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InterviewMa Télé 09· 2 juin 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Laurent Panifous, député de l'Ariège (09), explique son vote concernant la loi Duplomb

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Laurent Panifous, bonjour. Vous êtes député de l'ariège et vous avez accepté de recevoir aujourd'hui ma télé 09 à votre permanence. On souhaitait vous interroger sur un communiqué récent de la confédération paysanne qui vous reprochait votre vote à l'assemblée concernant les néonicotinoïdes. Est-ce que vous pouvez expliquer votre position et ce qui a amené votre vote s'il vous plaît ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:26Laurent PanifousFait
    « J'ai pas voté pour les néonicotinoïdes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Laurent Banifous, bonjour. Vous êtes député de l'ariège et vous avez accepté de recevoir aujourd'hui ma télé 09 à votre permanence. On souhaitait vous interroger sur un communiqué récent de la confédération paysane qui vous reprochazit votre vote à l'assemblée concernant les néo nicotinoïdes pardon. C'est toujours aussi difficile à prononcer. Est-ce que vous pouvez un peu expliquer la la position, votre position et ce qui a amené votre vote s'il vous plaît ? Oui, bien sûr. Bonjour à tous. Écoutez, c'est le vote sur la loi du plan et sur la motion de rejet. Donc c'est un petit peu technique. Alors je vais essayer de de dire les choses le plus clairement, le plus le plus simplement possible. Non, j'ai pas voté pour les néonicotinoïdes.

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C'est pas absolument pas ça qui s'est passé et merci de me donner la parole parce que ça me permet de de dire les choses telles qu'elles sont. J'ai euh j'ai j'ai fait le choix de faire la politique, c'est pour prendre mes responsabilités, mais je veux pas que mes choix ou mes décision soit transformé par tel ou tel voilà. Je suis je suis pas un militant d'une cause ou d'une autre. Je suis un homme politique qui prend ses responsabilités. Depuis le début, je dis mon soutien au monde agricole en général. Je je fais partie de ceux qui considèrent que non seulement l'agriculture structure notre territoire et je suis très attaché à mon territoire. Mais je pense aussi que les agriculteurs ont besoin d'un soutien, d'un soutien réel, pas simplement mettre la main sur le cœur le moment venu

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devant les télés, dans les journaux et cetera, mais savoir les soutenir au bon moment. Euh la question de la loi du plomb après la loi d'orientation agricole que j'ai voté aussi qui était une loi elle portée par le gouvernement. La proposition de loi du plan, c'est une proposition de loi qui apporté cette certaines solutions complémentaires aux agriculteurs avec des sujets sensibles comme l'eau, la question du stockage de l'eau, la question des néonicotidoïes, c'est vrai, la question de l'aness et je vais vous en dire quelques mots. Euh il se trouve que cette proposition de loi a été étudiée à l'Assemblée nationale il y a quelques jours, aurait dû l'être en séance là été uniquement en commission et et la réalité est factuelle, c'est qu'il y a eu une obstruction avec un dépôt de

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milliers d'amendements sur cette proposition de loi, ce qui factuellement empêcher cette proposition de loi d'aller d'aller au bout euh puisque le calendrier ne l'aurait pas permis. Euh il y avait en face une menace de déposer une motion de rejet par les auteurs mêmes de cette proposition de loi qui avait vocation apporter des solutions, ce qui peut paraître totalement paradoxal. Donc prix entre cette motion de rejet et euh et ces dépôts d'amendement d'obstruction, parce que c'est il y a pas de doute là-dessus. Euh la présidente de l'Assemblé nationale m'a m'a proposé comme comme autres président groupe euh un chemin intermédiaire pour permettre le débat ce que je souhaite vivement, ce que mon groupe et moi-même souhaitons et souhaitions vivement, c'est-à-dire ce

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qu'on appelle un temps législatif programmé en demandant à ceux qui déposaient la motion de rejet de la retirer qu'on débatte et à ceux qui avaient déposé des milliers d' milliers d'amendements uniquement pour empêcher le vote de les retirer également en tout cas les amendements qui des amendements d'ruction et pas des amendements de fond. Ça c'était ce qu'elle proposé, ce que m'a proposé la présidente, ce que j'ai soutenu en conférence des présidents avec mon groupe mais il se trouve que ni les uns ni les autres ne sont allés c'estàd n'ont accepté cette main tendue et donc on s'est retrouvé dans une situation où où il n'y avait pas de texte étudié possible puisque nous allions débattre avec des amendements d'ruction donc on ne serait pas là au bout ou cette solution de motion de

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rejet qui fait qu'on irait directement en CMP et un débat qui n'y a plus lieu c'estàd la CNP vous savez c'est sep députés sep sénateur UR qui vont entre eux décider du du sort de cette loi. C'està-dire que deux situations qui étaient pas satisfaisantes. Mais entre ces deux situations, j'ai choisi la mienne, c'est-à-dire voter la motion de rejet. Pourquoi ? Pour que le texte aille au bout. Pourquoi ? Parce que comme je vous ai dit tout à l'heure, je peux pas ce que je pense profondément dire aux agriculteurs que je les soutiens, dire que la situation actuelle n'est pas acceptable et ne pas soutenir des propositions qui arrivent et qui essaient de la rapporter des solutions. Donc la motion de rejet, c'est la garantie pour moi qu'il y aura en CNP un texte qui sera proposé et qui

