique.

Et donc moi, j'ai connu ce truc là, mais j'ai je l'ai connu genre ça prend 10 ans et puis au bout de 10 ans, on fait puis on explique que maintenant c'est mieux. Première premier spectacle, c'était 8 mai non 8 mars pardon, journée de la femme, hommage à Brigitte Bardau. Voilà. Bon, c'est pour vous montrer le truc et ça a été [grognement] comme ça tout le temps. Et donc ce qui m'a stupéfait là au municipal, c'est que par exemple à Castre, lui ça lui a pris une semaine. C'est que directement lui, il est éluen maintenant tout est décomplexé. la la fenêtre d'Overton a bougé. Donc il dit "Ah la pièce passeport là non c'est sur les migrants non." Voilà. Ah bon ? Pourquoi non ?

Donc il y a il y a un vrai sujet de censure mais je le dis parce que j'en ai à Cé avec les les gens qui gèrent des salles indépendantes. Il y a aussi du coup un sujet d'autocensure c'est que un moment si tu veux pas être emmerdé garder de bonnes relations avec tes élus parce qu'une fois que tu as créé une polémique il y avait une dame qui avait créé enfinelle a pas créé une polémique elle s'est pris la polémique dans la figure pour la programmation de je ne sais plus quoi. À mon avis que ça devait être soit sur la Palestine soit sur les droits des minorités enfin des minorités qui ne sont pas minoritaires d'ailleurs des droits des LGBTQ plus. À mon avis, c'était ça de mémoire.

Euh et voilà, elle disait "Moi, les élus, ils m'ont soutenu mais les pauvres pendant 6 mois, ils sont tapés les article, les trucs, les manifes et donc elle dit "Bah évidemment que la prochaine fois j'y réfléchira deux fois, pas parce que je soutiens pas spectacle mais parce que et c'est tu tu intériorises que tu as mis les gens dans une situation difficile." Mais on est d'accord sur le constat, mais qu'est-ce qu'on fait très concrètement ? Qu'est-ce qu'un président ou une présidente de la République peut faire contre cette censure des élus qui est en effet un des sujets brûlants d'Avignon depuis le début du festival ? Il y a beaucoup de tables rondes autour de ce sujet. Les gens témoignent.

Il y a jamais eu autant de censure dans les dans les communes et autant de dialogue rompus puisque les artistes n'arrivent pas plus à parler à leurs élus. Alors est-ce qu'il faut former les élus ? Comment on peut faire pour que bah voilà qu' qu'on évite ces sens ces situations de censure qui se multiplient ? Non, c'est vrai qu'on est dans un moment euh complètement crispé. où tout c'est comme pour les feux de forêt en fait. La moindre étincelle peut provoquer une polémique de 3 semaines et vous savez jamais où et quand ça va vous tomber sur le coin de la figure mais vous savez que ça peut arriver tout le temps. Donc [grognement] je pense qu'il y a deux sujets là-dessus.

Le premier c'est en fait c'est le sujet d'une loi antitrust contre la concentration parce que faut pas oublier que ces polémiques, elles viennent pas de nulle part.

s'il y avait pas le système boloré qui peut décider du jour au lendemain de dire toute la semaine le débat politico-médiatique va tourner autour de ça parce que moi je vais faire parler Pascal pro puis chaque chaîne horaire chaque créneau horaire pendant 24 heures sur un truc que personne avait entendu genre sur Hamza Ladouan gamin de 14 ans qui a un pistolet à eau et ben je vais décider que pendant une semaine le sujet sera Hamza Ladouan et que ses parents ils doivent quitter le logement social et qu'il faut arrêter l'immigration et que il faut même arrêter les pistolets à eau peut-être et on va faire de ce gaminf Et en fait c'est c'est ça qui se passe.

Donc ils peuvent décider du jour au lendemain de faire monter une polémique par leurs médias télé puis radio. Et le problème c'est que le système politico-médiatique est organisé de telle manière plus les algorithmes des réseaux sociaux que au début tu dis bah parce que à un moment on peut se dire bon bah c'est C News et le journal du dimanche bah il se débrouille. on a qu'à pas les lire et puis voilà ceux qui sont d'accord avec eux ils les lisent voilà et puis après nous on fera autre chose. Sauf qu'en fait les médias traditionnels reprennent ensuite les polémiques qui naissent dans le système boloré arrivent après ailleurs.

