Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 23 octobre 2026 101 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asile

24H du vendredi 23 octobre 2026

Au micro : Arlet Chabot Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 55 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Quelles sont les dernières informations sur l'attentat de Trappe ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé exactement ce matin ?

  • 7:10OuverteRéponse directe

    Comment qualifier la situation ce soir ?

  • 8:36RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous associez cet acte raciste à la montée des racismes ?

  • 10:44OuverteRéponse directe

    Les responsables politiques devraient-ils éviter le commerce électoral sur ce drame ?

  • 12:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement en fait trop ce weekend ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:22François CalfondFait
    « On a une campagne présidentielle dans un état où il n'y a plus d'état. »
  • 53:25Fait
    « La politique du ruissellement ayant plutôt enrichi parce que patrimonialement la France s'est enrichie. »
  • 54:05Fait
    « Il crée les conditions d'un drame sur la question des retraites. Il rate une réforme des retraites validée avec au moins un interlocuteur syndical avec un modèle qui est celui qui marche très bien, Malakov, Médéric, Agircarco H. »
  • 54:48Fait
    « La mémoire collective ne s'efface plus comme avant. Non seulement les réseaux sociaux ne permettent pas d'oublier ce qui s'est passé il y a 3 minutes, mais ça revient en boucle de manière permanente avec des algorithmes qui ne vous font plus rien oublier. »
  • 56:53Fait
    « Le 24 est l'espace du milieu pour pas perdre la mobilisation. C'est une pratique habituelle visant à dire on tient on on tient tout on fait bouillir la marmite, on tient tout le monde au chaud. »
  • 58:17Fait
    « Le risque c'est celui de la réplique. Quand la question m'a été posée de savoir ce que je pensais 17 octobre, j'ai dit que ça serait pire que les gilets jaunes. »
  • 1:02:16Fait
    « Moi, ce que j'ai demandé au procureur de la République, c'est de dire vous de vous êtes d'une extrême fermeté. Ce n'est c'est inacceptable ce qui s'est passé. Un, vous demandez la prison. de vous demander la privation des droits civiques. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

Bonsoir et bienvenue à vous qui nous rejoignez sur LCI. Nous sommes ensemble jusqu'à 20h à la une de ce vendredi 23 octobre 2026. Il voulait faire un carnage, une matinée d'horreur dans la ville de Trappe et de la Verrière dans les Yvelines. Nous serons sur place dès le début de l'émission. Un mort, cinq blessés. Le ministre de l'intérieur confirme un crime terroriste. Le parquet terroriste est saisi. Les toutes dernières informations dès le début de l'émission. Le weekend de tous les dangers après le choc du 17 octobre. Doit-on s'attendre à un nouveau chaos dès demain ? Le mot d'ordre du gouvernement est clair. Pas de pitié pour les casseurs.

Mais jusqu'où les privés de vote, prévenir leur employeur ? L'offensive des autorités fait débat. Qu'en pensent les Français ? Sondage à l'appui à 18h40, nous serons avec Bower avec qui nous commenterons et analyserons cette actualité brûlante. Et à 19h10, notre grand rendez-vous avec Luc Ferry. Les casseurs et les pillards veulent-ils renverser la République comme l'a assuré le président hier, veulent-ils s'en prendre à la société de consommation ou au contraire prendre leur partie du gâteau ? Diagnostic et réponse de Luc Ferry. [musique] Enfin nos parties prix ce soir avec Arlet Chabot pour la politique, Dominique Se pour l'économie, Ellisabeth Shepard Sellam pour l'international.

Merci de nous rejoindre sur LCI. Nous sommes partis pour 2 heures d'actualité [musique] en direct.

1:23
Non speech

[musique]

1:28
Locuteur

Et pour commenter cette actualité, j'accueille Harlette Chabot, éditorialiste politique. Dominique SE, éditorialiste économique aux Échos et à France Interne. François Calfond, député PS publique, eurodéputé place PS publique et Alexandra Guillet journaliste police justice de TF1 et de LCI. Alors, il voulait faire, vous l'avez compris, un carnage. Le ministre de l'intérieur confirme qu'il s'agit bien d'ailleurs d'un crime terroriste et qu'il visait des personnes issues de l'immigration. Scène de terreur ce matin dans les rues des Yvelines. Ce sont nos indispensables avec Pierre Olivier d'entend. Bonsoir Pierre Olivier. Bonsoir Yve. Bonsoir à tous. Que s'est-il passé exactement ?

Et bien, il est aux alentours de 10h ce matin quand un homme ouvre le feu à l'arme automatique dans les rues de Trappe et de la Verrière. Nous sommes dans les Yvelines à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Paris. Un suspect tire en rafale depuis sa voiture. Cette voiture, une Clio grise. Il vise des passants. Le périple meurtrier dure 15 minutes chrono. Nous l'avons reconstitué. 10h des premiers tiers sont signalés. Squar Vanang Gog attrape à bord de son véhicule. Le tueur présumé prend la direction du bureau de poste de la ville. Puis un autre squir avant de viser les abords d'une station service et d'une maison de santé. Mais ça ne s'arrête pas là.

Il poursuit sa route en direction de Laavrière, une commune voisine. Là, il tire près d'une pharmacie et de la gare SNCF. Sur place, des témoins sont encore sous le choc. Il raconte, écoutez, j'ai mes petits enfants ici qui viennent jouer euh dans le jeu et tout ça. Donc ça fait peur. J'ai des voisins, les enfants, on se connaissent tous ici. Donc ça fait peur. J'ai peur très clairement là je suis j'ai le cœur brisé et ce qui m'anime là maintenant c'est la peur parce que j'ai peur pour j'ai peur pour ma mère, j'ai peur pour mes frères, pour pour mes sœurs, j'ai peur pour mes amis d'enfance, mes voisins.

beaucoup d'inquiétude parce que surtout que il y a beaucoup de nos parents le matin qui vont faire des courses pour acheter leur vinoiserie, tout ça. Euh, on se sent en insécurité. Le premier bilan est lourd. Yve au moins un mort, un homme âgé de 26 ans. Cinq autres personnes sont touchées dont trois grièvements. Parmi ell, une jeune fille âgée de 12 ans. Elle se rendait à la piscine. Elle a h impacts de balles dans le corps. Elle est actuellement hospitalisée en urgence absolue. En moins de 10 minutes, cinq policiers de la BAC mettent fin à la tuerie. Il procède à l'interpellation du suspect à Coignère, une commune voisine située à quelques kilomètres seulement des zones de tir.

Sur cette image, on aperçoit le suspect immobilisé contre sa voiture et entouré de policiers. Alors justement, que sait-on du profil du suspect ? Il s'agit d'un homme âgé de 39 ans. Il habite dans les Yvelines. Il était déjà connu des services de police pour des faits de délinquence. Voici aussi ce qu'ont découvert les policiers lors de son interpellation. un pistolet mitrailleur, des bombes lacrymogènes, des gants, mais aussi de la poudre blanche, peut-être de la cocaïne. Il a depuis été placé en garde à vue. Voici aussi l'arme qui aurait été utilisée. Un pistolet mitrailleur semi-automatique, un modèle qui date de la Seconde Guerre mondiale. Sur ces images, on aperçoit un chargeur.

ces images vont s'afficher. Voilà, ça c'est l'arme qui aurait été utilisée et donc les images qui vont suivre avec donc ce chargeur et de possibles douille de ballle peut-être des douilles de balles qui pourraient venir de l'arme du tireur. Autre information également Yv du service police justice de TF1 LCI. Le domicile du suspect aurait été piégé. Au moment de leur intervention, les mineurs ont retrouvé trois bonbonnes de gaz à l'intérieur de l'appartement. On a une idée du mobile ? Et bien la piste principale évoquée est celle de l'acte terroriste. Elle a été confirmée cet après-midi par le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes.

Par ailleurs, le parquet national antiterroriste s'est rapidement saisi des faits. Une enquête a été ouverte pour assassinat et tentative d'assassinat commis en raison de l'appartenance à une prétendue ethnie, race, nation ou religion déterminée. Le maire de Trappe s'est exprimé cet après-midi. Il affirme, je le cite, qu'il s'agit probablement de l'une des premières tentatives de crime de masse à connotation islamophobe. Selon lui, trois des personnes visées étaient d'origine africaine dont cette jeune fille de 12 ans dont nous parlions à l'instant. Écoutez justement le maire de Trappe. C'est objectivement un attentat, un connotation raciste, probablement islamophobe. Merci.

Bravo le les gens qui ont été visés aujourd'hui, ça aurait pu être ma mère, mes frères, mes belles sœurs et cetera et il faut qu'on soit collectivement lucide sur le fait que les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte sont criminels et qu'il faut donc les condamner comme tel. Merci beaucoup Pierre Olivier. Pierre Olivier d'Entant pour toutes ces premières informations. On on va analyser ensemble ce qui s'est produit ce matin. D'abord Alexandra Guillet, avons-nous plus de précision notamment sur le mobile précis de de cet asse ? Non.

Alors pour l'instant pas plus de précision que ce qui vient d'être évoqué si ce n'est que pour Laurent Nunise he qui s'est exprimé depuis Travel cet après-midi. C'est clairement un crime terroriste. D'ailleurs, c'est le parquet national antiterroriste qui est saisi de cette enquête, qui s'est autisi même de cette enquête. Et l'un des principaux chefs de cette enquête et bien c'est assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste mais avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, ethnie, nation ou religion.

Le ministre de l'intérieur sous contrôle du procureur national antiterroriste estime que les mobiles vont être déterminé, qu'il pourrait ce mobile être raciste. Mais évidemment, il reste à confirmer avec les éléments d'investigation qui vont être rassemblés par les enquêteurs. Deux services d'en cas de saisie, la sous-direction antiterroriste et la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure. Comment qualifier la situation ce soir François Calfond ? Je m'adresse à l'élu. Bah l'élu salue les habitants de Trappe à l'Irabé. Moi je connais bien ce territoire Coignère qui est un territoire extrêmement divers. On a vu les témoignages des uns des autres.

Ils sont terrifiés et plus largement je pense que nous sommes dans un climat dans ce pays où la violence s'exprime. On ne commande plus que ça pour rencontrer être interpellé par beaucoup d'habitants. Les gens sont très inquiets du climat d'instabilité politique et de sa conséquence. C'est une campagne présidentielle qui va dans tous les sens et où euh on s'infective ce qui nourrit un terreau alors il pas de lien direct hein mais ce qui nourrit un terreau assez épouvantable. Non, mais vous ne pouvez pas vous empêcher quand même, on va dire, si ce n'est d'associer les deux en tout cas de les mettre si vous voulez, j'ai j'ai eu j'ai déjà commenté cela.

Il faut mettre en rapport si c'est une agression raciste, même une action terroriste raciste avec la montée en puissance des racismes et de l'antisémitisme dans ce pays. Enfin, ça c'est mesuré, c'est une réalité. Et moi ce qui me frappe et ce qui m'atriste, c'est que dans ce pays, on ne cherche plus à dire tiens, un petit français, peu importe d'où il d'où qu'il viennent, on va chercher les origines des uns et des autres. Et ça, c'est le début d'une guerre de tous contre tous. Vous venez de drif, pardonnez-moi, je vous interromps parce que je pense que c'est lié à ce que vous étiez en train de vous expliquer dans ce pays au lieu de dire dans notre pays.

Non, non, mais parce que je c'est très bien de le relever parce qu'en fait je reconnais plus le pays dans lequel j'ai grandi. En réalité, le racisme a toujours existé mais je ne reconnais plus ce pays. Et si vous voulez ce que ça m'inspire puisqu'on élargit un peu, ce que ça m'inspire c'est que il y a pas longtemps de ça, on disait que les républicains ne parlaient plus aux démocrates aux États-Unis, que c'était deux mondes parallèles. Et bien c'est ex il y a des postvérités, des contrenarratifs face au réel où plus personne ne croit celui qui est en face et tout le monde vit dans une culture du complot.

Donc par exemple si on prend les faits de violence, il y a ceux qui disent la police et qui concerab c'est presque un crié de ralliment et c'est tout à fait terrifiant hein. Et il y a ceux qui disent les sauvages en parlant de ceux qui pillent. Bon et au milieu quand vous tentez le discours de la modération, non pas par goût de la modération mais parce que autrement on va pas vivre ensemble dans ce pays. Et bien euh soit vous êtes zappé, moi j'ai une grande gueule dans la modération donc je suis pas zappé mais [rires] euh euh soit finalement vous êtes complice, vous êtes puisque vous n'adérez pas un un narratif violent.

Et moi je pense après on saura parce qu'il y a quand même une forme de préméditation. Vous avez pas une arme automatique, vous avez pas des bonbonnes de gaz. Donc ça c'est l'enquête qui le dira. Mais je pense que plus le climat va être épouvantable, plus des gens psychologiquement fragiles ou des gens racistes manifestant c'est une personne raciste, vont passer de l'exaspération passage à l'acte.

Et donc s'il y avait encore dans ce pays, c'est ma fonction et non pas mon métier, des responsables politiques qui ne soient pas irresponsables, dans des moments comme ça, on chercherait non pas à à ne pas avoir les mots pour le dire, il faut dénoncer le racisme, mais à finalement éviter le petit commerce électoral sur la base de faits tragiques. Arlet Chabot, qu'est-ce que qu'est-ce que vous retenez ce soir ? qu'on on entend, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit François Calfond, c'estàd que les gens vous disent qu'est-ce qui nous arrive ? H qu'est-ce qui se passe ?

Je reconnais pas mon pays mais des gens de de toutes conditions social, je ne reconnais pas mon pays et surtout on ne se comprend plus et comme on ne se comprend plus on narrive pas à se parler, on narrive pas à échanger, on se hurle dessus quand on se frappe pas que effectivement l'action ultime. Et je crois qu'il y a un grand désarroi dans dans ce pays parce que on a jamais été comme ça. les batailles, les disputes, les gaulois, les Français et gaulois, ils s'engueulent tout le temps sur la politique, sur tout. Mais là, j'ai l'impression que ça marche plus quoi. On n'y arrive plus.

