08/11/2023 Conférence de presse de l’AJP : Mme Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:11OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction à l'appel des présidents de l'Assemblée et du Sénat à une marche contre l'antisémitisme ?
- 9:24OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous les difficultés à rassembler sur ce thème ?
- 10:53OuverteRéponse directe
Tous les partis devraient-ils défiler ensemble dimanche ?
- 12:21OuverteRéponse directe
Pourquoi une partie de la gauche est-elle embarrassée sur la question israélo-palestinienne ?
- 13:05OuverteRéponse directe
L'appel lancé aux républicains inclut-il le Rassemblement National ?
- 14:32OuverteRéponse directe
Les propos de Jordan Bardella ce week-end appellent-ils à clarification ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:39Annie GenevardChiffre
« les injures les menaces les intimidations les agressions se sont multipliés il y en a eu plus en 4 semaines qu'en un an »
- 9:24Annie GenevardFait
« il faut marcher contre l'antisémitisme et contre les prêcheurs de haine »
- 10:08Annie GenevardFait
« moi je pense qu'il faut revenir à l'esprit initial de cette démarche les présidents ont invité tous ceux que révolte l'antisémitisme à manifester à marcher sans exclusion »
- 11:37Annie GenevardFait
« la dernière fois que je suis allée en Israël ce que j'ai constaté c'est que les accords d'Abraham constituent un un espoir immense immense »
- 12:21Annie GenevardFait
« Israël est entouré de pays hostiles et donc cette normalisation qui était à l'œuvre c'est aussi une des cibles du Hamas »
- 21:47Annie GenevardFait
« la position de la France sur la scène internationale est la bonne aujourd'hui c'est évidemment rappel systématique du droit d'Israël à à se défendre »
- 22:31Annie GenevardFait
« il n'y a pas de paix possible tant que le Hamas demeurera »
- 24:00Annie GenevardFait
« le Hamas utilise les populations civiles comme boucliers humains leur interdit d'aller au sud de Gaza »
- 28:21Annie GenevardChiffre
« entre 600000 et 1 million d'irréguliers dans notre pays »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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bonjour à tous euh bonjour Annie genunevard euh ah la petite photo
pardon merci euh oui donc merci à junevard d'avoir accepté notre notre invitation député LR dudou et secrétaire général des républicain juste quelques mots avant de commencer pour vous rappeler que notre rencontre est retransmise en direct sur le taille vidéo Internet de l'Assemblée nationale et qu'un live tweet est assuré sur le compte de l'association des journalistes parlementaires par Stanislas noyer et Nicolas Prisset qui sont parmi nous et ben tout de suite je laisse la parole à Chantal Didier pour une première question oui bonjour les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ont appelé hier à une marche contre les méfit de
l'antisémitisme et contre sa montée dangereuse qu'est-ce que que vous pensez de cette initiative je pense que c'est c'est une très c'est une très bonne initiative je la je la partage je la soutiens je pense qu'il est indispensable dans le climat qu'on connaît de prendre une initiative très forte très symbolique les deux présidents des des assemblées parlementaires ont décidé de concert d'une marche entre l'Assemblée nationale et le Sénat pour protester contre la propagation exponentielle est très préoccupante de de de fait antisémite les injures les menaces les intimidations les agressions se sont multipliés il y en a eu plus en 4
semaines qu'en un an c'est donc un phénomène majeur qui appelle un sursaut national donc je pense que c'est une très bonne chose il faut marcher contre l'antisémitisme et contre les prêcheurs de haine et que comment réagissez-vous à la polémique qui a suivi cette annonce bon la réaction de Jean-Luc Mélenchon ne surprend pas les propos qu'il a tenu sur les réseaux soci sont quand même abominables hein puisque il accuse ni plus ni moins les deux présidents des assemblées de se rendre complice des massacres dit-il donc c'est c'est quand même extrêmement grave je préfère pour ma
part retenir le propos de l'imam chalgoumi que je trouve extraordinaire euh et qui a dit dimanche nous serons tous Juifs comment est-ce que vous expliquez la la difficulté sur ce thème en particulier il s'agit de marcher pour la République et contre l'antisémitisme ont expliqué ilelbrun Pivet et Gérard Larcher que euh l'unité nationale euh si ce n'est l'union sacrée ne ne soit pas possible on voit bien les réactions effectivement vous vous parliez de de de Jean-Luc Mélenchon à l'instant euh certains veulent marcher mais pas forcément marcher avec tout le monde et les uns avec les autres le rassemblement national a annoncé qu'il participerait à la marche ce qui ce qui ce qui dérange un certain nombre d'autres d'autres
partis qui ont annoncé qu'ils participeraiit aussi à à à cette marche là comment est-ce que vous expliquez que sur un sujet comme ça l'unité nationale ne soit pas possible est-ce que vous considérez d'ailleurs que compte tenu de de l'histoire des différents partis tout le monde devrait pouvoir défiler ensemble dimanche ou ou pas moi je pense qu'il faut revenir à l'esprit initial de cette démarche les présidents ont invité tous ceux que révolte l'antisémitisme à manifester à marcher sans exclusion je ne vois pas comment il pourraiit empêcher des élus de la République de défiler ils ne sont pas là pour faire la police des participants
ils ont invité tous ceux tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de défense de la ï cité dans la lutte contre l'antisémitisme a défilé à partir de là l'essentiel de la polémique se concentre quand même sur lesfi mais depuis le début de ce conflit on voit bien que il y a une partie de la gauche extrême mais même une partie de la gauche qui traditionnellement est propalestinienne et plutôt antiioniste qui est toujours là tapie dans l'ombre il y a des gens qui qui n'ont pas voulu aller en Israël au lendemain du pogrom alors même que les frappes aériennes sur Gaza n'avaient pas commencé on voit bien quand même qu'il y a une gauche historique qui est
embarrassé par cette question israélo-palestinienne et moi je je je le regrette parce que la dernière fois que je suis allée en Israël ce que j'ai constaté c'est que les accords d'Abraham constituent un un espoir immense immense et et ils étaient sur le point d'aboutir avec des pays arabes arabe qui était vraiment dans un passé relativement récent hostile à Israël donc je je trouve queil y avait là le le ferment d'une pacification de ce proche orient et d'une pleine reconnaissance d'Israël qui est quand même la seule démocratie du Proche Orient il faut le rappeler quand on regarde la carte Israël est entouré de pays hostiles et donc cette
