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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 1 mars 2019 25 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesSécuritéEnvironnement & énergie

Radars dégradés : "On a une augmentation de 270% des excès de vitesse", affirme Élisabeth Borne

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:46OuverteÉludée

    Pourquoi vous n'êtes pas présente à cette réunion, Mme Borne ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    L'avenir de la compagnie, justement, Air France-KLM, il est menacé à vos yeux aujourd'hui ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Vous diriez que l'offensive des Pays-Bas a fragilisé le groupe ?

  • 2:42RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que l'alliance elle-même est fragilisée ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Autre dossier, c'est celui de la SNCF. Renaud Delis.

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est de la faute de la grève à la SNCF ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:24InvitéChiffre
    « on a une augmentation de 270% des excès de vitesse »
  • 4:07Invité politiqueChiffre
    « Ces résultats, c'est un bénéfice divisé par 10 en 2018 par rapport à 2017. Le bénéfice est de l'ordre d'à peu près 141 millions d'euros contre 1,5 milliard l'année précédente. »
  • 4:17InvitéChiffre
    « La SNCF a perdu 900 millions d'euros de chiffre d'affaires du fait des grèves. »
  • 8:09InvitéChiffre
    « 3,6 milliards d'euros pendant 10 ans qui ont été décidés au moment de la réforme. »
  • 11:31InvitéChiffre
    « on reprendrait 35 milliards d'euros de dette »
  • 15:14InvitéChiffre
    « 48 000 décès prématurés chaque année pour des problèmes de pollution »
  • 22:25InvitéChiffre
    « une augmentation de 270% des excès de vitesse »
  • 22:35PrésentateurChiffre
    « les trois quarts des radars français ont été dégradés pendant le mouvement des Gilets jaunes »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Invité 212 %
  • Élisabeth Borne12 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 32 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:06
Présentateur

Info, télé et radio réunis jusqu'à 9h comme chaque matin pour accueillir notre invité politique. C'est la ministre des Transports et Renaud Deliette à mes côtés.

0:13
Élisabeth Borne

Bonjour Elisabeth Borne. Bonjour. À l'heure qu'il est en ce moment même, le ministre de l'économie des Pays-Bas est dans le bureau de Bruno Le Maire à Bercy. Après le raid des Pays-Bas sur le capital d'Air France, KLM, c'est quoi ? C'est une explication de gravure entre les deux hommes ?

0:27
Invité

Écoutez, cette entrée au capital de l'État néerlandais, c'est effectivement une démarche assez inhabituelle. et qu'on peut percevoir comme inamicale puisque ni le conseil d'administration ni le gouvernement n'a été prévenu. Donc effectivement, ça appelle des clarifications et c'est le sens de la réunion qui est en cours entre Bruno Le Maire et son homologue. Et moi, j'aurai un échange tout à l'heure avec ma collègue ministre des Transports pour demander des clarifications sur les intentions du gouvernement néerlandais. À quel moment, vous, vous avez été prévu de ce raid financier ? Moi, j'ai été appelé par ma collègue au moment de la conférence de presse. C'est-à-dire ?

Au moment où ils étaient en train d'annoncer leur... Donc en même temps que la presse, vous avez été informée en gros. Voilà. Donc du coup, c'est franchement inhabituel. Ce ne sont pas du tout les relations qu'on a généralement avec un État ami. Donc ça appelle effectivement quelques clarifications sur les intentions.

1:24
Élisabeth Borne

C'est inhabituel, comme vous dites. C'est une agression. C'est une humiliation.

1:28
Invité

Écoutez, on ne va pas employer des grands mots et monter non plus dans l'escalade des mots. Ça mérite qu'on ait une explication du gouvernement néerlandais sur ses intentions. Moi, je vais vous dire, mon objectif, c'est clairement l'intérêt d'Air France-KLM.

1:46
Présentateur

Pourquoi vous n'êtes pas présente à cette réunion, Mme Borne ?

1:49
Invité

Moi, je vous dis, j'aurais un échange... Air France, c'est la plus grande entreprise de transport en France. Oui, mais j'aurais un échange tout à l'heure avec mon homologue et ma collègue, donc ministre des Transports. Bruno Le Maire a un échange avec son homologue. J'aurais un échange avec ma collègue.