Et l'exemple qui est donné par les partis politiques euh est constant parce que au fond eux devraient face à cette situation d'une société alors diffracturée, déchirée, clivée, on utilise quel que soit le mot, on devrait avoir des politiques qui disent "Oh là là, attendez là, stop." Et ils ont un intérêt commun parce que l'un d'entre eux va être élu à la présidence de la République. Oui. Et qu'est-ce qu'ils vont faire le lendemain de l'élection quand ils vont trouver un pays dans cet état ? Au lieu de se dire "Nous, on va faire une campagne, on échange des idées et puis les Français choisiront." Bah non, ils sont ils se battent comme ceux qui sont dans la rue. Moi, je trouve ça concernant.

Quelle perception vous vous avez ce soir de de cette situation d'ominique ? Depuis 10h ce matin, j'imagine que partie des Français, enfin la plupart des Français se disent "Mais on croit chaque jour est au fond de la piscine et on n'est pas au fond de la piscine." On continue de creuser. C'est-à-dire tension sociale, tension financière, attentat terroriste, pillage. Qu'est-ce que nous réserve demain ? Est-ce que ça va être comme ça ? Alors évidemment, faut pas tout mettre sur le même niveau, bien évidemment. Est-ce que ça va être comme ça jusqu'à la présidentielle ? Est-ce que la présidentielle va être une solution ou ou ne va pas être une solution ?

Je partage absolument ce qu'on dit euh François et et Harlet bien sûr en en terme de commentaires. Euh moi ce qui je le résume en en disant au fond ce qui est frappant c'est la désinhibition générale. H h chacun est désinhibé. Alors c'est venu des États-Unis mais en fait ça maintenant ça c'est partout en Europe aussi des limites ont été franchies. Alors, je mets ça euh je mets ce qui s'est passé ce matin sur un autre plan bien sûr que la crise financière. Là, il y a des morts. Euh, il y en aura peut-être, on espère que non, évidemment, euh d'autres puisqu'il y a des des victimes en urgence absolue.

On ne sait pas très bien ce qui s'est passé, mais cette désinhibition générale de parler à l'Assemblée nationale dans la rue, dans les commerces pillés le weekend dernier, ça n'arrête pas. Et je note deux choses nouvelles quand même. Euh l'idée que pour la première fois, nous aurions un crime de masse. Euh ça c'est une apportation des États-Unis. Euh c'est vraiment quelque chose d'un peu nouveau, l'utilisation aussi d'une arme de guerre et ça c'est un phénomène sur lequel il faut s'interroger. Et bien justement, nous sommes en direct avec Éric Delbec. Bonsoir Éric Delbec, merci de me rejoindre. Vous êtes expert en sécurité. Que retenez-vous vous le spécialiste de ce drame ?

ou beaucoup de choses. Euh effectivement que il y a il y a un climat général. Alors je je suis assez d'accord et je reprends le mot de désinhibition générale et on a des séquences en fait qui euh se succèdent les unes aux autres de plus en plus rapidement. Effectivement, on a quand même un sentiment tout à fait angoissé d'une perte de contrôle du politique. Alors, on s'est déjà retrouvé dans des situations complexes, mais ce sentiment, il est quand même extrêmement puissant. Alors sur le le l'aspect ce qu'on ce qu'on retient de la séquence effectivement c'est bah le le niveau de violence également la nature des armes employées.

On est de plus en plus sur des situations maintenant où on craint des armes de guerre. Mais ce que ce que je retiens vraiment moi, c'est une forme de désinhibition. C'est bien évidemment tout ça sur euh euh sur fond encore une fois, je le redis de de séquence très rapproché mais vraiment c'est la perte de contrôle politique qui moi me frappe et c'est surtout, vous vous en parliez tout à l'heure, une espèce de de sentiment général que aucun parti politique n'est au niveau. Je parle même pas de ceux qui encouragent à la désinhibition de la violence. Voir même que les fautes de car sont de plus en plus nombreuses.

Je vous prends un exemple très concret parce qu'on arrive à à un niveau où moi j'ai rarement vu ça et pourtant j'ai toujours je me suis fait un devoir de proportionner mes réactions y compris sur les initiatives des autorités compétentes parce que c'est un métier difficile et j'en ai conscience sur les questions de sécurité.

Mais la déclaration du préfet de police de Paris consistant à expliquer aux commerçants qu'il faut avoir appel, faut faire appel à des agents de sécurité privée et favoriser tous les dispositifs de de protection euh personnel dans les commerces me paraît traduire cette perte de contrôle d'une manière vraiment ahurissante alors que à court terme ça puisse être un adjvent matériel opération tionnel, je peux le comprendre mais c'est quand même un aveu symbolique de perte de contrôle qui moi me laisse quand même assez stupéfait. Je vous pose quelques questions très précises. Est-ce qu'ils sont nombreux quand même ces Français avec des armes chez eux, des armes de guerre ?

Ah ben je crains qu'il ne soi plus nombreux qu'on ne l'a jamais escompté parce qu'en fait on on est toujours en train de parler à propos de beaucoup de sujets de de chiffre noir ou d'angle mort. Et alors déjà le nombre de Français avec des armes chez eux, oui, ils peuvent être nombreux et je crains qu'effectivement il y a des armes de guerre que plus ou moins moderne hein parce que là a priori on serait quand même sur une arme qui date pas d'hier mais euh oui oui ça ça me paraît très très clair et vous avez vu le mouvement qui depuis samedi s'est accéléré euh de de personnes qui souhaitent s'armer donc ça me semble pas être une problématique amenée à se à se dissoudre rapidement.

C'est même bah moi ce que je crains également, c'est une montée en flèche de la tentation de l'autodéfense. Bien sûr. Donc d'une façon plus générale, c'est une question que vous vous posez désormais, vous qui êtes un spécialiste et qui observez notre pays depuis des années. Ah oui, bien sûr. Enfin, je je l'observe de manière inquiète. Ça fait plus de 20 ans comme d'autres que j'alerte sur un certain nombre de sujets, que je reçois des réponses dans le meilleur des cas courtoise, mais je sens bien que ça ne va pas plus loin.

Et pour la première fois aussi et je salue d'ailleurs puisque je l'ai écouté tout à l'heure le propos mesuré de monsieur Calfond parce que depuis plusieurs jours sur les plateaux j'entends des discours politiques de plus en plus surréalistes et d'ailleurs même avec des politiques qui prétendent d'imposer leurs paroles aux experts qui travaillent sur les questions depuis 20 ans ou 25 ans, ce qui est aussi un indicateur extrêmement intéressant. Donc j'entends depuis plusieurs jours des gens m'expliquer qu'il faut revoir la doctrine de maintien de l'ordre. Non, c'est pas le sujet. Voilà. mais qu'ils le font de manière euh véhémente voire discourtoise.

Et je pense qu'effectivement non seulement il faut se rassembler, mais il faut également maintenant euh tenir un propos qui est doctrinalement opérationnellement audible euh par les Français et non pas le rapporter le de leur dire n'importe quoi. Et bien évidemment le préalable à tout ça, ça n'est pas ça n'est pas allé à Canosa. C'est simplement il faut partir de constat mesuré mais exact.

Nous sommes en train de payer le prix de 40 ans d'airments les plus variés, y compris en matière de sécurité intérieure, de choix qui n'ont pas été les bons, notamment de réduction des effectifs de maintien de l'ordre, d'incapacité à réfléchir sur nos pratiques, de choix de traitement judiciaire qui n'ont jamais été fait, de construction d'établissements pénitentiaires qui n'ont jamais été ou pas assez vite. Ben voilà, là on arrive à la croisée des chemins et ça nécessite beaucoup de maturité opérationnelle, ça c'est clair, mais d'abord de maturité politique et de ce point de vue-là, je suis légèrement inquiet. Dominique Se voulez-v poser une question ? Oui, bonjour.

Un débat s'est ouvert depuis quelques heures sur l'équilibre entre l'ordre et l'illibéralisme. Est-ce que le gouvernement demain ce weekend en fait un petit peu trop ? Alors, on sait que c'est complexe parce que le désordre peut mener à l'illilibéralisme. Mais vous, est-ce que vous trouvez que le point décidé par le gouvernement pour ce weekend, il est du bon côté ou du mauvais côté ?

Ben je je vais vous dire qu'il y a pas de selon moi, il y a pas de bonne réponse à cette excellente question parce qu'en fait plus on a attendu pour prendre des mesures euh intelligentes, proportionnées, efficaces, c'est plus on est obligé de donner un coup de barre puissant pour être en capacité de maintenir l'ordre.

Et c'est vrai que dans la situation actuelle, vu que la situation est bien évidemment préoccupante, il est probable que certaines mesures puissent, alors après, il faudrait les prendre au cas par cas, hein, euh puisse être nécessaires alors que personne ne les souhaiterait et qu'on a le sentiment qu'il aurait quand même été judicieux de faire quelque chose avant pour éviter euh d'en arriver là. Euh parce que notamment, c'est faut faut être clair, c'est le droit de manifester dans des conditions de calme, de sécurité, de tranquillité. qui va bientôt être menacé.

Et bon, à titre personnel, je suis pas un chaud partisan de tout dispositif état d'urgence ou couvre-feu que je trouve un petit peu toujours inquiétant pour une démocratie. Mais là, dans le cas d'espèce, est-ce qu'on a véritablement le choix ? C'est une bonne question à laquelle je peux pas vous répondre de manière univoque parce que dans certains cas ça peut être utile. Encore faut-il qu'on soit en capacité de les faire respecter hein un couvre-feu neveau si on est en capacité de le faire respecter. Donc la question des de ce type de mesure doit se poser également avec notre capacité à les faire respecter.

Mais en tout état de cause ça n'est pas satisfaisant même si éventuellement ça pouvait être nécessaire. Mais le problème, encore une fois, je j'insiste là-dessus, c'est que la question que vous posez est excellente, mais il serait enfin il est possible qu'on soit obligé aujourd'hui de prendre des mesures que personne euh ne souhaite avoir à prendre. C'est pour ça que bah demain la mobilisation des forces de l'ordre et je je les vois au quotidien et même en ce moment des policiers des gendarmes, elle est extrême parce que ils ont ils ont conscience qu'il faut effectivement que ça se passe bien pour pouvoir rerentrer dans une forme d'équilibre.

Mais je pense que les politiques devraient se poser des questions décisives. Et moi, j'ai été particulièrement euh frappé et je je suis à je sais pas un niveau de constation. Euh quand j'entends par exemple les propos d'Emmanuel Macron dimanche dernier ou euh aujourd'hui les procès qu'on va faire au service de renseignement ou à d'autres. Alors effectivement, il y a des questions qui se posent, elles sont très techniques mais cette pratique du lynchage de de trouver des bouc émissaires, ça n'est plus entendable. Maintenant, les politiques doivent travailler sérieusement et arrêter de prononcer des discours qui ne servent à rien.

Et comme disent euh les personnages de certaines séries, faut arrêter de faire des mots avec sa bouche. Et ben justement, on va y revenir dans quelques instants avec notre prochain dossier Pierre Barbin. Je précise que le président Macron devrait arriver d'un instant à l'autre à Trappe et que bien entendu nous pourrons le suivre en direct dans cette émission. Alors évidemment réaction en cascade depuis ce matin et on les comprend. condamnation unanime de tout bord. Ce sont nos indispensables avec Pierre Barba. Bonsoir Pierre, bonsoir, bonsoir à tous. Cet acte terroriste, comme le dit Laurent Nouz, a été condamné de même alors vraiment de façon unanime. Oui.

D'abord à gauche, sentiment d'horreur et d'effroid pour la France insoumise et Mathilde Panu qui dénonce une attaque terroriste à motif raciste. Aujourd'hui, la République est attaquée, dit de son côté Baliagayoko. "Nous ne baisserons pas les yeux", promet le maire de Saint-Denis. Les paroles racistes banalisées dans le débat public ont des conséquences assène de son côté la députée européenne Manon Aubri. Jean-Luc Mélenchon conclut le racisme tue. Condamnation aussi des candidats à l'élection présidentielle. Marine Tondelier affirme la violence des mots précède toujours la violence des actes. Raphaël Gluxman lui abonde la justice doit être rapide et le sursaut collectif profond.

Gabriel Atal va dans le même sens. La réponse de la République et de la justice devront être implacables. Pour Édouard Philippe cette fois, le terrorisme doit être combattu sans relâche avec une détermination absolue. Réaction enfin pleine de gravité de la part de Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Voilà ce qu'elle dit sur ses réseaux. La République n'est pas seulement ce qui nous rassemble lorsque tout va bien. Elle est elle est ce qui doit nous tenir ensemble lorsque la peur, la colère, la haine ou les ingérences étrangères menacent de nous séparer. J'appelle chacun à retrouver le chemin de l'apaisement.

Alors condamnation aussi de la droite et du rassemblement national. Oui, le président des Républicains d'abord Bruno Rotaillot, lui aussi candidat à l'élection présidentielle parle d'une violence terrifiante. Je salue les forces de l'ordre qui ont interpellé le suspect, dit de son côté David Lissard. Vous l'avez dit, le Rassemblement national a condamné cette attaque en évoquant, je cite, un acte barbare d'une gravité inouie pour Jordan Bardella et pour Marine Le Pen. Les motivations devront être établies. Tempère cette fois la candidate à l'élection présidentielle. Enfin, pour l'instant, ni Éric Zémour ni Sarah Knafo n'ont officiellement réagi. Merci beaucoup Pierre. Pierre Barbin.

Euh est-ce qu'on peut dire que les réactions ce soir à politique sont de bonne à loi ? Je sais pas comment les qualifier. Oui, enfin chacun il y en a d'autres qui vont un peu plus loin en exigeant déjà un peu effectivement que l'on change de régime, qu'on adopte oui une loi d'exion et que effectivement on aille d'un petit coup de sévérité encore plus grand quoi. Bon, mais voilà, chacun réagit mais humainement c'est inacceptable. Et alors, on peut espérer que du côté de l'extrême droite, il n'y ait pas une très mauvaise surprise en découvrant que l'auteur est d'une manière ou d'une autre lié à un mouvement quelconque bien entendu.

