ICI ON SE DIT TOUT Michaël Delafosse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
En 1992, vous avez 15 ans, vous êtes invité à votre premier conseil municipal à Montpellier, mais dans le public. Vous vous êtes dit quoi à ce moment précis ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Vous avez déclaré que la gauche avait perdu des villes à cause du narcotrafic. Est-ce que c'est grâce à ça que vous avez été réélu ?
- 3:15OuverteRéponse directe
Vous bénéficiez de mesures de protection particulière ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Vous avez été élu en 2020 en proposant la gratuité des transports. Quelle est la prochaine étape en matière de transport ?
- 6:41OuverteRéponse directe
Vous annoncez un plan d'économie de 50 millions d'euros. Comment financez-vous cela ?
- 8:44OuverteRéponse directe
Vous voulez revégétaliser la ville et désimperméabiliser. Ça veut dire quoi concrètement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:19PrésentateurFait
« J'ai été l'un des premiers maires de France à expulser les dealers des logements sociaux. »
- 4:39Invité politiquePromesse
« C'est le CERM, le futur RER métropolitain avant la fin de ce second mandat. »
- 7:09PrésentateurChiffre
« La métropole, c'est 15 piscines, 15 médiathèques, c'est 1100 euros par habitant consacré en termes de politique publique. »
- 8:05PrésentateurChiffre
« Gérer un chèque, c'est un coût de 3 euros pour la collectivité. »
- 10:57PrésentateurChiffre
« 4500 camions qui envoient les déchets de la métropole être dans des décharges d'acier roule vert, dans des incinérateurs avec un bilan carbone absolument catastrophique. »
- 16:43PrésentateurPromesse
« Le président de la République demandera au gouvernement d'augmenter le SMIC. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Michaël Delafosse22 %
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Ici, on se dit tout, notre quatrième invité, notre invité de la semaine est maire de la septième ville de France et à la tête d'une agglomération de plus d'un demi-million d'habitants. Il a été réélu et même assez facilement réélu au mois de mars lors des municipales. Sa voix compte au sein d'une gauche parfois un petit peu déboussolée. Il n'hésite pas d'ailleurs aussi à tenir un discours qui peut trancher avec ceux qu'on a l'habitude d'entendre au sein de son camp. Et puis une journée par semaine, il continue d'enseigner l'histoire au sein d'un collège de sa ville. Vous aurez deviné de qui il s'agit. Bonjour Mickaël Delafosse. Bonjour. Maire et président de la métropole de Montpellier, c
'est
utile de le rappeler. Ma première question est toute simple et en forme de boutade. En 1992, vous avez 15 ans, je crois, vous êtes invité à venir assister. Vous vous êtes invité à votre premier conseil municipal à Montpellier, mais dans le public.
Vous
vous êtes dit quoi à ce moment précis ? Un jour, je serai
à
la place de Georges Frèche. Je suis allé assister au conseil municipal parce que la vie démocratique m'intéressait et elle m'intéresse toujours. Et j'étais passionné de Montpellier. Et c'est un souvenir qui est très fort en moi parce que je me souviens de Georges Frèche présentant le budget de la commune et faisant une démonstration avec des tableaux sur les finances. Et je m'y rendais régulièrement au conseil municipal, observer les joutes oratoires, les dossiers abordés par la collectivité. J
'étais en
mars 1993 aussi et c'était le moment où il y avait une mobilisation des jeunes contre le SMIC jeune.
C
'était une mesure qu'Edouard Balladur, dont il faut quand même saluer
la démoire. Vous étiez dans le syndicalisme étudiant. J'étais
lycéen et Georges Frèche m'avait reconnu et m'avait dit et je veux dire que nous soutenons les jeunes. Ça avait donné beaucoup de force. Ça a commencé comme ça.
Comme Obélix,
moi je suis tombé dedans quand j'étais petit. Et maintenant je dis aux jeunes, venez voir le conseil municipal, venez
assister. On va rentrer dans le vif du sujet.
On
va d'abord parler de la ville et de la métropole et après de politique. Il
y a
une dizaine de jours lors des rencontres de Bram, le rendez-vous politique de Carole Delca, la présidente de région. Vous avez déclaré, une déclaration qui n
'est
pas passée inaperçue, qu'au municipal, la gauche avait perdu beaucoup de villes parce qu'elle ne s'était pas assez attaquée au narcotrafic. Est-ce que c'est grâce à ça notamment que vous avez été réélu
? En
tout cas sur ce sujet qui préoccupe la société, qui pose des problèmes de sécurité dans notre ville.