Et donc là voilà la dame, elle disait c'était la petite journaliste de la PQR qui a pris dit bah je suis désolée mais du coup je dois faire un article sur sur vous sur la manife et et voilà on voyait enfin ils avaient des campagnes de programmation par mail pour tel et tel truc et de déprogrammation par mail et pourquoi vous mettez pas c'est c'est sacré cœur c'est ça enfin bref donc voilà ça c'est assez stupéfiant donc une loi anticoncentration vous pouvez dire bah il y a pas de concentration des salles de théâtre encore mais en fait le système médiatique fait que donc ça je pense que c'est très important et ce sera important pour d'autres domaines par ailleurs [rires] de de le faire.

Mais il y a aussi à mon avis le fait d'offrir une protection juridique contre les entraves en fait à l'exercice de son métier. Parce que la la loi de la liberté de de création existe, hein. Oui. Alors moi je pense par ailleurs, c'est un peu subversif ce que je vais vous dire mais c'est à ça que je réfléchis, qu'on devrait dire que les élus qui ne respectent pas cette loi sur la liberté de de création en fait peuvent être poursuivis et rendus inéligible. Ah ça ce serait clair. Par exemple, on dit "Ben en fait, tu as le droit." Ouais, mais il y a la loi et donc après tu assumes tes responsabilités. Ça ce serait mais mais le problème c'est que souvent c'est plus insidieux que ça.

C'est pour ça que je vous parlais de la censure et de l'intériorisation et de l'autocensure qui qui est autre chose. Mais je pense qu'il faut trouver une manière et c'est à ça qu'on est en train de travailler de manière assez concrète d'offrir une protection juridique à toute personne du milieu de la culture artiste ou programmateur ou directeur de de de salle contre les entraves à l'exercice de son métier. et et aujourd'hui, tu devrais pouvoir exercer ta profession artistique librement sans subir ces pressions multiples et variées. Et je pense que ça ça il y a toujours deux effets avec ces lois.

Il y a l'effet juridique concret et puis il y a le fait d'en avoir parlé 3 semaines dans la société où tout le monde comprend qu'il faut redescendre dans l'étage parce que maintenant il y a des dispositifs qui permettent de donc ça ça a un double effet qui se coule positif. Voilà, j'avance un peu parce que je vois l'heure qui passe et je dois vous parler évidemment de l'intermittence. Votre partie souhaite sécuriser ce régime de la intermittance. Est-ce que vous souhaitez seulement préserver les annexes 8 et 10 qui déterminent l'indemnisation des techniciens et des artistes ou est-ce que vous souhaitez modifier certaines règles ? Que pensez-vous de ce régime ? Bah il faut les deux.

C'estàd qu'il faut le défendre et il faut l'étendre. Donc sur le défendre compter sur mon soutien indéfectible, ça il y a pas de souci là-dessus. Mais c'est vrai qu'on est dans un moment où même des choses qui qu'on pensé acquises et sécurité et sécurisé. Ben en fait, on sait que là à tout moment ils s en fait, ils savent qu'il leur reste quelques mois ou peut-être quelques années, mais là il y a quand même avant la présidentielle, j'ai l'impression qu'ils sont dans un truc où ils marchent surtout sur sur quoi ils peuvent marcher, y compris des choses qu'on pensait acquises et évidentes pour tout le monde.

Donc c'est a ce côté où sur l'intermittence, on sait que le MDEF a toujours son rêve a toujours été très officiellement de d'y mettre fin, mais on pensait pas que c'était possible. On savait pas que c'était aussi vulnérable. Et là, tout d'un coup, on se rend compte que à tout moment ça peut tomber qu'après 2027, ce sera peut-être pire. Donc ça c'est un vrai sujet de le préserver de de de sauvegarder ça mais aussi de l'étendre parce que aujourd'hui il y a des professions pour prendre le spectacle vivant. Par exemple les auteurs qui ont pas accès à l'intermittence.

Alors ils ont accès à d'autres choses mais je voilà je je pense qu'il y a des réflexions à voir sur élargir peut-être l'intermittence à à certains corps de métier et notamment à Cann. J'avais rencontré le collectif sous les écrans Laadche qui sont en fait un collectif de professionnels des festivals et qui moi je ne connaissais pas du tout leur situation mais de fait ils ont pas accès à l'intermittence. Mais il demandaiit pas forcément parce qu'ils avaient accès au régime classique du chômage. Et en fait quand il faisait deux festivals par an, ça ça roulait quoi.