Bon, c'est un point d'interrogation que je dis Oui, mais c'est pour ça que je vous je je vous repose la question. Pas du tout, pas du tout. D'accord. Je veux dire, c'est c'est plutôt de ce côté évidemment qu'il faut regarder s'il y a un lien quelconque et et donc il y a peut-être pour chez certains une certaine inquiétude. Voilà, quand je disais aller plus loin, c'était l'état d'urgence qu'on continue à réclamer évidemment certains à droite. Ce soir, François Calfond. Oui. Et je voulais répondre aussi à Dominique tout à l'heure, c'estàd que les partisans des lois d'exception, donc de libéralisme he répondent à quoi ?

répondre au fait qu'on est sidéré vraiment sidéré de voir qu'après l'affessement de l'école, l'affaissement de l'hôpital la fonction de base d'un état, c'est la sécurité intérieure est maintenant attaquée toute partie pour s'armer l'itinéraire criminel et terroriste qui fait penser aux États-Unis Dominique mais qui fait me fait penser aussi à Utoya en Norvège où il y a un militant d'extrême droite qui avait fait un itinéraire criminel dans un camp de jeunes socialistes. tout le monde s'en souvient et qui finalement euh nous nous rapproche de la barbarie. Euh et je crois que euh c'est pas parce que c'est mon candidat, j'is pas écouté toutes les réactions politiques.

Un candidat à la présidentielle, apparemment Raphaël Gusman l'a fait, s'honorerait de dire il faut se ressaisir collectivement parce que c'est au candidat à la présidentielle dans parce que on a une campagne présidentielle dans un état où il n'y a plus d'état puisqu'il y a plus de majorité. Et bien c'est au candidat présidentiel veut pieux mais il faut qu'il y ait un sursaut de la société de revenir à une forme de dignité à une forme de maintien alors que tout fout le camp.

Dominique, je pense que je pense que les Français apprécieraient même si c'est une utopie que les responsables politiques soient ensemble d'accord pour dire à peu près la même chose et arrêter pendant quelques heures de se taper dessus les uns les autres, ce qui est devenu absolument insupportable. J'insiste sur un tout petit point sur euh les manifestations du weekend qui s'annonce. Évidemment, ça n'est pas de sujet principal, mais je pense que la nécessité du retour à l'ordre dans la tête d'Emmanuel Macron et du gouvernement a une raison économique aussi. C'est-à-dire si ce weekend Oui.

C'est comme la semaine dernière, évidemment, ça paraît secondaire par rapport à aux vies qui sont en cause ici, mais je peux vous dire que lundi matin, ça n'est pas neutre, lundi matin sur les marchés financiers. Alors, j'utilise le mot. Ce sera euh la débat lundi dernier, cette semaine, depuis les événements, les taux les taux ont franchi la barre des 5 %. Oui. Bon, ont dépassé mardi ou mercredi, je crois, les taux américains stupéfiant et on est au-dessus de tous les autres taux européens et cetera.

Je pense que si ce weekend ça se passe mal là, nous aurons euh je sais pas s'il faut dire une débaque, une glissade, mais nous aurons quelque chose de ces de On voit ces images, pardonnez-moi, je vous inter tout à fait important. Pardonnez-moi, le président Macron vient donc d'arriver dans la mairie de Trappe. Il est sur place en train de saluer pour l'instant ses premiers. On ne sait pas encore clairement s'il prendra une la parole. On le sait, Sarlette, je ne sais pas. Non, hein, on est d'accord. Devrait peut-être dire un mot.

Ce qui est intéressant, c'est le retour quand même sur, j'allais dire en France du président de la République qui a on lui a beaucoup reproché, était quand même absent, on va le dire comme ça, même il a annulé un voyage en Afrique. Euh il a expliqué effectivement qu'il était allé régler un problème de fourniture de carburant dans le voyage dans le golf. Mais en tout cas, on l'a trouvé extrêmement absent. Une mauvaise intervention dimanche dernier, une intervention sonnelle d'un président de la République à 20h. On n pas le droit de la rater. Il l'a raté. Ensuite, il est parti.

Ce que sont pour négocier des contrats, c'est tout à fait bien nous promettre de l'essence du carburant et du gazoile moins cher. Mais là, il était quand même temps pour lui de revenir. Donc déclaration hier et aujourd'hui, il est sur le terrain. Il iravoir aussi des policiers. J'allais dire il était temps. Oui, il était temps à ce point-là. Oui, je pense. Je pense il a reçu des lycéens aussi cet après-midi, même si on ne connaît pas le contenu de cette rencontre. Il a annoncé apparemment parcours supê profondément revu. Voilà. Mais pour l'instant, ce sera sans doute au Premier ministre qui va aussi les recevoir lundi de donner cette bonne nouvelle.

C'est est encore c'est encore une bonne nouvelle pour des lycéens qui sont en action depuis un bon moment maintenant mais enfin il est de retour. Voilà le président est là. Anna Bower vous nous avez rejoint. Merci beaucoup. Merci d'être une fois de plus au rendez-vous. professeur éérite, je le rappelle, de criminologie et auteur de "Il faut sauver nos enfants" par aux éditions First. Le maire de Trap dénonce un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe. Il a tout dit. Bah, c'est surtout le parquet national antiterréoriste qui a tout dit puisque c'est lui qui sait et qui peut. Je rappelle que le code pénal ne définit pas le terrorisme, qu'il ne le sait pas le définir.

Personne ne le sait. D'ailleurs, il 300 définitions contradictoires ou complémentaires euh dans le monde. Euh le parquet national antiterréoriste définit ce qu'est ou n'est pas un acte terroriste ou ce que peut être ou pas. Il décide de se saisir ou pas. Et là, il a indiqué un que c'était un acte terroriste et deux qu'il y avait une connotation éventuelle de racisme, islamophobie et cetera contre les personnes et cetera. Donc c'est lui qui définit les choses. Le le maire de Trappe a commenté euh la position du parquet antiterroriste. Ça veut dire que ce soir on peut pas se permettre de dire qu'on a affaire à un geste de fou, je veux dire de folie sans projection politique. Pas encore.

D'accord. l'enquête le dira. C'est cette capacité à déterminer le sort euh d'un acte criminel dans les 3 minutes qui suivent euh est une spécialité euh médiatique, parfois politique. C'est c'est ni le travail de la criminologie, ni de l'enquête policière et encore moins de la justice. Ce qui est important, c'est que autant habituellement on a des interprétations politiques avant d'avoir l'interprétation judiciaire, là le parquet antiterréoriste a été très vite à dire un, c'est un acte terroriste et de cette connotation euh raciste xénophobe en raison d'une personne de sa religion réelle ou supposée et cetera et cetera. Voilà.

Et donc le maire de Trappe est dans son bon droit de commenter une position du parquet antiteroriste qui n'est pas seulement une posture politique mais une analyse judiciaire. Bon, c'est une page qui se tourne ou c'est lié uniquement à cette à ce drame particulier ? Alors, on en a quasiment pas eu jusqu'à présent. Il y a même eu des moments où malgré des euh al Akbar et autres éléments, le parquet antitroriste n'a pas considéré que c'était un acte euh à caractère soit terroriste, soit ayant une connotation dans ce qu'aprécie islamophobe. C'est pas le mot qu'utilise le parcorisme, mais c'est l'état d'esprit.

Euh et donc oui, c'est un événement, il y a déjà eu des parcours euh de tueries euh de périple meurtrier comme on dit hein, euh de un couple qui avait fait ça dans un peu partout dans Paris. Euh un cas avec un bazooka pour des règlements de compte lié au narcotrafic il y a 20 ans dans le sud-est de la France. Donc on a déjà des phénomènes. C'est le premier sur le territoire national à ma connaissance.

non pas d'attaque d'une mosquée euh ou d'assassinat d'un individu dans une mosquée ou d'agression euh ciblée mais de périple meurtrier sur trois communes euh par quelqu'un euh dans un véhicule et tirant euh alors je ne veux pas dire au hasard puisque visiblement les personnes étaient ciblées mais sur des personnes qu'il ne connaissaient pas et qu'il ne ciblaient pas spécifiquement pour leur rôle au sein d'une religion, d'un parcours politique, d'un couple de policiers. Voyez vraiment le hasard euh du périple.

Donc vous nous dites que ça enfin d'une certaine façon, vous le criminologue qui observez ça à longueur d'année euh et même à longueur de temps euh que c'est d'une certaine façon c'est une première en France. Oui, en France. Oui, oui, oui. Aux aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, euh au Québec, euh au Canada, on a toute une série d'événements qui ont précédé de la même manière qu'on a sur des attentats à caractère dit masculiniste. Euh bref, on redécouvre régulièrement des choses qui se passaient ailleurs avec le secret espoir que ça ne va pas être importé chez nous.

Euh on l'a euh récemment eu sur euh entre guillemets le racisme antiblanc qui pour la première fois a fait l'objet d'une incrimination judiciaire par un parcours d'enquête. Euh je ne discute pas de savoir si c'était une bonne idée ou pas et si le concept existe. Je me je me réfère simplement à la détermination judiciaire qui est la seule qui dans le cadre d'une enquête en cours est valable, y compris quand il y a une discussion entre le parquet les juges d'instruction et qu'à la fin le le dispositif J dit bon bah c'est plutôt là-dessus qu'on va voir. Faut savoir qu'il y a 16000 incriminations dans le code pénal tout compris.

Donc il y a un nombre de choix à entrée multiple tout à fait considérable. 16000 ? Ouais, 16000 tout compris. Bon voilà, vous allez sur le le système, on a de la chance quand on est en liberté quoi. [rires] Et voilà ce ce qu'est donc une fois que l'enquête est ouverte là-dessus, après on peut requalifier les faits, on peut déqualifier les faits, on peut préciser les faits, désigner éventuellement des magistrats instructeurs qui eux sont totalement indépendants du reste du parcours, aller jusqu'à la fin du procès. Alors, il est vivant l'auteur présumé. Je rappelle qu'il est toujours présumé, même s'il a été interpellé. Euh, on a toute une série d'éléments sur son parcours personnel.

Or, plutôt euh délinquant que militant politique connu pour voilà, pas fiché du tout, et pas fichier S et pourtant des fichiers s, il y en a beaucoup. Euh et donc l'incrimination du parquet antitory, c'est une première sur ce type euh de périple meurtrier ne visant pas spécifiquement un imam, un curé, un policier ou un responsable politique. D'une façon générale, est-ce que vous estimez que le pays vit une crise de violence particulière ? Vous qui observez ça à l'angle de Oui. En matière d'homicile et de tentative, vous savez, je passe ma vie à raconter ça dans un immense silence. Euh mais bon, le rôle de l'académique est pas de faire de la politique.

Après tout, nous on fait le communiquer fin janvier en disant "Vous savez, cette année, ça s'est quand même pas si bien passé que ça." Alors, en terme d'homicide, on est arrivé à un plus bas historique en 2012 avec 700, on est à plus de 1000. Ça fait 50 % d'augmentation en 13 ans, c'est quand même pas si mal. Mais en matière de tentative d'homicide, sujet qui n'était jamais traité avant, qui pourtant est enregistré dans les indicateurs statistiques des services de police gendarmerie, on est à 4000 le plus haut niveau des 50 dernières années et on peut pas savoir depuis 72 et avant on sait pas puisqu'il y avait pas d'appareil statistique. C'est plus simple.

Euh voilà donc 2025 a été une année particulièrement mauvaise en matière d'homicile et tentative. C'est l'indicateur de la violence d'une société parce que tout le reste évolue. Les grâces agréations sexuelles, il faut avoir des déclarations, faut qu'on s'en occupe, faut que mit tout arrive pour qu'on se dit "Ah oui quand même les femmes sont victimes de féminicide, un terme qui n'est jamais existé avant." Donc voilà, vous parliez de mon livre tout à l'heure sur la pédocriminalité. 5,5 millions de victimes vivantes en France et 160000 nouvelles par an, c'est le plus grand océan de criminalité française traité par personne. Personne.

Il a fallu la loi intégrale cette année portée par des parlementaires contre ou sans le soutien du gouvernement avant qu'ils disent "Aoui l'affaire Liana Rosa, faudrait quand même s'en occuper pour que tout d'un coup on découvre la réalité et encore avec des amendements sur le thème ouais faudrait qu'on fasse mais on n pas les moyens donc on va pas faire tout de suite voyez ce qui est quand même un truc un peu particulier mais sur le fond nous sommes dans un niveau de violence homicide on a toujours très bien compté les morts en France depuis 1539 François 1er l'état civil voyez ça carré donc il y a un état d'homicide et de tentative, ce que j'appelle les homicidités qui est le plus élevé de notre histoire moderne.

Ils sont nombreux en période de paix. Ils sont nombreux population augmenté quand même. Mais oui, mais en en en l'augmentation dépasse largement l'augmentation dépasse largement celle de la population. Non non, vous avez raison, on le calcule aussi par 100000 habitants. Vous avez raison. Alors là, je peux partir sur un très long développement très technique. Euh je renvoie tout ça à mes étion. Merci de le mettre gentiment dans votre poche car nous n'avons aucun doute sur vos [rires] compétences. Non, non, mais c'est une très bonne question parce que souvent on a on est l'augmentation, on prend pas en compte la démographie là.

Malheureusement l'augmentation est très supérieure à la démographie. François Calfond, oui, dans ce que dit Alain Boer, je retiens il y a plein de choses à retenir mais j'en retiens une qui qui est significative à mes yeux. C'est la première partie de son propos. C'est-à-dire que là, on a l'addition d'un certain nombre de phénomènes qui existaient de manière disparate, c'estàd un phénomène d'itinéraire criminel en France, de nature terroriste, le parquet qui qui le dit euh et à nature raciste.

Et évidemment l'image qui nous vient tous, tu as oublié Utoya en Norvège pas, peu importe mais l'image qui nous vient tous, c'est les États-Unis et je me disais quand même que c'est pas c'est significatif que ça vienne des États-Unis d'une certaine manière parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que aux États-Unis, chacun affiche son origine. On est afhroaméricain, on est italo-américain et c'est leur modèle entre guillemets d'une société patchwork. Et nous, on on on se ventait euh on était si fier d'avoir une intégration. D'où que vous veniez, si vous décidez d'être français, que vous y conformez, vous êtes français et on a on va pas vous chercher sur des origines.