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sera je pense voté à l'Assemblée nationale. Alors ça veut pas dire pour faire n'importe quoi. Que nous on a avec notre groupe on a quelques exigences. La première, c'est faire en sorte d'éviter tous les blocages qu'il y a sur la création, sur l'amélioration des retenues d'eau. Moi, je considère que la question des retenus d'eau, l'eau, c'est un élément stratégique majeur. On le voit en arriège, nous avons quelques retenus d'eau qui existent, qui sont essentielles, qui sont vitales pour le monde agricole. pour certaines ont essaie de les faire évoluer. Dire qu'il serait impossible de créer des moratoires pour ne plus pouvoir créer, entretenir, développer des retenues d'eau, c'est se tirer une balle dans le pied alors que le monde agricole en a besoin. La seule chose,

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c'est qu'on veut que ces retenus d'eau est un multi-usage. C'est-à-dire qu'elle ne servent pas qu'à l'agriculture, qu'elles servent aussi à l'étiage des cours d'eau. C'estàdire faire en sorte qu'il y ait toujours de l'eau dans dans nos cours d'eau. Pour la biodiversité, c'est absolument essentiel. Il y a des cours d'eau qui seraient à sécher les l'été, c'est dramatique pour la biodiversité. Donc des retenus d'eau qui servent peut-être aussi pour le tourisme. Mais ce qui était important pour nous, c'est que ces retenus d'eau soient possible pour l'agriculture, pour un polyusage, c'est-à-dire l'étiage, le tourisme, l'agriculture et mais ça veut pas dire aussi pour autant qu'on est pour par exemple ces fameux mégabassines où on va pomper l'eau dans le sous-sol

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euh pour en faire des retenues d'eau à l'air libre. C'est pas ça l'idée. On n'est pas dans un excès ou dans un autre. Nous essayons d'avoir une une comment dire une position équilibrée mais qui essaie de regarder en face la situation dans laquelle se trouvent nos agriculteurs, les besoins que nous avons en nous. Sur la question des néonicotidoïdes et la cétanipride en particulier. Il y en a cinq cinq néonicotinoïdes. Le 5e, celui qui n'est pas interdit au niveau européen que nous avions uniquement interdit sur notre territoire français, c'est la cétaniprine et qui est et qui qui est un qui est un une substance qui est indispensable, vitale pour certaines productions, notamment les noisetiers, la noisette. Aujourd'hui, si cette molécule n'est plus utilisée, la filière

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de la noisette s'effondre. Alors si vous voulez, moi je fais pas partie de ceux qui disent je veux pas regarder ce problème quit à ce qui les filiè qui s'effonde. Ce que je veux, ce que nous défendons, c'est que nous ayons un organisme scientifique indépendant, l'anesse. Et ce qu'on défend nous au sein de ce texte et ce qu'on défendra dans la CMP, c'est que l'an reste une structure indépendante. Nous, on veut faire confiance à la science. C'est la science qui va nous dire si cette molécule est dangereuse ou pas. Ce sont pas des lobby ou autres, on est d'accord, indépendant des deux côtés. la science qui nous dit cette molécule est utilisée ou pas, utilisable ou pas. Ce qu'on veut aussi c'est qu'on cherche une alternative le plus vite possible. Mais à très court terme et en responsabilité

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ce qu'on souhaite nous c'est que cette molécule qui n'est pas interdit autour de nous ne le soit pas chez nous. Encore une fois, on va pas se tirer une balle dans le pied. Si demain si demain en arrière j'ai une molécule qui est interdite et qui est autorisée à haut Garon, on comprend bien qu'il va y avoir un problème. Donc on dit la même chose pour la cétanipride. Trouvons une alternative. Mais pour ces filières pour qui cette molécule est vitale alors qu'elle n'est pas interdite au niveau européen, alors donnons-nous un peu de temps pour trouver une alternative et demandons à un organisme indépendant et qu'il le reste l'enesse de faire des choix. Donc nous, c'est cette position de responsabilité qu'on défend. Moi, je suis je ne dépends de d'aucun lobby. Je

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ne suis sous aucune pression et j'essaie d'agir en responsabilité. Quand je dis aux agriculteurs, à notre agriculture que je les soutiens, c'est pas pour faire n'importe quoi. Je crois que l'eau, elle est vitale, on en a besoin et qu'il est normal qu'on qu' qu'on essaie de de comment dire de de faire en sorte qu'on qu'on gère, qu'on stock de l'eau intelligemment. Voilà, pour ce qui concerne les produits insecticides comme l'acamipride et si on trouvait le plus vite possible alternative. Mais à partir du moment où au niveau européen c'est pas interdit et que c'est un organisme indépendant qui nous dit de manière provisoire, on vous l'autorise en attendant de trouver une alternative, je trouve que c'est c'est je trouve que c'est c'est la solution la plus la plus

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responsable possible. Encore une fois, je vais pas dire le dimanche la main sur le cœur au mon agricole combien je les soutiens et le lendemain aller voter quelque chose de différent à l'assemblée. Alors, voter la motion de rejet, ça veut pas dire voter pour tout et n'importe quoi. Ça veut dire je n'accepte pas l'idée qu'on balille d'un revers de main des solutions pour un monde agricole qui en a cruellement besoin. Et remettre la science au cœur du sujet, c'est-à-dire c'est à la science de nous dire si quelque chose est dangereux ou pas. Ce sont pas des lobis d'un côté ou de l'autre. Bien, merci infiniment monsieur le député.