2:02
Élisabeth Borne

L'avenir de la compagnie, justement, Air France-KLM, il est menacé à vos yeux aujourd'hui ?

2:06
Invité

On a bien vu que cette entrée au capital, qui n'est pas très explicable vue des acteurs du secteur, a fait baisser le cours d'Air France-KLM. Donc, c'est le premier résultat. On est tous attachés à ce que Air France-KLM continue son développement, que ça reste un leader mondial. Et donc, il y a besoin d'une stabilité dans l'actionnariat. Il y a besoin aussi que les attitudes des uns et des autres soient explicables. Donc, il faut absolument qu'on rentre maintenant dans un processus où on comprend les intentions de chacun. Vous diriez que l'offensive des Pays-Bas a fragilisé le groupe ? C'est en tout cas très clairement ce que reflète ce cours de bourse. À la bourse, oui.

2:42
Présentateur

Mais est-ce que l'alliance elle-même est fragilisée ?

2:44
Invité

Franchement, on ne va pas non plus être alarmiste. Il faut qu'on s'explique avec ce gouvernement néerlandais et qu'on se redise ensemble, qu'on défend l'intérêt d'Air France-KLM, le renforcement de ces alliances, sa position de leader du secteur au niveau mondial. Et donc, voilà, c'est ça qu'il faut qu'on s'explique. Est-ce que l'État français pourrait racheter davantage de parts pour arriver au-dessus des Pays-Bas ? Objectivement, on ne va pas rentrer dans une escalade, on ne va pas rentrer dans cette escalade. Aujourd'hui, il y a sans doute des inquiétudes qu'il faut que le gouvernement néerlandais nous explique.

Moi, j'ai entendu dans la presse néerlandaise des craintes, par exemple, sur le hub de Amsterdam. Il n'y a aucune crainte à avoir, donc expliquons-nous tranquillement et reprenons un cours normal.

3:26
Élisabeth Borne

Est-ce qu'il n'y a pas eu des craintes aussi générées par le management de Benjamin Smith ?

3:30
Invité

Moi, je note que les ministres néerlandais ont affirmé qu'ils soutenaient la stratégie et le management d'Air France-KLM. Donc, tout va bien. On a simplement besoin de se clarifier sur les intentions du gouvernement, puisqu'on est d'accord sur la stratégie. Pourquoi cette entrée au capital ? C'est ce que Bruno Le Maire est en train de demander à son homologue, et c'est ce que je demanderai à ma collègue tout à l'heure.

3:55
Élisabeth Borne

Autre dossier, c'est celui de la SNCF. Renaud Delis. Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, a publié hier les résultats de la compagnie. Ces résultats, c'est un bénéfice divisé par 10 en 2018 par rapport à 2017. Le bénéfice est de l'ordre d'à peu près 141 millions d'euros contre 1,5 milliard l'année précédente. Est-ce que c'est de la faute de la grève à la SNCF ?

4:14
Invité

Enfin, je pense que ce résultat est une surprise pour personne. La SNCF a perdu 900 millions d'euros de chiffre d'affaires du fait des grèves. Donc, ce résultat, il était attendu. Ce qui est important, c'est que les voyageurs sont revenus, que la fréquentation est en hausse, et c'est bien le sens de la réforme qu'on a menée, c'est d'avoir des trains qui marchent mieux, qui soient plus attractifs pour les voyageurs. Vous savez, quand le train ne marche pas bien, on renforce la dépendance à la voiture. Donc, la réforme qui a été conduite l'an dernier, elle a vraiment cet objectif, plus de trains, des trains qui marchent mieux, un meilleur service, des trains moins chers.

Et c'est ça que moi je suis, et j'ai eu l'occasion de rencontrer à la fois les représentants des régions cette semaine, les représentants des usagers, les cheminots. L'objectif, c'est que cette réforme se mette en œuvre, et qu'à la fin, on ait ses résultats.