Et bien ça aussi, c'est en train d'imploser hein. C'estd que et et de ce point de vue-là, après on verra hein, mais de ce point de vue-là, c'est une une version comment dire hypertrophiée et Dieu merci de comment dire très marginal. Mais il y a plus des casseurs comme dirait monsieur Zémour et madame Knafo. Il y a des des hordes arabo-musulmanes. Il y a plus, tu l'as dit tout à l'heure, finalement des malheureusement des meurtres à la suite d'une fête de village, il y a des francoides. J'en passe, c'est les meilleurs.

C'estàd que c'est c'est les fondements mêmes de ce qui ce qui est notre creuset, de ce qui est de ce qu'on a appris tout petit à l'école, nos ancêtres les gaulois, hein, d'une certaine manière. On est tous des gaulois. C'est comme ça qu'on disait à l'époque euh qui est en train d'exploser sous nos yeux et à une vitesse phénoménale au moment au moment où nous parlons, je le précise hein, le président Macron s'entretient avec le procureur de la République. À tout moment, s'il prend la parole ou quand on le verra sortir, bien entendu, nous le vivrons ensemble sur LCI. Bon, sa présence était nécessaire et normale ce soir. On est d'accord.

Je pense que est tout à fait euh il m'arrive d'être très critique sur le fait et le non fait du président de la République. Il est là, il est là où il faut.

Euh comment fait-on pour faire du maintien de l'ordre dans dans par Non mais dans par circonstan et et je veux dire on a comme chacun a constaté nous nous tutoyons avec François Calfond car nous avons commencé notre vie comme syndicalistes étudiants et avec des manifestations il y a 40 ans ce qui nous amène au rang de grand anciens alors c'est pas 68 c'est 86 et v d'une certaine complicité parce que si je comprends même on peut dire oui on s'entend bien [rires] en tout cas ils étaient du même côté exactement moi il trouve que je suis non inscrit politiquement Donc beaucoup moins engagé que que mais pour qui que j'aime beaucoup par le préciser pardon je dis tu ne l'es plus parce que tu oui je suis un recardien historique ça d'un point de vue conceptuel je n'ai pas je n'ai pas renié ma ma maison mais je suis plutôt dans une petite réserve protégée c ens [rires] voilà d' j'ai une pensée pour Jean-Paulon qui nous a quitté aujourd'hui qui fut mon patron à Matignon comme directeur de cabinet de de Michel Rocard et qui s'est éteint cette nuit.

Il se trouve que le maintien de l'ordre ça change tout le temps. Tout le temps. On a commencé par envoyer la troupe pour tirer sur les gens. C'était ça le maintien de l'ordre. C'est la gestion du chaos. Donc on tire et on passe à autre chose. Ensuite, on s'est dit "Ouais, c'est pas si c'est pas top." Donc on a envoyé des gendarmes à cheval sabrer les manifestants. C'était pas top. Donc non plus. Ensuite, peu à peu, on a décidé qu'il fallait spécialiser des unités de maintien de l'ordre pour les villes.

Le grand concepteur de tout ça, c'est le baron qui au moment où il repense les villes et notamment Paris qui est une ville toute petite et hyper concentrée, dit "On va faire des grands boulevards à la fois pour faciliter la circulation et pour maîtriser la populace." Je cite dans une lettre à l'empereur l'empereur 3 pas le 1. Euh et donc peu à peu, on a créé des unités suissées CRS et gendarme mobile dont le principe fondateur est d'être mobile. Mobile. Oui. Oui, j'ai bien compris. Et donc ça marchait très bien parce qu'il y avait une sorte de relation avec les serviteurs centraux des syndicats où chacun montrait ses muscles.

Éventuellement, on faisait un petit tournoi duel à heure fixe et à moment fixe pour montrer que chacun avait défendu les ouvriers et l'autre l'État. Et tout ça se terminait par un grenel, une négociation, une convention, un machin. La France et 1000 anri, ça ne s'est jamais bien passé parce que l'État ne négocie que quand le rapport de force existe et quand il y a un début de cas parce que là c'est sérieux. Avant on ne négocie jamais. Vous avez un très très long théorisation. On attend le craque. Ouais. On attend que on attend que ça casse parce que c'est sérieux. Autrement c'est pas vrai. Et donc c'est le problème de l'État en France. Il a jamais su faire ça, c'est son drame.

Mais c'est comme ça. La réalité c'est que jusqu'à 68, on a un maintien de l'ordre qui est habitué aux ouvriers mais pas aux étudiants. Non. Hm hm. 68 et Maurice Grimau définit une doctrine de maintien de l'ordre qui en fait est une déontologie du maintien de l'ordre. Ne tapez pas, ne frappez pas, ne blessez pas, ne tuez pas. Il y a bien six morts quand même en 68 mais ça n'est pas les forces de l'ordre qui tuent. Un commissaire est tué par un camion fou à Lyon.

Euh il y a des accidents mais les forces de l'ordre en sordent plutôt grandi à cause de la lettre de Maurice Grimau sur vous n'êtes pas là, vous êtes là pour défendre la manifestation, vous n'êtes pas là pour euh casser le manifestant. Ensuite arrive 86 et là il se passe un événement que nous avons vécu qui s'appelle la nébuleuse. Jusque-là, service d'ordre central des syndicats, cordon de CRS et rien au milieu. Arrivent 300 collégiens et lycéens que personne n'a vu arriver d'un peu partout et surtout de banlieu et qui eux viennent montrer qu'ils sont aussi inquiets avec les étudiants à cause de la loi de vaquet sur la sélection à l'entrée de l'université. Personne ne sait d'où ils viennent.

Ils sont totalement désorganisés, personne ne les manipule. Jean-Luc Mélenchon n'est pas caché dans un coin avec un déjà sénateur de l'ess il est déjà [rires] sénateur de avec une télécommande une télécommande. Voilà donc bref et donc il faut rénover le service d'ordre parce qu'il est dépassé à tel point d'ailleurs que rue Esnopeltri c'est dans le rapport de la commission d'enquête du Sénat le serviteur de central de l'UNEF et les gendarmes chargent ensemble des casseurs pour protéger les manifestants. Casseurs qui n'étaient pas tous que des casseurs d'ailleurs je ferme la parenthèse. Et donc peu à peu, on réforme le maintien de l'ordre.

On supprime les plotons voltigeurs motorisés suite à la mort de Malik Husekin par cette équipe de barbar à moto non préparé et non formé avec des bidules qui frappaient les gens. Donc c'est supprimé. Et la question est par quoi on les remplace ? C'est comment on intègre la mobilité du maintien de l'ordre par rapport à mobilité ? Et là, l'erreur qui est faite et c'est le drame du système, c'est que les forces mobiles deviennent statiques. On les mène pour protéger les institutions et ne pas bouger. Du coup, qui bouge ? Bah, les autres qui sont pas formés au maintien de l'ordre.

Et vous avez de plus en plus d'amateurs du maintien de l'ordre face à des amateurs de la manifestation collégien, lycéens et autres. Et ça c'est le deuxième drame. On ne réforme pas le maintien de l'ordre Patrice jusqu'au préfet l'allemand. Donc, personnellement, je dis le plus grand bien, même si ça ne me fait pas que des amis, parce que quand il arrive euh au moment de l'acte 2, 3, je sais plus, des gilets jaunes, il dit "Ben, on va recréer des bravem, on va au contact et vous avez une courbe qui est terrible que je renvoie à tout le monde. La courbe des blessés avant le préfetallemand et après le préfetallemand, elle s'effondre.

Donc le préfet l'allemand est pas aimable, il est pas diplomate, il dit des trucs qui dérangent mais enfin le préfet. En terme d'efficacité, il y a pas photo et nous n'avons rien compris. Je termine Char, je sais que c'est parfois long mais les profs c'est comme ça. Euh c'est que à un moment donné entre l'arrivée des gilets jaunes et maintenant nous avons zappé un moment qui s'appelle la génération Naë H. Et regardez vous tous d'un coup, vous rappelez qu'il y a eu Oui.

les plus grandes émeutes que la France est connue, 1 milliard d'euros de dégâts, 50000 émeutiers dit le Sénat, 50000 10 jours de casse d'une génération qui se révolte et qui est celle qui est la fusion aujourd'hui d'à la fois les générations de lycéens et collégiens parce que c'était il y a 2 ans 3 ans maintenant d'une génération de gilets jaunes aigris et revanchard parce qu'ils n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient. Deux gens qui viennent dire "Mais moi, je veux des profs, des toilettes, enfin un truc normal." D'ailleurs, tout le monde veut dire les revendications sont parfaitement normales, mais personne ne sait y répondre.

Et des gens qui en profitent, casseur habituel, black blocks venu d'un peu partout et les pilleurs qui n'arrivent sur le terrain qu'à la condition que la masse de manœuvre des manifestants soit suffisante et que les casseurs créent suffisamment de troubles. Le pire en tant que tel n'est pas une formation structurée, ils viennent juste profiter d'un effet d'obè et d'un moment particulier. Et un petit point particulier sur un sujet qui est peu traité, c'est les incendies de lycée et de collège et les agressions d'enseignants qui sont le fait de petitte ma main du narcotrafic desœuvrés plupart exclus du système scolaire qui viennent se venger.

Et donc c'est le mélange de tout ça qui n'est pas une convergence ni une coordination ni l'ultra match pro ou je ne sais pas quoi. C'est juste un effet qui est que quand tu ne réponds pas à une revendication sociale, la réponse autoritaire ne sert à rien qu'à gagner du temps. Je vous ramène à l'actualité de de notre matinée de ce drame. Comment on lutte face à un homme seul avec son arme ? Je veux dire, qu'est-ce que'estce qu'on peut faire ce genre de là ? On est dans un coup de renseignement qui est que il est connu pour des il serait connu pour des faits de délinquence pas plus important que d'autres.

Euh, on va peut-être trouver demain matin euh 42 tweets, 50 messages Facebook, 12 Snapchat et je ne sais pas quoi. Ce qui est en général ce qui arrive, hein, le lendemain tout d'un coup 20 kg de truc vous arrivent euh qui n'avait pas été vu analysé ou étudié parce que la masse de ce qu'il faut étudier ou analyser amène à submerger le renseignement. C'est aujourd'hui on n' pas pas d'information, on en a trop. Et donc les outils d'analyse, de hiérarchisation sont dépassés et quand en plus vous avez des injonctions contradictoires. Ah faut vous occuper de la pédocriminalité. Ah, faut vous occuper du terrorisme. Ah, faut vous occuper des manifestations lycennes.

Ah, faut vous occuper de l'ultra gauche. Ah, bah le pauvre mec est là tout seul, il s'occupe de ce qu'il peut en fonction de l'information qu'on lui donne. Il est très difficile aujourd'hui d'avoir des outils. Vous savez qu'avant 2016 sur une décision de Bernard Casneu et Emmanuel V, il n'y avait pas d'école d'analyse du renseignement en France. Oui, pas non. Non, c'était la DGSE mais pas dans l'enseignement intérieur. Il a fallu entièrement recréer tout ça, le mettre en place interservice. C'estàd c'est un magnifique succès puisque avant 2016 attentat de Nice, il y a eu cinq opérations antithéoristes proactives.

Le bon antithéoriste, c'est quand vous empêchez l'attentat, pas quand vous arrêtez les auteurs. Ça ça soulage mais ça règle pas les victimes. Depuis, il y en a eu 60, c'està-dire que vous avez changé tout en an changé sur le maintien de l'ordre. Bon, c'est un classique français si je comprends bien. Oui. Bienvenue au club. Oui, j'entends bien mais c'est on on ferme la porte de l'écurie une fois que le cheval s'est échappé. Qu'est-ce qui c'est valable pour l'incendie aussi hein ? S'il y a pas une décision de Napoléon 1er pour une brigade de sa peur pompier de Paris bah c'est juste après l'incendie de l'ambassade d'Autriche où il a failli griller comme les autres.

Alors, je vais pas vous demander de nous faire ce soir Harlet le propos du président de la République si jamais il prend la parole, mais bon, sa présence est parfaitement logique. Est-ce que vous pensez qu'on attend quand même d'une façon générale, voilà, à un moment qu'il qu'il intervienne ou qu'il nous parle ce soir dans la continuité de de du drame de de cette matinée ? On attend pas un discours mais on attend au moins quelques mots du président de la République. On parlait tout à l'heure des réactions de tous les responsables politiques, les candidats à l'élection présidentielle en tête.

Et euh le quand le président disait au fond aujourd'hui dans une dans un tweet que la France doit tenir et que la nation doit tenir, ben il faut qu'il nous dise comment la nation doit tenir face à ses attaques. C'est à lui d'unir ou de tenter d'unir les Français. C'est encore son boulot. Il est là pour 6 mois, hein. Oui. Donc euh 6 mois exactement. Et dans cette France qui se déchire un peu plus chaque jour, quand même il incarne il incarne une fonction. C'est plus Emmanuel Macron. Ceux qui le détestent vont le voir partir dans 6 mois. Ceux qui l'aiment encore vont le regretter.

Mais sa fonction aujourd'hui, c'est toujours de tenter de rassembler, d'unir les Français et d'éviter justement ces fractures. Celle-là est la plus terrible. C'est effectivement un attentat raciste. Mais ce qui est très Non mais ce qui est très compliqué c'est que le président de la République est normalement là pour penser les PL PAN. Oui. Mais il est en fin de mandat 6 mois. Une partie de l'opinion le déteste comme a rarement été détesté un président de la République parce qu'il y a eu 10 ans et 10 ans c'est particulièrement long. 10 ans c'est une première dans l'histoire de la 5e République en tout cas sans cohabitation et donc il n'est pas le mieux placé pour penser les plais.

