L'invité d'ICI matin, David Lisnard, Maire de Cannes, candidat à la Présidentielle et Président de Nouvelle Energie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteÉludée
Considérez-vous avoir dérapé sur le plateau de LCI quand vous répondez à une jeune militante LFI ?
- 2:02RelanceÉludée
Est-ce que vous considérez sur la forme que vous avez dérapé ?
- 4:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait faire samedi prochain ?
- 5:26OuverteRéponse directe
Si vous étiez à l'Elysée, qu'est-ce que vous feriez samedi ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Vous avez mangé avec Bruno Rotaillot et vous vous êtes dit, tiens, ça serait peut-être bien qu'on fasse des primaires à droite ?
- 7:18FerméeRéponse directe
Est-ce qu'elle va avoir lieu avec Bruno Rotaillot ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30InvitéFait
« « J'en ai rien à cirer » »
- 3:37InvitéFait
« La tête de réseau du plateau de Millevache a été interpellée par le RAID »
- 4:43InvitéFait
« Tout le monde le sait, tous les policiers nous le disent. Tout le monde nous le dit en réalité. »
- 5:14InvitéFait
« Aucune n'a été mise sous écrou. Des condamnations sont prononcées, mais avec, notamment pour les mineurs, une condamnation exécutive. »
- 5:43InvitéFait
« comme ça a été fait dans d'autres pays, dont l'Angleterre avec les hooligans »
- 7:20InvitéFait
« Il faut poser la question à ceux qui, aujourd'hui, ne veulent pas la faire. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur16 %
- ?10 %
≈ 35,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Azur, premier sur l'actu locale dans les Alpes-Maritimes, d'ici matin. Il est 7h46, invité de la rédaction ce matin, le maire de Cannes, candidat Nouvelle Énergie à la présidentielle, David Lysnard. Il est avec vous Laurent Vareil. Bonjour David Lysnard. Bonjour. Considérez-vous avoir dérapé sur le plateau de LCI quand vous répondez à une jeune militante LFI expliquant que les drapeaux algériens présents dans le cortège de samedi dernier il était en rapport avec ces manifestations sanglantes de 1961 et vous dites « J'en ai rien à cirer
». Ce
qui est un dérapage insupportable,
c
'est cette rhétorique d'extrême-gauche qu
'on
connaît parfaitement qui consiste à utiliser les drames du passé et ce drame de cette manifestation de
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pour justifier des exactions actuelles.
On
parlait de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. On parlait de commerçants massacrés, de violences extrêmement graves et cette technique je les connais par cœur. Donc on ne peut plus accepter cela.
Elle avait l'air de dire juste aussi qu'il y avait des
drapeaux parce qu'en
1961 il y avait eu aussi une autre manifestation jour pour jour. Ne
tombez pas là-dedans parce que ces gens-là mettent du poison dans la tête de nos jeunes. Ils mettent du poison dans la tête des médias. Des drapeaux étrangers sur toutes les manifs de casse aujourd'hui et je trouve que ça pose un problème de la cohésion sociale de notre pays. Donc
il
n'est plus possible d'accepter cette utilisation cynique de drame du passé. C'est insultant. C'est insultant d'abord pour moi comme si j'étais indifférent au massacre lors d'une manifestation d'Algériens ou ceux des pieds-noirs rue Disney dont on parle moins ou ceux des Italiens avec mortes en 1883 par l'armée française. Ça n
'a
pas justifié des drapeaux, des exactions, etc. C'est insultant aussi pour nos compatriotes immigrés qui se voient instrumentalisés systématiquement. Et finalement, ceux qui ne disent pas d'amalgame, c'est eux qui font l'amalgame.
Alors sur le fond, vous avez répondu. Mais
sur
la
forme, je vous repose la question. Est-ce que vous considérez sur la forme que vous avez dérapé ? Parce que, quelque part, on attend peut
-être, on va dire,
de la part du président.
Est-ce que vous n'avez pas fait un casse
-toi pour
con numéro 2 ? Je ne participerai
pas à ce procès stalinien. Cette même personne
me
dit, quelques minutes avant ou après, je ne sais plus, vous êtes de droite, donc vous voulez faire travailler les enfants et un enfant est mort au travail. Enfin, vous l'avez entendu le débat ou pas ? Donc, maintenant, stop. Il faut que ce soit clair et net.