normalisation qui était à l'œuvre c'est aussi une des cibles du Hamas et je je regrette que une certaine gauche française ne le comprennent pas h juste avant de passer la parole à Brigitte quand quand dans dans dans la tribune publiée euh hier soir en ligne par par Le Figaro le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée appelle par de là leur différen et leurs divergenenceces les républicains à à marché alors on sait que plusieurs fois et notamment ici à la tribune de de l'Assemblée nationale ellisabeth borne a semblé exclure le la France insoumise et le rassemblement national de cet arc républicain est-ce que selon vous cette appel lancé au républicains va jusqu'au rassemblement national certains soulignent que le weekend dernier Jordan
Bardella sur ce sujet en particulier a refusé de parler d'antisémitisme à propos de de Jean-Marie Le Pen alors je crois que yelbron Pivet Gérard Larcher ont été très clair ils en appellent à tous les républicains s'agissant de l'arc républicain et de sa conception par la première- ministre je dirais qu'elle est à géométrie variable tantôt ils en sont exclus tantôt ils en sont ils sont inclus donc je je me livrerai pas à cette étude sémantique euh il y a des élus ils ont été élus ils ont la légitimité de l'élu cela étant euh je je je ne pouvais pas concevoir que la France insoumise défilerait après les propos qu'elle a tenu sur la Hamas
après les propos qu'elle a tenu sur Israël euh il y a quand même des élus qui ont justifié la position du NPA du disant que le NPA soutenait le Hamas et tous les moyens de lutte qu'ils se sont donnés qu'il s'est donné donc ça veut dire justifier les massacres abominables qui n'ont d'équivalents que sous la Choa enfin une délégation de de députés s'est rendu en Israël on est revenu totalement traumatisé par ce qu'ils ont vu donc ce qui s'est produit la la barbarie la sauvagerie avec laquelle euh ces civils ont été assassinés ont sidéré le monde
entier donc euh on ne peut pas on ne peut pas justifier on ne peut pas être dans la demi-mesure dans la condamnation or euh la France insoumise a été alors pour le coup pas dans la demi-mesure mais dans la pleine mesure de la condamnation d'Israël c'est insupportable selon vous les les propos de Jordane bardellaa ce weekend appelle à clarification est-ce qu'il faut que le rassemblement national sur cette question-là euh clarifie encore sa sa position écoutez ça c'est l'affaire du front du rassemblement national moi je considère que Jean-Marie Le Pen avait des propos clairement antisémites je pense que ça a été suffisamment étudié interrogé maintenant euh je je n'ai pas entendu dans la
bouche de sa fille de tel de tel propos mais encore une fois moi je n'entrerai pas dans ce débat j'observe que ilel Bron pivé Gérard Larcher en appel à tous les démocrates qui veulent un sursaut contre l'antisém isme la réaffirmation des valeurs de laïcité qui fondent notre pacte républicain et puis la la la la la condamnation des des des des faits des exactions terroristes du du Hamas des meurtres du Hamas donc le le message le le la ligne de conduite est claire après ils vont pas faire la police de la présence enfin je ne pense pas je je crois que ça n'est pas leur ça n'est pas leur leur intention et quand bien même
le voudrait-il il ne le pourrait pas donc ne nous embar je crois que ce qu'il faut retenir le fait majeur le fait principal c'est que il y a un sourceut national de la part de personnages éminents de nos institutions je veux dire enfin un mois après ce qui s'est passé enfin ce sursaut et ça vient de l'Assemblée nationale et du Sénat et c'est bien ainsi itiste sur la question du RN parce qu'Olivier verérrand vient de déclarer que le rassemblement national n'avait pas sa place à à cette marche de de dimanche est-ce que vous vous considérez qu'il a sa place et ensuite est-ce que vous pensez que le rassemblement national n'est pas le Front national que Marine Le Pen n'est pas Jean-Marie Le
Pen et que aujourd'hui le rassemblement national n'est un parti qui n'est pas antisémite moi je crois que ces questions abîment quelque peu enfin non pas votre question cher Brigit boucher mais cette polémique abîme la vocation de cette manifestation euh lorsque il y a eu l'attentat contre Charlie on s'est pas posé la question de savoir qui avait le droit de venir et qui n'avait pas le droit de venir on y est allé et tous ceux qui ont voulu manifester ont manifesté et bien ce doit être le même élan et ne nous perdons pas dans ce type de considération parce que on perdrait de vue le le le fondement on abîmerait la cause que l'on que l'on
veut défendre g Gill Lecler pardoninist un tout petit peu encore cont tenu de ce que vous avez dit précédemment il me semble que vous auriez été plus gêné de défiler avec des représentants de la France insoumise s'ils avaient décidé Infiné de de de défiler que finalement avec les représentants du du rassemblement national je je c'est exact ou ben moi je je n'aurais pas imaginé pouvoir défiler au côté de de la France insoumise après les propos qui ont été tenus enfin il faut voir ce que les uns et les autres ont déclaré les uns ont été clairement dans un antisionisme le plus radical qui nourrit on le sait l'antisémitisme je n'ai pas entendu de tels propos ailleurs
que chez la France insoumise et encore pas chez tous les députés et tous les élus de la France insoumise donc clairement je ne pouvais pas imaginer défiler à côté de gens ayant tenu de tels propos en effet oui en fait vous accordez au rassemblement national un droit à la conversion é simplement je plaisante un peu je taquine je taquine plus sérieusement il y a le le le président de la République est au Grand Orient de France dans dans une demi-heure ou 1 heure est-ce que vous pensez que c'est une occasion justement de réaffirmer l'importance de la valeur de la laïcité oui bien sûr ça fait partie de notre
pacte républicain et on voit bien qu'elle est en permanence remise en question que ce soit à l'école et il a fallu réaffirmer la loi de 2004 voulue par Jacques Chirac l'interdiction de signne ostensible religieux dans l'école on VO bien que l'école est ciblée par des attaques contre la laïcité mais de la même façon ceux qui ont défilé pour le Hamas prononcer des slogans religieux ceux qui luttent contre l'antisémitisme ne le font pas au nom de la religion juive ils le font au nom de l'humanité au nom du droit d'Israël à exister y y