Et donc malheureusement dans la classe politique, on ne voit personne d'autre qui est suffisamment de la fonction et pour calmer, pour apaiser. C'est peut-être enfin puisque nous sommes dans une exception de de du de toute l'Europe d'être dans une monarchie républicaine. La fonction du roi euh c'est aussi de penser les pl comme ça a été dit et comme il a loupé beaucoup de choses et que je ne suis pas un soir aussi tragique là pour faire de la polémique, euh il est parti. C'était pas la fuite à Varène, c'était la fuite à Dubaï ou aux Émirats. Là, il est revenu, il repartira pas. Et c'est très bien qu'il soit à trappe avec Alibabé auprès d'une population qui était terrifiée.

On a eu vos euh vos vos interviews de d'habitants de trappe que j'ai vu vraiment sidérer par ce qui vient de sidérer avant même d'être en colère. C'est la sidération qui est souvent le cas juste après un attentat. Mais il faut pas sous-estimer toutes les colères. Celle-là vient se rajouter aux autres. Et donc j'entends bien que le roi doit être tomaturge euh il doit il doit il doit guérir les PL mais il faut qu'il se mette dans cette ch donc sa place est très légitime sa parole aussi j'espère juste qu'elle sera mieux réglée que dimanche dernier.

Voilà mais ce qui vous avez mentionné tout à l'heure vous avez listé Alain Bower la liste des des difficultés et le le cocktail incroyable d'attente de la population. Vous n'avez pas mentionné, c'est mon travail ici le les risques financiers économiques. Comment répondre ? Non mais oui, parce que il y a une agence de notation qui se présonce ce soir à 23h. Comment répond Vous avez peu de doutes sur le résultat, je crois. Non, assez peu. Comment répondre en même temps à des attentes aussi diversifiées ? Mais comme toujours, il y a le il y a le symbolique et le pratique. Il n'y a plus d'argent. Il n'y a plus d'argent. Mais il faut pas croire que ceux qui revendiquent ne le savent pas.

Je vous explique que c'est pas qu'il y a plus d'argent là qu'il n'y en a pas ailleurs. C'est un débat vous savez où où est l'argent hein sujet qui existait avant l'élection présidentielle de 1981 parce que nous sommes dans enfin moi en tout cas un grand ancêtre je me rappelle de faut prendre l'argent là où qu'il est. Je cite George Marchet donc c'est pas une nouveauté historique. Et deuxièmement vous avez un sujet qui est le ruissellement n'ayant pas donné les résultats attendus. La politique du ruissellement ayant plutôt enrichi parce que patrimonialement la France s'est enrichie.

Oui, ce que tous vos collègues disent puisque je lis votre journal avec attention et qu'en même temps il il signale à la fois l'enrichissement patrimonial du pays, l'écart grandissant entre pauvres et riches et le débat qui existe chez les pauvres sur le thème bah peut-être qu'on pourrait faire un peu plus redistributif et comme le drame de ce pays, c'est une redistribution sociale qui ne dit pas son nom avec une lâcheté politique qui n'a pas de limite vis-à-vis de la réalité de ce qu'on peut raconter aux gens.

Quand le président refuse la retraite à point par égoidité, faut aller jusque là, voyez, je peux me permettre, je suis pas commentateur politique ni journaliste, je suis dans ma relation. Il crée les conditions d'un drame sur la question des retraites. Il rate une réforme des retraites validée avec au moins un interlocuteur syndical avec un modèle qui est celui qui marche très bien, Malakov, Médéric, Agircarco H. c'est tu joues sur les points, tu ne te fermes pas sur cette question d'âge, pivot, machin et cetera parce que tu crées les condition d'un dialogue social. La posture qui est de ne jamais rien écouter. Convention citoyenne, elle dit un truc, on fait l'inverse.

Promesse machin, on fait l'inverse 15 jours après. Climatisation des lycées. Malheureusement, la mémoire collective ne s'efface plus comme avant. Non seulement les réseaux sociaux ne permettent pas d'oublier ce qui s'est passé il y a 3 minutes, mais ça revient en boucle de manière permanente avec des algorithmes qui ne vous font plus rien oublier. Et c'est cette question-là qu'il faut traiter. Faut parler à des populations jeunes et perdues comme on doit parler à des populations jeunes et perdues et donc pas leur faire la leçon expliquer que le boulot est en face de la rue et perdre tout contact avec cette population qui demande juste qu'on les écoute, qu'on les entende.

Je dire, il aurait fait des états généraux lycéens, il aurait fait un grenel, un ce que vous voulez, tout ce qu'on fait d'habitude. Même ça n'a pas été proposé. Et quand même le béabat du niveau minimal de la 4e République. Je reviens à notre journée de demain et je vous pose la question à vous précisément. Est-ce que cette journée vous inquiète en terme notamment ? Elle m'inquiète beaucoup à Orléan, point de fixation. Oui. Oui. Point de fixation dû au congrès du rassemblement national.

Il y a cette non pas incroyable manifestation d'opposants aux idées du Rassembl national, mais à la participation d'un grand nombre de responsables politiques qui devraient en tant que démocrate dire "Vous avez le droit d'être contre le Rassemblement national mais il n'y a aucune raison d'empêcher un congrès d'un parti politique qui n'est pas interdit." Semble hein. Ouais. Alors je sais c'est choquant. C'est enfin c'est le principe parce qu'autrement faut interdire tous les congrès des gens qu'on a'ime pas. Ça s'appelle la dictature. Oui, c'est ce que c'est ce que j'allais vous dire.

Il y a un sujet quand même de que les gens qui aiment pas le Assemblée nationale se réunissent pour dire qu'ils aiment pas le RA national, ses idées, qu'ils aiment pas qui vous voulez. C'est leur liberté et la manifestation doit être autorisée et contrôlée. Et ce que fait l'excellent, faut dire, il y en a qui sont très bons, l'excellent préfet de la région et du département, Hugmutou. Après le problème c'est quand je dis qu'un mouvant ça dure une dizaine de jours entre les phénomènes paroxistiques, on sait quand ça commence, on sait quand ça se termine. 17 octobre 5 novembre. Le 24 est l'espace du milieu pour pas perdre la mobilisation.

C'est une pratique habituelle visant à dire on tient on on tient tout on fait bouillir la marmite, on tient tout le monde au chaud et dans cet événement de bouillonnement, bah vous avez des espaces plus durs que d'autres. Et moi, j'étais en goulem le 17 octobre. Il y avait 4000 personnes dans la rue, joyeux, sympathique et il y a pas eu de casse. C'est 10 % de la population d'Angouem, hein. Oui, je veux dire, c'est ça, vous vous rendez compte qu'il se passe un truc, il s'est rien passé, il y a rien eu de cassé. J'étais au salon du livre, j'ai signé des livres, j'ai rencontré des gens plutôt sympathiques de toute catégorie politique et conclusion.

Le 24, il y a un risque concentrer à Orléan pour des raisons extraordinairement symboliques et des microrépliques potentielles ailleurs. Il y en a eu le dimanche 18 et quand la question m'avait été posée par vos collègues euh de bah ici d'ailleurs, j'ai dit le risque c'est celui de la réplique. Quand la question m'a été posée de savoir ce que je pensais 17 octobre, j'ai dit que ça serait pire que les gilets jaunes. Je pense que ça sera moins pire que le 17. Voilà. Par contre, je pense que le 5 novembre va être un moment particulier et si le gouvernement ne fait pas ce qu'il faut pour désamorcer la masse du mouvement social, il aura des casseurs et des pilleurs qui en profiteront.

Or, cette masse là, elle n'est pas satisfaite par l'absence de réponse. C'est même pas la réponse. On peut être désaccord vous dit mais là, ce sera encadré par les syndicats, la quasi totalité des syndicats. Il y avait juste un CGT. Oui. Et quand vous avez quatre populations différentes, plus la masse est importante, plus le casseur se noie dans la masse et [raclement de gorge] euh fait bouger les policiers. Le moment est venu pour la police et la gendarmerie, les braves et autres de réapprendre la mobilité et la flexibilité.

C'est le moment l'allemand euh h s'il m'entend que je il me pris de l'excuser parce que c'est pas son genre d'être aussi mis en avant mais il était chez vous il y a il y a quelques jours. Euh il y a ce moment de réorganisation des troupes pour les rendre beaucoup plus flexibles, beaucoup plus mobiles et cetera. Et puis il y a la deuxième question qui va être est-ce qu'il y aura énormément de monde ? Et s'il y a énormément de monde, le risque là va pas être en début de manif parce que tout le monde a compris que c'était un risque désormais euh d'aller d'arriver plus tôt pour des cibles particulièrement symboliques et donc de commencer à casser en début et pas à la fin.

Par contre, ça va être de gérer la question euh centrale de est-ce qu'on peut tout gérer en même temps dans des manifestations qui vont pas seulement être concentrés à Paris mais dans toute la France. Tout à l'heure, je rappelais, vous venez de répondre à la question que vous soulevez, la réponse est non. C'est pas bon. Ce qui ce qui est très particulier quand même, c'est que en fait le pouvoir est finissant. On est le pouvoir est quasiment en affaire courante et c'est une situation qu'on n'a pas connu. J'ai pas j'ai pas souvenir qu'à 6 mois d'une élection présidentielle ce soit aussi aussi tendu.

Anerdorf pardon avait fait un un papier assez amusant parce que je discutais avec lui du 3è tour social deè tour de la présidentielle 3è tour social quel que soit le candidat ou la trè tour social a lieu avant avant le premier tour et ça c'est un phénomène totalement inédit. Harley voul intervenir ?

Non non non parce que effectivement on n jamais la grande difficulté pour le gouvernement c'est qu'il y a pas du tout de majorité donc on est dans pouvoir finissant les président vous avez vu quand même le projet de loi finance de la sécurité sociale rejeté à l'unanimité ou abstention de la bloc central et un seul modème courageux disant moi je vais quand même voter pour pour l'honneur et auparavant il y avait eu 18 milliards de dépenses supplémentaires en plusou absolument merci beaucoup aler de nous avoir accompagné une fois de plus dans cette émission. Alors, nouvelle question et demain ça recommence. Tout le monde se pose évidemment cette question et on connaît la réponse.

Une semaine après les violences du 17 octobre, le mot d'ordre du garde des saut est lui aussi parfaitement clair. Pas de pitié, priver les casseurs du droit de vote, prévenir leur patrons, les bannir des réseaux sociaux, jusqu'où aller où s'arrêter dans la fermeté. Et tout cela commence bien entendu avec la question de l'atteinte de nos libertés. Nous allons faire nous allons maintenant maintenir ce débat. Mais tout d'abord, on retrouve les indispensables avec Lucile de Viller.

1:00:47
Non speech

[musique]

1:00:49
Locuteur

Bonsoir Lucile. Bonsoir, bonsoir à tous. Alors, à quoi donc peut-on s'attendre demain ? Et bien, disons-le clairement, les autorités redoutent une nouvelle montée de violence. Des cortèges sauvages, des incendies. Mais aussi, et là, on franchirit un cap comme la semaine dernière, des pillages, des attaques contre des bâtiments publics. Ce sont des informations de notre service police justice avec au total jusqu'à 500000 manifestants attendus partout dans le pays, dont plusieurs centaines d'activistes de la mouvance d'ultragauche ou contestataire, eux ont un mot d'ordre.

braver les interdictions de manifester et faire vassiller l'État toujours d'après les informations de notre service police justice. Côté commerçant, cette fois, on a la confirmation de ce que beaucoup pressaient. Certains organisent, je cite, leur autodéfense avec des achats massifs de lacrimau, de Tazer et autres. Et pour dissuader, il y a des tours de vis sécuritaires. Tousimut, hein. Oui. Gérald Armanin demande notamment la privation des droits civiques, je le cite, pour les casseurs dont le droit de vote. Il demande aussi qu'il soit dénoncé auprès de leurs employeurs. Écoutez-le, c'était hier face à Darius Rochevain.

Moi, ce que j'ai demandé au procureur de la République, c'est de dire vous de vous êtes d'une extrême fermeté. Ce n'est c'est inacceptable ce qui s'est passé. Un, vous demandez la prison. de vous demander la privation des droits civiques. On ne vote plus. On ne vote pas aux prochaines élections quand on a pillé ou attaqué des policiers. Vous demandez le bannissement des réseaux sociaux.

J'ai demandé en effet à tous les procureurs de la République dein parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont un métier, qui on un travail parfois dans un emploi public, parfois un emploi privé de prévenir effectivement tous les employeurs que leur salariés, leur agent et a été dans un pillage, a été dans une émeute. L'autre tour de vis, c'est celui d'Emmanuel Macron. Pas de manifestation autorisée à moins qu'elle ne soit demandée par les syndicats sur des tracés qui protègeront commerce et bâtiments publics à Lyon, à Toulon, à Rouan, à Nice, à Marseille, une manifestation syndicale autorisée. Citons aussi Paris où un seul parcours est autorisé sur les deux demandés.

D'où ces voix qui s'élèvent pour crier à la dérive. Ainsi, Éric Okrel pour la France insoumise, il le gouvernement sont en totale roue libre. Depuis quand le ministre de la justice peut-il décider de ce qui s'apparente à une peine avant même que la justice n'est statuée ? On est dans quel pays là en fait ? Écoutez aussi Marine Tondelier pour les écologistes, Benoît Paillant pour le PS et Sophie Binet pour la CGT. Moi, je ne reconnais plus mon pays. C'est le double échec du gouvernement mais c'est aussi la double peine pour les Français et ça je dois dire que c'est extrêmement inquiétant. Pensez-vous qu'il faille opposer le droit de manifester et l'ordre ?

Pensez-vous que dans ce pays, pensez-vous que la 7e puissance du monde ne soit pas capable de préserver le droit constitutionnel de manifester ? C'est quand même un comble que non seulement on ne réponde pas aux revendications sociales, mais en plus on interdise aux travailleurs et aux travailleuses, aux jeunes de manifester pour exprimer ses revendications. Là, c'est un tournant qui est inquiétant. Alors, fini, c'est fini. Merci beaucoup Lucile. Ça nous permet d'accueillir maintenant Luc Ferry. Luc Ferry, je vous en prie, installez-vous parmi nous. Et oui, bonjour jeune gens de bonne famille. Soyez le bienvenu. Oui, de bonne famille. Vous avez raison. Je le rappelle philosophe écrivain.

