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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 28 septembre 2025ComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & famille

Condamnation de Nicolas Sarkozy, gouvernement... L'interview en intégralité d'Éric Dupond-Moretti

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy parle de complot judiciaire. Est-ce que ces propos participent à la défiance envers la justice ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'exécution provisoire est-elle un problème pour la présomption d'innocence ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous critiquez les magistrats dans votre livre. Pourquoi cette hostilité ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Gérald Darmanin critique les décisions de justice. Est-ce acceptable ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que durcir les peines ne réduit pas la délinquence. Pourquoi ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    CNews est-elle une chaîne d'extrême droite selon vous ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bienvenue dans BFM dimanche soir. On est ensemble en direct jusqu'à 20h. Tout de suite l'invité de la semaine.

Bonsoir du Pont Moretti. Bonsoir monsieur Fauv. Vous publiez cette semaine juré craché le récit des 4 années que vous avez passé au ministère de la justice que vous avez quitté il y a tout juste 1 an.

C'est publié chez Michel Lafond. Vous y gratigz également quelques-uns de vos anciens collègues ministres. On va en parler si vous voulez bien dans quelques minutes.

D'abord la déflagration SarkoZi depuis sa condamnation à 5 ans de prison. Les réactions se multiplient pour dénoncer une justice injuste à charge et même un complot. complot.

C'est le terme qu'utilise ce matin Nicolas Sarkozy dans les colonnes du journal du dimanche. Avant de vous entendre, voici quelques-unes de ces réactions. Ce qui s'est passé aujourd'hui est d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice.

Ça me donne le sentiment que la vengeance remplace la justice. vrai qui a une justice qui a envie de se payer des politiques souvent des politiques qui sont quand même plutôt marqué à droite. Il y a un coup d'état judiciaire pour moi parce que la l'ensemble de ce de ce procès a violé délibérément la séparation des pouvoirs.

C'est une espèce de mécanique qui voit une sorte d'association de malfaisants entre médias parc, le part national financier et un certain nombre de magistrats engagés politiquement. dire ça jette une sorte de suspicion quand même sur la neutralité de la justice. Je vous ai vu lever les yeux au ciel pendant ces propos.

Écoutez, je sais pas si euh ces témoins là ont lu le jugement. S'ils ont lu un procès verbal du dossier qui fait plusieurs centaines de milliers de pages. Que la SarkoZie sous le choc s'exprime comme il le veut.

Je l'entends, c'est sa liberté de le faire. Il a toujours dit qu'il était innocent, il est lourdement condamné, il s'exprime comme vous l'avez entendu. Mais alors les autres, c'est quand même extraordinaire.

Une association de malfaisant. Voilà ce que dit euh un coup d'état. Un coup d'état.

Euh et ça aboutit à quoi ça ? Ça a abouti à ce que magistrate de l'ordre judiciaire de notre pays soit menacé de mort. Alors, quand on avance des choses de cette nature et qu'on le fait de cette façon, on apporte la preuve, vous m'entendez, de la haine, du complot, de l'association, non pas de malfaiteurs, mais de malfaisants dont parle madame euh Marion Maréchal Le Pen.

Et voilà des gens qui aspirent aux plus hautes fonctions et qui ne respectent en rien l'autorité judiciaire qui garantit quand même, pardon de le dire, l'état de droit dans notre pays. Et l'état de droit, c'est pas des règles évanescentes. C'est ce qui vous protège et c'est ce qui me protège de l'arbitraire.

L'Élysée a réagi il y a quelques instants aux menaces de mort contre la présidence de ce tribunal. Les attaques et menaces de mort, dit l'Élysée, sont inadmissibles. Ce sont les bons mots.

Vous avez dit la même chose ? Ouais, bien sûr. Et puis on va se dire les choses très très clairement.

Nicolas Sarkozy à cet instant est présumé innocent, même s'il va partir en prison dans quelques jours. Il est présumé innocent. Il y a des personne n'arrive à le comprendre ou pas grand monde n'arrive à le comprendre.

Pardonnez-moi, les juges ont utilisé des textes qui ont été votés par qui ? Par le législateur. C'est pas la justice qui choisit les textes.

L'exécution provisoire. L'exécution provisoire c'est votée par le législateur. Bien et il y a plein de gens aujourd'hui qui sont sous mandat de dépôt et qui peuvent dire qu'ils sont présumés innocents.

Jubilard, on est à des années lumières du procès qui nous occupe. Il est détenu et il dit et ses avocats disent et ils ont raison. Il est présumé innocent.

Donc ça il faut le rappeler. Et puis Nicolas Sarkozy a interjeté appel. Et la meilleure façon de contester une décision de justice, c'est d'utiliser les voies de recours.

Parce que sinon, chaque condamné, chaque condamné pourra dire "Alors, mais moi, je suis l'objet d'un complot, c'est de la haine, c'est insupportable et il y a plus de justice dans ce pays." Quand vous entendez Éric Dupomoretti, Nicolas Sarkozy qui parle de complot quand il dit que les limit les limites de l'état de droit ont été violées et quand il parle de haine contre lui, est-ce qu'il participe à ce que vous venez de dire, c'est-à-dire la défiance face à la justice ? Oui mais Nicolas SarkoZ il est condamné, il est sous le choc humainement.