5:06
Élisabeth Borne

Vous parlez des trains moins chers, précisément, quand on regarde les résultats de la compagnie, ce sont les TGV low-cost, les TGV Wigo qui progressent, dont le trafic progresse fortement. Parfois, au détriment des TGV classiques, il y a un risque potentiel de concurrence au sein de la SNCF ?

5:20
Invité

Écoutez, moi je promeux un modèle de TGV qui dessert largement nos territoires, et qui soit accessible à tous.

5:28
Élisabeth Borne

Hier a été annoncé justement la suppression de dessert de TGV nord, entre Paris et Douai.

5:32
Invité

La SNCF a engagé une concertation, effectivement, avec les élus des Hauts-de-France, sur une éventuelle réorganisation de dessert. Moi, j'ai dit très clairement à la SNCF que le modèle que je défends, c'est un TGV qui dessert les territoires, pas uniquement les métropoles. Donc cette évolution de dessert, elle ne peut pas se faire sans l'accord des territoires, je l'ai dit clairement à la SNCF.

5:56
Présentateur

Qui décide aujourd'hui des ouvertures et des fermetures de lignes de train ? Est-ce que c'est la ministre, ou est-ce que c'est le patron de l'entreprise ?

6:02
Invité

Ce n'est pas la ministre depuis Paris qui va décider des horaires de dessert dans les territoires. C'est une discussion qui doit se mener. Sur les horaires, évidemment, c'est une responsabilité de l'entreprise. Mais sur les fermetures de lignes ? Alors, sur l'orientation générale, la stratégie sur le TGV, je vous le dis, elle est très claire de ma part, c'est un TGV qui reste dans notre modèle, un TGV qui dessert non seulement les métropoles, mais aussi les territoires. Je vous pose la question, Elisabeth Doai,

6:28
Présentateur

parce qu'Emmanuel Macron, lors d'un grand débat, il y a quelques jours, s'est fâché tout rouge contre le président de la SNCF en disant qu'il s'était engagé il y a quelques semaines à ce que la ligne entre Saint-Dié et Épinal dans les Vosges ne ferme pas. Cette ligne, finalement, a été fermée il y a quelques semaines. Est-ce que la politique de la SNCF, désormais, elle se fait à l'Élysée ?

6:45
Invité

Elle se fait. Enfin, je pense que le président, il a exprimé la colère que moi, j'entends aussi dans le territoire, quand vous avez ces lignes, ces lignes de desserte fine, ces petites lignes, comme on dit, qui ferment sans que personne n'ait été prévenu. Donc elle va rouvrir cette ligne ou pas ? Clairement. Le président de la République l'a demandé. Et tant pis pour la décision de Guillaume Pépi, on va passer outre. C'est une ligne qu'a fermée, parce qu'elle est en très mauvais état, comme des milliers de kilomètres de lignes dans notre pays. Et c'est aussi un des enjeux de la réforme qu'on a engagée.

C'est que pendant des années, il y a eu une politique du tout-et-GV, un réseau qu'on n'a plus entretenu. C'est vrai sur des lignes principales. Vous savez, quand vous êtes à Clermont, à Limoges, à Rouen, vous mettez plus de temps pour rejoindre Paris que ce que vous faisiez il y a 20 ans.

7:29
Élisabeth Borne

Mais donc la SNCF peut décider de fermer des lignes sans tenir compte de vos consignes ?

7:32
Invité

La ligne, elle a fermé pour des raisons de sécurité. Et elle doit... On va faire des travaux. On en discute avec la région Grand Est. On fera des travaux pour que cette ligne puisse rouvrir. Vous savez quand ? On est en train de regarder avec la région Grand Est le calendrier de ces travaux, évidemment avec la SNCF. Mais vous voyez, on ne peut pas dans les territoires fermer des lignes. Il faut qu'on sorte de cette logique qu'on a depuis des années dans laquelle on met tout l'argent sur les TGV et dans le même temps, le train que les gens prennent tous les jours se dégrade. Donc c'est le sens des investissements très importants.

3,6 milliards d'euros pendant 10 ans qui ont été décidés au moment de la réforme. Et c'est le sens de la politique qu'on mène. Faire fonctionner le train de tous les jours, priorité à ces trains de tous les jours.