Ils ils ouvrait assez de droit au chômage mais dans des situations quand même assez précaires parce que bah si tu as un appart à Paris tout d'un coup tu dois 3 mois à Vignon ou 3 mois à Cagne, tu le soules, tu dois payer un loyer. Enfin c'est quand même assez technique quoi. Et donc j'ai compris que eux par exemple là avec les réformes atales du chômage, ils se retrouvent vraiment en difficulté. Il y a beaucoup de gens, il y en a une qui disait "Moi, c'est mon dernier festival, je dois changer de métier parce que je je j'y arrive plus. Je je mets quasiment de ma poche pour le faire." Voilà.

Et autre truc inquiétant parce que l'intermittence c'est une chose mais les conditions et les et la rémunération du travail, c'est pas que l'intermittence. Là, ce que j'ai appris par exemple au festival de Cann qui fait partie des événements dit protéger, c'est que maintenant il y a un criblage. Et donc avant le festival, pour pouvoir les embaucher, le festival de Cann doit envoyer au ministère la liste des personnes qu'elle voulait embaucher et le ministère crible dans ses fichiers qui est qui.

Et là, j'ai rencontré une jeune qui vraiment au dernier moment alors qu'elle allait partir, on lui a expliquait qu'en fait ça allait pas être possible parce [grognement] qu'elle avait participé à une manifestation des soulèvements de la terre. Elle avait pas été en garde à vue, elle avait pas fait un truc répréhensible, mais le simple fait d'avoir été dans une manifestation de soulèvement de la terre, je ne sais plus laquelle, et bien elle était fichée et donc il considérait qu'elle ne pouvait pas travailler dans un festival qui faisait partie des festivals des des des événements protégés.

Là, je me suis dit ça va loin parce que au moment des Jeux Olympiques, par exemple, il y avait Darmanin avait lourdement communiqué sur 36 en gros écotterroristes qui avaient per qui allaient perturber les JO qui avaient été en garde à vue. Donc l'annonce de 36 écolos en garde à vue pend je me rappelle où les gens disant ça y est, qu'est-ce qu'ils allaient faire ? Ils allaient faire tomber la tour Effel, ils allaient capturer des des gens qui étaient venus en avion pour leur épreuve sportive. Tu avais céit des cinglés et quand tu quand tu vas au bout, donc ils sont tous ressortis sans aucune charge les 36 tous. Et ça évidemment Darman n'a jamais dit les médias non plus.

Mais ce qui leur été reproché pour la plupart c'était qu'ils avaient collé dans le métro des autocollants les Jo, c'est pas Jojo. Écoterrorisme. Donc vous voyez et et eux par exemple ils ont fait de la garde à vue pour écoterror enfin il y a quand même un délire et donc je je pense qu'il faut le dire aussi. Il y a l'intermittence. Voilà. Mais si aujourd'hui tu peux pas parler de la Palestine dans une pièce sans être vécu comme quelqu'un qui est subversif et qui veut troubler l'ordre public, bah on a quand même un sujet. Donc je je pense que les libertés sont en train de se rétrécir et qu'on doit se battre pour les pour les élargir. Voilà.

43:14
Non speech

[applaudissements]

43:15
Locuteur

Ah, je vois qu'il y a des écoterroristes dans la salle. Applaudissez pas trop, vous allez être criblé. [applaudissements] Quand une structure reçoit de l'argent public, est-ce que vous êtes pour demander un engagement précis en échange aujourd'hui ? Évidemment, [rires] aujourd'hui par exemple, on demande d'aller, je sais pas dans les classes, on demande il y a des il y a des conditionnements aux aides publics pour la culture. Est-ce que vous êtes pour ce système-là ?

Alors, j'étais tout à l'heure euh juste en arrivant et il se trouve qu'en fait je devais venir je je devais venir pour tout vous dire avec mon fils euh parce que donc j'ai un fils de 7 ans que je devais récupérer en savoir compris, je sortais mon liv, il était en vacances avec mes parents et je devais le récupérer et faire toute la semaine de campagne avec lui parce que je suis une maman qui pour passer du temps avec son enfant des fois l'emmène sur les routes de France et il apprend plein de trucs et donc on avait fait toute une sélection de pièces un peu jeune publique pour qu'on puisse y aller ensemble et ça allait être super.