a-t-il dans le monde un autre pays dont on remette en cause la la le principe même de l'existence c'est quand même quelque chose de tout à fait singulier même l'Allemagne au lendemain de la la Seconde Guerre mondiale et malgré la Choa malgré le nazisme personne n'a songé à remettre en cause euh le le l'existence du du pays or Israël est le seul pays dont on remet en cause l'existence c'est insupportable voilà donc ou François gerision politique est-ce que vous parlez de sursaut national est-ce que vous souhaitez que au plus haut niveau de l'État le président de la
République comme l'avait fait François mitan à une certaine époque puisse participer à cette à ce rassemblement moi je efftivement vous faites bien de de rappeler cet épisode au lendemain de je crois que c'était les dégradations des tombes juives dans le cimetière de carpanra il y a eu très spontanément dans les jours qui ont suivi un défilé une manifestation massive organisée en présence du président de la République je crois vraiment que ce qui se passe dans notre pays ce qui s'est passé en Israël les conséquences que cela a dans notre pays pays le déferlement de foule hostile à
Israël et justifiant les massacres du Hamas justifierait un sursaut national au plus haut niveau du pays en effet et je pense que la présence du président de la République ne serait pas euh enfin serait serait serait normal au lendemain de charlibdo le président de la République était là donc on peut pas être dans entre deux dans cette affaire comme parfois certains discours officiels du kerset me me mettent un peu mal à l'aise parce que il y a une difficulté à se positionner clairement on ne peut pas parler de la défense d'Israël sans évoquer Gaza les
populations civiles comme si il fallait toujours mettre les choses en en Balance le fait générateur c'est quand même l'agression dont a été victime Israël cette recrescence des tensions de d'acte antisémite évidemment est lié à la la situation au Proche Orient est-ce que vous considérez que la position de la France sur la scène internationale est la bonne aujourd'hui c'est évidemment rappel systématique du droit d'Israël à à se défendre et appelle non pas à ce stade un C c'est le feu en tant que tel mais à une trêve humanitaire est-ce que vous considérez que la la la position de la France sur ce sujet et celle qu'elle a toujours été et celle qu'elle doit être aujourd'hui je considère qu'il n'y a pas de paix
possible tant que le Hamas demeurera voilà et un appel à la paix bien sûr nous nous l'espérons tous qui ne qui ne peut qui qui peut ne pas désirer la paix mais la paix ne sera jamais possible tant que le Hamas sera là et le Hamas pas plus que le fata pas plus qu'en son temps les responsables palestiniens ne veulent de deux états ils n'en veulent pas ils l'ont ils l'ont prouvé l'échec des des accords de slow l' l'a démontré euh donc appeler à la paix appeler à la trêve humanitaire appeler au cesser le feu j'entends ce discours mais je crois qu'il n'y aura pas de paix possible tant
que le Hamas sera debout je veux dire aussi que et même si certains ne veulent pas l'entendre euh lorsque je la dernière fois que je suis allé en Israël nous avons rencontré des responsables de de Sal et ils nous ont expliqué que lorsqu'ils frappaient Gaza c'était en réponse à des frappes aériennes qui qui toutes ne sont pas arrêtées par le dô de fer et que toujours il prévenaient les habitants des immeubles il ils préviennent individuellement et là ils viennent d'ouvrir à Gaza un couloir pour permettre aux populations de sortir mais ce ce que Chac sa c'est que le Hamas
utilise les populations civiles comme boucliers humains leur interdit d'aller au sud de Gaza enfin il faut prendre la mesure de l'ignoble mépris que le Hamas a pour sa propre population il n'y a pas eu d'élection depuis presque deux décennies enfin 14 ans oui donc c'est c'est c'est c'est un mouvement qui qui se qui qui se moque complètement de l'importance de la vie humaine y compris chez ses proprespul sa propre population donc voilà c'est il est facile de de mettre tout sur le dos de d'Israël mais regardons la réalité des choses le
hamash c'est un mouvement épouvantablement violent y compris auprès des siens vous vous parliez de surceau nationale tout à l'heure est-ce que vous pensez que cette marche de dimanche est susceptible de de créer une forme d'électrochoc on peut en douter dans dans la mesure où risque de venir et d'être convaincu ce qui ceux qui le sont déjà comment comment comment on évite en quelque sorte une une importation entre guillemets durable de la situation au Proche Orient en France avec une montée des des des tensions moi je crois que la la la clarté des points de vue est nécessaire il faut dire aux Français ce qui se passe dans notre pays est très très grave le le la multiplication
d'effets antisémites le fait que les Juifs dans notre pays enfin les Français de confession juive et peur dans notre pays je vous rappelle que au lendemain de l'attaque du 7 octobre les euh les islamistes ont déclaré un jour de haine et que dans nos villes françaises des Français de confession juifes n'ont pas osé sortir de chez eux j'en connais ils me l'ont dit c'est insupportable donc il faut ce sursaut moi je crois que quand deux personnalités éminentes le disent clairement au français ça ne peut pas être sans effet il faut sortir de la banalisation de l'indifférence de la méconnaissance aussi parce qu'au fur à
mesure qu'on s'éloigne de la Choa euh que les témoins directs de cette époque vont disparaître il faut des relais de mémoire c'est indispensable et des et et et voilà donc cette marche elle est profond ément utile elle va dire quelque chose aux Français y compris à ceux qui n'auraient pas pleinement conscience de la gravité des événements que nous vivons aujourd'hui quelques jours après les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre a eu lieu l'attentat d'aras qui a écouté la la vie au au professeur Dominique Bernard dans la foulée géralde daranin a présenter le le projet de loi sur l'immigration actuellement en cours de
d'examen au Sénat comme euh pouvant être un outil supplémentaire pour lutter contre le terrorisme en facilitant l'expulsion de de de terroristes potentiels donc le texte est en discussion aujourd'hui au Sénat un sur l'article 3 compromis semble se se se dessiner entre la majorité composée des des républicains et des centristes qu'est-ce que vous pensez du compromis qui semble être en pour c'estàd suppression de l'article 3 en tant que tel mais une accroche législative précisant le le pouvoir discrétionnaire des préfets en matière de de régularisation de de