8:20
Présentateur

Et on va continuer à en parler avec vous, Elisabeth Borne, dans quelques instants, le temps d'une petite pause pour les titres de l'actualité à 8h41 avec Stéphane Milhomme.

8:29
Invité

Nous allons investir 18 millions d'euros pour protéger les policiers qui en ont besoin au quotidien. Christophe Castaner l'annonce ce matin. Le ministre de l'Intérieur était l'invité de France 2 après plusieurs cas de violence visant les forces de l'ordre ces dernières semaines. Une hausse de 50 à 60 centimes pour un paquet de cigarettes. C'est à partir d'aujourd'hui. En attendant, une prochaine augmentation des prix du tabac en novembre. Le gouvernement veut arriver à un paquet de cigarettes à 10 euros l'année prochaine. Le tabacologue Bertrand Dotsenberg le dit sur France Info. L'incitation financière est très efficace pour la baisse du tabac, la baisse de sa consommation.

Interpellé lors d'un site in-Alge et la dizaine de journalistes libérés hier soir par la police. Ils et elles avaient participé à un rassemblement contre la censure alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour ces prochaines heures à quelques mois maintenant de la présidentielle algérienne. L'annonce apostolique en France est également inquiété par la justice au Canada. Monseigneur Luigi Ventura soupçonné d'attouchements sexuels quand il était en poste dans ce pays jusqu'en 2009.

Le haut représentant du pape François désormais en France est visé depuis quelques jours par deux plaintes pour des faits similaires qui se seraient produits lors de cérémonies en début d'année à l'hôtel de ville de Paris. Et puis une chance de médaille française de 19 ans pour les mondiaux de cyclisme sur piste. Mathilde Gros elle participe en fin de journée au demi-finale de la vitesse épreuve individuelle depuis la piste de Pologne-Prousco.

10:00
Présentateur

Elisabeth Borne la ministre des Transports est avec nous jusqu'à 9h. Renaud Dely.

10:03
Élisabeth Borne

Alors à quoi va servir l'argent de la SNC ? Voici la réponse de Guillaume Pépi qui était l'invité de France Info hier soir.

10:09
Invité

Une des bonnes nouvelles de la réforme c'est que l'argent du ferroviaire reste dans le ferroviaire. C'est-à-dire que les bénéfices de la SNCF permettent d'accélérer la rénovation des voies existantes. Donc pas de dividendes versés cette année à l'État ? Et pas dans le futur parce que ce qu'a décidé le Parlement dans son infinie sagesse c'est que l'argent gagné dans le ferroviaire restait pour moderniser le ferroviaire.

10:35
Présentateur

C'est le patron de la SNCF maintenant qui décide s'il verse ou non des dividendes à l'État. Vous confirmez ce qu'il dit Guillaume Pépi ou pas ?

10:40
Invité

Je pense que le président de la SNCF explique ce que l'État a décidé c'est en effet que l'argent du ferroviaire reste dans le ferroviaire. Donc vous pouvez nous confirmer que la SNCF

10:50
Présentateur

ne versera pas d'argent cette année à l'État

10:52
Invité

vu ses résultats ? Je vous le confirme totalement pas cette année et pas les années suivantes. Même s'il y a des gros bénéfices sur un plus de dividendes. Il y a besoin d'un argent considérable pour remettre en État le réseau. Vous savez que pendant des décennies vous n'avez pas fait ce qu'il fallait vous n'avez pas entretenu le réseau il faut des milliards pour remettre ce réseau en État et c'est ce qu'on va faire.

11:15
Élisabeth Borne

Et en revanche la dette de la SNCF elle s'est alourdie de 3 milliards d'euros l'année dernière l'État va commencer à prendre progressivement en charge cette dette.

11:23
Invité

Alors elle s'est alourdie de 3 milliards l'an dernier comme elle s'est alourdie depuis des années de 3 milliards et on a en effet annoncé qu'on reprendrait 35 milliards d'euros de dette donc la première en commençant en 2020 25 milliards et donc effectivement ça va permettre à la SNCF de consacrer tous ses moyens sans être plombé par la dette pour offrir un meilleur service aux Français.