Dès
le début de mon élection en 2020, moi j'ai pris ce problème à bras-le-corps.
La
lutte contre les épiceries nuit, sur un bulldozer, on a démoli les commerces de la rue de
Lassor. Vous avez le
record de France du nombre de fermetures.
En lien avec les services de la préfecture, on n'a rien lâché à Montassinos, à Saint-Martin et on ne lâchera rien. Quand vous dites que la gauche a perdu des villes à cause de ça ?
Parce
que tout simplement, le narcotrafic, il n'est pas que dans les grandes villes, il s'est mis dans les villes moyennes. Et quand vous avez dans votre quartier, dans votre commune, d'un seul coup des épiceries nuit avec des voitures immatriculées en Pologne qui sont là toute la nuit, les gens se demandent qu'est-ce qui se passe. Et si le maire ou le candidat de gauche, il dit « c'est pas moi, c'est l'État », ou il ne prend pas en compte le problème pour essayer de le régler, évidemment les électeurs vous sanctionnent. Je ne dis pas que je règle tous les problèmes de sécurité à Montpellier, loin de là. Mais nous ne lâchons rien. Et y compris, on bouge, on travaille.
Vous voyez dans les transports, on a créé la police métropolitaine des transports, on a une baisse. Moi, j'ai été l'un des premiers maires de France à expulser les dealers des logements sociaux. Voilà, il faut
agir.
Vous n'êtes pas le seul à le faire. D'ailleurs, vous avez soutenu le maire d'Alès, par exemple, Christophe Rivenc, quand il a fait l'objet de menaces sérieuses. Il n'appartient pas à votre famille politique, mais peu importe. Vous vous exposez aussi par rapport à la lutte contre le narcotrafic. Est-ce que vous bénéficiez de mesures de protection particulière ?
J'ai un bip qui me permet d'être relié immédiatement au service de police. Mais je ne change pas. Je suis le maire et moi, vous savez, j'aime bien me promener dans la ville, à pied, en vélo, dans le tramway. J'aime aller à la rencontre des gens. C'est mon rôle. Un maire, il est ainsi. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, le narcotrafic exerce une pression sur les élus de la République, sur les magistrats, sur certains de vos confrères journalistes quand ils investiguent. Et moi, je l'ai dit, je n'ai pas voulu me taire quand Christophe Rivenc, faut-il le rappeler, a été exfiltré de son domicile. C
'est mon
soutien. Parce que la peur ne doit pas gagner. C'est ce qu'ils cherchent à insuffler. Et nous devons tenir bon. Voilà mon message. J
'ai
beaucoup
de questions pour vous, Mickaël Delafosse, aujourd'hui. Vous avez été élu en 2020 en proposant la gratuité des transports en commun appliqués depuis. Et depuis, vous avez achevé la ligne 5 du tram, mis en service le premier bus tram, développé les pistes cyclables. C'est quoi la prochaine étape maintenant en matière de transport ? C'est le CERM, le futur RER métropolitain avant la fin de ce second mandat, la ligne 1 jusqu'à l
'aéroport
? D'abord, on peut se dire une chose, c'est qu'à 2,50 euros le litre, pour beaucoup d'habitants de la métropole, la gratuité des transports, elle fait du bien. Que pour tous les usagers de la ligne 5 et des communes ouest de la métropole, ces choix sont bons. De la même manière que le développement du vélo. Parce que la crise de l'essence est une crise pour le pouvoir d'achat. Et il faut savoir y répondre. Et j'aimerais bien qu'on s'inspire un peu de Montpellier, que certains l'entendent ce message.
Et
maintenant donc ? Et maintenant. Et bien l'enjeu, c'est de poursuivre le développement des transports en commun. Pas dans Montpellier à Tramuros. J'en suis le maire, mais je suis président de la métropole. Et maintenant, Cap à l'ouest, Cap à l'est. C'est le bus tram jusqu'à Castry et jusqu'à Cournonsec. Mais avec le projet du CERM, notre but, c'est de faire sortir les bus tram pour aller jusqu'à Saumière à l'est, pour aller jusqu'à Poussant à l'ouest.