Sauf que je sais pas si vous avez entendu la télé, il y a 5000 personnes qui sont coincées dans un village de Savoie parce que la route s'est effondrée suite à un incendie et mon fils est dans ce village évidemment, c'est ma chance. Et donc il est coincé, donc il a pas pu venir mais il se trouve que il est coincé depuis mardi et en fait jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Ils sont 5000, ils se font largués de la bouffe par hélicoptère, ils ont livré, ils ont amené une infirmière aussi pour les soins urgents. Enfin, c'est tout le monde va bien. Sauf que les gens ont besoin de soins parfois chroniques, mais voilà.

Et donc, on avait prévu plein de rendez-vous sur le thème de de spectacle jeunesse et euh les compagnies euh voilà que qu'on a rencontré nous disaient à quel point des fois eux ça leur allaient pas trop ces obligations de de temps scolaire, d'animation. En fait, il y en a qui adorent et qui le font avec plaisir et il y en a qui disent "Mais nous en fait on n'est pas prof." Donc moi, en fait, mon métier c'est comédienne. Et en fait, quand on dit "Bah pour jouer ta pièce et tu dois faire 14 heures dans toutes tes classes et peut-être on t'achètera ta pièce une fois." Elle disait nous c'est pas notre métier. Puis en plus l'éducation nationale on n pas de de crédit d'eux enfin c'est autre chose.

Et donc je sais que ça suscite un débat. Par contre ce qui ne devrait pas susciter de débat c'est par exemple l'engagement pour la parité et la diversité. Et ça vous proposez un malus hein d'ailleurs en 2022 je crois. Oui oui. Alors j'ai j'ai d'ailleurs à Cann on m'a offert mon premier rendez-vous c'était avec le collectif 5050 et on m'a offert cet autocollant mieux vaut être une sale conne qu'un monstre sacré. Ça j'aimais beaucoup par exemple. Donc c'est le c'est un autocollant à paillette en plus comme vous le voyez. Donc il y a il y a un truc quand même à revendre. Enfin la place des femmes dans la culture c'est pas global, c'est au poste la responsabilité.

Euh c'est dans la rémunération, c'est dans plein d'endroits. Il y a un souci de parité mais aussi je le dis de diversité. Et on voit bien que pour euh des personnes qui sont considérées comme des minorités culturelles, la vie est quand même beaucoup plus dure, y compris dans le milieu de la culture. Et ça, je pense qu'on peut pas l'accepter. Donc, on l'oblige pour les entreprises, faut l'obliger aussi pour avoir accès à Mais il faut il faut légiférer par exemple. Ah ben moi je suis c'est c'est pas de des lois souvent c'est du domaine du règlementaire, c'est des critères en fait. Mais à chaque euro d'argent public que tu donnes, tu es tu es en droit de demander quelque chose.

Alors moi je suis pas pour queon fasse faire encore plus de paperace à tout le monde tout le temps. Je pour qu'on mette les règles. Voilà. Et dans les règles, il y aurait par exemple cette parité parité et diversité. Alors après évidemment dans la culture enfin je je sais bien que des fois c'est pas aussi évident que ça. Enfin ça pose plein de questions mais il est temps qu'on se les pose. Voilà. Dans dans votre texte d'orientation culturelle que les écologistes ont adopté fin 2025, vous affirmez vouloir mieux soutenir les pratiques amateur. Est-ce que c'est un pourquoi c'est un sujet qui vous intéresse ?

Pourquoi ce choix des pratiques amateures et comment faire pour que les pratiques amateurs ne remplacent pas parfois des professionnels ? Bonne question. Écoutez, on a rien contre les professionnels de la culture, vous l'avez compris, je pense, depuis tout à l'heure. Euh mais les pratiques amateurs, c'est aussi ça qui permet de toucher plus de gens, pas juste comme spectateur euh mais comme mais comme acteur de la culture. Euh les gens qui ont envie de mettre les mains dedans que ça intéresse. Et je je pense qu'on doit se battre pour démocratiser la culture. Ça fait partie pour moi des droits culturels en réalité. Je vous ai parlé d'égalité territoriale qui est importante pour moi.