travailleurs sans papier alors d'abord une remarque générale ce que nous voulons c'est une loi véritablement utile si ça doit être la 30e loi en 40 ans qui n'aura servi à rien bon clairement la situation impose des décisions qui soient courageuses et qui soi qui changeent vraiment le de de le paradigme il faut réduire mettre fin à l'immigration de masse je rappelle quand même que 500000 personnes arrive chaque année sur notre sol avec un titre de séjour comme demandeur d'asile ou comme mineur not
accompagn c'est considérable ça n'a dans notre histoire jamais été atteint ce chiffre là et ça s'ajoute au entre 600000 et 1 million d'irréguliers dans notre pays donc tout signe de faiblesse euh franchement est une trahison des enjeux que que pose cette situation alors dans ce texte de loi de de géralde darmanas qui a cristallisé l'opposition de des républicains et de la droite c'est ce fameux article 3 pourquoi notre pays depuis 50 ans connaît des vagues de régularisation quand miteran arrive au pou pou voir irrégularise d'emblé 140000 personnes ensuite il y a eu jeuspin ensuite il y a eu Chevénement
Chevénement qui aujourd'hui dénonce la situation mais il a été lui-même un acteur de de de ces vagues de régularisation est-ce que les régularisations ont tar les flots non les flux n'ont cessé de progresser donc cet article 3 il ouvrait la porte à des régularisation pour des métiers en tension euh évaluer d'après Olivier du soopte à peu près à 7000 un besoin de 7000 par an donc nous nous nous disons c'est un c'est c'est du en même temps en même temps on durcit et en même temps on ouvre c'est pas possible en matière d'immigration il faut choisir sa stratégie il faut choisir ses priorités il faut choisir ses combats
donc en plus il y a tous les outils dans le droit existant pour répondre à des situations singulières parce qu'en effet dans notre pays il peut y avoir des situations humaine particulière qu'il faut pouvoir prendre en compte l'admission exceptionnelle au séjour existe dans notre pays c'est à la main du préfet le préfet au titre de la circulaire Vals régular peut régulariser 7000 personnes par an on a déjà l'outil et dans les proportions nécessaires si je reprends les les les les chiffres d'Olivier du sopt donc en réalité cet article 3 il était en un gage donné à à gauche macroniste car elle existe qui
dont il fallait apaiser un peu la mauvaise conscience un texte qui durcit mais en même temps un gage Dené à sachaoulier et ses amis pour dire voyez on n pas aussi dur que ça puisqu'on est capable de prendre rencontte mais sauf que on créait fatalement un message de de l'xisme or on a besoin de tout sauf de l'xisme en matière d'immigration la France est un des pays PS les plus attractifs d'Europe et ça ne peut pas durer ainsi à propos de de ce texte de loi madame jeunevard le Sénat a voté hier la suppression de l'aide médicale d'État pour le la remplacer par une aide médicale d'urgence qui devrait coûter
moins cher au budget alors je voudis savoir si vous vous êtes pour cette suppression et d'autre part concernant les articles 3 et 4 donc qui vont être supprimés pour re être réécrit d'une autre façon enfin bon est-ce que c'est acceptable pour vous alors sur la réécriture bon le 4 est supprimé séchement je rappelle qu'il prévoyait qu'un demandeur d'asile pouvait accéder spontanément à un travail dès lors qui venait d'un pays à haut risque d'exposition pour lui sur l'article 3 il est supprimé à ce stade il est supprimé moi je ne sais pas je je si j'en crois ce que dit Bruno retaillot ce que dit Bruno retaillot c'est que il ne veut pas
le voir ressurgir sous une forme même atténuée dans le texte voilà là où nous en sommes je sais que cette question sera renvoyée à la fin de l'examen du du du texte mais si ça doit être un un fauné évidemment ça ne peut pas satisfaire les républicains mais je n'ai pas compris qu'on allait dans cette voie-là j'ai compris qu'on allait au contraire vers le le la réaffirmation de la circulaire Vals avec un durcissement euh de de de la circulaire Vals voilà donc tout ce qui durci le droit actuel moi me me va bien mais on verra ce qui au final sortira du du Sénat ce que je voudrais dire aussi concernant
l'ame ça fait des années que nous demandons sa suppression au bénéfice non pas sa suppression sèche mais sa suppression au bénéfice de l'aide médicale d'urgence pourquoi l'ame est sans équivalent en Europe sans équivalent c'est le système le plus généreux qui soit en Europe alors dire que ça ne constitue pas un phénomène d'attractivité serait je crois contraire évidemment au bon sens et à la réalité ce qui ne veut pas dire qu'il faut cesser tous les soins et du reste ceux qui prétendent que ce sera pire en supprimant laame qu'and le maintenant sont de mauvaise foi parce qu'en réalité on maintiendra dans le panier de soin un
certain nombre de choses concernant la vaccination la la la prophylaxie la prévention les douleurs aigues les les les la grossesse les soins associés à la grossesse donc on peut pas dire qu'on supprime tous les soins il n'y a pas d'inhumanité chez nos soignants on le sait bien un soignant est là pour soigner mais on peut pas non plus être l'argamanu sur tous les soins moi je vais vous livrer un un témoignage que je tiens d'un proche qu'il a vécu donc c'est c'est quelque chose qui n'est pas répété un hôpital parisien on a refoulé une personne qui disposait d'une couverture médicale et
d'une mutuelle au motif que là où on la recevait on ne s'occupait que de ceux qui n'avaient aucune couverture médicale et on a renvoyé cette personne dans le privé on lui a dit ici on ne soigne que les gens qui n'ont pas de couverture maladie est-ce que vous trouvez ça normal c'est révoltant c'est révoltant c'est pas possible de continuer ainsi donc la suppression de la me est une bonne chose ça coûte auamo 1 milliards d'euros par an et notre collègue Véronique louvagie dont on connaît le sérieux a identifié 11 dispositif dans notre arsenal qui permettent le soin des étrangers 11
dispositifs elle n'a pu en renseigner budgétairement que 7 sur 11 et puis s'ajoute à ça le logement des demandeurs d'asile près de 2 milliards d'euros enfin tout ça à un coût considérable je suis allé faire une mission au Danemark pour voir un petit peu comment il gérait la situation ils sont très clair c'est un un gouvernement social-démocrate de gauche qui dit tout nous on est très clair on ne veut pas donner le moindre signal d'appel d'air voilà donc après il faut dans le respect évidemment du droit d'une part et et de l'humanité d'autre part mais pas plus qu'il n'en faut parce que sinon on on n'y suffira
plus