Euh alors vous installez là-bas. Merci bien. Vous vous dites ce soir, Luc Ferry qu'il ne faut pas confondre casseur et pilleur si on veut comprendre ces émeutes. Alors, on veut bien que vous nous fassiez justement ce détail. Oui. Bah vous savez ces événements c'est un peu vous voyez ce que c'est que le test le test de Rorchard vous savez c'est ce test de psychologie où on montre des dessins qui sont très flou. On demande au patients de de dire un lapin ou le sexe d'un homme ou d'une jeune fille. Évidemment, il projette ce qu'il a d'inconscient en lui. Bah et c'est les psychanalyse on s'intéresse à la sexualité. Bon et donc bah ces émeutes c'est comme le texte de Rorchard.

Chaque chaque commentateur projette ce qu'il a envie de de projeter dessus. Je crois que si on veut comprendre ces émeutes, il faut s'intéresser non pas à ce qu'on a déjà vu 100 fois. Les Black Blocks, on les a déjà vu, hein. C'est pas une nouveauté. Bon, des momes dans la rue, on a déjà vu. Bon, c'est pas une nouveauté. Ce qui est vraiment relativement nouveau, c'est l'ampleur du pillage. Les pillages, il y en a eu aussi, mais l'ampleur du pillage. 3000 3000 commerçants réduits à à néant, enfin en tout cas très abîmé, on avait quand même je crois jamais vu ça. Voilà. D'où d'où l'idée que j'ai et qu'il faut bien distinguer les casseurs.

Par exemple, en mai 68, les casseurs c'était ceux qui s'imaginaient en en révolutionnaire. Bon voilà. et donc qui cassait des biens publics, qui cassait de la police, il cassait de la les forces de l'ordre. Voilà, il voulit casser mais il pillait pas. C'était le but n'était pas de piller, c'était marginal. Tandis que là, on voit que le pillage a pris euh une importance considérable. Voilà. Et je pense que madame Berge Blackler a raison dans son analyse notamment du pillage. Bien sûr que tout y est.

Il y a euh voilà, si vous demandez à Jérôme Fourquet, vous dira "Mais non, c'est la c'est le les jeunes, la pulsion des jeunes qui se se débrisdent, ils ont besoin de s'exprimer." Bon, il y a ça aussi. Il y a aussi des gens qui se veulent révolutionnaires. Il y a des anarchistes, il y a il y a quelques trotskis. Bon, tout ça existe. Mais la nouveauté, c'est quand même l'ampleur du pillage. Et là, on voit ce que dit madame Bergeot Blackler. On voit l'ampleur de l'impact des quartiers. Alors, quand je dis l'impact des quartiers, on sait ce que ça veut dire les quartiers. Ça veut pas dire tous les musulmans et tous les africains, c'est pas vrai.

Mais c'est quand même ce qu'elle explique, c'est l'idée que bah il y a chez un certain nombre de personnes qui se pensent raciser euh voilà euh l'idée que s'en prendre aux anciens colonisateurs au fond, c'est simplement récupérer ce qu'ils nous ont pris, voyez. Donc, il y a une espèce de légitimité à piller, à prendre des biens. Je voyais une jeune fille qui était interviewée là et qui disait un peu naïvement "Ah ben voilà, ma voilà ma maman, elle a besoin d'un sac alors j'ai pris le sac dans la boutique." Voilà. Bon, il y a il y a quelque chose là qui est intéressant [grognement] parce que il y a quelque chose de l'ordre de la récupération de bien.

Alors, pardon de c'est pas par cuisseri, je vais vous dire ça. Je reviens à un thème que je trouve intéressant mais bon, vous me direz ce que vous en pensez. [rires] Voilà, dans dans un livre de de philosophie, Marcus qui a été le livre voilà que tous les intellectuels, les étudiants en 68 avaient dans la poche. Bon [grognement] et ça s'appelait l'homme unidimensionnel. Et ce que disait Marcus là-dessus, je trouve très intéressant aujourd'hui. Il disait voilà, dans toutes les révolutions, il y a de la bidimensionnalité. Je laisse le jargon de côté. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a l'utopie d'un côté et le réel de l'autre.

L'utopie, c'est la société qui sortira de la révolution et puis le réel, c'est le la société de consommation capitaliste. Voilà. Et donc il disait voilà dans les vraies révolutions, il y a cette bidimensionnalité, l'utopie et le réel, la société idéale et la société capitaliste. On voulait critiquer. Bon chez les Maos, les trotskistes, les communistes. Bon et là ce qu'il dit, c'est qu'on rentre dans l'homme unidimensionnel. Et au fond, ce qui est très intéressant, ce qu'on voit chez les manifestants, que ce soit les lycéens, les étudiants ou les pilleurs et je ne les confonds pas, non. Mais les trois ont des revendications qui sont internes à la société de consommation.

Au fond, les lycéens demandent des profs, ils demandent des taux d'encadrement meilleur, il demandent au fond ce que demande le SGEN ou ce que demande la FSU. Bon, il demande, excusez-moi, du papier de toilette, c'est grandiose. Bon, mais on n'est pas dans l'utopie maoïste, on en est très très loin. Et les pilleurs bah ils demandent des valises, des godasses, des vêtements, des smartphones. Voilà. Et donc et regardez ce que disait Marcus est très intéressant là-dessus. Il disait voilà la sexualité dans la littérature, j'ai ça de par exemple, bah c'était bidimensionnel. C'était quelque chose qui était tabou. On osait à peine en parler.

Voilà, Freud était le premier à oser en parler de manière entre guillemets scientifique, en tout cas comme un un psychologue, un psychanalyste peut le faire. Voilà. Mais on voit bien qu'aujourd'hui même la sexualité dans la prè 68, elle est recyclée dans la société de consommation. Voilà, c'est très frappant. Par exemple, dans l'automobile pour vendre une bagnole, on va mettre une jolie femme sexy à côté et pas très habillée ou en tout cas habillée sexy. Voilà. Et donc ce qu'il explique, c'est pas faux, c'est qu'on est rentré dans l'unidimensionnalité. Là où il se trompe complètement, c'est sur 68.

En vérité, le point de départ de cette universionnalité, il y a plus que la société de consommation, il y a rien d'autre. C'est c'est mai 68 parce que les slogans de mai sous les pavés la plage, euh il est interdit d'interdire vivre sans temp mort, mais surtout jouir sans entrave, c'est un slogan consumériste évidemment. Et d'ailleurs tous les regardez mon copain d'anicon bendit, il s il va voter Gluxman. Bon c'est pas on n'est pas dans la révolution hein. Bon vieil ami Henry Vberg j'adorait on s'engueulait tout le temps mais je l'aimais vraiment beaucoup fondateur d'un des plus grands mouvements trotskis. Bon il est devenu sénateur fabusien on est loin de la révolution.

Voilà donc c'est voyez c'est assez amusant de voir qu'on est rentré dans l'unidimensionnalité. Je vous propose de revenir vers nos nos casseurs. Tous ces observateurs qui pointent la dimension on va dire jubilatoire jouissive. Non, mais peut-on tout simplement exulter en fracassant ? Bah, écoutez, chez les il est évident que depuis toujours, depuis la naissance de l'humanité, il y a chez les jeunes, chez les adolescents, il y a un besoin de défoulement. Bon, mais c'est pas l'essentiel de ce mouvement. C'est absolument pas l'essentiel de ce mouvement. Donc évidemment, on peut lire ça. Comme je vous disais, chaque interprète de ce de ces émeutes va projeter ce qu'il a envie d'y voir.

Moi, ce qui m'intéresse pour éviter justement d'être dans la subjectivité absolue, c'est c'est ce qu'il y a de nouveau et encore une fois, ce qui est nouveau, c'est l'ampleur Oui. de de de du pillage et le fait que les armureries parisiennes ont multiplié leur vente par 10 hier, ce qui est quand même pas anecdotique. Ça veut dire que les commerçants veulent s'armer eux-même. Moi je sais même pas où il y a des armeries.

Donc bah moi je j'en connais pas très loin de chez moi et c'est vrai que bon, on n pas le droit d'acheter des armes évidemment létales [grognement] mais on peut acheter par exemple des pistolets à gaz qui sont extrêmement quand même malgré tout quand même très dangereux et qui sont très puissants et ça on a le droit de les acheter par exemple. Donc et encore une fois les armureries ont multiplié leur vente par 10. C'est pas chez les casseurs, c'est chez les c'est contre les pilleurs. Voyez c'est pour ça que je distingue les deux. Et en terme de de si vous voulez de force de l'ordre, c'est très important de distinguer les deux parce que ils posent pas les mêmes problèmes.

Les pilleurs et les casseurs ne posent pas les mêmes problèmes de maintien de l'ordre. Voilà. Bon, moi je le dis très calmement et je pense que le la vraie nouveauté, c'est pour ça que si on veut comprendre ce mouvement, c'est pas du tout du défoulement d'ados, même s'il y a ça aussi. Évidemment qu'il y a ça, de même qu'il y a quelques révolutionnaires en pot de lapin. Mais c'est pas ça l'essentiel. l'essentiel, le nouveau, c'est ces 3000 commerçants dont on a fichu la vie en l'air et qui sont en train de s'armer d'éventuel pileur demain, ce qui est pas du tout rassurant. Euh, vous nous annoncez euh quelque chose de dramatique potentiellement ?

Bah, écoutez, je pense qu'il y aura moins de monde. En tout cas, vous pensez qu'on ne peut pas ne pas y penser. Bah, il y aura probablement moins de monde mais je pense que ce sera plus violent. Voilà, je pense que mais la nuit enfin ou très tard. Voilà. Et donc, je pense que les Black Blocks et les Pilleurs ça marche ensemble. Ils peuvent très bien se rejoindre et donc je pense que pour les forces de l'ordre, ça va quand même être extraordinairement difficile demain, même si évidemment le ministre de l'intérieur a fait et Macron même ont fini par comprendre qu'il fallait quand même se se réveiller euh sur la situation, je dirais à la fois politique, euh pour l'instant aucune démission.

Oui, mais c'est trop blanc. Ah bah oui oui oui, il y a il y a il y a un problème. Alors je parle même pas de la éventuellement de la démission du président de la République. Bah si c'était vous sa je sais que Macron avait fait une déclaration mais c'était il y a longtemps mais enfin il était déjà président pour dire que si jamais il se retrouvait dans la même situation que le général de Gaulle en 1969 c'est de perdre une élection majeure, un référendum ou une élection législative, il démissionnerait. Bah il l'a pas fait.

Mais ce qui est bizarre, c'est que voilà, Laurent Nunz a présenté sa démission, mais il reste voilà euh excusez-moi de dire ça, mais voilà, Jean-Pierre Chevénement pour qui j'ai beaucoup d'estime, bien qu'on soit pas du même bord politique, mais c'est [grognement] un grand républicain et j'ai beaucoup d'estime pour lui. Je pense qu'il a été un grand ministre de l'éducation. Lui, il a démissionné. C'est c'est une autre trampe de personnage. Euh jeis qu'on découvre ensemble une séquence anticapitaliste sur lequelle vous avez des [rires] des des choses. Je pense qu'il manque. Ouais. éventuellement des choses à nous dire. On va la regarder ensemble.

Pier des petits commerces, bah c'est pas ça qui va grandement impacter le capital mais c'est pas pour autant qu'on va aller les plaindre. Enfin, je veux dire, la petite bourgeoisie reste de la bourgeoisie et leur modèle économique se base toujours sur le fait d'exploiter des prolétaires. Sur la vidéo que j'ai mis au début, on peut l'entendre dire en pleurant "J'ai plus rien, j'ai plus rien." Mais nous, on a jamais rien eu. Je m'en fous que ton daron tienne un petit commerce et qu'en fait c'est un peu la galère financièrement. Mon père, il est propriot. Le fait même qu'il possède des logements, ça fait que les logements sont pas gratuits.

C'est qu'il y a des gens qui doivent payer pour ces logements comme vos petits commerces. Même s marchent pas et que vous perdez de l'argent, je m'en bat les couilles. C'est du capitalisme. Alors, pourquoi vous voulez qu'on qu'on les écoute ? Ah moi je moi j'y tiens pas. Non, c'est pathétique mais bon voilà, il y a cette dimension encore une fois, il y a les trois dimensions dans ces évathétiqu mais bon euh voilà, ils sont mignons. Mais bon, c'est qu'est-ce que vous voulez jeunes ? Voilà, mais [grognement] c'est il y a ces trois dimensions. Il y a il y a évidemment l'ultra gauche, tout le monde le sait, Mélenchon est derrière, d'accord, tout le monde le sait.

Bon, il y a des anarchistes évidemment, les Black Blocks tout le monde le sait aussi. Ils sont entre 3000 et 10000 en France. Bon, c'est difficile à évaluer. Mais encore une fois, j'insiste sur le fait que casseur et pilleur, c'est pas la même chose et que la nouveauté, c'est l'ampleur du pillage. Voilà. Et donc encore une fois, j'y insiste parce que je trouve que c'est une grille de lecture vraiment intéressante.

On est dans on reste dans le le cadre de ce que Marcus appelle l'unidimensionnalité, c'est la société capitaliste, la société de consommation, ce sont des d'ailleurs la manifestation globale, c'est pour le pouvoir d'achat, c'est pas pour la révolution maoïste ou trotkiste, c'est pour le pouvoir d'achat. Donc le pouvoir d'achat, c'est à l'intérieur d'un système d'argent, si vous voulez. Et donc d'ailleurs ces ces gamins parlent notamment la le deuxème ou la deuxème, j'ai pas vu si c'était c'est brouillé si c'est une une fille ou un garçon et ben il parle ou elle parle de de question d'argent voyez.