Et ben je je vous parlerai aussi d'accès voilà à à quand on parle de de droit culturel, c'est c'est accès aux œuvres. c'est accès à leur fabrication mais c'est aussi accès à la pratique quoi. Et ça, je pense que c'est vraiment déterminant. Voilà. Donc mais je pense pas que ce soit opposé à la profession enfin au professionnels du milieu. C'est pas un truc contre les professionnels, c'est un truc pour élargir la culture et sa pratique à tout le monde. Vous avez parlé de votre enfance d'émancipation en réalité et de et de comment la culture voilà était présente pour vous et vous avez pu pratiquer la danse et vous avez eu accès à la culture.

Est-ce que ce cette présence de la culture dans le temps scolaire est une de vos priorités solaire, c'est beau de dire le temps solaire scolaire. Ce que je sens la plus arrivée donc [rires] du coup, j'appelle le sol le temps scolaire. Est-ce que ça fait partie des mesures que vous souhaitez défense ? Oui, bien sûr. Moi, je pense que c'est en fait c'est comme ça qu'on touche toute une classe toute une classe tâche en réalité quand vous avez des même vous mettez de l'argent pour que le spectacle soit pas cher tout ça.

Enfin, c'est c'est pas pour ça que les gens ils vont moi par exemple Louvrelance, vous savez que dans le pas de calé, il y a eu le Louvrelance qui est venu en disant ça va être gratuit donc tout le monde va venir. C'est pas pour autant que les gens viennent. Donc il faut de la médiation culturelle. Ça me parlait important et c'est vrai que quand tu enfin moi je vois les enfants, j'ai j'essaie d'accompagner mon fils quand il y a des sorties comme ça, je l'accompagne la plastique où ils ont fait de la sculpture. C'est vraiment c'est des temps qui sont magiques.

Il y a les regards qui s'éclairent, même les gens qui aiment pas trop l'école, c'est des temps qu'ils apprécient, ils apprennent plein d'autres choses. Et je pense que en France, on valorise beaucoup les savoirs scolaires et il faut le faire. Mais mais ce qu'on a besoin dans la vie, c'est pas que des maths, c'est du français et de l'histoire. En fait, on a on a besoin de savoir faire des choses de ses mains.

Moi, je suis pour qu'on apprenne la cuisine aussi à l'école et pas Kofi comme à l'époque parce que je pense que si on sait pas cuisiner, si on apprend pas à les fruits, les légumes, comment on fait un assaisonnement, com vous voyez tout ça c'est c'est des savoirs pour préparer à la vie en fait. Donc je pense que c'est voilà, c'est c'est assez crucial et que on y pense pas forcément assez et et je sais que par ailleurs pour les profs, c'est des moments hyper sympas. souvent il ça permet de de reprendre contact avec des élèves où ça marchait pas trop beau de de les et puis de les voir aussi de les connaître mieux voilà que juste devant un cahier une dictée.

Alors je crois qu'il nous reste 4 5 minutes parintelligence artificielle exactement vous voyez venir c'est exactement mon moment de l'intelligence artificielle on le sait elle transforme déjà la création la médiation et la diffusion des œuvres. Quelle politique culturelle faut-il inventer pour que l'IA ne soit pas seulement un outil de réduction des coûts mais mais aussi puisse servir éventuellement les artistes ou les lieux ? Quelle est votre politique face à Lia ? Bon, nous on est écologiste donc vous me voyez venir. Le premier sujet avec l'intelligence artificielle c'est son impact sur l'environnement. On a parlé tout à l'heure et pour le coup ça c'est un vrai sujet.

On peut pas faire comme si ça n'en était pas un et surtout pas là depuis quelques semaines où tout le monde a compris qu'on avait un problème avec le changement climatique et d'ici quelques semaines tout le monde aura bien compris qu'on avait un problème avec l'eau puisqu'on se prépare à de graves sécheresses. Mais le problème de l'IA il est pas que environnemental. En fait le problème de l'IA c'est premièrement la transparence. Vous savez nous on défend toujours le droit à la transparence des consommateurs sur ce qui mange, qui a dedans, d'où ça vient. Bah pour l'IA, c'est pareil.

Je pense que la moindre des choses quand vous utilisez Lien en tant qu'artiste ou même pour faire une affiche en fait moi je comprends une petite compagnie qui dit "Moi, je vais faire mon petit flyer sur je vais le visuel, je je bah je peux plus payer un graphisme donc je vais faire Lia." Bon, outre que du coup les graphistes, ils sont dans la dche, mais je peux comprendre qu'il le fassent, mais la moindre des choses, c'est de le dire et de le mentionner.