C'est pas donc lui il peut dire qu'il a une haine contre lui de la part des magistrats mais les autres viennent là pour raconter quoi ? Qu'est-ce qu'ils connaissent ? Monsieur Gua que j'ai défendu d'ailleurs il y a longtemps et je ne trahis aucun secret professionnel, il était accusé d'avoir outragé un magistrat qui avait mis en examen Nicolas Sarkozy dans une autre affaire.

Il a finalement été relaxé. Bon, c'est pas la première fois qu'il critique aprement la justice, mais on est en train aujourd'hui de tout mélanger. Par exemple, on interdit aux juges d'avoir des opinions politiques.

Mais enfin, pourquoi vous Alors là, vous faites référence au fait que la présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy avait participé il y a 15 ans à une fronte contre Nicolas Sarkozi, à une fronte des magistrats. Non, c'est pas ça. Je fais d'abord référence à ce que madame Le Pen a raconté parce que euh vous avez le droit d'avoir des opinions politiques et je pense que vous en avez et moi aussi.

Vous avez raison de me dire ça. Les magistrats peuvent aussi avoir des opinions politiques. Sont pas des sous-citoyens hein, ils peuvent être syndiqués.

Mais bien sûr, mais moi j'ai connu très grands juges qui appartenaient au syndicat de la magistrature, de très mauvais juges qui appartenaient à ce syndicat et je rappelle d'ailleurs, mais ça personne ne le rappelle, qui a eu un syndicat d'extrême droite, l'association professionnelle des magistrats qui était à la fois présidé par monsieur Terrail qui a été condamné pour des propos antisémites et ensuite par monsieur Fenc qui est aujourd'hui commentateur et qui député. Il a eu quelques difficultés aussi quand il était député. Mais tout cela pour dire que c'est pas parce qu'un magistrat a des opinion politique qu'il est un pourri.

Et le grand magistrat et moi, j'affirme que la grande majorité des magistrats savent faire la part des choses. Et puis encore un mot, la mauvaise foi ne se présume pas. C'est pas parce que la décision vous convient pas qu'il faut dire que le juge est pourri et c'est à la mode cette contestation de tout ce qui est état de droit parce qu'il y a pas que le judiciaire, on conteste le Conseil constitutionnel tous les jours à maintenant on con on conteste le Conseil d'État.

Mais qu'est-ce qui tient finalement et qu'est-ce qui résiste dans notre pays à cette critique qui est une critique absolument invraisemblable et qui n'est fondée sur aucune preuve ? Monsieur, si on a la preuve qu'un juge envoie un homme en prison pour 5 ans, ce qui est quelque chose de très lourd et qu'il le fait à raison de la haine qui est la sienne, alors on utilise tous les recours contre ce juge, mais on lance pas comme ça à la cantonnade. C'est la haine qui fait que et madame Le Pen, je précise, pardon, je précise vos propos.

Nicolas Sarkozi ce matin dans le JDD ne demande pas la tête de la présidente du tribunal. Elle dit, il dit simplement il aurait peut-être été préférable qu'elle ne me juge pas vu les antécédents qu'elle avait avec moi. Mais est-ce que ces avocats ont demandé à ce que ce magistrat ?

Est-ce qu'ils ont déposé une requête en suspicion légitime ? Moi, je n'ai pas entendu parler de ça, mais il y a ce qu'a dit le président Sarkozi, mais il y a ce qui a été dit par madame Le Pen quand démarre son procès, elle dit "J'ai confiance dans la justice." Et puis au fur et à mesure que les charges s'accumulent, elle a plus confiance dans la justice.

Et quand elle sort du procès, elle dit "C'est un déni démocratique et ces sbirs monte sur tous les plateaux pour raconter ça." Moi, je vais vous rappeler quelque chose quand même, monsieur. Moi, j'ai été acquitté.

J'ai été poursuivi et acquitté. le rassemblement national suivi, on va en parler tout à l'heure devant la cour de justice de la République, le Rassemblement national avait demandé bah démission et vous aviez tenu vous aussi des propos sur le parquet national financier. On va en parler, on y viendra qui était des attaques très claires mais de façon très précise et avec un certain nombre de preuves.

Mais laissez-moi terminer là-dessus, madame Le Pen donc crie pousse des cris d'or frais et puis vous vous rendez compte que les parlementaires qui ont été condamnés à ces côtés pour certains d'entre eux n'ont pas interjeté appel monsieur. Ce qui signifie qu'ils acceptent la décision et qu'ils sont donc aux yeux de la justice de notre pays coupabl définitivement coupables. Faut quand même le rappeler ça.

Alors moi je veux bien là aussi alors là la critique portait sur le fait que la présidente avait dit dans un autre cadre qu'elle avait souhaité devenir magistrate et que sa vocation elle la tenait d'un reportage qu'elle avait vu et qui était consacré à madame Eva Jolie. Mais vous vous rendez compte de la dinguerie quand même. Bon, pour être très clair, vous demandez pas l'interdiction de la possibilité de se synder pour les magistrats.