Nicolas je vous entends pas non vous devriez m'entendre merci Nicolas Priss pour la tribune dimanche ce débat sur laame les arguments de principe que vous venez de rappeler sont très clairs pour tout le monde qu'on soit pour qu'on soit contre on a entendu aussi la pétition dont une partie a été signée enfin une partie des signataires sont sont des soignants euh mais moi je vrais vous poser la question si on sort des principes et on regarde des choses très concrètement quel est dans dans dans dans l'ame quels sont les soins qui dans la réforme ne seraient plus prise en charge par l'Assurance Maladie les soins pour pour les soignants je pose la question parce que la définition de laame quand on la lit sur sur les site notamment de l'Assurance Maladie couvre
déjà en principe ce qui doit relever uniquement de l'urgence donc quels sont les soins qui demain pour vous ne doivent plus être assuré en faveur des des sans papiers merci alors je je vais je vais vous répondre selon les connaissances qui sont les miennes dans l'ame aujourd'hui il y a un panier de soins extrêmement large sont exclus je crois la PMA me semble-t-il et et puis euh je crois qu'il y a enfin ça couvre quasiment tout le panel des soins donc c'est effectivement sur cette question du panier de soins qu'il faut
travailler et dans dans l'énumération que je vous ai faite ça couvre déjà un certain nombre de choses vaccination prophylacie prévention parce que l'argument majeur des opposants à la suppression de la me c'est de dire ah mais on va avoir des épidémies de tous les côtés ça va être bien plus grave finalement on va voir des gens bien bien plus atteints qu'il ne l'auraient été s'ils avaient été pris en charge non il y a déjà toute cette question de la prévention de la prophylaxie de la vaccination de et puis la prise en charge des soins d'urgence des soins vitaux des des douleurs aigues de voilà donc je je aujourd'hui c'est ça couvre quasiment
tout le panel des soins Brigitte et Stéphanie si j'ai bien compris dans cet ordre je voulais savoir si ce projet de loi vous vous pourriez le voter quand on voit qu'il y a les quotas dedans qu'il a cet article 3 avec une circulaire Vals qui serait durci qu' y a un regroupement familial aussi qui est plus plus strict l'ame qui serait transformé sans doute en Amu est-ce que vous si ce texte arrive tel qu'on le croit ici à l'Assemblée nationale vous vous voteriez alors de deux deux éléments de réponse d'abord nous avons travaillé en amont de l'examen de ce texte au Républicain avec
Bruno retaillot Olivier marlex François Noë buffet nous avons travaillé sur deux textes une loi simple euh qui euh est en train de coller aux décisions que prend le Sénat hein vous avez énoncé la suppression de la me le le le retour au délit de de séjour le durcissement des conditions de regroupement familial la la la suppression des prestations non contributives et cetera donc tout ça colle au texte de la loi simple de la proposition de loi simple que nous avons déposé on a vraiment travaillé de concert Sénat assemblée républicain du Sénat
républicain de l'assemblée et parti donc il y a une feuille de route qui est tracée si le texte est conforme à notre proposition de loi il y a pas de raison que nous ne le votions pas mais vous savez Christian Jacob avait une formule que je reprends à mon compte quand on lui demandait est-ce que vous pourriez voter ce texte de loi et il disait toujours moi j'attends de voir le texte donc c'est la réponse que je vais vous faire attendons de voir le texte qui sera soumis à notre vote parce que il vous a pas échappé que la composition du Sénat et celle de la SL n'est pas exactement la même et je ne sais pas quel sera le pouvoir de conviction de Gérald de darhmana auprès d'un sachaoulier d'une Stella du pont ou
d'une mathle de panneau par exemple s'agissant maintenant de l'efficacité de cette loi cette loi ne suffira pas dans tous les cas de figure elle ne suffira pas et c'est la raison pour laquelle nous avons déposé une proposition de loi constitutionnel il faut toucher à la constitution c'est indispensable c'est indispensable parce que vous aurez beau durcir la loi il y aura toujours un juge pour ne pas l'appliquer si on touche pas au aux conventions aux traités aux dispositions jurisprudentielles des cours souveraines si on nélargit pas le champ du référendum aux questions migratoires si on ne fixe pas dans le la
la la loi fondamentale le principe des plafonds migratoires si on ne fixe pas dans la loi fondamental le principe de l'expulsion il y aura toujours une CEDH une cour de justice européenne un Conseil d'État un conseil constitutionnel pour vous dire non cette mesure là n'est pas applicable donc c'est la limite de cette loi simple de cette de ce projet de loi qui est voté qui est examiné par le Sénat c'est la raison pour laquelle le 7 décembre à l'Assemblée nationale nous présenterons dans notre ne cette proposition de loi constitutionnelle dont je serai le rapporteur et que cette loi sera présentée au Sénat quelques
jours après et là on verra bien on on sera au pied du mur lorsque le président de la République dit je suis prêt à tous les référendums pour peu que ce soit utile au français j'ai envie de lui dire s'il y a bien une loi qui serait utile au français c'est celle-là euh s'il y a bien un référendum qui serait utile pour les Français c'est celui-là Stéphanie euh je voulais revenir sur l'article 3 puisque Éric cotti Olivier Marly ont dit à de multiples reprises qu'il ne voterait pas un un projet de loi ou figure cet article dans la copie du
Sénat il y a bien l'article 3 même s'il est réécrit est-ce qu'il y a pas une forme de de piège politique pour LR à savoir que soit les députés LR déjes le Sénat soit il se déjuge eux-même l'article 3 est supprimé il sera enfin non l'article 3 la décision a été prise de le supprimer non non non non non non l'article 3 la décision politique a été prise hier de le supprimer de même que l'article 4 mais son examen est renvoyé à la fin du texte c'est peut-être là qui est l'ambigué pour pour vous responsable
LR avait dit que il n'accepterait pas des mesures de l'article 3 reprise à un autre endroit voilà il y avait pas de oui c'est vrai c'est vrai je je vous le confirme mais je n'ai pas entendu dans le communiqué de presse de Bruno rotaillo publié hier soir qu'il y avait l'hypothèse d'une reprise d'un article 3 modifi voilà caviardé c'est pas du tout l'esprit dans lequel se trouve les républicains et encore une fois euh les les choses sont très claires pour nous et et on verra moi ce que j'ai entendu dans le propos de Bruno retaillot c'est que la décision