Et ça, je pense qu'on devrait réglementer le fait que le recours à l'IA, on va pas l'interdire mais qu'au moins ce soit fonctionné et que les gens ils assument, c'est public, c'est puis c'est pour la l'information du consommateur, la transparence, ça me paraît assez évident. Et puis après, il y a un sujet en fait du modèle économique de l'IA qui est en fait une économie de prédation. C'est-à-dire que l'IA pour générer des visuels, des films, de la musique s'inspire de tout ce qui existe déjà sur le marché. Donc d'œuvre créée par des humains.

C'est en fait une économie qui est basée sur le vol, sur le vol du droit d'auteur, la propriété intellectuelle la propriété intellectuelle du travail d'autres. Et ça c'est quand même un vrai sujet. Et ce que je trouve dingue, c'est que aujourd'hui sur 10h ou sur Spotify, je pense le nombre d'œuvres musicales par exemple qui est le spectacle vivant, il est peut-être un peu plus préservé de ça parce qu'il est vivant justement.

Donc c'est plus compliqué mais mais le nombre d'œuvres sur 10 alors le pire c'est que non seulement c'est des œuvres indelligence artificielle donc qui ont pillé tout le répertoire existant pour être produit mais en plus il y a des robots qui écoutent écoutent écoutent écoutent pour faire monter dans l'algorithme générer des revenus donc c'est des faux morceaux des faux morceaux vous me comprenez plus des robots qui enfin des fausses des fausses écoutes enfin c'est quand même le futur quoi. Donc il [grognement] y a ça et puis il y a aussi le fait queen fait ça assèche.

C'està-dire que si l'intelligence artificielle arrive à produire de la musique et que tu dis "Ah c'est quand même dingue regarde je te fais écouter ça" tu vois pas que c'est un robot qui a fait. Bah non parce qu'il s'est inspiré de toute l'intelligence non artificielle produite avant par le ton de cerveau humain. Mais en fait si un moment de fait ça assèche la création humaine puisque les gens peuvent plus en vivre puisque ça déstabilise tout le tout tout le modèle économique. Par exemple, pour le journalisme aujourd'hui, il y a des articles écrits paria, donc il se basent sur tout ce qu'on cré les vrais journalistes et ils font un article.

Mais si du coup tout le monde fait ça et on va aller vers des sites gratuits écrits par Lia et cetera dans les même par exemple la Gazette des communes, je les affiche parce que pour moi la Gazette des communes c'était sérieux, mais la Gazette des communes, il remplace maintenant not secrétaire de rédaction par intelligence artificielle. J'ai fait la manif avec eux il y a pas longtemps. Et si tout le monde se met à faire ça, du coup il y a plus de vrais journalistes. Donc il y a plus de gens qui créent le vrai contenu. Donc un moment il tourne à vide.

qu'elle l'IA va s'inspirer d'autres articles écrits par l'IA qui vont s'inspirer et donc à un moment ça assèche tout qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Est-ce qu'on a la main ? Est-ce qu'on a un pouvoir quelconque pour réguler l'IA ? Évidemment sinon on serait pas là. Donc [grognement] nous au Parlement européen, c'est David Cormand qui porte ce sujet là. Vous l'avez compris, j'en ai parlé tout à l'heure, c'est comme ça que je suis arrivée sur ces thématiques. Euh et donc la première chose, c'est de de dire si une œuvre est produite par intelligence artificielle, il y a une présomption du fait qu'elle s'inspirait du du répertoire existant.

Je parle en manière musicale parce qu'on comprend mieux, mais ça s'applique à tout.

C'est dire que euh une œuvre produite par l'intelligence artificielle qui génère beaucoup de revenus et ben en fait elle doit payer les droits à la SASM parce qu'on on présume qu'elle a elle s'inspirer de tout respectoire existant donc beaucoup de gens de la SASM et si ils arrivent à démontrer que c'est pas vrai bah alors il y a pas de problème mais qu'ils en apportent la preuve c'estàd qu'on inverse enf on fait une présomption de d'avoir pillé le répertoire et si c'est pas vrai bah et qu'on apporte la démonstration pas de problème tu ne payeras pas la taxe mais vous verrez que tout le monde la payera Euh [grognement] et donc ça ça nous paraît important la transparence.