À
quelle échéance ? Et bien l'enjeu, c'est durant ce mandat, le réussir. On est sur 29,30 pour l'extension des bus tram. Puis il ne
vous
a pas échappé que pour les 11 000 travailleurs de la zone aéroportuaire, travailleurs, ceux qui se lèvent tôt le matin dans les ateliers de logistique, et bien nous voulons avec Stéphane Rossignol amener le tramway à l'aéroport, mais aussi pour les touristes. Et l'enjeu du CERM, c'est de penser les mobilités à l'échelle du grand territoire. Et l'actualité du prix de l'essence, encore une fois, nous donne raison. Donc il y aura moins dans Montpellier-Intramuros, plus de développement de l'offre de transport en commun dans la métropole, et en travaillant ensemble au-delà. Et
en 2034, vous
aurez la LGV vers Béziers, qui permettra de cadencer de Nîmes à Agde, arrêt Gare Saint-Roch, des TER tous les quarts d'heure. Voilà une vision pour le territoire, décarboner, protéger le pouvoir d'achat, et essayer d'améliorer la vie de nos habitants.
Alors dans le même temps, vous annoncez pour votre second mandat, Michael Delafaux, un plan d'économie de 50 millions d'euros. C'est quand même une somme, 50 millions. Vous financez comment ? Est-ce que l'augmentation de la taxe foncière métropolitaine, très décriée, très contestée, ça provoque beaucoup de mauvaise humeur, permettra de financer ces
économies notamment ? Ah non, non, c'est jamais agréable de payer un impôt. Jamais.
Pour certains foyers, c'est plusieurs centaines d'euros supplémentaires. Mais pour la
métropole de Montpellier, c'était indispensable. La métropole, c'est 15 piscines, 15 médiathèques, c'est 1100 euros par habitant consacré en termes de politique publique. Les pompiers, la police métropolitaine des transports, bref, l'entretien de nos voiries.
Et
la métropole... Pourquoi vous
ne l
'avez pas annoncé au moment
de
votre candidature
? J'ai dit
de manière très claire qu'il y
aurait
un nouveau pacte financier et fiscal. Et j'ai dit au maire, on a trois options. Soit les communes contribuent davantage à la métropole, soit nous réduisons le périmètre des services publics, soit nous travaillons à une contribution. Et donc, le choix a été fait, la contribution. À Toulouse, elle est à 12%. La métropole, 5,8%. Ça n'est jamais agréable, je le comprends, mais ça nous permet de tenir sur nos services publics. Et parallèlement, j'ai un engagement de faire des économies. Parce que l'argent public doit être toujours mieux géré. Je vais vous prendre un exemple. Au
prochain
conseil de métropole, on va adopter une stratégie zéro chèque. Gérer un chèque, c'est un coût de 3 euros pour la collectivité. Donc là, il faut travailler différemment. Nous devons continuer à passer à l'électrique pour ne pas payer que le budget à essence de la métropole coûte. On va travailler sur tous ces sujets pour aller sur le mandat, à un plan d'économie de 50 millions d'euros pour mieux délivrer le service public. Et tous les maires de France, tous les présidents de métropole de France vont devoir faire cela.
Parce que quand j'annonce ça, je prépare les décisions douloureuses que l'État réserve aux collectivités territoriales et qui, pour la métropole, ont déjà commencé ces trois dernières années.
Alors rapidement, s'il vous plaît, vous êtes aussi le maire qui veut revégétaliser la ville, la désimperméabiliser, et donc de lutter contre le réchauffement climatique dont on a encore beaucoup souffert ce l'été. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire encore moins de voitures et encore moins de constructions à
Montpellier ? Et surtout, c'est faire ce qu'on a fait sur l'esplanade.
L
'esplanade, on a pris le projet et on a dit de combien il baisserait la température. Souvenez-vous, en 2021, j'avais ça sous les rires goguenards. Objectif, gagner 8 degrés. Eh bien, entre les fontaines et la désimperméabilisation des sols et la présence des arbres, nous gagnons 8 degrés. Et l'urbanisme, l'urbanisme. Vous faites comme à Castelnau, vous dites aux promoteurs, on arrête maintenant ? Et donc, nous allons continuer à désimperméabiliser les sols en plein d'endroits de la ville pour planter des arbres. Ce que nous avons fait au parking des Arceaux, qui est devenu la place Max Rouquette. Aujourd'hui, les arbres sont de petite taille. Demain, ils nous protégeront.
Et cette stratégie, je veux l'apporter. Il nous faut permettre de créer des grands corridors de fraîcheur où les gens peuvent marcher. Le projet, ici, du chemin de Lac-Duc, qui est un projet qui permettrait de marcher à l'ombre et d'être au frais. Quant aux promoteurs, moi, je ne dis pas qu'il ne faut pas produire du logement. D'ailleurs, nos concitoyens en ont besoin. Et donc, tout conservatisme en la matière mettrait les classes moyennes et les classes populaires en situation de fragilité. Par contre, je vais réunir l'ensemble de la profession pour que l'acte de bâtir soit pensé dans l'adaptation à la fois à la sobriété énergétique mais aussi au confort d'été.