Et donc ce pillage il est lié encore une fois à la la volonté d'avoir plus de bien plus de voilà être moins pauvre. Voilà. Et c'est une manifestation contre la vie chère. C'est pas anecdotique. Et donc encore une fois, les revendications des lycéens, que ce soit plus de prof, lutter contre l'absentéisme et cetera, lutter contre parcours supou avoir plus de PQ, c'est [grognement] des revendications qui sont absolument tout ce que vous voudrez, sauf révolutionnaire. Enfin, si Danny Conbendit était là, il pleurerait de rire, voilà, devant ses ses revendications. Est-ce que vous avez déjà vu un mom de 14 ans se réveiller la nuit parce que le prof de math est pas là ?

Enfin, je veux dire, il faut on nous prend pour des comptes. Pardon, excusez-moi, mais c'est une blague. Voilà. Et donc c'est [grognement] pas vrai. C'est c'est une plaisanterie. Et donc là, tous les parents qui sont là dire "Ah oui, c'est formidable. Ils ont ils demandent des choses qui sont rationnelles alors que en 68 ont demandé des anneries." Mais c'est pas vrai, ça recouvre en effet. Alors pour le coup euh là la lecture de Jérôme Fourquet n'est pas mauvaise. Ça ça recouvre la volonté B, j'ai une Niè qui est dehors par exemple, je vois très bien ce qu'il y a chez elle.

Voilà la volonté voilà de [grognement] de découvrir la vie politique comme on le fait en France, c'est-à-dire dans la rue et par la violence contre les forces de l'ordre. C'est classique. Ça toujours été comme ça. Est-ce que vous êtes inquiet de ce qui se prépare demain ? Moi je je vous connais un petit peu et je pense que oui. Oui oui parce que je pense que ça a fini par faire peur à beaucoup de gens. C'est-à-dire et puis ce qui s'est passé à Trappe là encore, moi je contrairement à d'autres, je commenterai jamais tant que je sais pas à qui on a affaire. Donc je sinon on tourne autour du pot et on voilà. Mais [grognement] moi je je commande pas quand on sait pas. Voilà.

Mais euh c'est très inquiétant parce que quel que soit le profil du bonhomme, cette petite gamine de 12 ans qui est entre la vie et la mort, les les Français, toutes les familles, tous les parents, moi le premier se disent "Mais ça pourrait arriver à une de mes filles, ça pourrait arriver à n'importe qui, à vous, à moi, à Harlette, à Dominique." Voilà. Et donc c'est ça qui fait peur aussi dans cette et en plus il est très possible mon ami IUaki, je l'avais au téléphone tout à l'heure, c'est mon pote, c'est mon c'est mon frère, c'est mon meilleur ami.

Bon et voilà, lui il trouve contrairement évidemment à toute la France qui ne cesse de se moquer de Trump et de Netaniau qui sont les deux personnages politiques les plus détestés du monde. Bah lui, il trouve que ce que disent Netaniau et Trump est pas totalement idiot, à savoir que ce qu'on vit, ce sont les prémisses, voilà, du d'une société qui sera bah la nouvelle société de Mélenchon d'un côté et puis de l'autre la société traditionnelle, si je puis dire. Et donc ça ça annonce ce qu'on vit là quelque chose qui est extraordinairement inquiétant. Oui, bien sûr, pas seulement demain, mais euh dans les euh dans les années qui viennent et je pense que les Français sont très inquiets.

C'est c'est pas anecdotique, c'est pas ils font pas exprès de d'être inquiets et notamment les commerçants et donc évidemment ceux qui vont tirer, c'est pas tirer les les marrons du feu, pardon, je c'est pas français ce que je viens de dire, on a tiré les marrons du feu pour eux. Macron a tiré les marrons du feu pour eux. Évidemment, Marine Le Pen grimpe et [grognement] elle risque pas de de descendre. Euh et et aussi paradoxalement Mélenchon Mélenchon après un demi-po qui est important.

Et donc évidemment c il y avait une de d'un grand magazine euh un grand hebdomadaire il y a 3 semaines et qui avait fait une enquête 50 % des jeunes, je crois que c'est les 18 25 ans ou 18 30 ans, 50 % des jeunes votent pour Mélenchon. Oui bah c'est quand même grave. Je voulais vous faire réagir justement un sondage euh publié par le Figaro. Pour 60 % des Français, les forces de l'ordre n'ont pas été assez répressive et pour 65 % des Français, ils soutiennent les poursuites les plus sévères contre les auteurs de violence. Bah oui. Qu'est-ce que ça nous dit ? Bah ça veut dire que les France c'est du bon sens. Bah oui, c'est du du pur.

Je sais pas, je suis dans les 65 % évidemment, mais c'est du pur bon sens. Mais je pense qu'il y a beaucoup de républicains de gauche qui pensent la même chose. D'ailleurs, sinon ça ferait pas 65 %. Donc 65 % c'est bien au-delà de la droite. Et donc c'est ça qui est intéressant, c'est que il y a il y a évidemment une demande en direction de l'État d'accomplir son devoir qui est celui de la force légitime, du monopole de la force légitime.

Voilà, j'ose pas dire violence légitime parce que personne ne veut de la violence mais c'est la la formule de Max Weber et c'est ça qu'on demande à l'État et c'est là que l'État, pardon de le dire mais je suis désolé de le dire, Macron a vraiment depuis 10 ans tout raté.

Il y a pas un truc à part d'accord le quelques milliardaires vont me dire mais si la flat de taxe est formidable très bien je suis pour la flat de taxe très bien mais moi là je suis à fond pour c'est pas le problème mais enfin c'est pas une réforme de structurelle de la France bon mais là regardez dans quel état on est enfin c'est un vraisemblable on est le le ce que rapporte l'impôt sur le revenu va être inférieur à ce que à la charge de la dette on est à 3600 milliards d'euros de dette les taux d'intérêt passent à 51 je sais pas ce que va dire l'agence de notation maudit ce soir Mais ça peut pas être positif, c'est pas possible. Voilà.

Et donc le chômage explose, les faillites de PMETPE explosent, on a l'insécurité explose, l'État de la France est dans un état d'hystérique et de nervosité qui est absolument préoccupant. Donc on a 1 million de d'étrangers en situation irrégulière. On a 95 % des Oqutf qui sont pas appliqués. Écoutez, le Macron coche toutes les coches du désastre. Voilà, je suis désolé de le dire, ça ça me fait aucun plaisir et je le dis de manière plus voilà plus plus modéré que que certains commentateurs. Ah, je pensais à Philippe Devilier tiens, ça me fait plaisir de le citer mais il doit parler en même temps que nous.

Il m'a fait beaucoup rire parce que il a dit on nous avait avec Macron nous avait annoncé le mozzard de la finance, il a dit "On a le premier violent de l'orchestre du Titanic." J'ai trouvé que la formule était très drôle. [rires] Euh je voulais vous faire réagir à une autre une autre enquête CSA pour Europen LGDD. 65 % des Français euh sont favorables à l'instauration de l'état d'urgence après les violences du weekend. Bah oui, ça ça permettrait c'était une demande d'autorité maximale. Enfin écoutez, c'est souvenez-vous que c'est ce que Shiraq avait fait en 2005 donc ça n'a rien. Et Chirak était pas vraiment pas un fasciste, he c'était un ratsoc bien gentil.

Bon c'était quand même vraiment pas un méchant. Voilà. Et donc oui, il avait rétabli il avait établi l'état d'urgence parce que ça permet davantage d'intervention de l'armée. Je pense que on est quand même, il faut le dire, moi j'aime pas dire ça, mais on est quand même en situation de quasi guerre civile. Ça se rapproche. Bah oui, ça y ressemble. Écoutez, quand on là c'est ce sont des émeutes auxquelles on avait affaire, c'est pas des manifestations. Non, mais vous avez vu ces images ? Enfin, écoute, c'est là, je lisais le Figaro Magazine tout à l'heure, il y a il y a il y a toute une série d'images mais qui sont quand un étranger regarde ça, d'ailleurs le tourisme est très impacté, hein.

Il se dit "Mais qu'est-ce que c'est que la France ?" Et d'ailleurs là encore, échec absolu de Macron, la l'Allemagne préfère aujourd'hui s'associer à l'Italie ou à la Pologne plutôt que de remettre en place le coupe franco-allemand. Ils nous prennent pour des guignoles aujourd'hui avec nos nos 3600 milliards d'euros de dette nos taux d'intérêt qui explosent. Mais on va être mis sous tutelle de l'Europe ou du FMI finalement. Donc ça ça tient pas debout et c'est quand même les les Français comprennent pas ça mais c cette situation de la dette c'est aussi ce qui fait que le pauvre le cornu qu'est-ce que vous voulez qu'il dise au lycéen ? Il a pas un rond.

Chaque fois qu'on dépense encore plus c'est sur la dette en creusant la dette. C'est pas jouable. Donc il fallait évidemment je ne cesse de le dire aider les entreprises pendant la pandémie mais il fallait pas ce qu'a fait Macron augmenter de 350000 chiffres de l'INC le nombre de fonctionnaires en France. C'est délirant. Pardon de le dire, c'est totalement délirant. Je suis fonctionnaire, j'ai rien contre les fonctionnaires. On a une belle fonction publique, mais cette augmentation de plus de 300000 en disant du nombre de fonctionnaires, c'est uniquement fait pour avoir des bons chiffres du chômage. De même que le le développement de la de de l'apprentissage.

Là aussi, je suis à fond pour l'apprentissage, mais ça sert évidemment à avoir des beaux chiffres du chômage qui de toute façon on quand même fini par exploser. Donc tout ça est navrant quoi. Si si Macron avait un peu d'honneur, il démissionnerait. Mais bon, moi je le souhaite pas, ça changerait rien. Mais au résultat des élections qui se profilent à l'horizon probablement. Mais si j'ai enfin s'il était vraiment gauliste, c'est ce qu'il ferait. Voilà. S'il avait de l'honneur, c'est ce qu'il ferait. Mais bon, la soupe est bonne à l'Élysée. Donc et puis ça lui permet de voyager gratuitement et de s'amuser à l'étranger. Voilà. Vous vendez plus queouver.

Je ne peux pas ne pas vous faire remarquer la violence de vos propos sur le président de la République. Oui, c'est très violent. Oui, mais c'est la vérité. Et encore, vous savez, je suis beaucoup moins violent que Robert Ménard euh dans sur une chaîne concurrente ou que Philippe Devilier qui sont pas des méchants, c'est pas des fascistes non plus, hein. Mais vous pensez vraiment, pardon Luc F, vous pensez vraiment que s'il partait maintenant, s'il démissionnait, ça permettrait de gagner du temps parce que l'élection aurait lieu plus tôt et ça apaiserait ?

Oui, je pense que ça apaiserait d'abord, je pense que pour lui ce serait un honneur et que s'il sortait les les alors du coup les gens applaudiraient, les gens diraient "Mais bravo, finalement c'est un c'est il y a il y a de la grandeur chez lui et je pense que ça apaiserait ce qu'on voit là." Voyez, c'est pour ça c'est pas c'est pas pour je suis pas assez bête pour croire que ça va changer les élections du tout autour.

Bon, mais je trouve qu'il y aurait chez il sortirait avec les honneurs et et en plus ça apaiserait considérablement la situation et puis ça permettrait quand même de sortir d'une voilà d'un d'un problème politique qui est qui va être ingérable mais absolument ingérable pendant les 6 mois qui viennent parce qu'on va avoir des on va avoir des manifes comme ça toutes les tous les 15 jours. Qu'est-ce qui vous permet de de penser qu'on rentre dans un cycle de ce type ? Bah c'est déjà annoncé mon ami Yve. C'est déjà annoncé. C'est déjà annoncé la grève donc de demain, la grève du 5 novembre et il y a et en plus qu'est-ce qui me permet de penser ça ?

Évidemment que pour Mélenchon, c'est une manière de montrer ce qui se passera ou ce qui se passerait. On va le mettre au conditionnel si Marine Le Pen est élu. C'est ça l'enjeu d'une grande partie de ces ces émeutes, c'est aussi de montrer que ce soit du côté des casseurs ou des pilleurs, regardez si Marine Le Pen est élu, vous aurez ça multiplié par 10. C'est ça qui veut montrer pour le moment. Elle en profite en tout cas dans les sondages. É mais évidemment c'est ça le paradoxe mais en vérité pour Mélenchon c'est tout bénéfice parce que le but de Mélenchon n'est pas d'être président de la République. Il sait très bien qu'il y arrivera pas. Il est pas idiot ce garçon.

Il est il est à la fois cultivé et intelligent. Donc il sait très bien qu'il sera jamais président de la République. Il le sait parfaitement. Mais son but c'était un peu la même chose pour Bairou. C'est de rester au cœur du cœur du système médiatico-politique. Et ça il y arrive très bien. On parle de lui tout le temps. D'ailleurs, j'en parle à l'instant. On en parle. et tout le monde en parle en disant là il est derrière les émeutes, il est il est à la à la manœuvre et cetera.

Bon et donc pour lui c'est il reste un personnage médiatico politique majeur du paysage politique français et il nous montre avec ses manifes et c'est une partie de ses émeutes, il nous montre ce qui se passera si Marine Le Pen est élu. Et donc oui, je pense que déjà la grève annoncée le 5 novembre, honnêtement euh comment voulez-vous dans le paysage actuel qu'on nit pas à nouveau des black blocks et des et des et des violences en c'est impossible. Ce qui favorise pour l'instant, on est de fait madame Le Pen. Mais évidemment évidemment que ça la favorise. Comment voulez-vous que c'est c'est la dame qui défend depuis qu'elle existe en politique, qui défend le l'ordre. Voilà.

Et en plus, contrairement à ce que disent les pardon, j'allais dire une grossièreté, mais bon euh elle est pas du tout d'extrême droite. Elle est évidemment républicaine. Elle est certes souverainiste, elle est certes patriote, nationaliste que vous voudrez, mais elle est pas d'extrême droite. Ça n'a rien à voir avec l'extrême droite fasciste des années 30. Elle est pas hitérienne, elle est pas péténiste, c'est pas vrai. Elle est ni raciste ni antisémite, c'est pas vrai. Voilà. Et donc encore une fois, elle est moins à droite que Pasqua et Pandro dans les années 70. Mais c'est la vérité.