Donc ça je vous l'ai dit aussi et puis je je voilà je pense qu'on doit avoir des temps d'avance qu'aujourd'hui on n pas. Donc il y a on voit au niveau européen là quand même la bataille est très très rude très très rude et et y compris des choses sur la présomption je viens vous dire ça a été adopté au Sénat et le Sénat franchement ils sont sur beaucoup de sujets. Il y a rien qui va dans ce qu'ils font mais ça ils l'ont adopté et on a un sujet de navette parlementaire pour le remettre à l'assemblée et on narrive pas et c'est plutôt un truc qui je pense fait consensus. Ça a été voté au Sénat par toutes les familles politiques.

Donc ça voilà, faut mettre un peu l'accélérateur parce que le temps passe et c'est vrai que derrière les gens qui portent ça, ils ont des intérêts financiers qui sont énormes. Voilà. Et par ailleurs, moi je pense que l'intelligence artificielle, vous savez en France, on dit "Oh là là, la Chine est en avance, oh là là, les États-Unis sont en avance." J'ai l'impression dans la présidentielle c'était pas proia terrain gar quoi. Il y a vraiment une course à J'ai l'impression que c'est des vieux mecs blancs qui se disent tiens je vais trouver un truc pour être moderne. Je vais parler de l'intelligence artificielle en disant que c'est le futur et du coup les jeunes ils vont me trouver cool.

Mais en fait c'est déprimant quand même. Et donc ils disent bah il y a les États-Unis sont en avance les Chinois sont en avance et donc nous ben en France on va mettre plein de pognons pour les rattraper et faire comme eux. Mais en fait, nous on défend que la France et en fait l'Europe, c'est le seul moyen d'avoir la masse critique, doit apporter une autre intelligence artificielle. Par exemple, une intelligence artificielle qui euh va euh par exle si vous demandez une recette de gâteau au chocolat, normalement vous pouvez aller sur marmiton. Déjà, ça a mis beaucoup moins de CO2 qu'elle est ou sinon vous faites le livre de de recettes comme les grands-mères, ça zéro carbone.

Euh marmiton, ça marche très bien ou d'autres et parce qu'ils ont été rachetés par des gens pas très bien, je crois. Et puis et puis après euh si vous avez besoin pour des trucs très compliqués, vous pouvez aller sur chat GPT. Mais nous on voudrait une intelligence artificielle qui qui qui lance pas en gros toute la purée de toute sa machinerie pour une une recherche hyper simple. Vous voyez des choses comme ça. Et en réalité si c'est ça nos critères et notre modèle européen et qu'on sort un un géant d'intelligence artificielle européen sur ces valeurs-là, une valeur de respect, de non vol, de tout ça, et ben je pense qu'on peut être concurrentiel.

Notre concurrence, enfin notre valeur ajoutée, ce sera jamais d'avoir fait plus. que la Chine et les États-Unis sur leur propre terrain et sur leur propre valeur. C'est on doit pas être dans cette course là. Nous, on doit assumer nos valeurs européennes et vous verrez que si on arrive à faire ça, d'autres viendront sur notre modèle à nous en étant fier et en revendiquant et bien moi, je soutiens le modèle européen et pour aussi une dernière raison dont on n pas parlé, c'est à qui bénéficie les données.

Aujourd'hui, vous avez compris que il y a une loi aux États-Unis qui fait que par exemple, si vous utilisez Chat GPT ou je sais pas quoi, ben en fait Trump peut saisir toutes les données parce que c'est une boîte américaine sur le sol américain. Donc il peut il peut aller regarder tout ce que vous avez cherché. C'est quand même dingue. Et donc je pense que sur ces sujets aussi de [grognement] de de liberté enfin voilà de de de liberté individuelle en réalité, c'est aussi un avantage comparatif que nous on peut avoir en l'assumant pleinement en Europe. Donc voilà un peu comment je pense qu'il faudrait faire. Dernière question rituelle Marine Tondolier.

Trois mesures, vous êtes présidente, trois mesures pour la culture, vous en avez parlé, on récapitule le 1 %. Je regarde si j'en ai d'autres que je vous ai pas dit. Euh il y a alors pour le mieux de la culture en général, c'est pas forcément que pour le thème vivant, il y a la clause de conscience aussi euh qui qui existe aujourd'hui pour un journaliste.