11:48
Élisabeth Borne

Le mandat de Guillaume Pépi à la SNCF il s'achève mi-2020 en juin 2020 quel est le bon profil pour le successeur ?

11:54
Invité

Écoutez à partir du 1er janvier 2020 il y a une nouvelle organisation qui se met en place et on va donc devoir dans les prochains mois réfléchir au management de cette nouvelle SNCF c'est pas une question d'actualité aujourd'hui.

12:08
Élisabeth Borne

Vous avez dirigé la RATP par le passé vous pourriez diriger la SNCF ?

12:10
Invité

Non je vous confirme que je ne suis pas candidate

12:12
Élisabeth Borne

Vous ne serez pas candidate ? Voilà

12:13
Présentateur

Vous ne serez pas candidate ? Non je vous confirme je ne suis pas candidate

12:17
Invité

à la SNCF

12:18
Présentateur

Un mot sur un autre grand projet cette fois-ci ferroviaire c'est le Lyon-Turin le nouveau gouvernement italien n'en veut plus est-ce que ce chantier est aujourd'hui enterré ?

12:27
Invité

Alors c'est moins simple que ça Oui vous avez un peu résumé dans la question Voilà une coalition en Italie Je comptais sur votre réponse pour l'expliciter un peu Il y a une coalition en Italie dans laquelle le mouvement 5 étoiles Qui est contre tous les grands projets a dit qu'il ne voulait pas de celui-là Et en particulier contre celui-là tandis que la Ligue du Nord est tout à fait pour Aujourd'hui on a du mal à comprendre la position du gouvernement Vous parlons de votre ministre

12:48
Présentateur

il est Ligue du Nord ou il est 5 étoiles ? Il est 5 étoiles

12:50
Invité

Donc lui il est clairement contre Donc ça c'est il n'y a pas de doute Moi je vais vous dire ce projet il fait l'objet d'un traité entre la France et l'Italie Donc on a tous les deux décidé ensemble de faire ce projet Il y a des financements européens 40% qui pourraient être portés à 50% C'est un projet très important Vous savez que aujourd'hui la part du ferroviaire dans le transport de marchandises entre la France et l'Italie c'est 8% Entre l'Italie et la Suisse c'est 70% Les gens n'en peuvent plus des camions qui traversent les vallées dans les Alpes Ce projet il sert à ça

13:29
Élisabeth Borne

Quand l'Italie doit vous donner sa réponse ?

13:31
Invité

Jusqu'à quand vous pouvez patienter ? On a dit aux Italiens la commission européenne l'a dit également qu'on va perdre des financements s'il n'y a pas une décision rapide Donc maintenant le moment est venu pour les Italiens de nous confirmer qu'ils souhaitent bien réaliser ce projet La France pourrait augmenter sa participation pour essayer de les convaincre ? Aujourd'hui les Italiens

13:49
Présentateur

payent plus que nous

13:49
Invité

L'Europe a proposé d'augmenter sa participation comme ça la France et l'Italie paieraient à la même hauteur

13:56
Élisabeth Borne

Vous évoquiez la pollution générée par le transport précisément Ces derniers jours il y a eu des pics de pollution dans un certain nombre de grandes métropoles françaises et la décision d'alterner de réguler la circulation n'a pas été prise automatiquement il y a parfois eu d'ailleurs des délais qui ont été contestés par certains responsables politiques Je vous propose d'écouter Emmanuel Grégoire c'est le premier adjoint à la mairie de Paris qui justement déplore le mode de décision

14:22
Invité

On est en colère parce qu'il faut bien comprendre que c'est l'accumulation qui aggrave le risque qui aggrave le danger Nous ce que nous plaidons depuis longtemps et pas que sur cet épisode c'est que dès que les scientifiques fixent des normes d'exposition dangereuses il y a des principes d'automaticité qui s'appliquent aux méthodes de circulation de façon à dépolitiser

14:44
Élisabeth Borne

le sujet Pourquoi aujourd'hui ce n'est pas automatique les interdictions de circulation aux 4 pics de pollution ?