Ce que j'ai fait lorsque j'étais garde au dessus, c'était demander au conseil supérieur de la magistrature ou que l'expression syndicale soit restreinte d'une certaine façon. C'est-à-dire, ben je vais vous le dire, quand le syndicat de la magistrature préfère les émeters de Sainte Soline aux policiers républicains, je trouve qu'ils nous font un mal de chien parce qu'ils donnent à penser que toute la justice est politisée, ce qui n'est pas le cas. H mais là, c'est compliqué ce que vous dites.

Vous dites, ils doivent limiter leur expression, mais on limite pas la possibilité de se syndiquer. Non. Donc un magistrat, ça démissionne.

Enfin, si je résume, pardon, il y a des tas de journalistes qui ont des opinions euh politiques et qui savent faire la part des choses et et excusez-moi, monsieur, mais euh on ne peut pas a priori a priori décréter que la mauvaise foi est la règle. Ça ne fait pas partie des règles cardinales qui sont les nôtres. Maintenant, c'est vrai que dans l'expression euh qui est celle des syndicats, nos compatriotes ont parfois quand ils regardent le mur des cons, ils ont raison d'avoir peur et c'est bien dommage d'avoir fait le mur des cons.

Voilà ce que je dis. Euh Nicolas Sarkozy dit que l'officier de police judiciaire qui était chargé de l'enquête sur lui likeait les publications de Média part sur les réseaux sociaux. Il dit également, "J'observe que chacune de mes convocations judiciaires était annoncée par Mediapart avant même que je sois dans le bureau des enquêteurs ou des ou des juges.

Est-ce qu'il y a un problème Media part ?" Alors monsieur, je vais redire un certain nombre de choses. Moi, je ne suis pas un acteur de ce dossier.

Je ne le connais pas. Euh je Je vous pose la question différemment. Est-ce qu'il est normal qu'un officier de police judiciaire like des articles ?

Non, mais je vais y répondre. Alors qu'on enquête sur ce sujet, je vais y répondre. Il y a suffisamment de commentateurs des décisions de justice qui ne connaissent ni la règle de droit ni le dossier lui-même.

Des torquem madar, il y en a partout. Vous le droit vous connaissez le dossier peut pas mais le droit de droit le droit je connais un peu et je vois qu'un certain nombre de chaînes d'opinion euh continu critique en permanence la justice et en particulier son laxisme présumé sauf sauf c'est les temps derniers. Bon, alors tout cela m'inquiète un peu.

On parle d'une décision de justice quand on la connaît, quand on sait ce qu'il y a dans le dossier. Média part, moi le savez, c'est pas ma tasse de thé, hein. Ce sont des journalistes militants.

Quand j'ai été euh relaxé pour vous dire comment ils sont objectifs, ils ont dit que la Cour de justice de la République était un furoncle démocratique. Voilà ce qu'a dit monsieur Harfi et on pourrait passer des heures sur Médiia part. D'ailleurs, je leur consacre dans le livre quelques bonnes pages.

Ouais. Ouais. Mais je reviens simplement un officier de police judiciaire qui like des articles de Méia Part.

Pour vous, on peut être à la fois un très bon enquêteur et non mais monsieur je et vivre sa vie sur les réseaux sociaux de manière parfaitement indépendante. Monsieur, excusez-moi, j'ai été gardé sa vous voudriez là maintenant que je commmente les agissements supposés d'un officier de police judiciaire qui est ou aurait été enquêteur dans le dossier. Ben pardon, c'est c'est pas mon rôle.

Et si c'est vrai ce que vous dites ? Ouais. Si c'est vrai, B je ne doute pas que le président SarkoZi avec ses avocats qui sont d'excellents avocats dira à la cour d'appel.

La cour d'appel, vous savez pourquoi c'est fait une cour d'appel ? Pour faire appel. C'est pour faire appel et c'est pour rectifier.

Voilà. Et ça signifie que les juges de première instance peuvent se tromper. Mais entre se tromper et prendre une décision euh euh parce que l'on est un haineux et entre parenthèses, c'est une décision collégiale, il y a une nuance qui ne peut pas vous échapper parce que sinon il n'y a plus dans ce pays, dans cette grande démocratie d'état de droit.

Je voudrais Éric Dupomoretti vous montrer deux réactions parmi beaucoup d'autres à la condamnation de Nicolas Sarkozy. celle tout d'abord côté insoumis de Manon Aubri qui a tweeté "Vous en avez assez de cette bande de racaillusion à des propos tenus par Nicolas Sarkozy au moment de l'époque du carcher. On va vous en débarrasser et deuxième message cette fois d'un communiste et Yann Brossa un quinquena à l'Élysée, un quinquena à la santé.

Ça vous fait sourire ? Ça vous énerve ? C'est scandaleux ce type de propos.

Enfin franchement mais si vous attendez que la France insoumise apaise les choses et soit dans la nuance Yan Bross c'est le parti communiste. Vous rêvez. Oui, enfin, écoutez, c'est le même style, c'est le même genre de propos sur un homme condamné, c'est le principe mais non mais non, il est présumé innocent Nicolas SarkoZi, ça on peut le dire quand même.