Et c'est un enjeu qui est absolument majeur. D'ailleurs, en pleine canicule, un programme s'est retrouvé à l'honneur à la cité créative réalisée par l'architecte Vincent Calbeau. Et tout le monde a dit mais c'est comme ça qu'il faut faire. Et Montpellier
a
une longueur d'avance sur ces enjeux mais nous devons accélérer.
Alors, un dernier dossier avant de parler de politique, rapidement, s'il vous plaît, qui est celui des déchets qui vous a fâché d'ailleurs lors du précédent mandat avec vos anciens partenaires écologistes. C'est celui du CSR, combustible solide de récupération. Un incinérateur polluant, disent ses opposants qui ne désarment pas d'ailleurs. Ils ont récemment demandé à la préfète de suspendre le projet pour que tout le monde y voit un peu plus clair sur son impact sur la santé et l'environnement. Vous, vous restez droit dans vos bottes.
Moi, je dis que 4500 camions qui envoient les déchets de la métropole être dans des décharges d'acier roule vert, dans des incinérateurs avec un bilan carbone absolument catastrophique et une taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui est l'une des plus élevées de France. Il faut régler le problème et il faut que la métropole de Montpellier soit souveraine sur ces déchets. Donc, on continue à trier. Le jaune. Il y
a
un risque sanitaire. Le développement des biodéchets. Nous avons obtenu que les émissions soient
non
seulement respectueuses des normes mais le plus bas possible et tout ça sera transparent sous l'autorité de l'Agence régionale de santé qui devra s'exprimer sur ce sujet. Et moi, j'ai un objectif, c'est de faire baisser de 10% la TOM. Si nous n'avons pas de solution pour traiter nos déchets, eh bien, sur les feuilles d'impôt, il y aura un mécontentement parce que ça devra augmenter. Et donc, il est facile de contester. Et moi, sur les déchets, j'ai un héritage de 40 ans d'herments et d'impuissances. Et moi, mon rôle, avec les élus, c'est de régler
les
problèmes. Il nous reste 5 minutes, pas plus, pour parler politique et présidentielle. Je vais clairement annoncer votre soutien à Raphaël Glucksmann avec qui, d'ailleurs, je crois que vous avez encore passé tout un week-end il y a 10 jours en assistant à son meeting au Gazette Café à Montpellier. On le retrouve ensuite aux rencontres de Bram. C'est le seul espoir de la gauche, selon vous, aujourd'hui, Raphaël Glucksmann ? C
'est
d'abord, la gauche,
elle tient une primaire et elle dit à chacun venez choisir votre candidat. Bon, on sait pour qui vous allez voter. Parce que moi, j'ai un avis, mais c'est la démocratie. Les chefs autoproclamés, ça ne marche pas à gauche. Donc là, il
y a
un processus de désignation et j'invite les auditeurs et auditrices à participer, à voter. Ensuite, moi, je suis un responsable politique et je ne fais pas l'autruche. Je dis pour qui je vote. D'accord, et pourquoi pour lui alors
?
Et moi, je soutiens Raphaël Glucksmann. D'abord parce qu'aux élections européennes, il a fait un score en tête de la gauche. Parce qu'il est très clair sur les questions essentielles de cette élection présidentielle. Le soutien à l'Ukraine. Très clairement sur une redistribution nécessaire des richesses. Parce qu'il porte un combat très fort sur les enjeux des GAFAM. Vous savez, TikTok, qui sont en train de nous coloniser et menacer notre souveraineté. Puis je vais vous dire, Raphaël Glucksmann, il est clair et il est sincère. Clair sur ses alliances. Ce n
'est
pas le cas des autres. Je ne le crois pas. En tout cas, lui, il est très clair et je pense qu'aujourd'hui, si moi, je respecte les électeurs de la France insoumise, je pense qu'il y a un sujet avec les dirigeants de la France insoumise, d'une part, et je trouve qu'il incarne une forme de sincérité dans ses combats, dans ses convictions qui fait du bien. Donc voilà pourquoi je le soutiens et parce que je le dis au peuple de gauche. Jean-Luc Mélenchon est une impasse face à Marine Le Pen.
Il
est clair qu'aujourd'hui, s'il est au second tour, Marine Le Pen gagnera. Et donc, je veux que la gauche soit au second tour et en capacité de rassembler pour gagner. Vous êtes toujours membre du Parti Socialiste ? Je le suis depuis 1992.