14:48
Invité

Franchement je ne comprends pas ces polémiques il y a des procédures très claires il y a en effet des scientifiques qui observent le niveau de pollution il y a des seuils dans lesquels on commence par donner des recommandations on limite les vitesses ensuite il y a des seuils d'information et ensuite on met en place des restrictions de circulation c'est exactement ce qui a été fait je vais vous dire on ne plaisante pas avec ces choses là C'est long ! Moi je suis parfaitement consciente je suis parfaitement consciente qui a 48 000 décès prématurés chaque année pour des problèmes de pollution donc on ne peut pas suspecter le gouvernement Il n'y a pas de filtre politique

15:21
Présentateur

aujourd'hui Elisabeth Borne dès que la pollution atteint un certain seuil le préfet prend la décision

15:25
Invité

Il n'y a aucun filtre politique il y a des procédures très claires et vraiment ces polémiques elles sont parfaitement inutiles

15:30
Élisabeth Borne

On ne peut pas raccourcir la procédure on ne peut pas aller plus vite dites-vous que ce qu'on fait aujourd'hui

15:35
Invité

Très clairement on mesure la pollution c'est des scientifiques qui le font en fonction des seuils il y a des mesures qui sont prises des mesures de limitation de vitesse puis des mesures de restriction de circulation c'est exactement ce qui a été fait Moi je note qu'à chaque fois on a des polémiques c'est parfaitement contre-productif et inutile on applique les procédures et on se préoccupe de la qualité de l'air non seulement au moment des pics de pollution mais vous savez que dans la loi mobilité qui sera débattue très prochainement au Sénat on encourage les collectivités à mettre en place des zones à faible émission Il y avait deux villes en France qui avaient mis en place des telles zones on en a 15 15 métropoles le gouvernement a été discuté avec les métropoles pour qu'on agisse dans la durée sur ces questions de pollution et pas simplement les jours de pic

16:22
Présentateur

Avouez que c'est quand même très compliqué le système actuel de la vignette critère on a vu ces derniers jours plusieurs villes la mettre en place cette circulation différenciée les critères n'étaient pas les mêmes selon qu'on habitait à Lille à Paris ou à Lyon à Lyon par exemple il suffisait d'avoir une vignette quel que soit son numéro pour pouvoir rouler est-ce que c'est pas trop complexe ?

16:40
Invité

C'est des décisions justement les modalités de gestion de ces problèmes de pollution je pense que c'est aussi aux collectivités d'en discuter localement en tenant compte de la situation c'est pas la même chose si vous êtes dans une cuvette comme à Grenoble ou à Strasbourg si vous êtes à Lyon donc que les collectivités le sens de cette vignette critère le sens de la vignette il est le même partout en France les mesures que les collectivités prennent sont adaptées à chacun des contextes quand on est à Poitiers à Lille à Paris ou à Strasbourg les situations ne sont pas les mêmes

17:12
Présentateur

Elisabeth Borne vous restez avec nous on se retrouve dans quelques instants 9h moins 10 l'actualité résumée en une minute c'est Stéphane Milhomme

17:18
Invité

et 67% des personnes interrogées souhaitent que les enfants de djihadistes français restent en Irak et en Syrie c'est l'un des enseignements du sondage France Info le Figaro réalisé par Densu Consulting maître Marie Dosé demande à l'ONU leur rapatriement elle le déclare ce matin sur France Info l'avocate n'est pas étonnée du résultat du sondage elle regrette que l'on rabâche que les enfants rapatriés soient des bombes à retardement un collier de gilet jaune tendu à Emmanuel Macron la scène s'est déroulée hier soir à Pessac en Gironde lors d'une réunion grand débat national à laquelle le président de la République participait un collier tendu par une participante le président de la République a refusé de le porter préférant mettre en avant ce que l'exécutif avait réalisé depuis le début de cette crise depuis le Brésil Juan Guaido s'engage à rentrer au Venezuela malgré les menaces le président auto proclamé et chef de l'opposition promet un retour au plus tard à lundi malgré les menaces du président vénézuélien en place Nicolas Maduro menace de l'arrêter dès son retour à Caracas en pleine campagne électorale en Israël le procureur général souhaite inculper le premier ministre et candidat Benjamin Netanyahou pour être poursuivi pour corruption présumée après 13 ans de pouvoir il est en course pour un cinquième mandat et puis c'était le musicien américain au 4 Oscars la mort du compositeur et chef d'orchestre André Prévigne il avait 89 ans sa musique vous la retrouvez notamment sur les images de My Fair Lady Gigi ou encore Irma Ladousse