Et comme Marine Le Pen d'ailleurs et il va comparaître devant la cour d'appel, il fera valoir les droits qui sont les siens et et qui sont ceux de de toute personne condamnée en première instance dans ce pays. Mais on va passer ni par l'anathème ni par la critique scandaleuse à l'encontre de magistrats qui se retrouve aujourd'hui physiquement menacé qui est des crétins, décérébrés pour aller menacer de mort la présidente. Ben franchement c'est très inquiétant.

On est en France ici. Je j'entends votre réserve et votre prudence sur le fait de de de ne pas participer au débat actuel sur la hauteur de la peine de Nicolas Sar. Je voudrais tout de même simplement en tentant de reposer quelques fait Duporetti vous entendre avec votre expérience encore une fois de de 4 années passé vous m'avez invité monsieur pardonnez-moi monsieur Fael je veux bien tout ce que vous voulez mais vous m'avez invité parce qu'avec votre ancien patron enfin vous êtes croisé vous avec qui vous sign enfin il était patron de cette grande maison nous avons ensemble fait ce livre sur ce livre on évoque toutes les difficultés notamment la syndicalisation la politisation la justice avec laquelle moi je ne suis pas toujours très tendre mais c'est nommément que je ne le suis pas parce que la justice c'est une œuvre humaine donc c'est parfois merveilleusement humain et parfois terriblement humain on va passer toute l'invir dans une minute notamment parce que dans ce livre Éric Duporti vous émettez des réserves sur l'exécution provisoire dans une minute on y vient simplement sur la peine de Nicolas Sarkozi 5 ans de prison ferme non mais c'est terrible he monsieur je vous je vous avais dit que j'avais un certain nombre de de réserve est légitime.

Moi, je me cache pas derrière mon petit doigt. Je dis plutôt les choses de toute façon cache. Euh je vous ai tout dit là-dessus.

On va pas on va pas poursuivre. Stop. On va pas poursuivre.

Sur l'exécution. Je vous ai déjà répondu mais vous ne m'avez pas entendu. Je vous ai dit que c'est le législateur qui a permis au juges de euh décerner un mandat de dépôt et de décerner un mandat de dépôt différé avec exécution provisoire.

C'est pas la justice qui a fait ça. Et ben, allez voir si vous voulez alimenter le buzz. Quels sont les députés qui ont voté ces textes ?

Et moi, j'ai dit à propos de Marine Le Pen pour anticiper sur ces questions, je n'aurais pas soutenu, je le dis très clairement dans le cas de l'inédib sait que Marine Le Pen n'est pas mon mon ami, je n'aurais pas soutenu, si j'avais été garde des sauts et si le texte était venu à l'époque où j'étais garde des sauts l'exécution provisoire parce que je trouve que ça vient d'une certaine façon entraver le bénéfice de la présomption d'innocence uniquement sur les question d'inéligibilité ou vous estimez qu'il faut revoir ce dispositif d'exécution provisoire ? Le le l'exécution provisoire, c'est pas quelque chose que que je trouve formidable. Voilà, qui est aujourd'hui quasiment la règle en tout cas une majorité de condamnation 58 % des condamnations à 50 prison ferme ou plus se font avec exécution prévue ce qu'ign sans doute beaucoup de français condamnation.

Oui, bien sûr. Oui, c'est vrai. Oui, ça n'est pas un cas unique.

Beaucoup de justiciables ont à connaître du mandat de dépôt et de l'exécution provisoire. Ouais. Vous aussi, je le disais, vous critiquez les magistrats dans votre livre, voyez, on va en parler.

Vous dites par exemple que François Molins avait donné des consignes autour de lui que pour que surtout personne ne vienne travailler avec vous au ministère. Vous rappelez les propos de la présidente de l'USM syndicat de la magistrature qui a dit que votre nomination était une déclaration de guerre. Tout ça vous explique aussi que certains magistrats refusaient de vous saluer ou même de se lever quand vous arriviez dans une pièce.

À vous lire, c'est quasiment une secte la magistrature. Non non pas du tout. Alors làit poid non non sûrement pas.

Ça c'est tellement facile. Vous voulez mettre dans ma bouche pour les téléspectateurs, des mots qui ont été utilisés par Nicolas Sarkozy. du manque de diversité dans la monsieur Pel moi les mots que j'utilise j'ai la chance d'avoir quelques mots de vocabulaire à ma disposition ce sont les miens alors on va redire les choses François Molins a effectivement dit à l'une de mes conseillères magistrates que je voulais recruter de ne pas venir.

Voilà tiens son nom à votre disposition parce que vous n'étiez pas de son monde. parce que vous étiez avocat, parce que il voulait être de des saut et parce que et parce que l'on me reprochait d'avoir dit un certain nombre de choses sur ce corps. J'avais aégrainé ses qualités et elles sont nombreuses.

J'avais dit aussi qu'il y avait du corporatisme et de l'entreoi et qu'il fallait s'en débarrasser. Bien, la présidente de l'Union syndicale des magistrats, madame Paris, oui, 10 minutes après ma nomination a dit "C'est une déclaration de guerre." Pardon.