Si vous êtes un journaliste et que votre journal est racheté par quelqu'un que vraiment non, c'est pas pour oui, c'est pour les journalistes qui est racheté vraiment par quelqu'un que vous aimez pas et vous dites "Bah moi, c'est j'étais un journaliste indépendant, j'écrivais librement là aujourd'hui je suis racheté par un tel la ligne de là ne me va pas." tu as le droit de partir, tu as une clause de conscience. Mais si tu es un écrivain et que ton maison d'édition par exemple Grasscé est racheté par Boloré, si tu pars, tu perds tous tes droits d'auteur et ou si tu es correctrice, tu perds toute ton ancienneté.

Donc je pense que ce cette liberté de conscience, elle doit être étendue à tout le milieu de la culture. Ça me paraît assez important et je pense que bientôt ça vaudra aussi pour les directeurs de salut GC. Voilà, ça c'est une autre mesure. Et puis euh donc j'avais noté les mesures sur la défense et l'amélioration des conditions de travail et des revenus des acteurs de la culture, mais on en a parlé. [grognement] Euh révision du pass culture, j'en ai parlé et peut-être une mesure sur le développement des tierslieux culturels dans les zones rurales.

Euh ça je vous ai dit que on avait fait un livret dédié au voilà aux cultures dans les ruralités et je pense que pour plein de territoires, c'est précieux. Moi, j'ai rencontré là, j'étais dans l'allié à Ver Ver Verneœuil en Bourbonet. Je fais des petites réunions inversées. C'estàd que contrairement à ce soir, je pendant 45 minutes, je ne dis rien. J'écoute la salle, le micro passe. Au début, je dis mais pourquoi nous on est venu l'écouter ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Et on va toute petites ville. Donc en fait, c'est un peu l'événement, vous voyez, les gens ils disent bah tout le monde va en parler qu'elle est venue. Donc moi, j'y vais aussi.

Donc tu as le le chasseur, l'agriculteur, l'agent de l'OFB, tout le monde dans la même pièce. pendant 45 minutes, il parle et ensuite je réponds. Et [grognement] donc à Verneuil en Bourbonnais, il y avait des jeunes qui venaient me voir en disant "Bah nous on est parisienne, on a décidé d'être né au rurau et je peux vous dire quand vous arrivez dans le village, il y en a qui disent "Qu'est-ce qu'elles viennent faire celle-là ? C'est quoi c'est quoi ?

C'est c'est quoi ces bitnic ?" J'étais là dans dans la creuse où il y a plein de jeunes qui sont arrivés près de Tarnac et cetera et les personnes âgées qui vraiment les villages é en train de crever, ils ont fait un tag enfin ils ont écrit sur le sur le sur leur tierslieu "Laissez-nous mourir en paix". C'est c'est triste hein. C'était en fait on sait qu'on est en train de mourir. Vous vous nous sauverez pas. N'essayez même pas. Laissez-nous mourir en paix. Laiss c'est pas grave. Et donc eux en fait il rouvre des lieux culturels. Voilà. Et donc au début tu as les gens du du cru qui disent "Qu'est-ce que c'est que ce truc encore ?

On pas besoin de concert et de salle de spectacle." Et en fait bah c'est bar associatif où les gens sont une soixantaine à prendre des relais pour que chacun prenne sa part. Bah c'est le bar associatif, puis après ça fait les colis la Redoute, puis après ça fait maison France Service et puis après il commence à faire des concerts, des trucs et c'est tout un village, un territoire qui revit, on vient de 30 km à la ronde et les gens les remercient et ça remet de la joie quoi. Donc c'est ce que je vous disais au début sur le la politique du sensible, la société du lien. Moi je travaille beaucoup sur la solitude.

Un français sur qu souffre de la solitude et et c'est l'impact sur la santé, c'est l'impact de 15 cigarettes par jour. Les personnes âgées meurent plus de solitude aujourd'hui que d'alcool ou de tabac. On l'a bien vu dans la canicule. Donc pour moi voilà des tierslius culturels en ruralité, ce serait tellement plus que de la culture que je pense que c'est assez nécessaire et que d'où qu'on vienne, on doit pouvoir se battre pour ça. Parfait. Ce sera les derniers mots. Merci beaucoup. [applaudissements]

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