On
parle de manifestations
qui,
à chacune de ces expressions, sont déviées par des casseurs,
dont
certains sont liés à l'extrême gauche. On parle de graves manquements gouvernementaux en matière d'ordre public. On parle de commerçants qui se font piller, agresser. Moi, je viens du commerce. J'ai eu des commerces à Limoges et à Cannes, avec ma famille, à Limoges, où j'étais. Et là, cette personne-là n'en avait rien à faire. Elle s'en est prise à une jeune immigrée qui avait créé son entreprise et qui refusait le débat victimaire. Donc, on est dans une époque, maintenant,
où
on doit dire, arrêtez de nous empoisonner. Arrêtez d'empoisonner
la jeunesse. Et vous dites
en même temps, quand on vous écoute, qu'il ne faut pas toujours taper sur l'extrême gauche, sinon, ça
serait
focalisé sur, peut-être, la mauvaise cible.
C'est-à
-dire
que l'extrême gauche, d'abord, je ne crois qu'à
la responsabilité individuelle. C'est paradoxal, toujours, David. Non, c'est
pas du tout paradoxal.
Parce que là,
vous dites, bon, l'ultra-gauche,
il
faut attention, attention, attention. Et en même temps, vous dites, mais il ne faut pas
les cibler à cette fois. Il n'y a rien de paradoxal et
il
n'y a
rien de compliqué. L'extrême gauche a une grave responsabilité.
D
'ailleurs, ça a été confirmé. La tête de réseau du plateau de Millevache a été interpellée par le RAID sur le plateau de Millevache, comme je le disais sur ce plateau, où va Jean-Luc Mélenchon chaque année. Et il suffit
d'aller sur place. Il a dit
n'importe quoi une fois, plus il
a fait
son sketch. Donc, l'extrême gauche a une grave responsabilité puisqu'elle attise l'incendie. Elle instrumentalise les jeunes. Elle instrumentalise une partie de la population immigrée. Mais il ne s'agit pas de limiter la responsabilité à l'extrême gauche. C'est tout ce que je dis. Et que le gouvernement, les gouvernements, depuis des décennies, ce n
'est
pas que celui-là, a laissé glisser une situation catastrophique. Et que sur les manifestations de samedi dernier, comme c'était le cas aussi sur le soir de la victoire du PSG, où un préfet m
'a
raccroché au nez alors que j'étais au milieu d'exactions graves de voitures qui brûlaient sur la croisette, en me disant on a fait ce qu'il fallait, ben non, vous n'avez pas fait ce qu'il fallait.
Le renseignement n'a
pas fait ce qu'il
fallait. Qu'est-ce qu'il faudrait faire samedi prochain ?
Samedi, il y a des appels à manifester.
Si vous
étiez à l'Elysée,
c'est ce que vous
briguez. Qu'est-ce qu'il faudrait faire samedi
?
Déjà samedi, on aura plus de policiers que samedi dernier, puisqu'il ressort, et vous le savez, qu'il y
a
une sous-évaluation de la menace. Tout le monde le sait, tous les policiers nous le disent. Tout le monde nous le dit en réalité. Je suis beaucoup plus inquiet d'ailleurs pour Halloween, je me permets de le dire,
qui est déjà un moment de trois années.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a l'urgence à traiter
ce
qui est de véritablement isoler de la société des éléments multirécidivistes. Je regardais hier les profils des personnes qui ont été arrêtées sur les pillages dans les grands magasins à Paris.
Ces
personnes-là, il y avait beaucoup de multirécidivistes. Aucune n'a été mise sous écrou. Des condamnations sont prononcées, mais avec, notamment pour les mineurs,
une condamnation exécutive. Qu'est-ce qu'il faut faire avant ? Là, aujourd'hui, on est jeudi, David Plissner. Qu'est-ce que vous feriez
si vous étiez à l'Elysée par rapport à la journée prévue de samedi ? D'abord,
on permet, on interdit, on encadre ? La gestion de l
'ordre public serait traitée différemment, mais surtout, on s'attaquait aux causes du problème. La crise, c'est tout de suite, comme ça a été fait dans d'autres pays, dont l'Angleterre avec les hooligans, isoler ces voyous qui doivent être surveillés, que l'on connaît, notamment ceux de l'extrême-gauche, qu'on évoquait tout à l'heure, et tout de suite les mettre dans des centres de détention au moins provisoires. Donc, mobiliser
un
réseau de centres de détention et les isoler pendant les manifestations.
Donc, on permet la manifestation ?
Moi, je suis pour la liberté de manifester, parce que beaucoup de manifestants ont des revendications, que je ne partage pas, ce n
'est
pas le sujet, mais qui ont le droit de citer. S'il y a des éléments avérés qui prouvent que la manifestation ne peut pas se passer dans la paix, il faut bien sûr l'interdire, mais ça doit être circonstancié. Parce que le problème, si vous voulez, ce n
'est
pas l'interdiction.