18:52
Présentateur

France Info Elisabeth Borne on parlait de la vignette Critère il y a quelques instants on va parler d'une autre vignette qui pourrait faire son retour en France c'est la vignette pour les poils lourds est-ce que vous confirmez que votre ministère planche en ce moment sur cette question ?

19:08
Invité

Alors de quoi il s'agit ? Vous savez je pense que les français et ils le disent aussi ces dernières semaines ils ont besoin qu'on les aide avec des meilleures réponses en termes de transport et ça suppose notamment d'investir fortement d'augmenter nos investissements dans les transports pour remettre en état le réseau ferroviaire pour augmenter faire plus de trains autour des grandes villes pour aussi terminer enfin les routes qu'on a promis depuis des décennies moi quand je me déplace en France quand je suis en Bretagne on me dit le général de Gaulle nous avait promis la mise à deux fois deux voies de l'ARN 164

19:41
Élisabeth Borne

Plus près de nous que le général de Gaulle on se souvient de l'écotaxe cette vignette poids lourds c'est donc le retour de l'écotaxe 5 ans après

19:46
Invité

Donc du coup on a besoin d'investir plus dans les transports et forcément on réfléchit à la façon dont on peut financer ces investissements dans les transports moi j'ai toujours dit on a une programmation des infrastructures sur laquelle on travaille depuis des mois qui suppose qu'on ait une ressource supplémentaire à partir de 2020

20:04
Élisabeth Borne

Une vignette qui s'appliquerait à tous les poids lourds français et étrangers ?

20:07
Invité

Il n'y a aucune décision qui est prise on a un grand débat qui justement traite des questions de fiscalité notamment de la fiscalité écologique on va attendre les résultats de ce grand débat

20:17
Présentateur

Le journal Le Monde évoquait une piste hier une vignette qui serait donc pour tous les camionneurs qu'ils soient français ou étrangers mais dont seraient dispensés ceux qui font le plein en France et qui payent donc des taxes en France en achetant leur gasoil

20:29
Invité

Ce que j'ai toujours dit c'est que personne ne peut comprendre qu'on ait tous ces poids lourds qui font le plein en Belgique ou au Luxembourg qui traversent notre pays et qui refont le plein en Espagne qui évidemment contribuent à l'usure de nos routes et même au besoin de renforcer ces routes donc il faut trouver un moyen ça je peux vous confirmer que je pense que ça serait une bonne idée que ces poids lourds en France comme c'est le cas dans d'autres pays participent à l'entretien et à la modernisation de nos infrastructures

21:00
Présentateur

et l'idée étant que ça coûte le moins cher possible voire rien du tout au camionneur français

21:03
Invité

on a bien compris ou pas ? Il y a différentes possibilités beaucoup d'hypothèses qui peuvent être évoquées aucune décision n'est prise et on va attendre les conclusions du grand débat

21:11
Élisabeth Borne

Il y a une autre mesure qui concerne directement les transports qui a été entrée en vigueur en juillet dernier c'est l'instauration de la limitation à 80 km heure sur les routes il y a une évaluation en cours de cette mesure le président du Sénat Gérard Larcher qui était notre invité ici même à votre place hier réclame qu'on revienne en tout cas partiellement sur cette mesure

21:30
Invité

En tous les cas il faut cesser de raisonner nationalement cesser de gouverner verticalement c'est typiquement la décision décalée tout dépend de l'état du réseau et nous voyons en janvier que l'essentiel de l'accroissement de l'insécurité routière elle est dans les agglomérations et sur les routes à deux fois deux voies donc revenons au terrain

21:59
Élisabeth Borne

Vous allez faire du cas par cas sur les 80 km heure et revenir selon les routes ou selon les départements sur cette mesure ?