Euh je n'invente rien. Donc moi, je mets en cause, je mets en cause de façon nominative et euh je ne mets pas tout le monde dans le même sac loin sans faut. Je poursuis la lecture de votre livre Éric Dupont Moretti sur le PNF, le parquet national financier, le même qui était à l'œuvre dans le procès Sarkozi.

Vous aviez eu affaire à lui, vous lorsque vous étiez avocat. Le PNF avait épluché vos relevés téléphoniques pour savoir si vous étiez ou non la taupe qui informait Nicolas Sarkozi ou son équipe du fait qu'il était lui-même sur sur écoute. Euh vous aviez dénoncé, là je vous cite, une enquête barbousarde et une République des juges.

Alors d'abord c'est le PNF en 2014. Oui mais c'est même PNF enf ah pas tout à fait à l'époque on changé. Ah bah les patrons ont changé mais c'est pas rien.

Une enquête barbout. Non non attendez parce que madame Moulette l'ancienne patronne du PNF. l'ancienne patronne l'enquête administrative que j'ai ordonné ce qui m'a valu d'être poursuivie parce que c'est pour ça que j'ai été poursuivi hein vous savez parce que j'ai ordonné une enquête administrative et l'enquête administrative a dit tout le monde a été blanché he les trois magistrats ont été blanchis de faux disciplinaires et vous-même vous avez été blanchis même si la cour de justice de rép mélangez tout monsieur non attendez attendez oui moi j'ai ordonné une enquête administrative cette enquête administrative à propos de madame dit qu'elle a manqué à tous ses devoirs de magistrat attendez à tous ses devoirs de magistrat.

Donc là, elle comparait devant le Conseil supérieur de la magistrature et le Conseil supérieur de la magistrature dit ces attaques, ces écoutes, non, ces difficultés déontologiques, écoutez bien la formule, n'atteignent pas l'intensité suffisante pour constituer une faute disciplinaire. C'est que circuler, il y a rien à voir. Voilà pour le PNF de l'époque.

Et pourquoi je dis Barb Bouzard ? Je dis Barbouard parce que la jurisprudence m'a donné raison. toute la jurisprudence parce que le PNF a demandé à pouvoir éplucher vos relevés téléphoniqu et à l'époque et à l'époque j'ai dit un certain nombre de choses.

C'est vrai ne de façon de façon mais non mais non j'ai mais non de façon nominative je l'ai dit mais j'ai pas fait une espèce d'amalgame. Monsieur' PNF monsieur j'ai parlé de barbouserie d'abord et regardez enquête barbousard enquête barbousar alors regardez les facturations détaillées d'un journaliste, d'une magistrate et d'une dizaine d'avocats sans aucune possibilité légale de le faire et ça ça a été reconnu. Oui, c'était une barbouserie à mes yeux.

J'ai déposé une plainte pour cela. Dès que je suis devenu ministre, je l'ai retiré. Mais ça ça remonte des années en arrière.

Donc monsieur, ne faites pas l'amalgame entre ce que j'ai dit, ce que j'assume sur un certain nombre de magistrats que je désigne clairement, nominativement et je dis un certain nombre de choses que je démontre. François Molin, monsieur puisque vous avez évoqué le grand procureur général près la Cour de cassation, François Molins me poursuit. me poursuit parce que j'ai ordonné une enquête.

C'est lui, c'est lui, vous m'entendez, qui m'a demandé d'ordonner cette enquête. Et il y a deux témoins qui le disent et pas n'importequels, qui sont venus d'ailleurs témoigner devant la Cour de justice de la République. Donc, excusez-moi, moi je ne dis pas Molince est un haineux, je dis voilà ce que Molin a fait et voilà pourquoi j'ai quelques raisons d'être un peu fâché à son encontre.

Ce procès devant la cour de justice de la République s'est donc soldé pour vous par une relaxe. Est-ce que vous en êtes sorti abîmé ? Alors 300 articles 30000 hein pour évoquer mon affaire et une petite dizaine petite dizaine monsieur euh pour être pour dire les choses qui respectent ma présomption d'innocence.

Et alors médiia parc par exemple y est allé hein à la présomption d'innocence savent pas trop ce que c'est mais c'est pas les seuls d'ailleurs. Oui, je suis sorti de là. C'était difficile.

Oui, oui, oui. À quel point c'était difficile ? Écoutez, quand vous tapez ça pendant des années, ce qui sont venus perquisitionner chez moi au ministère euh au mois de juin 2021 et ça a duré jusqu'en 2023, l'hiver 2023, moment de Marlax difficile à porter.

Ouais. Il y a un moment où vous êtes dit "J'arrête ?" Non, pas j'arrête parce que si tu étais leur donné raison.

D'ailleurs, Molins dans son livre a dit que j'aurais dû démissionner. et et et tous les amis de Madame Le Pen ont dit exactement la même chose. D'ailleurs, voyez, il y a présomption d'innocence et présomption d'innocence.