Parce
que tout le monde parle d'interdiction de
l
'interdiction. C'est de faire respecter les interdictions. Il n'est pas autorisé de piller un magasin. Il n'est pas autorisé de brûler l'hôtel de ville. Il n'est pas autorisé d'envoyer des mortiers sur les policiers et de blesser 2000 policiers. Donc, les pouvoirs publics surjouent sur l'interdiction, les dispositifs d'interdiction, mais dans la réalité, c'est dans l'exécution des choses. L'ordre public, je le disais avant ces manifestations, il y
a
un vrai problème d'ordre public en France, de doctrine d'emploi. Les policiers, qui sont des gens bien, qu'il faut soutenir, ont des ordres beaucoup trop tardifs. Plus on intervient tôt sur le problème, moins le problème se répons. C'est comme un incendie. David,
c'est une
question plus politique. Vous avez mangé avec Bruno Rotaillot et vous vous êtes dit, tiens, ça serait peut-être bien qu'on fasse des primaires à droite. C'est comme ça ? Je résume bien ? Il va y avoir des primaires à droite ? Non, parce que vous résumez... Enfin, je l'ai dit gentiment. Je
l'ai
dit mal.
Non, c'est pas ça, c'est
que la primaire, je la propose depuis deux ans. Vous le savez,
vous,
puisque vous me suivez. Vous
l
'avez dit,
c'est vrai. Non, mais j'ai plus que dit.
Bon, alors, est
-ce qu'elle va avoir lieu avec Bruno Rotaillot ? Il
faut poser la question à ceux qui, aujourd'hui, ne veulent pas la faire. Il faut poser la question...
Vous avez mangé avec Bruno Rotaillot, moi, je n'ai pas mangé avec Bruno Rotaillot. Donc, est-ce qu'il vous a
dit, OK, Banco, on fait une primaire à droite ?
Est-ce que vous pouvez nous annoncer ça, ce
matin ? Non, je ne
peux
pas vous l'annoncer, puisqu'il ne
m
'a pas dit ça. Donc, moi, je lui ai répété que la meilleure façon d'éviter la division qui fait perdre, mais aussi d'éviter les arrangements de notables, je propose un changement profond. Je ne veux plus que les gens qui nous gouvernent et qui amènent le pays dans le mur gouvernent. Et je ne crois pas à ce qui est proposé par LFI ou par le RN. Donc, je propose une alternative profonde que j'essaie d'argumenter depuis des années, avec un alignement entre ce que je dis, ce que je fais, notamment dans ma commune, et ce que je suis. Et je propose cette compétition qui évite la compromission des notables et qui évite la division qui fait perdre.
Donc, la compromission des notables, l'éviter par cette primaire, ça veut dire, non, Éric Ciotti, je ne viendrai pas vous rejoindre. Enfin, je l'ai dit 100 fois. Mais
il
vous a fait encore un appel.
Mais bien sûr. Vous l'avez dit 100 fois, mais alors,
ou il n'entend pas, ou
alors il l'a été tué.
Mais Éric Ciotti, je crois, a besoin de donner des gages à l'égard de Marine Le Pen. Moi, j'affronte le RN. Il se présente contre moi à chaque élection. Donc, je pense que le programme d'Éric Ciotti et ses convictions sont bien plus proches des miennes que de Marine Le Pen. Donc, je pense qu'il est en porte-à-faux, qu'il doit bien le ressentir. Donc, on peut s'appeler mutuellement à se rejoindre. Je n'irai pas. Je ne suis pas allé avec Emmanuel Macron. Je n'y suis jamais allé. Je n'irai pas avec Marine Le Pen. Parce que je n'y crois pas pour notre pays. Ce ne
sont
pas des postures.
C
'est que je ne pense pas... Et
Édouard
Philippe ? Mais jamais. Mais jamais. Mais Emmanuel Macron et Édouard Philippe,
c'est
la même chose, pardon. Je ne cherche pas un poste. Je veux qu'il vive dans une France respectée, en sécurité et en liberté. Et ce que nous proposent ces personnes-là, qui ont des qualités, tous, ce n
'est
pas le sujet, qui disent parfois des choses très justes, qui soulèvent des problèmes très justes, qui n'ont pas, à mes yeux, autrement je ne serais pas candidat, la cohérence d'un projet qui permet de relancer la prospérité, de relancer la sécurité et l'unité de la nation. Je veux m'adresser à tous ceux qui veulent s'en sortir, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur condition sociale, à des gens qui croient encore à l'universalisme républicain, qui sont de gauche, qui
viennent vers moi, à
des gens de droite. Ce que je veux dire, c'est toute cette droite orpheline. Je veux faire gagner une droite indépendante, qui croit à la propriété privée, qui croit au travail, qui croit à l'investissement. Toute cette France réelle, qui est majoritaire, qu'on n'entend plus. Et c'est
ce qui vous amènera à parcourir
toutes ces routes aidées, la Côte d'Azur et bien sûr de la France entière. Merci David Lissard, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Merci. Merci. Merci.