politique qui avait été prise c'était une accroche législative sur la circulaire Vals qui serait durcie donc si on durcit la circulaire Vals personnellement ça me va bien parce que cette circulaire Vals elle est quand même aujourd'hui 30000 personnes par an 23000 titre du regroupement familial 7000 au titre de l'immigration de travail c'est déjà beaucoup en 10 ans puisquelle a 10 ans mê 11 an c'est plus de 300000 personnes qui auront été régularisées ainsi donc tout ce qui va dans le sens du durcissement me paraît me paraît une bonne chose pour résumer est-ce que on peut dire que votre ligne rouge c'est euh ne pas accepter toute possibilité pour un juge d'intervenir quoi voilà on
en reste dans des mesures administr et faire en sorte que surtout il y ait pas de droit opposable c'est-à-dire que effectivement c'est pas un juge de décider effectivement ce point est majeur c'est-à-dire que aujourd'hui la décision du préfet elle est au cas par cas exceptionnel c'est son pouvoir discrétionnaire il ne faut surtout pas en cré créer un droit opposable parce que là c'est une filière nouvelle d'immigration qui se crée et nous n'en voulons pas c c'est exactement ce qui s'est passé pour la loi asile et immigration de Gérard con il est entré avec la ferme volonté d'urcir les conditions d'accès à l'asile et on est sorti de cette loi plus exposé qu'on y est entré c'était une
catastrophe donc ça il est clair que ni le Sénat ni l'assemblée ni les républicains du Sénat ni les républicains de l'Assemblée ne pourraient l'accepter Anita et puis Hélène est-ce que vous conditionnez le vote de la loi immigration à à l'acceptation de de la PPL sur la modification constitutionnelle constitutionnelle alors je voudrais pouvoir vous dire oui parce que ce serait la logique mais le calendrier évidemment ne plaide pas en faveur de cette hypothèse puisque le projet de loi est examiné avant les niches parlementaires je ne pense pas que ce
soit totalement à hasard moi j'ai eu l'occasion de d'échanger personnellement avec géralde darmana je lui dis je pense je ne comprends pas pourquoi euh le gouvernement et le président de la République ne se saisiraiit pas d'une d'un d'une modification constitutionnelle presque 80 % des Français considèrent que la question migratoire est mal conduite dans notre pays il y a une condamnation à une immense majorité des Français de la politique conduite par le gouvernement le gouver verement et le président de la République aurait tout intérêt à changer de braquet sur ce sujet et d'autant que Emmanuel Macron a
dit je suis prêt à tous les référendums pour peu que ce soit utile au français donc qu'il y aille et en préambule de la réunion du 17 la rencontre de Saint-Denis du 17 novembre il a laissé entendre qu'il était ouvert à l'élargissement du champ référendaire bon sur les questions sociétales il est pas allé jusqu'à à parler d'immigration mais il s'est montré ouvert en tout cas ce que j'en sais Gérard Larcher et Eric cotti qui vont participer à cette rencontre vont y aller avec une demande très précise en la matière
hlen président a dit effectivement qu'il était prêt à un référendum vous l'avez rappelé deux fois mais est-ce que vous-même vous y seriez favorable est-ce que vous pensez que c'est une solution d'abord est-ce que c'est réalisable ce fameux référendum là sur le sujet quand même compliqué et est-ce que vous vous pensez que ça serait une un bon moyen d'en sortir et de faire la paix en France sur ce sujetl de l'immigration tout à fait alors tout toute la question déjà très bien toute la question et la question bien sûr comme toujours dans un référendum moi je suis favorable à ce qu'on élargisse le champ du référendum aujourd'hui aujourd'hui il est circonscrit
à des sujets bien précis qui excluent la questions migratoires les questions sociétales donc nous dans notre proposition de loi constitutionnelle on on on propose d'ouvrir complètement le champ référendaire tout projet de loi pouvant intéresser les les Français la culture référendaire elle est dans notre famille politique vous le savez en héritière du gaulisme notre famille politique est favorable à ce que le peuple soit consulté au fond cette question de l'immigration elle est et vous avez raison de poser la question en ces termes le référendum ne se ne serait-il pas le moment le moyen de faire la paix sur ce sujet euh
aucun les Français n'ont jamais été consultés sur les réforme migratoire c'est probablement une des choses qui a le plus modifié leur euh leur quotidien leur environnement et jamais ils n'ont été consultés en revanche ils s'expriment très souvent et pour dire toujours la même chose c'est que il y a une immigration qui n'est pas contrôlée et qui compromet l'unité nationale tout simplement parce que aujourd'hui l'intégration et je ne parle même pas de l'assimilation l'intégration est en panne et c'est une petite fille d'immigré italien qui vous le dit parce que moi je sais de quoi je parle à une époque où les immigrés italiens n'étaient guère mieux
considérés que certains ne le sont aujourd'hui mais la grande différence et j'ai ce souvenir précis de mes grands-parents c'est qu'ils avaient une passion pour la France et qu'il ne cherchaient qu'une chose c'est à s'y intégré et même s assimilé on ne parlait pas l'italien chez mes grands-parents c'est sans doute un tort mais c'était une façon de dire nous ne sommes pas demi-français donc aujourd'hui ce ce ressort là manque terriblement dans notre pays moi je suis affelé de voir que dans la 3è génération il y a une telle détestation de la France c'est c'est terrifiant c'est un échec majeur Majeur donc un référendum peut être l'occasion effectivement à condition comme vous le
dites de poser la bonne question la question qui n'exclut pas qui ne fracture pas davantage mais qui réconcilie les Français de toutes origines vous le disiez tout à l'heure le texte nen est qu'à son début en terme de parcours législatif le Sénat puis l'assemblée est-ce que si au terme de de ce processus qui durera sans doute jusqu'à la lecture définitive au moins jusqu'en jusqu'en jusqu'en début d'année prochaine si à un moment ou un autre le gouvernement doit utiliser le 493 sur ce sur ce texte là un texte donc qui vous conviendrait pas suffisamment pour que vous le votiez euh qui comporte plusieurs aspects on a parlé de l'aspect régularisation la les exp ultion notamment d'étrangers
délinquant voir de potentiel terroriste Gérald de Darmanin a ajouté ça en quelque sorte à ce à ce projet de loi les sondages ne sont que des sondages mais on voit que l'opinion semble plutôt favorable à ce projet de loi est-ce que vous pourriez comme on on fait planer la la menace notamment Olivier marlex et Eric cotti aller jusqu'à présenter une motion de censure et faire tomber le Gouvernement sur ce sujet dont vous dites qu'il faut agir au sujet duquel vous dites qu'il faut agir assez assez rapidement au prétexte que ce texte ne vous conviendrait pas parfaitement suffisamment bon ça a été ça a été dit très clairement on ne peut pas se montrer complice de demi-mesure en la