Euh il y a un ministre dans votre livre Juré craché euh contre qui vous avez la dent assez dure, c'est Gérald Armanin. C'est votre successeur Gérald Armanin. Vous lui reprochez notamment de critiquer certaines décisions de justice.

Il a pas le droit de dire ce qu'il pense. Je pense qu'on je pense que quand on égarde des saut, on critique pas les décisions de justice. On doit au contraire garantir l'indépendance de la justice.

Ce qui ne signifie pas, monsieur que et voyez, c'est là toute la nuance. Ce qui ne signifie pas que toutes les décisions de justice soient parfaites. Certaines sont critiquables.

Mais le corolaire de l'indépendance Ouais. bah c'est que de temps en temps, il y a des décisions qui vont pas bien et qu'on a du mal à comprendre. Je vous donne je vous donne un exemple.

Il y a des types qui rentrent dans une mairie, ils piquent le portrait du président de la République. Ouais. Ils sont relaxés au motif qu'ils seraient dans un état de nécessité.

Et là quand vous lisez ça, vous dites "Mais c'est de la dinguerie l'état de nécessité c'est une maman qui vole des denrées alimentaires pour nourrir son enfant parce qu'elle a pas les moyens de fa dire que ça c'est arrivé quand vous étiez garde des so et vous êtes retenu mais vous dites rien. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous voulez dire au juge mais vous avez pas le droit de juger comme ça et alors là vous portez atteinte à sa liberté juridictionnelle.

Donc il vaut mieux de temps en temps des décisions qu'on a du mal à comprendre. pas assez ministre et trop candidat. Gérald Armanin, je dis que il aurait pas dû et il y a un certain nombre de choses qui me plaisent pas.

Et pourquoi j'ai été amené à exprimer ça ? Parce que quand il arrive à la chancellerie, il dit "Je vais faire la révolution, je vais y mettre du bon sens. Maintenant, c'est le big bang." Mais moi je dis "Mais on a travaillé ensemble main dans la main, main dans la main pendant 4 ans à la sécurité des Français." Il vous a répondu Gérald Darmanin, vous avez sans doute lu sa réponse.

Éc Dupont Moretti, il vous dit "En effet, je peux être coupable. Euh je je sous-titre pour les gens qui n'auraient pas suivi le ping-pong entre vous cette semaine. Il répond en effet, je plaide coupable.

La sécurité des Français, c'est ma priorité. Et pour cela, je remets de l'ordre avec fermeté, sans naïveté ni excès, sous-entendu ceux qui étaient avant moi étaient laxiste et et le président de la République, hein, entre par le président, mais mais moi je vous le dis, ça s'adresse plutôt à vous. Moi je vous dis écoutez moi j'ai été ministre de la justice un peu plus de 4 ans.

Je crois que j'étais le plus long gard de des saut à l'exception de Jean foyer de Robert Badinter mais à l'époque c'était un Septénag. J'ouvre cette parenthèse, je la referme. Oui, c'est aussi la politique pénale voulue par le président de la République.

Puis il y a pas que ça, il y a la suppression du surcil. Enfin, ça c'est stupéfiant. Et ça, ce sont des choses sont des promesses de nuit qui ne verront pas le jour.

Les peines minimales pour les agresseurs de policiers, ça aussi ça fait partie des peines qu'il ne mettra pas en place. Écoutez-moi. Les peines planchées, je vais vous dire, elles ne sont constitutionnelles dans ce pays que si le juge a le droit d'y déroger.

Donc c'est du vent. Donc c'est du vent. Et ces peines planchées là, ces vieilles soupes là qu'on nous ressert depuis des des lustres, en réalité elles ont existé dans notre législation et elles n'ont apporté aucune amélioration.

Si vous me dites que la délinquence a baissé pendant que Nicolas Sarkozy était président de la République et que les peines planchées étaient appliquées, et bien moi je vous dis que non. Donc ça ne sert à rien. Et à chaque fois on revient sur ces vieux trucs.

On n rien inventé de neuf. Puis je vais vous dire quelque chose. S'il suffisait de cogner de cogner encore et de cogner plus fort pour éradiquer la délinquence, il y a monsieur des siècles que nous le saurions.

On va se rappeler 2 secondes bientôt là c'est le 9 euh de l'héritage de Robert Badinter et de ce qu'il a dit parce que Robert Badinter ne s'est pas exprimé comme ça à l'emporte-pièce. Il avait lu tous les grands criminologues et j'évoque aussi dans le livre la délinquence des mineurs et je dis qu'on est passé à côté d'un certain nombre de choses. Vous dites durcir les peines, ça ne fera jamais baisser la délinquence.

Mais durcir les peines, regardez les causes. Les causes. Pourquoi il y a cette délinquence des mineurs ?

Accès à la pornographie dès l'âge de 11 ans, monsieur, sur les réseaux sociaux. les réseaux sociaux, les jeux ultraviolents, les stups qui ont Je vous agaz mais je vous dire vous êtes dans la culture de l'excuse, c'est parce qu'on regarde du porno qu'on va taper des policiers. Je sais que ça va vous agacer mais Ah oui, ben il y a de quoi.

Avouez qu'il y a de quoi là. On n'est pas dans la vulgarisation mais presque dans la vulgarité. Pardon de vous le dire comme ça.