22:04
Invité

Alors vous savez que dès le départ on a dit que cette mesure elle ferait l'objet d'une évaluation début 2020 c'est évidemment un sujet qui est fortement évoqué dans le débat donc là aussi on va écouter ce qui se dit dans le débat et les décisions viendront après le débat

22:19
Élisabeth Borne

En janvier la mortalité sur les routes est repartie à la hausse

22:22
Invité

Je vous confirme il y a beaucoup de radars qui sont dégradés et je crois qu'on a une augmentation de 270% des excès de vitesse sur les routes

22:30
Présentateur

Votre collègue de l'intérieur Christophe Castaner vient de donner un chiffre ce matin les trois quarts des radars français ont été dégradés pendant le mouvement des Gilets jaunes il faut confirmer Si Christophe Castaner le dit ça doit être vrai Est-ce que vous avez déjà chiffré le coût de ces dégradations à la fois pour les réparer et puis pour les PV qui n'ont pas été dressés pendant des semaines

22:50
Invité

Je peux vous dire que ça je le regarde de près parce que vous savez ça a failli mettre en péril le budget des transports cette année puisque une partie de ces amendes radars sert à financer les investissements dans les transports donc on est passé effectivement dans un moment très difficile puisqu'il manquait beaucoup d'argent le gouvernement s'est dit qu'on ne pouvait évidemment pas pénaliser les français parce qu'on manquait parce qu'il y avait eu moins d'amendes radars et donc on a bouclé un budget en augmentation dans les transports mais je peux vous assurer qu'en effet il y a eu une forte dégradation et du coup des amendes radars

23:25
Élisabeth Borne

Et cette dégradation a fait des morts

23:27
Invité

Cette dégradation elle se traduit par une augmentation considérable des excès de vitesse le mois de janvier vous avez vu on a à nouveau une hausse de la mortalité alors qu'on avait eu une baisse l'an dernier avec la mise en place de la mesure

23:42
Présentateur

Tous les radars qui ont été dégradés reprendront du service et seront tous réparés ?

23:46
Invité

Je pense qu'on ne va pas reculer sur l'objectif qui est de réduire la mortalité routière vous savez que c'est une cause de mortalité c'est plus de 3000 morts par an c'est 70 000 blessés des gens dont les vies sont durablement voilà enfin perturbées parce qu'ils ont des blessures graves donc on ne va pas reculer sur cet objectif Et il y en aura des nouveaux ? Bien sûr qu'il y aura des nouveaux radars On va continuer à en installer Mais est-ce que vous pensez qu'on peut mettre des limitations de vitesse vouloir lutter contre les excès de vitesse et ne prévoir aucun contrôle donc bien sûr qu'il faut des contrôles

24:20
Élisabeth Borne

Les élections européennes c'est dans moins de 3 mois maintenant Elisabeth Borne La République En Marche n'a pas encore de tête de liste des noms circulent des noms de certaines de vos collègues du gouvernement Est-ce que vous êtes plutôt Agnès Buzyn ou Nathalie Loiseau ?

24:31
Invité

Écoutez c'est pas moi qui vais choisir A défaut de prendre la présidence de la SNCF La tête de liste pour les prochaines européennes Ce qu'on voit c'est qu'effectivement beaucoup de ministres qu'on disait issus de la société civile souhaitent avoir un engagement politique et je pense que c'est une très bonne chose

24:46
Élisabeth Borne

Effectivement ces deux ministres seraient tentés par la tête de liste aux élections européennes Vous le confirmez ?

24:51
Invité

Je pense qu'elles pourront vous le confirmer elles-mêmes Vous serez sur la liste vous ? Moi je ne pense pas Moi je pense qu'un engagement politique c'est évidemment important que ça se traduise aussi dans des élections A priori moi je n'ai pas de projet pour les européennes

25:05
Présentateur

Merci à vous Elisabeth Borne et merci à Renaud Delis