matière donc on ne votera pas un texte qui euh s'ajouterait à la longue liste de texte tiède ou de texte inopérant par rapport à l'objectif que l'on s'est fixé très très clairement aujourd'hui la situation de Fract pays de dislocation du tissu social de monté en puissance de l'islamisme du séparatisme j'observe au passage que la loi séparatiste n'a absolument rien résolu mais ça nous l'avions dit en son temps donc ça nous ne serons pas complices de ce renoncement et nous pourrions aller en effet jusqu'à la le dépôt d'une motion de
censure si le 493 était actionner sur ce texte làdessus encore ou Stéphanie sur le texte puisque apparemment Gérald armanin vend à Emmanuel Macron l'idée que vous pourriez vous abstenir oui oui mais c'est une il est formidable notre ministre de l'intérieur c'est le discours qui m'a tenu vous allez vous abstenir sur le texte merci monsieur le ministre de nous dicter notre conduite de vote moi j'attends de voir le texte qui nous sera proposé et j'attends surtout de voir euh ce que l'Assemblée nationale va va en faire il est pas exclu que la la
majorité rétablisse l'article 3 rien n'est exclu en la matière rien n'est exclu parce qu' il y a quand même quelques moi depuis le début je dis le problème de géralde de darmanana c'est Sacha Houlier il est quand même président de la commission des lois et il mène la fronde y compris au côté des les insoumis puisque il avait fait une tribune vous vous rappelez il était en photo au côté des insoumis pour dire le le le le texte que veut LR ne passera pas par moi donc qu'est-ce qui en sortira je ne sais pas on verra bien mais en tout cas on sera pas complice de d'un d'un texte qui ne servirait à rien si ce n'est à leurit les Français alors les Français sont
favorables mais il faudra éclairer la connaissance des Français sur le texte qui sera soumis à l'approbation des députés ou non euh d'un 493 éventuel euh mais encore lointain sur ce sur ce texte là à une série de 493 bien réel sur le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale quel regard vous portez sur la la séquence budgétaire on est à peu près à la mi-temps à l'Assemblée nationale puisque euh le budget de la SC a été adopté faute de vote d'une motion de censure en première lecture vraisemblablement il en sera de de même pour le budget de l'État dans dans dans les prochains jours on voit bien qu'un peu comme l'année dernière mais plus encore le majorité opposition se se
renvoie un petit peu la la responsabilité de cette situation les oppositions disant oui mais vous n'acceptez pas c de nos propositions les les opposition enfin la majorité disant que de toute façon les les oppositions ne voteront pas le texte au final euh ce qui est sûr c'est que le débat budgétaire perd de sa substance il y a pas véritablement sauf peut-être en commission de de débat budgétaire cet automne au Parlement euh comment est-ce que vous regardez ça quelle conséquen vous en tirez et comment est-ce que peut-être d'ici la fin du quinquena on peut sortir de ce cycle de 493 une motion de censure où est-ce que on y est condamné en situation de majorité relative ce qui se passe dans l'examen du du des textes budgétaires est est
quand même assez préoccupant je crois qu'on en est à la 16e au 16e 493 actionné par euh Élisabeth borne euh bon évidemment quand on est dans l'opposition on peut pas voter le budget enfin moi j'ai été euh j'ai présidé des exécutifs euh voilà quand vous votez le budget vous êtes dans la majorité si vous êtes dans l'opposition vous pouvez pas on peut pas voter ce budget non seulement par principe mais mais aussi à cause de la réalité budgétaire de ce qui nous est proposé euh on atteint un niveau de prélèvement record on est les champions du monde euh euh européen les économies sont sont très faibles elles résultent essentiellement
de l'abandon de certaines politiques exceptionnelles enfin tout à l'avenant donc ce ce le l'endettement est majeur on a levé euh des des emprunts à une hauteur inégalée il y a beaucoup de choses dans dans ce texte ces textes budgétaires qui ne nous conviennent pas on ne peut pas voter ces textes alors effectivement dans une majorité relative le gouvernement est coincé s'il veut faire adopter budget c'est le 493 nous on n'a jamais voulu actionner la censure ni se se joindre à à d'autres groupe politique tout simplement parce que il y a pas de majorité alternative pour un autre budget alternatif cela étant ça conduit à une réalité qui est quand même
tout à fait préoccupante c'est dire que le rôle du Parlement est en train de s'étioler de façon dramatique et euh ce qui se passe aussi c'est que comme de toute façon quoi qu'on dise quoi qu'on fasse certains groupes politiques se livrent à des surenchères budgétaires invraisemblables c'est des amendements à 400 million 1 milliard ça pose pas de problème il y a plus il y a une espèce de déresponsabilisation générale ça c'est le la première observation la deuxième observation c'est que il y a plus de dialogue avec les ministres parce qu'ils viennent pas en commission donc il y a des textes voilà qui qui il y a des missions qui seront pas examinées en ce moment on examine le volet des dépenses il y a des des
députés qui ont travaillé sur des missions budgétaires qui ne seront pas examinés qui ne seront pas discuter avec les ministres c'est une vraie difficulté alors les ministres vont regarder les amendements ils en prennent un par là au terme d'une discussion interpersonnelle avec leur auteur c'est pas l'esprit de la Constitution c'est pas l'esprit du fonctionnement de nos institutions donc c'est assez c'est assez désolant en réalité est-ce que ça peut durer comme ça jusqu'à euh en 2027 on se dit quand on voit le désastre de certaines de nos séances que ça peut pas durer comme ça moi vous savez ça ne m'étonnerait pas qu'Emmanuel Macron veuille que ça dure comme ça gentiment pendant encore 3 ans
et demi hein franchement euh je je je je n'en sais rien euh ce qui est sûr c'est que pour ceux d'entre nous qui ont connu une autre assemblée national tout ça est assez désolant tout ça est une forme de de de d'affaiblissement vraiment préoccupant de du travail parlementaire on dit pourtant que qu'en situation de majorité relative le Parlement retrouve une un pouvoir donc c'est c'est pas vrai en au sens où la majorité est obligée de tenir compte des oppositions