Je ne dis pas que c'est parce que on regarde de la pornographie que je dis que c'est parce que l'on regarde de la pornographique qu'on peut avoir un certain nombre de difficultés relationnelles avec l'autre sexe. Par exemple, ouais, je dis qu'il y a les stupes là. Je dis qu'il y a les mots monsieur la culture de l'excuse, je vais vous dire dans les milieux favorisés c'est 2000 mots chez les ados hein.

Dans les milieux qui ne sont pas favorisés, c'est 300 à 500 mots. Et si vous relisez un linguiste comme Benentolila, il vous dit après les mots, il y a les coups. Et si vous ne disposez pas de suffisamment de mots pour vous exprimer, alors on bascule vers la violence.

Tout ça c'est une réalité. Tout ça, on le sait, les criminologues l'ont dit. Donc il y a tout ce travail à faire mais on a choisi de dire aujourd'hui parce que les temps peut-être sont sécuritaires et que et que et que beaucoup appellent cela euh notamment sur une chaîne d'opinion euh concurrente de la vote.

Tous les jours on entend ça. Tous les jours on entend ça. Il faut frapper plus, il faut cogner plus.

Et ben monsieur Lisez, je je je consacre quelques lignes dans dans ce livre à toutes ces question. Elles sont extraordinairement difficiles et elles ne peuvent pas être comment dirais-je regardé sans nuance. Et ce qui nous manque aujourd'hui et ben c'est la nuance.

C'est la nuance. Sauf erreur de ma part. Vous venez de faire référence à une chaîne qui s'appelle C News.

Je peux me tromper mais j'ai cru la reconnaître. Est-ce que vous dites comme la patronne de France Télévision Delphine Arnut que c'est une chaîne d'extrême droite ? Oui monsieur, je dis que c'est une chaîne d'extrême droite.

D'ailleurs, Marine Le Pen l'appelle ma chaîne. C'est une chaîne, si j'ose dire, d'évangélisation. C'est une chaîne d'extrême droite.

Oui. Où l'on entend d'un racisme totalement totalement débridé. Je donne d'ailleurs dans le livre quelques vrais exemples de ça.

Une fois qu'on a dit ça, vous dites quoi ? L'ARCOM doit sévir ou après tout c'est une chaîne privée, elle fait ce qu'elle veut. Le racisme étant un délit est pas une opinion.

Oui, le racisme c'est c'est pas c'est pas une opinion euh c'est un délit. Mais j'ai pris l'exemple, j'en prends un certain nombre, mais quand Pascal pro le lien entre les punaises de lit et les migrants, alors il le fait bien hein parce qu'il est malin. Il dit "Mais je pose la question." Ah non, ah non, je dis pas que les migrants a les puces de lit.

Non non non, je pose la question, j'ai quand même bien le droit de poser une question. Et là, il se retourne vers les chroniqueurs de son plateau. J'ai dit récemment que c'était des fachaots.

Euh payé pour être d'accord avec lui et tout le monde est d'accord. Il y en a pas un qui dit "Mais enfin, vous rendez compte de ce que ce que moi je vous donne un autre exemple. Vous pas attaqué après ses propos ?" Non non, il m'a pas attaqué.

Mais qu'il le fasse. Je qu'il le fasse. Si si, il m'attaque.

Enfin, il m'a pas attaqué t tous les jours. J'ai ma dose moi sur ces news, vous savez. Tous les jours hein.

Bah et là sans doute avec les propos que vous tenez. Ben et on va reprendre un autre exemple comme ça ils auront de quoi raconter des choses. Il dit un jour le type qu'on arrive pas à expulser qui fait l'objet d'une OQTF.

Alors on va dire pour nos téléspectateurs que il y a différents types d'QTF hein. Le jeune étudiant qui vient il arrête ses études. Il avait demandé à venir pour faire des études.

Il les arrête peut-être au QTF et puis après il y a des gens dangereux. Il y a tout. Le type qui fait l'objet d'une OCUTF qu'on narrive pas à expulser.

Prison à vie dit Pascal Pro. Mais monsieur, je on s'arrête 2 minutes là. Prison à vie.

Mais c'est ça qu'on nous propose. Bon et puis tous les jours, tous les jours, tous les jours, tous les jours, on s'arrête sur un crime, sur deux crimes. Et moi, j'avais dit quand je suis devenu ministre 10 jours après, j'ai dit il y a de l'insécurité. assez bien placé pour le savoir.

J'étais avocat 36 ans. Mais aussi un sentiment d'insécurité notamment nourri par les chaînes d'information continue ou d'opinion continue. Et c'est vrai, monsieur, que un crime décliné 50 fois dans la même journée, dans nos têtes, dans la vôtre, dans la mienne, ça finit par faire 50 crimes.

Bah, ils en des mordes pas pendant 4 ans. 4 ans j'ai entendu, entendez-moi bien, pendant 4 ans, j'ai entendu pour du pont moretti, il y a que de l'insécurité, un sentiment d'insécurité. Voilà voilà comment on peut tricher avec la réalité.