étais mon ami, je suis plus vieux que vous donc je le sais et évidemment que c'est la droite de la droite si on veut mais c'est pas l'extrême droite des années 30 c'est pas vrai. C'est c'est faux. Voilà. Et donc évidemment que chaque fois qu'il y a des manifes comme ça elle prend là elle a pris un point ou deux voilà mais elle risque pas de reculer hein. Donc elle est que je crois à 37 ou 36 ou 38 %. Enfin bon voilà. Et donc de toute façon ce qui est sûr c'est qu'elle est au 2è tour et la seule question qui se pose c'est de savoir si c'est Édouard Philippe ou Mélenchon Fazelle c'est tout.

Alors moi tous mes copains de droite disent "Ah mais il se passe quelque chose avec euh avec euh le maire de Cann avec Lisnard, c'est moi j'aime beaucoup Lisnard encore une fois je trouve que son programme est excellent pas le problème. Mais il est à 6 % et quand vous regardez les reports de voix de Reto sur Lisnard, c'est 50 % des voix de Retillo qui vont vers Marine Le Pen. Voilà.

Et une partie du reste chez Édouard Philippe parce que Lissenard a un déficit de de comment dire de notoriété mais aussi parce que Reto a un discours qui qui est le discours d'un souverainiste au fond qui est très proche du discours du malgré tout de Marine Le Pen et je veux pas le blesser en disant ça mais c'est la vérité et il a pas un discours libéral. Voilà. Et en plus, il y a pas de place pour le libéralisme dans les chiquiers politiques actuels. C'est pas vrai. Voilà. Donc même si euh Lissenard arrive à 10 %, il sera pas au 2e tour. Même s'il arrivait à 12 %, il serait pas au 2e tour.

Qu'est-ce que ça nous dit de la situation politique française et notamment de la situation de la droite qui n'est pas d'extrême droite ? Enfin, si ça encore un sens. Moi, je ne cesse de le dire, pardon là aussi, mais la répétition est l'âme de l'enseignement et pardon d'être prétentieux, mais je pense que il y a aucun grand dessin politique en France aujourd'hui. Voilà, il y a des mesures libérales chez Lissenard que j'approuve. Il y a des mesures comment dire, soit des mesures de sécurité chez chez chez chez Reto que j'approuve. Bon mais le problème c'est qu'ils n'ont pas de grands dessin.

Ils sont toujours et comme à gauche si vous voulez Mélenchon c'est du bolchevisme Canada Draï et et la droite c'est du c'est du libéralisme ou du de de de du sécuritarisme si j'ose inventer ce mot là aussi Canada Dra et donc c'est pas ça un grand dessin. Voilà. Et donc si vous voulez le nationalisme à droite et la révolution à gauche, c'est mort de chez mort et mort. Voilà, c'est pas à peine de tourner autour du pot. Donc je ne cesse de leur dire si Retéo m'écoute ou Lisenard, si jamais ils peuvent écouter. La seule question, le grand dessin, c'est la question des générations futures. Mais est-ce qu'on a besoin, pardonnez-moi, de grand dessin de tout le monde qu'on va laisser ?

Ben oui, c'est vital. Vous pouvez pas mobiliser les jeunes. Moi, vous savez, j'ai fait le le service civique pour les jeunes grâce à Nicolas Sarkozy et j'avais nommé François Cherc, le patron de la CFDT comme président de de de l'agence du service civique. Voilà, j'y ai travaillé un an avec mes amis pour proposer quelque chose qui tienne la route avec notamment avec l'amiral Berot qui que qui était formidable et mes amis. [grognement] On a travaillé ensemble pendant un an. J'ai proposé ça à Nicolas Sarkozy et je pense que si vous voulez offrir aux jeunes des projets d'engagement, c'est vital dans dans la situation actuelle. C'est pas l'absentéisme des profs qui va les mobiliser.

C'est pas vrai, c'est une blague. Ne n'écoutez pas ça. C'est pas non plus PQ dans les sanitaires. Pardon d'être grossier, mais c'est ce qu'ils disent. Bon, ce qui peut les mobiliser, c'est d'être reconnu dans l'espace de la société civile, dans l'espace de la cité pour des projets d'engagement qui sont de l'utilité publique. C'est pour ça que j'ai fait le service civique et c'est pour ça que je voudrais qu'on développe le service civique et qu'on propose ça aux jeunes.

Mais ça ne peut se proposer que dans le cadre que comme un élément d'un grand dessin qui est encore une fois quel monde nous les adultes nous allons laisser à ceux que nous aimons le plus et à nos enfants, c'est-à-dire les générations futures. Est-ce qu'on va leur laisser la dette ? Est-ce qu'on va leur laisser une mondialisation qui bouffe l'État providence ? Est-ce qu'on va leur laisser un monde invivable sur le plan écologique ? Est-ce qu'on va leur laisser voilà une école en panne ? Elle est complètement en panne l'école. Complètement en panne. Voilà. Et donc voyez, c'est ça le grand dessin. C'est la question des générations futures.

Et je suis certain certain que pour leurs enfants, les Français seraient prêts à faire des sacrifices. Mais pas pour Bery. Ils en ont rien à [ __ ] de Bery. Oui. Donc vous dites c'est bah c'est la vérité. gamins qui peuvent nous motiver à à nous bouger un petit peu mais ça sera pas euh le ministère de l'économie et finan le ministre des finances aujourd'hui. J'en sais rien. On s'en fout complètement. [rires] Ça n'a aucune importance. La seule chose que je sais c'est qu'on a une dette pharamineuse et et que c'est pas le budget de le cornu qui va arranger les choses. Voilà. [grognement] Part par taxer les entreprises, c'est tout ce qu'il savent faire.

Bon, c'est et encore une fois, j'attends les résultats de Maudit ce soir parce que les agences de notation peuvent pas être enchantées par ce qui se passe aujourd'hui en France. Ben, nous serons et bien entendu les premiers à donner euh euh le résultat de tout cela sur notre antenne ce soir. Merci infiniment. Nous avons c'est très gentil à vous de d'avoir la bonté de m'écouter hein. [rires] Arlette et Dominique, vous restez avec nous. Ellisabeth Shepardselam va nous rejoindre puisque c'est l'heure de nos parties prix. Et Harlet, je commence avec vous comme d'habitude. C'est un rit qui me convient tout à fait.

Vous vouliez revenir sur le Rassemblement national là vous avez eu la petite tape sur l'épaule. Petite tape sur l'épaule. Le rassemblement national parler de lois. Oui. Voilà. Organise son congrès ce weekend à Orléan et et la gauche appelle à une mobilisation massive. Oui. Alors, c'est la ville sur laquelle ce on va se concentrer demain. On en parlait tout à l'heure avec monsieur Boer. Euh c'est un quelque chose d'assez particulier. Effectivement, vous dites d'un côté, il y a un congrès du Rassemblement national qui était prévu depuis très longtemps sur de jours. Le premier jour, il s'agit de choisir, c'est-à-dire de rééli sortant parce qu'il est seul candidat, il s'appelle Jordan Bardella.

Ce sera d'ailleurs l'occasion de manifester la solidarité de tous derrière Jordan Bardella après les polémiques autour des publications de Média Part. Et puis dimanche, ce sera un grand discours de Marine Le Pen, grand discours de la candidate Marine Le Pen. Et puis c'est vrai que à côté, à quelques kilomètres de là, euh 60 organisations de gauche, des associations, des syndicats, des partis politiques ont décidé et bien de marcher euh marcher une marche antiraciste, antifasciste et anti-impérialiste. Voilà, rien que ça. Demain, la ville de Blois sera voilà, on dit d'un côté on veut écrire l'histoire et de l'autre on veut justement empêcher que le Rassemblement national écrive l'histoire.

La ville de Blois va être totalement paralysée demain. Les magasins sont fermés. Tous les bâtiments publics vont être également fermés. Pas de transport. La ville qui avait échappé à à des violences la semaine dernière là et tout le monde est trinqué à commencer par le maire. Et alors ce qui est important et intéressant, c'est que dans ce cortège antifasciste, il y a des personnalités euh politiques importante à commencer par euh [souffle coupé] le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort Bakayoko tiens voilà insoumis. Ils marcheront ensemble. Alors on a peut être un peu surpris quand même dans cette marche. Demain, on se mobilise à nouveau contre les vie pour les lycéens.

Mais voilà, Olivier Fort sera lui effectivement à Blois pour marcher contre les fascistes. Et donc on a demandé au premier secrétaire du Parti socialiste d'expliquer quoi. C'estàd il s'agit de d'empêcher le Rassemblement national d'avoir son congrès. Réponse, il s'agit pas d'aller perturber le congrès du rassemblée national qui se tiendra naturellement. Moi, je n'ai pas l'intention d'aller perturber de rentrer dans le leur congrès, de venir faire le coup de force bien entendu que le nom. Non. Voilà. Non, il sera là pour exprimer encore une fois son opposition et mettre en garde contre le Rassemblement national. Toute la gauche sera réunie.

Euh Marine Tourelier ne sera pas sur place, elle manifestera elle à Paris, mais elle répète à quel point on va voir ce qu'elle dit. Il est important de dire et de rappeler ce qu'est euh le Rassemblement national, c'est-à-dire un parti qui n'est pas comme les autres, c'est ce qu'on dit toujours. Et puis sur la même ligne, on trouve la CGT. Sophie Bin sera présente aussi demain à Blois et voilà ce qu'elle dit. Nous nous rassemblerons pour dénoncer le danger absolu que fait peser l'extrême droite sur notre démocratie. Il est là aujourd'hui le danger. Alors, on peut quand même se poser une question.

Est-ce que cette mobilisation, ce type de mobilisation est utile et efficace à 6 mois de l'élection présidentielle ? C'est la question que j'avais envie de vous poser. Voilà. Est-elle de nature vraiment à ralentir la progression de Marine Le Pen dans les enquêtes d'opinion ? C'est ce que cherchent évidemment les organisateurs. Alors, c'est vrai que cette manifestation demain peut du côté du Rassemblement national ravivit de mauvais souvenir hein. On regarde dans le passé en 1997, il y avait un congrès du Front National à Strasbourg qui avait été perturbé par une grande marche d'opposition. Voilà, à l'époque c'était Jean-Marie Le Pen.

Et dans la rue, il y avait la maire de Strasbourg, Catherine Trottman. Il y avait aussi un certain Lionel Jospin qui était premier secrétaire du Parti socialiste. Bref, cette mobilisation de demain, c'est donc ce mauvais souvenir. Pour le reste, moi je ne crois pas du tout que ça permette de ralentir la progression de Marine Le Pen ou de la mettre en difficulté. En revanche, je pense que cette marche de main est très utile pour la gauche. Ça permet à la gauche de montrer qu'elle reste unie, rassemblé, vous savez les deux gauches irréconciliables, encore plus irréconciliabl depuis apparemment que Raphaëlman a été choisi pour porter les couleurs de la gauche social-démocrate.

Et bien non, il montrera au moins qu'ils ont un point commun en ce moment, c'est effectivement la lutte contre le Rassemblement national. Après ça, je reviens quand même sur le risque demain de débordement. On sait qu'une manifestation dimanche, elle évidemment est interdite. Et puis pour montrer le risque, euh effectivement tout à l'heure, il y avait le ministre de l'intérieur qui est allé lui-même à Orléan. Je terminerai juste, on va écouter un des pores-paroles du Rassemblement national, Sébastien Chenu. Du côté du Rassemblement national hier, Marine Le Pen disait bah c'est au gouvernement de protéger la démocratie et la tenue des congrès.

Quant à Sébastien Chenu ce matin, il disait "Nous, on aurait jamais fait ça. Nous n'avons jamais empêché quiconque de s'exprimer. On n jamais manifesté. On n jamais interdit chercher à faire terre nos adversaires politiques, nos opposants politiques. Nous n'empêchons pas les autres de s'exprimer. On va voilà, on n'empêche pas nous les autres de s'exprimer. On regardera demain ce qui se passe à bois. Sébastien Chenu qui sera là tout à l'heure avec Damien Gvela. Il sera 20h30. Oui. Non non, moi ça me choque pas qu'il y a un rassemblement de d'opposants au RN.

Ce qui me surprend, c'est qu'il devrait davantage se poser la question pourquoi est-ce que les arguments que nous développons contre le RN ne fonctionnent pas ? Et donc, il devrait consacrer davantage d'énergie à réfléchir et de réflexion à cette questionlà plutôt qu'à des manifestations qui feront certes des images que nous commenterons et que nous diffuserons mais qui ont peu de chance comme le dit très bien Harlet de changer complètement la donne dans les sondages. C'est pour ça que c'est intéressant de rappeler ce congrès de 1997. Nous sommes en 2027 de Jean-Marie Le Pen à Marine Le Pen. Regardez la progression du RN.

Ça veut dire que ceux qui s'opposent à lui n'ont pas trouvé les moyens moyens du tout de le faire baisser et reculer. Je vais vous redonner la parole Dominique ce que vous nous dites ce soir mais oui [rires] il y aura bien une taxe émeute. Alors expliquez-nous ça. Absolument. Évidemment on doit se poser la question qui va payer cette taxe émeut et crois que on sait on sait déjà que c'est nous.

Alors, c'est vrai qu'on sait euh qui va payer euh les dégâts des casses euh du 17 octobre sans les assurances, mais on sait moins qu'à partir du 1er janvier 202, c'est-à-dire finalement dans 2 mois, euh un autre mécanisme va rentrer euh en vigueur avec une une taxe émeute payée par tous les assurés, les contrats automobiles, donc les vôtres, les he cher tous, vous allez payer sur vos contrats d'assurance, vos contrats, tout ce qui est assurance d'ômage bien sûr, habitation et voiture. C'est ce qui a été voté l'année dernière dans le budget 2026. On a un peu oublié, il y avait quelques débats à l'époque et puis on est passé à autre chose.

Bah ce matin, les échos ont publié des informations parce qu'on a mis la main aux échos sur deux projets de décret et deux projets d'arrêté qui détaillent un petit peu le dispositif. Et évidemment à la veille d'une manifestation prévue ce weekend, il était logique et ça m'a tenté d'en d'en parler. Que dit ces décrets ? prévoit une surprise de 0,8 % sur tous les contrats.