Vous avez eu l'élégance de râper. Quelles sont vos relations aujourd'hui avec Olivier Faure, le patron du PS ? Vous ne lui pardonnez toujours pas la NUPES et son alliance avec la
FI ? Oui,
je suis respectueux dans un cadre collectif. Moi, j'apporte des victoires au Parti Socialiste et je suis socialiste parce que je crois dans les idées de justice sociale, dans l'engagement écologique. Voilà, je porte cela. J'ai une voix qui compte, mais je réalise surtout. Vous voyez, quand on fait la gratuité des transports, moi, j'entends beaucoup sur les radios rupture, rupture. Non, les mots qui volent, ça trompe les gens. Ce qui compte, ce sont les actes. La gratuité des transports est une rupture. Justement, avant-dernière question. Et je l'invite à être aussi fidèle à l'héritage de la gauche. Quand je parle de laïcité, eh bien, je suis dans l'héritage.
On s'étonne que la gauche ait abandonné la laïcité quand je prends à bras-le-corps les problèmes de sécurité. Je n'oublie pas qui sont mes électeurs, mes électrices. Qui subit l'insécurité ? Nos concitoyens les plus fragiles, les plus modestes.
C
'est
eux qu'on doit protéger. Est-ce que vous trouvez que la campagne électorale pour la présidentielle aujourd'hui, telle qu'elle existe aujourd'hui, est à la hauteur de la situation du pays et du monde ? Est-ce que ce régime présidentiel et cette grande bagarre qui va durer pendant des mois, ça ne nous fait pas perdre finalement beaucoup de temps par rapport à des décisions urgentes face à la menace russe, la menace climatique, voire l'imprévisibilité américaine, des décisions qui devraient être prises ? Or là, il ne
va
rien se passer pendant des mois en France. C
'est vrai que quand on sort du film De Gaulle, que j'invite tout le monde à voir en deux épisodes, des fois on se dit mais sommes-nous à la hauteur ?
Bien
sûr que la situation elle est grave
et
il faut l'affronter et il faut s'y tracer un chemin d'espoir. C'est la qualité des services publics, l'éducation des enfants, un projet pour la jeunesse, rassurer les gens autour du pouvoir d'achat, j'y reviendrai. Mais c'est vrai que la situation est extrêmement préoccupante et donc il faut appréhender ce réel et donner des éléments pour relever les défis du réel et c'est pour ça que moi je soutiens Raphaël Glucksmann parce que je n'appartiens pas à une gauche qui promet ce qu'elle ne peut pas tenir. Sinon, on trompe et on mène dans le mur.
C'est l'heure de la dernière question, la même pour tous les invités, j'imagine que vous l'avez préparé puisque d'autres sont passés déjà à ce micro et vous avez regardé des vidéos, vous me l'avez avoué. Vous avez moins d'une minute,
pas
plus, Michael Delafaux. Si vous étiez président de la République demain, quelle serait la toute première décision que vous prendriez ?
Et moi, je vais vous dire ces remèdes de la justice. 74 milliards de dividendes
d
'argent qui ne proviennent pas du travail et il
y
a des gens qui travaillent et qui n'arrivent pas à vivre de leur travail et donc pour les gens qui gagnent moins de 3000 euros haussent des salaires de 15% parce que moi, je vois des gens tous les jours comme maires qui peinent à boucler leur fin de mois alors qu'ils bossent Financer
comment ?
Ah mais moi, je vais vous dire
le
président de la République demandera au gouvernement d'augmenter le SMIC
et
ça doit être un signal fort parce qu'on trouve de l'argent pour les dividendes et on n'en trouve pas pour les travailleurs.
Moi, je suis un homme de gauche et je pense que parfois il faut faire tomber la table voire la renverser et je crois que d'ailleurs ce sera une mesure vertueuse qui redonnera de la confiance et qui soutiendra la consommation qui est aujourd'hui en berne il faut entendre sinon ça devient des colères et les colères mènent à des impuissances nous, nous devons donner des solutions vous me demandez si j'arrive à l'Elysée enfin, j'y arrive comme socialiste et homme de gauche donc avec l'esprit de justice et la défense du monde du travail et a fortiori ce monde du travail qui peine à vivre de leur travail que je vois tous les jours comme maire et pour lequel je me dis il faut agir Merci, Mickaël
Delafaux
d'avoir été le quatrième invité d'ici On Se Dit Tout Merci à vous
Michaël Delafosse