mais sur les textes budgétaires puisque c'est sur ce point que Monsieur fau m'interrogait je ne peut pas dire que nous ayons gagné vous parliez à l'instant des des crédits des ministères qui sont examinés et votés ou pas l'une des rares missions qui a été votée ces derniers jours par l'Assemblée nationale approuvé sont les crédits du ministère de la Justice avec une hausse assez substantielle des du budget des endu par Éric Dupont Moretti qui est en ce moment devant la cour de de justice de la République pour en affaire au-delà des termes juridiques si on résume une forme de d'abus de pouvoir et de conflit d'intérêt euh il y a eu un débat sur est-ce qu'il peut rester ministre au moins pendant ce temps-là est-ce que est-ce que vous
considérez-vous il y a eu un accord sur la loi de programmation du ministère de la justice entre la majorité et et les républicains est-ce que vous considérez que qu'erc du poretti est est un bon ministre compte tenu des des arbitrages qui qui l'tient qu'il obtient et euh est-ce que est-ce que la situation actuelle vous semble vous semble poser problème ou pas je je me rappelle très bien de l'arrivée de d'Éric Dupont Moretti les débuts ont été besogneux parce que c'était encore l'avocat et pas et pas tout à fait le ministre qui qui s'exprimait donc il a gagné en assurance il a obtenu des arbitrages favorables sur le plan budgétaire ce qui est la marque quand même d'un ministre qui qui compte il vit une situation singulière c'est qu'il a apporté des des moyens
an à son ministère et en même temps il est très mal perçu par une partie du du du corps voilà judiciaire donc et on en a l'illustration dans le procès qui lui est fait aujourd'hui puisque la plainte émane du du Conseil de la magistrature entre autres bon c'est un événement judiciaire un peu historique quand même he un ministre de la Justice qui est mis en examen un ministre régalien qui qui est soupçonné d'avoir manqué d'avoir profité de son nouveau poste pour régler des comptes dont il se défend bon vous savez
que en principe une affaire pendante en justice ne doit pas être commenté je je je m'astrein à cette règle bon sur une des deux affaires ça concerne le PNF sur lequel nous aurions nous républicains beaucoup à dire quant quant à son fonctionnement et à son activation des fins politiques mais je m'en garderai par respect pour l'institution judiciaire bon il est manifestement victime d'uneune d'une partie de des magistrats qui qui ont vécu sa nomination comme un affront personnel à l'institution on verra ce que dira la Cour de Justice de la la République oui mais au-delà de ça le
fait qu'il reste en place n'est-ce pas un peu insolite pour être gentille je disais est-ce que la jurisprudence ber badure devait s'appliquer ou ou même une suspension temporaire parce que là ça elle est elle est de faites elle est de faites la suspension puisque il n'est pas au ban il n'aura pas à suivre de texte de de de fait la suspension est est réelle bon le moi je pense qu'il ne pourra pas reparaître dans une fonction officielle tant que cette affaire ne sera pas purgée dans un sens ou dans un autre dans dans les prochaines semaines dans les toutes prochaines semaines en
principe le le gouvernement doit présenter en conseil des ministres un projet de loi qui permettrait d'inscrire l'IVG dans la Constitution par la voix d'un congrès il y a une proposition de de loi constitutionnelle qui a été adoptée en première lecture à l'assembléeoc Sénat mais cette voielà doit forcément aboutir par par référendum projet de loi permettrait que ça aboutisse par la voix d'un congrès ce qui serait retenu c'est la rédaction du du Sénat parlant d'une liberté plutôt que d'un droit d'accès à l'avortement est-ce que vous considérez que c'est une bonne méthode d'inscrire l'IVG dans dans la Constitution par un congrès plutôt que par un référendum
est-ce que vous y êtes favorable est-ce que vous voteriez ce texte lors d'un éventuel le Congrès dans les prochains mois alors nous nous avons considéré que sur cette affaire de l'inscription de l'IVG dans la Constitution c'était au fond une réponse à la situation américaine la remise en cause de l'IVG aux États-Unis par la Cour suprême ne peut pas être dupliqué en France le le le le l'IVG n'a jamais été remis en cause au contraire on a de loin en loi plutôt conforté l'IVG qu'on ne l'a qu'elle ne s'est vu menacé donc nous ça nous semblait une importation d'un débat qui n'existe pas chez nous voilà clairement et
pour faire taire toute polémique qui aurait pu nous être opposé la décision collective a été prise de d'une alternative qui aurait été d'inscrire dans la Constitution le texte de Simon veale qui est le texte fondateur céit une façon pour nous de dire la loi veile toute la loi rien que la loi bon si vous tenez absolument à l'inscrire dans la Constitution on va pas créer une polémique sur ce sujet chez ceux qui n'attendent que cela nous accuser de façon absolument je dirais injustifié de vouloir remettre en cause l'IVG ce qui n'a jamais été le cas bon moi à titre personnel je trouvais que l'inscription
dans la Constitution n'avait pas une utilité surtout s'il s'agit d'écrire la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesseon cette liberté elle existe la loi est toujours possible pour en modifier les contours voilà donc pour moi il y avait il y avait pas de sujet mais si elle doit être inscrite elle sera inscrite il me semble que le Congrès serait une un motif plus enfin une une une voie plus plus adaptée que que la voie référendire et dernière question peut-être est-ce que à contrario concernant la fin de vie le le référendum vous semblerait une bonne solution pour permettre aux Français de se prononcer sur le sujet puisque si euh
comme l'envisage le le président de la République le champ du référendum est élargé aux questions de société cette question on c'est qu' un projet de loi là encore doit être présenté dans les prochaines semaines les prochains mois au au Parlement est-ce que là infé permettre au français de de se prononcer sur ce sujet difficile mais important serait une bonne une bonne solution ou alors alors à contrario je serais plus favorable à un référendum sur la question de la fin de vie parce que ce que j'observe sur ce débat combien difficile c'est que il y a une nécessité absolue d'éclairer la la connaissance des Français et d'éclairer la conscience de chacun sur un sujet qui est éminemment
important légiférer sur la fin de vie ça n'est pas légiféré sur n'importe quel sujet et que finalement cette question ne soit pas circonscrite au seul Parlement mais ouverte à la conscience de chaque Français me semblerait plutôt une bonne chose merci merci à tous merci Annie jeunevar bon après-midi merci merci
beaucoup
Annie Genevard