Éric Duporetti, tout ça on le retrouve dans votre livre Juret craché notamment. Je voudrais qu'on dise un mot de vous si vous le permettez. Ça fait un tout petit peu plus d'un an que vous n'êtes plus ministre.

Si demain ou après-demain ou à la fin de la semaine prochaine, puisqueapparemment ça va tomber là, Emmanuel Macron ou Sébastien Lecnu, vous passez un coup de fil en disant ERC, est-ce que tu es prêt à à y retourner ? Je sais pas si vous tutoyez le chef de l'État, vous y retournez ou vous êtes un grand brûl de la politique et vousêtes vous dites plus jamais ça. Non non, je suis pas un grand brûl de la politique mais là maintenant si le président de la République et Sébastien le cornu me demander d'y aller, je dirai non.

Pourquoi vous avez déjà donné ? Parce que d'abord j'ai autre chose à faire là. Je je fais ce livre.

Lire, vous savez, c'est c'est l'engagement d'un d'un citoyen libre qui peut t'exprimer beaucoup de choses. Et pourquoi j'ai fait ça aussi ? Parce que je me suis rendu compte à quel point les gens ils savaient pas ce que c'était qu'un travail ministériel.

Ou oui, on vous écoute, on a l'impression que vous avez étouffé pendant 4 ans de pas pouvoir parler librement de de tout. C'était un corset autour de vous. Mais non, mais lorsque votre liberté est une liberté surveillée, bien sûr, vous ne pouvez pas dire n'importe quoi, n'importe comment aujourd'hui non plus.

D'ailleurs, faut faire attention à ce qu'on raconte particulièrement quand on est ministre. Mais moi, je constate que les gens ne savent pas ce que c'est que que que la la politique euh au sens noble du terme que vous racontez aussi dans le spectacle qui est en tourné euh en ce moment, ça s'appelle J'ai dit oui. Euh il y a plusieurs dates prévues dans dans l'espace d'expliquer pourquoi il y a il y a une dissension là entre les gens, entre le peuple et et leurs élites et les dirigeants politiques.

Ça s'analyse ça se regarde là encore avec une nuance qui nous manque beaucoup par ces temps si particulier. Après le livre, après le spectacle, est-ce que vous allez redevenir avocat ? Oui, sans doute.

Oui, je retente ma chance. Je vous ai posé la question sur le coup de film d'Emmanuel Macron il y a quelques instants. Si un jour Nicolas Sarkozi vous demande d'être son avocat, monsieur, il y a des choses que vous ne ferez plus.

Mais non, mais monsieur, écoutez-moi. Vous vous voudriez et vous vous votre avenir là, il est vous savez exactement ce que vous allez faire la semaine prochaine, dans un mois, dans 6 mois. Voilà.

Si vous quittez BFM, est-ce que vous iriez sur ces news ou ? C'est moi qui pose les questions. C'est ma chance sur ce plateau.

Ouais. Ouais. Mais mais mais en même temps, c'est ma façon de vous répondre.

Il y a des choses que vous ne ferez plus comme avocat ? Vous les grands procès médiatiques, vous n'en voulez plus. Moi, j'ai j'ai toujours été un homme un homme libre.

J'avais dit que je serai jamais ministre. Bon raté quand c'est totalement raté. C'est pour ça si vous me dites "Je ne serai jamais l'avocat de Nicolas Sarkoz, je pourrais vous réinviter dans quelques années." Monsieur, soyez gentils.

Euh euh le président de la République m'a proposé d'être ministre. J'ai accepté. Euh j'ai dit oui.

Et j'ai dit oui sans comme ça. J'ai dit oui. Bon et je le regrette pas parce que euh ce ce travail ministériel m'a passionné.

Bon maintenant qu'est-ce que je vais faire ? Qui je vais défendre ? Je sais pas monsieur, je sais pas.

D'abord avant de répondre à cette question, on on est loin d'être dans la situation que vous que vous évoquez. Alors, j'entends pour le boss, c'est sympa. Si Nicolas Sarkozi, vous et cetera et cetera.

Monsieur, vous pourriez me dire "Je peux défendre n'importe qui", c'est mon job. Être avocat, on peut défendre des gens dont on est très éloigné. par ça ou mais monsieur moi j'ai toujours dit que je défendais des hommes, pas des causes.

J'ai j'ai pas refusé de de défendre des hommes dans ma dans ma longue carrière d'avocat. Mais me poser la question là maintenant comme ça, c'est pour c'est pour faire le buz quoi qu'on appelle chez vous le puta clic. Vous aimez ça les journalist.

Allez allez hop, ça c'est pour moi. Merci Éric Duperie s'appelle Juré craché entretien avec Marc Olivier Fogiel. Ça sort chez Michel Lafond.

Votre spectacle également sera à Bordeaux euh la semaine prochaine à Aras le 8 octobre et à Montréal le 15 octobre. Merci beaucoup d'être venu sur le plateau de BFM dimanche soir. Je signale également à 20h30 que nous recevrons tout à l'heure le porte-parole de la Chanie pour revenir justement sur les attaques contre la présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy avanth.

Merci beaucoup Éric Dupont. Mor.